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lundi 13 avril 2026
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Résultats des élections municipales turques : victoire historique de l’opposition

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Les élections municipales qui se sont tenues hier dimanche en Turquie ont été marquées par une large victoire de l’opposition, constituant une sévère défaite pour le parti au pouvoir AKP (Parti de la justice et du développement) du président Recep Tayyip Erdogan.

Après le dépouillement de près de 99% des suffrages à l’échelle nationale, les résultats confirment que l’AKP, formation islamo-conservatrice qui gouverne le pays depuis 2002, a essuyé sa pire débâcle électorale en deux décennies. La proclamation des résultats définitifs est attendue ce lundi.

Le principal parti d’opposition, le CHP (Parti républicain du peuple), formation sociale-démocrate, a revendiqué des victoires retentissantes dans les deux principales métropoles du pays, Istanbul et Ankara. A Istanbul, la réélection très populaire d’Ekrem Imamoglu à la mairie est perçue par de nombreux observateurs comme un tremplin vers une éventuelle candidature à la présidentielle de 2028.

Au-delà de ces deux places fortes, le CHP a également remporté de nombreuses autres grandes villes telles que Bursa, Antalya ou encore Izmir son fief historique. Le parti semble avoir réalisé une percée spectaculaire en Anatolie, prenant la tête dans plusieurs chefs-lieux de province traditionnellement acquis à l’AKP.

Face à cette déroute, le président Erdogan a reconnu « un tournant » pour son camp, tout en promettant de « respecter la décision de la nation ». Il a écarté l’hypothèse d’élections législatives anticipées, évoquant les « quatre années de travail à ne pas gaspiller » d’ici 2028.

Le chef de l’Etat turc avait pourtant multiplié les meetings et bénéficié d’un temps d’antenne illimité sur les médias publics pendant la campagne, contrairement à ses adversaires. Mais son engagement total n’a pas suffi à contrer la vague d’opposition.

Si l’AKP conserve des bastions comme Konya ou la région de la mer Noire, le parti pro-kurde HDP (Parti démocratique des peuples) s’est lui assuré une confortable avance dans le Sud-Est à population kurde majoritaire, remportant notamment Diyarbakir.

La Rédaction/Agences

Mohand Taferka, le militant associatif de la diaspora placé en détention préventive à l’âge de 74 ans

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Campagne nationale pour la libération des 228 détenus d’opinion #libérez-les.

Mohand Barrache, plus connu sous le nom de Mohand Taferka, est né le 27 juin 1950 (74 ans) à Ighil Nacer, commune d’Akbou (Bejaia). Au début de sa carrière, Mohand travaille dans la marine nationale pendant dix ans avant d’intégrer la SONATRACH. Ses proches le décrivent comme un homme affable qui apprécie le débat surtout sur l’histoire, les langues et les cultures. Mohand est un amoureux de sa terre natale, la Kabylie, et sa culture. Il a été notamment membre de l’association culturelle Taftilt (lumière). Mohand a également écrit une pièce de théâtre dans sa jeunesse, mise en scène et jouée par les habitants de son village.

Dans les années 90, Mohand Taferka émigre en France. Il crée l’association Taferka (Afrique en tamazight) en avril 1998 à Montreuil. Selon Mohand, le nom « Taferka » fait référence à la fois au continent africain et à la terre labourée et féconde (tiferkiwine). Son association offre des cours de Tamazight et de langues, et organise des conférences sur divers sujets. Elle dispense, également, des cours de danses kabyles et orientales et d’informatique. En parallèle à ses activités, l’association Taferka propose des services d’assistance juridique et des sorties culturelles et pédagogiques. En 26 ans d’existence, Taferka a organisé plus de 200 conférences et ses locaux sont devenus un foyer de rencontres culturelles et humaines regroupant des personnes de toutes les nationalités.

En plus de son travail associatif, Mohand Taferka a été animateur à Berbère TV pendant neuf ans. Son engagement dans l’audiovisuel a permis au public de (re)-découvrir des poètes et des écrivains d’expression amazighe. Dans le cadre de ce travail, Mohand sillonne toute la Kabylie et fait découvrir dans ses reportages les villages et les habitants de la région. Au cours de ces deux décennies d’engagement, Mohand demeurera toujours bénévole. Il ne touche pas de salaires pour ses activités associatives et médiatiques, et considère que son engagement est motivé par son amour pour la culture amazighe et la solidarité.

Mohand Taferka se rend régulièrement en Algérie pour retrouver les siens et sa terre natale. Le 27 avril 2023, Mohand est interpellé au port d’Alger alors qu’il embarquait en direction de Marseille, puis conduit par la police chargée de la lutte contre la criminalité transnationale organisée au poste de Saoula (Alger). Il est relâché, mais sera arbitrairement mis sous le coup d’une Interdiction de sortie de territoire (ISTN). Le 15 novembre 2023, le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed le place sous mandat de dépôt malgré ses 73 ans et son état de santé très fragile – il souffre de plusieurs maladies chroniques-. Son procès est programmé le 21 mai 2024 au tribunal criminel de Dar El Beida (Alger). Il est en détention préventive à la prison de Koléa (Tipaza).

Pourvoi en cassation de Kamira Nait Sid : annulation du jugement et renvoi devant une nouvelle juridiction

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La Cour suprême a statué jeudi sur le pourvoi en cassation relatif au dossier de Kamira Nait Sid. L’instance judiciaire a décidé d’annuler le jugement rendu en appel et de renvoyer l’affaire devant une nouvelle juridiction.

En détention depuis août 2021, la co-présidente du Congrès Mondial Amazigh (CMA) avait été condamnée à trois années d’emprisonnement, peine confirmée en appel. Elle était poursuivie pour “appartenance à une organisation terroriste », « discours haineux et discrimination » et « complot ».

La Tunisie dénoncée pour sa dérive raciste et sécuritaire contre les migrants subsahariens

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Le Comité pour le respect des libertés et des droits humains en Tunisie (CRLDHT) monte au créneau pour dénoncer les récentes dérives du régime à l’encontre des migrants africains originaires des pays subsahariens.

Dans un communiqué publié le 29 mars, l’organisation appelle les autorités tunisiennes à « cesser de diffuser des discours racistes » et à mettre un terme aux « campagnes de violence, de déplacement et de détention menées par les forces de sécurité ».

Ce réquisitoire fait écho aux propos controversés tenus en février 2023 par le président Kais Saied, accusant sans preuve la présence de migrants d’Afrique noire d’être le fruit « d’un complot criminel visant à modifier la composition démographique » tunisienne. Depuis, comme le rapporte le CRLDHT, ces populations sont victimes d' »attaques brutales d’une violence extrême », de « déplacements forcés vers les frontières désertiques » ainsi que d' »arrestations dans les commissariats et les centres de détention, hors de tout cadre légal ».

L’affaire Christian Kwongang, ex-président de l’Association des étudiants et stagiaires africains incarcéré dans « une zone de non-droit », illustre ces persécutions dénoncées par les défenseurs des droits humains. Ceux-ci s’insurgent également contre « l’approbation de la plupart des gouvernements européens » qui ferment les yeux sur ces violations, voyant en la Tunisie « un barrage solide empêchant l’afflux de migrants ».

Le CRLDHT rappelle que « le mémorandum d’entente entre l’Union européenne et le président tunisien » signé en juillet 2023 « a coïncidé avec des crimes commis contre des migrants africains ». Un accueil financier européen perçu comme « un blanc-seing » selon les organisations qui dénoncent la complaisance des dirigeants du Vieux Continent « ne se souciant ni de la vie des migrants, ni de leurs droits ».

Face à cette dérive sécuritaire et raciste de la Tunisie, le Comité en appelle à la « mobilisation des organisations de part et d’autre de la Méditerranée » pour faire respecter « le droit international et les traités protégeant les droits des migrants ».

Kamel AIDOUNE

32.782 morts palestiniens depuis le début de l’offensive israélienne sur Gaza

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Selon les autorités sanitaires palestiniennes, le dernier bilan fait état de 32.782 personnes tuées et 75.298 blessées dans la bande de Gaza depuis le début des hostilités le 7 octobre dernier.

D’après les mêmes sources, les forces armées israéliennes auraient perpétré huit attaques meurtrières au cours des dernières vingt-quatre heures, occasionnant 77 nouveaux décès et 108 blessés supplémentaires parmi la population palestinienne.

Il est également signalé que des victimes seraient toujours ensevelies sous les décombres ou immobilisées sur les axes routiers, sans possibilité d’être secourues en raison des entraves posées par l’armée israélienne à la libre circulation des services de secours et d’urgence.

Débutée le 7 octobre 2023, l’offensive militaire israélienne contre l’enclave palestinienne de Gaza a engendré d’importants dégâts matériels sur les infrastructures essentielles, provoquant par la même occasion une crise humanitaire d’ampleur inédite dans ce territoire.

La Rédaction

Zoubida Assoul prône la primauté de l’État de droit avant la présidentielle

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Dans une conférence animée vendredi soir, Zoubida Assoul, présidente de l’Union pour le changement et le progrès (UCP) et candidate potentielle à la prochaine élection présidentielle, a partagé sa vision de l’État de droit en Algérie. L’ancienne juge a insisté sur l’impératif du respect de la légalité et de la norme législative par toutes les autorités, y compris la plus haute d’entre elles.

Lors de son intevention, Me Assoul a détaillé les fondements incontournables d’un véritable État de droit, à commencer par la légalité elle-même. Selon ses dires, celle-ci passe par « la préparation des lois et leur adoption d’une manière transparente », avant de rendre des comptes au peuple. La stabilité juridique et la cohérence des textes de loi représentent un autre pilier essentiel, gage de sécurité pour les investisseurs et les citoyens.

L’interdiction de l’arbitraire et l’indépendance de la justice, chère à la juriste, ont également été longuement développées. Sur ce dernier point, Me Assoul a appelé à clarifier les conditions d’indépendance du pouvoir judiciaire et les modalités de désignation des juges.

Interrogée sur la décision du président Tebboune d’avancer les élections présidentielles au 7 septembre prochain, la candidate à la candidature a exprimé sa surprise : « Le Chef de l’État a pris cette décision sans donner d’explication et nous avons été surpris comme tout le peuple algérien. » Regrettant l’absence de débat public à six mois du scrutin, elle a néanmoins refusé d’émettre un jugement tranché.

SAMIR L.

Présidentielles anticipées : Tebboune reste énigmatique sur sa candidature

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Le président Abdelmadjid Tebboune a répondu avec une certaine réserve lors de son entrevue télévisée avec les médias nationaux El Moudjahid et AL24 News, diffusée samedi soir, quant à sa potentielle candidature pour un second mandat lors des élections présidentielles anticipées prévues le 7 septembre prochain.

Interrogé sur les raisons du choix de cette date électorale, le chef de l’État a évoqué des “raisons purement techniques”, écartant toute autre spéculation d’un revers de main : “Tout le reste, c’est spéculations et philosophie”. Il a estimé que le mois de septembre serait “le moment propice avec le début de la rentrée sociale pour tenir les élections”.

Cependant, lorsqu’il a été directement questionné sur son éventuelle candidature, Tebboune est resté mystérieux : “Vous voulez savoir si je me présenterai ? Alors que je ne vais pas répondre. Avant l’heure, ce n’est pas l’heure.” Expliquant avoir encore “un programme, des visites à effectuer dans les wilayas”, le président a éludé toute annonce officielle pour l’instant.

Cette déclaration énigmatique alimente les spéculations sur les intentions réelles de Tebboune, qui pourrait potentiellement briguer un second mandat, près de cinq ans après son élection en décembre 2019 suite à la démission controversée de Bouteflika. À l’époque, sous l’impulsion du Hirak populaire, les élections avaient déjà été reportées à deux reprises avant que Tebboune n’accède à la magistrature suprême.

Kamel AIDOUNE

Elections anticipées, salaires, la Palestine à l’ONU : Les grandes annonces du Président Tebboune

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Lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias nationaux, le président de la République algérienne, M. Abdelmadjid Tebboune, a abordé plusieurs dossiers nationaux, régionaux et internationaux.

Cette entrevue, qui sera diffusée le samedi 30 mars 2024 à 22h00 sur les chaînes de télévision et de radio nationales, a permis au président de revenir sur la décision de tenir une élection présidentielle anticipée le 7 septembre 2024.

Interrogé sur la situation des Algériens en situation irrégulière à l’étranger, M. Tebboune a indiqué que cette question serait traitée dans un délai de deux mois maximum.

Sur le plan socio-économique, le président a évoqué l’objectif de doubler les salaires d’ici 2026-2027. Selon ses propos, l’augmentation déjà accordée de 47% sera complétée par une hausse supplémentaire de 53%, portant ainsi l’augmentation totale des salaires à 100%.

M. Tebboune a également déclaré que le produit intérieur brut (PIB) algérien dépasserait les 400 milliards de dollars au cours du premier trimestre 2026. Concernant les questions internationales, le président algérien a réaffirmé son souhait de voir la Palestine devenir un membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies.

SAMIR L.

Grand Raout Économique ou Coup Politique ? Le Double Jeu du Congrès de la Diaspora

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Orchestré par Karim Zéribi, un ancien député européen franco-algérien, ce congrès intervient dans un contexte particulier.

Annoncé comme un événement fédérateur pour dynamiser les liens économiques entre l’Algérie et sa diaspora, le congrès du Conseil mondial de la diaspora algérienne (CMDA) à Alger fin avril soulève des interrogations. Avec plus de 1100 participants attendus du monde entier, cet important rassemblement aurait-il aussi une visée politique en vue des élections présidentielles anticipées annoncées par Abdelmadjid Tebboune pour septembre ?

Orchestré par Karim Zéribi, un ancien député européen franco-algérien, ce congrès intervient dans un contexte particulier. Alors que son mandat devait initialement s’achever en décembre, Tebboune a surpris en convoquant des élections quelques mois plus tôt. Depuis son arrivée au pouvoir en 2019, il n’a eu de cesse d’appeler la diaspora à s’impliquer dans le développement économique, une force qu’il ne peut désormais ignorer.

Le congrès du CMDA pourrait ainsi constituer une vaste opération de séduction des Algériens de l’étranger, en vue d’un second mandat. Avec son riche programme économique, l’événement vise clairement à attirer entrepreneurs et investisseurs de la diaspora. Mais cette démonstration de force diplomatique et cette invitation au développement ne seraient-elles pas aussi un moyen détourné pour Tebboune de gagner les faveurs d’une frange influente, avant le scrutin ?

Plusieurs signaux renforcent cette hypothèse. D’abord, la présidence parraine cet événement d’envergure. Ensuite, le programme met en avant les réformes favorables à l’investissement, un axe majeur de la politique présidentielle. Enfin, plus de 100 potentiels porteurs de projets issus de la diaspora auraient déjà été identifiés.

S’il permettra de resserrer les liens avec les Algériens de l’étranger, ce congrès pourrait donc aussi constituer un habile coup de communication politique pour Tebboune, candidat à sa réélection. Seul l’avenir dira si cette grand-messe a réellement servi les intérêts économiques du pays, ou si elle n’était qu’un écran de fumée électoraliste de plus, à quelques mois d’un scrutin désormais avancé.

Kamel AIDOUNE

Un an de prison ferme requis contre l’ex-détenu d’opinion Khaled Tazaghart

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L’ancien détenu d’opinion et militant politique Khaled Tazaghart a comparu le 28 mars 2024 devant le tribunal de Sidi M’Hamed dans le cadre d’un procès en opposition.

Lors de cette audience, le parquet a requis à son encontre une peine d’un an d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 50 000 dinars algériens. Ces réquisitions font suite à une précédente condamnation par contumace prononcée le 24 novembre 2023 pour les chefs d’inculpation de « prise de photos sans autorisation des concernés » et « outrage à corps constitué ». M. Tazaghart avait été notifié de ce jugement au mois de décembre de la même année.

La prochaine audition dans cette affaire est programmée pour le 18 avril 2024, date à laquelle le tribunal statuera sur le dossier.

La Rédaction