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mardi 10 mars 2026
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El Tarf : l’activiste Salah Terki sous mandat de dépôt

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L’activiste Salah Terki a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction près le tribunal d’El Tarf, selon le CNLD.

Annaba : deux activistes placés en garde à vue depuis le 14 juillet

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Les activistes d’Annaba, Abdelaziz Boussetata et Larbi Bouhesane, ont été arrêtés, séparément, le 14 juillet. Leurs arrestations ont été accompagnées de perquisition de leurs domicile.

Ils sont toujours maintenus en garde à vue.

Algérie : les militaires pourront désormais occuper des postes civils

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Pour la première fois en Algérie, les militaires en service pourront être affectés à des emplois civils, une mesure annoncée par le président Abdelmadjid Tebboune dans un décret présidentiel publié dimanche. Cette décision permet aux militaires en activité d’occuper des postes dans les administrations publiques et dans des secteurs jugés « stratégiques et sensibles ».

Cette décision représente un changement significatif, car jusqu’à présent, seuls les militaires retraités étaient souvent nommés à des postes civils en Algérie. Le décret présidentiel, publié dans le dernier numéro du Journal officiel (n°46), précise les conditions et modalités selon lesquelles le personnel militaire peut être recruté pour ces postes.

Selon le décret, les militaires en service ou sous contrat pourront être affectés à des fonctions correspondant à leur grade militaire actuel, notamment dans des secteurs clés touchant à la souveraineté nationale et aux intérêts vitaux du pays. Ils resteront subordonnés au ministère de la Défense, qui supervisera leur gestion de carrière.

L’autorisation d’affectation à des emplois civils est initialement d’une durée d’un an, renouvelable jusqu’à trois fois. La cessation de la mission peut intervenir à l’initiative du ministre de la Défense nationale ou de l’autorité en charge de l’administration civile publique, en coordination avec le ministère de la Défense, ou à la demande du militaire lui-même à la fin de chaque période d’affectation.

Les militaires affectés à des emplois civils continueront de se conformer à toutes les obligations légales fondamentales régissant le statut militaire, et ils recevront leur salaire selon les règles du système militaire.

Avec Agences

Polémique autour du roman « Houaria » : la maison d’édition MIM annonce sa fermeture

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Sous pression d’une polémique concernant le roman « Houaria », la maison d’édition MIM a annoncé sa fermeture.

« Nous vous annonçons aujourd’hui, le 16/07/24, notre retrait du monde de l’édition, laissant le navire avec sa cargaison, comme nous l’avons toujours fait. À partir de maintenant, MIM ferme ses portes, bravant vents et marées. Nous avons toujours été des défenseurs de la paix et de l’amour, cherchant uniquement à les diffuser. Que le pays soit préservé de la division et que le livre soit préservé, car un peuple qui lit est un peuple libre et nourri. Que la paix soit avec tous et que chacun soit heureux. », c’est par ces mots que tel est la maison d’édition a annoncé ce 16 juillet son retrait.

« Aux Algériens, particulièrement aux lettrés, aux vrais et aux faux lecteurs d’auteurs et de livres, aux véritables éditeurs et aux pseudo-éditeurs. Des années de douces et amères épreuves ont été traversées, durant lesquelles les éditions MIM ont tenté de présenter à l’Algérie, aux intellectuels, aux lecteurs, aux écrivains, à la scène et à l’industrie du livre, un travail artistique, esthétique et de haute qualité intellectuelle. Comme toute expérience, il y a eu des hauts et des bas, mais nous avons contribué à promouvoir une image positive du pays dans tous les forums, comme chacun le sait ; nous n’aspirions pas à plus que cela, à nous soucier du sens et de l’utilité, à être là où il fallait et à consacrer notre temps, notre argent et notre attention. Mais il n’y a aucun intérêt ni aucun sens à lutter contre l’absurdité », indique encore le communiqué.

Cette annonce intervient à la suite d’une polémique sur les réseaux sociaux autour du roman « Houari » d’Inaam Bayoud, lauréat du Grand Prix Assia Djebar du roman en langue arabe. « Si cette belle maison ferme, c’est la victoire de la laideur sur la beauté, de l’obscurité sur la lumière », a réagi l’éditeur et écrivain Lazhari Labter.

« Un tribunal populaire »

La controverse a éclaté après que le roman a été distingué par le Grand Prix Assia Djebar en langue arabe. Un « tribunal populaire » s’est constitué sur les réseaux sociaux contre l’autrice, son roman et le jury. En effet, plusieurs internautes « conservateurs » ont sévèrement critiqué le roman, appelant à son retrait des librairies. Ils jugent le roman « immoral » et considèrent les expressions populaires en darija utilisées dans le texte comme « grossières ». D’autres ont critiqué même le titre du roman « Houaria », un prénom typiquement oranais, y voyant un cliché sur cette ville. Dans une déclaration aux médias, Inaam Bayoud a affirmé que Houria, le personnage de son roman, est inspiré de faits réels.

Des écrivains et des journalistes ont répondu à ses détracteurs. L’écrivain Wassini Laaredj a rappelé la différence entre personne et personnage et l’importance de la littérature.

« Un texte n’est pas seulement un espace religieux, social ou psychologique. Il englobe tout cela. Les critiques font une distinction entre deux concepts : la personne et le personnage. La personne est incarnée dans la chair et le sang, tandis que le personnage est créé par l’imagination et l’expérience de vie de l’écrivain. Ainsi, le personnage ne représente pas l’écrivain, sinon la littérature perdrait son essence pour devenir simplement une somme d’éléments subjectifs jetés ici et là dans ce que nous appelons un roman. Le personnage, dans ce sens, est une expression condensée d’un événement ou d’une situation que l’écrivain donne vie en fonction de sa condition sociale et psychologique, influençant son langage et ses pratiques sociales », a-t-il souligné.

Le journaliste Hassan Merabet a réagi en défense de MIM et a souligné que « MIM est la première maison d’édition algérienne à avoir publié un livre ayant remporté le Booker arabe, celui d’Abdelouahab Issawi, et un deuxième texte, « De nous » de l’ami Haj Ahmed, qui a été finaliste du Prix Katara du roman en langue arabe avec le roman d’El Habib Al-Sayeh « Moi et Haim », entre autres. MIM n’est pas simplement un éditeur de passage, comme le prétend Al-Habib Al-Sayeh, mais une maison d’édition professionnelle avec un engagement créatif et éducatif. J’espère que Mme Assia Ali Moussa reviendra sur sa décision de fermer la maison, car sa position est excellente tant localement qu’au sein du monde arabe », a-t-il ajouté.

Amina Belaala, membre du jury du Grand Prix Assia Djebbar, a répondu aux détracteurs d’Inaam Bayoud par une clarification. Elle a expliqué que « le choix de « Houria » s’est basé sur des critères annoncés qui incluent l’engagement envers les valeurs nationales et la capacité à construire un monde fictif avec un langage expressif et approprié, une vision unique et une approche qui encadre les éléments de l’œuvre de fiction ». Elle a souligné que Bayoud a écrit « un roman algérien dans l’âme, inspiré de la réalité algérienne jusqu’à ses moindres détails, en se focalisant sur un groupe social fragile qui est devenu le sujet central de son roman ». Concernant l’utilisation de la darija dans le texte, Belaala a rappelé que le langage populaire est souvent utilisé dans les romans en langue arabe, citant en exemple le prix Nobel de littérature égyptien Naguib Mahfouz, soulignant que c’est un défi pour les romans de réussir à s’internationaliser tout en restant ancrés dans leur société d’origine.

Garde à vue de Mira Moknache, Me Ouali et les autres : une violation des conventions ratifiées par l’Algérie

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L’arrestation et le maintien en garde à vue de Sofiane Ouali, de l’enseignante Mira Moknache ainsi que d’un groupe de militants, à Bejaïa, est une détention arbitraire. Elle constitue une violation des conventions internationales ratifiées par l’Algérie, estime l’avocat spécialiste du droit international Me Sofiane Chouiter.

Dans une publication sur son compte sur Facebook, il a expliqué que ces arrestations violent le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte arabe des droits de l’homme et la Charte africaine des droits de l’Homme, intégrées dans la législation algérienne.

« Les premières informations sur l’arrestation de l’avocat Sofiane Ouali, de l’enseignante Mira Moknache et d’autres militants ont été fournies en violation des dispositions de l’article 9, paragraphes 1 à 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que de l’article 14, paragraphes 1, 2, 3, 5 et 6 de la Charte arabe des droits de l’homme, ratifiées par l’Algérie et intégrées dans la législation nationale. Il s’agit d’une arrestation sans mandat judiciaire (sauf en cas de flagrant délit), sans notification des motifs au moment de l’arrestation », a déclaré l’avocat Chouiter sur son compte Facebook.

« Leur détention en garde à vue en cours viole l’article 14-3-b du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, l’article 16, paragraphe 1 de la Charte arabe des droits de l’homme, ainsi que l’article 7-1-c de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, notamment en leur privant du droit à une défense ou à une assistance juridique par un avocat (et non pas seulement du droit de visite). De plus, après 48 heures de détention, certains d’entre eux ont été empêchés de déposer un recours sur la légalité de leur détention auprès des autorités judiciaires en informant un juge des charges retenues contre eux ou en demandant leur libération », explique Me Chouiter.

Bejaïa : Prolongation de la garde à vue de Mira Moknache, Me Ouali et un groupe de militants

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La garde à vue de l’enseignante universitaire Mira Moknache, de son avocat Sofiane Ouali et d’un groupe de militants a été prolongée une fois de plus de 48 heures, alors qu’ils sont détenus au commissariat central de Bejaïa depuis plusieurs jours.

Mira Moknache est en garde à vue depuis neuf jours, tandis que Sofiane Ouali et six militants le sont depuis six jours. Les arrestations ont touché d’autres militants par la suite. Aucun motif ne leur a été fourni pour justifier leur arrestation. Leurs avocats n’ont pas été autorisés à les assister, et les membres de leurs familles n’ont pas pu leur rendre visite.

La plupart des militants arrêtés sont d’anciens détenus d’opinion. Leurs arrestations ont été accompagnées de perquisitions à leurs domiciles. Parmi eux : Khoudir Bouchelaghem, Rafik Belayel, Tahar Achiche, Ghilas Ben Kerou, Lounes Ghougad, Malek Boudjemaa ainsi que son fils Mokrane Boudjemaa. Ils ont été arrêtés avec l’avocat et membre du collectif des détenus d’opinion, Sofiane Ouali, dans la nuit du 9 au 10 juillet à Tichy, sur la côte est de Bejaïa. Les autres militants incluent le jeune lanceur d’alerte Yuva Menguelet, un lycéen de 18 ans, Mustapha Akkouche, Salim Bouaza, Rahim Lebsir et Hakim Benouchene.

Une détention arbitraire

Selon l’avocat Sofiane Chouiter, le maintien en garde à vue de Sofiane Ouali, de l’enseignante Mira Moknache ainsi que d’un groupe de militants constitue une violation des conventions internationales ratifiées par l’Algérie, telles que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte arabe des droits de l’homme et la Charte africaine des droits de l’Homme, intégrées dans la législation algérienne.

« Les premières informations sur l’arrestation de l’avocat Sofiane Ouali, de l’enseignante Mira Moknache et d’autres militants ont été fournies en violation des dispositions de l’article 9, paragraphes 1 à 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que de l’article 14, paragraphes 1, 2, 3, 5 et 6 de la Charte arabe des droits de l’homme, ratifiées par l’Algérie et intégrées dans la législation nationale. Il s’agit d’une arrestation sans mandat judiciaire (sauf en cas de flagrant délit), sans notification des motifs au moment de l’arrestation », a déclaré l’avocat Chouiter sur son compte Facebook.

« Leur détention en garde à vue en cours viole l’article 14-3-b du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, l’article 16, paragraphe 1 de la Charte arabe des droits de l’homme, ainsi que l’article 7-1-c de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, notamment en leur privant du droit à une défense ou à une assistance juridique par un avocat (et non pas seulement du droit de visite). De plus, après 48 heures de détention, certains d’entre eux ont été empêchés de déposer un recours sur la légalité de leur détention auprès des autorités judiciaires en informant un juge des charges retenues contre eux ou en demandant leur libération », explique Me Chouiter.

Plus de 800 harragas algériens arrivés en Espagne en quelques jours

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Plus de 800 harragas algériens ont débarqué, ces derniers jours, sur les côtes espagnoles, principalement à Almería, Murcia, Alicante et aux îles Baléares, selon Francisco Jose Clemente Martin, du Centre international d’identification des migrants disparus (CIPIMD) et membre de l’ONG Heroes Del Mar.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, Francisco Jose Clemente Martin a rapporté que le nombre total de migrants ayant débarqué à bord de 50 embarcations dans les ports d’Almería, Murcia, Alicante et aux îles Baléares dépasse les 1100 personnes, ces derniers jours. Environ 80% d’entre eux sont de nationalité algérienne, 20% sont de nationalité marocaine ainsi que d’autres nationalités.

Ces migrants ont été interceptés par la police, la Garde Civile ou les services de sauvetage maritime, et la plupart d’entre eux ont été relâchés, selon Francesco Martin. Il a également signalé que quatre embarcations avaient été sauvées de naufrage, transportant principalement des hommes (95%), ainsi que des femmes (5%) et même un bébé âgé de six mois.

Les données publiées quotidiennement par Francesco Jose Clemente Martin indiquent qu’au moins une vingtaine de harragas algériens arrivent chaque jour sur les côtes espagnoles.

Qui sont les citoyens en garde à vue avec Mira Moknache et Me Ouali ?

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Les autorités ont procédé à de nouvelles arrestations à la suite de la mise en garde à vue de l’enseignante Mira Moknache, de son avocat Sofiane Ouali et d’un groupe de militants, portant le nombre de personnes arrêtées à au moins treize.

Depuis le 8 juillet, les services de la sûreté de Béjaïa et la gendarmerie ont effectué plusieurs arrestations, commençant par celle de l’enseignante universitaire et militante politique Mira Moknache. Ces arrestations se sont poursuivies jusqu’à hier avec celle du militant Hakim Benouchene à Akbou, à l’ouest de Béjaïa. La veille, le lanceur d’alerte Yuva Menguelet, un lycéen de 18 ans qui documente la situation des activistes et des détenus d’opinion sur sa page Facebook, a été arrêté lors d’une perquisition à son domicile.

Ces arrestations font suite à celle de Mira Moknache, le 18 juillet, dont le domicile, à El Kseur, a été perquisitionné le même jour par la BRI en sa présence menottée. Son avocat, Me Sofiane Ouali, également membre du collectif de défense des détenus d’opinion, a été arrêté à 3 heures du matin, dans la nuit du 9 au 10 juillet à Tichy, sur la côte est de Béjaïa. Il était en compagnie des anciens détenus d’opinion : Khoudir Bouchelaghem, Tahar Achiche, Ghilas Ben Kerou, Lounes Ghougad, Rafik Belayel (un acteur), Malek Boudjemaa et son fils Mokrane Boudjemaa.

Au moins treize personnes sont actuellement en garde à vue au commissariat central de Béjaïa. L’ancien détenu d’opinion Mustapha Akkouche a été arrêté le 11 juillet, avec perquisition de son domicile le même jour. Il a quitté la prison récemment. Les autorités ont également perquisitionné les domiciles de Me Ouali, de Ghilas Kerou ainsi que celui de Salim Bouazza. Ce dernier est porté disparu depuis le 9 juillet et pourrait être en garde à vue, selon le CNLD. Ils résident tous à Akbou.

Des arrestations arbitraires

Ni leurs membres de famille ni leurs avocats n’ont été autorisés à leur rendre visite, et leur garde à vue pourrait se prolonger encore plusieurs jours. Selon l’article 65 du Code des procédures pénales, la garde à vue ne doit pas excéder 48 heures avant de présenter l’inculpé devant le parquet. Elle peut être renouvelée deux fois en cas d’atteinte à la sécurité de l’État, et jusqu’à cinq fois pour des crimes organisés, terroristes ou subversifs.

Il est important de rappeler que Mira Moknache subit un acharnement policier et judiciaire depuis le Hirak en raison de son militantisme pacifique. Elle a été poursuivie dans au moins dix affaires pour « terrorisme » (article 87 bis du code pénal) pour son affiliation présumée au MAK, un mouvement classé comme organisation terroriste par l’État algérien. Dans l’une des affaires, un tribunal d’Oran l’a condamnée à trois ans de prison ferme en appel. Son dossier est actuellement en attente devant la Cour suprême. Les militants actuellement en garde à vue avec elle sont d’anciens détenus d’opinion qui ont été condamnés, pour la majorité, en vertu de l’article 87bis du code pénal pour une présumée appartenance au MAK.

Ces arrestations arbitraires ont suscité l’indignation du collectif de défense des détenus d’opinion, de Riposte Internationale, du RCD et d’un nombre de militants et d’activistes.

Arrestations en cascade à Béjaïa : Riposte Internationale dénonce un acharnement des autorités

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Riposte Internationale condamne les arrestations en cascades, survenues récemment, dans la wilaya de Béjaïa, dont celle de l’enseignante universitaire Mira Moknache et de l’avocat Sofiane Ouali ainsi qu’un groupe de militants. L’organisation exprime des préoccupations urgentes concernant ces atteintes supplémentaires aux droits fondamentaux des citoyens. Elle appelle l’opinion publique nationale et internationale à réagir contre ces détentions politiques et dénonce ce qu’elle qualifie d’acharnement judiciaire motivé par des intérêts politiques. L’organisation réaffirme sa solidarité avec les détenus d’opinion et son engagement en faveur de la liberté d’expression défendue par les conventions internationales. Nous reproduisons ici la déclaration de l’ONG :

                 Déclaration

    RIPOSTE INTERNATIONALE dénonce les dizaines d’arrestations survenues en l’espace de quelques jours dans plusieurs localités de Béjaïa, visant des avocats, des journalistes et des défenseurs des droits humains. 

   RIPOSTE INTERNATIONALE prend en exemple les cas emblématiques de l’avocat Sofiane Ouali et de la professeure Mira Moknache, sans oublier d’autres militants et opposants.

   RIPOSTE INTERNATIONALE exprime ses vives et urgentes préoccupations face à ces cabales, qui s’ajoutent aux arrestations et répressions quotidiennes de militants pacifiquement engagés pour une société respectueuse des droits fondamentaux des citoyens.

   RIPOSTE INTERNATIONALE prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale sur le sort réservé à maître Sofiane Ouali, à Mme Mira Moknache et à d’autres détenus politiques injustement emprisonnés, et exhorte cette opinion à sortir de son mutisme en rappelant à l’Algérie ses engagements.

   RIPOSTE INTERNATIONALE dénonce l’acharnement judiciaire à travers ces arrestations, détentions et perquisitions, motivé par les échéances politiques fixées par le régime algérien.

   RIPOSTE INTERNATIONALE réaffirme sa pleine solidarité agissante et reste mobilisée quant à la situation des détenus d’opinion, informant de l’évolution de la situation.

   RIPOSTE INTERNATIONALE condamne ces pratiques arbitraires contre les militants et militantes tout en réitérant son engagement aux côtés de la société civile qui défend son droit à l’expression libre, tel que stipulé par les conventions et traités internationaux ratifiés par l’Algérie.

Paris le 14 juillet 2024

Riposte Internationale

Pour le Bureau Fédéral

 Ali Ait Djoudi

riposte2018@gmail.com

Bejaïa : prolongation inquiétante de la garde à vue de Mira Moknache, Me Ouali et un groupe de militants

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Ils sont en garde à vue depuis plusieurs jours au commissariat central de Bejaïa. L’enseignante universitaire Mira Moknache, l’avocat Sofiane Ouali ainsi qu’un groupe de militants n’ont pas été présentés devant le parquet ce dimanche.

L’universitaire Mira Moknache est en garde à vue depuis sept jours. Son avocat, membre du collectif de défense des détenus d’opinion, Sofiane Ouali, ainsi que d’autres militants dont Malek Boudjema, le fils de Mokrane Boudjemaa, Khoudir Bouchelaghem, Rafik Belayel, Tahar Achiche, Ghilas Ben Kerou, sont en garde à vue depuis quatre jours. Hier, la police a perquisitionné le domicile de Sofiane Ouali ainsi que ceux d’autres militants en garde à vue. Ce dimanche, alors que leur collectif de défense s’attendait à ce qu’ils soient présentés devant le parquet, la police a procédé à l’arrestation du lanceur d’alerte Yuva Menguelet, un lycéen de 18 ans, avec la perquisition de son domicile familial. Yuva Menguelet documente la situation des activistes et des détenus d’opinion sur son compte Facebook.

La prolongation de cette garde à vue devient de plus en plus inquiétante, d’autant plus que les familles et les avocats des personnes arrêtées n’ont pas été autorisés à leur rendre visite.