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mardi 17 février 2026
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La lettre de Reporters Sans Frontalières à Bouteflika

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S.E.M Abdelaziz Bouteflika

Présidence de la République algérienne démocratique et populaire
Place Mohamed Seddik Benyahia

El Mouradia

16000 Alger

 

Paris, le 30 octobre 2018

Monsieur le Président de la République,

Le jour où l’Algérie a célébré la journée nationale de la Presse, le 22 octobre 2018, le directeur des sites Algérie Direct et Dzair Presse, Adlène Mellah, a été arrêté par la gendarmerie nationale. Le lendemain, le rédacteur en chef et journaliste du site d’information Algérie Part, Abdou Semmar, et son collaborateur, Merouane Boudiab ont été interpellés, avant de comparaître deux jours plus tard devant le tribunal pénal de Said Hamdine. Adlène Mellah a quant à lui été présenté devant le tribunal correctionnel Abane Ramdane. Inculpés de diffamation et outrage aux institutions et atteinte à la vie privée, placés sous mandat de dépôt, ils risquent des peines allant de deux à cinq ans de prison.

Les trois journalistes ont été arrêtés et poursuivis pour leur activité journalistique. Notre organisation appelle à leur libération immédiate.

Monsieur le Président, dans votre message adressé aux journalistes et aux médias algériens à l’occasion de la journée nationale de la presse, vous avez évoqué le rôle déterminant des journalistes pour le renforcement de l’État de droit. Vous avez souligné l’importance de développer une presse professionnelle et indépendante. Pour la première fois, en 2016, sous votre présidence, la liberté de la presse est devenue un principe constitutionnel. RSF avait notamment salué à l’époque l’introduction de l’article 50 qui marquait une avancée importante pour le droit et la liberté d’informer en Algérie.

Monsieur le Président, nous nous adressons à vous en tant que premier garant du respect et de la mise en oeuvre des obligations internationales que votre pays a librement souscrites. Nous vous appelons à intervenir immédiatement en faveur de la libération des journalistes Abdou Semmar,  Merouane Boudiab, et Adlène Mellah.

Monsieur le Président, je vous prie d’agréer l’expression de ma très haute considération.

 

Christophe Deloire

Secrétaire général

Benghabrit réagit enfin sur le boycott de l’arabe en Kabylie

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Le ministère de l’éducation nationale(MEN)  a rompu le silence, mercredi soir, au sujet des actions de protestations en faveur de la généralisation de l’enseignement du Tamazight dans tous le pays observées par des collégiens et des lycéens en Kabylie depuis plusieurs jours en rappelant les mesures prises et celles à prendre dans le cadre de la promotion de cette langue depuis qu’elle est devenue la deuxième langue officielle en Algérie.

Dans le communiqué ci-dessous rendu public à ce propos, le MEN « rassure toute la communauté éducative. Le socle législatif de la langue amazighe est assuré aujourd’hui au niveau le plus élevé de nos textes: la Constitution » et  qu’il s’attelait « à faire de Tamazight une langue à part entière du paysage éducatif national », rappelant que le secteur a fait des efforts « importants et continus » pour la promotion de l’enseignement de Tamazight. Il a dans ce sens relevé que depuis 2014, l’enseignement de Tamazight « connaît une dynamique soutenue pour sa généralisation et son élargissement comme cela est clairement stipulé dans la circulaire-cadre de cette année scolaire 2018-2019 ».

Le MEN rappelle que « l’élargissement de l’enseignement de Tamazight de 11 wilayas en 2014 à 43 wilayas cette année, l’élaboration de manuels de Tamazight en caractère arabe, tifinagh et latin ainsi que des anthologies littéraires scolaires de Tamazight, affirmant que toutes les demandes pour l’ouverture de classes d’enseignement de Tamazight ont été satisfaites ».

Pour le département de Nouria Benghabrit, « le temps aujourd’hui est au travail pédagogique sur le terrain. Il faut aujourd’hui assurer la continuité dans l’encadrement des enseignants par une formation de qualité pour faire que sur le terrain cette langue, dans sa diversité, prenne la place qui lui revient, c’est-à-dire langue nationale et officielle »,  tout en soulignant qu' »aucun n’a intérêt à instrumentaliser l’école ou sur-politiser la question des langues ».

La ministre de l’Education nationale « en appelle, aujourd’hui, à la générosité et à l’engagement traditionnel des enseignants pour rattraper les cours perdus par les élèves des établissements ayant connu une perturbation des cours », conclut le communiqué.

Lila Ghali

Source :  algerie1.com

Une tentative de censure au salon international du livre d’Alger

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KOUKOU Editions cible d’une tentative de censure !

Mardi 30 octobre vers 18 heures, cinq individus en costard se disant « membre de la commission de lecture du ministère de la Culture » se sont présentés au stand de KOUKOU Éditions, au Salon international du livre d’Alger (Sila), (pavillon central, stand N° D 31). Prétextant un problème de coordination entre le Commissariat du Sila et le ministère de la Culture, ces fonctionnaires ont tenté de saisir deux ouvrages, pourtant légalement édités en Algérie. Il s’agit de :

 

 

  •  » Les derniers jours de Muhammad, enquête sur la mort mystérieuse du Prophète  » de l’universitaire tunisienne Hela OUARDI ;

 

  •  » Démoctature, des événements d’octobre 88 au 4e mandat »   ( en arabe ) de l’avocat algérien Mokrane AÏT-LARBI.

 

Après avoir rappelé aux préposés à la censure que l’interdiction éventuelle d’un livre relevait de la seule compétence du pouvoir judiciaire, nous leur avons opposé un refus catégorique de leur remettre les livres « litigieux », sans une décision émanant d’un magistrat.

L’article 44 de la Constitution est pourtant clair :  » (…) La mise sous séquestre de toute publication, enregistrement ou tout autre moyen de communication et d’information ne pourra se faire qu’en vertu d’un mandat judiciaire. Les libertés académiques et la liberté de recherche scientifique sont garanties « .

Au-delà du nécessaire débat qu’appellent les livres « litigieux », cette tentative de censure, pour l’instant avortée – est une violation de la Loi fondamentale.

Parce que nous sommes respectueux des seules lois – écrites – de la République,

– Nous refusons de nous soumettre à l’arbitraire des bureaucrates qui tentent d’usurper les prérogatives du magistrat ;

– Nous userons de tous les moyens légaux pour faire respecter nos droits d’éditeur, et nos libertés de citoyen.

Alger, le 31 octobre 2018.

Arezki AÏT-LARBI

Journaliste, directeur de KOUKOU Editions.

 

Le « New York Times » publie des photos d’enfants mourant de faim au Yémen

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Pendant plusieurs heures, des dizaines d’internautes ont été empêchés par Facebook de partager l’article du quotidien américain.

La photo s’affiche en « une » du New York Times du samedi 27 octobre. Le regard absent, presque résigné, une fillette squelettique est allongée sur un lit d’hôpital. Sa tête semble démesurée, comparée à son torse rachitique traversé par des côtes saillantes. Amal Hussain, 7 ans, est, selon l’ONG britannique Save the Children, l’un des cinq millions d’enfants yéménites victimes de la famine provoquée par la guerre qui, depuis 2015, oppose les rebelles houthistes soutenus par l’Iran, à la coalition menée par l’Arabie saoudite.

Difficilement supportable, ce cliché est à l’image de la situation décrite par le reportage qu’il accompagne. Evoluant avec le journaliste dans les cliniques du nord du Yémen, le lecteur y découvre les conséquences douloureuses de la crise humanitaire qui frappe le pays.

Sur le site du New York Times, l’article est entrecoupé de photographies aussi glaçantes que celle d’Amal Hussain. On y voit des enfants émaciés, sur une table médicale ou dans les bras d’une mère au visage creusé. Parmi eux, Wadah Askri Mesheel, un petit garçon de 11 mois, mort huit heures après avoir été photographié par Tyler Hicks.

En publiant ces images pénibles, le New York Times rompt avec une retenue souvent de mise à ce sujet dans de nombreux médias. Mais le quotidien veut susciter une prise de conscience, et profiter de l’écho donné aux bombardements saoudiens au Yémen par le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, le 2 octobre, au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul (Turquie).

Excès de la politique de « modération » de Facebook

Dans une tribune jointe à l’article, le journal a justifié sa démarche. « L’assassinat d’un seul homme a davantage attiré l’attention de la planète que la catastrophe en cours au Yémen », ont déploré le journaliste Eric Nagourney et le rédacteur en chef des pages internationales du New York Times, Michael Slackman, avant d’asséner : « Ces images révèlent l’horreur qu’est le Yémen aujourd’hui. Vous pouvez choisir de détourner le regard. Mais nous avons estimé que cette décision vous appartenait. »

 

Dans les heures qui ont suivi la mise en ligne de l’article, le 27 octobre, des dizaines d’internautes se sont plaints sur les réseaux sociaux de n’avoir pu le partager sur Facebook, la plate-forme supprimant leur message peu de temps après leur publication.

En cause, la photo illustrant le lien vers le reportage – la fillette en « une » du New York Times – qui enfreindrait les règles du réseau social et ce, non pas à cause de la violence du cliché, mais parce qu’il montre une mineure dénudée. Interpellé, Facebook a restauré les messages concernés, sans préciser le nombre d’utilisateurs ayant été touchés.

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise est montrée du doigt pour les excès de sa politique de modération, fondée sur des algorithmes et le travail d’employés. Le 27 août, une association à la mémoire d’Anne Frank avait été empêchée de partager sur sa page Facebook une étude soulignant le défaut d’enseignement de la Shoah aux Etats-Unis, ce rapport étant illustré par une photo d’enfants nus dans des camps de concentration.

Deux ans plus tôt, en septembre 2016, le célèbre cliché d’une fillette nue fuyant un bombardement au napalm lors de la guerre du Vietnam, photographiée par l’Américain Nick Ut en 1972, avait été retiré du réseau social après avoir été publié par le plus grand quotidien de Norvège. A chaque fois, la firme de Menlo Park (Californie) avait présenté ses excuses et fait machine arrière.

Par Alexandre Berteau

Journal Le Monde

Air Algérie annonce de nouvelles taxes sur les bagages

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La compagnie aérienne Air Algérie revoit sa politique en matière de bagages. Désormais, les passagers qui relieront l’Algérie à plusieurs pays particulièrement la France devront surveiller le poids de leurs valises.

La compagnie nationale de transport aérien, a donc décidé d’augmenter ses taxes sur le surplus de bagages à bord de ses vols à destination des aéroports français. La taxe passe de 6 à 9 euro.

 

Cette décision, explique Air Algérie par la voix de la direction de la division commerciale, est intervenue après que le poids de bagages maximal par personne soit réduit de 46 à 30 Kilogrammes

Désormais, 30kg maximum sont autorisés par bagage et par personne, et le surplus de bagages sera facturé à 900 da soit 9 euro par kilogramme sur les vols en direction des aéroports de Marseille, Montpellier, Bordeaux, Nice et Toulouse.

 

Echorouk a appris de sources bien informées que la taxe s’estimera à un million de centimes l’équivalent de 10 euros si vous rejoignez Lyon et jusqu’à 1100 dinars soit 11 euro pour les vols allant à Paris, Metz, Lille ou encore Mulhouse.

 

En outre, Air Algérie a limité à 30 kilos le poids des bagages pour la classe économique. Pour les voyageurs en classe affaires, le poids maximum des bagages est limité à 40 kilos. La compagnie aérienne a ajouté que, le poids du bagage à main est limité à 10 kilos pour les avions Boeing.

Nouara Bachouche
version française: Rachel Hamdi

« Histoire de Kabylie » livre de Youcef Zirem

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Histoire de Kabylie, le point de vue kabyle», de Youcef Zirem.

Une traversée de l’histoire de la Kabylie de l’antiquité à nos jours. 

«Histoire de Kabylie, le point de vue kabyle», de Youcef Zirem aux éditions Yoran Embanner, est un livre passionnant, si étonnant par la force de la narration qu’on s’y croirait. On peut dire que l’écrivain Youcef Zirem nous a surpris avec ce livre d’histoire écrit par un kabyle sur cette région d’Algérie habitée par les berbères kabyles depuis la préhistoire. Jusqu’ici nous étions habitués à voir des auteurs étrangers à notre culture écrire sur notre histoire.

Youcef Zirem est le premier kabyle à écrire sur l’histoire de son peuple dont les origines remontent à la nuit des temps. Les Kabyles sont un peuple pacifique qui a fait de la liberté et de la poésie depuis des milliers d’années un art de vivre où les contes, les chants, font partie du quotidien. Le livre se présente comme un résumé condensé exhaustif de l’histoire de la Kabylie.

La couverture de la première édition du livre est un dessin représentant Si Mohand Ou Mhand, le célèbre poète kabyle de l’errance et de la révolte, de la confédération des Aït Iraten. Il est né entre 1840 et 1845 à Icheraiouen, à Larbaâ Nath Irathen, et mourut le 28 décembre 1906 à l’hôpital des Sœurs blanches, près de Michelet (Aïn- El-Hammam) il est enterré au cimetière de Tikorabin, Asqif Netmana (le portique de la sauvegarde), dans le coin réservé aux étrangers. Si Mohand Ou Mhand a marqué la deuxième moitié du 19ème siècle et le début du 20ème siècle.

Si Mohand Ou Mhand a été poussé sur les routes après la destruction de son village par les français. Il n’accepta pas le nouvel ordre dicté par l’occupant refusant toute compromission avec la présence coloniale, il vécut en poète errant libre, égrainant des rimes, jamais soumis, maniant le verbe kabyle avec grand art, dénonçant le colonialisme et les travers de son temps.

Si Mohand Ou Mhand est entré dans la légende de son vivant comme ce fut le cas du poète chanteur kabyle Slimane Azem dans la deuxième moitié du 20ème siècle qui refusa toute compromission avec le pouvoir autoritaire de l’Algérie indépendante qui allait museler les libertés démocratiques et tenter d’effacer l’identité millénaire berbère. En fervent défenseur des libertés démocratiques et de son identité kabyle berbère occultée par l’Algérie indépendante, Slimane Azem fut contraint à l’exil. Il mourut en France en 1983.

 

La couverture de la réédition du livre est un dessin représentant l’héroïne guerrière kabyle Fadhma N’Soumer qui a résisté à la conquête française de 1849 à 1857. Elle est née en 1830 dans le village de Werja (Ouerdja), situé sur la route menant d’Aïn El Hemmam vers le col de Tirourda. Elle mena une résistance armée acharnée contre les Français. Le 27 juillet 1857, elle fut arrêtée au village Takhlicht Nath Atsou. Fadhma N’Soumer meurt en captivité en septembre 1863 à l’âge de 33 ans à Tablat. Ses cendres ont été transférées en 1994 à El Alia à Alger.

Il n’est pas aisé d’être le premier kabyle à écrire l’histoire de cette région et pourtant Youcef Zirem l’a fait avec le talent et la magie féconde pour nous captiver et nous émerveiller, dans un élan poétique de conteur, qu’ont seulement les plus grands écrivains. Les kabyles sont un peuple épris de liberté, véhiculant les plus hautes valeurs humaines, d’entraide, d’hospitalité, de démocratie, de droit d’asile, où la prison n’existe pas, où le fonctionnement du pouvoir ne génère aucun salaire. Les kabyles sont un peuple berbère constitué en tribus, en villages, en fédérations et confédérations.

« Histoire de Kabylie » est donc une plongée dans l’histoire millénaire de cette partie d’Afrique du nord, la partie Algérienne, la Kabylie, à travers l’histoire si riche de cette Afrique du nord berbère. Le Kabyle a toujours défendu sa langue, sa culture et sa liberté depuis des millénaires. Cette terre africaine du soleil, de toutes les richesses, était très convoitée, les envahisseurs furent nombreux. Le peuple kabyle a résisté depuis des siècles aux différentes invasions, en préservant sa langue et sa culture qui sont toujours vivaces de nos jours. Il n’a jamais plié jusqu’à l’arrivé des français. Le kabyle qui a vécu en harmonie avec la nature qui l’entoure n’a pas résisté à la politique de la terre brûlée organisée par ceux-ci.

C’est vers l’an 1000 avant J-C, que les Phéniciens installent des comptoirs le long de la côte nord-africaine pour asseoir leur domination commerciale en méditerranée, s’accommodant avec les royaumes numides avant que les Romains en fins stratèges, concurrents militaires et commerciaux ne viennent à leur tour tenter d’imposer leur domination sur l’Afrique du Nord berbère. Les kabyles comme les autres peuples berbères ont résisté à leur pénétration. Mais la convoitise de cette Afrique du nord va grandissante et la Kabylie va subir d’autres invasions, les Vandales, les Byzantins, les Arabes, les Espagnols, les Turcs et les Français. Islamisés les kabyles vont participer à la fondation de plusieurs dynasties berbères musulmanes dont la dynastie des fatimides qui fonda le Caire en l’an 969.

La domination turque n’a pas réussi à soumettre la Kabylie et les français ne viennent à bout de la résistance Kabyle qu’en 1872. «Lorsque la guerre d’Algérie éclate, la Kabylie est l’un des plus grands bastions de cette lutte pour la liberté. Mais une fois l’indépendance acquise, le régime d’Alger n’a de cesse de marginaliser cette région qui ne se laisse pas faire. La Kabylie se bat toujours pour ses valeurs, sa langue et sa culture.»

Youcef Zirem traverse l’histoire avec élégance relatant avec finesse l’essentiel. On apprend aussi énormément sur l’histoire contemporaine de la Kabylie, de l’indépendance à nos jours. Si aujourd’hui l’obscurantisme tente de lui faire perdre ses repères, son esprit libre et démocratique, il n’y parviendra pas, car les kabyles sont conscients du danger et semblent vouloir prendre leur destin en main. La Vérité, la liberté en sortiront vainqueurs, la lumière effacera les oppresseurs.

Youcef Zirem réussit un coup de génie pour un livre d’histoire, donner la parole à quelques intellectuels pour donner leur point de vue sur l’histoire de la Kabylie et réactualiser le livre en l’augmentant de plusieurs pages à chaque nouvelle réédition.

 Brahim SACI

Le choix d’un autre chemin

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Il a voulu quitter ce train qui prenait le chemin inverse de toutes ses attentes, cet itinéraire balisé, tracé d’avance.

Il avait voulu quitter ce rafiot craquant, qui prenait l’eau de toutes parts et où la multitude, gavée de foi, de promesses et de dogmes se cantonnaient dans l’hébétude et l’abrutissement.

C’est comme un acte de résistance : il voulait changer de peuple et de Dieu. Il voulait tenter autre chose. Vivre sa foi différemment parce qu’Allah, tel qu’on le lui apprenait aujourd’hui, était tellement à l’opposé de sa lucidité et de ses convictions !

C’est peut-être à cause de tous ces nouveaux prophètes qui, persuadés d’être les mandataires d’Allah, le consommaient à grands risques et le traînaient comme une dangereuse addiction, un neurotoxique, une drogue hallucinogène, une ivresse mystique ou une arme de destruction massive qu’ils lançaient, comme des obus, contre le peuple ingénu.

C’est aussi à cause de tous ces simples d’esprit, ces capons qui avouaient à chaque difficulté, à chaque souci, à chaque mauvais pas qu’ils n’attendaient rien de personne, pas même d’eux-mêmes mais qu’ils s’accrochaient seulement à Allah.

Et il avait mal au cœur, mal à l’âme, pour Allah empoigné comme on arrête un criminel ou un instigateur, Allah traîné dans la boue et implicitement accusé de maltraitance.

C’est aussi à cause de ces autres qui eux s’accrochent aux privilèges et utilisent Allah pour terrifier les masses et les empêcher de réfléchir.

Lui, il pleurait de rage et d’indignité. De honte d’appartenir à cette masse ignare !

C’est aussi à cause de ces énergumènes à la pensée sclérosée, à la parole rapide. Celui-là promet qu’il ne mangera pas le poisson attrapé. Il le jure par sa vie et celle de ses enfants, qu’il le gardera, qu’il le conservera, qu’il le momifiera. Parce que dans les yeux de la raie était écrit  » Allah « . Comme dans le ciel d’Alger en 2011.

Moi, je jurerais qu’il faudrait juste des séances de psy pour ce peuple écervelé. Ce peuple indolent, apathique face à l’ennui et aux longueurs des journées.

Mais lui était pressé. Il souhaitait un destin plus fiable, un peuple souverain.

Il cherchait donc un antidote. Une bouée de sauvetage. Une lueur au bout du tunnel. Il voudrait entrer en résistance, trouver un autre Dieu si possible (car il ne pouvait pas vivre sans Dieu), un être de lumière, un Seigneur juste à aimer et à remercier pour la vie qu’il avait mise en lui et les immenses capacités qu’il lui avait données : la capacité d’agir, de réagir, d’entreprendre, d’exécuter, de réfléchir et de réaliser.  La capacité d’aimer, de procréer, de haïr, de s’attendrir ou de s’endurcir. Et d’en assumer la responsabilité ou la culpabilité.

Parce qu’il était contre toute forme d’assistance, toute forme de déni de responsabilité qui encourage l’inertie et l’anarchie et qui réduit l’individu au rôle de simple témoin de sa vie, de sa réalité.

J’appris bien tard que le tribunal a jugé que le chrétien arrêté était jugé et condamné seulement parce qu’il s’était converti au christianisme.

Oui, la vie est belle. Allah est grand. L’homme est abracadabrant.

Katia BOUAZIZ

Financement du terrorisme par Lafarge : la DGSI impliquée ?

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Le contre-espionnage français était-il au courant des activités de Lafarge en Syrie ? L’avocat du cimentier aurait demandé aux juges en charge de l’enquête sur les soupçons de financement du terrorisme en Syrie d’interroger deux agents de la DGSI.

Les avocats de Lafarge, cimentier mis en examen pour financement de groupes terroristes en Syrie, dont Daesh, auraient demandé aux juges d’instruction chargés de l’affaire d’entendre deux agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Selon L’Express, qui rapporte l’information le 28 octobre, ces deux agents auraient assisté à une réunion du comité exécutif de Lafarge le 6 avril 2012.

Leur présence figure ainsi sur un document confidentiel, consulté par L’Express. A l’ordre du jour de cette réunion, entre autres, un topo réalisé par le directeur de la sûreté de Lafarge, Jean-Claude Veillard, sur la «protection de l’information», incluant une partie sur la Syrie. Dans ce document, on peut lire que «deux fonctionnaires de la DCRI [Direction générale de la Sécurité intérieure, ancien nom donné à la DGSI]» doivent participer à ce point «sûreté» devant la direction du géant du ciment. L’un des deux agents est présenté comme un spécialiste de la protection de l’information. Surnommé Monsieur H., son identité figure noir sur blanc sur le document selon l’hebdomadaire. L’autre agent surnommé Monsieur D. est présenté comme «correspondant Lafarge sur les aspects intelligence économique».

Les deux hommes seront interrogés sur ce qu’ils savaient des liens entre l’usine Lafarge installée à Jalabiya, en Syrie, et les groupes armés djihadistes. Pour renforcer sa défense dans cette affaire de pot-de-vin pour le moins embarrassante, Lafarge compterait donc impliquer davantage les renseignements français et donc les autorités françaises de l’époque.

Déjà, le 20 juillet, l’ancien ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a été entendu comme témoin dans l’enquête. Il a assuré ne pas avoir été informé des activités de l’entreprise affirmant qu’«aucun élément d’information» ne lui était parvenu concernant le maintien en Syrie de l’entreprise au prix de présumés arrangements financiers avec des groupes armés dont l’organisation terroriste Daesh.

Lafarge aurait informé les services français sur les terroristes

En avril, le journal Libération, sur base des procès-verbaux de l’audition du directeur de la sûreté du cimentier Lafarge, expliquait que Lafarge renseignait régulièrement l’Etat français sur plusieurs groupes terroristes basés près de son usine en Syrie.

Des contacts permanents auraient ainsi été entretenus entre les dirigeants de l’usine Lafarge en Syrie et les services de renseignement français. Jean-Claude Veillard avait révélé qu’il avait rencontré à 33 reprises les différents services de renseignement extérieur, la Direction du renseignement militaire (DRM), la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), entre 2012 et 2014. «Correspondant» de Lafarge au sein du contre-espionnage, le fameux Monsieur D. apparaîtrait selon L’Express régulièrement dans les agendas de Jean-Claude Veillard pendant la période cruciale où le cimentier est soupçonné d’avoir entretenu des relations financières avec les groupes terroristes locaux, dont Daech.

Huit cadres de Lafarge sont déjà mis en examen pour financement du terrorisme et mise en danger de la vie d’autrui. Le cimentier est accusé d’avoir payé d’importants pots-de-vin aux groupes terroristes présents en Syrie pour pouvoir maintenir son usine de Jalabiya en activité jusqu’en 2014.

Source : RT Fracne

 

Donald Trump veut mettre fin au droit du sol

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Donald Trump a affirmé dans un entretien télévisé vouloir mettre fin, par décret présidentiel, au droit du sol aux États-Unis, qu’il qualifie de « ridicule ».

Le président des États-Unis Donald Trump souhaite mettre fin, par décret, au droit du sol, qui stipule que tout enfant né sur le territoire américain a la nationalité américaine. Cette proposition, formulée dans la dernière semaine d’une campagne électorale dans laquelle Donald Trump tente de placer l’immigration au cœur des débats, pourrait cependant se heurter à de sérieux obstacles.

« Il faut que cela cesse ». Dans un entretien à Axios, le président affirme qu’il envisage de signer un décret pour que les enfants nés sur le sol américain de parents en situation irrégulière ne bénéficient plus de ce droit. « Nous sommes le seul pays au monde où, si une personne arrive et a un bébé, le bébé est citoyen des États-Unis… avec tous les avantages », affirme-t-il dans cet entretien télévisé. « C’est ridicule, c’est ridicule, il faut que cela cesse ».

Pas besoin d’amendement constitutionnel ? Au-delà de la levée de boucliers qu’elle devrait susciter, la possibilité même pour le président de pouvoir remettre en cause, par décret, ce principe inscrit dans le 14ème amendement de la Constitution, est vivement contestée par nombre de juristes. « On m’avait toujours dit que vous aviez besoin d’un amendement constitutionnel. Vous savez quoi ? Ce n’est pas le cas », avance le président au cours de l’entretien. « C’est en cours. Cela va se faire, avec un décret », ajoute-t-il.

Source : Europe1

Le 23e Salon du livre d’Alger s’ouvre au public

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ALGER – Le 23e Salon international du livre d’Alger (SILA) a ouvert, mardi aux Palais des expositions des Pins maritimes, ses portes au public venu en nombre en ce premier jour.

Dès l’ouverture du salon, les premiers visiteurs, majoritairement des jeunes, ont afflué au pavillon central, l’espace le plus attractif du Palais des expositions, qui accueille particulièrement des exposants spécialisés dans la littérature, le livre scolaire et parascolaire ainsi que le dictionnaire.

Le stand de 500 m² réservé à la Chine, invité d’honneur de cette édition, a attiré des visiteurs intéressés par la culture et la littérature de ce pays d’Asie de l’est qui propose quelques 10.000 titres dans divers domaines en Arabe, en anglais et en mandarin, langue nationale et officielle en Chine. D’autres visiteurs, étudiants notamment, ont afflué vers des stands de maisons d’édition d’ouvrages scientifiques comme la médecine, la psychologie et le droit.

Sur les quelques 20.000 m² de surface d’exposition, les visiteurs peuvent aller, pendant douze jours, à la rencontre de nombreux auteurs algériens et étrangers qui viendront dédicacer leurs oeuvres, en plus des débats et autres ateliers.

Plus d’un millier d’exposants dont 739 éditeurs étrangers venant de 47 pays prennent part à ce 23e Sila placé sous le slogan « Le livre ensemble ».

Inauguré officiellement lundi par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le Salon du livre d’Alger se poursuit jusqu’au 10 novembre aux Palais des expositions des Pins-Maritimes.

APS