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samedi 4 avril 2026
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Hongrie : la journaliste qui avait frappé des migrants est relaxée

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L’incident s’était produit début septembre 2015, au pic de la crise migratoire en Europe.

La vidéo avait fait le tour de monde. En septembre 2015, une journaliste hongroise, caméra à l’épaule, avait fait des croche-pieds pour empêcher des migrants d’échapper à la police. Elle en avait aussi frappé certains. Petra Laszo a été acquittée mardi par la Cour suprême qui a annulé les condamnations des instances précédentes.

« La vidéaste a été relaxée en l’absence d’infraction », a déclaré la Cour suprême dans un communiqué. La haute juridiction a estimé que le tribunal et la cour d’appel qui avaient condamné cette journaliste n’avaient pas retenu le bon chef d’inculpation à son encontre.

Les images de cette opératrice de télévision donnant, caméra à l’épaule, des coups de pied à un homme et son fils et tentant de faire trébucher une fillette, à la frontière entre Hongrie et Serbie, avaient suscité l’indignation, alors que Budapest était déjà sous le feu des critiques pour son attitude hostile envers les migrants.

L’incident s’était produit début septembre 2015, au pic de la crise migratoire en Europe. Ce jour-là, plusieurs groupes avaient forcé un cordon de policiers hongrois.

Un « assaut » de migrants

La Cour suprême a reconnu dans ses motifs que Petra Laszlo avait donné deux coups de pied, et tenté d’en infliger un troisième, mais a estimé que le contexte était celui d’un « assaut de plusieurs centaines de migrants fuyant l’intervention de la police ».

L’acte commis, « bien que moralement incorrect et illicite, était une perturbation, et non du vandalisme ». C’est cette dernière infraction qui avait été retenue contre la journaliste par les juridictions précédentes. La Hongroise avait écopé à ce titre d’une mise à l’épreuve de trois ans prononcée en janvier 2017.

« Le processus pénal doit être annulé »

« La perturbation étant un délit mineur et prescrit, le processus pénal doit être annulé », conclut le communiqué. La journaliste, qui travaillait alors pour une chaîne en ligne proche de l’extrême droite, s’était défendue en disant avoir « paniqué ».

Le père de famille syrien visé par son croche-pied avait ému l’opinion publique et obtenu l’asile en Espagne avec son fils. Il s’agissait d’un ex-entraîneur de première division en Syrie. Il avait été invité par une école d’entraîneurs de football de la banlieue madrilène pour y travailler.

 

Source : Le Parisien

Tilyuna la talentueuse

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De la cohésion à la fusion, et de l’éclosion à l’évasion

Il y a un style et il y a du son, comme il y a des connotations poétiques suivies d’envolées lyriques, et cela s’appelle un don. Tilyuna SU (pseudonyme de Souad Chibout), auteure et chanteuse-compositrice-interprète, est cette jeune artiste qui sait fleurir, par son talent, des bourgeons sur des épines. Là où elle passe, sous ses pas feutrés et sur ses pages vierges, pousse une herbe verte ; là où elle chante, les oiseaux l’imitent en demeurant inertes. La poésie d’une part et la violence qu’elle combat de l’autre. Les rimes d’une harmonie dans son monde et la cacophonie qu’elle refoule dans l’autre. L’équilibre vient de cet esprit ouvert de sa jeune tête faisant allusion à beaucoup de choses dans cette vieille vie tordant les plus vulnérables et dans laquelle grandit et apprend l’innocente âme, la sienne. Sensible, elle a su peindre à la couleur de ses émotions la volonté qui la nourrit et les exigences qu’elle provoque et auxquelles répond graduellement et consciemment sa ténacité. Le sens d’une existence est dans ce qui la motive à progresser en allant droit vers ses objectifs clairs et définis.

L’art, pour elle, est sa façon de chercher le beau. Elle a vu et compris sans avoir l’âge comme elle agît en fonction d’un âge qui a vu et vécu. Elle parle de la vie, de son côté positif qui apaise l’esprit, du bonheur qu’il procure et de l’optimisme qui l’accompagne, comme elle s’interroge sur l’autre vie qui la concurrence, les émotions négatives, la conscience froissée, l’échec qui ramollit et ce dont il nous prive, avec toujours ce relent amer de regret en filigrane, quant à l’automne de sa vie, on se dit que nous sommes partis sans être satisfaits. Elle parle de la liberté en l’écrivant et en la chantant, et elle est Liberté. Elle évoque les voyages sans fin dans son texte comme elle associe sa voix aux sonorités de ses mélodies, et elle est le parfum conciliant s’emportant au gré du vent. Elle parle de Tamazgha qu’elle parcourt avec le bout de sa plume couleur de la langue de ses ancêtres comme elle la chante pour mieux la peaufiner du timbre de sa voix résistant à tout, et elle est une Tamazight par l’esprit, par le sang et par la langue. Elle parle du désarroi et de l’injustice sociale qui rongent la société comme elle chante l’espoir qui habite les jeunes têtes, et elle est l’exemple de toutes ces âmes damnées s’estimant lésées dans leurs honneurs. Elle parle des douleurs de ses personnages en déphasage avec eux-mêmes comme elle les extirpe avec douceur tout en continuant à se battre pour un lendemain meilleur dans un pays, le sien, en pleurs. Elle sème sur ses pages vierges et passages des graines d’éducation que d’autres récoltent avec attention et satisfaction.

La voix pétillante et le verbe frais. Tout se dessine avec minutie sous ses yeux à l’image d’une ouvrière appliquée devant sa toile. La séduction de son verbe rime avec introspection, et celle de sa mélodie avec édification. C’est ce qui forge son esprit et nourrit ses façons. Et pour ressentir et vivre plus intensément l’ampleur des vagues sur lesquelles on se laisse bercer, « Asikel », sa nouvelle (tullist) publiée aux éditions Achab est conseillée, et « Lfusi lfusi » et « Igugem nnaqus », ses albums sortis aux éditions Ifri Music sont recommandés. Dire que la patience lui a permis de se forger un esprit en la propulsant, que le temps a permis de la qualifier par l’ « auteure-compositrice et arrangeuse », et la persévérance à bonifier encore et davantage sa passion pour son art pour ainsi répandre les couleurs de ses aspirations.

S’inscrivant dans la tradition des chansons à textes et musiques appropriées en restant fidèle à son rythme et dans un style inclassable, Tilyuna Su associe ses beaux textes poétiquement ciselés à ses mélodies sensiblement harmonisées, la douceur dans la voix et les notes de musique aux bouts de ses doigts. Un genre et du talent invitant l’esprit à s’y impliquer et l’oreille à s’y intéresser.

Tilyuna Su a un style d’écriture pur, fidèle à elle et un timbre de voix honnête, propre à elle. S’inspirant des maisons kabyles de son village Aït-Soula, des montagnes de la Kabylie, d’Akfadou à Djurdjura, des brises matinales, des bruines évocatrices et des arbres solitaires l’ayant toujours aidée à aller de l’avant, elle vient par son travail transmettre aux générations futures ce qui serait récolté demain à la bonne saison et pour des raisons s’inscrivant dans la pérennité de l’histoire des Amazighs, de leur identité et de leurs cultures si riches et si variées.

De la cohésion à la fusion, et de l’éclosion à l’évasion en passant par les belles choses qui lui ressemblent, ainsi elle se livre sans préparation dans ce monde qu’elle peint et l’accueille. C’est dans ce contexte que Souad Chibout élabore sa vision des choses en parlant des siens et de ce qui les caractérise. Dans le choix de ses mots face aux maux, une certaine osmose s’invite comme s’applique sa propre conception des choses.

                                                                                                      Mohand-Lyazid Chibout (Iris)

 

1er novembre : cri de colère d’un militant

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 64e anniversaire du déclenchement de la révolution

LE FLN AU MUSÉE

 

Aujourd’hui en ces temps difficiles, il devient vital pour les nouvelles générations de prendre connaissance du contenu de l’appel du 1er  novembre 1954 au peuple algérien pour pouvoir affronter le présent et l’avenir dans un pays à la dérive…

En résumé, l’appel disait :

« Peuple algérien, militants de la cause nationale. À vous qui êtes appelés à nous juger, notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussé à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bienfondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi, est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres « politicailleurs » véreux.  Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement national a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement national révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que sous les aspects internes le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action, et sous les aspects extérieurs le climat de détente est favorable pour le règlement des problèmes mineurs dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de la Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. À noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays !

Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous relégués à l’arrière ! Nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé de soutien indispensable de l’opinion populaire ! Dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde Algérienne.

L’heure est grave ! Devant la situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsable et militants conscients ralliant autour d’elle la majorité des éléments encore « sains » et décidée à juger le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence pour le lancer aux cotés des frères marocains et tunisiens dans la lutte révolutionnaire».

Et c’est ainsi que les 22 historiques réunis chez la famille DERRICHE (à Clos Salembier- El Madania) décidèrent du déclenchement de la lutte armée. Les « Six » prirent, à Rais Hamidou (chez BOUCHEKOURA) la décision de la date du 1er Novembre 1954.

Plusieurs actions furent entreprises, mettant en émoi la population européenne. Le peuple Algérien avait pris son destin en main. La lutte a été longue, douloureuse, mais l’issue certaine au prix du sang, du sacrifice suprême. Le peuple Algérien a arraché son indépendance, mais cette dernière lui a été confisquée !

Le premier président du GPRA Ferhat Abbas savait et voyait venir la course au « kourssi ». L’indépendance acquise au prix fort du sang n’a pas suffi à ces assoiffés de pouvoir.  Tels des vautours autours de leur proie, nos valeureux « moudjahidines » ! Ou supposés l’être (ceux des frontières Est-Ouest), suréquipés par l’opportuniste Houari Boumediene, se sont accaparé le pouvoir, et l’armée a pris de force les destinées de tout un peuple qui se relevait de 7 années de guerre. En effet, la guerre des clans se dessinait. L’extérieur avait pris le dessus sur l’intérieur.

Après le coup de force contre Benyoucef Benkhedda, président du GPRA, l’Algérie basculera dans une guerre fratricide postindépendance. La zone autonome d’Alger dirigée par Yacef Saadi s’opposera aux maquisards de la wilaya IV. Il y a eu des dizaines de morts. L’histoire retiendra que la sagesse et la probité morale des deux présidents du GPRA ont sauvé l’Algérie d’un nouveau Congo.

Le peuple Algérien était loin d’imaginer la folie des hommes. Il était très loin d’imaginer que ses « leaders » politiques de la révolution allaient prendre le pouvoir avec une férocité presque bestiale.

Le culte de la personnalité a pris le dessus sur la raison et a ruiné l’Algérie. Les coups d’état ont fait leur apparition au grand désarroi des citoyennes et citoyens. Ahmed Benbella qui a assassiné la démocratie en imposant le parti unique, a lui aussi été « déboulonné »par le coup d’état fomenté par Houari Boumediene le 19 juin 1965. On peut dire que ce que nous vivons actuellement est le résultat des coups d’état antérieurs.

Le peuple Algérien en paie le prix fort aujourd’hui. Les Algériens, pouvaient-ils imaginer un seul instant nos décideurs de la révolution de 54, le FLN de Novembre entre les mains d’opportunistes sans foi ni loi ?

Par prémonition, le défunt Mohamed BOUDIAF savait le FLN en péril. Ce parti glorieux est à la solde du pouvoir. Le départ précipité du SG Amar Saadani pour cause de « maladie » n’a été que subterfuge, mensonge et tromperie. Le peuple Algérien n’est pas dupe, il est même mature. Les échéances prochaines (législatives) pointent à l’horizon et la « machine infernale » de la fraude est mise en branle. Certains nostalgiques d’un passé révolu à jamais parlent déjà d’un 5ème mandat pour « Fakhamatouhou ». Et la voix du peuple, on en fait quoi ?

Est-il possible que les actuels parlementaires (députés illégitimes et sénateurs désignés par la Chkara) puissent en toute quiétude, accepter que les choses restent en l’état ? Contempler l’image désolante d’un président, complètement absent, figé sur un fauteuil roulant, moralement et physiquement, totalement différent du président américain (Rosevelt). Le nouveau désigné du FLN d’aujourd’hui (par un autre coup d’état scientifique), pourtant médecin sait mieux que quiconque ce qu’est un AVC quand ça touche le cerveau. Le président du conseil constitutionnel Medelci (même s’il reconnait qu’il n’est pas très intelligent) savait lui aussi l’état de santé du président sortant ! Le peuple Algérien dans sa majorité a été trahi. Le pays est dévasté par tant de crises politiques, sécuritaires et socio-économiques…Une tragédie malheureusement prévisible depuis longtemps déjà en raison de l’illégitimité, l’inaction, et particulièrement l’incompétence criarde du pouvoir en place.

Pendant ce temps, le peuple Algérien est réduit à un simple cobaye. Celui qui subit sans brancher, traumatisé qu’il est par 10 années de souffrances, de pleurs et de leurres. Oui, le peuple Algérien a été trahi. Il paye le prix aujourd’hui le prix fort, celui de l’humiliation.

Nous sommes devenus la risée du monde. À quoi aura servi notre indépendance alors que près de 14 millions d’Algériens vivent sous le seuil de la pauvreté ?

Sont-ils frappés de cécité ceux qui nous gouvernent aujourd’hui ? L’Algérie va tout droit vers la catastrophe. La chute du prix du pétrole est une malédiction pour eux (le pouvoir), car elle montre le visage réel d’un régime agonisant qui ne sait plus quoi faire devant autant de contestations. Tous les secteurs sont à l’arrêt, l’éducation, la santé, et même le sport ! Peut-il s’enorgueillir, notre président, d’organiser deux coupes du monde, alors que n’avons pas pu réussir l’organisation d’une seule coupe d’Afrique ?

Arrêtons de mentir au peuple, à notre jeunesse qui préfère se jeter à la mer que de rester au pays. Est-ce cela le rêve souhaité par nos valeureux combattants, alors que célébrons le 64ème anniversaire du déclenchement de la révolution ? Sont-ils conscients au moins nos gouvernants issus de la fraude électorale ?

Le peuple n’est pas dupe, il est même plus mature que le pouvoir. Si aujourd’hui, il observe calmement, demain si les choses restent en l’état, il montrera sa colère. Les nouvelles « attaques contre le peuple » contenues dans toutes les dispositions de la loi de finances 2019, prises sans concertation ni réflexions sérieuses, qui aggraveraient les disparités déjà existantes par toutes les taxations injustes du pauvre peuple sans défense, le coup d’état scientifique de l’APN illégitime, les arrestations « coup de poing » des journalistes, blogueurs, artistes et militants des droits de l’homme, l’annonce du 5éme mandat mortifère pourraient être le commencement d’une dérive dont Dieu seul sait son issue .

Sont-ils conscients au moins nos gouvernants ?

C’est là, mon point de chute : «Point de raison, point de sagesse, mais point de conscience, et c’est l’Algérie qui s’effondre».

ALLAH YESSETER….

Vive l’Algérie. Gloire à nos martyrs.

Abdelkader KRIBI

Ancien militant de la cause nationale

Zone autonome d’Alger

 

La lettre de Reporters Sans Frontalières à Bouteflika

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S.E.M Abdelaziz Bouteflika

Présidence de la République algérienne démocratique et populaire
Place Mohamed Seddik Benyahia

El Mouradia

16000 Alger

 

Paris, le 30 octobre 2018

Monsieur le Président de la République,

Le jour où l’Algérie a célébré la journée nationale de la Presse, le 22 octobre 2018, le directeur des sites Algérie Direct et Dzair Presse, Adlène Mellah, a été arrêté par la gendarmerie nationale. Le lendemain, le rédacteur en chef et journaliste du site d’information Algérie Part, Abdou Semmar, et son collaborateur, Merouane Boudiab ont été interpellés, avant de comparaître deux jours plus tard devant le tribunal pénal de Said Hamdine. Adlène Mellah a quant à lui été présenté devant le tribunal correctionnel Abane Ramdane. Inculpés de diffamation et outrage aux institutions et atteinte à la vie privée, placés sous mandat de dépôt, ils risquent des peines allant de deux à cinq ans de prison.

Les trois journalistes ont été arrêtés et poursuivis pour leur activité journalistique. Notre organisation appelle à leur libération immédiate.

Monsieur le Président, dans votre message adressé aux journalistes et aux médias algériens à l’occasion de la journée nationale de la presse, vous avez évoqué le rôle déterminant des journalistes pour le renforcement de l’État de droit. Vous avez souligné l’importance de développer une presse professionnelle et indépendante. Pour la première fois, en 2016, sous votre présidence, la liberté de la presse est devenue un principe constitutionnel. RSF avait notamment salué à l’époque l’introduction de l’article 50 qui marquait une avancée importante pour le droit et la liberté d’informer en Algérie.

Monsieur le Président, nous nous adressons à vous en tant que premier garant du respect et de la mise en oeuvre des obligations internationales que votre pays a librement souscrites. Nous vous appelons à intervenir immédiatement en faveur de la libération des journalistes Abdou Semmar,  Merouane Boudiab, et Adlène Mellah.

Monsieur le Président, je vous prie d’agréer l’expression de ma très haute considération.

 

Christophe Deloire

Secrétaire général

Benghabrit réagit enfin sur le boycott de l’arabe en Kabylie

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Le ministère de l’éducation nationale(MEN)  a rompu le silence, mercredi soir, au sujet des actions de protestations en faveur de la généralisation de l’enseignement du Tamazight dans tous le pays observées par des collégiens et des lycéens en Kabylie depuis plusieurs jours en rappelant les mesures prises et celles à prendre dans le cadre de la promotion de cette langue depuis qu’elle est devenue la deuxième langue officielle en Algérie.

Dans le communiqué ci-dessous rendu public à ce propos, le MEN « rassure toute la communauté éducative. Le socle législatif de la langue amazighe est assuré aujourd’hui au niveau le plus élevé de nos textes: la Constitution » et  qu’il s’attelait « à faire de Tamazight une langue à part entière du paysage éducatif national », rappelant que le secteur a fait des efforts « importants et continus » pour la promotion de l’enseignement de Tamazight. Il a dans ce sens relevé que depuis 2014, l’enseignement de Tamazight « connaît une dynamique soutenue pour sa généralisation et son élargissement comme cela est clairement stipulé dans la circulaire-cadre de cette année scolaire 2018-2019 ».

Le MEN rappelle que « l’élargissement de l’enseignement de Tamazight de 11 wilayas en 2014 à 43 wilayas cette année, l’élaboration de manuels de Tamazight en caractère arabe, tifinagh et latin ainsi que des anthologies littéraires scolaires de Tamazight, affirmant que toutes les demandes pour l’ouverture de classes d’enseignement de Tamazight ont été satisfaites ».

Pour le département de Nouria Benghabrit, « le temps aujourd’hui est au travail pédagogique sur le terrain. Il faut aujourd’hui assurer la continuité dans l’encadrement des enseignants par une formation de qualité pour faire que sur le terrain cette langue, dans sa diversité, prenne la place qui lui revient, c’est-à-dire langue nationale et officielle »,  tout en soulignant qu' »aucun n’a intérêt à instrumentaliser l’école ou sur-politiser la question des langues ».

La ministre de l’Education nationale « en appelle, aujourd’hui, à la générosité et à l’engagement traditionnel des enseignants pour rattraper les cours perdus par les élèves des établissements ayant connu une perturbation des cours », conclut le communiqué.

Lila Ghali

Source :  algerie1.com

Une tentative de censure au salon international du livre d’Alger

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KOUKOU Editions cible d’une tentative de censure !

Mardi 30 octobre vers 18 heures, cinq individus en costard se disant « membre de la commission de lecture du ministère de la Culture » se sont présentés au stand de KOUKOU Éditions, au Salon international du livre d’Alger (Sila), (pavillon central, stand N° D 31). Prétextant un problème de coordination entre le Commissariat du Sila et le ministère de la Culture, ces fonctionnaires ont tenté de saisir deux ouvrages, pourtant légalement édités en Algérie. Il s’agit de :

 

 

  •  » Les derniers jours de Muhammad, enquête sur la mort mystérieuse du Prophète  » de l’universitaire tunisienne Hela OUARDI ;

 

  •  » Démoctature, des événements d’octobre 88 au 4e mandat »   ( en arabe ) de l’avocat algérien Mokrane AÏT-LARBI.

 

Après avoir rappelé aux préposés à la censure que l’interdiction éventuelle d’un livre relevait de la seule compétence du pouvoir judiciaire, nous leur avons opposé un refus catégorique de leur remettre les livres « litigieux », sans une décision émanant d’un magistrat.

L’article 44 de la Constitution est pourtant clair :  » (…) La mise sous séquestre de toute publication, enregistrement ou tout autre moyen de communication et d’information ne pourra se faire qu’en vertu d’un mandat judiciaire. Les libertés académiques et la liberté de recherche scientifique sont garanties « .

Au-delà du nécessaire débat qu’appellent les livres « litigieux », cette tentative de censure, pour l’instant avortée – est une violation de la Loi fondamentale.

Parce que nous sommes respectueux des seules lois – écrites – de la République,

– Nous refusons de nous soumettre à l’arbitraire des bureaucrates qui tentent d’usurper les prérogatives du magistrat ;

– Nous userons de tous les moyens légaux pour faire respecter nos droits d’éditeur, et nos libertés de citoyen.

Alger, le 31 octobre 2018.

Arezki AÏT-LARBI

Journaliste, directeur de KOUKOU Editions.

 

Le « New York Times » publie des photos d’enfants mourant de faim au Yémen

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Pendant plusieurs heures, des dizaines d’internautes ont été empêchés par Facebook de partager l’article du quotidien américain.

La photo s’affiche en « une » du New York Times du samedi 27 octobre. Le regard absent, presque résigné, une fillette squelettique est allongée sur un lit d’hôpital. Sa tête semble démesurée, comparée à son torse rachitique traversé par des côtes saillantes. Amal Hussain, 7 ans, est, selon l’ONG britannique Save the Children, l’un des cinq millions d’enfants yéménites victimes de la famine provoquée par la guerre qui, depuis 2015, oppose les rebelles houthistes soutenus par l’Iran, à la coalition menée par l’Arabie saoudite.

Difficilement supportable, ce cliché est à l’image de la situation décrite par le reportage qu’il accompagne. Evoluant avec le journaliste dans les cliniques du nord du Yémen, le lecteur y découvre les conséquences douloureuses de la crise humanitaire qui frappe le pays.

Sur le site du New York Times, l’article est entrecoupé de photographies aussi glaçantes que celle d’Amal Hussain. On y voit des enfants émaciés, sur une table médicale ou dans les bras d’une mère au visage creusé. Parmi eux, Wadah Askri Mesheel, un petit garçon de 11 mois, mort huit heures après avoir été photographié par Tyler Hicks.

En publiant ces images pénibles, le New York Times rompt avec une retenue souvent de mise à ce sujet dans de nombreux médias. Mais le quotidien veut susciter une prise de conscience, et profiter de l’écho donné aux bombardements saoudiens au Yémen par le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, le 2 octobre, au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul (Turquie).

Excès de la politique de « modération » de Facebook

Dans une tribune jointe à l’article, le journal a justifié sa démarche. « L’assassinat d’un seul homme a davantage attiré l’attention de la planète que la catastrophe en cours au Yémen », ont déploré le journaliste Eric Nagourney et le rédacteur en chef des pages internationales du New York Times, Michael Slackman, avant d’asséner : « Ces images révèlent l’horreur qu’est le Yémen aujourd’hui. Vous pouvez choisir de détourner le regard. Mais nous avons estimé que cette décision vous appartenait. »

 

Dans les heures qui ont suivi la mise en ligne de l’article, le 27 octobre, des dizaines d’internautes se sont plaints sur les réseaux sociaux de n’avoir pu le partager sur Facebook, la plate-forme supprimant leur message peu de temps après leur publication.

En cause, la photo illustrant le lien vers le reportage – la fillette en « une » du New York Times – qui enfreindrait les règles du réseau social et ce, non pas à cause de la violence du cliché, mais parce qu’il montre une mineure dénudée. Interpellé, Facebook a restauré les messages concernés, sans préciser le nombre d’utilisateurs ayant été touchés.

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise est montrée du doigt pour les excès de sa politique de modération, fondée sur des algorithmes et le travail d’employés. Le 27 août, une association à la mémoire d’Anne Frank avait été empêchée de partager sur sa page Facebook une étude soulignant le défaut d’enseignement de la Shoah aux Etats-Unis, ce rapport étant illustré par une photo d’enfants nus dans des camps de concentration.

Deux ans plus tôt, en septembre 2016, le célèbre cliché d’une fillette nue fuyant un bombardement au napalm lors de la guerre du Vietnam, photographiée par l’Américain Nick Ut en 1972, avait été retiré du réseau social après avoir été publié par le plus grand quotidien de Norvège. A chaque fois, la firme de Menlo Park (Californie) avait présenté ses excuses et fait machine arrière.

Par Alexandre Berteau

Journal Le Monde

Air Algérie annonce de nouvelles taxes sur les bagages

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La compagnie aérienne Air Algérie revoit sa politique en matière de bagages. Désormais, les passagers qui relieront l’Algérie à plusieurs pays particulièrement la France devront surveiller le poids de leurs valises.

La compagnie nationale de transport aérien, a donc décidé d’augmenter ses taxes sur le surplus de bagages à bord de ses vols à destination des aéroports français. La taxe passe de 6 à 9 euro.

 

Cette décision, explique Air Algérie par la voix de la direction de la division commerciale, est intervenue après que le poids de bagages maximal par personne soit réduit de 46 à 30 Kilogrammes

Désormais, 30kg maximum sont autorisés par bagage et par personne, et le surplus de bagages sera facturé à 900 da soit 9 euro par kilogramme sur les vols en direction des aéroports de Marseille, Montpellier, Bordeaux, Nice et Toulouse.

 

Echorouk a appris de sources bien informées que la taxe s’estimera à un million de centimes l’équivalent de 10 euros si vous rejoignez Lyon et jusqu’à 1100 dinars soit 11 euro pour les vols allant à Paris, Metz, Lille ou encore Mulhouse.

 

En outre, Air Algérie a limité à 30 kilos le poids des bagages pour la classe économique. Pour les voyageurs en classe affaires, le poids maximum des bagages est limité à 40 kilos. La compagnie aérienne a ajouté que, le poids du bagage à main est limité à 10 kilos pour les avions Boeing.

Nouara Bachouche
version française: Rachel Hamdi

« Histoire de Kabylie » livre de Youcef Zirem

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Histoire de Kabylie, le point de vue kabyle», de Youcef Zirem.

Une traversée de l’histoire de la Kabylie de l’antiquité à nos jours. 

«Histoire de Kabylie, le point de vue kabyle», de Youcef Zirem aux éditions Yoran Embanner, est un livre passionnant, si étonnant par la force de la narration qu’on s’y croirait. On peut dire que l’écrivain Youcef Zirem nous a surpris avec ce livre d’histoire écrit par un kabyle sur cette région d’Algérie habitée par les berbères kabyles depuis la préhistoire. Jusqu’ici nous étions habitués à voir des auteurs étrangers à notre culture écrire sur notre histoire.

Youcef Zirem est le premier kabyle à écrire sur l’histoire de son peuple dont les origines remontent à la nuit des temps. Les Kabyles sont un peuple pacifique qui a fait de la liberté et de la poésie depuis des milliers d’années un art de vivre où les contes, les chants, font partie du quotidien. Le livre se présente comme un résumé condensé exhaustif de l’histoire de la Kabylie.

La couverture de la première édition du livre est un dessin représentant Si Mohand Ou Mhand, le célèbre poète kabyle de l’errance et de la révolte, de la confédération des Aït Iraten. Il est né entre 1840 et 1845 à Icheraiouen, à Larbaâ Nath Irathen, et mourut le 28 décembre 1906 à l’hôpital des Sœurs blanches, près de Michelet (Aïn- El-Hammam) il est enterré au cimetière de Tikorabin, Asqif Netmana (le portique de la sauvegarde), dans le coin réservé aux étrangers. Si Mohand Ou Mhand a marqué la deuxième moitié du 19ème siècle et le début du 20ème siècle.

Si Mohand Ou Mhand a été poussé sur les routes après la destruction de son village par les français. Il n’accepta pas le nouvel ordre dicté par l’occupant refusant toute compromission avec la présence coloniale, il vécut en poète errant libre, égrainant des rimes, jamais soumis, maniant le verbe kabyle avec grand art, dénonçant le colonialisme et les travers de son temps.

Si Mohand Ou Mhand est entré dans la légende de son vivant comme ce fut le cas du poète chanteur kabyle Slimane Azem dans la deuxième moitié du 20ème siècle qui refusa toute compromission avec le pouvoir autoritaire de l’Algérie indépendante qui allait museler les libertés démocratiques et tenter d’effacer l’identité millénaire berbère. En fervent défenseur des libertés démocratiques et de son identité kabyle berbère occultée par l’Algérie indépendante, Slimane Azem fut contraint à l’exil. Il mourut en France en 1983.

 

La couverture de la réédition du livre est un dessin représentant l’héroïne guerrière kabyle Fadhma N’Soumer qui a résisté à la conquête française de 1849 à 1857. Elle est née en 1830 dans le village de Werja (Ouerdja), situé sur la route menant d’Aïn El Hemmam vers le col de Tirourda. Elle mena une résistance armée acharnée contre les Français. Le 27 juillet 1857, elle fut arrêtée au village Takhlicht Nath Atsou. Fadhma N’Soumer meurt en captivité en septembre 1863 à l’âge de 33 ans à Tablat. Ses cendres ont été transférées en 1994 à El Alia à Alger.

Il n’est pas aisé d’être le premier kabyle à écrire l’histoire de cette région et pourtant Youcef Zirem l’a fait avec le talent et la magie féconde pour nous captiver et nous émerveiller, dans un élan poétique de conteur, qu’ont seulement les plus grands écrivains. Les kabyles sont un peuple épris de liberté, véhiculant les plus hautes valeurs humaines, d’entraide, d’hospitalité, de démocratie, de droit d’asile, où la prison n’existe pas, où le fonctionnement du pouvoir ne génère aucun salaire. Les kabyles sont un peuple berbère constitué en tribus, en villages, en fédérations et confédérations.

« Histoire de Kabylie » est donc une plongée dans l’histoire millénaire de cette partie d’Afrique du nord, la partie Algérienne, la Kabylie, à travers l’histoire si riche de cette Afrique du nord berbère. Le Kabyle a toujours défendu sa langue, sa culture et sa liberté depuis des millénaires. Cette terre africaine du soleil, de toutes les richesses, était très convoitée, les envahisseurs furent nombreux. Le peuple kabyle a résisté depuis des siècles aux différentes invasions, en préservant sa langue et sa culture qui sont toujours vivaces de nos jours. Il n’a jamais plié jusqu’à l’arrivé des français. Le kabyle qui a vécu en harmonie avec la nature qui l’entoure n’a pas résisté à la politique de la terre brûlée organisée par ceux-ci.

C’est vers l’an 1000 avant J-C, que les Phéniciens installent des comptoirs le long de la côte nord-africaine pour asseoir leur domination commerciale en méditerranée, s’accommodant avec les royaumes numides avant que les Romains en fins stratèges, concurrents militaires et commerciaux ne viennent à leur tour tenter d’imposer leur domination sur l’Afrique du Nord berbère. Les kabyles comme les autres peuples berbères ont résisté à leur pénétration. Mais la convoitise de cette Afrique du nord va grandissante et la Kabylie va subir d’autres invasions, les Vandales, les Byzantins, les Arabes, les Espagnols, les Turcs et les Français. Islamisés les kabyles vont participer à la fondation de plusieurs dynasties berbères musulmanes dont la dynastie des fatimides qui fonda le Caire en l’an 969.

La domination turque n’a pas réussi à soumettre la Kabylie et les français ne viennent à bout de la résistance Kabyle qu’en 1872. «Lorsque la guerre d’Algérie éclate, la Kabylie est l’un des plus grands bastions de cette lutte pour la liberté. Mais une fois l’indépendance acquise, le régime d’Alger n’a de cesse de marginaliser cette région qui ne se laisse pas faire. La Kabylie se bat toujours pour ses valeurs, sa langue et sa culture.»

Youcef Zirem traverse l’histoire avec élégance relatant avec finesse l’essentiel. On apprend aussi énormément sur l’histoire contemporaine de la Kabylie, de l’indépendance à nos jours. Si aujourd’hui l’obscurantisme tente de lui faire perdre ses repères, son esprit libre et démocratique, il n’y parviendra pas, car les kabyles sont conscients du danger et semblent vouloir prendre leur destin en main. La Vérité, la liberté en sortiront vainqueurs, la lumière effacera les oppresseurs.

Youcef Zirem réussit un coup de génie pour un livre d’histoire, donner la parole à quelques intellectuels pour donner leur point de vue sur l’histoire de la Kabylie et réactualiser le livre en l’augmentant de plusieurs pages à chaque nouvelle réédition.

 Brahim SACI

Le choix d’un autre chemin

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Il a voulu quitter ce train qui prenait le chemin inverse de toutes ses attentes, cet itinéraire balisé, tracé d’avance.

Il avait voulu quitter ce rafiot craquant, qui prenait l’eau de toutes parts et où la multitude, gavée de foi, de promesses et de dogmes se cantonnaient dans l’hébétude et l’abrutissement.

C’est comme un acte de résistance : il voulait changer de peuple et de Dieu. Il voulait tenter autre chose. Vivre sa foi différemment parce qu’Allah, tel qu’on le lui apprenait aujourd’hui, était tellement à l’opposé de sa lucidité et de ses convictions !

C’est peut-être à cause de tous ces nouveaux prophètes qui, persuadés d’être les mandataires d’Allah, le consommaient à grands risques et le traînaient comme une dangereuse addiction, un neurotoxique, une drogue hallucinogène, une ivresse mystique ou une arme de destruction massive qu’ils lançaient, comme des obus, contre le peuple ingénu.

C’est aussi à cause de tous ces simples d’esprit, ces capons qui avouaient à chaque difficulté, à chaque souci, à chaque mauvais pas qu’ils n’attendaient rien de personne, pas même d’eux-mêmes mais qu’ils s’accrochaient seulement à Allah.

Et il avait mal au cœur, mal à l’âme, pour Allah empoigné comme on arrête un criminel ou un instigateur, Allah traîné dans la boue et implicitement accusé de maltraitance.

C’est aussi à cause de ces autres qui eux s’accrochent aux privilèges et utilisent Allah pour terrifier les masses et les empêcher de réfléchir.

Lui, il pleurait de rage et d’indignité. De honte d’appartenir à cette masse ignare !

C’est aussi à cause de ces énergumènes à la pensée sclérosée, à la parole rapide. Celui-là promet qu’il ne mangera pas le poisson attrapé. Il le jure par sa vie et celle de ses enfants, qu’il le gardera, qu’il le conservera, qu’il le momifiera. Parce que dans les yeux de la raie était écrit  » Allah « . Comme dans le ciel d’Alger en 2011.

Moi, je jurerais qu’il faudrait juste des séances de psy pour ce peuple écervelé. Ce peuple indolent, apathique face à l’ennui et aux longueurs des journées.

Mais lui était pressé. Il souhaitait un destin plus fiable, un peuple souverain.

Il cherchait donc un antidote. Une bouée de sauvetage. Une lueur au bout du tunnel. Il voudrait entrer en résistance, trouver un autre Dieu si possible (car il ne pouvait pas vivre sans Dieu), un être de lumière, un Seigneur juste à aimer et à remercier pour la vie qu’il avait mise en lui et les immenses capacités qu’il lui avait données : la capacité d’agir, de réagir, d’entreprendre, d’exécuter, de réfléchir et de réaliser.  La capacité d’aimer, de procréer, de haïr, de s’attendrir ou de s’endurcir. Et d’en assumer la responsabilité ou la culpabilité.

Parce qu’il était contre toute forme d’assistance, toute forme de déni de responsabilité qui encourage l’inertie et l’anarchie et qui réduit l’individu au rôle de simple témoin de sa vie, de sa réalité.

J’appris bien tard que le tribunal a jugé que le chrétien arrêté était jugé et condamné seulement parce qu’il s’était converti au christianisme.

Oui, la vie est belle. Allah est grand. L’homme est abracadabrant.

Katia BOUAZIZ