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jeudi 2 avril 2026
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Visas Schengen : l’Union européenne fait du chantage à l’Algérie

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La Commission européenne négocie avec l’Algérie et seize autres pays hors de l’espace Schengen en vue de les amener à accepter des «mesures strictes» d’expulsion de leurs ressortissants en situation illégale dans les pays de l’Union européenne en échange de l’octroi de visas aux ressortissants de ces pays.

L’information a été révélée par un rapport d’information au Comité sénatorial des Affaires européennes, daté du 19 octobre, consacré au suivi des conclusions de la commission d’enquête sur l’espace Schengen, préparé par deux sénateurs.

Le rapport indique que les Etats Schengen veulent faire de la politique des visas un «outil efficace» pour améliorer la coopération en matière de réadmission des immigrants clandestins, en introduisant un nouveau mécanisme pour l’application de procédures strictes pour le traitement des dossiers de visas émanant des pays qui ne coopéreraient pas suffisamment dans le domaine du rapatriement d’immigrants clandestins.

Le même rapport indique également que dix-sept pays extérieurs à l’espace Schengen étaient impliqués par ces nouvelles mesures, telles que l’Albanie, la Russie, l’Ukraine, la Serbie, le Pakistan et la Géorgie, en plus des négociations avec six autres pays : Algérie, Biélorussie, Nigeria, Tunisie, Chine et Jordanie, pour instaurer le principe de délivrer des visas aux immigrants illégaux.

«Un accord bilatéral visas/accueil des immigrants clandestins sera le principal aspect de la politique de migration des pays de l’UE à court terme», affirme le même rapport.

Par ailleurs, la commission d’enquête propose l’adoption de procédures simplifiées, plus rapides et plus sûres pour les dossiers de visas Schengen, notamment la possibilité de remplir et de signer une demande de visa électronique et un mécanisme «séquentiel» pour l’obtention de visas à entrées multiples, avec une période de validité plus longue pour les voyageurs jugés «bien intentionnés».

Il a également été proposé de faire passer le coût du visa de 60 euros actuellement à 80 euros et de confier les services de traitement des dossiers via des prestataires de services.

Kenzi Adam

Source : algeriepatriotique.com

Djamel Ould Abbès : «Bouteflika sera le candidat du FLN pour la présidentielle de 2019»

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Djamel Ould Abbes, secrétaire général du FLN, a officialisé ce 28 octobre la candidature du président algérien à sa propre succession, à l’occasion de l’investiture du nouveau chef du groupe de son parti à l’Assemblée populaire nationale.

L’actuel chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, se présentera à la prochaine élection présidentielle sous l’étiquette du Front de libération national (FLN). L’annonce a été faite ce 28 octobre par le secrétaire général du parti, Djamel Ould Abbes, à l’occasion de l’investiture du nouveau chef du groupe du FNL à la chambre basse du Parlement : «Je le dis en tant que secrétaire général du parti, le candidat du FLN pour l’élection présidentielle de 2019, c’est Abdelaziz Bouteflika.»

A plusieurs reprises, le chef de l’Etat algérien avait été invité par ses fidèles à se lancer une nouvelle fois dans la course à la magistrature suprême. Dernier soutien en date : celui apporté le 6 octobre par le Forum des chefs d’entreprise (FCE), la principale organisation patronale algérienne.

La santé d’Abdelaziz Bouteflika au centre de toutes les spéculations

Malgré les appels répétés des partis de l’opposition à appliquer l’article 102 de la Constitution (qui ouvre la voie à la destitution d’un président dans l’incapacité d’exercer ses fonctions), Abdelaziz Bouteflika, affaibli par un AVC survenu en 2013, tente d’occuper tant bien que mal l’espace médiatique. En réponse aux accusations qui dénoncent son inaptitude supposée à gérer les affaires du pays, le président algérien multiplie les rencontres avec les responsables étrangers.

De courtes séquences vidéos le montrant en train d’échanger brièvement avec ses hôtes viennent ponctuellement agrémenter les journaux de la télévision publique, afin de dissiper le sentiment de vacance du pouvoir. Une preuve  irréfutable que le chef de l’Etat algérien est à la barre selon ses soutiens, une mise en scène trompeuse pour ses opposants.

Source : RT France

Abdou Semmar poursuivi pour « menaces et diffamation » sur plaintes d’Ennahar et de Zoukh

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Le journaliste Abderrahmane Semmar, éditeur du site d’informations Algérie Part, est poursuivi  “diffamation” par le groupe Ennahar et le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a indiqué au HuffPost Algérie un de ses avocats, Me. Amine Sidhoum, citant son dossier judiciaire.

“Abdou” Semmar a été placé  jeudi 25 octobre 2018 sous mandat de dépôt après avoir été entendu, en comparution immédiate, par le juge d’instruction près le tribunal de Said Hamdine.

L’éditeur du site Algerie Part est poursuivi en diffamation par le groupe Ennahar, avait indiqué Me. Amine Sidhoum, qui avait également démenti, formellement les accusations “de chantage et extorsion” avancées par la même chaine de télévision privée.

Contacté par le HuffPost Algérie, le même avocat, qui a eu accès ce dimanche au dossier judiciaire, a fait savoir que les charges retenues contre Abderrahmane Semmar sont “menaces, diffamation et atteinte à la vie privée des gens”.

Les plaintes ont été déposées par le groupe Ennahar et le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, fait savoir la même source, pour une série d’articles rédigés et publiés par le journaliste.

Me. Sidhoum, se basant sur la citation à comparaître de l’accusé, a estimé que le dossier “est léger”, rajoutant que ces accusations “sont discutables”.

Il a déclaré qu’arrêter un journaliste par rapport à “ses écrits est problématique”, regrettant que “certaines chaînes audiovisuelles portent atteinte à la vie privée des gens” sans se sentir inquiétée. “Pourquoi ces deux poids deux mesures ?”, s’interroge-t-il.

Le même avocat s’est également interrogé comment “peut-on mettre des personnes en détention provisoire sans prendre en considération le principe de la présomption d’innocence”, regrettant également que “la Gendarmerie Nationale ne prend pas les dispositions nécessaires pour protéger l’intégrité physique et morale des accusés, ainsi que leur dignité”.

“Abdou” Semmar sera à nouveau entendu, avec le présentateur TV Merouane Boudiab, le 8 novembre prochain par le juge d’instruction, apprend-on de même source.

Abdou Semmar et Merouane Boudiab, journaliste et présentateur TV, ont été interpellés mardi par la gendarmerie.

Plusieurs médias ont lié cette arrestation ”à la guerre menée au “Facebookeur” Amir DZ.

La chaîne de télévision privée Ennahar TV évoquait pendant plusieurs jours une accusation “d’extorsion et de chantage” à son encontre.

huffpostmaghreb.com

Le tireur de Pittsburgh désire tuer des juifs

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Le procureur général a indiqué dimanche que l’auteur de la tuerie de Pittsburgh avait fait part, lors de son attaque, de « déclarations au sujet du génocide ».

Robert Bowers, l’homme inculpé pour avoir tué 11 personnes dans une synagogue à Pittsburgh, a évoqué le « génocide et son désir de tuer des juifs » pendant l’attaque contre ce lieu de culte samedi, ont confirmé dimanche matin les autorités américaines.

« Son désir de tuer des juifs ». « Au cours de son attaque meurtrière contre les personnes de la synagogue, Bowers a fait des déclarations au sujet du génocide et de son désir de tuer des juifs », a déclaré au cours d’une conférence de presse Scott Brady, procureur général de l’ouest de la Pennsylvanie, sans apporter davantage de précisions. Selon plusieurs médias, l’homme aurait crié pendant la tuerie : « Tous les juifs doivent mourir ».

Les victimes âgées de 54 à 97 ans. Les 11 personnes abattues samedi ont par ailleurs été identifiées dimanche, et leurs familles prévenues. Les personnes tuées, âgées de 54 à 97 ans, sont trois femmes et huit hommes. Parmi ces victimes figurent un couple et deux frères, a précisé Karl Williams, le chef de l’équipe médicale. Scott Brady a confirmé que Robert Bowers avait été inculpé de 29 chefs d’accusation et qu’il encourait la peine de mort. Blessé lors de sa confrontation avec les forces de l’ordre, il a été opéré et restait hospitalisé dans un état stable dimanche matin.

Le maire appelle à un débat sur les armes à feu. « Nous savons que la haine ne l’emportera jamais, que ceux qui essaient de nous diviser à cause de la façon dont nous prions ou de l’origine de nos familles dans le monde vont perdre », a estimé au cours de ce même point presse le maire de Pittsburgh, Bill Peduto. L’élu démocrate a également relancé l’épineux débat sur les armes à feu, alors que les fusillades endeuillent régulièrement les États-Unis. « J’ai entendu le président dire qu’il faudrait armer des gardes dans nos synagogues », a-t-il déclaré. « Notre approche devrait plutôt être : comment retirer les armes à feu – qui sont le dénominateur commun de toutes les fusillades en Amérique – des mains de ceux qui veulent exprimer leur haine raciste avec des meurtres ? », a-t-il suggéré.

Source : Europe1

Des djihadistes français impliqués dans l’esclavage sexuel des femmes yézidies

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La FIDH réclame la poursuite des djihadistes étrangers pour génocides et crimes contre l’humanité.

Un rapport de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), issu d’une enquête de terrain en collaboration avec l’ONG locale Kinyat, publié jeudi 25 octobre, décrit l’exercice de légitimation, d’organisation et de planification de la traite sexuelle des captives yézidies par les djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie. De cette enquête, précise et documentée, il ressort également que des combattants étrangers notamment Européens, dont plusieurs djihadistes français, ont été impliqués dans ces crimes. La FIDH demande que ceux-ci puissent être poursuivis par leur pays d’origine pour génocide et crimes contre l’humanité, « l’organisation ayant mis en place une politique d’élimination de la communauté yézidie passant notamment par l’esclavage sexuel et d’autres crimes sexuels contre les femmes et les filles ».

Nadia Murad, ex-esclave yézidie des djihadistes de l’EI en Irak, prix Nobel de la paix, de passage à Paris pour une rencontre avec Emmanuel Macron, a fait un détour dans les locaux de la FIDH à Paris. Elle a tenu à remercier les auteurs de ce rapport venus le présenter devant les journalistes :

C’est très difficile pour nous les survivants de témoigner. Nous mettons nos vies en danger. Il est donc très important de poursuivre ceux qui ont commis des crimes et que la justice soit faite.

« Ce rapport a réussi à recueillir un certain nombre de témoignages de femmes yézidies qui ont pu relater de manière circonstanciée l’abomination dont elles ont été victimes : esclavage, viol, violences sexuelles y compris avec des adolescentes. Des femmes réduites à vivre dans une barbarie passée et quasiment inimaginable, vendues comme du bétail, obligées dans certains cas de faire payer pour être rachetées », souligne l’avocat de la FIDH, Patrick Baudouin. Il poursuit : « Il ne s’agissait pas d’actes isolés. Mais de quelque chose de programmé et de voulu. C’était une directive donnée par l’EI. » S’appuyant sur l’enquête de la FIDH, il assure que « les djihadistes étrangers semblent avoir été les principaux ‘bénéficiaires’ de ce recours à l’esclavage, au viol et aux violences sexuelles ».

En août 2014, des djihadistes de l’EI ont envahi le mont Sinjar, fief de cette minorité religieuse kurdophone dans le nord de l’Irak, tuant des milliers d’entre eux et enlevant des milliers de femmes et d’adolescentes pour les réduire à l’état d’esclaves sexuelles.

Plus de 6.800 Yézidies auraient été retenues captives : 4.300 se seraient échappées ou auraient été rachetées et 2.500 seraient encore « disparues », affirme le rapport.

Selon les informations de l’ONG, « réduire les femmes en esclavage était un privilège réservé à certains combattants, notamment à ceux qui avaient un grade élevé ou qui étaient de nationalité étrangère ». D’après les témoignages recueillis, des femmes ont assuré avoir été offertes ou achetées par des combattants de l’EI qui sembleraient venir d’Arabie saoudite, de Libye, de Tunisie, du Liban, de Jordanie, de Palestine, du Yémen, de France, d’Allemagne, de Chine et des Etats-Unis. Le nombre de Français impliqués est impossible à déterminer, a précisé Amal Nassar, représente permanente FIDH auprès de la CPI.

Katrin, 30 ans, rescapée yézidie, a raconté à propos de son ravisseur :

Il m’a dit que je ne devais pas retourner dans ma famille parce qu’ils étaient infidèles, lui aussi avait quitté sa famille en France, parce qu’ils étaient infidèles. Il m’a montré des photos de ses enfants en France, ils lui ressemblaient beaucoup.

Elle raconte aussi que son ravisseur vivait avec sa famille. « J’ai été achetée par un Français qui m’a amenée vivre avec sa mère et ses deux sœurs à Raqqa. Je savais qu’il était français d’après la fille de leur voisin, qui était aussi française et qui m’a dit qu’ils étaient tous français. Sa sœur était aussi mariée à un Français de Deir Ezzor. »

Une autre femme, Salma, 26 ans, a rapporté :

Sa femme ne parlait pas un mot d’arabe, elle ne comprenait pas le problème des Yézidis. Elle n’arrêtait pas de demander ce que je faisais là, mais lui me disait de ne rien dire. Elle voulait que je parte. Quelques jours plus tard, il m’a emmenée loin de son foyer dans une autre maison. Là-bas, il m’a violée trois fois après m’avoir menottée et bâillonnée.
 Sarah Diffalah
Source : Obs

Sofiance Djilali : «Les islamistes algériens servent un agenda étranger»

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Sofiane Djilali

Dans une interview accordée au quotidien égyptien Al-Masry Al-Youm, le président de Jil Jadid, Sofiane Djilali, critique sévèrement le rôle des partis islamistes algériens, se réclamant de l’idéologie des Frères musulmans, qu’il accuse pour la première fois de défendre des intérêts politiques étrangers «qui leur imposent d’adapter leur politique avec l’agenda et les visées stratégiques» de ces puissances qu’il ne nomme pas, mais qu’on devine facilement.

Interrogé par le journal égyptien sur ce le rôle et la place des «Frères musulmans algériens» dans l’opposition, le leader de Jil Jadid explique qu’au moment du déclenchement du «printemps arabe» en 2011-2012, les «Frères», faisant notamment allusion au MSP d’Abdarrazak Mokri, «ont essayé de se dérober de leur responsabilité dans la gestion et se sont retournés contre leurs alliés, croyant inéluctable la fin du régime algérien». Et de poursuivre : «Ces calculs ont poussé, un moment, les islamistes à composer avec l’opposition, avant de se retourner encore contre eux, en essayant de monter à nouveau dans le train bouteflikien, à travers leur participation à des élections législatives puis locales qu’ils savaient pourtant truquées, et ce en contrepartie de quelques strapontins.»

Plus incisif, Sofiane Djilali considère que les partis islamistes algériens «se sont révélés finalement porteurs d’un projet qui s’inscrit en dehors du projet national».

Le chef de Jil Jadid explique aussi aux lecteurs égyptiens qu’il existe aussi en Algérie un autre courant islamiste algérien, d’obédience salafiste, représenté dans le passé par le Front islamique du salut, «dissous par voie de justice dans les années 1990 dans le sillage de la violence portée par l’islam politique», tout en relevant que «ce courant existe toujours mais n’a pas le droit d’activer politiquement».

A la question de savoir si l’élection présidentielle de 2019 est «jouée à l’avance», Sofiane Djilali se dit persuadé que rien n’est encore tranché. Pour lui, le récent remue-ménage à l’APN, les changements opérés au sein de l’institution militaire et l’emprisonnement d’un certain nombre de journalistes et d’artistes «connus» sont autant de preuves que le pouvoir a perdu son «homogénéité».

Par R. Mahmoudi 

Source : algeriepatriotique.com

Les membres du mouvement Hirak cessent leur grève de la faim

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ssus du mouvement de protestation Hirak, 22 détenus ont cessé le 26 octobre leur grève de la faim. Ils entendaient, par cet acte, dénoncer les fouilles «humiliantes» dont auraient été victimes leurs proches venus leur rendre visite.

22 prisonniers, membres du mouvement de protestation Hirak qui a secoué la région du Rif (Nord du Maroc) durant plusieurs mois entre 2016 et 2017, ont décidé le 26 octobre de mettre fin à leur grève enclenchée deux jours plus tôt afin de protester contre les fouilles «humiliantes» qui auraient été infligées à leur proches lors de leur visite en prison, à Casablanca.

Leur avocate, Bouchra Rouissi, a précisé que leur décision de cesser cette grève de la faim avait été prise après «les promesses de l’Administration pénitentiaire de satisfaire leurs demandes». Cette dernière a confirmé la fin de la grève, tout en assurant que la fouille avait été faite «dans le respect de la loi».

Le 26 juin dernier à Casablanca, la justice marocaine avait condamné à des peines comprises entre un et 20 ans de prison un total de 53 activistes accusés de former le noyau dur du «Hirak». La sévérité du verdict avait suscité des réactions d’incompréhension et d’indignation sur les réseaux sociaux suivies de plusieurs manifestations de protestation et de nombreux appels à la clémence du roi.

Selon Rabat, les mouvements de protestation menés par le Hirak ont fait plus de 600 blessés parmi les forces de l’ordre et causé sept millions de dirhams (640 000 euros) de dégâts.

Source : RT France

Riposte internationale appelle à la libération des journalistes algériens

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ri@gmail.com

00(33) 6 51 46 49 87

Date : 27/10/2018

 

Le gouvernement algérien ne cesse d’allonger la liste des journalistes emprisonnés.

Abdou SEMMAR, Merouane BOUDIAB et Adlène MELLAH ont été interpellés par les services de sécurité algériens et placés en détention provisoire à la prison D’Elharach. Ils sont poursuivis en compagnie d’autres citoyens sous des chefs d’inculpations qui accréditeraient une affaire du domaine du droit commun. Mais de nombreux indices alertent sur la très probable nature politique de ces poursuites.

Les journalistes du site Algériepart se sont fait connaître par un style impertinent et des révélations documentées sur des pratiques délictueuses dans divers milieux économiques et politiques. Travail relayé par l’émission “émission impossible” de la chaîne satellitaire Beur-Tv. Tout cela dénotait dans un environnement médiatique expurgé de l’investigation et soumis à un imprimatur sophistiqué.

À l’approche d’une présidentielle problématique, un tel penchant aux révélations devient des plus problématiques pour le pouvoir qui ne peut plus sursoir sa réaction.

Parmi ce qui alerte sur la nature liberticide de l’opération : l’implication passionnée d’une très controversée chaîne de télévision parapublique. Laquelle chaîne d’information est connue pour ses accointances assumées avec les milieux sécuritaires. Elle est aussi réputée pour sa proximité avec les tenants du pouvoir algérien.

Le lynchage médiatique organisé par ce média atteint des proportions bibliques. Dans ce domaine elle n’en est pas à son coup d’essai. Elle s’est toujours fait le fer de lance des attaques contre les activistes opposés au système.

En l’absence d’assurances incontestables sur la prétendue nature de droit commun des poursuites engagées contre SEMMAR et ses amis, Riposte Internationale les tient pour des atteintes au libre exercice de la profession de journaliste et apporte son soutien aux journalistes, artistes, sportifs arrêtés. En conséquence, elle exige leur libération comme elle réitère son appel à la libération de Merzouk TOUATI, de Said CHITOUR et des nombreux blogueurs incarcérés dans les prisons algériennes.

 

   Pour le Bureau

 Ali  AIT DJOUDI


version arabe

 

 

Ali Laskri, membre de l’Instance présidentielle du FFS : «Le pouvoir empêche la société civile de s’organiser»

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Le membre de l’instance présidentielle du Front des forces socialistes (FFS), Ali Laskri, dénonce les atteintes multiples contre les libertés et l’activité politiques des militants de l’opposition. Dans un discours prononcé hier à l’ouverture de la conférence nationale des élus à Alger, Ali Laskri a affirmé que «le droit à l’autodétermination est nié au peuple algérien, alors que le droit d’avoir des ‘‘droits’’ constitue la raison d’être et la légitimité fondatrice de l’Etat algérien». «Les libertés individuelles et collectives sont violées systématiquement pour éviter tout contre-pouvoir», a-t-il affirmé.

Ali Laskri a souligné que «le pouvoir autoritaire centralisé et policier contrôle le Parlement, la justice, la presse publique et privée, empêche la société civile de s’organiser pacifiquement et entrave par tous les moyens (pressions, intimidations, répression, poursuites judiciaires, licenciement, abus de pouvoir, arrestations de journalistes, emprisonnement de militants politiques, associatifs et des droits de l’homme…) l’action de l’opposition politique». Il estime ainsi que le régime «s’affirme» et «se drape d’une façade démocratique avec un Parlement illégitime qui ternit et met à mal l’image du pays à l’étranger.

La Constitution amendée a mis en place un système présidentiel ne laissant aucune initiative au Parlement».  Ali Laskri, également député, est revenu sur ce qui s’est passé à l’APN et a expliqué la position de son parti qui a boycotté la séance plénière. Il a commencé par dénoncer l’attitude des deux Chambres du Parlement qui, selon lui, n’assureraient pas leur mission constitutionnelles. «Nos parlementaires ont rappelé le 2 juillet 2018 à la clôture de la session parlementaire que, au lieu de présenter le bilan annuel du Parlement et d’évaluer l’année parlementaire dans le domaine de la législation et sur le plan de l’activité parlementaire, notamment le contrôle de l’action de l’Exécutif, les présidents des deux Chambres ont profité de cette tribune pour faire la promotion de réformes ratées, imposées par le pouvoir, loin de tout consensus et hypothéquant l’avenir du pays et des générations futures (hydrocarbures, gaz de schiste, privatisation des entreprises, foncier agricole)», a relevé M. Laskri.

Et d’ajouter que les députés du FFS ont pris la décision de boycotter l’ouverture de la session parlementaire le 3 septembre 2018 pour «dénoncer la mainmise du pouvoir exécutif sur le législatif et la mise en péril de l’avenir du pays et de l’ascension vers une Algérie démocratique et sociale». Ils ont également dénoncé «la majorité usurpée et les gouvernements successifs excellant dans la violation de la Constitution et des lois, et la pratique des coups de force et de la violence». Selon lui, devant les coups de force, la violence et la mise en faillite des institutions, «les parlementaires du FFS, pour une énième fois, ont boycotté la mascarade du 24 octobre 2018». Il rappelle que les députés de son parti ont demandé «une commission d’enquête sur la réapparition des épidémies et des maladies infectieuses et la gestion catastrophique du dossier de l’épidémie du choléra et des concessions du foncier agricole». Ali Laskri a souligné que le FFS lutte pour rendre le pouvoir au peuple. Pour ce faire, il relance son projet de l’élection d’une Assemblée constituante visant à instaurer un Etat de droit démocratique et social. Au plan économique, social, culturel et environnemental, le FFS dit militer «pour assurer un développement durable qui garantisse le progrès social et le bien-être des citoyens».

Abordant la situation interne au FFS, marquée par la radiation d’une députée et la suspension d’un autre, Ali Laskri a affirmé qu’ «il n’y a aucune crise au FFS». «Pour le moment, estime-t-il, notre priorité est la mobilisation politique du parti et de la société.»

Ali Laskri s’appuie ainsi sur le plan d’action du parti après le congrès extraordinaire démocratique qui «a permis aux militants de reprendre confiance en leurs capacités et leur intervention sur le terrain des luttes». Selon lui, les militants ont renoué des liens politiques solides avec la population. «Pour nos adversaires et la police politique, c’est cela qu’il faut détruire, c’est cet élan qu’il faut briser. Au final, seuls les actes et les positions politiques permettent la décantation», a-t-il dénoncé, assurant que le FFS s’est fixé comme tradition de «libérer les débats et de respecter les règles du jeu démocratique». «Il doit respecter et faire respecter sa différence qui est d’éviter les pratiques que nous ne cessons de condamner chez les autres formations qui ont vendu leur âme aux maîtres de l’heure», a-t-il insisté. 

Par Mokrane Ait Ouarabi
Source Journal El Watan

Affaire Bouhadja : une pause avant la succession de Bouteflika

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APN Photo/Bensale.B/APP

En l’absence d’institutions viables, tous les coups sont permis. Saïd Bouhadja, éjecté de la présidence de l’Assemblée Nationale, en a fait l’amère expérience

Le triste feuilleton Bouhadja clôt un pénible quatrième mandat. L’Assemblée Nationale (APN, chambre basse du Parlement) a élu, mercredi 24 octobre, un nouveau président, Mouadh Bouchareb, 47 ans, du FLN, premier parti à l’Assemblée, pour remplacer Saïd Bouhadja, 80 ans, également du FLN, destitué à l’issue d’une fronde inédite de la majorité parlementaire. La crise, qui a duré un mois, a mis en lambeaux le vernis institutionnel qui voulait donner au système politique algérien une façade plus ou moins présentable.

Le parlement algérien, disqualifié de fait dans la constitution de 1996, qui ne lui laisse pas de pouvoir, a été encore davantage écrasé par la pratique du pouvoir du président Abdelaziz Bouteflika. Celui-ci, en quatre mandats, n’a jamais estimé nécessaire de s’adresser aux députés. Le feuilleton de cette rentrée 2018 a accentué l’insignifiance du Parlement. Le président déchu de l’Assemblée, tout comme son successeur, appartient au FLN. Tous deux se réclament du président Bouteflika et de son programme, et affirment agir en son nom. Tous les acteurs de la crise ont d’ailleurs un souci constant : montrer qu’ils sont fidèles à un chef de l’Etat pourtant totalement absent.

Les députés eux-mêmes ont joué un rôle important dans l’opération de disqualification de l’Assemblée. Ils ont opté pour un “retrait de confiance”, une formule inconnue dans la constitution, la loi et le règlement intérieur de l’APN. Ils ont, symboliquement, mis un cadenas pour empêcher le président de l’Assemblée d’accéder à son bureau : les hommes qui font les lois sont ainsi devenus une entrave à la loi.

Dans un système politique normal, le parlement pourrait voter une motion de défiance contre le gouvernement, et même le renverser, selon l’article 98 de la constitution. En Algérie, où la séparation des pouvoirs n’existe pas, c’est le premier ministre Ahmed Ouyahia qui a conseillé au président de l’Assemblée de partir. Lequel, président de l’Assemblée, a déclaré qu’il était prêt à céder si le Chef de l’Etat, véritable maître de l’exécutif, le lui demandait. En un mot comme en cent, le comportement de tous les acteurs de cette crise a convergé vers un seul résultat : conforter l’insignifiance du Parlement algérien.

Enigme

L’épilogue de l’affaire Bouhadja, avec son départ, ne résout pas l’énigme qui a entouré cette crise. Pourquoi un moudjahid de 80 ans, discipliné, sans envergure politique, était-il devenu si important, au point où le pays est entré dans un bras de fer entre groupes politiques agissant dans l’ombre pour l’éliminer ou le soutenir ?

M.Bouhadja n’a aucun rôle dans la succession, dans le cas où le président Bouteflika, considérablement diminué depuis son AVC d’avril 2013, devait disparaître. La constitution de 1996 a soigneusement écarté les élus du scénario de la succession. Celle-ci est assurée par le président du Conseil de la Nation (Sénat), fonction assurée aujourd’hui par M. Abdelkader Bensalah, ou, à défaut, par le président du Conseil Constitutionnel, où trône M. Mourad Medelci. Tous deux sont de Tlemcen, comme le président Bouteflika, qui les a désignés à ces postes.

Dans la vie politique, M. Bouhadja n’a pas de rôle significatif non plus. Son rôle est mineur dans la confection des lois, qui sont faites ailleurs qu’au parlement. Il n’est pas connu pour des choix politiques ou idéologiques marqués. Sa présence à la tête du parlement relevait du simple souci d’un minimum d’équilibre régional dans les hautes fonctions de l’Etat : il est de l’est, quand les principaux autres postes sont détenus par des hommes de l’ouest puis du centre.

Atmosphère de fin de règne

La mise à l’écart de M. Bouhadja, alors que les incertitudes planent sur la capacité du chef de l’Etat à aller vers un cinquième mandat, dessine les contours du véritable enjeu qui agite aujourd’hui le sérail politique : il s’agit d’organiser la succession du président Bouteflika. Cette échéance cristallise toutes les énergies, et structure désormais la vie politique autour de différents pôles agissant dans l’ombre. S’il est difficile d’en cerner les contours, il est toujours possible d’en saisir certains effets collatéraux. L’un d’eux a été particulièrement spectaculaire : des bouleversements jamais connus dans la haute hiérarchie de l’armée, puis la mise en détention de cinq généraux, considérés comme des “barons” de l’ère Bouteflika. Parmi ces dignitaires touchés, deux chefs de région militaires, ainsi que le patron de la gendarmerie et celui de la police.

La multiplication des affaires confirme aussi une crispation autour des enjeux de la succession, sur laquelle tout le monde veut influer, mais qui reste un terrain réservé à un cercle restreint, constitué de la haute hiérarchie de l’appareil militaire et sécuritaire. Dans l’organisation de la succession, le parlement, le gouvernement, les partis et les autres institutions n’ont pas de rôle significatif. Ils se contentent d’offrir un décor à la partie qui se joue ailleurs, et dont le dénouement semble proche. Peut-être avant mai 2019, date prévue de la prochaine présidentielle, ce qui éviterait au pays un humiliant cinquième mandat.

Abed Charef

Politologue, écrivain et journaliste

Source : huffpostmaghreb.com