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mercredi 18 février 2026
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La hausse « discriminatoire » des frais de scolarité des étrangers est contestée

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DESCRIPTION : DESCRIPTION : DESCRIPTION : Loire Atlantique. le campus de l'université de Nantes TITRE : L’impact du mouvement étudiant sur les exams ACCROCHE : Les cours vont-ils être rattrapés?? Comment vont se passer les exams?? Le mouvement étudiant contre la réforme risque de modifier le calendrier universitaire. LEGENDE : Avec le blocus sur le campus Tertre, des cours n’ont pas eu lieu. Le service des formations étudie comment les rattraper. archives Jérôme Fouquet TITRE : L’université de Nantes dans le top 100 des innovantes TITRE : Un vide-greniers à l’université pour s’équiper pas cher LEGENDE : archives Jérôme Fouquet

Après les syndicats étudiants, des universités françaises se mobilisent à leur tour contre la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers extra-communautaires. Plusieurs établissements de l’Hexagone ont exprimé leur “désaccord”, affirmant que ce projet de loi “portait atteinte aux valeurs humanistes que les universités défendent quotidiennement”.

Le Premier ministre français, Édouard Philippe, a présenté le 21 novembre dernier un projet de loi portant sur la hausse des droits d’inscription pour les étudiants étrangers issus des continents africains et asiatiques. Si cette loi entre en vigueur en janvier 2019, un étudiant en Licence devra payer 2.770 euros sur chacune des 3 années au lieu de 170 euros actuellement et 3.770 euros par année de Master et Doctorat contre 243 euros actuellement.

Le responsable français a expliqué que ce décret visait à rendre “les universités françaises plus attractives à l’étranger et à faire venir des étudiants plus fortunés”.

Cette annonce a suscité de l’indignation et des inquiétudes, tant chez les étudiants, maghrébins notamment, que les chez universités, voire même les politiciens de la gauche française. De voix se sont ainsi élevées contre cette mesure, qui menace, de l’avis des politiciens et des responsables universitaires, des milliers d’étudiants issus du continent africain.

Les universités expriment aussi leur “désaccord”

La présidence de l’université de Poitiers, sise en Nouvelle-Aquitaine, était l’une des premières à se joindre aux protestations des étudiants. Son président, Yves Jean et ses vices-présidents ont vite dénoncé une mesure qui constitue “un obstacle majeur à la démocratisation et à l’internationalisation de l’accès à l’université”, rapportait la rédaction régionale de France Info sur son site Internet.

La même université a déploré via son président “une sélection par l’argent contraire aux valeurs humanistes portées par l’Université”, où 4700 étudiants étrangers, dont 82% issus d’Afrique et d’Asie y poursuivent leurs cours.

Un avis partagé quelques jours plus tard à l’Université Paris 13, où l’Institut universitaire de technologie de Saint-Denis a exprimé son “désaccord contre cette mesure” pour la même raison.

Le directeur de cet institut, Samuel Mayol, a fait savoir dans un communiqué que cette augmentation “portait atteinte aux valeurs humanistes que les universités portent et défendent quotidiennement”.

Il a estimé que cette mesure était “contraire au rôle universitaire de l’université française qui, depuis le XIIe siècle s’est toujours attachée à accueillir tous les étudiants”.

 

Plus tard, le président de l’université de Paris-Est Crétail, Jean-Luc Dubois-Randé, cité par Le Parisien, a estimé que de “tels droits d’inscriptions sont de nature à empêcher une grande proportion des étudiants étrangers de venir étudier en France, à commencer par les plus fragiles économiquement”.

Il a estimé qu’accueillir les étudiants étrangers étaient “une chance pour l’université française”, puisqu’ils “sont des acteurs essentiels des échanges scientifiques, économiques et culturels entre la France et leur pays d’origine”.

M. Dubois-Randé a ainsi appelé le gouvernement à “reconsidérer” cette mesure, “conformément aux valeurs fondatrices de l’Université publique française”.

L’université Paul Valéry à Montpellier a également réclamé le retrait du projet de loi présenté par Edouard Philippe. Le conseil d’administration de cet établissement a voté une motion dans cette optique, déposée par le syndicat étudiant “Solidaires”.

Le président de l’université, Patrick Gili, a expliqué avoir signé la motion “sur la base de considérations sociales principalement”, rapporte Midi Libre.

Le conseil d’administration de Le Mans Université a de son côté estimé que ce projet de loi a pour conséquence “d’exclure de nos universités de nombreux étudiants issus des régions du monde les plus pauvres et, plus généralement, les étudiants les moins fortunés, qui vont devoir renoncer à leurs projets de formation en France”.

L’établissement a également estimé que cette mesure va “engendrer des inégalités sociales et discriminatoires insupportables, contraires au principe d’accueil de la France et aux principes académiques de l’université française ”, rapportait Ouest France.

 Les écoles d’art aussi

Les universités de Paris, Montpellier et Nouvelle Aquitaine ne sont pas les seules à se mobiliser contre cette hausse des frais de scolarité. Le Monde rapportait mercredi 05 décembre 2018 que 44 écoles d’art françaises dénoncent une stratégie “discriminatoire”, refusant “la hausse des frais d’inscription pour les étudiants africains”.

Le conseil d’administration de l’Association nationale des écoles supérieures d’art a estimé dans une tribune que, malgré les promesses du gouvernement d’accorder des bourses d’étude supplémentaires,  ce projet de loi “apparaît fondamentalement discriminatoire”.

“Ce qui apparaît est une règle économique de base : modifier la clientèle par le prix de l’objet (une inscription à 2 770 euros au lieu de 170 en licence, de 3 770 euros au lieu de 243 en master et 380 en doctorat). Les étudiants africains peuvent, a minima, se sentir les laissés-pour-compte de cette nouvelle stratégie”, estime-t-on.

Des centaines d’étudiants ont tenu samedi 01 décembre 2018 un rassemblement à Paris pour dénoncer cette augmentation des frais d’inscription.

Le rassemblement, tenu sous le slogan “Mêmes études, mêmes droits”, a réuni des étudiants de plusieurs universités à travers la France. Ils ont considéré cette augmentation de “tri discriminatoire qui renforce la précarité des étudiants étrangers”, estimant que cette décision “va fermer les portes des universités françaises”.

Mehdi Alioui

Source : huffpostmaghreb.com

Paris : il y a 32 ans, la police tua Malik Oussekine

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Malik Oussekine symbole des violences policières

Il y a trente-deux ans, jour pour jour, Malik Oussekine était tué par la police dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, en plein mouvement étudiant contre les lois Devaquet.

Nous y associons le souvenir du jeune Abdel Beyahia également tué par un policier durant la même nuit. En cet anniversaire, n’oublions pas alors que se multiplient les violences policières gravissimes contre les lycéens, avec utilisation massive de flashballs

Ni oubli, ni pardon : en ce jour anniversaire de sa mort nous pensons à Malik Oussekine, tué par les « pelotons voltigeurs » de la police parisienne dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, en pleine mobilisation étudiante contre les lois Devaquet.

Mémorial 98 salue sa mémoire, se souvient de la responsabilité directe de Pasqua et Pandraud, ministres de l’Intérieur et de la Police de l’époque, ainsi que de celle de Chirac, chef du gouvernement.

Les pelotons voltigeurs ont été mis en service par Pandraud. Ce sont des policiers montés à deux sur une moto tout-terrain ; l’un conduit, l’autre est armé d’une matraque. Ils ont comme mission de « nettoyer » les rues après les manifestations en pourchassant les prétendus « casseurs ».

À Paris, à la suite d’une manifestation pacifique arrivée à la Sorbonne, au Quartier latin, les “voltigeurs” prennent en chasse les jeunes qu’ils croisent. Malik Oussekine, un étudiant algérien de 22 ans, sort d’un club de jazz en plein Quartier Latin. Il est minuit. Des “voltigeurs” le remarquent et se lancent à sa poursuite. Malik Oussekine se met à courir. Un témoin qui rentrait chez lui, Paul Bayzelon, fonctionnaire au ministère des Finances, habitant l’immeuble, au 20 rue Monsieur le Prince a déclaré Ni oubli, ni pardon: en ce jour anniversaire de sa mort nous pensons à Malik Oussekine, tué par les « pelotons voltigeurs » de la police parisienne dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, en pleine mobilisation étudiante contre les lois Devaquet.

Memorial 98 salue sa mémoire, se souvient de la responsabilité directe de Pasqua et Pandraud, ministres de l’Intérieur et de la Police de l’époque, ainsi que de celle de Chirac, chef du gouvernement.

Les pelotons voltigeurs ont été mis en service par Pandraud. Ce sont des policiers montés à deux sur une moto tout-terrain ; l’un conduit, l’autre est armé d’une matraque. Ils ont comme mission de « nettoyer » les rues après les manifestations en pourchassant les prétendus « casseurs ».

À Paris, à la suite d’une manifestation pacifique arrivée à la Sorbonne, au Quartier latin, les “voltigeurs” prennent en chasse les jeunes qu’ils croisent. Malik Oussekine, un étudiant marocain de 22 ans, sort d’un club de jazz en plein Quartier Latin. Il est minuit. Des “voltigeurs” le remarquent et se lancent à sa poursuite. Malik Oussekine se met à courir. Un témoin qui rentrait chez lui, Paul Bayzelon, fonctionnaire au ministère des Finances, habitant l’immeuble, au 20 rue Monsieur le Prince (6earrondissement), a déclaré :

« Je rentrais chez moi. Au moment de refermer la porte après avoir composé le code, je vois le visage affolé d’un jeune homme. Je le fais passer et je veux refermer la porte. Deux policiers s’engouffrent dans le hall, se précipitent sur le type réfugié au fond et le frappent avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. La victime se contentait de crier : “je n’ai rien fait, je n’ai rien fait” ».

Paul Bayzelon a dit avoir voulu s’interposer mais s’être fait lui aussi matraquer jusqu’au moment où il a sorti sa carte de fonctionnaire. Puis les policiers sont partis, laissant Malik Oussékine sur le carreau.

Peu après le Samu arrive sur place. Ils apportent les premiers soins à Malik Oussekine et le transportent à l’hôpital Cochin où il meurt des suites des coups portés par la police.

Ce corps de police fut dissous à la suite de cette affaire. Le ministre Devaquet démissionna, sa réforme fut retirée ainsi que le projet gouvernemental raciste qui s’attaquait au droit du sol.

On se souvient aussi comment le Front National a, un an plus tard, commenté sa mort : « Des Français comme les Oussekine, on peut s’en passer […]. On se souvient de la mort du petit casseur gauchiste nommé Malik Oussekine. Malgré son état de santé lamentable, il n’avait pas hésité à attaquer en pleine nuit les forces de police chargées du maintien de l’ordre » (extrait du journal du Front national du Var, 20 janvier 1988).

Quant aux assassins de Malik Oussekine, les policiers voltigeurs Schmitt et Garcia, ils ne seront inculpés que de « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Aux assises, en 1990, ils s’en tireront avec cinq ans de prison avec sursis pour le premier, deux ans pour le second.

Nous nous souvenons également de Abdel Benyahia tué dans la même nuit du 5 au 6 décembre 1986 à Pantin à l’âge de 20 ans, par un inspecteur de police qui n’était pas en service. Dans les manifestations qui suivirent, les noms de Malik Oussekine et d’Abdel Benyahia étaient associés, même si aujourd’hui, malheureusement, la mémoire du second se perd.

Ainsi lorsque Malik Oussekine est enterré à Paris, une manifestation à la mémoire des deux victimes, Malik Oussekine et d’Abdel Benyahia, réunit plusieurs centaines de milliers de personnes.

Au lendemain de la mort d’Abdel Benyahia, pendant 48 heures, c’est le blackout total dans tous les services.

La famille n’est avertie que le 8 décembre de l’endroit où a été transporté le corps.  Le policier Savrey est n’est inculpé que d’ « d’homicide involontaire » et laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Il avait 1, 83 grammes/litre d’alcool dans le sang. Maître Forster avocat de la famille Benyahia déclara alors : « C’est sur réquisition du ministère que le juge d’instruction n’a pas délivré de mandat de dépôt à l’encontre du policier ».

A la Cité des 4000 (La Courneuve) où habitait la famille Benyahia, se constitua le Comité justice pour Abdel qui s’acharne à réclamer la vérité. Six mois après le meurtre, le crime est requalifié « d’homicide volontaire » et Savrey est incarcéré. Le procès, aux assises a lieu en novembre 1988. Des policiers déclarent à la barre : « Vous savez bien que dans la police tout le monde boit ; un autre fonctionnaire aurait eu le même geste. On peut imaginer alcoolémie ou pas, qu’on aurait abouti au même résultat ».  Le réquisitoire demandait : 8 ans de réclusion. Verdict du jury : 7 ans de réclusion.

En cet anniversaire on se souvient aussi de la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré le 27 octobre 2015 avec le scandale de l’impunité policière et plus près de nous de la mort d’Adama Traoré, victime des violences des gendarmes, mort le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Persan après son interpellation. Sa famille et ses amis sont harcelés depuis.

Nous n’oublions pas et réclamons la justice, la vérité ainsi que la fin de l’impunité.

 

Par Albert Herszkowicz

Source : Mediapart

Iran : un attentat contre la police

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Un attentat suicide à la voiture piégée contre un poste de commandement de la police a fait deux morts et plusieurs blessés jeudi matin à Chabahar dans le sud-est de l’Iran.

Plusieurs médias iraniens ont fait état de tirs ayant précédé une forte explosion peu avant 10h00 (06h30 GMT) dans cette ville portuaire à une centaine de kilomètres à l’ouest de la frontière pakistanaise, dans la province du Sistan-Baloutchistan, théâtre de violences régulières en lien avec des groupes jihadistes ou séparatistes.

« Cette action terroriste a causé la mort de deux membres de la police », a déclaré sur la télévision d’État Mohammad Hadi Marachi, gouverneur adjoint de la province du Sistan-Baloutchistan chargé des affaires de sécurité.

« Les terroristes ont essayé de forcer le quartier général de la police de Chabahar mais en ont été empêchés par un garde et ils ont alors fait exploser une voiture piégée », a déclaré M. Marachi, sans préciser le nombre d’assaillants.

Selon Rahmdel Baméri, gouverneur de la ville de Chabahar, « l’explosion a été très forte, elle a brisé les vitres de nombreux bâtiments alentours » et fait de « nombreux blessés » : des commerçants, des passants, parmi lesquels des femmes et des enfants.

L’agence Tasnim avance le nombre de 27 blessés.

Des photos diffusées par la même agence montrent des débris de gros blocs qui pourraient correspondre à un mur écroulé, ainsi que les restes du véhicule utilisé par les assaillants, identifié par plusieurs médias comme un van bleu de marque Nissan.

Frontalière du Pakistan et de l’Afghanistan, la province du Sistan-Baloutchistan, déshéritée, est régulièrement le théâtre d’accrochages meurtriers entre les forces de l’ordre et des séparatistes baloutches ou des groupes jihadistes que Téhéran accuse Islamabad et Ryad de soutenir.

APS

l’Eglise béatifie les moines de Tibéhirine à Oran

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Les sept moines tués à Tibéhirine en 1996 ainsi qu’un évêque, cinq religieux et six religieuses seront béatifiés en Algérie samedi. Ce sera la première cérémonie de ce genre dans un pays musulman.

Dix-neuf religieux catholiques, dont les sept moines de Tibéhirine, assassinés en Algérie durant la « décennie noire » de guerre civile, seront béatifiés samedi à Oran, la première cérémonie du genre dans un pays musulman.

Sept moines enlevés et assassinés en 1996. Les moines de Tibéhirine, dont le destin tragique a inspiré le film du Français Xavier Beauvois Des hommes et des dieux (2010) – Grand Prix du Festival de Cannes -, ont été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas, à 80 kilomètres au sud d’Alger. Les circonstances exactes de leur assassinat, annoncé le 23 mai suivant par le Groupe islamique armé (GIA), n’ont toujours pas été élucidées.

12 autres religieux béatifiés. Seront béatifiés en même temps qu’eux samedi Mgr Pierre Claverie – évêque d’Oran et fervent défenseur du rapprochement entre les religions, tué dans l’explosion d’une bombe le 1er août 1996 – ainsi que cinq religieux et six religieuses assassinés par balles entre 94 et 95 à Alger et Tizi-Ouzou (une centaine de km à l’est d’Alger).

Des défenseur du dialogue entre chrétiens et musulmans. Point commun entre ces 19 bienheureux, issus de huit ordres religieux : leurs liens extrêmement étroits et forts avec l’Algérie et la population algérienne, notamment sa frange la plus pauvre. La plupart avaient passé plusieurs décennies en Algérie au moment de leur assassinat. Certains y étaient depuis les années 1950. Le frère Luc était arrivé au monastère de Tibéhirine en 1946. Beaucoup avaient étudié l’arabe et le Coran et œuvraient au dialogue entre chrétiens et musulmans. D’où l’importance d’une cérémonie de béatification en Algérie, pays où ils avaient choisi de vivre, puis de rester au mépris des risques, selon Mgr Desfarges.

Une première dans un pays musulman. C’est la première fois que l’Église procédera, dans un pays musulman, à une béatification de martyrs, a rappelé à Rome le Père Thomas Georgeon, postulateur de leur cause. Il ne s’agit pas de « se glorifier de la mort de chrétiens face à des musulmans, mais bien de célébrer leur mort aux côtés de tant de martyrs algériens », a-t-il souligné.

Mgr Desfarges a rappelé que « 144 imams » algériens avaient « été tués pour avoir refusé de signer des fatwas justifiant la violence » des groupes armés, ainsi que « des intellectuels, des journalistes, mais aussi des familles qui ont refusé d’obéir aux groupes armés ».

Des « modèles » qui montrent « la voie à suivre ». L’Église se sent « proche de tous ceux en Algérie qui ont été fidèles à Dieu, à leur conscience et à l’amour de leur pays durant ces années noires », a-t-il ajouté. En étant béatifiés, les 19 « martyrs d’Algérie », deviennent des « modèles » qui « montrent la voie à suivre », a-t-il poursuivi : comme eux, « nous voulons continuer d’être cette Eglise de l’amitié, de fraternité et du vivre-ensemble ».

Europe1

Des étudiants grévistes devant le juge aujourd’hui

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Six étudiants de l’Institut national de la poste et des technologies de l’information et de la communication (INPTIC), comparaîtront  aujourd’hui jeudi 06 décembre 2018, devant la section pénale du tribunal d’El-Harrach à Alger. Les étudiants de l’INPTIC ont entamé un mouvement de grève en décembre 2017 pour exiger la satisfaction de leurs revendications socio-pédagogiques. Le directeur de l’institut en question a préféré  déposer plainte contre six étudiants protestataires pour briser le mouvement.

Deux collectifs d’avocats se constitueront demain pour défendre ces étudiants bénévolement. Ils sont une dizaine d’avocats du parti de l’opposition Front de forces socialiste (FFS), et de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH). Me Sahli, avocat dépêché par le FFS, nous a expliqué que les chefs d’inculpations des six étudiants sont: trouble à ordre public et attroupement non autorisé. « Ce que subissent ces étudiants, est un abus de pouvoir » a martelé notre interlocuteur. « Leur mouvement n’était qu’une une protestation  pacifique à l’intérieur de l’institut, comment le qualifier d’attroupement ? » s’interroge Me Sahli.

Enfin il a souligné que le collectif d’avocats de son parti et celui de la LADDH est acte de soutien et de solidarité avec les six étudiants accusés. « Ces étudiant son suspendus de leur études, il faut absolument qu’ils soient acquittés pour qu’ils réintègrent leur cursus » a-t-il conclu.

Lynda Abbou

Source : maghrebemergent.info

Harragas à Tigzirt : trois décès et cinq blessés

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TIZI-OUZOU- Cinq blessés et trois décès est le bilan provisoire d’une opération de sauvetage menés par les garde-côtes au large de Tigzirt (45 km au nord de Tizi-Ouzou) pour secourir un groupe de harragas, a indiqué mardi le directeur local de la santé et de la population (DSP), le Pr. Abes Ziri.

Selon le même responsable, quatre blessés parmi ces candidats à l’immigration clandestine ont été admis à l’hôpital de la ville côtière d’Azeffoune, où ils ont reçu tous les soins nécessaires.

Les corps sans vie de deux autre harragas ont été déposés au niveau de ce même établissement hospitalier, a ajouté Pr. Ziri qui a observé que les quatre blessés pris en charge dans cet hôpital sont hors de danger.Toujours dans le cadre de cette opération de sauvetage, un cinquième blessé qui a été repêché dans un état grave et le corps sans vie d’une autre personne, ont été acheminés vers l’hôpital de Tigzirt, a ajouté le même responsable.

Il a également indiqué que la DSP s’est mise en alerte immédiatement au lancement de l’opération de sauvetage, en mobilisant ses structures pour porter assistance au blessés et leur prodiguer tous le soins nécessaires.Selon des sources locales, un groupe de harragas aurait pris le départ à bord d’une embarcation dotée d’un moteur puissant, dans la nuit de lundi à mardi à partir de la plage de Tamda Ouguemoune, à une dizaine de kilomètre a l’est de la ville de Tigzirt.

L’opération de sauvetage dirigée par les garde-côtes et à laquelle participe la protection civile, se poursuivait en début de soirée de ce mardi et le bilan pourrait évoluer.

APS

Riposte Internationale : colloque sur la presse en Afrique du Nord

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Riposte internationale, cette ONG qui ne rate jamais aucune occasion pour dénoncer et condamner sans réserve toute atteinte aux droits de l’homme, de la femme et de l’enfant partout dans le monde et particulièrement dans les pays de l’Afrique du Nord où la liberté de la presse, de l’expression, est muselée. Plusieurs journalistes, blogueurs et simples citoyens sont arrêtés et condamnés à de lourdes peines, juste pour avoir exprimé leurs opinions qui ne sont pas du goût des régimes totalitaires du royaume chérifien, du régime militaire algérien de la Tunisie et de la Libye déchirée par la guerre.

À l’occasion de la commémoration de la Déclaration universelle des droits de l’homme et pour soutenir tous les réprimés et les privés de liberté dans ces trois pays (Maroc, Algérie, Tunisie et Libye) que Riposte Internationale en collaboration avec l’association Tafrka, organise son 2e colloque sur la situation de la presse sous ces régimes.

Le colloque aura lieu dimanche 9 décembre 2018 entre 9 h et 17 h

Au 49, bis avenue de la résistance 93100, Montreuil

Ali Aït Djoudi

Tizi Ouzou : Pour tout déplacement, le maire doit demander une autorisation

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Le régime totalitaire et jacobin d’Alger qui s’accroche des mains et des pieds au pouvoir non pas pour servir le peuple qui a arraché sa liberté au prix du sang et des larmes, mais pour se servir des richesses qui reviennent de droit aux enfants légitimes de cette patrie.

Ce régime tyrannique n’installe pas les Walis et les chefs de Daïras pour servir les citoyens, leur faciliter le quotidien et leur garantir une vie digne et honorable et respecter leurs choix et moins encore pour soutenir les élus locaux et subvenir aux besoins de leurs communes, mais ces administrateurs désignés et parachutés d’en haut ne sont que l’image intégrale de l’État policier qui les a nommés.

C’est sur cette voie que le wali de Tizi Ouzou a marché en adressant une correspondance qui restreint même la liberté de déplacement de ces représentants du peuple à l’intérieur et à l’extérieur de la Wilaya.

Chaque fois qu’un maire veut se déplacer à l’intérieur de sa Wilaya, il doit solliciter un ordre de mission auprès du chef de la Daïra et s’il ose encore aller plus loin dans une autre Wilaya, c’est à Monsieur le Wali qu’il doit demander une autorisation.

Rien n’étonne d’un régime qui se prend pour roi et qui considère le peuple et ses élus comme ses sujets.

La correspondance ci-dessous reflète réellement le visage du pouvoir en place à travers ses administrateurs.

Ali Aït Djoudi 

 

Bientôt des bornes biométriques au niveau des services d’Etat civil

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TIPASA – Le directeur du Centre national des titres et documents sécurisés, auprès du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Hacène Boualem a annoncé, dimanche à Tipasa, l’équipement « prochain » des services d’Etat civil du pays, à l’aide de bornes biométriques destinées au retrait personnel des documents.

« A court terme, les services d’Etat civil seront équipés avec des bornes biométriques, qui permettront au citoyen de se faire délivrer ses documents, en utilisant sa carte d’identité, dans le cadre de la stratégie de modernisation de l’administration », a indiqué M Boualem, dans son intervention à une rencontre régionale sur le guichet électronique, ouverte par le wali Mohamed Bouchama.

Cet équipement a été conçu pour lire électroniquement les données de la CNIBE (carte nationale d’identité biométrique et électronique), a-t-il expliqué, soulignant la contribution attendue des nouveaux systèmes électroniques sécurisés dans la réduction du temps dévolu à l’a délivrance des documents, grâce notamment à la généralisation de l’exploitation des guichets électroniques.

Le guichet électronique, qui est entré en expérimentation, depuis une année, au niveau d’Alger, permet le traitement d’un dossier en seulement cinq minutes, contre 15 minutes, dans le passé, selon le responsable, qui a assuré, qu’il s’agit là « des normes mondiales, en vigueur ».

Il a ajouté, que la modernisation de l’administration, qui est « un pas important », avant la consécration du Gouvernement électronique, doit se faire progressivement suivant une vision bien étudiée, s’appuyant sur des bases scientifiques.

Hacen Boualem a, signalé à ce propos, le lancement programmé du permis de conduire biométrique à point, avant de la fin de l’année en cours, tandis que le projet du livret de famille biométrique « devrait être effectif en 2019, ou 2020, au plus tard ». La carte grise biométrique sera quant à elle effective en 2019, prévoit-il.

Il s’agira, également, selon le même responsable, de raccorder la totalité des communes à la base des données du ministère de l’Intérieur et du registre d’Etat civil, parallèlement à la révision de certaines lois et procédures, en sus de la formation des personnels des collectivités locales.

Depuis 2012, année du lancement du système biométrique, il a été procédé à la délivrance de 13 millions de passeports biométriques, et 12 millions de cartes d’identité biométriques, en plus d’autres documents désormais accessibles au niveau de n’importe quelle commune du pays pour le citoyen.

 

« La prochaine étape pour nous sera d’investir dans ‘l’identité numérique’ à travers l’Internet, et l’usage de la puce de la CNIBE », a encore fait savoir M. Boualem.

Auparavant, le responsable a assuré que les préparatifs du ministère de l’Intérieur, pour la généralisation du guichet électronique « sont quasis achevés (99%) ». « Il reste juste certaines erreurs à revoir, suite à la période d’expérimentation à Alger », a-t-il ajouté, précisant que la première étape de l’opération englobera 47 sièges de communes, avant sa généralisation au reste des communes du pays.

Dans son intervention à cette rencontre régionale, ayant vu la participation de sept wilayas, le wali a souligné l’importance du guichet  électronique dans la réduction de la masse des documents requise des citoyens pour la délivrance de leurs papiers, dont notamment le S12. Outre la réduction de la marge d’erreur dans les documents administratifs, la suppression de la saisie et un gain de temps considérable.

Cette 6ème rencontre du genre, après celles d’Oran, Constantine, Biskra, Laghouat et Boumerdes, a vu la participation des wilayas d’Ain Defla, Relizane, Chlef, Médéa, Blida et Illizi.

APS

L’avocat d’Abdou Semmar porte plainte contre le directeur d’Ennahar TV

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Abdou Semmar, éditeur du site d’informations Algérie Part, a été arrêté le 23 octobre dernier et placé en détention provisoire à la prison d’El Harrach, le 25 octobre dernier. Abdou Semmar, de son vrai nom Mohamed Abderrahmane Semmar est poursuivi pour diffamation par voie de diffusion, menaces et atteinte à la vie privée des gens, selon son avocat Me Zakaria Benlahreche.
Les deux plaignants dans l’affaire ne sont autres que Mohamed Mokadem, alias Anis Rahmani, directeur du groupe Ennahar et le wali d’Alger Abdelkader Zoukh pour des articles que ce dernier aurait rédigé sur son site. Malheureusement, la chaîne de télévision Ennahar a diffusé en boucle, pendant la journée du jeudi 25 octobre, des informations diffamatoires et erronées à l’encontre d’Abdou Semmar et de Merouane Boudiab les impliquant, sans aucune preuve, dans des délits plus graves, à savoir faire partie d’un réseau d’escrocs et de maîtres chanteurs qui extorquent des fonds et les transfèrent à l’étranger. La chaîne, représentée par son directeur Anis Rahmani, l’un des plaignants dans l’affaire de diffamation dans laquelle est impliqué Abdou Semmar n’a pas hésité à diffuser des images les montrant menottés au tribunal ou encore en train d’être transférés en prison.
Ce média est allé plus loin en diffusant des éléments de l’enquête censée être confidentiels jusqu’à la comparution des deux détenus, le 8 novembre prochain, en salissant leur réputation et en violant le principe de la présomption de l’innocence qui voudrait que tout accusé est innocent jusqu’à preuve de sa condamnation.
C’est pour ces raisons que l’avocat d’Abdou Semmar a déposé plainte auprès du Procureur de la République après de la Cour d’Alger contre Mohamed Mokadem, alias Anis Rahmani, directeur du groupe Ennahar, pour acharnement médiatique et diffamation à l’encontre de son client.
L’attitude d’Ennahar en tant que média «est contraire à l’article 56 de la Constitution et aux conventions internationales ratifiées par l’Algérie», a-t-il affirmé. «Abdou Semmar, Merouane Boudiab et Adnane Mellah sont innocents jusqu’à preuve du contraire et aucun média n’a le droit d’agir de la sorte en tentant d’influencer le déroulement du procès », a-t-il ajouté. Il est à rappeler que l’ONG Reporters sans frontières RSF a rédigé une lettre au Président de la République Abdelaziz Bouteflika pour lui demander d’intervenir « afin de libérer les trois journalistes poursuivis pour leur activité journalistique».

Par la rédaction d’Algérie Part.