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mardi 7 avril 2026
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Khaled Bouhafs : Le parquet de Biskra requiert 3 ans de prison ferme contre le militant

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Le parquet près du tribunal de Biskra a requis mercredi 3 ans de prison ferme et une amende contre lui. Le verdict de ce dernier procès est attendu pour le 10 juillet.

Cette affaire s’inscrit dans une longue série de poursuites judiciaires à l’encontre de Bouhafs. Initialement prévu pour le 12 juin 2024, ce procès avait été reporté au 26 juin. L’activiste avait été placé sous contrôle judiciaire le 29 février 2024, suite à son arrestation le 26 février à Sidi Okba, dans la wilaya de Biskra.

L’histoire judiciaire de Bouhafs remonte à plusieurs années. En 2021, il avait été condamné par contumace à 1 an de prison ferme et 100 000 Da d’amende. Après avoir fait opposition, un nouveau procès avait eu lieu le 14 mars 2021 au tribunal de Sidi Okba. Le parquet avait alors requis 1 an de prison ferme et 50 000 Da d’amende. Finalement, le 4 avril 2021, Bouhafs avait été condamné à 2 mois de prison ferme.

En 2022, Bouhafs a de nouveau été poursuivi pour « outrage à corps constitué » et jugé le 6 juillet par le tribunal de Sidi Okba. Dans une autre affaire, la cour de Biskra a confirmé en appel une peine de 2 mois de prison ferme prononcée en première instance.

La Rédaction

Karim Rissouli, journaliste de France 5, victime d’une lettre anonyme à caractère raciste

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Le journaliste Karim Rissouli, présentateur de l’émission « C ce soir » sur France 5, a partagé sur son compte Instagram le contenu d’une lettre anonyme à caractère raciste qu’il a reçue à son domicile le 25 juin.

La lettre, écrite à la main sur un morceau d’enveloppe, contient des propos xénophobes et tente de justifier le vote pour le Rassemblement National aux récentes élections législatives. L’auteur anonyme affirme notamment : « Le peuple français historique en a plein le cul de tous ces bicots », utilisant un terme péjoratif pour désigner les personnes d’origine nord-africaine.

Le message poursuit avec des déclarations encore plus explicites : « Tu peux faire des pieds et des mains avec tes invités islamo-gauchiasses, tu n’y changeras rien, le souchien ne t’acceptera jamais, ni toi, ni tes frérots, et même malgré le nombre vous ne posséderez jamais la France ».

Karim Rissouli a exprimé son indignation face à cette intrusion dans sa vie privée, soulignant : « Reçu ce matin à mon domicile. Pas au travail. Pas sur les réseaux. Chez moi ».

Suite à la publication de cette lettre, de nombreux collègues et personnalités ont exprimé leur soutien au journaliste. La journaliste Latifa Oulkhouir a notamment révélé avoir reçu un courrier similaire par le passé, suggérant que l’auteur pourrait être récidiviste : « Tout mon soutien, ce n’est pas sa première fois, j’en avais reçu une aussi (mais au bureau) et il envoie toujours ses horreurs écrites sur une enveloppe, sa ‘marque de fabrique’ ».

Kamel AIDOUNE

L’Algérie demande des sanctions contre Israël au Conseil de sécurité de l’ONU

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Lors de la session mensuelle du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la situation au Moyen-Orient, le Représentant permanent de l’Algérie, Amar Bendjama, a présenté la position de son pays concernant la question palestinienne.

M. Bendjama a demandé des sanctions contre Israël pour non-respect des résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2334 relative aux colonies. Il a souligné la dégradation de la situation humanitaire à Gaza, qualifiant la situation de catastrophique.

Le diplomate algérien a fait référence au rapport de la Commission d’enquête indépendante de l’ONU sur les territoires palestiniens, qui mentionne des « crimes de guerre et des crimes contre l’humanité » attribués à Israël.

Concernant Gaza, M. Bendjama a exprimé l’opinion que l’objectif israélien serait de détruire Gaza et de déplacer sa population, comparant cela à une « deuxième Nakba ».

Il a également attiré l’attention sur la situation en Cisjordanie, évoquant des actes de violence commis par des colons israéliens contre des Palestiniens. Il a demandé que les responsables de ces actes rendent des comptes.

M. Bendjama a aussi abordé la question des lieux saints, condamnant ce qu’il a décrit comme des provocations contre la mosquée Al-Aqsa. Il a réaffirmé la position selon laquelle la zone entourant cette mosquée est un lieu de culte exclusivement réservé aux musulmans.

Pour conclure, le représentant algérien a exprimé sa conviction que les Palestiniens ne quitteront pas leurs terres et qu’ils continueront à lutter pour leurs droits, y compris l’autodétermination et l’établissement d’un État avec Jérusalem-Est comme capitale.

La Rédaction

Mohand Taferka condamné à 2 ans de prison ferme

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Mohand Taferka, figure emblématique de la diaspora et militant associatif, a été condamné à deux ans de prison ferme par le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida à Alger, a indiqué Me Yamina Allili, membre du Collectif de défense des détenus d’opinion.

L’affaire Taferka a débuté le 27 avril 2023, lorsque le militant, de retour en Algérie, s’est vu interdire de quitter le territoire au port d’Alger. Transféré au centre de police de Saoula, spécialisé dans la lutte contre la criminalité transnationale, il a ensuite été placé sous mandat de dépôt le 16 novembre de la même année.

Le procès, initialement prévu pour mai 2024, s’est finalement tenu un mois plus tard. Malgré les efforts de la défense, dont Me Yamina Allili, le tribunal a décidé de maintenir Taferka en détention. « Il ne quittera pas la prison ce soir », a déclaré l’avocate dans une publication sur sa page Facebook.

Pour rappel, le parquet a requis 15 ans de réclusion criminelle.

La Rédaction

Le chanteur Makhlouf Aberkane acquitté par le tribunal de Dar El Beida

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Le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida à Alger a prononcé l’acquittement du chanteur Makhlouf Aberkane, mettant ainsi un terme à une affaire judiciaire qui aura duré près de deux ans.

L’affaire remonte au 28 novembre 2021, lorsque Makhlouf Aberkane a été arrêté par des éléments de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) à Tizi Rached, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Quelques jours plus tard, le 8 décembre 2021, le chanteur a été présenté devant le juge d’instruction du tribunal de Tizi Ouzou. À l’issue de cette audience, il a été placé sous contrôle judiciaire, une mesure imposant certaines restrictions sans pour autant constituer une détention.

Par la suite, l’affaire a été transférée au tribunal criminel de première instance de Dar El Beida à Alger. C’est ce tribunal qui a finalement prononcé l’acquittement de Makhlouf Aberkane, bien que la date précise de cette décision n’ait pas été communiquée.

Constantine : six détenus d’opinion libérés après 32 mois de détention provisoire

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Le tribunal de Constantine a prononcé mardi 25 juin 2024 la relaxe de six détenus d’opinion originaires des wilayas de Tebessa et de Batna. Cette décision met fin à une détention provisoire de 32 mois à la prison Boussouf de Constantine.

Il s’agit de Fateh Farez de Aouinet (Tebessa), Abdelhafid Laghbech de Ngaous (Batna), Brahim Hidouche d’Aris (Batna), Mohamed El Achref d’Aris (Batna), Khaled Bakhouche d’Aris (Batna) et Oussama Dendani de Tkout (Batna).

Ces individus étaient poursuivis pour « diffusion de publications à desseins de propagande et de nature à nuire à l’intérêt national » et « exposition au regard du public des documents et des images de nature à inciter au discours raciste et de la haine », selon les articles 96 du code pénal et 35 de l’ordonnance 05/20.

Leur cas a connu plusieurs rebondissements judiciaires. Initialement poursuivis pour des accusations criminelles le 25 septembre 2021, les charges ont été requalifiées en délits correctionnels le 9 août 2022 par la chambre d’accusation près de la cour de Constantine.

Le 11 juin 2024, le parquet avait requis des peines allant de 4 à 5 ans de prison ferme à leur encontre. La décision de relaxe intervient deux semaines après ces réquisitions.

Durant leur détention, les six hommes ont mené plusieurs actions de protestation, notamment une grève de la faim, pour dénoncer la longueur de leur détention provisoire.

Cette affaire a également impliqué la mère d’Oussama Dendani, poursuivie pour avoir confectionné des drapeaux Chaouis et Amazighs. Elle était soumise à un contrôle judiciaire depuis octobre 2021.

La Rédaction

Fateh Kaced : La chambre d’accusation de Tizi-Ouzou statuera le 1er juillet sur l’appel du parquet

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La chambre d’accusation près de la cour de Tizi-Ouzou examinera le 1er juillet 2024 le dossier de Fateh Kaced, détenu d’opinion.

Cette audience fait suite à l’appel introduit par le parquet près du tribunal de Tigzirt contre l’ordonnance du juge d’instruction du même tribunal. La motion a été déposée le 24 juin 2024.

Le 5 juin 2024, le juge d’instruction près du tribunal de Tigzirt a rendu une ordonnance de non-lieu partiel concernant Fateh Kaced, ne retenant que des accusations délictuelles. Le dossier a été transmis au tribunal correctionnel.

Fateh Kaced avait entamé une grève de la faim le 4 mai 2024, jour de son arrestation. Après 30 jours de protestation, il a finalement mis un terme à son action sous la pression de ses proches et de ses avocats, en raison des risques pour sa santé.

Le militant est en détention provisoire à la prison de Tizi Ouzou depuis le 7 mai 2024. Initialement, il avait refusé d’arrêter sa grève de la faim malgré les tentatives répétées de sa défense pour le convaincre des dangers encourus.

La Rédaction

Coup de théâtre dans l’affaire WikiLeaks : Assange libéré après un accord avec la justice américaine

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Après près de 14 ans de rebondissements juridiques, l’affaire Julian Assange semble enfin trouver son épilogue. Le fondateur de WikiLeaks, poursuivi pour avoir divulgué des centaines de milliers de documents confidentiels américains, a été libéré lundi après cinq années de détention au Royaume-Uni.

Selon des documents judiciaires rendus publics dans la nuit de lundi à mardi, Julian Assange devait comparaître mercredi devant un tribunal fédéral des îles Mariannes, territoire américain du Pacifique. Poursuivi pour « complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale », Assange aurait signé un accord avec la justice américaine, s’engageant à plaider coupable de ce seul chef d’accusation.

Cet accord marque un tournant décisif dans une affaire qui a débuté en 2010 avec la publication par WikiLeaks de plus de 700 000 documents confidentiels sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

Une libération surprise

Contre toute attente, WikiLeaks a annoncé lundi soir sur le réseau social X que « Julian Assange est libre » et a quitté le Royaume-Uni. L’Australien de 52 ans aurait été libéré à l’aéroport londonien de Stansted, d’où il a embarqué à bord d’un avion. Cette nouvelle a suscité une vague d’émotion parmi ses soutiens, son épouse Stella Assange exprimant une « immense gratitude » envers tous ceux qui se sont mobilisés pour sa libération.

Une pression internationale

La résolution de cette affaire est le fruit d’une importante pression médiatique et politique. WikiLeaks a salué le résultat d’une « campagne mondiale » ayant rassemblé militants, législateurs et dirigeants de tous bords politiques. Le gouvernement australien, qui avait présenté une demande officielle en février pour l’abandon des charges, a estimé que l’affaire avait « traîné en longueur depuis trop longtemps ».

L’affaire Assange a soulevé d’importantes questions sur la liberté de la presse et le droit du public à l’information. WikiLeaks souligne avoir « publié des informations inédites sur la corruption des gouvernements et les violations des droits humains, obligeant les puissants à rendre compte de leurs actes ». Parmi les documents divulgués figure notamment une vidéo montrant des civils, dont deux journalistes de Reuters, tués par les tirs d’un hélicoptère de combat américain en Irak en 2007.

Alors qu’Assange se dirige probablement vers l’Australie, son pays natal, de nombreuses questions demeurent sur son avenir et les conditions exactes de sa libération. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a salué cette évolution, espérant un « règlement définitif de cette affaire, sans nouvelle détention ».

SAMIR L/AGENCES

L’Algérie et la Turquie visent 10 milliards de dollars d’échanges d’ici 2025

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L’Algérie et la Turquie affichent des ambitions économiques élevées, visant à porter leurs échanges commerciaux de 7 à 10 milliards de dollars d’ici 2025.

Lors du forum d’affaires algéro-turc à Alger, le ministre algérien du Commerce et de la Promotion des exportations, Tayeb Zitouni, a appelé à une expansion de la coopération bilatérale dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie mécanique et électroménagère, les plastiques et l’emballage, ainsi que le tourisme et les services. Cette diversification sectorielle vise à stimuler la croissance des échanges et à exploiter pleinement le potentiel économique des deux nations.

Les chiffres actuels sont déjà encourageants : en 2023, l’Algérie a exporté pour 3,6 milliards de dollars vers la Turquie, tandis que ses importations s’élevaient à 2,5 milliards de dollars. Cette balance commerciale favorable à l’Algérie souligne la compétitivité croissante de ses produits sur le marché turc.

La qualité des investissements turcs en Algérie est particulièrement mise en avant, notamment pour leur capacité à générer de la richesse et une forte valeur ajoutée. Cette dynamique positive pourrait servir de catalyseur pour atteindre l’objectif ambitieux fixé pour 2025.

Le forum a également mis en lumière l’importance stratégique de l’Algérie comme porte d’entrée vers les marchés africains, notamment à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cette perspective ouvre de nouvelles opportunités pour les partenariats algéro-turcs, permettant aux entreprises turques d’accéder à un marché continental en pleine expansion.

Le ministre turc du Commerce, Omer Bolat, a souligné la position de l’Algérie comme deuxième plus grand partenaire de la Turquie en Afrique. Il a exprimé sa confiance dans la capacité des deux pays à atteindre l’objectif de 10 milliards de dollars d’échanges dès l’année prochaine, témoignant d’un optimisme partagé quant au potentiel de croissance rapide de leurs relations commerciales.

Le développement des liaisons aériennes, avec 80 vols hebdomadaires entre les deux pays, joue un rôle crucial dans la facilitation des échanges commerciaux et la promotion du tourisme bilatéral. Cette connectivité accrue devrait contribuer à l’intensification des relations économiques dans les années à venir.

La participation de la Turquie comme invitée d’honneur à la 55ème édition de la Foire internationale d’Alger (FIA), avec une délégation de 51 entreprises, souligne l’importance accordée à ce partenariat économique. Les rencontres B2B prévues lors de cet événement devraient catalyser de nouvelles opportunités d’affaires dans des secteurs variés, allant de l’industrie aux énergies renouvelables.

Kamel AIDOUNE

Report du procès de l’avocat Omar Boussag à Oran

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Le procès de l’avocat Omar Boussag, initialement prévu pour le 24 juin 2024 au tribunal d’Essania à Oran, a été reporté au 1er juillet 2024.

Me Boussag, membre du collectif de défense des détenus du Hirak, avait précédemment été condamné par contumace à 6 mois de prison ferme et 50 000 dinars d’amende. Il a fait opposition à cette décision, donnant lieu à cette nouvelle procédure judiciaire.

L’affaire remonte au 17 novembre 2021, date à laquelle Omar Boussag avait été convoqué par les services de sécurité d’Oran concernant des publications sur Facebook. Auparavant, l’avocat avait déposé une plainte contre ces mêmes services pour coups et blessures.

Le 31 mai 2023, Me Boussag a été entendu par le juge d’instruction du tribunal d’Essania. Lors de cette audition, il a été informé des accusations portées contre lui, à savoir « outrage à corps constitué » et « incitation à l’attroupement non-armé ». À l’issue de cette première comparution, le juge d’instruction a décidé de lui accorder la liberté provisoire jusqu’à la fin de l’instruction.

La Rédaction