26.9 C
Alger
lundi 6 avril 2026
Accueil Blog Page 217

Examens scolaires 2019: la période des inscriptions prolongée jusqu’au 22 novembre 2018

0

La période des inscriptions aux examens scolaires nationaux pour l’exercice 2018/2019, qui était fixée du 15 octobre au 15 novembre, a été prolongée jusqu’au jeudi 22 novembre prochain, annonce mardi la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit.

« La période des inscriptions pour les candidats aux examens scolaires nationaux (Bac, BEM, 5e AP) a été prolongé pour la session de 2019 jusqu’au jeudi 22 novembre 2018 », précise la ministre sur sa page Facebook.

Les inscriptions pour les candidats aux examens scolaires s’effectuent sur le site de l’Office national des examens et concours (ONEC).

Pour le baccalauréat, les futurs candidats doivent s’inscrire sur l’adresse http://bac.onec.dz, pour le Brevet de l’enseignement moyen (BEM) sur http://bem.onec.dz, tandis que pour l’examen de fin de cycle primaire, l’adresse est http://cinq.onec.dz.

L’examen du baccalauréat aura lieu du 16 au 20 juin, celui du BEM du 9 au 11 juin, alors que l’examen de la 5ème année primaire est fixé au 29 mai.

APS

La LADDH s’indigne du blocage du programme CapDel en Kabylie

0

Selon la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, le lancement de ce programme de développement local à Beni Maouche (Bejaïa) et Tigzirt (Tizi Ouzou) est bloqué « depuis des mois sans aucune explication », alors qu’elles font partie des dix communes pilotes choisies pour sa mise en œuvre.

Dans une déclaration, la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) a exprimé son indignation devant le blocage des actions prévues au titre du programme CapDel dans deux communes de Kabylie, à savoir Beni Maouche (wilaya de Bejaïa) et Tigzirt (wilaya de Tizi Ouzou).

La mise en œuvre du CapDel dans ces deux communes, déplore la LADDH, est bloquée “depuis des mois sans aucune explication”.

Pour rappel, un des objectifs du “Programme de renforcement des capacités des acteurs du développement local” (CapDel), lancé par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, avec le soutien de l’Union Européenne et du Programme des Nations unies pour le développement en Algérie, est d’appuyer le “développement des capacités des acteurs locaux pour favoriser le développement local et l’accès à des services publics de qualité”. Son autre objectif est d’appuyer à la modernisation de l’administration locale.

Les actions que prévoit ce programme doivent être menées dans dix communes pilotes qui sont, outre Beni Maouche et Tigzirt, Ghazaouet (Tlemcen), Ouled Ben Abdelkader (Chlef), Djemila (Setif), El Khroub (Constantine), Babar (Khenchela), Messaad (Djelfa), Timimoun (Adrar) et Djanet (Illizi).

“Blocage inexpliqué”

Le maire de Beni Maouche a déjà lancé un appel à mettre fin à ce blocage inexpliqué, rappelle la LADDH, soulignant que le CapDel “a suscité de l’espoir et des attentes chez les acteurs locaux et les populations”.

La ligue précise qu’elle “a été saisie par le maire [de Beni Maouche] et par plusieurs acteurs locaux de la société civile” et que l’appel à débuter ce programme dans ces « deux communes de Kabylie, au même titre que les autres concernées », intervient après plusieurs démarches infructueuses : des correspondances adressées aux autorités compétentes par le maire de Beni Maouche, des contacts pris par la Ligue elle-même avec des responsables du CapDel, et, enfin, une question orale adressée par un député de Bejaïa au ministre de l’intérieur et des Collectivités locales.

CapDel : une démarche plus participative

Le CapDel devrait permettre au gouvernement en 2018-2019 d’expérimenter une nouvelle méthode d’élaboration des Plan communaux de développement (PCD) qui soit plus sensible aux préoccupations des acteurs locaux et des opérateurs économiques, les PCD « nouvelle génération » devant être élaborés de façon participative.

Le 11 novembre dernier, un incubateur de projets associatifs à réaliser dans le cadre de ce programme a été inauguré à Alger dans le but, notamment, de favoriser la promotion des femmes et des jeunes.

 

Violences au stade du 5 juillet : 4 policiers blessés « grièvement », la DGSN enquête sur le tabassage d’un supporter

0

Dix-huit policiers ont été blessés dont « quatre grièvement » arrêtés par les forces de l’ordre à l’issue du match MCA-UMSB (0-1) hier mardi au stade du 5 juillet, a indiqué ce mercredi la DGSN dans un communiqué posté sur sa page Facebook. Vingt-deux supporters ont été également blessés lors des violences qui ont marqué la fin de ce match.

« 42 supporters ont été arrêtés durant ces événements, dont 22 pour trouble à l’ordre public et les autres pour port d’armes blanches et possession de drogues et de psychotropes », selon le communiqué.

Par ailleurs, une enquête sera ouverte pour vérifier l’authenticité de la vidéo diffusée depuis hier soir sur les réseaux sociaux et montrant des violences policières sur un supporter isolé au stade du 5 juillet, en marge du match MCA-USMBA, selon la DGSN.

 

« La DGSN annonce que ses services ont entamé une enquête sur l’authenticité de la vidéo partagée sur les réseaux sociaux montrant un comportement inapproprié de certains agents de maintien de l’ordre lors de l’exercice de leurs fonctions », a indiqué la DGSN.

La vidéo en question montre plusieurs policiers s’acharnant sur un supporter à terre, lui assénant plusieurs coups de matraque sur diverses parties de son corps.

 

Source TSA

Katia Touat, une poésie qui interpelle le cœur et l’esprit

0

« Ijeɣlalen n tudert » est un magnifique recueil de poésie en langue kabyle de Katia Touat publié aux éditions Achab, disponible en Algérie.

En ouvrant le recueil, nous sommes de prime à bord éblouis par la beauté qui s’en dégage comme un baume apaisant pour supporter les tiraillements subis par la pensée afin d’en écarter les ombres pour plus d’éclaircies.

L’attention est tout de suite happée par la liberté du style poussée à son paroxysme comme pour mieux retenir le lecteur dans une tentative hâtive de réduire toute réticence et résistance du mental pour une libération du regard des contingences de la condition humaine. Sortir de la forme vers d’autres configurations et styles, dans une volonté d’attiser la curiosité de l’esprit pour une poésie sans cesse renouvelée.

Les vers s’articulent parfois empreints d’une grande mélancolie, mais sans exagération, car l’imaginaire kabyle rend tout cloisonnement et enfermement quasi impossibles. Une poésie moderne par sa musicalité et le rythme tirant sa force dans un décloisonnement de la pensée libérant l’esprit. Katia Touat ne s’accommode pas des influences et des représentations, curieuse et surmontant les difficultés, elle essaie d’aller au plus profond d’elle-même pour saisir les éléments nécessaires pour dépeindre avec bienveillance la complexité de l’existence.

Les poèmes se succèdent dans un jaillissement de lumière surprenant, magnifiant, élevant l’esthétique de cet art littéraire que cisèle Katia Touat avec la force du cœur. L’effort se précise avec dextérité dans un élan stylistique singulier et irrégulier qui à première vue peut paraître hyperbolique dans son expression.

Au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture du livre, une poésie profonde s’offre à nous parfois pour nous surprendre par un renouveau du genre et du style qui interpelle, bouscule, éclaire et élève l’esprit. Katia Touat sort des sentiers battus, elle ne se perd pas dans des descriptions et développements inutiles et superflus.

La langue kabyle est merveilleusement ciselée, travaillée, pour transfigurer les douleurs, les déchirures du cœur, de l’âme, dans un élan poétique bienveillant et salutaire.

Brahim SACI

 

Djamel Ould Abbes a démissionné de son poste de secrétaire général du FLN

2

ALGER- Le Secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) a décidé ce mercredi de quitter ses fonctions de Secrétaire général de ce parti en raison de « soucis de santé qui lui imposent un congé de longue durée », apprend-on de source officielle.

L’intérim sera assuré par Moad Bouchareb en attendant que les organes habilités du parti du FLN se prononcent sur son remplacement, précise-t-on de même source.

APS

Tizi-Ouzou : Lancement du concours « La ville la plus propre »

0

Un concours sur “La ville la plus propre” sera lancé à travers la wilaya de Tizi-Ouzou, a annoncé lundi le wali, Abdelhakim Chater lors d’une cérémonie de remise de prix aux cinq communes participantes à la première édition du prix national “Ville verte” organisée au siège de la wilaya.

M. Chater a souligné la nécessité pour la wilaya de “s’intégrer dans la stratégie nationale de développement écologique”, indiquant à ce propos, “qu’après le concours de la Ville verte, organisé au niveau national, et le concours Rabah Aissat du village le plus propre, organisé par l’Assemblée populaire de wilaya, nous allons lancer celui de la ville la plus propre”.

Une compétition qui va être lancée avant la prochaine Journée mondiale de l’environnement qui coïncide avec le 05 juin de chaque année.

Cela va permettre, a-t-il souligné de “créer un esprit de compétition entre les différentes villes et localités et participera, inévitablement, à l’amélioration du cadre de vie des citoyens, à la création de richesses et d’emplois”.

En outre, le responsable de l’exécutif local a déploré le nombre “réduit” de communes de la wilaya ayant pris part au concours de “La ville verte”, 05 communes sur les 67 que compte la wilaya, appelant les autres communes à “en faire de même”.

Il sera d’ailleurs, a-t-il indiqué, “inclus, désormais, un barème écologique dans l’inscription aux plans communaux de développement (PCD) et au fonds de garantie des collectivités locale (FGCL)” pour, a-t-il ajouté, “inciter les autres communes à se mettre de la partie”.

Cinq communes ayant pris part à la première édition du prix national de la “Ville verte”, lancée par le Ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables, dont la commune d’Azazga, Yakouren, Ifigha, Tizi Rached et Tizi Ghenif, ont été honorées pour leur participation lors de cette cérémonie.

 

Source : huffpostmaghreb.com

Le Royaume-Uni aurait refusé d’accueillir Asia Bibi par crainte de «troubles» islamistes

0

Offrir l’asile à Asia Bibi, chrétienne menacée de mort au Pakistan pour des accusations de blasphème ? Très peu pour le Royaume-Uni, à en croire l’Association britannique des chrétiens pakistanais. Le pays craindrait des «troubles» islamistes.

Asia Bibi, chrétienne pakistanaise mère de cinq enfants, qui a passé huit ans dans les couloirs de la mort pour blasphème dans son pays avant d’être acquittée et libérée, ne serait pas la bienvenue Outre-Manche. C’est ce qu’a fait savoir l’Association britannique des chrétiens pakistanais au quotidien britannique The Telegraph.

e Royaume-Uni n’a pas offert «d’asile automatique», alors que «plusieurs pays se sont proposés», a ainsi expliqué le militant Wilson Chowdhry, membre de l’association, estimant que la famille ne viendrait certainement pas au Royaume-Uni. Selon lui, c’est par peur de «troubles potentiels provoqués dans le pays» que les autorités britanniques auraient pris cette décision.

En cause notamment, la présence dans les îles britanniques d’une communauté musulmane pakistanaise conséquente dont les membres les plus radicaux verraient d’un mauvais œil l’asile ainsi accordé à Asia Bibi et pourraient commettre des actions violentes sur le sol britannique. Wilson Chowdhry explique en outre que le Royaume-Uni redouterait des attaques de «terroristes islamistes» contre ses ambassades et ses ressortissants à l’étranger.

Des milliers d’islamistes réclament sa pendaison

Selon The Telegraph, le député conservateur Damian Green, ancien membre du gouvernement du Premier ministre Theresa May, a écrit au gouvernement avec 19 autres parlementaires afin de signifier qu’il serait «inacceptable» de ne pas accorder l’hospitalité à Asia Bibi, condamnée à mort en 2010 au Pakistan pour blasphème, à la suite d’une dispute avec une musulmane au sujet d’un verre d’eau. «Il est important que tous les pays cherchent à faire respecter l’Etat de droit et accordent la sécurité et la protection des droits de tous les citoyens, peu importe leur foi ou leurs croyances», a répondu, laconique, le ministère de l’Intérieur britannique aux sollicitations The Telegraph après avoir salué «les assurances du gouvernement du Pakistan de préserver la sécurité d’Asia Bibi et de sa famille».

De nombreux politiques français ont réclamé que la France donne refuge à Asia Bibi. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a fait savoir le 9 novembre que la France était «prête» à accueillir Asia Bibi et qu’elle souhaitait «obtenir son exfiltration et sa libération effective». Elle est toujours menacée de mort au Pakistan, et des milliers d’islamistes ont manifesté leur mécontentement et réclamé sa pendaison après son acquittement le 31 octobre. Face aux menaces qui le visaient, l’avocat de la Pakistanaise chrétienne s’est même dit contraint de fuir son pays. Le mari d’Asia Bibi a réclamé le 3 novembre l’asile pour sa famille aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou au Canada.

Agricultrice, mère de cinq enfants, Asia Bibi avait eu, lors d’une journée aux champs, une dispute concernant un verre d’eau qu’une musulmane lui aurait interdit de boire. L’accusant d’avoir souillé un puits, cette dernière avait traité Asia Bibi de «chrétienne immonde» avant de lui demander de se convertir. «Je ne vais pas me convertir», aurait répondu Asia Bibi, avant d’ajouter : «Je crois en ma religion et en Jésus-Christ, qui est mort sur la croix pour les péchés de l’humanité. Qu’a fait votre prophète Mahomet pour sauver l’humanité ? Et pourquoi est-ce que ce devrait être à moi de me convertir, et pas à vous ?» Quelques jours plus tard, Asia Bibi avait été accusée de blasphème, avant d’être condamnée à la peine capitale.

Source : RT France

Les voix des élus se marchandent pour les sénatoriales.

0

Les partis en concurrence, particulièrement ceux qui se positionnent relativement bien dans les sondages et dans l’opinion publique, se sont investis dans la quête des élus pour les rallier à leur cause pour les futures élections sénatoriales de décembre 2018, ou dans bien des cas les voix des élus se marchandent. Chacun arbore ses couleurs et ses hommes pour s’investir au mieux dans la campagne électorale de proximité qui d’ores et déjà s’annonce assez serrée pour les sénatoriales et promet d’aller crescendo. Comme l’est d’ailleurs celle des critiques qui voient d’un mauvais œil ce mariage que certains vont jusqu’à qualifier «d’incestueux» entre la politique et l’argent. Partant de l’adage connu voulant que la fin justifie les moyens, les récalcitrants à ce rapprochement, jugé insolent et porteur de mauvais signes traduisant l’opportunisme sans vergogne du paysage politique actuel, ne se s’embarrassent pas pour dénoncer ce type de stratégie.

À cela, une raison particulièrement inhérente à la venue «massive» et «surprenante» de l’argent dans le monde de la politique. Ils voient une évidence caractérisée par la paupérisation élitaire au niveau des effectifs des partis et donc des cadres qui y adhérent et pouvant les représenter aux législatives.

Ceci en plus du constat que la logique révolutionnaire a été mise au grenier pour être remplacée par une autre «exagérément pragmatique et plus opportuniste.» Il est universellement admis que le pragmatisme, étant le fondement même de la politique, requiert incontestablement des moyens concrets pour pouvoir s’affirmer et permettre à ceux qui en font leur moteur d’action.

La somme de tout cela génère le pouvoir et conditionne l’autorité. L’argent en est à ce titre le moyen par excellence. Il s’agit d’un couple aux intérêts mutuels certains, vivant loin du charme pacifique de l’amour pour ne se côtoyer que dans la contingence de la passion et de la convoitise, manifestement, à quelques exceptions près, servile.

 

Slimane ALEM

 

« Démoctature », nouveau livre de Mokrane Naït Larbi

2

Mokrane Aït Larbi

Acteur et observateur

 

« Démoctature », le titre du livre de Maître Mokrane Aït Larbi, renvoie à notre régime politique ou coexistent des éléments formels, des mécanismes juridiques d’un système démocratique et des pratiques qui vont à contre- courant ou vident de tout son sens la souveraineté populaire. Or, sans le respect de celle-ci, du pluralisme politique et culturel, l’interdiction du recours à la violence, l’instauration d’un État de droit restera une chimère. Il y a comme un hiatus entre le pays légal et le pays réel.

Acteur puis observateur de la scène politique, l’avocat qui se présente comme « militant de la démocratie, des libertés publiques, de Tamazight et de la justice sociale » évoque les événements qui ont marqué l’Algérie depuis l’avènement du pluralisme politique, en 1988. Pour lui «l’explosion d’octobre 88   n’est pas spontanée, mais révèle des luttes au sein du sérail ». Sur les législatives, présidentielles qui ont suivi, l’arrivée de Bouteflika, en 1999, le « Printemps noir », le départ de Boumaza du Conseil de la nation, l’auteur livre des faits peu connus.  Responsable au RCD dont il fut en février 1989 l’un des quatre fondateurs, il assure, contrairement à ce qui est distillé que le parti n’est pas né dans « les laboratoires du système ». Par contre, il évoque des interférences à partir de l’été 1991 des personnalités, citant Ghozali, Touati ou Belkaid dans son orientation. « Il n’était pas de notre intérêt de soutenir un clan contre un autre et j’étais attaché à l’indépendance de notre décision », écrit-il.  Il explique aussi son départ par « une gestion financière opaque et des décisions qui se prenaient en dehors de son conseil national ».

Il s’étalera aussi sur sa désignation au titre du tiers présidentiel au Conseil de la nation. Il décrypte son fonctionnement peu autonome, la logique clientéliste dont il est une vitrine et les raisons qui l’ont conduit à démissionner en mai 2001. Il révèle aussi qu’il a été approché pour diriger la campagne de Bouteflika, en 1999 et livre le contenu de rencontres avec notamment Larbi Belkheir ou Liamine Zeroual.

Le livre ne se veut pas strictement autobiographique. Il est surtout une lecture attentive et critique de l’arsenal juridique et réglementaire qui a structuré le champ politique durant ces trente dernières années. Il passe au crible les lois sur les partis, les élections, la réconciliation et les libertés publiques. Il aligne aussi de nombreuses propositions pour une sorte de refondation politique pour sortir d’une crise qui perdure par la faute « d’un pouvoir qui se reproduit à l’infini et une opposition peu crédible ou factice ». Mais comment sortir de l’impasse sans être dans l’un ni de l’autre ? Le défi à relever conclut l’auteur est dans « une intifada citoyenne et pacifique ».

  • « Democtature » 315 pages Éditions Koukou 800 DA

Rachid Hamoudi 

 

Qui veut saboter la tournée d’Idir en Algérie ?

0

Le géant de la chanson kabyle Idir, qui a pu transporter la mélodie et la voix de nos ancêtres au-delà des mers et des océans notamment avec la chanson « A vava inouva », cet artiste qui a fait chanter le chanteur de tous les temps Charles Aznavour en langue kabyle ainsi que Maxime le forestier, a voulu retrouver son public en Algérie après une grande absence.

C’est en collaboration avec la maison d’édition IZEM et l’Office National des Droits d’Auteurs (ONDA) qu’il devrait se produire sur scène au complexe sportif Mohamed Boudiaf à Alger les 4 et 5 juillet 2018 à l’occasion de la fête berbère Yennayer 2968.

Mais d’après la lettre adressée par M. Djermane Belaïd, le gérant des éditions IZEM au président Bouteflika, l’ONDA n’a pas respecté la convention tripartite (IDIR/ éditions IZEM/ ONDA) conclue le 24 octobre 2017.

Voici un extrait de cette lettre :

« Cette convention prévoit en son article 4 que « Conjointement Monsieur Djermane Belaid (Gérant des éditions IZEM) se propose et s’engage irrévocablement à :

Déclarer les catalogues numéros 230 et 231 de l’artiste IDIR à un million d’exemplaires de chaque numéro.

L’ONDA s’engageait en vertu de l’article 5 de la convention à :

1) – Prendre en charge les frais de transport, de séjour et les cachets des musiciens et techniciens engagés par Mr CHERIET El Hamid (IDIR).

2)-Avancer une grande partie de ses droits (80%), sous forme d’avance à Mr CHERIET El Hamid. Cette avance sera puisée et déterminée à partir des autorisations de pressage souscrites par Djermane Belaïd gérant des éditions IZEM au profit de Mr CHERIET El Hamid conformément à son engagement visé à l’article 4 de la convention.

En respect avec mes engagements, j’ai souscrit comme convenu les autorisations de pressage du répertoire d’IDIR, auprès de l’agence ONDA d’Ouled Fayet, à l’effet de permettre à l’ONDA de lui accorder l’avance sur droits convenus.

Malheureusement, l’ONDA n’a pas tenu ses engagements prévus dans la convention.

Par ailleurs, l’ONDA a procédé à l’occasion à la production d’un coffret de CD de l’artiste IDIR comportant ses œuvres faisant partie intégrante du catalogue de ma maison d’édition, alors que l’ONDA n’a pas  la qualité d’éditeur pour le faire et devait, si elle avait à le faire exceptionnellement, demander l’autorisation à la maison d’éditions IZEM PRO et conclure une convention avec cette dernière dans laquelle les conditions de cette édition seraient définies.

Cette pratique qui bafoue les règles élémentaires de protection des droits d’auteur et droits voisins prévue par les articles 84 et suivants de l’ordonnance n°03-05 du 19 juillet 2003 relatives aux droits d’auteur et droits voisins régissant le contrat d’édition; et qui est censé être l’organisme qui veille à la préservation et la protection des droits de tous les titulaires de l’édition des œuvres de l’esprit n’honore pas cet organisme. » Fin de citation.

Nous espérons que ces deux récitals prévus pour le mois de juillet ne seront pas avortés et qu’Idir retrouve son public qui l’attend avec impatience.

La rédaction