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vendredi 20 février 2026
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Algérie : le général Gaïd Salah fait appel à l’article 102 de la constitution et lâche Bouteflika (APS)

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ALGER- Le général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a soutenu mardi que la solution de la crise politique actuelle réside dans l’application de l’article 102 de la Constitution, indique un communiqué du MDN.

« Dans ce contexte, il devient nécessaire, voire impératif d’adopter une solution pour sortir de la crise, qui répond aux revendications légitimes du peuple algérien, et qui garantit le respect des dispositions de la Constitution et le maintien de la souveraineté de l’Etat. Une solution à

même d’aboutir à un consensus de l’ensemble des visions, et faire l’unanimité de toutes les parties, à savoir la solution stipulée par la Constitution, dans son article 102 », a-t-il affirmé lors d’une visite de travail et d’inspection dans la 4e Région Militaire à Ouargla,L’article 102 dispose que « lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement ».

Le même article ajoute que le Parlement siégeant en chambres réunies déclare l’état d’empêchement du Président de la République, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres et charge de l’intérim du Chef de l’Etat, pour une période maximale de quarante cinq (45) jours, le Président du Conseil de la Nation, qui exerce ses prérogatives dans le respect des dispositions de l’article 104 de la Constitution…

Par la rédaction via APS

Ahmed Rouadjia : « Le FLN et le RND se préparent déjà pour l’après-changement »

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Amara Benyounes (G) président du MPA , Ahmed Ouyahia président du RND (C G),Mouad Bouchareb (C D) président du FLN et Amar Ghoul (D) président du TAJ de L'Alliance présidentielle annoncent dans leur communiqué lu à l’issue d’une réunion au siége du FLN, avoir désigné Abdelaziz Bouteflika comme candidat à la prochaine élection présidentielle du 18 avril. Alger le 2 Fevrier 2019. PHOTO/ RYAD KRAMDI .

Les deux principaux partis politiques de la coalition qui a soutenu Abdelaziz Bouteflika depuis son arrivée en 1999 et qui ont fait preuve d’un zèle extrême dans la défense de sa reconduction pour un cinquième mandat ont exprimé leur soutien au mouvement populaire.

Cette position, en déphasage total avec leur histoire ancienne et récente aurait pu être lue comme « une prise de conscience tardive » si ces deux partis étaient de simples soutiens conjoncturels du système décrié par les millions des manifestants algériens dans les rues depuis le 22 février. Mais la réalité est tout autre. « Le FLN et le RND constituent l’ossature du système algérien. Plus que des partis, ce sont des réseaux très complexes qui gèrent des intérêts politiques et économiques aussi bien en Algérie qu’à l’étranger. Ils sont indissociable du système», explique le sociologue Ahmed Raoudjia.

Le ralliement de ces partis au mouvement insurrectionnel, signifie-t-il qu’il y a une fissure au sein du système comme tentent de le faire croire certains analystes ? La sortie du porte-parole du RND quia déclaré que l’Algérie était gérée par des forces extraconstitutionnelles depuis 7 ans signifie-t-elle que les factions du système s’entredéchirent ? Le sociologue Ahmed Rouadjia considère que cette tempête qui agite le système de l’intérieur n’est rien d’autre qu’une manœuvre tactique qui vise un repositionnement du FLN et du RND vis-à-vis de la société mais aussi vis-à-vis du nouveau système qui va probablement être mis en place dans le cadre la transition qui va s’enclencher prochainement.  En effet, selon lui, le FLN et le RND, en tant que piliers du système, ne veulent pas se réhabiliter seulement en tant qu’appareil politique.

« On sait très bien que le FLN et le RND n’ont aucune autonomie de décision. S’ils ont exprimé leur soutien au mouvement populaire, c’est qu’ils sont reçus des injonctions dans ce sens. Cette démarche ne vise pas simplement à redorer leur blason auprès de l’opinion pour mieux se positionner dans le système futur qui sera probablement mis en place, mais aussi pour permettre le recyclage du système à travers eux. Le FLN et le RND sont en train d’être utilisés comme cheval de Troie pour sauver ce qui reste encore à sauver du système actuel et préparer le terrain pour l’après-changement.  En gros, ils prennent leurs distances avec le système pour le sauver, ils reculent pour mieux sauter», explique M. Raoudjia.

 

Source Maghreb Émergent
Par Amar Ingrachen

Gillet jaune chante l’Algérie

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Par la rédaction

Maroc : des milliers d’enseignants contractuels manifestent contre la précarité

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Moroccan policemen stand in front of protesters during a demonstration in the capital Rabat on March 24, 2019. - The police dispersed during the night a gathering of teachers who reportedly attempted to camp in front of the parliament, demanding permanent contracts within the national education system. (Photo by FADEL SENNA / AFP)

Les enseignants contractuels réclament les mêmes droits que leurs collègues fonctionnaires. Ils sont en grève depuis trois semaines dans l’ensemble du royaume.

La police marocaine a fait usage de canons à eau dans la nuit de samedi 23 à dimanche 24 mars pour disperser des milliers d’enseignants qui manifestaient dans la capitale, Rabat, en faveur d’une revalorisation de leurs conditions de travail. Les manifestants, hommes et femmes de 20 à 30 ans, avaient défilé tout l’après-midi dans le calme dans les rues de la capitale marocaine avec des slogans comme « le peuple veut l’abolition de la contractualisation » ou « liberté, dignité, justice sociale ».

La nuit tombant, les manifestants se sont éclairés avec leurs téléphones portables et ont allumé quelques bougies, avant d’installer un grand campement improvisé devant le Parlement de Rabat. Les forces de l’ordre les ont dispersés avec matraques et canons à eau, après plus de deux heures de négociation pendant lesquelles ils ont refusé de lever le camp.

Retrouvez notre entretien : « Au Maroc, les professeurs de philosophie sont des foyers de résistance contre la bêtise »

Les contractuels ont entamé une grève depuis le 3 mars et avaient déjà, il y a quinze jours, campé devant les académies régionales dans différentes villes. Ils protestent contre la politique de « recrutement par contrat » (CDD) en vigueur depuis 2016 et massivement utilisée depuis par les autorités marocaines. Sur les 240 000 enseignants que compte le pays, 55 000 ont, en effet, été embauchés sur ces contrats depuis 2016.

Nouvelle manifestation dimanche

Concrètement, leur statut leur donne droit aux mêmes salaires que les permanents – 5 000 dirhams par mois, soit environ 460 euros –, mais pas à la même stabilité de l’emploi ni aux mêmes droits pour la retraite. Le gouvernement leur a fait différentes propositions, notamment de les intégrer dans les académies régionales, mais toutes ont été jugées insuffisantes au fil des semaines.

Les jeunes contractuels ont prévu de participer dimanche à Rabat à une nouvelle manifestation organisée par plusieurs partis et syndicats contre la loi-cadre sur l’enseignement et contre la privatisation de l’enseignement public.

Lire notre reportage : Au Maroc, la disparition des écoles publiques accélère la marchandisation de l’éducation

La date du 23 mars a été choisie en référence à la grande manifestation étudiante du 23 mars 1965, qui s’était terminée par un bain de sang à Casablanca et avait débouché sur l’état d’exception pendant les « années de plomb ». Le 20 février dernier, une des manifestations des contractuels coïncidant avec la date anniversaire du mouvement pro-démocratie du 20-Février, né en 2011 durant le « printemps arabe », avait été dispersée à Rabat par la police. Plusieurs personnes avaient été blessées.

L’enseignement public marocain fait l’objet de critiques récurrentes : bas niveau des élèves et fort abandon scolaire, classes surchargées, écoles fermées dans les grandes villes pour laisser place à des projets immobiliers, privatisation continue du secteur… L’Etat a dédié une enveloppe de près de six milliards d’euros pour l’enseignement en 2019 et lancé une « vision stratégique de la réforme de l’éducation », visant à « l’édification d’une école de l’équité et de la qualité » d’ici à 2030.

 

Source Le Monde
Par Le Monde avec AFP et Reuters

Les relations entre la France et l’Algérie disséquées à la rencontre de Riposte internationale

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Riposte internationale a organisé samedi 23 mars après-midi à Paris une conférence animé par le journaliste Christophe Dubois auteur du livre avec la journaliste Marie-Christine Tabet, « Paris – Alger, une histoire passionnelle », 2015, Ed. Broché, le chercheur en relation internationale Brahim Oumansour, et Hakim Taïbi, journaliste et membre de Riposte internationale en tant que modérateur, sur le thème les relations France, Algérie, constat et perspective.

La situation actuelle de l’Algérie marquée par un mouvement de contestation immense qui exige le changement du régime et les relations complexes entre la France et l’Algérie sont les questions récurrentes dans les débats ou les intervenants ont insisté sur l’aide des autorités françaises au régime algérien qui assure les intérêts de la France au détriment de ceux de l’Algérie.

Les sociétés françaises qui investissent en Algérie mêmes-elles trouvent des difficultés pour s’introduire dans le marché algérien mai elles gagnent beaucoup d’argents selon le journaliste Christophe Dubois.

 

 

Le chercheur Brahim Oumansour a expliqué en détail les ressorts du mouvement de contestation pacifique que connaît l’Algérie depuis le 22 février en insistant sur la nécessité de la continuité du mouvement pour continuer d’exercer une pression sur le pouvoir en indiquant que les pays limitrophes et certains pays de la région suivent avec intérêt ce qui se passe en Algérie par peur de contagion en cas de démocratisation du pays.

Les intervenants ont aussi soulevé le problème du transfert illégal des capitaux par les dirigeants algériens qui achètent des biens en France sans que la justice française n’intervienne.

Source Le Matin d’Algérie
Par Arezki Mamart

Belkacem Sahli, Secrétaire Général de l’alliance nationale républicaine ANR aurait été vu à l’aéroport d’Orly (France)

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Selon une information fuitée sur les réseaux sociaux, Belkacem Sahli, Secrétaire Général de l’alliance nationale républicaine ANR aurait été vu à l’aéroport d’Orly (France), l’information précise entre autre, qu’il a été reçu par le consul et escorté dans une voiture officielle appartenant au consulat d’Algérie en France.

En quelle qualité le consul l’a-t-il reçu et pourquoi est-il allé en France en ce moment sensible?

 

 

 

Par la rédaction

L’Algérie en marche : de la dynamique citoyenne vers la deuxième République

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Partis d’une situation atone avant le 22 février, nous vivons en ce moment une période où s’accélèrent des évènements cruciaux pour l’avenir de notre pays. Dans ce contexte, nous devons garder à l’esprit qu’il est essentiel de ne pas se précipiter et de se concentrer sur l’essentiel, afin de ne pas perdre de vue nos aspirations collectives. Aspirations légitimes, à commencer par la reprise de notre souveraineté. Celle-là même qui nous a été confisquée dès l’indépendance. Le retour de la souveraineté à qui de droit -le peuple- est le préalable fondamental qui permettra d’asseoir des institutions investies par la volonté populaire, prélude de l’instauration d’une véritable démocratie au sein du pays, et fondement de tout projet de refondation de l’Etat algérien.

L’état des revendications populaires a atteint un niveau de maturité, qui nous laisse très optimistes quant à l’issue de ce mouvement historique. Dans l’esprit de tout un chacun, il ne s’agit plus de refuser un cinquième mandat avilissant, de dénoncer les travers d’une caste dirigeante coupée de la réalité des algériens. Il s’agit bien de changer radicalement tout le régime pour l’édification d’un Etat de droit. Pour une justice indépendante. Pour le respect des libertés individuelles et collectives. Pour une justice sociale. Pour l’abolition des privilèges et du clientélisme.

Plus qu’un éveil, une révolution

Depuis quelques semaines, nous assistons à une réappropriation progressive de l’espace public et du terrain politique, longtemps confisqués par le régime dans sa stratégie d’atomisation et de clonage de la classe politique et de la société civile. Une nouvelle dynamique est en marche et elle se concrétise en une révolution de rue et d’esprit. Des assemblées générales se tiennent partout : dans les universités, dans les entreprises, dans les villages et les quartiers des villes. Des rencontres, des
conférences sont initiées sur tout le territoire national. Les Algériens veulent se parler, se concerter, échanger, se renseigner, comprendre, se projeter.

De cette effervescence émergera forcément une nouvelle organisation et une nouvelle classe politique. Au rebours de la dépolitisation généralement admise, on ne peut qu’être frappé, par la présence active de la jeune génération. Une nouvelle force politique serait-elle entrain de naître ? Il ne fait aucun doute que la jeunesse algérienne a fait preuve ces dernières semaines, d’une activité politique incomparablement plus intense que les générations passées, illustrée dans l’organisation des marches sur le terrain, l’ingéniosité des slogans, l’appropriation de la communication virale à travers les réseaux sociaux, ou encore la maturité des revendications.

Mais parler d’une nouvelle génération, d’une rupture avec des pratiques politiques ou politiciennes jugées dépassées, ne doit pas nous conduire pour autant, vers une coupure avec nos aînés. Bien au contraire, rien ne peut se faire sans l’expérience des anciens militants. La pratique dans l’encadrement, l’accompagnement, la transmission sont des conditions nécessaires pour faire passer le flambeau.
Nous devons donc assumer entièrement notre part dans l’écriture du récit national, et nous engager pleinement dans ce processus, avec tout ce que nous possédons comme moyens. Nos grands-parents ont libéré le pays, nos parents l’ont construit, il nous appartient aujourd’hui de le mettre sur les rails de la prospérité et de la démocratie.

Nous assistons aussi à une mobilisation sans précédent dans les corporations : magistrats, avocats, médecins, étudiants, et syndicats autonomes. Des voix dont le poids est indéniable dans le combat pour le recouvrement d’un Etat de droit. A côté de ça, il y a la classe politique dite d’opposition. Même contestée à des moments, elle revient de loin et essaie d’occuper un terrain perdu faute d’adhésion dans un passé récent. Les partis doivent retrouver leur principale mission qui est l’animation de la vie politique en incarnant les différents courants de pensées qui traversent la société.

De la conscience en acte

Nous devons plus que jamais sortir du calendrier imposé par le régime et contourner les pièges de ses manœuvres pour survivre à cette vague citoyenne. Nous n’avons guère à répondre à ses multiples provocations, dont le seul but est de maintenir un système qui a fait de l’Algérie sa vache à lait.
Mobilisation et vigilance sont de rigueur jusqu’à la chute inéluctable de ce régime. Car, le temps contrairement à ce que d’aucuns peuvent croire et/ou déclarer, joue en notre faveur. Le temps isole le régime et sème le doute chez ses clients les plus fidèles. Il nous permet de mieux nous concerter et de nous organiser pour surmonter les défis à venir.

A juste titre, les défis à venir sont importants. Ils nous imposent de la rigueur, de la concertation, de l’exemplarité, de l’intégrité et surtout l’implication de toutes et tous. Nous devons plus que jamais nous libérer des dissonances antérieures, dépasser nos rancunes, faire converger nos différences, laisser de côté nos postures politiques. Des sacrifices, peut-être, mais essentiels pour la consolidation de notre mouvement populaire et l’édification de l’Algérie que nous rêvons.

Le régime est à bout de souffle. Il n’a plus de plans de rechange, hormis de rentrer dans une guerre médiatique, psychologique et diplomatique. Guerre dans laquelle il joue ses dernières cartes, pour ne pas regretter de s’être livré trop tôt. Nous devons prendre conscience de cette situation, comprendre qu’il n’a absolument aucun intérêt à abandonner ses privilèges, et qu’il agit dans une logique de bande qui voit ses intérêts menacés. Nous devons comprendre également, que le régime qui gère le pays comme une propriété privée tire tous ses passes-droits du seul fait que nous lui avons cédé l’ensemble de nos droits.

Les prémices d’une reconquête

Cette révolution citoyenne a pour but ultime la reconquête de nos droits et de notre pays longtemps spolié par un régime mafieux. La chute de ce dernier est une condition sine qua none à toute sortie de crise.

“La chute du régime”, n’est pas une expression anodine, ou un slogan, mais un ensemble de signes visibles, et invisibles sans lesquels on ne peut parler d’une quelconque transition. La fin du régime est un processus dynamique composé d’un ensemble d’éléments concrets. Elle se fera en deux étapes que nous appelleront :

1- Abolition des signes visibles
2- Abolition des signes invisibles

Le régime ne sera considéré en hors d’état de nuire que lorsque ces deux étapes seront dépassées.

1) Abolition des signes visibles :

Les signes visibles sont l’ensemble des éléments qui constituent le décor dessinant la démocratie de façade. Un Président à l’apparence élu, mais en réalité désigné, des partis politiques, qui sont, pour la plupart des coquilles vides ou des structures inféodées. Une presse privée mais ligotée, par sa dépendance à la publicité de l’ANEP, un parlement qui sert de chambre d’enregistrement au lieu d’être le lieu où s’affirme la volonté populaire. En bref, un apparat qui ne sert qu’à légitimer le régime au niveau international.

La première étape de la disparition du régime doit donc passer par l’éviction de ces signes visibles, à savoir :
Le départ de Bouteflika à la fin de son mandat avec ses plus proches conseillers
La dissolution du parlement et de ses deux chambres ; l’assemblée populaire nationale et le sénat.
Démission du gouvernement désigné par Bouteflika
Garantir la préservation de la continuité de l’Etat et de l’ordre institutionnel, ce sont des acquis  historiques déterminants pour la bonne conduite de la transition démocratique.
L’ouverture du champs politique et médiatique, notamment par l’abrogation sans délais de toutes les lois liberticides, qui attentent aux libertés collectives (loi sur le code de l’information, loi sur les manifestations, loi sur les partis politiques, loi sur les associations, ..).

2) Abolition des signes invisibles :

Une fois débarrassés des signes visibles du régime, nous entrerons dans une période de transition formelle. Celle-ci ouvrira la voie à la deuxième phase qui est l’abolition de ses signes invisibles et des structures profondes qui détiennent le pouvoir réel. Ces structures se fédèrent autour du commandement militaire, qui joue le rôle de club informel ou les décisions capitales sont prises. Il est composé des militaires les plus influents, des civiles qui occupent des postes stratégiques, et depuis peu des oligarques, qui sont ces nouveaux riches apparus avec l’arrivée de Bouteflika et la manne pétrolière sans précédents qu’a connue le pays. Ce club de décideurs s’appuie sur la police politique qui forme le plus grand parti du pays, avec un très grand réseau clientéliste, des organisations satellites infiltrées et inféodées. Donc pour pouvoir parler de la fin du régime, il faut en finir définitivement avec ce réseau profond, c’est pourquoi il faut :

– Dissoudre la police politique, et rendre au service de renseignement sa mission originelle qui est celle de la sécurité de l’armée et du contre-espionnage.
– La dissolution du FLN, et la restitution du sigle, comme patrimoine national. Le FLN, nous appartient à tous, et l’ère de la légitimité historique est révolue.
– Dissolution de toutes les organisation satellites du régime inféodées à la police politique (UGTA, UNFA, UNEA…) et laisser le champ libre à la création d’associations et à l’activité des syndicats librement constitués.
– La consécration d’un état civil passe par la nomination d’un ministre de la défense civil, elle marquera la naissance d’un état civil et politique, dans lequel l’armée reprendra son rôle naturel qui est celui de nous protéger et défendre nos frontières.

Une fois ces conditions concrétisées, on pourra alors parler de la fin du régime autoritaire et on entrera formellement et de fait dans une période de transition. Période dans laquelle les grands chantiers d’édification d’un Etat de droit s’ouvriront. Nous estimons que tant que le régime est encore en place, cette transition reste hypothétique, il n’est donc pas le moment de dérouler les propositions d’une feuille de route sur le terrain, ou de désigner ou coopter des personnalités quelle que soit leur intégrité et leur patriotisme, car personne ne peut à lui seul détenir la clé.

Ensemble, maintenons la mobilisation !

Nous avons la profonde conviction, que la force de ce mouvement réside dans sa cohésion, son homogénéité et dans le fait qu’il revendique fièrement l’unité nationale. Nous devons par conséquent, tout faire pour préserver cette unité, tant que les garanties ci-dessus ne sont pas satisfaites.

Nous avons pu voir ces derniers jours comment il est dangereux d’avancer des noms, ou des propositions empreintes de contenu idéologique. Le pouvoir en place attend la moindre brèche à exploiter pour nous diviser. Nous proposons ci-dessous plusieurs pistes pour maintenir la mobilisation :

– Coordonner les efforts sur les réseaux sociaux pour faire émerger un discours politique prônant l’unité et la cohésion nationales.
– Interpeller les personnalités nationales les plus influentes (artistes, intellectuels, scientifiques,
) pour rappeler sans cesse l’intérêt vital à rester soudés et à dépasser les clivages idéologiques, pour couper l’herbe sous les pieds aux tentatives du régime à réinstaller des polarisations idéologiques.
– Faire la promotion de toutes les initiatives positives et les relayer massivement – Participer au renforcement des structures intermédiaires (syndicats autonomes, associations,
collectifs, ..)
– Réfléchir à des solutions pour l’organisation d’une consultation, en vue de désigner le prochain gouvernement de transition.
– Diffusion de contenu audiovisuel pédagogique explicatif des différentes étapes à venir.
– Fixer une date commune pour une journée nationale de grève générale (Par exemple, une grève perlée, une fois par semaine, pour maintenir la dynamique sans pour autant pénaliser le citoyen).
– Occuper l’espace public en organisant des réunions publiques, des conférences débats – Occuper le champ artistique en multipliant les initiatives, clips, chansons, pièces théâtrales.
– Ouvrir des ateliers publics pour détailler et mettre en place un plan et une stratégie pour chacune des propositions ci-haut.

Nous avons la profonde conviction, que la mobilisation en cours, n’a plus rien d’un simple mouvement populaire, ou d’une insurrection circonstancielle. Il s’agit bien d’une révolution pacifique ayant entraîné une émulation sociale et politique sans précédent dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Ceci augure de meilleurs lendemains et un avenir à la hauteur de nos espérances pour l’Algérie et tous ses enfants. Restons mobilisés !

Premiers signataires, par ordre alphabétiques des noms
Takfarinas AKRACHE, citoyen
Ali Benbekkou, militant politique
Lydia BENKAIDALI , Chercheuse CNRS
Ali BOUCHERKA, Enseignant
Tinhinen BOUHADDI, citoyenne
Selma DJEBAR, journaliste
Hocine GASMI, journaliste
Ouheb HAMIDI, citoyen
Adel KHALED, étudiant
Idris KHALED, citoyen
Asma LABOUDI, citoyenne
Khoudir LAGGOUNE, citoyen
Radia MANSOURI, citoyenne
Thiziri MAMMES , militante politique
Asma MECHAKRA, chercheuse universitaire.
Nassim NABET, citoyen
Samir Ouanzar, citoyen
Aissa RAHMOUNE, Avocat
Nadjah ROULA, militante
Fateh TITOUCHE, ingénieur en Informatique
Anis SAIDOUNE, citoyen

Le « Hirak » en Algérie, entre spontanéité et manip : l’analyse « glaçante » du Général français Dominique Delawarde

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Algerian demonstrators hold a giant national flag, during a demonstration against Algeria's president's candidacy for a fifth term, on February 22, 2019 in Algiers. - Several hundred demonstrators, in defiance of a ban on protests, rallied in the Algerian capital today against a bid by ailing President Abdelaziz Bouteflika for a fifth term, an AFP correspondent said. (Photo by RYAD KRAMDI / AFP)
(Source  BREIZH INFO)

Le général DELAWARDE, ancien chef «situation-renseignement-guerre électronique» à l’état major interarmées de planification opérationnelle, nous a adressé ce texte dans lequel il répond à nombre de ses amis qui lui ont demandé  ce qu’il fallait penser des événements survenus en Algérie ces trois dernières semaines.

Pour avoir beaucoup travaillé sur le dossier algérien lorsque j’étais en fonction et pour ne pas avoir cessé de le suivre depuis, je vais tenter de vous donner mon analyse de la manière la plus claire possible en répondant à trois questions : Pourquoi ? Quoi ? Comment ?

Pourquoi ?

La réponse à cette question se trouve, de mon point de vue, dans un contexte géopolitique qui dépasse largement les frontières de l’Algérie. Pour simplifier à l’extrême, le monde est aujourd’hui coupé en deux camps qui s’opposent.

Il y a celui qui s’accommode parfaitement d’une organisation de la communauté internationale telle qu’elle a été conçue et construite au sortir de la 2ème guerre mondiale: FMI, OMC, Banque Mondiale, dollar, et prééminence US quasi absolue depuis 1990. Les idéologues néoconservateurs de ce camp dérivent aujourd’hui peu à peu vers un objectif de « mondialisation heureuse (pour eux) », unipolaire, sous dominance occidentale (en fait, sous dominance US-OTAN).

Minoritaire en nombre d’États et en population (quarante à cinquante États, un milliard d’habitants) ce camp dispose, pour quelques années encore, de la puissance économique (plus de 60% du PIB mondial) et, d’une supériorité militaire (OTAN qu’il utilise sans modération). Un quarteron d’États s’active, sur la scène internationale (ou en coulisse), pour mobiliser ce camp et faire valoir ses intérêts : Les USA, le Royaume-Uni, la France et Israël. L’influence majeure est, dans les faits, exercée par un duo: USA et Israël. Ce camp se regroupe sous la bannière de la « coalition occidentale » et s’autoproclame souvent, à lui seul: «communauté internationale».

De l’autre côté du grand échiquier, un autre camp s’est organisé peu à peu sous la houlette de la Russie et de la Chine. Aujourd’hui, ce camp monte rapidement en puissance avec, entre autres, des organisations internationales créées en ce début de XXIème siècle: les BRICS et l’OCS pour ne citer qu’elles. Il souhaite remettre en cause l’ordre et les règles de la gouvernance mondiale établis au sortir de la guerre, au profit des occidentaux, pour évoluer vers un monde multipolaire. Il regroupe, autour de la Russie et de la Chine, de grands pays tels l’Inde ou le Pakistan (puissances nucléaires) et surtout de nombreux «fans». Ce camp, fans compris, est majoritaire tant en nombre d’États qu’en population (une centaine d’États et plus de quatre milliards d’habitants) mais il est encore à la traîne en terme de puissance économique (moins de 40% du PIB mondial).

L’Algérie est un grand pays. Avec une superficie de 2,4 millions de km2, c’est à la fois le plus grand pays d’Afrique, du monde arabe et du bassin méditerranéen. Sous la gouvernance de Bouteflika, elle a su rester un pays indépendant, contrairement à de nombreux pays arabes qui, se sont, peu ou prou, rapprochés de la coalition occidentale, en application du proverbe: « Baise la main que tu ne peux trancher».

Aux yeux de la « coalition occidentale » précédemment décrite, la gouvernance Bouteflika a commis cinq « fautes impardonnables » :

1 – Elle entretient de trop bonnes relations avec la Russie, pays dans lequel elle forme les officiers de son armée depuis fort longtemps et auquel elle achète beaucoup de matériels militaires majeurs (dont les fameux S 400).

2 – Elle entretient de trop bonnes relations avec l’Iran, ennemi désigné des USA et d’Israël, et, par conséquent, pas vraiment ami de la France et du Royaume-Uni… France et Royaume-Uni, derrière des discours hypocrites et trompeurs, n’ont rien fait d’efficace pour remplir leurs engagements dans l’accord sur le nucléaire iranien.

3 – Contrairement à la gouvernance de plusieurs pays arabes (dont le docile Maroc, son voisin), l’Algérie de Bouteflika a refusé de rejoindre la grande coalition saoudienne, soutenue par les occidentaux, dans son intervention armée au Yemen pour mater la révolution populaire d’Ansar Allah. Cette opération militaire visait, à l’évidence, à contrer l’extension de l’influence iranienne au Moyen-Orient, et cela au profit de l’État hébreu.

4 – En outre, depuis le début du conflit syrien la gouvernance Bouteflika a entretenu de bonnes relations avec celle de Bachar el Assad en Syrie et refusé de participer à la curée et au démembrement de ce pays programmé par les occidentaux et certains de leurs alliés arabes au profit de l’État hébreu.

5 – Enfin, l’Algérie de Bouteflika reste l’un des derniers bastions arabes dans la défense de la cause palestinienne. Chacun peut comprendre que cette position indispose l’État hébreu et son puissant allié US qui peuvent y voir un obstacle sérieux au « deal du siècle ».

La réponse à la question : «Pourquoi les événements sont-ils aujourd’hui ce qu’ils sont en terre algérienne ?» tient, pour une large part, dans les points évoqués ci dessus .

Quoi ?

Les indices ne manquent pas dans la crise algérienne qui font furieusement penser à une opération de « Regime Change » (changement de régime), dont les occidentaux sont particulièrement friands (révolutions colorées, Ukraine, Libye, Printemps arabes, Syrie, Venezuela, Brésil…..), qu’ils réussissent parfois (Maïdan, Libye, Brésil) et dont ils gardent jalousement «les secrets de fabrication».

Il y a, bien-sûr, les déclarations enflammées, à l’attention du peuple algérien, de l’inénarrable BHL qui constituent, à elles toutes seules, un marqueur indiscutable qu’une opération de «Regime Change» est en cours. Il faut se souvenir de son engagement constant et toujours théâtral dans ce type d’opération : Bosnie, Kosovo, Libye, Maïdan, révolutions colorées, Syrie, et même Venezuela dernièrement… etc.

Ses appels à la révolution (chez les autres, pas chez nous) relèvent désormais du grand classique autant que du meilleur comique troupier. Elles pourraient même devenir contre-productives en révélant, à l’avance, le dessous des cartes aux observateurs les plus avertis.

Il y a aussi la teneur des déclarations des grands leaders de la coalition occidentale sur cette affaire algérienne, qui montre clairement, jour après jour, qu’ils apprécieraient un changement de gouvernance en Algérie et l’avènement d’un nouveau pouvoir qui leur serait plus favorable. A chacun de s’y référer et d’interpréter les propos tenus.

Il y a, encore, la lecture des journaux du quarteron d’États dirigeant « la coalition occidentale ». L’ampleur, la teneur et le ton des réactions médiatiques sur ce qui devient, peu à peu, la «crise algérienne» et qui pourrait être baptisé dans quelques jours: «le printemps algérien», sont particulièrement révélateurs. La lecture du New York Time et du Washington Post aux USA, du journal Le Monde et des reportages de BFMTV en France, des journaux israéliens, Haaretz et Jerusalem post, est édifiante et facile à décrypter pour un bon spécialiste du renseignement.

Enfin, il y a la méthode, les techniques et les moyens utilisées pour organiser un chaos de plus ou moins grande ampleur, préalable indispensable à l’avènement d’un nouveau régime. Ils constituent également de précieux indices.

Comment ?

Comme dans toutes les opérations de « Regime Change », il faut, pour réussir, respecter plusieurs règles de base et disposer de gros moyens financiers:

1 – Choisir le bon moment pour déclencher l’opération.

Le bon moment, c’est celui où le régime auquel on s’attaque est fragilisé (crise économique ou sociale, gouvernance usée et affaiblie, population divisée). Une échéance électorale peut constituer une excellente opportunité permettant d’éviter trop de dommages collatéraux pouvant aller jusqu’à la guerre civile…

Tous les feux sont au vert pour déclencher, en mars 2019, ce type d’opération de « Regime Change » en Algérie, avec quelques espoirs de succès.

2 – Diaboliser le camp à abattre, puis promouvoir celui qu’on veut aider à triompher.

Ce sont les techniques de base utilisées avec grand succès par Cambridge Analytica dans plus de 200 campagnes électorales entre Septembre 2013 et Mars 2018. Ces techniques sont toujours utilisées aujourd’hui.

Dans le cas de l’Algérie, l’incapacité physique de Bouteflika à gouverner le pays est mise en avant. On dénonce les résultats de sa gouvernance, évidemment qualifiés de désastreux (chômage, inégalité, résultats économiques). On dénonce son entourage et la corruption. On s’appuie sur une diaspora algérienne nombreuse et fortement influencée par les médias mainstream occidentaux pour chauffer à blanc l’opinion et la rue.

3 – Utiliser les moyens modernes de communication et d’échange entre les citoyens.

Facebook et Twitter, outils sous contrôle occidental, sont utilisés au maximum pour manipuler et chauffer les foules et pour organiser très rapidement de grands rassemblements protestataires. Là encore, il s’agit de méthodes expérimentées avec succès par Cambridge Analytica dans un passé récent, notamment en Amérique du Sud.

Ceux qui contrôlent ces opérations «numériques» ne résident pas toujours dans le pays objet de l’ingérence. L’opération peut être contrôlée à partir du territoire d’un pays occidental (généralement les USA). Il suffit de disposer d’un groupe d’individus de bon niveau maîtrisant parfaitement la langue du pays objet de l’ingérence. Ces individus existent évidemment en grand nombre dans la diaspora algérienne mais aussi dans la diaspora séfarade. De telles actions contrôlées à partir de l’étranger ont déjà été observées dans les cas tunisien, libyen et égyptien…

Ces opérations numériques constituent un complément utile et efficace à l’action des médias traditionnels (TV et journaux mainstream) qui agissent en meute, avec une belle unanimité, ce qui n’a rien d’étonnant lorsqu’on connaît la connivence de leurs propriétaires et les règles de « la guerre de l’information ».

4 – Corrompre un maximum de politiques, d’organisations d’influence, d’hommes importants dans l’appareil d’état (Armée, Justice, élus….)

Il s’agit d’organiser d’abord le lâchage du régime en place et dans un deuxième temps le soutien du candidat à promouvoir : encore une méthode éprouvée de « Cambridge Analytica ». Elle nécessite beaucoup d’argent, mais l’État qui imprime le papier «dollar» n’en manque pas.

L’argent et les promesses de positions avantageuses dans le nouveau régime viennent généralement à bout des plus coriaces…

Pour savoir qui aura gagné de la coalition occidentale ou du camp «BRICS-OCS», il sera très utile d’étudier le passé, les soutiens et l’entourage de l’homme qui émergera lorsque le régime en place aura passé la main … Il sera très instructif d’observer les premières mesures prises par le nouveau pouvoir. Une normalisation des relations avec le Maroc et un rapprochement avec les pays du Golfe constitueraient des indices intéressants.

Je ne pense évidemment pas qu’on aille jusqu’à une normalisation des relations avec Israël, à une visite officielle à Tel Aviv ou à l’établissement d’une ambassade d’Algérie à Jérusalem. Pour les non initiés, ces trois derniers gestes ont été observés dans le « regime change » brésilien et indiquent de manière claire le rôle éminent joué par la diaspora pro-israélienne au Brésil dans l’affaire Bolsonaro. Ce rôle existe aussi dans l’affaire Vénézuélienne, si l’on en croit les promesses enflammées de Guaïdo de transférer son ambassade à Jérusalem, s’il parvient à prendre le pouvoir. Ce genre de promesses a l’immense intérêt de désigner clairement les sponsors financiers du président élu brésilien et du « président autoproclamé » du Venezuela et d’expliquer le soutien de la « coalition occidentale » à ces individus.*

En conclusion, vous l’aurez compris, je ne crois pas à la spontanéité de tous les événements qui agitent aujourd’hui la rue algérienne.

Aucun des deux grands camps qui s’opposent aujourd’hui dans le monde ne peut être indifférent à ce qui se passe en Algérie. L’ingérence étrangère y est donc plus que probable. Le contraire serait surprenant.

Ceux qui s’ingèrent sont ceux qui y ont un intérêt et qui en ont les moyens. Ils s’appuient très habilement sur la triple opportunité qui leur est offerte : l’usure du pouvoir en place et de son chef , l’indéniable crise économique et sociale imputée à la gouvernance Bouteflika et l’échéance électorale prévue par la Constitution. Ils s’appuient aussi sur les moyens techniques (réseaux sociaux), et les moyens financiers et humains dont ils disposent.

Bien sûr, les tenants du clan « occidental » vont hurler «au complotisme » à la lecture de cette analyse. C’est une technique désormais bien connue pour discréditer les individus dont les points de vue s’écartent des positions officielles. Mais cela n’empêchera pas ceux qui réfléchissent encore par eux mêmes de se poser les bonnes questions.

Quant à savoir comment va tourner cette affaire, je me garderai bien d’émettre le moindre pronostic. La rue algérienne n’a probablement aucune idée de la manipulation dont elle est l’objet. La gouvernance en place et ses services de renseignements disposent certainement d’informations précises qui peuvent constituer un facteur de force. Mais de là à en déduire qui va l’emporter, c’est encore impossible aujourd’hui. On ne peut dire qu’une chose: « Bonne chance l’Algérie »!

Dominique Delawarde

PS : Trois documents intéressants viennent à l’appui de mon propos pour ceux qui veulent aller au fond des choses:

– Un article intéressant du 13 mars 2019 relevé sur le site « les alertes de Stratediplo » sous le titre «déstabilisation de l’Algérie».

– Une dépêche de l’agence sputnik du 19 mars 2019 sous le titre: «La diplomatie algérienne transmettra à Poutine une lettre de Bouteflika».

– Une dépêche de l‘agence russe RT du 19 mars 2019 sous le titre: «La Russie met en garde contre toute ingérence étrangère en Algérie.»

(Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place).

Source Algérie1

Crise au FLN : une affaire « Seddik Chihab bis »

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Le FLN a son “affaire Seddik Chihab”. Le parti “soutient” toujours le mouvement populaire contre le pouvoir en place, mais ne soutient plus la “feuille de route” du président sortant, Abdelaziz Bouteflika. Du moins, selon Hocine Kheldoun, membre de l’Instance dirigeante de ce parti. Des déclarations vite “démenties” par le coordinateur de cette instance, Mouad Bouchareb.

Dans un entretien accordé à Dzair News, Hocine Kheldoun, a déclaré que le “PFLN ne voyait aucun intérêt” dans la tenue de la fameuse “conférence nationale inclusive”.

“Sincèrement, nous allons réviser notre position sur la conférence nationale”, a-t-il déclaré. “Nous au FLN, nous disons que cette conférence ne va pas non plus régler le problème car ceux qui seront présents ne seront pas élus.

“Franchement, nous allons réviser notre position sur la conférence nationale. Nous avons lu les communiqués de l’opposition, chacun a sa vision, et tout est rejeté par le mouvement populaire. Au FLN, nous disons que cette conférence ne va pas régler le problème, parce que ceux qui y seront ne seront pas élus. Qui va mander les participants ?”.

Le membre de l’instance dirigeante y est également allé de son avis. “La solution est l’élection d’un nouveau président de la République, l’instauration d’une instance indépendante pour la surveillance des élections et l’amendement d’un ou de quelques articles de la loi électorale”.

Bouchareb nie les déclarations de Kheldoun

Le coordinateur de l’Instance dirigeante du FLN, Mouad Bouchareb, a vite réagi à ces déclarations. Selon El Bilad, il a estimé que le porte-parole du parti s’est “mal exprimé”.

De l’avis de Bouchareb, “Kheldoune parlait de la position des partis de l’opposition”, réitérant la position du FLN, de “soutien au hirak et à la feuille de route du président” Bouteflika, y compris la “conférence nationale inclusive”. “Le problème actuel ne peut être résolu sans la conférence nationale”, a-t-il rajouté.

Il a ainsi conclu que les déclarations de M. Kheldoune, tout comme celles des autres membres n’engagent qu’eux et aucunement la position du FLN”.

 En tout cas, le même dirigeant de l’instance du FLN a réitéré ses propos dans un entretien accordé à TSA.

Moued Bouchareb a annoncé mercredi 20 mars “le total soutien” des “enfants du FLN hirak”, mouvement populaire qui s’est levé le 22 février 2019 contre le président sortant Abdelaziz Bouteflika et le pouvoir en place … dont fait partie le PFLN.

 

Source Huffpostmaghreb
Par Rédaction du HuffPost Algérie

Selon Attar, le partenariat et les négociations sont impactés par le soulèvement populaire

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Invité de Radio M,  l’ancien P-DG de Sonatrach Abdelmadjid Attar, affirme que  les événements que connait l’Algérie ont eu un impact sur les relations de partenariat externes. Pour ceux en cours, M. Attar explique qu’ils “fonctionnent de manière ordinaire”, mais “tout ce qui était encore en route, notamment les projets en cours de signature ou en négociation, les partenaires étrangers tirent le frein à main  pour l’instant, et essayent de comprendre si le pays va rester stable à l’avenir”, a-t-il ajouté.

Pour l’ancien PDG de Sonatrach, les facilitations accordées par le nouveau management de Sonatrach aux investisseurs ne peuvent décider les potentiels partenaires à venir en Algérie. Tous sont dans l’expectative face à la situation exceptionnelle que vit actuellement l’Algérie.

Abdelmadjid Attar souligne, à cet effet, que le premier doute est lié au maintien ou non de leurs interlocuteurs à Sonatrach mais aussi à “la stabilité durable ou non du pays”.

“Il y a une certaine dynamique qui a été introduite dans l’activité des hydrocarbures mais maintenant elle dépend de l’évolution” de la situation, explique l’expert.

L’ancien ministre de l’Energie avait qualifié la suspension par ExxonMobil de la signature d’un accord préliminaire avec Sonatrach, en raison de la situation politique actuelle de l’Algérie, de fait “pas grave”.

ExxonMobil, relève-t-il, fait partie des entreprises qui hésitent, en raison de la crise politique que traverse l’Algérie, à s’engager dans de nouveaux projets et qui temporisent pour voir l’évolution de la situation dans le pays.

 

Source Huffpostmaghreb