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mardi 17 février 2026
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En Tunisie, la nomination d’un ministre juif provoque des remous

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Né à Djerba mais résidant en France, René Trabelsi est attaqué pour ses liens supposés avec Israël.

Au cœur d’un remaniement polémique et critiqué par le président de la République Béji Caïd Essebsi, René Trabelsi, nouveau ministre du Tourisme, est l’une des personnalités les plus contestées. Lors du vote de confiance organisé lundi soir à l’Assemblée, il a été de ceux qui ont recueilli le plus de voix contre lui (25). Juif, résidant en France et accusé de conflit d’intérêts : les arguments de ses opposants ne manquent pas.

Fils de Pérez Trabelsi, dirigeant de la communauté juive de Djerba, René Trabelsi est une personnalité incontournable de cette région du Sud tunisien. Le quinquagénaire devient le troisième ministre tunisien de confession juive et le premier depuis la fin des années 50 alors que la communauté juive, estimée à 2 000 Tunisiens, ne cesse de décroître. L’Histoire (création d’Israël, guerre des Six Jours en 1967…) et les problèmes économiques ont poussé les Juifs tunisiens à quitter leur pays. René Trabelsi a d’ailleurs suivi ce chemin puisqu’il s’est installé en France et possède la nationalité française.

J’accuse… »

La religion du nouveau ministre a soulevé certaines indignations. « Le gouvernement actuel est en train de créer des relations avec l’ennemi sioniste », a regretté Ahmed Kahlaoui, président de l’association de soutien à la lutte contre la normalisation et le sionisme. Un recours juridique a été déposé sous prétexte que René Trabelsi détiendrait la nationalité israélienne – ce qu’il dément – et défendrait « l’entité sioniste qui occupe la terre de Palestine et opprime son peuple arabe». Le nouveau ministre est monté au créneau, se fendant d’une tribune au titre hautement symbolique : « J’accuse…». « Je n’aimerais pas que ma judéité soit un motif de rejet, je n’aimerais pas qu’elle soit non plus un motif folklorique de soutien. Soutenir ma nomination uniquement parce que je suis juif serait faire du tort à la Tunisie et me faire du tort. »

Gayda Jeanne Esther Thabet, porteparole de l’association tunisienne de défense des minorités, confirme : « Le débat aurait dû se porter sur son programme plutôt que sur le Livre sacré sur lequel il va prêter serment. Nous notons cependant que notre lutte contre l’exclusion des minoritésporte ses fruits quelques semaines après l’adoption d’une loi criminalisant le racisme. »

Cela n’a pas empêché le député indépendant Yassine Ayari, de s’en prendre au chef du gouvernement Youssef Chahed : « Vous nous ramenez un ministre nul, connu pour son appartenance sioniste. Vous n’avez qu’à changer sur le drapeau tunisien, l’étoile rouge par l’étoile de David. » L’élu a déposé, par ailleurs, un recours juridique pour conflit d’intérêts contre René Trabelsi qui dirige le touropérateur Royal First Travel.Un professionnel du tourisme minimise le problème : « Royal First Travel cible le marché français qui est en pleine reprise [38 % d’augmentation par rapport à 2017, NDLR]. Le chemin est tracé. Le nouveau ministre devra se concentrer sur la reprise en Allemagne, en Italie… » Depuis des mois que le remaniement ministériel se préparait, les acteurs du tourisme tunisien, qui représente 7 % du PIB, demandaient un ministre issu du secteur.

« Pour nous, c’est une nomination très positive dans le sens où il connaît nos problèmes», estime Jalel Henchiri, président de la fédération régionale de l’hôtellerie de Zarzis-Djerba. Le responsable note également l’absence d’affiliation politique de René Trabelsi, en cette période où le président s’oppose à son chef du gouvernement dans un contexte de renversement des alliances. « Tous les secteurs économiques souffrent de la crise politique. Avoir un ministre neutre peut permettre quelques avancées, même si ce n’est que pour un an. » Les élections législatives et présidentielles sont prévues pour 2019.

MARYLINE DUMAS

La source : Le Figaro

Association France-Algérie:Arnaud Montebourg nouveau président

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L’ancien ministre Arnaud Montebourg, qui a des origines algériennes, a succédé à Jean-Pierre Chevènement à la présidence de l’Association France-Algérie (AFA), a-t-on appris ce mercredi de l’association.

L’Association France-Algérie a été fondée le 20 juin 1963, à l’initiative de l’ethnologue française Germaine Tillion et avec le soutien du général de Gaulle, par des personnalités françaises qui voulaient contribuer à l’établissement d’une ère nouvelle des relations entre la France et l’Algérie, qui venait d’accéder à l’Indépendance.

La cérémonie d’installation s’est déroulée mardi à Paris en présence de Belkhir Belhaddad, député de Moselle, Fadila Khattabi, députée et président du Groupe d’amitié France-Algérie à l’Assemblée nationale, Jean-Pierre Chevènement, Edith Cresson, ancien Premier ministre et d’autres personnalités.

« Par ma famille, mais aussi par mon action en faveur de la coopération industrielle franco-algérienne quand j’étais ministre de l’Economie, des liens multiples m’attachent à l’Algérie », a déclaré d’emblée le nouveau président, soulignant qu’il veut maintenir les liens de coopération entre la France et l’Algérie.

« Au moment où les deux rives de la Méditerranée paraissent s’écarter l’une de l’autre, devant les périls du fondamentalisme au Sud, ceux de la xénophobie au Nord, nous voulons maintenir les liens de coopération entre nos deux sociétés », a-t-il expliqué, notant qu’entre les deux pays « il y a tant à faire ».

« Notre Association le poursuivra, continuera à éviter toute ingérence dans les questions politiques, que ce soit en Algérie ou en France », a-t-il ajouté.

Jean-Pierre Chevènement a été désigné à la présidence de cette association en 2011, rappelle-ton.

L’AFA favorise, depuis 2005, la création de filiales locales dans toute la France. Elles sont aujourd’hui au nombre de 6. Elle soutient, en liaison avec les instances algériennes, les projets de toute nature, économiques, culturels et humains qui renforcent la connaissance réciproque des sociétés civiles française et algérienne.

 

Source Journal Le Jeune Indépendant

Le pape François au Maroc en mars prochain (vidéo)

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Le Saint-Siège vient d’officialiser la venue au Maroc du pape François les 30 et 31 mars prochain.

« A l’invitation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et des évêques, Sa Sainteté le pape François se rendra au Maroc, pour un voyage apostolique, du 30 au 31 mars 2019. Il visitera les villes de Rabat et de Casablanca », indique-t-on dans un communiqué.

Grand partisan du dialogue entre les autres religions, le pape a déjà visité plusieurs pays musulmans dans le passé, le dernier datant de l’année dernière en Egypte.

Le roi avait été invité l’année dernière au Saint-Siège à Rome, avait révélé le consul honoraire du Maroc à Bari à un média local. « Nous avons déjà ouvert une voie de communication diplomatique pour inviter sa majesté le roi du Maroc dans les bureaux et l’ambassade du Saint-Siège à Rome. Le Royaume du Maroc est devenu un centre d’excellence en matière de dialogue interculturel et interreligieux », avait-il déclaré.

A noter que le pape Jean-Paul II avait visité le Maroc en 1985.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=37&v=xRpINVSaE5Y

Source : bladi.net

Dr Lakhdar Amokrane : « La justice en prison et l’injustice en liberté »

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Lorsqu’on voit tous ces scandales étalés à longueur de colonnes à la «UNE » des journaux, réseaux sociaux et télévisions, et lorsqu’on voit toutes ces « opérations coups de poing» qui sentent le « règlement de compte » contre toutes et tous ceux qui s’opposent au régime actuel, on se demande si réellement il y a une justice dans notre pays, l’Algérie.

Des sentiments où s’entremêlent inquiétudes et espoirs, joie et peine sont ressentis chaque jour par les Algériennes et Algériens, pendant que des opérations anticorruptions sont menées tambour battant par des «officines» sous injonctions diverses qui rendent la situation des plus nauséabondes et des plus difficiles à y voir clair…

Que comprendre des «arrestations hyper médiatisées» des officiers militaires et de leur libération quelques semaines après sans crier gare ?

Quels messages veut-on adresser à l’opinion désabusée par toutes ces «scènes cowboyennes» d’arrestations filmées de journalistes, blogueurs, militants politiques acteurs, footballeurs…. Et de certaines « libérations » au moment où d’autres sont maintenus en mandat de dépôt ?

Qui donne les ordres ? Qui juge ? C’est quoi tout ce Cinéma ?

Comment on est arrivé à ce stade de la dégradation ?

Un vrai cauchemar ! Il s’agit d’un cauchemar sorti tout droit d’un film d’horreur, fomenté et mis en scène par une puissance démentielle aux seules fins de s’accaparer les richesses de l’Algérie.
Est-il possible qu’un peuple qui a combattu et vaincu l’une des plus puissantes forces du monde puisse aujourd’hui subir le diktat d’une poignée d’individus sans foi ni loi ?
Doit-on se taire et laisser ces fossoyeurs faire ?

Le pays est mis à sac, ses richesses naturelles bradées, notre souveraineté piétinée sous les gros sabots de l’aveugle aventurisme. N’y aurait-il pas un sursaut d’orgueil ?
Arrêtons de nous considérer comme un peuple immature. Ce mensonge est trop gros ; la pilule est trop grosse pour pouvoir y être avalée. Le peuple algérien n’est pas dupe ; il est même mature. Si, aujourd’hui, il observe calmement, demain si les choses restent en l’état, il montrera sa colère.

Trop, c’est trop ! Sans aucun état d’âme, et toute honte bue, nos gouvernants actuels sont accusés au grand jour par les médias étrangers (surtout français) de corruption, de blanchiment d’argent, d’achats de biens immobiliers dans des quartiers huppés de la capitale française. Nos ennemis d’hier, devenus par enchantement des protecteurs intéressés des membres « cartés » de la nomenklatura algérienne, et des alliés économiques du pouvoir d’Alger !
Des capitaux sont transférés dans des banques étrangères en toute impunité, sans que la justice algérienne se s’en saisisse. Nos ports et aéroports sont devenus des passoires au vu et au su de tout le monde.
De véritables barons proches du pouvoir sont confortablement installés sur des fortunes colossales d’origines indéterminées. Des signes ostentatoires de richesse agressant chaque jour l’Algérien lambda, comme ces villas somptueuses construites sur le dos du peuple, alors que la misère s’installe à l’intérieur du pays !

Ou est-il ce président de la République ?

Ne peut-il pas se montrer devant le peuple et dire BASTA aux gouvernants actuels ?

Des scandales sans précédent sont le lot du quotidien. Sommes-nous égaux devant la justice algérienne ? Oh que NON !! Nous savons tous, et il n’est un secret pour personne pour dire que seuls les petits poissons sont jetés à la vindicte populaire, les gros requins nagent toujours dans les eaux troubles.
À quoi aura servi la révolution dont nous venons de commémorer le 64e anniversaire ? À quoi aura servi le sacrifice suprême de nos chouhadas ? Nos valeureux martyrs doivent dans ces moments douloureux, du fond de leurs tombes s’y retourner.
Où est-il ce « magistrat suprême » censé lire, dire et faire justice au nom du peuple ? Cloué sur un fauteuil roulant, malheureusement !
Des ministres et hauts commis de l’État, civils et militaires sont accusés de corruption sans que la « justice » ne s’en saisisse. Il serait fastidieux de rappeler les méfaits de ces ministres et « hauts gradés de l’armée » tant ils sont nombreux. Les dernières révélations ne sont que la face cachée de l’iceberg. Un leurre ! Le fruit ne nourrit plus, il pourrit !

Arrêtons ce jeu pervers, et si les choses se prolongent, nous irons à grands pas de l’heure, où nul, quoi que nous fassions, ne pourra extirper le mal qui ronge le pays.
N’ayant plus peur des mots ; celui qui vole son peuple ne peut être qu’un traître de la nation.

D’où viennent-ils ces gouvernants ? Ont-ils oublié les principes de la révolution ?
N’étaient-ils pas juges et condamnaient à la peine de mort ceux qui touchaient à l’argent des cotisations ?

Connaissaient-ils le réseau et les porteuses de valise, des militantes françaises qui franchissaient les frontières de la Belgique, l’Allemagne et l’Italie avec les cotisations relevées des salaires des travailleurs algériens qui étaient soumis aux durs travaux des mines et autres usines. Cet argent qui arrivait toujours à bon port servait la cause nationale.

Le chef d’État, le gouvernement avec ses ministres, walis, cadres dirigeants d’entreprises, les députés et autres sénateurs « issus du peuple », ne sont-ils pas responsables devant le peuple algérien ? Bizarrement, cela fait rappeler ces « colons » qui volaient et confisquaient les terres des Algériens du 2e collège au nom de la république, et ces « Beni Oui-Oui » qui ornaient de leurs beaux burnous les salons du palais CARNOT durant la période coloniale !

Pendant ce temps, et en application du programme de « fakhamatouhou » en matière de promotion de l’état de droit, des prisons civiles (81 aux dernières nouvelles !!) sont construites à travers les quatre coins du pays pour les « petites gens » que sont la grande majorité des Algériens. Est-ce cela l’avenir qu’on prépare aux enfants de ce pays ? Une Algérie de «Prisons» sans justice…

Dr AMOKRANE Lakhdar

 

 

Affaire des cinq généraux-majors

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Le processus de réhabilitation des cinq généraux-majors par le président Bouteflika se poursuit. Selon nos informations, l’interdiction de sortie du territoire national (ISTN) dont ils faisaient l’objet depuis leur arrestation vient d’être levée. Désormais, ils pourront voyager à tout moment.

Cette décision intervient après celle de la restitution de leurs passeports prise cette semaine.

Le 14 octobre dernier, Said Bey (ex-chef de la 2e région militaire), Habib Chentouf (ex-chef de la 1ere région), Abderrazak Cherif (ex-commandant de la 4e région), Menad Nouba (ex commandant de la gendarmerie nationale) et Boudjemâa Boudouaour (ex directeur du MDN), ont été mis en détention provisoire, par le tribunal militaire de Blida, dans le cadre d’une enquête sur « l’enrichissement illicite » et « abus de fonction ». Ils ont été remis en liberté le 5 novembre dernier sur ordre du président de la République.

Arrêté avec les cinq généraux-majors, un sixième officier supérieur de l’armée, le colonel Abdelaziz, n’a pas été libéré pour des raisons inconnues.

TSA

Le phénomène de la corruption (première partie)

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Le phénomène de la corruption une petite contribution pour mieux comprendre ce fléau

La corruption est un phénomène dangereux qui a bousillé la société algérienne. Ses effets touchent toutes les couches sociales, ce qui freine considérablement le développement du pays. Malgré quelques « mesures » pour lutter contre ce phénomène, la corruption persiste au sein de la société. Nous analysons, ainsi, ses causes, conséquences ainsi que les solutions idoines pour y mettre fin.

  • I- La persistance de la corruption

Quelle est l’utilité pratique de ces différents moyens de lutte mis en place à grand renfort de publicité ? Peut-on raisonnablement prétendre lutter contre la pauvreté, atteindre les objectifs du millénaire pour le développement et laisser persister la corruption et la délinquance financière ? Le refus de sanctionner1a corruption n’est-il pas aussi une forme de corruption ?

La corruption est un phénomène dangereux qui a bousillé la société. Ses effets touchent toutes les couches sociales, ce qui freine, considérablement, le développement du pays à tous les niveaux. Malgré quelques « mesures » pour lutter contre ce phénomène, la corruption persiste au sein de la société. Les causes de la persistance de la corruption sont nombreuses. Cela va du plus haut sommet de l’État à la société civile. On assiste à l’expansion des réseaux de corruption et de détournement des fonds publics qui vivent indubitablement leur printemps dans l’Algérie d’aujourd’hui.

Les tentatives d’explications : le manque de volonté politique et le laxisme des plus hautes autorités.

L’Algérie est un pays riche, mais il souffre moins que de la mauvaise gestion teintée d’affairisme et de corruption. Une petite minorité de personnes s’est accaparé la majorité des richesses du pays qu’elle gère selon son bon vouloir. Comme d’habitude, entre le discours et la réalité, le fossé reste énorme. La corruption et l’impunité doivent être combattues et sanctionnées avec rigueur. Le refus de sanctionner, le silence devant la corruption appartiennent aussi à l’ordre de la corruption. La société malienne est gangrenée. La pratique de la corruption n’est pas un fait isolé en Algérie, elle tend de plus en plus à se généraliser. Le phénomène est, dit-on aujourd’hui, systématique. Les acteurs de la corruption se rencontrent dans tous les secteurs publics, parapublics et privés. Ils sont présents dans toutes les catégories socioprofessionnelles.

Toutefois, la corruption est plus visible chez les uns que chez les autres. Ainsi, souligne le rapport, la justice, l’éducation, la santé, la politique, les administrations fiscales et économiques, les institutions privées, les institutions financières et d’aide au développement, les services de répression (polices, douanes, gendarmerie, garde, eaux et forêts), les services de contrôle (impôts, affaires économiques inspections, etc.) Malgré ces observations, le constat reste alarmant. Les gîtes de la corruption sont connues des autorités chargées de son éradication. Mais l’action publique contre la corruption ne suit pas les promesses des responsables et pour cause ?

Le concept de gouvernance suggère une idée de rationalité dans la façon de gérer la chose publique, ces actions doivent être soutenues par une organisation plus efficace de l’administration, une culture du sens de l’État et du civisme dans l’application de la loi.

Dissuasive et coercitive ? Comment expliquer et concevoir que la gouvernance actuelle défaille à éradiquer ce phénomène tangible qui est sans doute un frein mortel au développement et au progrès de notre pays ? Quelle est l’utilité pratique de l’existence de la Cour des comptes s’il n’y a pas de volonté politique affichée ? Qu’est-il advenu des différents rapports de cette cour ?

Pourtant, les belles poésies des États généraux sur la corruption et la délinquance financière sont encore présentes dans les esprits. Tous les classements mondiaux de l’organisme non gouvernemental Transparency International donnent un classement peu honorable à l’Algérie quant à son indice de perception de la corruption (IPC). Le pays est toujours placé dans la deuxième moitié du tableau en fonction de la perception du niveau de corruption affectant l’administration publique et la classe politique. Cela interpelle la conscience de tout patriote. Dans une période de corruption, le silence devient synonyme d’une complicité aussi dangereuse et répugnante que la corruption. Si la lutte contre la déprédation et le brigandage des fonctionnaires de l’État n’est pas prise dans l’ordre des priorités, toute lutte contre la pauvreté, le sous-développement serait voué à l’échec.

  • Le laxisme des plus hautes autorités

Bon nombre des cadres et des citoyens ordinaires prétendent qu’il est vain de s’époumoner à lutter contre la corruption et invoquent tantôt la fatalité, tantôt la nécessité pour justifier leurs actes répréhensibles. Est-ce une fatalité ?

La lutte contre la corruption est le résultat d’une volonté politique. La corruption n’est pas une fatalité et la preuve a été administrée par le régime socialiste. Les cadres nouvellement aux affaires du pays avaient un idéal soutenu par l’idéologie socialiste et les principes encore vivaces qui ont guidé pour l’accession à l’indépendance, a libéré les instincts des corrupteurs et des corrompus. Sous ce régime militaire, la corruption a persisté et a été érigée en système dont le centre de gravité se trouvait dans l’entourage des hautes autorités du pays. Le régime   a fait des milliardaires dans tous les secteurs par la systématisation des 10% dans l’attribution des marchés publics, les exonérations et autres privilèges distribués aux opérateurs économiques avec les retombées qui en découlaient. La révolution du 5 octobre 1988 et l’instauration du multipartisme intégral aurait dû moraliser la vie publique. Mais hélas ! le libéralisme économique a été assimilé par certains opérateurs économiques à une licence à l’enrichissement à outrance et par tous les moyens et même par la corruption. Affirmer et soutenir que la corruption est inhérente à la nature humaine ne tient pas. En témoignent non seulement ses variations selon les époques, mais encore la grande diversité de sa présence selon les latitudes. Dans certaines régions du monde, la corruption demeure exceptionnelle, dans d’autres elle est endémique à cause de l’inaction de l’administration. D’où l’on conclut parfois qu’elle est consubstantielle à certaines civilisations, voire institutionnalisée, en particulier lorsqu’on parle de l’Afrique ou précisément de l’Algérie. Il arrive trop souvent que l’on s’abrite derrière des coutumes locales pour justifier l’inacceptable. Les traditionnels échanges de cadeaux en Afrique ou dans le pacifique ne sauraient servir d’alibi à la pratique des dessous de table : ils se font ouvertement, au su de tous et portent sur des objets de faible valeur. Ce qui compte est le geste, et non le prix. Cette conception de corruption est vécue  en Algérie comme un élément de la culture. C’est donc l’homme malien, avec son goût de “posséder” et de “jouir” qui pose problème. L’envie de posséder est telle, qu’à tous les niveaux (du petit mécanicien ou petit apprenti du jusqu’au niveau le plus élevé de l’État), l’homme algérien ne recule devant rien pour amasser des biens.

Samir

 

Métro d’Alger: inauguration de deux nouvelles stations

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Deux nouvelles stations du métro d’Alger, « Ali Boumendjel » (Alger-Centre) et « Gué de Constantine » (Kouba), ont été inaugurées mardi par le ministre des Transports et des Travaux publics, Abdelghani Zaalane.

Munie de quatre (4) accès, la station « Ali Boumendjel » relie la station « Grande-Poste » à celle de la « Place des Martyrs ».

Quant à la station « Gué de Constantine », munie de deux (2) accès, elle relie la station « Les ateliers » à celle de « Ain Naadja ».

Par ailleurs, le ministre a annoncé que les locaux commerciaux situés au sein du métro d’Alger seraient mis aux enchères à partir de la semaine prochaine afin d’offrir plus de services aux usagers de ce moyen de transport.

APS

Examens scolaires 2019: la période des inscriptions prolongée jusqu’au 22 novembre 2018

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La période des inscriptions aux examens scolaires nationaux pour l’exercice 2018/2019, qui était fixée du 15 octobre au 15 novembre, a été prolongée jusqu’au jeudi 22 novembre prochain, annonce mardi la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit.

« La période des inscriptions pour les candidats aux examens scolaires nationaux (Bac, BEM, 5e AP) a été prolongé pour la session de 2019 jusqu’au jeudi 22 novembre 2018 », précise la ministre sur sa page Facebook.

Les inscriptions pour les candidats aux examens scolaires s’effectuent sur le site de l’Office national des examens et concours (ONEC).

Pour le baccalauréat, les futurs candidats doivent s’inscrire sur l’adresse http://bac.onec.dz, pour le Brevet de l’enseignement moyen (BEM) sur http://bem.onec.dz, tandis que pour l’examen de fin de cycle primaire, l’adresse est http://cinq.onec.dz.

L’examen du baccalauréat aura lieu du 16 au 20 juin, celui du BEM du 9 au 11 juin, alors que l’examen de la 5ème année primaire est fixé au 29 mai.

APS

La LADDH s’indigne du blocage du programme CapDel en Kabylie

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Selon la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, le lancement de ce programme de développement local à Beni Maouche (Bejaïa) et Tigzirt (Tizi Ouzou) est bloqué « depuis des mois sans aucune explication », alors qu’elles font partie des dix communes pilotes choisies pour sa mise en œuvre.

Dans une déclaration, la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) a exprimé son indignation devant le blocage des actions prévues au titre du programme CapDel dans deux communes de Kabylie, à savoir Beni Maouche (wilaya de Bejaïa) et Tigzirt (wilaya de Tizi Ouzou).

La mise en œuvre du CapDel dans ces deux communes, déplore la LADDH, est bloquée “depuis des mois sans aucune explication”.

Pour rappel, un des objectifs du “Programme de renforcement des capacités des acteurs du développement local” (CapDel), lancé par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, avec le soutien de l’Union Européenne et du Programme des Nations unies pour le développement en Algérie, est d’appuyer le “développement des capacités des acteurs locaux pour favoriser le développement local et l’accès à des services publics de qualité”. Son autre objectif est d’appuyer à la modernisation de l’administration locale.

Les actions que prévoit ce programme doivent être menées dans dix communes pilotes qui sont, outre Beni Maouche et Tigzirt, Ghazaouet (Tlemcen), Ouled Ben Abdelkader (Chlef), Djemila (Setif), El Khroub (Constantine), Babar (Khenchela), Messaad (Djelfa), Timimoun (Adrar) et Djanet (Illizi).

“Blocage inexpliqué”

Le maire de Beni Maouche a déjà lancé un appel à mettre fin à ce blocage inexpliqué, rappelle la LADDH, soulignant que le CapDel “a suscité de l’espoir et des attentes chez les acteurs locaux et les populations”.

La ligue précise qu’elle “a été saisie par le maire [de Beni Maouche] et par plusieurs acteurs locaux de la société civile” et que l’appel à débuter ce programme dans ces « deux communes de Kabylie, au même titre que les autres concernées », intervient après plusieurs démarches infructueuses : des correspondances adressées aux autorités compétentes par le maire de Beni Maouche, des contacts pris par la Ligue elle-même avec des responsables du CapDel, et, enfin, une question orale adressée par un député de Bejaïa au ministre de l’intérieur et des Collectivités locales.

CapDel : une démarche plus participative

Le CapDel devrait permettre au gouvernement en 2018-2019 d’expérimenter une nouvelle méthode d’élaboration des Plan communaux de développement (PCD) qui soit plus sensible aux préoccupations des acteurs locaux et des opérateurs économiques, les PCD « nouvelle génération » devant être élaborés de façon participative.

Le 11 novembre dernier, un incubateur de projets associatifs à réaliser dans le cadre de ce programme a été inauguré à Alger dans le but, notamment, de favoriser la promotion des femmes et des jeunes.

 

Violences au stade du 5 juillet : 4 policiers blessés « grièvement », la DGSN enquête sur le tabassage d’un supporter

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Dix-huit policiers ont été blessés dont « quatre grièvement » arrêtés par les forces de l’ordre à l’issue du match MCA-UMSB (0-1) hier mardi au stade du 5 juillet, a indiqué ce mercredi la DGSN dans un communiqué posté sur sa page Facebook. Vingt-deux supporters ont été également blessés lors des violences qui ont marqué la fin de ce match.

« 42 supporters ont été arrêtés durant ces événements, dont 22 pour trouble à l’ordre public et les autres pour port d’armes blanches et possession de drogues et de psychotropes », selon le communiqué.

Par ailleurs, une enquête sera ouverte pour vérifier l’authenticité de la vidéo diffusée depuis hier soir sur les réseaux sociaux et montrant des violences policières sur un supporter isolé au stade du 5 juillet, en marge du match MCA-USMBA, selon la DGSN.

 

« La DGSN annonce que ses services ont entamé une enquête sur l’authenticité de la vidéo partagée sur les réseaux sociaux montrant un comportement inapproprié de certains agents de maintien de l’ordre lors de l’exercice de leurs fonctions », a indiqué la DGSN.

La vidéo en question montre plusieurs policiers s’acharnant sur un supporter à terre, lui assénant plusieurs coups de matraque sur diverses parties de son corps.

 

Source TSA