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mardi 7 avril 2026
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Équipement bloqué de Cevital : la Douane livre sa version

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La direction générale des Douanes a apporté, ce jeudi 6 décembre, des précisions au sujet de l’équipement de la SPA EvCon Industry, filiale de Cevital, retenus au port sec Atlantic de Boudouaou, dans la wilaya de Boumerdes.

« Cette affaire a été traitée, en toute transparence, conformément à la législation et la réglementation en vigueur et dans le respect des dispositions de l’article 4-bis du Code des Douanes qui stipule que les lois et règlements douaniers s’appliquent sans égard à la qualité des personnes », réplique d’emblée la Douane dans une déclaration à TSA, au moment où le groupe agroalimentaire dénonce des velléités de blocage de ses projets.

Tout a commencé le 22 juillet dernier lorsque la SPA EvCon Industry a engagé au niveau des Douanes de Boumerdes une déclaration portant sur une machine d’une valeur de 2.915.000 euros. Le prix étant jugé « trop élevé », une expertise technique a été sollicitée.  « L’expert judiciaire désigné par le tribunal compétent a conclu que la valeur de l’équipement importé est estimée à 1.010.000 euros, soit une différence de 1.905.000 euros », explique la DGD.

Cevital dénonce un acharnement

De son côté, Cevital, qui a rendu publics tous les documents inhérents à cette affaire et qui sont d’ailleurs consultables sur TSA, se demande sur quelle base l’expert a conclu à la surfacturation puisque la machine est un prototype, qui n’existe nulle part ailleurs.

En tout cas, la justice a été saisie par la Douane pour infraction de change. Parallèlement, l’opérateur Cevital a introduit une procédure en référé, mettant en avant le caractère sensible de l’équipement en question qui pourrait subir des dommages s’il n’est pas libéré immédiatement. EvCon a aussi demandé une contre-expertise qui a conclu que le prix de l’équipement est conforme à celui déclaré. Le 27 novembre, le tribunal de Boudouaou lui a donné gain de cause en rendant un jugement ordonnant le dédouanement et l’enlèvement de la marchandise importée. Un jugement exécutoire. « La direction des Douanes est donc tenue d’abord d’exécuter la décision de justice avant de faire appel si elle le souhaite », avait réagi le groupe Cevital.

Mais la Douane affirme avoir introduit un appel. « Usant des droits de recours accordés en vertu des dispositions du Code de procédure civile et administrative, nous avons, en date du 29 novembre, interjeté appel auprès de la Cour de Boumerdes et demandé de surseoir à l’exécution du jugement du 27 novembre 2018 étant en première instance sujet à recours », explique la DGD, ajoutant qu’« il s’agit d’un équipement bien gardé et entreposé au sein d’un port sec agréé et il n’y a aucune raison de considérer l’urgence de son enlèvement ».

Acharnement ?

« Le jugement a été rendu en référé car il y a urgence en ce sens que s’il ne sort pas dans les délais, le matériel en question risque une sérieuse détérioration », estime de son côté le groupe Cevital qui présente un document attestant la sensibilité de l’équipement.

Mais pourquoi la Douane a-t-elle décidé de faire appel alors que la justice a tranché en faveur de l’opérateur ? Une forme d’acharnement ?

« Non, rétorque-t-elle. Si le receveur n’avait pas interjeté appel, ce serait un manquement à ses obligations professionnelles, et cela est valable pour tous les receveurs sur le territoire national. Nous comprenons qu’il est difficile pour certains opérateurs de comprendre le travail du douanier », explique la direction des Douanes.

La Cour de Boumerdes devait statuer sur l’appel le 3 décembre, mais elle a reporté l’audience au 10 décembre. De même que, le 5 décembre, elle a décidé de reporter au 10 son verdict dans la plainte liée à l’infraction de change.

Dans une déclaration à TSA le 2 décembre, le groupe Cevital, expliquait pourquoi la justice avait tranché en sa faveur en première instance : « Le jugement dit qu’il y a deux experts indépendants qui ont prouvé qu’il s’agit d’un prototype, un équipement fabriqué exclusivement pour Cevital et que son prix déclaré correspond à sa valeur réelle. C’est une machine unique au monde. C’est une machine qui n’a pas de point de comparaison, comme le prouvent deux experts judiciaires. Sur quels éléments donc se base la Douane pour dire qu’il y a une possible surfacturation ? Le tribunal a d’ailleurs écarté la première expertise demandée par la Douane parce qu’elle était superficielle et imprécise ».

« Des accusations infondées »

Une troisième expertise devrait être ordonnée par la justice et c’est sur la base de ses conclusions qu’elle devrait trancher.

Le groupe Cevital avait dénoncé sur TSA « une main invisible ». « Pourquoi, c’était interrogé le groupe privé, ils ne veulent pas les libérer même avec une décision de justice, si ce n’est effectivement une main invisible qui est en train d’instrumentaliser la Douane pour saboter ce projet unique ? ».

« Ce sont des accusations infondées », réplique la Douane. « Il ne s’agit pas d’une affaire exceptionnelle, puisque le même bureau (la direction de Boumerdes) a traité plusieurs cas similaires en appliquant la même procédure. Nos services n’ont fait qu’appliquer la loi, abstraction faite de la qualité et du nom de l’opérateur. Pour ceux qui nous accusent de sabotage, nous disons que le sabotage c’est dans le transfert de capitaux qui nuit aux réserves de change du pays. L’administration des douanes ayant constaté plusieurs infractions de change au courant de l’année 2018. Le corps du délit en la matière en relation avec le commerce extérieur s’élève à 6.588.713.804,93 DA. D’ailleurs, la même société a fait l’objet de plusieurs contentieux auparavant ayant reconnu ses infractions et procédé à leur règlement par voie transactionnelle. La Douane a le devoir de faire face à de tels agissements. Dans tous les cas, c’est la justice qui tranchera », conclut la DGD.

Source : TSA

Les gilets jaunes : la réalité d’une menace

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« LE FUSIL D’ASSAUT volé le 1er décembre dernier est toujours entre les mains des émeutiers » : devant les caméras, Christophe Castaner n’a pas hésité, jeudi, à dramatiser une situation déjà hautement inflammable. En creux, on comprend du ministre de l’Intérieur que cette arme pourrait semer la mort samedi prochain, à l’occasion de « l’acte IV » de la mobilisation des « gilets jaunes ».

Pour mémoire : il s’agit d’un HK G36, redoutable fusil de guerre allemand dont sont dotés les services dans le cadre de la lutte antiterroriste, capable de traverser des gilets pare-balles semblables à ceux que portaient les islamistes de 2015. Si ce HK a été volé samedi par un manifestant dans une voiture de police en marge des heurts où des policiers ont été lynchés, son usage potentiel fait partie de la panoplie anxiogène des rumeurs et des informations non vérifiées qui courent sur ce 8 décembre à haut risque. Il en est de même des supposées armes qu’auraient entreposées des « éléments radicaux » dans Paris en vue de mener une action d’éclat samedi prochain et que les services de police auraient retrouvées. Cette histoire, à l’origine d’affirmations contradictoires, n’a pas été confirmée.

« Appels à tuer »

Selon des informations recueillies par Le Figaro, un ministère important a reçu la consigne d’interdire à ses personnels et aux ministres concernés de se rendre sur leur lieu de travail ce week-end, après que les services de renseignement ont signalé des « appels à tuer et à se munir d’armes à feu pour s’en prendre à des parlementaires, au gouvernement, à l’exécutif et aux forces de l’ordre ».

Faute d’avoir des interlocuteurs fiables ou des « sources » identifiées, les policiers spécialisés fondent leurs soupçons et orientent leurs recherches sur la surveillance des réseaux sociaux. Ainsi, dans le cadre d’un appel très relayé à « un cortège massif des collectifs et des luttes pour un Acte IV, samedi 8 décembre, au départ de la gare Saint-Lazare et en direction des Champs-Élysées », le site paris-luttes.info prône un « front commun dans le climat révolutionnaire qui bouscule le pays ». Évoquant le chaos qui a secoué Paris, les « antifascistes » se félicitent quant à eux « des alliances que nous cherchons à créer dans cette situation explosive », en prévenant : « Nous ne comptons pas nous arrêter là. » Ces derniers jours, les mots d’ordre de haine anti-flic « ACAB », acronyme de l’anglais « All cops are bastards », se propage sur le Net.

Face à une menace quasi palpable, les palais nationaux seront claquemurés. Ainsi la sécurité de l’Élysée, où Emmanuel Macron devrait rester samedi avec son état-major, va être renforcée par le commandement militaire, à la manière d’un imprenable bunker. Comme à Matignon, des détachements mobiles et une compagnie de la Garde républicaine seront déployés pour tenir le pouvoir à bonne distance de la rue qui vocifère.

Christophe Cornevin

Source : Le Figaro

Refus de Visa : Mais dites-moi pourquoi monsieur le consul !

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Je voudrais partager cette déception, parler de cette violence et dire que c’est de l’arnaque institutionnalisée.

J’aspire, comme tous les jeunes de ma génération, à aller outre-mer voir l’autre côté de la Méditerranée et visiter cette partie de la terre occupée par des humains comme nous et avec lesquels nous partageons une grande culture.Pour voyager, j’ai dû, comme le fait tout citoyen tunisien souhaitant franchir les frontières de son pays d’origine pour aller vers un pays de l’Union Européenne, déposer une demande de visa.

Pour ce faire, j’ai dû, bien sûr, faire face à la fainéantise de l’administration tunisienne, passer de longues journées à faire la queue pour obtenir les papiers nécessaires pour le visa: réservation de billet, assurance de voyage, mes papiers d’étudiant traduits en français, une somme importante (pour moi) convertie en euro…

Pour parvenir à me procurer tous ces papiers et à payer les frais du visa et de TLS contact, j’ai dû travailler la nuit dans un bar pendant trois mois à temps plein, sachant que dans la journée, je suis une formation pédagogique (16 heures/ semaine) pour finir mon Master professionnel en sciences de l’éducation.

Tant pis que cela paraisse débile ou dramatique, mais je voudrais dire que j’ai souffert le martyr pour préparer mon dossier et me procurer l’argent qu’il faut pour l’obtention du visa. Tout ça, parce que je veux voyager dans un pays dont la culture et la civilisation me sont précieuses, et dont j’ai étudié la langue 6 années durant, tout ça parce qu’un simple citoyen veut jouir de son droit de se déplacer. Cette démarche qu’on suit pour obtenir un visa est une violence contre les humains.

J’ai enfin déposé mon dossier, le 28 novembre 2018. J’étais presque sûr que j’allais l’avoir puisque j’ai fourni tous les papiers nécessaires et que j’avais eu deux visas en 2015 et 2016. En plus, mon dossier était signalé “Vert” par le consulat de France.

Aujourd’hui, je suis allé récupérer mon passeport. Il est vide, accompagné d’une note de justification de refus de visa. La note dit ce qui suit: “Vous n’êtes pas en mesure d’acquérir légalement les moyens de subsistance suffisants pour la durée du séjour envisagé”.

Cela n’a pas de sens car j’en ai fourni la preuve, mais on m’a dit que ce n’est pas nécessaire puisque j’ai une réservation à l’hôtel.

″-Les informations communiquées pour justifier l’objet et les conditions du séjour envisagé ne sont pas fiables.
-Votre volonté de quitter le territoire des États membres avant l’expiration du visa n’a pas pu être établie”.

De grâce, dites-moi, comment faire preuve d’honnêteté auprès du consulat de France à Tunis (à part le fait de fournir les papiers demandés).

Je voudrais partager cette déception, parler de cette violence et dire que c’est de l’arnaque institutionnalisée.

Je vais contester auprès du consulat, et même porter plainte. Si ce n’est la survivance du colonialisme, dites-moi alors ce que c’est ?

Mohamed Issaoui

Jeune écrivain, étudiant en lettres modernes, artiste performeur et activiste

Source : huffpostmaghreb.com

La hausse « discriminatoire » des frais de scolarité des étrangers est contestée

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DESCRIPTION : DESCRIPTION : DESCRIPTION : Loire Atlantique. le campus de l'université de Nantes TITRE : L’impact du mouvement étudiant sur les exams ACCROCHE : Les cours vont-ils être rattrapés?? Comment vont se passer les exams?? Le mouvement étudiant contre la réforme risque de modifier le calendrier universitaire. LEGENDE : Avec le blocus sur le campus Tertre, des cours n’ont pas eu lieu. Le service des formations étudie comment les rattraper. archives Jérôme Fouquet TITRE : L’université de Nantes dans le top 100 des innovantes TITRE : Un vide-greniers à l’université pour s’équiper pas cher LEGENDE : archives Jérôme Fouquet

Après les syndicats étudiants, des universités françaises se mobilisent à leur tour contre la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers extra-communautaires. Plusieurs établissements de l’Hexagone ont exprimé leur “désaccord”, affirmant que ce projet de loi “portait atteinte aux valeurs humanistes que les universités défendent quotidiennement”.

Le Premier ministre français, Édouard Philippe, a présenté le 21 novembre dernier un projet de loi portant sur la hausse des droits d’inscription pour les étudiants étrangers issus des continents africains et asiatiques. Si cette loi entre en vigueur en janvier 2019, un étudiant en Licence devra payer 2.770 euros sur chacune des 3 années au lieu de 170 euros actuellement et 3.770 euros par année de Master et Doctorat contre 243 euros actuellement.

Le responsable français a expliqué que ce décret visait à rendre “les universités françaises plus attractives à l’étranger et à faire venir des étudiants plus fortunés”.

Cette annonce a suscité de l’indignation et des inquiétudes, tant chez les étudiants, maghrébins notamment, que les chez universités, voire même les politiciens de la gauche française. De voix se sont ainsi élevées contre cette mesure, qui menace, de l’avis des politiciens et des responsables universitaires, des milliers d’étudiants issus du continent africain.

Les universités expriment aussi leur “désaccord”

La présidence de l’université de Poitiers, sise en Nouvelle-Aquitaine, était l’une des premières à se joindre aux protestations des étudiants. Son président, Yves Jean et ses vices-présidents ont vite dénoncé une mesure qui constitue “un obstacle majeur à la démocratisation et à l’internationalisation de l’accès à l’université”, rapportait la rédaction régionale de France Info sur son site Internet.

La même université a déploré via son président “une sélection par l’argent contraire aux valeurs humanistes portées par l’Université”, où 4700 étudiants étrangers, dont 82% issus d’Afrique et d’Asie y poursuivent leurs cours.

Un avis partagé quelques jours plus tard à l’Université Paris 13, où l’Institut universitaire de technologie de Saint-Denis a exprimé son “désaccord contre cette mesure” pour la même raison.

Le directeur de cet institut, Samuel Mayol, a fait savoir dans un communiqué que cette augmentation “portait atteinte aux valeurs humanistes que les universités portent et défendent quotidiennement”.

Il a estimé que cette mesure était “contraire au rôle universitaire de l’université française qui, depuis le XIIe siècle s’est toujours attachée à accueillir tous les étudiants”.

 

Plus tard, le président de l’université de Paris-Est Crétail, Jean-Luc Dubois-Randé, cité par Le Parisien, a estimé que de “tels droits d’inscriptions sont de nature à empêcher une grande proportion des étudiants étrangers de venir étudier en France, à commencer par les plus fragiles économiquement”.

Il a estimé qu’accueillir les étudiants étrangers étaient “une chance pour l’université française”, puisqu’ils “sont des acteurs essentiels des échanges scientifiques, économiques et culturels entre la France et leur pays d’origine”.

M. Dubois-Randé a ainsi appelé le gouvernement à “reconsidérer” cette mesure, “conformément aux valeurs fondatrices de l’Université publique française”.

L’université Paul Valéry à Montpellier a également réclamé le retrait du projet de loi présenté par Edouard Philippe. Le conseil d’administration de cet établissement a voté une motion dans cette optique, déposée par le syndicat étudiant “Solidaires”.

Le président de l’université, Patrick Gili, a expliqué avoir signé la motion “sur la base de considérations sociales principalement”, rapporte Midi Libre.

Le conseil d’administration de Le Mans Université a de son côté estimé que ce projet de loi a pour conséquence “d’exclure de nos universités de nombreux étudiants issus des régions du monde les plus pauvres et, plus généralement, les étudiants les moins fortunés, qui vont devoir renoncer à leurs projets de formation en France”.

L’établissement a également estimé que cette mesure va “engendrer des inégalités sociales et discriminatoires insupportables, contraires au principe d’accueil de la France et aux principes académiques de l’université française ”, rapportait Ouest France.

 Les écoles d’art aussi

Les universités de Paris, Montpellier et Nouvelle Aquitaine ne sont pas les seules à se mobiliser contre cette hausse des frais de scolarité. Le Monde rapportait mercredi 05 décembre 2018 que 44 écoles d’art françaises dénoncent une stratégie “discriminatoire”, refusant “la hausse des frais d’inscription pour les étudiants africains”.

Le conseil d’administration de l’Association nationale des écoles supérieures d’art a estimé dans une tribune que, malgré les promesses du gouvernement d’accorder des bourses d’étude supplémentaires,  ce projet de loi “apparaît fondamentalement discriminatoire”.

“Ce qui apparaît est une règle économique de base : modifier la clientèle par le prix de l’objet (une inscription à 2 770 euros au lieu de 170 en licence, de 3 770 euros au lieu de 243 en master et 380 en doctorat). Les étudiants africains peuvent, a minima, se sentir les laissés-pour-compte de cette nouvelle stratégie”, estime-t-on.

Des centaines d’étudiants ont tenu samedi 01 décembre 2018 un rassemblement à Paris pour dénoncer cette augmentation des frais d’inscription.

Le rassemblement, tenu sous le slogan “Mêmes études, mêmes droits”, a réuni des étudiants de plusieurs universités à travers la France. Ils ont considéré cette augmentation de “tri discriminatoire qui renforce la précarité des étudiants étrangers”, estimant que cette décision “va fermer les portes des universités françaises”.

Mehdi Alioui

Source : huffpostmaghreb.com

Paris : il y a 32 ans, la police tua Malik Oussekine

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Malik Oussekine symbole des violences policières

Il y a trente-deux ans, jour pour jour, Malik Oussekine était tué par la police dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, en plein mouvement étudiant contre les lois Devaquet.

Nous y associons le souvenir du jeune Abdel Beyahia également tué par un policier durant la même nuit. En cet anniversaire, n’oublions pas alors que se multiplient les violences policières gravissimes contre les lycéens, avec utilisation massive de flashballs

Ni oubli, ni pardon : en ce jour anniversaire de sa mort nous pensons à Malik Oussekine, tué par les « pelotons voltigeurs » de la police parisienne dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, en pleine mobilisation étudiante contre les lois Devaquet.

Mémorial 98 salue sa mémoire, se souvient de la responsabilité directe de Pasqua et Pandraud, ministres de l’Intérieur et de la Police de l’époque, ainsi que de celle de Chirac, chef du gouvernement.

Les pelotons voltigeurs ont été mis en service par Pandraud. Ce sont des policiers montés à deux sur une moto tout-terrain ; l’un conduit, l’autre est armé d’une matraque. Ils ont comme mission de « nettoyer » les rues après les manifestations en pourchassant les prétendus « casseurs ».

À Paris, à la suite d’une manifestation pacifique arrivée à la Sorbonne, au Quartier latin, les “voltigeurs” prennent en chasse les jeunes qu’ils croisent. Malik Oussekine, un étudiant algérien de 22 ans, sort d’un club de jazz en plein Quartier Latin. Il est minuit. Des “voltigeurs” le remarquent et se lancent à sa poursuite. Malik Oussekine se met à courir. Un témoin qui rentrait chez lui, Paul Bayzelon, fonctionnaire au ministère des Finances, habitant l’immeuble, au 20 rue Monsieur le Prince a déclaré Ni oubli, ni pardon: en ce jour anniversaire de sa mort nous pensons à Malik Oussekine, tué par les « pelotons voltigeurs » de la police parisienne dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, en pleine mobilisation étudiante contre les lois Devaquet.

Memorial 98 salue sa mémoire, se souvient de la responsabilité directe de Pasqua et Pandraud, ministres de l’Intérieur et de la Police de l’époque, ainsi que de celle de Chirac, chef du gouvernement.

Les pelotons voltigeurs ont été mis en service par Pandraud. Ce sont des policiers montés à deux sur une moto tout-terrain ; l’un conduit, l’autre est armé d’une matraque. Ils ont comme mission de « nettoyer » les rues après les manifestations en pourchassant les prétendus « casseurs ».

À Paris, à la suite d’une manifestation pacifique arrivée à la Sorbonne, au Quartier latin, les “voltigeurs” prennent en chasse les jeunes qu’ils croisent. Malik Oussekine, un étudiant marocain de 22 ans, sort d’un club de jazz en plein Quartier Latin. Il est minuit. Des “voltigeurs” le remarquent et se lancent à sa poursuite. Malik Oussekine se met à courir. Un témoin qui rentrait chez lui, Paul Bayzelon, fonctionnaire au ministère des Finances, habitant l’immeuble, au 20 rue Monsieur le Prince (6earrondissement), a déclaré :

« Je rentrais chez moi. Au moment de refermer la porte après avoir composé le code, je vois le visage affolé d’un jeune homme. Je le fais passer et je veux refermer la porte. Deux policiers s’engouffrent dans le hall, se précipitent sur le type réfugié au fond et le frappent avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. La victime se contentait de crier : “je n’ai rien fait, je n’ai rien fait” ».

Paul Bayzelon a dit avoir voulu s’interposer mais s’être fait lui aussi matraquer jusqu’au moment où il a sorti sa carte de fonctionnaire. Puis les policiers sont partis, laissant Malik Oussékine sur le carreau.

Peu après le Samu arrive sur place. Ils apportent les premiers soins à Malik Oussekine et le transportent à l’hôpital Cochin où il meurt des suites des coups portés par la police.

Ce corps de police fut dissous à la suite de cette affaire. Le ministre Devaquet démissionna, sa réforme fut retirée ainsi que le projet gouvernemental raciste qui s’attaquait au droit du sol.

On se souvient aussi comment le Front National a, un an plus tard, commenté sa mort : « Des Français comme les Oussekine, on peut s’en passer […]. On se souvient de la mort du petit casseur gauchiste nommé Malik Oussekine. Malgré son état de santé lamentable, il n’avait pas hésité à attaquer en pleine nuit les forces de police chargées du maintien de l’ordre » (extrait du journal du Front national du Var, 20 janvier 1988).

Quant aux assassins de Malik Oussekine, les policiers voltigeurs Schmitt et Garcia, ils ne seront inculpés que de « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Aux assises, en 1990, ils s’en tireront avec cinq ans de prison avec sursis pour le premier, deux ans pour le second.

Nous nous souvenons également de Abdel Benyahia tué dans la même nuit du 5 au 6 décembre 1986 à Pantin à l’âge de 20 ans, par un inspecteur de police qui n’était pas en service. Dans les manifestations qui suivirent, les noms de Malik Oussekine et d’Abdel Benyahia étaient associés, même si aujourd’hui, malheureusement, la mémoire du second se perd.

Ainsi lorsque Malik Oussekine est enterré à Paris, une manifestation à la mémoire des deux victimes, Malik Oussekine et d’Abdel Benyahia, réunit plusieurs centaines de milliers de personnes.

Au lendemain de la mort d’Abdel Benyahia, pendant 48 heures, c’est le blackout total dans tous les services.

La famille n’est avertie que le 8 décembre de l’endroit où a été transporté le corps.  Le policier Savrey est n’est inculpé que d’ « d’homicide involontaire » et laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Il avait 1, 83 grammes/litre d’alcool dans le sang. Maître Forster avocat de la famille Benyahia déclara alors : « C’est sur réquisition du ministère que le juge d’instruction n’a pas délivré de mandat de dépôt à l’encontre du policier ».

A la Cité des 4000 (La Courneuve) où habitait la famille Benyahia, se constitua le Comité justice pour Abdel qui s’acharne à réclamer la vérité. Six mois après le meurtre, le crime est requalifié « d’homicide volontaire » et Savrey est incarcéré. Le procès, aux assises a lieu en novembre 1988. Des policiers déclarent à la barre : « Vous savez bien que dans la police tout le monde boit ; un autre fonctionnaire aurait eu le même geste. On peut imaginer alcoolémie ou pas, qu’on aurait abouti au même résultat ».  Le réquisitoire demandait : 8 ans de réclusion. Verdict du jury : 7 ans de réclusion.

En cet anniversaire on se souvient aussi de la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré le 27 octobre 2015 avec le scandale de l’impunité policière et plus près de nous de la mort d’Adama Traoré, victime des violences des gendarmes, mort le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Persan après son interpellation. Sa famille et ses amis sont harcelés depuis.

Nous n’oublions pas et réclamons la justice, la vérité ainsi que la fin de l’impunité.

 

Par Albert Herszkowicz

Source : Mediapart

Iran : un attentat contre la police

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Un attentat suicide à la voiture piégée contre un poste de commandement de la police a fait deux morts et plusieurs blessés jeudi matin à Chabahar dans le sud-est de l’Iran.

Plusieurs médias iraniens ont fait état de tirs ayant précédé une forte explosion peu avant 10h00 (06h30 GMT) dans cette ville portuaire à une centaine de kilomètres à l’ouest de la frontière pakistanaise, dans la province du Sistan-Baloutchistan, théâtre de violences régulières en lien avec des groupes jihadistes ou séparatistes.

« Cette action terroriste a causé la mort de deux membres de la police », a déclaré sur la télévision d’État Mohammad Hadi Marachi, gouverneur adjoint de la province du Sistan-Baloutchistan chargé des affaires de sécurité.

« Les terroristes ont essayé de forcer le quartier général de la police de Chabahar mais en ont été empêchés par un garde et ils ont alors fait exploser une voiture piégée », a déclaré M. Marachi, sans préciser le nombre d’assaillants.

Selon Rahmdel Baméri, gouverneur de la ville de Chabahar, « l’explosion a été très forte, elle a brisé les vitres de nombreux bâtiments alentours » et fait de « nombreux blessés » : des commerçants, des passants, parmi lesquels des femmes et des enfants.

L’agence Tasnim avance le nombre de 27 blessés.

Des photos diffusées par la même agence montrent des débris de gros blocs qui pourraient correspondre à un mur écroulé, ainsi que les restes du véhicule utilisé par les assaillants, identifié par plusieurs médias comme un van bleu de marque Nissan.

Frontalière du Pakistan et de l’Afghanistan, la province du Sistan-Baloutchistan, déshéritée, est régulièrement le théâtre d’accrochages meurtriers entre les forces de l’ordre et des séparatistes baloutches ou des groupes jihadistes que Téhéran accuse Islamabad et Ryad de soutenir.

APS

l’Eglise béatifie les moines de Tibéhirine à Oran

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Les sept moines tués à Tibéhirine en 1996 ainsi qu’un évêque, cinq religieux et six religieuses seront béatifiés en Algérie samedi. Ce sera la première cérémonie de ce genre dans un pays musulman.

Dix-neuf religieux catholiques, dont les sept moines de Tibéhirine, assassinés en Algérie durant la « décennie noire » de guerre civile, seront béatifiés samedi à Oran, la première cérémonie du genre dans un pays musulman.

Sept moines enlevés et assassinés en 1996. Les moines de Tibéhirine, dont le destin tragique a inspiré le film du Français Xavier Beauvois Des hommes et des dieux (2010) – Grand Prix du Festival de Cannes -, ont été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas, à 80 kilomètres au sud d’Alger. Les circonstances exactes de leur assassinat, annoncé le 23 mai suivant par le Groupe islamique armé (GIA), n’ont toujours pas été élucidées.

12 autres religieux béatifiés. Seront béatifiés en même temps qu’eux samedi Mgr Pierre Claverie – évêque d’Oran et fervent défenseur du rapprochement entre les religions, tué dans l’explosion d’une bombe le 1er août 1996 – ainsi que cinq religieux et six religieuses assassinés par balles entre 94 et 95 à Alger et Tizi-Ouzou (une centaine de km à l’est d’Alger).

Des défenseur du dialogue entre chrétiens et musulmans. Point commun entre ces 19 bienheureux, issus de huit ordres religieux : leurs liens extrêmement étroits et forts avec l’Algérie et la population algérienne, notamment sa frange la plus pauvre. La plupart avaient passé plusieurs décennies en Algérie au moment de leur assassinat. Certains y étaient depuis les années 1950. Le frère Luc était arrivé au monastère de Tibéhirine en 1946. Beaucoup avaient étudié l’arabe et le Coran et œuvraient au dialogue entre chrétiens et musulmans. D’où l’importance d’une cérémonie de béatification en Algérie, pays où ils avaient choisi de vivre, puis de rester au mépris des risques, selon Mgr Desfarges.

Une première dans un pays musulman. C’est la première fois que l’Église procédera, dans un pays musulman, à une béatification de martyrs, a rappelé à Rome le Père Thomas Georgeon, postulateur de leur cause. Il ne s’agit pas de « se glorifier de la mort de chrétiens face à des musulmans, mais bien de célébrer leur mort aux côtés de tant de martyrs algériens », a-t-il souligné.

Mgr Desfarges a rappelé que « 144 imams » algériens avaient « été tués pour avoir refusé de signer des fatwas justifiant la violence » des groupes armés, ainsi que « des intellectuels, des journalistes, mais aussi des familles qui ont refusé d’obéir aux groupes armés ».

Des « modèles » qui montrent « la voie à suivre ». L’Église se sent « proche de tous ceux en Algérie qui ont été fidèles à Dieu, à leur conscience et à l’amour de leur pays durant ces années noires », a-t-il ajouté. En étant béatifiés, les 19 « martyrs d’Algérie », deviennent des « modèles » qui « montrent la voie à suivre », a-t-il poursuivi : comme eux, « nous voulons continuer d’être cette Eglise de l’amitié, de fraternité et du vivre-ensemble ».

Europe1

Des étudiants grévistes devant le juge aujourd’hui

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Six étudiants de l’Institut national de la poste et des technologies de l’information et de la communication (INPTIC), comparaîtront  aujourd’hui jeudi 06 décembre 2018, devant la section pénale du tribunal d’El-Harrach à Alger. Les étudiants de l’INPTIC ont entamé un mouvement de grève en décembre 2017 pour exiger la satisfaction de leurs revendications socio-pédagogiques. Le directeur de l’institut en question a préféré  déposer plainte contre six étudiants protestataires pour briser le mouvement.

Deux collectifs d’avocats se constitueront demain pour défendre ces étudiants bénévolement. Ils sont une dizaine d’avocats du parti de l’opposition Front de forces socialiste (FFS), et de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH). Me Sahli, avocat dépêché par le FFS, nous a expliqué que les chefs d’inculpations des six étudiants sont: trouble à ordre public et attroupement non autorisé. « Ce que subissent ces étudiants, est un abus de pouvoir » a martelé notre interlocuteur. « Leur mouvement n’était qu’une une protestation  pacifique à l’intérieur de l’institut, comment le qualifier d’attroupement ? » s’interroge Me Sahli.

Enfin il a souligné que le collectif d’avocats de son parti et celui de la LADDH est acte de soutien et de solidarité avec les six étudiants accusés. « Ces étudiant son suspendus de leur études, il faut absolument qu’ils soient acquittés pour qu’ils réintègrent leur cursus » a-t-il conclu.

Lynda Abbou

Source : maghrebemergent.info

Harragas à Tigzirt : trois décès et cinq blessés

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TIZI-OUZOU- Cinq blessés et trois décès est le bilan provisoire d’une opération de sauvetage menés par les garde-côtes au large de Tigzirt (45 km au nord de Tizi-Ouzou) pour secourir un groupe de harragas, a indiqué mardi le directeur local de la santé et de la population (DSP), le Pr. Abes Ziri.

Selon le même responsable, quatre blessés parmi ces candidats à l’immigration clandestine ont été admis à l’hôpital de la ville côtière d’Azeffoune, où ils ont reçu tous les soins nécessaires.

Les corps sans vie de deux autre harragas ont été déposés au niveau de ce même établissement hospitalier, a ajouté Pr. Ziri qui a observé que les quatre blessés pris en charge dans cet hôpital sont hors de danger.Toujours dans le cadre de cette opération de sauvetage, un cinquième blessé qui a été repêché dans un état grave et le corps sans vie d’une autre personne, ont été acheminés vers l’hôpital de Tigzirt, a ajouté le même responsable.

Il a également indiqué que la DSP s’est mise en alerte immédiatement au lancement de l’opération de sauvetage, en mobilisant ses structures pour porter assistance au blessés et leur prodiguer tous le soins nécessaires.Selon des sources locales, un groupe de harragas aurait pris le départ à bord d’une embarcation dotée d’un moteur puissant, dans la nuit de lundi à mardi à partir de la plage de Tamda Ouguemoune, à une dizaine de kilomètre a l’est de la ville de Tigzirt.

L’opération de sauvetage dirigée par les garde-côtes et à laquelle participe la protection civile, se poursuivait en début de soirée de ce mardi et le bilan pourrait évoluer.

APS

Riposte Internationale : colloque sur la presse en Afrique du Nord

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Riposte internationale, cette ONG qui ne rate jamais aucune occasion pour dénoncer et condamner sans réserve toute atteinte aux droits de l’homme, de la femme et de l’enfant partout dans le monde et particulièrement dans les pays de l’Afrique du Nord où la liberté de la presse, de l’expression, est muselée. Plusieurs journalistes, blogueurs et simples citoyens sont arrêtés et condamnés à de lourdes peines, juste pour avoir exprimé leurs opinions qui ne sont pas du goût des régimes totalitaires du royaume chérifien, du régime militaire algérien de la Tunisie et de la Libye déchirée par la guerre.

À l’occasion de la commémoration de la Déclaration universelle des droits de l’homme et pour soutenir tous les réprimés et les privés de liberté dans ces trois pays (Maroc, Algérie, Tunisie et Libye) que Riposte Internationale en collaboration avec l’association Tafrka, organise son 2e colloque sur la situation de la presse sous ces régimes.

Le colloque aura lieu dimanche 9 décembre 2018 entre 9 h et 17 h

Au 49, bis avenue de la résistance 93100, Montreuil

Ali Aït Djoudi