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samedi 21 février 2026
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Juste une opinion !

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Des militants ont décidé d’organiser un rassemblement mardi 2 avril devant le tribunal de Mascara pour protester contre l’emprisonnement du militant Hadj Gharmoul, le premier à avoir brandi une pancarte contre le 5ème mandat de Bouteflika, et ce, avant le 22 février 2019… Certains militants de Mostaganem ont décidé de faire le déplacement vers Mascara pour soutenir leurs camarades de la région… J’appelle tous les militants des causes justes des wilayas voisines de converger mardi prochain pour grossir les rangs des militants et faire pression sur l’institution judiciaire pour que le militant Hadj Gharmoul retrouve enfin la liberté et rejoigne sa famille… Dans la mesure du possible, tous ceux qui sortent le vendredi pour crier « Système dégage !! » dans les wilayas de Tlemcen, Aïn Temouchent, Oran, Sidi Bel Abbes, Tiaret, Relizane, Tissemsilt, Saïda et Chlef sont appelés à rallier Mascara pour dire à la famille de Hadj Gharmoul que leur fils n’est pas oublié… J’appelle également tous les Algériens des quatre coins du pays qui ont les moyens de s’y rendre, de faire le déplacement au nom du combat démocratique, au nom du mouvement de dissidence citoyenne et au nom de la fraternité entre Algériens pour dire à Hadj Gharmoul qu’il n’est pas l’oublié de la Révolution… Faites parvenir ce message à tout le peuple algérien… L’incarcération de Hadj Gharmoul a trop duré … !!!
Par Malik Boumati

La Ligue arabe refuse d’inscrire la «crise algérienne» à son ordre du jour

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La Ligue arabe, qui tenait une réunion hier lundi, en vue de préparer le sommet du 31 mars en cours, n’inscrira pas la situation qui prévaut en Algérie à son ordre du jour.

Une déclaration du représentant permanent de la Tunisie auprès de la Ligue arabe, Nadjib El-Mounif, qui répondait aux questions des journalistes, ayant précisé que les délégués des pays membres de la Ligue examineront la situation dans les pays de la région, notamment la Libye, le Yémen et la Syrie, et débattront des questions qui préoccupent le monde arabe dont celles inhérentes à la sécurité et à la lutte antiterroriste.

Un souci de ne pas internationaliser la « crise algérienne », et donc de ne pas s’y ingérer, d’autant plus que cette exigence n’émane pas des seules autorités du pays, mais aussi du peuple qui l’exprime à chacune de ses manifestations.

Une attitude de prudence de la Ligue arabe qui rejoint celle des Etats occidentaux, dont les déclarations des représentants français, russes, allemands et italiens qui plaident pour une solution interne à l’Algérie entre Algériens.

Néanmoins, il est à craindre que ces positions n’évoluent vers plus d’implication étrangère, la seule évocation de la « crise algérienne » à l’occasion d’une activité d’une institution internationale, la Ligue arabe en l’occurrence, n’étant pas de bon augure.

 

Source Algérie Monde Infos
H.O.

Algérie: Haddad quitte officiellement la présidence du FCE

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Le président  du Forum des Chefs d’Entreprise (FCE), Ali Haddad a démissionné officiellement  de la présidence de ladite organisation ce jeudi 28 mars 2019. La démission a été annoncée dans une lettre adressée aux membres, dont Maghreb Émergent détient une copie.

« Soucieux de préserver la cohésion et surtout la pérennité de notre organisation et en totale conformité avec mes convictions, j’ai décidé, en mon âme et conscience et sans contrainte, de quitter la présidence du Forum des Chefs d’Entreprise à compter de ce jour », a écrit Ali Haddad.

Evoquant la situation particulière que connaît le pays, Ali Haddad  a noté que « dans cette perspective, le FCE a grandement besoin de rassembler toutes ses forces pour jouer un rôle constructif comme il l’a toujours fait . Chacun doit favoriser la création des meilleures conditions d même de permettre au Forum de poursuivre son développement dans la sérénité et sur la voie dont décideront ses adhérents ».

« Ma conviction est que dans la phase actuelle, nous devrions, tous agir afin que la dynamique populaire débouche sur un sursaut national en faveur du développement et la prospérité de notre pays pour répondre aux aspirations de notre peuple », a souligné Haddad.

La démission de Haddad et une élection prochaine d’une nouvelle équipe vise à réhabiliter l’image du FCE qui s’est sensiblement détériorée auprès de l’opinion publique, avait déclaré un membre fondateur du FCE hier à Maghreb Émergent.

Le samedi 30 mars, le Conseil Exécutif du Forum des Chefs d’Entreprise (FCE) va se réunir en sessions ordinaire.  Unique ordre du jour : la démission d’Ali Haddad de son poste de Président. « Cette démission qui fait l’unanimité parmi les membres de l’organisation, est appelée à freiner la vague d’hostilités que subit le FCE de la part de la majorité des Algériennes et des Algériens», avait signalé la même source.

Source Maghreb Émergent
Par Lynda Abbou

Pourquoi l’Algérie ne sera pas islamiste !

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Depuis le début du mouvement contestataire en Algérie, les observateurs internationaux n’ont eu de cesse de brandir sur les plateaux télé le risque d’un basculement dans un régime islamiste ou dans le chaos, désormais si «prévisible» dans les pays du Sud qui osent se révolter.

Loin de constituer un enjeu majeur quant à la suite du soulèvement pacifique en Algérie, le silence politique et intellectuel, la fausse neutralité en France, interrogent plutôt les «valeurs» défendues par la France ainsi que l’amitié supposée entre les deux pays. Aussi, il convient de mettre la lumière sur la spécificité du contexte algérien afin de relativiser la thèse de l’islamisme, avancée comme seule alternative au mouvement contestataire en Algérie.

L’on évoque ça et là «la décennie noire» comme motif à un retour systématique de la violence en cas de chute du pouvoir, allant jusqu’à prétendre que la jeunesse algérienne serait «dépourvue de mémoire», et de fait incapable de mesurer les conséquences de sa fougue, sa soif de liberté et de justice si jamais les islamistes s’emparaient du pouvoir, tel que cela a été avancé par une journaliste de c news : «La jeunesse n’a pas de mémoire, et en l’occurrence cette période noire qu’a vécue l’Algérie avec l’islamisme est quelque chose qui n’est pas forcément vécue comme un danger pour cette jeunesse».

Analyse simpliste et réductrice à laquelle le philosophes Vincent Cespedes répond très justement : «Le traumatisme du terrorisme est tout le temps présent, y compris chez les jeunes qui ne l’ont pas vécu». Le traumatisme fonctionne comme un «habitus» sociétal. C’est très précisément du fait de cette mémoire fortement intériorisée, très présente chez les jeunes, qui ont grandi dans les stigmates de ce traumatisme national, que jeunes et moins jeunes appellent à une transition non violente «Silmiya».

D’autre part, n’étant pas dans une continuité directe et immédiate de ce que l’on a appelé le «Printemps arabe», le peuple algérien jouit de la distance et de la conscience nécessaires afin de ne pas miser sur l’islamisme, devenant une carte perdante une fois au pouvoir, le cas de l’Egypte et de la Tunisie en témoigne, ce qu’avait d’ailleurs relevé O. Roy : «Le Printemps arabe (…) a montré que l’islamisme n’est plus la forme spécifique de la protestation politique. Ce n’est plus le langage par excellence de la révolte des ‘‘masses arabes’’. C’est bien la demande de démocratie qui est la nouvelle langue de la contestation.»

En effet, preuve que le peuple ne veut pas de révolution islamique, est son refus catégorique des prières de rue, aucun slogan ou référence à la religion, à Dieu, ou à un leader islamiste, ancien ou nouveau, exfiltration systématique des opposants islamistes venus participer aux marches, ainsi que des mises en garde contre des récupérations possibles diffusées sur les réseaux sociaux.

Actuellement, les islamistes sont loin d’être l’emblème unanime de l’opposition politique en Algérie ou chez les voisins arabes étant donné le rejet dont ils font l’objet, pourtant ils sont fortement présents socialement et culturellement (dans les mosquées, via les réseaux associatifs, et dans certains médias qui favorisent leur ancrage social).

Les vingt dernières années ont vu le paysage religieux algérien transformé par la diffusion du salafisme wahhabite si efficacement relayé par les chaînes satellitaires. Aujourd’hui, c’est l’islamisme culturel plutôt que strictement politique qui interpelle.

Certains algériens se font à la fois acteurs mais aussi critiques d’une religiosité rigoriste, rétrograde et puritaine, comme convaincus que plus de religiosité ne fera pas baisser le chômage ni élever le niveau de vie, c’est ainsi que l’on entend tous les jours la population critiquer la religiosité excessive, «tout le monde prie, tout le monde s’improvise mufti, mais le pays ne va pas mieux, la société va mal».

En effet, en même temps que les individus redoublent de zèle pour les pratiques religieuses quotidiennes, le voile systématique et à outrance, y compris chez les adolescentes, la multiplication des fatwas et la salafisation du rapport au religieux, il existe une réelle dynamique de résistance qui s’exprime par le retour à des formes plus populaires du patrimoine religieux, et qui s’inscrit dans le besoin d’un retour vers une certaine authenticité (le défilé des femmes en «haïk» lors des manifestations, la revendication du dialecte algérien à travers les slogans et les pancartes, ou encore la mise en avant de l’humour comme spécificité algérienne de résistance politique).

La créativité dont font preuve les manifestants algériens depuis le 22 février (fresques murales, impulsion d’un mouvement écologique devenu mondial, les productions musicales plurielles, les chansons dans les stades, le dynamisme de la création culturelle…) est la marque du processus d’individualisation en cours en Algérie du fait de la mondialisation, la généralisation d’internet et des réseaux sociaux, en somme une ouverture sur le monde qui permet le dépassement des conditions de vie immédiates, un besoin d’appartenance et de contribution à la société-monde, mais dans le même temps le retour conscient vers sa propre culture, s’inscrivant en somme dans ce que Raphaël Liogier désigne par l’«individuo-globalisme».

Le religieux qui n’échappe pas au processus d’individualisation se recompose, donnant lieu à une multitude de formes de pratiques religieuses, qui ne peuvent se cristalliser en un bloc homogène, en un parti politique en mesure de représenter la nouvelle réalité religieuse en tant qu’expérience intimement individuelle et hétérogène, nous assistons à une sortie du religieux en politique. A des formes de sécularisation mixant pratiques religieuses locales et référents modernistes.

Durant les manifestations, ce n’est pas le référent religieux qui a permis la mobilisation, c’est une conscience politique individuelle dont l’évidence a été rendue possible principalement grâce au travail de la Toile dans une perspective de moyenne durée.

Sur le plan géopolitique, l’Algérie n’est comparable ni à l’Egypte ni à la Libye, mais tendrait vers un modèle de transition plus proche de celui de la Tunisie. En effet, contrairement à l’Egypte, l’opposition islamiste représentée par les Frères musulmans ne jouit pas d’une grande crédibilité ayant, dans une certaine mesure, validé le 5e mandat par leur candidature aux élections. Pour ce qui reste du FIS, la base électorale reste très faible, en témoigne la marche du 25 mars à laquelle n’ont participé que quelques dizaines de manifestants en désordre et ayant du mal à scander «Daoula islamiya».

Dans le même temps, largement intégrés au jeu politique, jouissant de liberté et de grande facilité dans le monde associatif, les islamistes en Algérie ne peuvent jouer la carte des éternels opprimés du pouvoir, comme ce fut le cas des Frères musulmans en Egypte et de ce fait se faire les représentants, voire les garants de l’intégrité politique et de la justice sociale.

Par ailleurs, bien qu’ayant un rôle majeur en Afrique quant à la stabilité de la région du Maghreb et du Sahel, l’Algérie ne subit pas les pressions que l’Egypte devait gérer, dépendante très largement de ses relations avec l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis, Israël et l’Iran et qui aurait difficilement pu donner lieu à une démocratie immédiate, libérée de toutes les influences extérieures.

L’Algérie n’est d’ailleurs pas comparable à la Libye, car le tribalisme légué par la gestion d’El Gueddafi laissait très peu de chance à une transition politique sereine, situation complexe très largement aggravée par l’intervention précipitée de la France, qui a aussi vite abandonné le pays à un sort aussi terrible qu’incertain.

Quant à la Syrie à laquelle l’ancien Premier ministre Ouyahia avait tristement comparé l’Algérie, ignorant que ses paroles ne performaient plus grand-chose et n’avaient aucune chance d’atteindre ou d’atténuer la détermination du peuple, dont la conscience politique lui permettait de voir de manière très claire et limpide que ni le pouvoir, ni l’ingérence étrangère n’auraient à gagner si le pays était plongé dans le chaos, et ce, au risque de voir la crise migratoire, déjà difficile à gérer du côté européen, s’aggraver.

Ce sont là autant d’éléments qui permettent de lire le contexte du soulèvement algérien autrement qu’à travers le triste prisme du Printemps arabe, et de s’adonner à des comparatismes simplistes et réducteurs qui tenteraient de jeter un voile sur l’avenir meilleur auquel aspire tout Algérien pour qui la liberté et la justice sont des valeurs universelles et non pas l’apanage du monde occidental.

Source El Watan
Par Meriem Khelifi  ,

Enseignante, sociolinguiste, ses recherches portent sur les discours religieux. Elle a publié un ouvrage portant sur Le discours religieux dans les médias arabes aux éditions Européennes, ouvrage issu de sa thèse soutenue sous la direction du professeur Aïssa Kadri à l’université de Paris 8.

Hommage à ma mère assassinée par les gendarmes le 28 avril 2001

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Aït Aba née Aït Ouslimane Nadia assassinée par les gendarmes de Aïn El Hammam le 28/04/2001 lors des manifestations en Kabylie.

Cruelle et fatidique fut la journée du 28/04/2001. La journée où fut assassinée devant mon regard ébahi ma chère et douce maman Nadia !

Je ne comprends pas pourquoi notre vie si paisible, notre famille unie a basculé en un laps de temps. Tôt le matin, les rafales pleuvaient de partout comme une pluie torrentielle ! Ma mère terrifiée et affolée me traîna avec elle pour nous réfugier chez notre voisine, et amie.

Les balles assassines ont transpercé les persiennes fermées, criblant ma mère de deux balles, l’une dans la poitrine l’autre dans la main. Elle tomba sous mes yeux, gisant dans une énorme mare de sang. Mon Dieu ! Quelle horreur ! Quelle est la main qui a osé ôter la vie à une jeune maman laissant derrière elle des âmes innocentes, l’une âgée à peine de onze ans et l’autre de quatre ans ?

Maman, ton image et la scène horrible à laquelle j’ai assisté resteront gravées à jamais dans ma mémoire !

Quel affreux souvenir ! Ce cauchemar me poursuit tout le temps telle une ombre, pourtant j’essaie de me montrer courageux, je ne pleure jamais devant ma famille pour ne pas aggraver l’état de santé de mes grands- parents malades. Ma plaie est béante, je ne pense pas qu’elle puisse se cicatriser. Chaque soir, un flot de larmes imbibe mon oreiller. Ne m’en veux pas, maman ! C’est plus fort que moi.

Qu’a-t-on fait, mon petit frère Amine et moi, pour mériter ce triste sort ?

Qu’a-t-on fait pour qu’on nous prive de notre mère ? C’est maintenant qu’on a le plus besoin de toi !

Nous voulons ta tendresse, ton amour, ton affection et nous en sommes privés.

Amine traîne son cartable avec ses mains frêles et se dirige vers l’école, cherchant ton visage parmi les enseignantes. Il te réclame tout le temps.

Il est inconsolable ! Il a beau recevoir des câlins et des cadeaux de tous les proches, il réclame tes câlins, ton giron !

Nul ne peut remplacer le coeur d’une maman !

Maman, toi aussi, tu étais orpheline, tu avais à peine connu tes parents.

On était tout pour toi, ta raison de vivre ! Tu as souhaité faire de nous de grands hommes.

Maman, je te promets de réaliser tous tes rêves ; si Dieu le veut, je te promets d’être un homme juste et honnête, car notre pays a soif de ces deux qualités ! J’implore Dieu de rendre justice à toutes les âmes innocentes qui sont en train de payer les erreurs qu’elles n’ont pas commises. Maman, c’est bientôt mon anniversaire et il ne sera pas fêté dans la joie comme à l’accoutumée. Je sais que je serai soutenu par toute ma famille et que je recevrai une montagne de cadeaux, mais nul ne pourra remplacer ton cadeau. Ton sourire m’aurait suffi.

Mon souhait est de voir mon école porter ton nom, car c’est là-bas que ton sang a coulé et c’est là-bas que tu as tant donné. Tes élèves et tes collègues gardent un souvenir impérissable de toi.

Que tous les orphelins et les proches de ceux qui sont brûlés par la braise de la barbarie se joignent à moi pour prier Dieu d’assister nos défunts dans Son Vaste Paradis. De châtier les criminels et nous aider à surmonter cette pénible épreuve.

« Gloire et honneur à toutes les victimes de la tragédie de la Kabylie »

« Repose en paix, chère mère ».

 

Ton fils Akli dit Kiko

 

Ali Fodil libéré, information Echorouk News

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Le P-DG du groupe Echorouk, Ali Fodil, a été libéré sur ordre du procureur de la République, a annoncé la chaîne de télévision.

Ali Fodil a été arrêté dans la matinée de ce jeudi 28 mars 2019 à Alger par des autorités sécuritaires.

“L’arrestation du P-Dg du groupe Echorouk, par des autorités sécuritaires, intervient au lendemain de ses déclarations sur la corruption qui gangrène les institutions du pays”, croit savoir le site d’informations.

“Ali Fodil a été arrêté devant son domicile familial, dans la commune de Kouba, lorsqu’il se dirigeait vers le groupe”, avait-on annoncé.

 

Source Huffpostmaghreb

La France est-elle la cause de la fuite des cerveaux des pays d’Afrique du nord ?

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Les départs des ingénieurs marocains dans les TIC vers la France s’accélèrent depuis l’instauration de la mesure du French Tech Visa. Cependant, ce phénomène touche aussi l’Algérie et la Tunisie, et pas uniquement dans les TIC. Une étude a révélé le classement de ces trois pays dans le monde en matière d’initiative pour retenir ses cerveaux.

Depuis l’instauration en 2017 du French Tech Visa, dont les procédures ont été facilitées au 1er mars 2019, des cabinets de recrutement français dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) débauchent des ingénieurs au Maroc, selon les témoignages de responsables marocains recueillis par Radio France internationale (RFI). La même hémorragie — et pas forcément pour les mêmes raisons — est observée en Algérie et en Tunisie dans le domaine des TIC, mais également dans d’autres professions. Un rapport publié en février 2019 par Global Talent Competitiveness Index (GTCI), consacré à la capacité des gouvernements de 125 pays à retenir leurs talents, a montré que la Tunisie arrivait à la 1ère place au Maghreb, suivie par le Maroc (2e) et l’Algérie (3e).

«Le mois dernier, c’était quatorze personnes. Et au mois de janvier, c’était sept personnes, sur un effectif de 300 personnes [qui ont été débauchées, ndlr]», a déclaré Zakaria Daanoune, directeur des ressources humaines de l’entreprise française GFI Afrique, installée au Maroc.

«Ils [les cabinets de recrutement, ndlr] reçoivent une centaine de candidats [chaque samedi dans un hôtel de Casablanca, ndlr] et en fin de journée, il y a entre quarante et cinquante contrats de recrutements qui sont faits sur place», affirme Saloua Karkri-Belkeziz, directrice de la Fédération des entreprises du secteur de haute technologie (Apebi). «Ils s’occupent de toute la logistique par la suite, à tel point que l’on constate des phénomènes de départ sans même accomplir les préavis dans les sociétés où ils sont, ce qui pose des problèmes pour ces sociétés», précise-t-elle.

Interrogé sur l’impact du French Tech Visa sur la dynamique de départs des ingénieurs du Maroc, Mounir Mahdjoubi, secrétaire d’État français en charge du numérique qui vient de démissionner du gouvernement, n’est pas de cet avis. «Le visa French Tech ne va rien changer à l’état actuel des migrations de ces talents. L’enjeu pour le Maroc, c’est de former plus de personnes», a-t-il expliqué, rapporte RFI.

En l’absence de statistiques officielles qui indiquent l’ampleur du phénomène de la fuite des cerveaux aux pays du Maghreb, dans le secteur des TIC ou autres, comme la médecine, une étude publiée par GTCI apporte un élément de réponse. Elle a classé 125 pays dans le monde en fonction des initiatives prises par les gouvernements pour retenir leurs talents. Le rapport a montré que la Tunisie (84e à l’échelle mondiale) arrivait en tête des pays maghrébins, suivie par le Maroc (100e) et l’Algérie (105e).

 

Source Sputnik

Ali Fodil aurait été arrêté selon Echorouk (Vidéo)

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Le P-DG du groupe Echorouk, Ali Fodil, a été arrêté ce jeudi 28 mars 2019 à Alger, rapporte la chaîne de télévision privée éponyme.

“L’arrestation du P-Dg du groupe Echorouk, par des autorités sécuritaires, intervient au lendemain de ses déclarations sur la corruption qui gangrène les institutions du pays”, croit savoir le site d’informations,

“Ali Fodil a été arrêté devant son domicile familial, dans la commune de Kouba, lorsqu’il se dirigeait vers le groupe”, poursuit-on.

 

Lors d’une émission animée mardi soir, en présence du porte-parole du RND, Saddik Chihab, Ali Fodil a accusé, les frères du président Abdelaziz Bouteflika, Saïd notamment, de corruption et “d’avoir permis à de hommes d’affaires d’obtenir des crédits”.

 

Source Huffpostmaghreb

L’assemblée constituante : la seule solution qui vaille

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Le colonel Ouamrane avait animé à l’ONU une conférence de presse, il répondit à la question du journaliste sur le modèle que suivra l’Algérie après son indépendance « ce sera un système qui ne ressemble ni à l’occident ni à l’orient » et il avait raison. La solution aux aspirations d’un peuple exponentiel comme le peuple Algérien ne pouvait et ne peut être qu’exceptionnelle.

Le peuple demande que le système parte. Ce préalable sera tôt ou tard atteint et nous devons penser à l’après, rapidement. Toute tergiversation donnera l’occasion au vide de s’installer. Le système avait lancé l’idée d’une consultation nationale qui sera souveraine pour préparer l’après système !

Cette consultation sera entachée de non-représentativité si elle n’emmenait pas du peuple, de tout le peuple, pas seulement les personnalités choisies par le nouveau gouvernement, ni les activistes sur les réseaux sociaux, ni même les personnalités « invitées » aux plateaux télé. Seules les voix de tout le peuple algérien pourront donner une légitimité à ceux qui vont écrire les bases de la deuxième république. Ni l’État, ni l’opposition, ni même une partie de l’élite ne doit confisquer la voix du peuple, et la conférence nationale n’a pas les moyens de le faire.

Le peuple doit choisir ses représentants

Une assemblée constituante doit être élue par le peuple. Il existe autant de façons de la former que de situations qui amènent à une constituante. Rien n’empêche sa mise en place si elle répond aux demandes du peuple, si elle est la volonté du peuple.

Des élections qui peuvent intervenir rapidement (la machine de préparation étant déjà en branle, ou une autre machine peut être mise place en s’inspirant de nos voisins tunisiens) pour préparer des élections à l’image des élections législatives. Chaque wilaya doit élire ses représentants ou tout algérien, sans condition aucune sauf peut-être un diplôme universitaire dans la poche, pourra se présenter. Nous ne pouvons plus accepter un parlement de Hafaafete, d’hommes d’affaires et de Bagara.

L’élection de l’assemblée constituante doit faire émerger la crème de la société algérienne qui tracera les grandes lignes de la nouvelle République, une République par le peuple, qui ne pourra être que pour le Peuple.

Ce grand Peuple choisira ses représentants en toute démocratie, d’une manière qui ne rassemblera ni au modèle occidental ni au modèle oriental. Revoir les lois organiques dont la loi sur les élections et bien évidemment la constitution est la feuille de route de cette élite. Une constitution qui doit à mon humble avis ressembler plus à la constitution Américaine avec 27 amendements qu’à la constitution de 2016 (218 articles) qui a été banalisée en regroupant des articles relevant d’un simple décret exécutif.

Cette élite aura la lourde responsabilité de se présenter à cette élection, et tout le peuple, toutes les voix auront l’obligation d’aller voter pour choisir ceux qui vont dessiner l’Algérie de demain ; Une Algérie libre, juste et ouverte sur le monde et sur les aspirations de ses enfants.

Faute de temps, on ne pourra réinventer une autre machine électorale que celle existante, et nous n’avons pas d’autre choix que de laisser le système en place l’organiser. Cette perspective fera douter plus d’un de l’efficacité de ma proposition, mais ceux-là ne connaissent peut-être pas la jeune génération 2.0.

Une révolution 2.0

Facebook a beaucoup contribué dans cette effervescence populaire, même s’il contribue aussi à la propagation de fake news et de propagande. Les nouvelles technologies et les jeunes compétences nationales (d’ici et d’ailleurs) peuvent contribuer afin de garantir que les élections de l’assemblée constituante se passent en toute transparence.

Une application qui permettra en temps réel de surveiller le bureau de vote en alimentant une base de données du taux de participation en temps réel.

L’application doit être publique ou tout un chacun peut avoir l’information à l’instant T. Au dépouillement chaque représentant du peuple saisira via l’application les résultats du PV en plus de la photo qu’il va charger dans le système (double check). Ainsi, et avec ce système d’information en temps réel les chances de fraude tendront vers zéro.

Certes, une armada de nos meilleurs développeurs et ingénieurs en sécurité doivent développer ce système en parallèle à la préparation des élections. Si ce système est mis en place, aucune partie, ne pourra douter de la légitimité de l’assemblée constituante ainsi élue.

Cette proposition est soumise à la critique et l’enrichissement de tous. Aujourd’hui, nous avons le devoir devant l’histoire et devant ce peuple de faire émerger par les propositions et le dialogue la meilleure solution pour notre Algérie.

Une république démocratique ne peut naître que via un processus démocratique, toute désignation quelles que soient son origine et sa composante, souffrira tôt ou tard d’illégitimité.

 

Source Maghreb Émergent
Lotfi Ramdani, Citoyen algérien

L’article 102 au secours du système

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Le chef d’état-major et vice-ministre de la défense, en visite à la 4ème région militaire, s’est exprimé sur la situation du pays dans les termes suivants :

« Il faut adopter une solution qui garantit la satisfaction de toutes les revendications légitimes du peuple algérien et qui garantit le respect des dispositions de la Constitution et la continuité de la souveraineté de l’État, une solution de nature à être acceptée de tous. C’est une solution prévue par la constitution dans son article 102 ».

Sur le respect de la constitution

Le chef d’état-major semble se soucier du respect de la constitution. Dans ce cas, pourquoi ne s’est-il pas opposé à la candidature de Bouteflika ? Elle était pourtant doublement non conforme à la constitution. Pourquoi n’a-t-il pas réagi à l’annulation de l’élection présidentielle ? Elle était pourtant non conforme à la constitution. Pourquoi a-t-il accepté la prolongation du mandat en cours du président ? Elle était pourtant non conforme à la constitution. Cet attachement tardif au respect de la constitution est pour le moins suspect.

Sur la légitimité des revendications du peuple

Le chef d’état-major préconise une solution qui garantisse selon lui la satisfaction de toutes les revendications légitimes du peuple. Il devrait savoir que le peuple exige le départ du système et pas seulement le départ du président. La transition est un double processus qui consiste à mettre en place les fondements du nouveau système et déconstruire l’ancien. Ce n’est pas placer un pion à la place d’un autre. Lazem yrouhou gaa comme disait le jeune algérois. Le renouvellement du compromis historique exprimé avec éclat par les millions d’algériennes et d’algériens en mouvement depuis des semaines ne peut se résumer à la mise en œuvre d’une disposition constitutionnelle. Faut-il encore préciser que l’institution dont c’est la vocation de mettre en œuvre cette disposition constitutionnelle s’est totalement discréditée en avalisant toutes les fraudes électorales et s’est définitivement disqualifiée en acceptant une candidature par procuration à la magistrature suprême.

La réalité de l’article 102

L’option « article 102 » est loin de constituer la solution ni même un début de solution. Elle vise à emprisonner l’idéal populaire dans une procédure dont l’unique objet est de permettre au système de se régénérer. Il s’agit bel et bien d’un piège. Il consiste à sacrifier Bouteflika pour sauver tout le reste.
Le peuple n’est plus dans l’épisode Bouteflika. L’article 102 de la constitution est en deçà, voire même plus, en opposition à l’ambition du mouvement populaire. Le regard du peuple est désormais tourné vers l’avenir, un avenir des lumières. Provoquer de la déception dans cet immense espoir aura des conséquences désastreuses incalculables sur le pays.
Soyez sages, soyons sages. L’Algérie mérite mieux. Elle mérite le meilleur.

 

Par Djamel Zenati