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lundi 22 avril 2024
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Rencontre à Alger entre le ministre des Affaires étrangères et le Président du Comité militaire de l’OTAN

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Le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, M. Lounès Magramane, a reçu mercredi à Alger le Président du Comité militaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), l’Amiral Rob Bauer, en visite en Algérie du 17 au 19 avril 2024.

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un périple qu’effectue le représentant ottonien dans des pays partenaires du Dialogue Méditerranéen de l’OTAN.

Les discussions ont permis de passer en revue les relations de partenariat entre l’Algérie et l’OTAN, ainsi que les moyens de les renforcer davantage afin de répondre aux aspirations des deux parties. À cet effet, les deux parties ont convenu d’arrêter prochainement un nouveau « Programme de partenariat individualisé » pour guider leur coopération bilatérale.

Par ailleurs, M. Magramane et l’Amiral Bauer ont procédé à un échange de vues sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun, notamment les défis auxquels est confrontée la région méditerranéenne ainsi que les développements de la situation dans la région sahélo-saharienne et sur la question palestinienne.

À ce sujet, le Secrétaire général a rappelé les efforts déployés par l’Algérie pour le développement et la stabilisation du Sahel, ainsi que son rôle au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU visant à faire face aux actions génocidaires à Gaza.

La rédaction

Béjaïa: Mira Moknache, Djamel Ikni et leurs coprévenus relaxés en appel

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Dans une décision rendue le 17 avril 2024, la Cour de Béjaïa a annulé le jugement de condamnation prononcé en première instance contre les militants Nordine Hachmaoui, l’enseignante Mira Moknache et Djamel Ikni et leurs coprévenus.

Ainsi, la Cour a ordonné leur relaxe, infirmant le verdict initial qui les avait reconnus coupables “d’atteinte à l’intégrité du territoire national”, en vertu de l’article 79 du code pénal.

Pour rappel, le tribunal de Béjaïa avait initialement programmé le procès de l’universitaire Mira Moknache et de Djamel Ikni, Nordine Hachmaoui, Yuva Meridja, Faouzi Ben Yekhlef, Mustapha Akkouche, Hakim Ihdadene et de Cherif Boulkaria afin de permettre la présence de l’ensemble des personnes poursuivies dans cette affaire.

Lors du précédent procès, tenu le 23 juin dernier, le procureur avait requis une peine d’un an de prison ferme et 20 000 dinars d’amende à l’encontre des prévenus, qui étaient poursuivis pour “attroupement non-armé” et “atteinte à l’unité et à la sécurité nationales”.

SAMIR L.

Mustapha Bendjama, enfin libre après plus d’un an derrière les barreaux

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Mustapha Bendjama

Après 14 mois passés derrière les barreaux, le journaliste Mustapha Bendjama a enfin été libéré ce 18 avril 2024 de la prison Boussouf à Constantine. Une libération qui fait suite à deux condamnations distinctes, l’une de 8 mois et l’autre de 6 mois, jugées comme une “aberration juridique arbitraire” par ses avocats.

Arrêté le 19 février 2023, Mustapha Bendjama a été impliqué dans l’affaire dite “Amira Bouraoui”, du nom de la militante franco-algérienne qui s’est enfuie à l’étranger. Bien que les faits aient finalement été requalifiés en délits et non plus en crimes, le journaliste a tout de même été condamné à 6 mois de prison ferme, notamment pour “association de malfaiteurs dans le but d’exécuter le crime d’immigration clandestine dans le cadre d’une organisation criminelle”.

Une peine jugée disproportionnée par ses avocats, qui ont multiplié les recours pour obtenir sa libération. Après de nombreuses procédures judiciaires et un rejet de leur dernière demande de remise en liberté la semaine dernière, les efforts des défenseurs de Mustapha Bendjama ont finalement payé.

Outre cette affaire, le journaliste faisait également l’objet d’une autre condamnation de 8 mois de prison dans un second dossier. Au total, il aura donc passé 14 mois derrière les barreaux, une durée dénoncée comme une “aberration juridique arbitraire” par la défense.

Aujourd’hui libre, Mustapha Bendjama peut enfin retrouver sa famille et ses activités de journaliste, après plus d’un an de détention jugée injuste par ses soutiens et les militants des droits de l’homme.

Cet emprisonnement aura marqué une nouvelle étape dans les difficultés rencontrées par les journalistes en Algérie, dans un contexte où la liberté de la presse reste encore fragile.

Kamel AIDOUNE

Karim Tabbou dénonce le « mensonge d’État » autour du Ramadan en Algérie

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Dans un virulent réquisitoire sur les réseaux sociaux, Karim Tabbou, figure de l’opposition algérienne, s’attaque au discours officiel sur le déroulement du Ramadan dans le pays. Selon lui, les déclarations du Président sur la « fourniture des matériels de base » et la « solidarité » entre Algériens relèvent du pur mensonge.

Tabbou souligne que « dans un pays normal, une telle affirmation doit être le résultat d’une étude socioéconomique, menée par des experts » et « étayée par des chiffres fiables ». Mais il affirme que « les chiffres fournis par les autorités sont faux, trompeurs et exagérés ».

L’opposant dénonce ainsi « un défi flagrant pour l’économie et la science politique », où « les chiffres présentés révèlent le chaos et le manque de coordination entre les institutions », ainsi que « l’absence du principe fondamental de toute économie : la statistique et la comptabilité réelle ».

Tabbou s’attaque également à l’instrumentalisation des activités culturelles et festives du Ramadan par le pouvoir. Il évoque « un mélange de combattants des partis au pouvoir, bénéficiaires et clients locaux » présentés comme « représentants de la société civile », alors qu’il s’agit en réalité d' »un intérêt au service de la police politique ».

Malgré ce contrôle étouffant, l’opposant souligne que « les humbles citoyens ont mené des opérations de citoyenneté à grande échelle » et « ont montré qu’ils se sont accrochés aux valeurs de coopération et de solidarité ». Un témoignage de la résistance de la société civile face aux dérives du pouvoir.

Kamel AIDOUNE

La Tunisie réaffirme sa position ferme contre l’immigration irrégulière

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Lors de la rencontre entre le président tunisien Kaïs Saïed et la Première ministre italienne Giorgia Meloni, mercredi 17 avril 2024 au palais de Carthage, la Tunisie a réaffirmé sa position résolue concernant la question de l’immigration irrégulière.

Selon un communiqué de la présidence tunisienne, le chef de l’État a clairement indiqué que la Tunisie « rejette que notre pays soit une destination ou un point de passage pour les migrants irréguliers ».

Dans ce contexte, Kaïs Saïed a appelé à une approche collective, au niveau méditerranéen, pour lutter contre les réseaux de trafic d’êtres humains. Tout en rappelant les efforts déployés par la Tunisie pour prendre soin des migrants irréguliers, il a souligné que son pays ne peut accepter des situations illégales sur son territoire.

Le président tunisien a tenu à souligner que ces flux migratoires vers la Tunisie sont le résultat « d’un système économique mondial » dont son pays n’est pas responsable, mais plutôt une victime. Selon lui, ces mouvements migratoires indiquent « l’existence d’organisations qui chapeautent tout cela ».

Cette position ferme de la Tunisie s’inscrit dans sa volonté de préserver sa stabilité et sa sécurité, tout en restant attachée aux valeurs humanitaires. Le président Saïed a réaffirmé la fierté de la Tunisie quant à ses relations historiques avec l’Italie, souhaitant approfondir davantage la coopération bilatérale et multilatérale entre les deux pays.

Malgré les défis posés par l’immigration irrégulière, la Tunisie entend maintenir une approche équilibrée, combinant fermeté sur les questions de souveraineté et de sécurité, tout en restant ouverte à une collaboration régionale pour s’attaquer aux causes profondes de ce phénomène.

Kamel AIDOUNE

Soupçons de corruption autour d’une transaction Mobilis-DATA MENA : trois personnes écrouées

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Direction générale Mobilis

Une enquête a été ouverte par le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed à Alger concernant une transaction douteuse entre l’opérateur mobile Mobilis et le groupement d’entreprises algéro-chinois DATA MENA.

Selon le parquet, l’enquête préliminaire a révélé « des violations ayant entaché les procédures de conclusion et d’exécution de la transaction, à travers des conflits d’intérêts et l’octroi d’avantages indus ».

Dans ce sillage, des cadres et anciens responsables de Mobilis, ainsi que le gérant d’une entreprise privée, ont été placés en détention provisoire. Quatre autres personnes ont également été mises sous contrôle judiciaire.

Les principaux suspects, identifiés par leurs initiales B.S, J.M et B.W, ont été entendus par le juge d’instruction lors de leur première comparution le 14 avril dernier.

Une information judiciaire a été ouverte à l’encontre des prévenus et de leurs éventuels complices. Ils sont soupçonnés du délit « d’incitation d’agents publics à exploiter leur influence réelle ou supposée en vue d’obtenir d’indus avantages à autrui en participant à la dilapidation délibérée de deniers publics ».

SAMIR L.

Le Conseil de sécurité de l’ONU vote jeudi sur la demande d’adhésion de la Palestine

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L'ambassadeur palestinien aux Nations Unies, Riyad Mansour, s'adresse au Conseil de sécurité des Nations Unies

Le Conseil de sécurité des Nations unies s’apprête à voter demain sur la demande palestinienne visant à obtenir le statut d’État membre à part entière de l’organisation. Cette initiative intervient alors que Washington a annoncé de nouvelles sanctions à l’encontre de l’Iran, à la suite de l’attaque du week-end dernier.

Invoquant l’offensive israélienne menée récemment à Gaza, les Palestiniens ont relancé début avril leur requête d’adhésion à l’ONU, initiée en 2011. Cependant, cette tentative a peu de chances d’aboutir, compte tenu de l’opposition des États-Unis qui disposent d’un droit de veto au Conseil de sécurité.

Selon plusieurs sources diplomatiques, le vote est prévu pour jeudi. Cette date coïncide avec une réunion prévue de longue date du Conseil sur la situation à Gaza, à laquelle sont attendus plusieurs ministres de pays arabes.

Le groupe arabe a d’ailleurs publié mardi soir une déclaration affirmant son « soutien sans faille » à la demande palestinienne. Ils ont appelé « tous les membres du Conseil de sécurité à voter en faveur du projet de résolution soumis par l’Algérie au nom du groupe arabe » et ont imploré ceux qui n’appuieraient pas cette « initiative essentielle » de ne pas y faire obstruction.

Le projet de résolution algérien, rendu public par la même source, « recommande » simplement à l’Assemblée générale d’admettre « l’État de Palestine comme membre des Nations unies ».

Cette nouvelle tentative palestinienne de devenir membre à part entière de l’ONU s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu, avec l’annonce de nouvelles sanctions américaines contre l’Iran. Les observateurs suivront avec attention le résultat du vote au Conseil de sécurité.

La Rédaction

Le journaliste Saâd Bouakba condamné à une amende

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La cour d’Alger a condamné ce mercredi en appel le journaliste et chroniqueur Saâd Bouakba à une amende de 20 000 dinars.

Lors de l’audience du 3 avril, le parquet avait requis l’aggravation de la peine à l’encontre du chroniqueur. En première instance, ce dernier avait écopé d’une année de prison dont six mois ferme, ainsi que d’une amende de 200 000 dinars pour une chronique jugée “injurieuse” envers les habitants de la wilaya de Djelfa.

Cette affaire trouve son origine dans la publication en février 2023 d’un article intitulé “Vaches politiques” sur le site en ligne El Madar. Suite à cette publication, M. Bouakba avait été interpellé et placé sous contrôle judiciaire pour “incitation à la haine” et “discrimination envers une zone géographique”, après les plaintes d’associations, députés et personnalités publics de la wilaya de Djelfa.

SAMIR L.

Béjaïa : le poète-écrivain Akli Mouhoubi condamné à 18 mois de prison

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Le tribunal de Béjaïa a rendu son verdict le 16 avril 2024, condamnant le poète-écrivain Akli Mouhoubi à 18 mois d’emprisonnement ferme.

Pour rappeler les faits, le juge d’instruction près du tribunal de Béjaïa avait décidé de placer Akli Mouhoubi sous contrôle judiciaire après 4 jours de garde à vue. Durant cette période, son père avait également été convoqué et sommé de fournir une copie du dernier ouvrage de son fils.

L’arrestation initiale d’Akli Mouhoubi, surnommé « Matoub d’Aokas », avait eu lieu le 25 janvier 2023. Il avait été interpellé par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) dans le kiosque où il travaillait, dans la commune d’Aokas, wilaya de Béjaïa, avant d’être conduit au commissariat central de la ville où il est resté détenu.

SAMIR L.

Déclaration de Riposte Internationale sur l’expulsion du journaliste Farid Alilat

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Le journaliste Farid Alilat, travaillant pour le magazine panafricain Jeune Afrique, a été interpellé et refoulé après 11 heures d’interpellation et de rétention qu’il a subie à l’aéroport international d’Alger.

Cette mesure draconienne contraste avec les normes internationales et met en lumière une dérive autoritaire préoccupante. Le cas de Farid Alilat témoigne de la fragilité des libertés individuelles en Algérie et de la nécessité urgente de protéger les droits des journalistes.

Riposte internationale condamne avec la plus grande vigueur le précédent que vient de créer le pouvoir algérien à l’encontre de Farid Alilat, journaliste algérien. Le refoulement de ce dernier à son arrivée à l’aéroport d’Alger relève d’une énième dérive particulièrement gravissime.

Riposte internationale souligne évidemment le caractère arbitraire et répressif de cette mesure qui n’a qu’une visée, à savoir la pérennisation du climat de terreur dans lequel le pouvoir a plongé tout le pays.

Riposte internationale condamne l’acharnement dont sont victimes les journalistes et exprime ici et maintenant son entière solidarité. Après avoir sévèrement verrouillé le champ médiatique et «vassalisé» le fonctionnement des médias par le double chantage de la menace de fermeture administrative et de la distribution publicitaire, voilà que maintenant qu’il entame un nouveau cycle de répression au mépris de la Constitution pourtant claire en la matière : «Tout citoyen a le droit de choisir librement le lieu de sa résidence et de circuler librement sur le territoire national. Le droit d’entrée et de sortie du territoire national lui est garanti. Toute restriction à ces droits ne peut être ordonnée que pour une durée déterminée par une décision motivée de l’autorité judiciaire. »

Riposte internationale estime que cette expulsion d’un Algérien de son pays est une grave dérive. Elle est aussi un message clair à l’intention des Algériens résidant à l’étranger engagés dans une lutte pour un changement pacifique.

Riposte internationale apporte son soutien au journaliste Farid Alilat et à travers lui renouvelle son attachement à une presse libre et indépendante.

Riposte internationale exhorte la communauté internationale à sortir de son silence complice et rompre avec son Indignation à géométrie variable.