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jeudi 16 avril 2026
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Hirak diasporique muselé : tollé après l’interdiction de la marche parisienne

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La marche pacifique organisée à Paris pour le 5ème anniversaire du Hirak a été interdite dans la confusion par les autorités françaises, déclenchant une vive polémique au sein de la diaspora et des collectifs promoteurs de l’événement.

Alors qu’une autorisation en bonne et due forme avait été octroyée aux organisateurs, la préfecture de police est soudainement revenue sur sa décision la veille au soir, invoquant par téléphone puis par mail laconique des risques de “troubles à l’ordre public”. Pourtant, aucun incident notable n’a émaillé les marches du Hirak des années précédentes.

Selon les collectifs à l’origine de l’initiative, ce rétropédalage serait directement lié à la tenue simultanée d’un rassemblement concurrent soutenant le régime algérien, autorisé celui-ci sans encombre. Une convergence des agendas entre Paris et Alger qui ne dupent pas les activistes de la diaspora.

Malgré ce coup de semonce des autorités, plusieurs manifestants se sont présentés comme prévu Place de la République, pour être accueillis dans une ambiance tendue par un important dispositif policier. Outre de lourdes amendes, le responsable d’un collectif et une militante ont même été interpellés pendant plusieurs heures.

Une répression jugée “disproportionnée” par les collectifs signataires, qui crient à “la dictée politique” et à “la violation du droit de manifester”. Ils dénoncent vigoureusement cette différence de traitement, s’estimant instrumentalisés dans le cadre de l’agenda politique d’Alger.

Si ce Hirak diasporique semble faire les frais des compromissions géostratégiques, ses promoteurs n’en demeurent pas moins déterminés à commémorer comme il se doit le 22 février demain, pour faire vivre l’esprit de la révolution pacifique algérienne et ses idéaux de liberté.

Kamel AIDOUNE

– Organisations signataires :

– Agir pour le Changement Démocratique en Algérie (ACDA)

– Collectif Algeriens Libres

– Collectif Groupe Algérie Droit Devant (CGADD)

– Collectif des Familles de Disparu(es) en Algérie (CFDA)

– Comité de sauvegarde de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme (CS-LADDH)

– Libertés Algérie

– Pour une Alternative Démocratique en Algérie (PADA)

– Riposte Internationale

– Union pour l’Algérie

La chasse aux sorcières mediatico-sportives est ouverte

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Le ministère de la communication vient de lancer une véritable chasse aux sorcières à l’encontre de journalistes sportifs jugés trop critiques ou trop intrusifs.

Par le biais d’un communiqué à charge, le ministre Laâgab accuse nommément ces professionnels de l’information « d’incitation, de diffamation » et de « publication de fausses informations ». Des griefs graves qui masquent mal la volonté étatique de faire taire les plumitifs trop curieux.

Sommés de se justifier ce lundi, plusieurs confrères, dont l’identité reste secrète, se sont fait sermonner par la Direction des médias. Celle-ci leur a signifié qu’à l’avenir, le ministère pourrait sévir via « des poursuites judiciaires » et « l’interdiction de couvrir les événements sportifs ».

Autrement dit, ces reporters indépendants sont priés de rentrer dans le rang sous peine de lourdes sanctions. Une épée de Damoclès intolérable quand on prône un journalisme libre et sans entraves.

Kamel AIDOUNE

Signature d’un accord de coopération Afripol-Group IB contre la cybercriminalité en Afrique

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La lutte contre la cybercriminalité en Afrique vient de franchir un cap décisif. Mardi, Afripol (Mécanisme de coopération policière de l’Union africaine) et Group IB, leader de la cybersécurité, ont paraphé un protocole d’accord stratégique pour endiguer ce fléau technologique aux ramifications tentaculaires.

Paraphé à Alger par les dirigeants des deux entités, Jalel Chelba et Dmitry Volkov, ce pacte « favorise la collaboration entre les deux parties qui se sont engagées à renforcer leur coopération en matière de lutte contre la cybercriminalité en Afrique », dixit un communiqué officiel.

Concrètement, Afripol et Group IB mettront en commun leurs expertises complémentaires via « l’échange de renseignements et d’informations sur les cybercriminels et leurs réseaux » et la conduite « d’enquêtes et opérations collaboratives » sur l’ensemble du continent.

L’accord orientera également le partenariat vers « le développement et l’exécution d’initiatives communes (…) axées sur la surveillance des cyber-menaces et la prévention des activités d’escroquerie », un fléau qui prolifère en Afrique, bookmaker privilégié des réseaux mafieux transnationaux.

Pour rappel, Afripol est l’organisme technique de l’UA chargé de stimuler la coopération policière inter-africaine et de coordonner la lutte contre les nouvelles menaces criminelles transnationales.

De son côté, le Groupe IB s’est imposé comme l’un des leaders mondiaux de la cybersécurité grâce à ses technologies de pointe en matière de détection et de prévention des cyberattaques.

SAMIR L/APS

Tiaret : la justice confirme la condamnation du militant Mustapha Mokhtari

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La cour d’appel de Tiaret vient de confirmer le jugement prononcé en première instance à l’encontre du militant du Hirak Mustapha Mokhtari, le condamnant à une année de prison avec sursis ainsi qu’à une amende pécuniaire.

Mokhtari était poursuivi pour “outrage à corps constitué” et “diffusion de publications susceptibles de porter atteinte à l’intérêt national”. Il a en revanche été relaxé pour l’accusation “d’atteinte au moral de l’armée”.

Cette sentence vient clore un feuilleton judiciaire débuté en avril 2022 lorsque le prévenu avait été appréhendé à son domicile familial à Tiaret avant d’être placé sous contrôle judiciaire. Libéré depuis décembre dernier à l’issue de sa condamnation en première instance, Mokhtari voit ainsi la peine infligée être confirmée par la juridiction d’appel.

Nouvelle condamnation de Fayçal Hamat par le tribunal de Béjaïa

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Le militant Fayçal Hamat a été condamné par contumace ce lundi par le tribunal de Béjaïa à 6 mois de prison ferme ainsi qu’à une amende de 50 000 dinars.

Fayçal Hamat est une figure locale bien connue de la contestation politique. Il avait déjà fait l’objet de deux condamnations en 2023, écopant à chaque fois d’un an de prison ferme dans des affaires distinctes.

Rappelons que le militant avait été convoqué la semaine dernière au commissariat central de Béjaïa. Il fait également l’objet de poursuites dans un autre dossier, aux côtés d’autres militants locaux.

Par ailleurs, le tribunal avait ordonné en juin dernier à Fayçal Hamat de régler plus de 50 000 dinars d’amendes prononcées antérieurement à son encontre. Faute de paiement, il risque d’être emprisonné.

Maroc: arrestation du journaliste critique Hamid El Mahdaoui

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Les autorités marocaines ont procédé à l’interpellation cette semaine du journaliste Hamid El Mahdaoui, directeur du site d’information “Alternative”, pour des publications jugées critiques envers la diplomatie du royaume sur les réseaux sociaux.

C’est la énième arrestation d’une figure dissidente au Maroc, dans un climat de répression exacerbée contre les voix non alignées sur le pouvoir. Le président déchu de l’Ordre des avocats, Me Mohamed Zian, croupit lui-même en prison depuis des mois dans des conditions dénoncées.

Avec l’arrestation de Hamid El Mahdaoui, c’est cette fois la liberté de la presse qui est directement ciblée. Le journaliste paye au prix fort ses écrits engagés dénonçant les dérives du régime marocain et les violations des droits humains.

Son interpellation arbitrbaire a suscité l’indignation des défenseurs des droits. Dans un communiqué publié le 16 février, l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH) s’est dite “profondément préoccupée” par ces agissements attentatoires à la liberté d’expression.

L’AMDH appelle les autorités “à libérer immédiatement” Hamid El Mahdaoui et à “cesser le harcèlement judiciaire” contre ceux qui osent lever le voile sur les zones d’ombre du royaume.

SAMIR L.

Lula compare l’offensive israélienne à Gaza à un “génocide”

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De passage à Addis-Abeba pour un sommet de l’Union africaine, le président brésilien Lula a vertement condamné dimanche les frappes israéliennes dans la bande de Gaza, les assimilant à un « génocide » du peuple palestinien.

“Ce n’est pas une guerre, c’est un génocide”, a martelé le dirigeant de gauche, dénonçant l’asymétrie d’un conflit opposant “une armée hautement préparée” à de “simples femmes et enfants” palestiniens. Poursuivant la comparaison historique, Lula a même rapproché cette offensive meurtrière de l’extermination des juifs par les nazis sous Hitler.

Ces propos acerbes font suite à la suspension par plusieurs pays occidentaux de leur aide financière à l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens, que Lula a jugé indigne et mesquine. Le Brésil entend au contraire accroître sa propre contribution pour soutenir les civils de Gaza, théâtre depuis octobre d’affrontements dévastateurs ayant déjà coûté la vie à près de 29.000 personnes.

Si le président de 78 ans avait initialement condamné les tirs de roquettes du Hamas sur Israël, il concentre désormais ses critiques sur la riposte jugée sans commune mesure de l’armée israélienne et l’insufficiente réaction de la communauté internationale. Son verbe haut et sa stature de leader du Sud font d’autant plus résonner son cri d’alarme sur le sort des Palestiniens.

Réclamant une solution négociée reposant sur la coexistence pacifique de deux États, Lula espère ainsi secouer les consciences et pousser la diplomatie mondiale à agir de concert pour mettre un terme à ce bain de sang.

Kamel AIDOUNE/Agences

La plateforme de la Soummam, document censuré de la révolution algérienne

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En août 1965, le régime algérien naissant commet un acte fondateur dans la mise sous tutelle de l’héritage révolutionnaire : la censure du journal “Révolution Africaine” qui s’apprêtait à commémorer un texte essentiel de la lutte de libération.

Dans son ouvrage éclairant, l’historien Christian Phéline revient sur cet épisode méconnu. À l’approche du 10e anniversaire du soulèvement du 20 août 1955, le directeur du journal Amar Ouzegane rédige en Une un article révélant la découverte récente de la plateforme de la Soummam, texte de 77 pages adopté en 1956 qui scelle les principes fondateurs de l’insurrection algérienne.

Problème : ce document prône clairement la primauté du politique sur le militaire dans l’Algerie indépendante. Une conception aux antipodes de la junte qui vient de renverser le président Ben Bella lors du coup d’État du 19 juin 1965. Aussi, en quelques heures, la Sécurité militaire fait saisir et détruire l’intégralité du tirage, 20.000 exemplaires.

Selon l’historien Mohammed Harbi, cet acte inaugure la mainmise des militaires sur l’appareil d’État et leur volonté d’étouffer toute voix dissonante, fusse-t-elle issue du sérail révolutionnaire. Cette stratégie d’épuration systématique des institutions et de la société algérienne n’a depuis cessé de s’accentuer.

Un demi-siècle plus tard, le mot d’ordre « État civil et non militaire » repris par le Hirak renoue avec l’héritage de la plateforme de la Soummam et sa conception d’une armée sous contrôle démocratique. Au grand dam d’un pouvoir algérien dont la doctrine autoritaire plonge ses racines dans la censure de 1965.

Kamel AIDOUNE

Libération du détenu Youcef Touati après 18 mois d’incarcération

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Le hirakiste Youcef Touati sera libéré ce lundi de la prison de Djelfa, où il était incarcéré depuis le 18 août 2022. Youcef Touati avait auparavant déjà effectué 10 mois de détention à la prison El Harrach jusqu’au 21 juillet 2022.

Arrêté une première fois puis libéré en juillet dernier, l’opposant politique avait été à nouveau appréhendé et écroué le mois suivant sur décision du juge d’instruction du tribunal de Djelfa. Il vient donc de purger la totalité de sa peine de 18 mois de prison ferme.

Gaza: les 29.000 morts du sinistre décompte

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Le dernier bilan communiqué par le ministère de la Santé de Gaza ce dimanche fait état de près de 29.000 morts et 68.000 blessés palestiniens depuis le début des opérations militaires israéliennes, le 7 octobre 2023. Parmi les victimes, une majorité d’enfants et de femmes.

Ces pertes effroyables, qui s’ajoutent à plus de 7.000 disparus, sonnent comme un terrible écho au jugement pour “génocide” rendu contre Israël par la Cour internationale de Justice le 26 janvier dernier.

Malgré cette condamnation solennelle, l’amée d’occupation poursuit ses raids meurtriers sur le territoire palestinien, visant indistinctement civils et infrastructures. Rien qu’au cours des dernières 24 heures, 13 massacres de familles ont été perpétrés, semant la mort et l’effroi.

“Il y a encore de nombreuses victimes coincées sous les décombres, et l’armée israélienne empêche les secours d’accéder aux lieux bombardés”, s’indigne un responsable du Hamas. Une situation chaotique que l’ONU peine à gérer, malgré l’envoi d’aides humanitaires d’urgence.

Si certains pays comme la France ou les États-Unis ont timidement condamné “l’usage excessif de la force” par Tsahal, ils sont encore bien loin de vouloir mettre au ban la puissance régionale qu’est Israël.

Pourtant, ce nouveau bilan, dramatique, prouve s’il en fallait que les crimes de masse se poursuivent à Gaza, en toute impunité.

La Rédaction/Agences