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mercredi 15 avril 2026
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Visite de Tebboune à Paris fin septembre-début octobre

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Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a eu un entretien téléphonique avec le président français Emmanuel Macron lundi 11 mars, selon un communiqué de la présidence algérienne.

Les deux chefs d’État ont discuté des relations bilatérales entre l’Algérie et la France, ainsi que de questions régionales et internationales, d’après la même source.

La visite d’État prévue du président Tebboune en France a été abordée lors de cet entretien. Les deux présidents se sont mis d’accord pour que cette visite ait lieu « fin septembre – début octobre », sans fixer de date précise pour le moment.

Cette visite officielle en France du président algérien avait été initialement programmée en mai 2023, puis reportée à plusieurs reprises.

Lors de leur conversation, M. Tebboune a fait part à M. Macron de son « extrême inquiétude » concernant l’évolution de la situation à Gaza, où l’armée israélienne a tué plus de 30.000 Palestiniens depuis octobre dernier selon les chiffres cités.

Les présidents algérien et français ont également évoqué des « perspectives économiques communes » dans des secteurs comme l’agriculture, l’énergie, les terres rares et l’industrie ferroviaire.

Cet appel intervient après la visite récente en Algérie du ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin, dans un contexte de relance des relations bilatérales malgré des dossiers mémoriels toujours en suspens entre les deux pays.

SAMIR L.

Lancement de la campagne #أطلڤوهم pour la libération de détenus d’opinion

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Une campagne appelée #أطلڤوهم (#Libérez-les) a été lancée pendant le mois de ramadan par des militants, intellectuels, associations et médias algériens. Son objectif est d’obtenir la libération de 228 personnes considérées comme des détenus d’opinion en Algérie.

Depuis les manifestations du Hirak qui ont débuté en 2019, de nombreux citoyens ont été emprisonnés pour avoir manifesté pacifiquement ou exprimé des opinions, selon les organisateurs de la campagne. Des milliers d’autres auraient également fait l’objet de poursuites judiciaires et d’actions des forces de sécurité.

La campagne #أطلڤوهم vise à attirer l’attention sur la situation de ces détenus, largement méconnue selon ses initiateurs, à leur apporter un soutien ainsi qu’à leurs familles. Des portraits et affiches de détenus seront publiés pendant le ramadan. Le choix des cas présentés se veut représentatif de différentes régions, idéologies, genres et âges pour illustrer ce qui est décrit comme un « arbitraire indiscriminé ».

L’un des détenus mis en avant est Mohad Gasmi, originaire d’Adrar dans le sud algérien. Militant associatif, il a rejoint en 2011 un mouvement de chômeurs revendiquant une meilleure redistribution des richesses. En 2015, il a participé à des forums pour défendre le mouvement anti-gaz de schiste en Algérie et au Maghreb. 

Après avoir pris part aux manifestations du Hirak en 2019, Mohad Gasmi a été arrêté en juin 2020, accusé notamment d' »apologie du terrorisme » à la suite d’une publication sur les réseaux sociaux. Condamné au total à 5 ans de prison dont 1 an avec sursis, il a effectué des grèves de la faim pour protester contre son incarcération. Malgré sa détention, il a pu obtenir son baccalauréat à deux reprises. 

Les organisateurs de la campagne #أطلڤوهم affirment soutenir tous les détenus d’opinion et réclament leur libération immédiate et leur réhabilitation complète.

SAMIR L.

Décès de la journaliste Abla Cherif à l’âge de 55 ans

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La journaliste Abla Cherif, de son vrai nom Amel Boumediene, est décédée dans la nuit du dimanche à lundi à l’âge de 55 ans. Selon des proches, son décès fait suite à une longue maladie.

Née en 1969, Abla Cherif a commencé sa carrière dans les années 1990 en contribuant aux quotidiens El-Watan, Liberté et Le Matin. En 2015, elle a rejoint la rédaction du Soir d’Algérie, où elle a repris son travail après une pause de quelques années.

Son parcours professionnel s’étend sur près de trois décennies au cours desquelles elle a officié dans plusieurs médias nationaux de renom. Son décès à un âge relativement jeune marque la fin d’une carrière journalistique qui aura duré plus de 25 ans.

Médéa: un an requis contre un ex-détenu pour des publications Facebook

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L’ex-détenu d’opinion Kamel Maden comparait devant la justice pour des faits liés à des publications en ligne. Le 10 mars, le parquet du tribunal de Médéa a requis une peine d’un an de prison ferme assortie d’une amende de 50 000 dinars à son encontre.

M. Maden est poursuivi pour “exposition au regard du public des publications de nature à nuire à l’intérêt national”. Le verdict dans cette affaire est attendu pour le 24 mars prochain.

Les faits remontent au 9 octobre 2023, lorsque M. Maden avait été présenté devant le procureur puis le juge d’instruction du tribunal de Médéa. Il avait alors été placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès.

Tunisie: nouvelle tragédie en mer pour des migrants clandestins

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Une énième tragédie impliquant des migrants tentant une traversée maritime s’est déroulée au large des côtes tunisiennes. Selon les autorités, deux embarcations de fortune ont récemment chaviré au large des villes côtières de Gerges et Mahdia, engendrant un lourd tribut humain.

À Gerges, les garde-côtes ont déploré le repêchage de cinq dépouilles sans vie, vraisemblablement celles de migrants clandestins. Parallèlement, à Mahdia, les opérations de sauvetage ont permis de secourir 24 survivants d’origines diverses, après le naufrage de leur frêle esquif.

Parmi les rescapés figurent des ressortissants égyptiens, syriens et bangladais, qui ont affirmé avoir entrepris la dangereuse traversée maritime depuis les rivages libyens. Cependant, le drame s’est également soldé par 5 disparitions en mer, laissant planer l’incertitude sur le sort réservé à ces migrants.

Ces événements tragiques viennent une fois de plus mettre en lumière les risques mortels encourus par les migrants clandestins, poussés par le désespoir à braver les flots déchaînés de la Méditerranée à bord d’embarcations de fortune, dans l’espoir d’atteindre une terre d’accueil leur offrant de meilleures perspectives d’existence.

Haythem M.

Gaza frappée par une nouvelle escalade de violences

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Gaza
Cette nouvelle escalade de la violence a engendré selon les mêmes sources une "catastrophe humanitaire sans précédent" dans la bande de Gaza, avec les destructions massives d'infrastructures civiles essentielles. 

Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère palestinien de la Santé, les récents affrontements dans la bande de Gaza auraient fait de lourdes victimes depuis le 7 octobre dernier. On dénombrerait à ce jour 31 112 Palestiniens tués et 72 760 blessés suite aux opérations militaires israéliennes menées dans l’enclave. 

Le ministère fait également état de 7 nouveaux « incidents meurtriers » perpétrés par l’armée israélienne au cours des dernières 24 heures, ayant coûté la vie à 67 personnes supplémentaires et fait 106 blessés.

La situation sur le terrain reste extrêmement tendue, les équipes de secours peinant à venir en aide aux victimes encore coincées sous les décombres ou bloquées par les affrontements en cours. Le ministère dénonce l’entrave à l’accès des ambulances et services de protection civile.

Cette nouvelle escalade de la violence a engendré selon les mêmes sources une « catastrophe humanitaire sans précédent » dans la bande de Gaza, avec les destructions massives d’infrastructures civiles essentielles. 

Les deux camps se rejettent mutuellement la responsabilité de cette flambée des hostilités. Un dialogue de paix semble aujourd’hui plus que jamais indispensable pour mettre un terme aux affrontements meurtriers qui frappent la population civile palestinienne.

La Rédaction

Le Hirak algérien, un soulèvement populaire inédit analysé dans “Dissidence populaire Regards croisés”

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Dans un ouvrage collectif intitulé “Dissidence populaire Regards croisés” publié par l’ONG Riposte Internationale et coordonné par Ouerdia Ben Mamar et Hamid Arab, Tahar Khalfoune analyse en profondeur les caractéristiques singulières du soulèvement populaire pacifique qui a éclaté en Algérie en février 2019, communément appelé le “Hirak”.

Selon Khalfoune, ce mouvement de contestation se distingue fondamentalement des précédents par “son ampleur, son cours pacifique, sa radicalité”. Il qualifie le Hirak de “mouvement sui generis qui se ressource à l’histoire de la guerre d’indépendance et se différencie tant des mouvements de contestation antérieurs que l’Algérie a connus que des ‘printemps’ arabes”. 

L’auteur souligne que l’une des principales causes de cette insurrection citoyenne réside dans “le grand décalage entre la société, dont le niveau de conscience politique est en évolution constante, et le régime politique qui est resté figé dans le temps”. Face à l’immobilisme d’un pouvoir rétif au changement, la radicalité de la position des Algériens s’est exprimée avec le mot d’ordre “Yetnahaw gaâ!” signifiant “ils seront tous dégagés”.

Citant Khalfoune : “La colère des Algériens a libéré une énergie débordante et inattendue”, alimentée d’une part par l’annonce de la candidature controversée de Bouteflika pour un 5e mandat, et d’autre part par “toutes les luttes démocratiques, sociales et syndicales des décennies précédentes”.

Loin d’être une simple révolte sociale, le Hirak est porteur selon l’auteur “d’un idéal politique fondateur” visant un changement de régime vers “un État civil fondé sur les bases d’un État de droit”. Ce soulèvement a ainsi réussi à “fédérer les Algériens dans leur diversité en revivifiant le lien national”. 

Khalfoune insiste sur la dimension pacifique remarquable du mouvement, fruit d’un choix stratégique nourri par la mémoire des violences passées. Une caractéristique renforcée par “l’organisation horizontale” innovante du Hirak, échappant aux structures classiques et bénéficiant des réseaux sociaux.

Si le régime algérien multiplie les manœuvres dilatoires et la répression, l’auteur voit dans le Hirak “une révolution par son ampleur inédite” portée par une société déterminée à “prendre son destin en main”. Un appel est lancé à la mobilisation citoyenne, aux solidarités et à la communauté internationale pour “concrétiser les aspirations démocratiques” de ce soulèvement populaire historique.

Kamel AIDOUNE

Tunisie : Date fixée pour les plaidoiries dans l’affaire Chokri Belaïd

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C’est un pas supplémentaire vers l’épilogue judiciaire d’un drame qui a profondément meurtri la Tunisie post- révolutionnaire.

La Cour criminelle de première instance de Tunis a fixé au mardi 14 mars une séance cruciale de plaidoiries dans le cadre du procès lié à l’assassinat du militant politique et figure de proue de l’opposition, Chokri Belaïd.

Cette étape procédurale revêt un caractère hautement symbolique pour les proches du “martyr” Belaïd, abattu de sang-froid en février 2013 dans des circonstances tragiques qui ont bouleversé le paysage sociopolitique tunisien.

Lors de l’audience de ce mercredi, des échanges nourris ont opposé la défense de l’accusé Mohamed Amine Al-Qasimi et les magistrats instructeurs. Me Salah Barkati, conseil du prévenu, avait formulé la requête de reporter la séance afin d’examiner un enregistrement audio contenu dans les pièces à conviction et d’en discuter le contenu avec son client.

Cependant, la Cour a réfuté cette demande, actant ainsi la tenue des plaidoiries initiales pour la semaine prochaine. Al-Qasimi a vigoureusement remis en cause la légalité de ces enregistrements, les qualifiant de “simples conversations” menées après la clôture de l’enquête préliminaire, dénuées de tout procès-verbal ad hoc ou signature attestataire.

Cette polémique procédurale vient illustrer, s’il en était encore besoin, la haute sensibilité de ce dossier qui a longtemps empoisonné le climat sociopolitique tunisien. L’assassinat de Chokri Belaïd, figure respectée de la gauche unioniste, avait en effet déclenché une vague de manifestations monstres réclamant vérité et justice.

Haithem M.

Le procès de l’ex-président du RCD Mohcine Belabbas renvoyé au 17 mars

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Le procès de Mohcine Belabbas, ancien président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), initialement prévu mardi, a été renvoyé au 17 mars 2024 par le tribunal de Hussein Dey à Alger.

M. Belabbas est poursuivi pour sa responsabilité présumée dans la mort d’un ouvrier marocain retrouvé sans vie en janvier 2020 sur le chantier de construction de sa résidence privée.

L’Espagne reconnaîtra l’État palestinien d’ici 2027, annonce Sánchez

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Pedro Sanchez
“Nous agirons par conviction morale, car c'est une cause juste, mais aussi parce que c'est la seule voie permettant à Israël et à la Palestine de coexister dans la paix et la sécurité”, a expliqué Pedro Sánchez (Photo)

Dans une démarche empreinte d’une conviction inébranlable, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a manifesté sa ferme détermination à soumettre la reconnaissance de l’État palestinien au Parlement d’ici 2027, marquant ainsi la fin de son mandat.

Cette décision audacieuse s’inscrit dans la cohérence de la politique étrangère espagnole, résolument favorable à la cause palestinienne et condamnant avec véhémence l’invasion de Gaza par Israël.

Depuis l’incursion des forces armées israéliennes dans la bande de Gaza, Pedro Sánchez n’a eu de cesse de réclamer impérativement le respect du droit international dans ce territoire meurtri. Avec une constance inflexible, il n’a cessé d’exhorter l’État hébreu à se conformer aux traités internationaux, rappelant inlassablement que “l’attaque du Hamas du 7 octobre ne saurait en aucun cas justifier les dizaines de milliers de victimes palestiniennes, dont une part considérable de civils, causées par l’État juif”.

Imbu de cette logique inaliénable, le leader socialiste espagnol est convaincu que la seule issue permettant d’endiguer ce conflit sanglant réside dans la création de deux États distincts, impliquant inévitablement la reconnaissance formelle de l’État palestinien. Bien que la chambre basse du Parlement à Madrid, alors dominée par la droite, ait déjà émis un vote en ce sens en 2014, celui-ci est resté lettre morte.

“Nous agirons par conviction morale, car c’est une cause juste, mais aussi parce que c’est la seule voie permettant à Israël et à la Palestine de coexister dans la paix et la sécurité”, a expliqué Pedro Sánchez, exprimant ainsi la quintessence de sa détermination. Si le Premier ministre espagnol avait déjà exprimé son vœu de reconnaître un État palestinien, il n’avait jusqu’alors jamais précisé d’échéance temporelle. Cette fois, fort du soutien de leurs alliés de gauche de Sumar, résolument propalestiniens, les socialistes au pouvoir semblent déterminés à concrétiser cette volonté. D’ailleurs, celle-ci sera officialisée lors du prochain Conseil des ministres. Il reste à voir si Pedro Sánchez saura convaincre ses partenaires européens de l’impérieuse nécessité de cette reconnaissance.