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jeudi 19 février 2026
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Appel à manifester contre le 5e mandat : panique chez les partisans de Bouteflika

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Le temps est à la panique dans le camp des partisans du 5e mandat du président Bouteflika. L’appel à la manifestation, le 22 février prochain, contre la reconduction d’un chef d’État impotent, les fait trembler. Croyant pouvoir reproduire les mêmes scénarios qu’en 2009 et 2014, ils se sont heurtés à un rejet quasi-unanime de leurs discours et de leurs choix.

 

Les manifestations enregistrées, déjà, dans plusieurs wilayas du pays, leurs fontt craindre le pire des scénarios, lors de la probable mobilisation de vendredi prochain. La peur est perceptible en tout cas dans leurs discours de ces derniers jours.Ils se mettent ainsi à alterner entre menaces et appel au calme. Depuis mercredi dernier, des membres du gouvernement sont montés plusieurs fois au créneau pour alerter contre « les risques de déstabilisation » du pays.Le premier à s’exprimer sur ce sujet est le chef d’Etat-major et vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah. Ce dernier a adopté un ton menaçant en criant « aux ennemis intérieurs et extérieurs » qui guetterait l’opportunité pour « ébranler la stabilité du pays ». Le ministre de l’intérieur, Nourredine Bedoui a emboité le pas à Gaïd Salah, en menaçant lui aussi ces « ennemis intérieurs ».Ce dernier a multiplié les déclarations, depuis le début de la semaine en cours. Il est revenu à la charge, ce mardi encore, en dénonçant « des tentatives de semer le doute et de gâcher l’élection présidentielle ».« Nous le disons toujours, à chaque rendez-vous national dont nous voulons faire une fête, certains essaient de semer le doute et de la gâcher aux dépens de l’Algérie. Mais attention, nous sommes dans notre Etat, ancrés dans notre Algérie, nous construisons notre force sur celle de nos institutions », lance-t-il.

« IL N’EST PAS NÉCESSAIRE DE MARCHER »

Le directeur de campagne du chef de l’Etat, Abdelmalek Sellal a, lui aussi, mis en garde contre le recours à la rue. « Nous acceptons les opinions différentes. Chacun peut exprimer son opinion, mais de manière pacifique. Il n’y a aucun problème. Il n’est pas nécessaire de marcher », a-t-il lancé, avant d’ajouter : « Il faut qu’un jour nous puissions arriver à discuter entre nous ».

Ces menaces et ce discours seront-t-ils entendu par les opposants au 5e mandat ? La réaction de la rue est imprévisible. C’est la grande inconnue, dans la situation actuelle. Ce qui s’est passé hier à Khenchela, la mobilisation de Kherrata (Bejaia) et les manifestations d’Oran, de Belabbas, de Chlef, de Bordj Bou Arreridj et Jijel est mauvais présage pour les tenants du pouvoir qui craignent un nouvel octobre 1988.

C’est pourquoi d’ailleurs, des médias publics et « parapublics » sont instruits de mener campagne contre la manifestation du 22 février. Un responsable au ministère de la communication a même appelé, selon des sources, les responsables des journaux financés par l’argent de l’agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) leur demandant de dénigrer cet appel à mobilisation contre le 5e mandat.

 

Tizi-Ouzou : Khaled Boumedine a été désigné au poste de coordinateur de la campagne électorale de Ali Ghediri

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OFFICIEL
Khaled Boumedine (au centre) a été désigné au poste de coordinateur de la campagne électorale de Ali Ghediri pour la wilaya de Tizi Ouzou.

 

Par la Rédaction

Ali Ghediri perd son directeur de la communication

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Première défection dans le camp du candidat Ghediri. « J’ai démissionné du poste de directeur de la communication du candidat Ali Ghediri et je me retire de sa campagne », a annoncé le journaliste Hmida Layachi, dans une déclaration à TSA.

Sa décision a été accélérée par la diffusion lundi 18 février 2019 d’une vidéo live sur Facebook dans laquelle le candidat s’engage à « libérer les pieds et les mains » des jeunes ayant bénéficié des crédits Ansej, Angem et CNAC, ce qui sous-entend un effacement des dettes et un abandon des poursuites pénales.

« Ce message est médiocre. Il est le même que celui du pouvoir. Je ne peux pas cautionner ce travail d’amateur d’autant plus que je n’ai pas été informé de la diffusion de cette vidéo. C’est un scandale. Les partisans du candidat ont été choqués. Plusieurs fois, le candidat s’est adressé aux médias sans me consulter. Je lui ai dit que je ne pouvais pas accepter cela, car tout sera mis sur mon compte plus tard », a précisé Hmida Layachi.

Autre reproche : le candidat a, d’après M. Ayachi, accordé une interview à une radio et à une chaîne de télévision (Sahara TV) sans l’informer.

« Je ne suis pas la cinquième roue de la charrette et je ne suis pas un fonctionnaire. Je me suis engagé d’une manière professionnelle avec le candidat. Je suis venu avec mon expertise. Je ne peux pas exercer dans ces conditions. Donc, je pars et me retire définitivement de la campagne de Ali Ghediri », a expliqué le journaliste.

Source TSA

Mokrane Ait Larbi, Pourquoi je soutiens Ali GHEDIRI

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Mon soutien à la candidature d’Ali GHEDIRI a soulevé de légitimes interrogations, et suscité parfois des déceptions, à ce stade bien compréhensibles. Elles auront eu toutefois le mérite d’enclencher le débat sur des questions de fond, malgré la tentative de les torpiller par l’invective et la rumeur distillées par les professionnels de l’intox et de la manipulation.

Qu’est ce qui peut bien réunir un avocat, engagé depuis longtemps sur le terrain des droits de l’Homme, et un général-major, aujourd’hui à la retraite ?
Qu’est ce qui peut rapprocher  » un opposant, qui a payé de sa liberté la défense de ses convictions « , d’un homme «  issu de l’armée et qui s’engage tardivement en politique  » ?

Au-delà des scénarios, parfois surréalistes, qui circulent sur les réseaux sociaux et dans les salons où l’on conspire, la réalité est aussi simple qu’inédite. Deux citoyens d’origines modestes, aux parcours atypiques et qui ont répudié le choc des ego, ont réussi à trouver un terrain de convergence autour de valeurs communes.
Pour les Algériens échaudés par les pratiques sulfureuses de leurs dirigeants, être général-major, même à la retraite, est un handicap qui suscite, au mieux la méfiance, et au pire le rejet.  Porté par un homme de conviction, intègre, déterminé et au parcours honorable, ce grade est un atout majeur pour imposer aux groupes d’intérêt qui ont pris le pays en otage, le changement exigé par le sens de l’histoire.

Et pour s’en convaincre, il suffit de mesurer la violence de leurs réactions, qui défient le droit et la morale, pour tenter de lui barrer la route.
Il n’y a ni messie, ni homme providentiel, ni sauveur suprême ! L’édification d’une nouvelle République, démocratique, moderne et respectueuse des valeurs d’une société plurielle, passe par la mobilisation des citoyennes et des citoyens, qui doivent occuper la scène politique pour imposer leur volonté de changement et devenir les acteurs de leur propre destin.

Aux confrontations horizontales, parfois tragiques, greffées sur des problèmes réels mais instrumentalisés par le pouvoir pour assurer son équilibre, le temps est venu de substituer une fracture verticale, qui doit traverser les partis politiques toutes tendances confondues (de la majorité comme de l’opposition), la société civile, les institutions, les médias… Une fracture éthique qui doit isoler les corrompus, les privilégiés et les clientèles du système, pour neutraliser leur capacité de nuisance. Une fracture qui va réinventer l’espoir pour réaliser enfin le rêve des pères fondateurs du 1er novembre 1954 qui avaient défié la mort pour que vive l’Algérie indépendante, et pour restaurer les libertés des Algériens.
C’est là le préalable à tout projet de redressement national.

A l’impasse du système, qui a mis ses clientèles en ordre de marche pour la défense de leurs intérêts, de leurs privilèges, opposons un large rassemblement populaire éthique, pour bâtir un Etat de droit, dans lequel toutes les Algériennes et tous les Algériens se sentiront citoyens à part entière, avec les mêmes droits, les mêmes chances, les mêmes libertés.
Pour que la transparence dans la vie publique s’érige en rempart infranchissable contre la délinquance des dirigeants.
Pour que la justice soit libérée de la soumission au pouvoir exécutif qui l’a instrumentalisée au service d’intérêts occultes.
Pour que la loi soit identique pour tous, « qu’elle protège ou qu’elle contraigne ».
Pour que notre identité plurielle ne soit plus subie comme une menace à manipuler au gré des rapports de force, mais comme une chance à promouvoir pour intégrer l’ensemble des composantes de la société.
Pour dépolitiser la religion et désacraliser la politique.
Pour que nos deux langues nationales et officielles bénéficient enfin d’un statut égalitaire, avec les moyens de leur promotion, gage du respect de leurs locuteurs.
Pour que les langues étrangères ne soient plus combattues comme une « agression néocoloniale »,  mais réhabilitées sans complexes comme une chance pour accéder à la science, à la modernité et à l’universalité.
Pour que la décentralisation, qui a fait ses preuves durant la Guerre de libération nationale, inspire une nouvelle réorganisation de l’Etat, avec de larges prérogatives au pouvoir local.

Ce ne sont pas là des promesses de campagne pour séduire des électeurs que l’on croirait amnésiques, mais des objectifs conditionnés par deux facteurs : la volonté politique et la mobilisation populaire.
C’est pour partager avec nos concitoyens ce projet, ambitieux mais réaliste, que je me suis engagé aux côtés du candidat Ali Ghédiri.

C’est là le défi commun de tous ceux qui ne se résignent pas à la fatalité du statu-quo, de la régression, et du chaos.

Air Algérie et Tassili Airlines signent une nouvelle convention

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Les deux compagnies nationales de transport aérien, Air Algérie et Tassili Airlines, ont signé ce dimanche 17 février une convention de partenariat pour la facilitation les opérations de réservation et de transport des voyageurs, a indiqué Air Algérie dans un communiqué.

L’accord porte principalement sur des mécanismes logistiques et organisationnels à mettre en place conjointement pour augmenter considérablement le nombre de vols qu’elles assurent de et vers l’Algérie et attirer une clientèle que s’accapare actuellement les entreprises étrangères.

En effet, cette disposition vise en premier lieu à conforter la présence d’Air Algérie et de Tassili Airlines dans le secteur, en augmentant leurs quotas de vols et par la même, faire face à la rude concurrence des compagnies étrangères. « La convention entre dans le cadre de la stratégie d’Air Algérie pour développer et renforcer le transport aérien, en collaboration avec son homologue Tassili Airlines », selon le communiqué d’Air Algérie.

« Cette convention vise à augmenter les quotas des deux compagnies nationales dans le marché du transport aérien marqué par une forte concurrence de la part des compagnies aériennes étrangères, ce qui a poussé les deux compagnies à adopter le processus de groupement pour faire face à cette concurrence concernant les destinations étrangères,» a déclaré Bakhouche Alleche, PDG d’Air Algérie.

 

Source Observealgerie

L’armée met en garde les Algériens sur fond de manifestations contre Bouteflika

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L’armée algérienne a réagi aux manifestations populaires hostiles à la candidature du Président Abdelaziz Bouteflika à un 5e mandat en appelant les Algériens «à la plus grande vigilance». Le chef de l’État a à son tour mis l’accent, dans un message à la nation, sur la nécessité d’un consensus national pour préserver la stabilité du pays.

Commentant le nombre croissant de manifestations populaires dans plusieurs villes algériennes qui dénoncent la candidature du Président Abdelaziz Bouteflika à un 5e mandat, le général Boualem Madi, directeur de la communication au ministère algérien de la Défense nationale (MDN), a appelé les Algériens à «être plus vigilants que jamais». S’exprimant le lundi 18 février au Musée national de l’Armée à l’occasion de la journée du Martyr, le haut gradé a également attiré l’attention de ses concitoyens sur ce qui se passe dans certains pays à l’échelle régionale et internationale. Pour cette même occasion, le chef de l’État algérien a adressé un message à la nation rappelant la nécessité de dépasser les clivages politiques dans l’intérêt du pays, en vantant le rôle de l’armée dans la préservation de la sécurité et de l’unité nationale.

«Au vu du contexte actuel qui est marqué par des bouleversements géostratégiques sur les niveaux régional et international et ce qu’ils impliquent» comme dangers, a déclaré le général, les citoyens algériens doivent «avoir une profonde conscience des défis, notamment en ce qui concerne la mise en échec des tentatives de porter atteinte à la stabilité et à la sécurité du pays», a-t-il lancé.

Le même jour, dans un message adressé à la nation pour cette même occasion, le Président Abdelaziz Bouteflika a affirmé que «la sécurité de l’Algérie ne suppose pas uniquement la force armée, mais également la maturité, l’unité, l’action et le consensus national».

Dans ce message lu à la ville de Tiaret, dans l’ouest du pays, par Tayeb Zitouni, le ministre des Moudjahidine (Anciens combattants), le chef de l’État a appelé les Algériens à «faire prévaloir l’intérêt suprême du pays sur la diversité des idées chaque fois qu’il est question de la sauvegarde de notre indépendance politique, économique et sécuritaire».

Dans le même sillage, se félicitant de la sécurité et de la stabilité dont jouit encore son pays dans un environnement marqué par des conflits armés, M.Bouteflika a mis en avant le rôle de l’armée algérienne et de tous les autres corps de sécurité dans la préservation de l’unité, de la sécurité et de la stabilité nationales.

Dans un message à la nation, Abdelaziz Bouteflika a annoncé sa candidature à sa propre succession pour l’élection présidentielle du 18 avril 2019.

Depuis cette déclaration, plusieurs mouvements de protestation se sont déroulés en Algérie, les participants s’opposant à un éventuel 5e mandat de M.Bouteflika. Âgé de 81 ans, le Président Abdelaziz Bouteflika est à la tête de l’Algérie depuis 1999. Affaibli sur le plan de la santé après un AVC en 2013, il est candidat à sa propre succession pour un 5e mandat.

D’après une liste provisoire arrêtée par le ministère algérien de l’Intérieur au 29 janvier, 139 lettres d’intention de candidature ont été déposées en vue de la présidentielle. Parmi les postulants figurent 13 chefs de partis politiques et 126 prétendants indépendants. La date limite du dépôt des dossiers de candidature est fixée au 3 mars 2019 à minuit.

 

Source sputniknews

Cri d’injustice

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Aujourd’hui, et pour la troisième fois, les autorités tunisiennes m’ont empêché d’entrer sur leur territoire, sachant que j’ai passé six longues heures d’attente du côté algérien, j’étais choqué, je ne savais pas que je suis une personne indésirable aussi sur le sol tunisien. Lorsque j’ai demandé les raisons de cette interdiction, ils m’ont conseillé d’aller exposer mon problème au niveau de l’ambassade tunisienne à Alger.

J’étais déjà victime d’un embargo qui m’a été imposé par les autorités algériennes durant plusieurs années et je n’ai pu obtenir l’autorisation de pouvoir quitter le pays qu’après une longue et difficile bataille juridique, sans parler des restrictions et poursuites à l’intérieur du pays.

J’ai cru que c’était la fin de ces pratiques cauchemardesques, mais hélas, ce cauchemar continue et je le vis en réel.

Je lance un appel solennel aux autorités concernées et un cri de détresse aux militants des droits de l’homme et aux forces vives de la nation de l’Algérie et de mon second pays la Tunisie pour que cessent ces injustices dont je suis victime et pour que ma liberté ne soit plus confisquée les forces des ténèbres.

 

Par Tahar Belabbas

Le chef de l’AFP à Alger sera expulsé du pays

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Le chef de l’AFP à Alger aurait été invité, par les autorités, à quitter l’Algérie avant le 28 février, selon certains médias locaux.

La raison serait une couverture déformée de l’actualité algérienne, notamment sur le chef de l’État. Contactés par Sputnik, ni le ministère algérien de la Communication, ni l’AFP, n’ont commenté cette information.

Les autorités algériennes auraient sommé le chef du bureau de l’Agence France Presse (AFP), à Alger, de quitter le pays avant le 28 février, selon certains journaux locaux.

La raison invoquée, selon ces médias, est le fait que ce journaliste couvre l’actualitéalgérienne, en particulier celle du Président Abdelaziz Bouteflika, d’une manière «biaisée» voir «hostile».

Contacté par Sputnik, le ministère algérien de la Communication n’a pas souhaité commenter cette information. De même en ce qui concerne l’AFP.

Dans son message à la nation annonçant sa candidature à sa propre succession pour l’élection présidentielle du 18 avril 2019 en Algérie, Abdelaziz Bouteflika a évoqué son état de santé et a réaffirmé sa capacité à gouverner le pays.

Bien sûr, je n’ai plus les mêmes forces physiques qu’avant, chose que je n’ai jamais occultée à notre peuple, mais la volonté inébranlable de servir la patrie ne m’a jamais quitté et elle me permet de transcender les contraintes liées aux ennuis de santé auxquels chacun peut être un jour confronté […]», a déclaré le chef de l’État algérien.

Les partis algériens d’opposition évoquent l’incapacité du chef de l’État à exercer ses fonctions depuis son accident vasculaire cérébral (AVC) en avril 2013. Ils rappellent que le Président ne s’est pas adressé à son peuple depuis son célèbre discours du 8 mai 2012 dans la wilaya de Sétif, dans l’est du pays.

Depuis cette déclaration, plusieurs mouvements de protestation se sont déroulés en Algérie, les participants s’opposant à un éventuel 5e mandat de Bouteflika (82 ans dont 20 comme président). Sputniknews

 

Source DZVideo

Le couturier Karl Lagerfeld est décédé à l’âge de 85 ans

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Le styliste allemand Karl Lagerfeld, star planétaire de la mode, est mort mardi à l’âge de 85 ans, a annoncé la maison Chanel dont il était le directeur artistique depuis 36 ans.

Lagerfeld avait vu sa santé considérablement décliner ces dernières semaines, au point de ne pas se présenter pour saluer le public, après le défilé de la collection Printemps-Été 2019. Chose qu’il n’avait jamais manqué de faire depuis ses débuts chez Chanel en janvier 1983.

Le patron du goupe LVMH Bernard Arnault s’est dit « infiniment attristé » et a rendu hommage à « son ami très cher » Karl Lagerfeld.

Cheveux blancs tenus par un catogan, lunettes noires, hauts cols de chemise amidonnés, doigts couverts de bagues et débit de mitraillette: le couturier allemand à l’allure de marquis rock’n roll était reconnaissable entre tous.

Il était à la tête de trois marques (Chanel, Fendi et sa griffe éponyme), mais son nom reste étroitement associé à la maison de la rue Cambon, dont il n’a cessé de bousculer les codes en réinventant les classiques tailleurs de tweed et les sacs matelassés.

Homme de son temps, il signait des défilés aux mises en scène spectaculaires, reconstituant sous la verrière du Grand Palais tantôt une plage plus vraie que nature, tantôt les quais de Seine avec les boîtes de bouquinistes ou une forêt enchantée qui faisaient un tabac sur les réseaux sociaux.

Né à Hambourg, Karl Lagerfeld aimait entretenir le mystère sur sa date de naissance. Pour plusieurs titres de la presse allemande, s’appuyant sur des documents officiels, il avait vu le jour le 10 septembre 1933. Il affirmait quant à lui être né en 1935, indiquant que sa « mère avait changé la date« , dans une interview à Paris-Match en 2013.

Après une enfance aisée dans la campagne de l’Allemagne nazie, il déménage avec sa mère à Paris dans les années 50. Sa carrière est lancée après qu’il a remporté le premier prix du concours du « Secrétariat international de la laine« , ex-æquo avec Yves Saint-Laurent en 1954.

Il savait mieux que personne capter l’air du temps. Comme en 2004 quand il avait dessiné une collection pour le géant suédois du prêt-à-porter H&M, une démarche ensuite imitée par de nombreux créateurs.

Boulimique de travail, enchaînant les collections, Karl Lagerfeld avait aussi la passion de la photographie et signait les campagnes Chanel.

Le « Kaiser » avait aussi le talent de faire émerger des mannequins stars: la Française Inès de la Fressange, qui signe un contrat d’exclusivité avec Chanel en 1983, mais aussi l’Allemande Claudia Schiffer, la Britannique Cara Delevingne ou encore Lily-Rose Depp.

 

Par la rédaction

Il y a 23 ans, Nabila Djahnine a été assassinée

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Nabila Djahnine a été assassinée le 15 février 1995. Elle n’avait que 30 ans.

Membre du Comité de cités universitaires de l’université de Tizi-Ouzou, où elle avait poursuivi ses études supérieures en architecture, Nabila Djahnine participa à la fondation du Syndicat national des étudiants algériens, comme elle contribua, dans les années 1980, à la préparation et au déroulement des Deuxièmes Assises du Mouvement culturel berbère, pour la reconnaissance par le pouvoir politique de la langue et la culture berbère.

Elle a également été cofondatrice de l’Association pour l’Émancipation de la femme, et en 1990, de l’association, Thighri n’Tmettout (Cri de femmes), dont elle était présidente, avant de tomber sous les balles de ses assassins. De même que Nabila Djahnine fut un temps, vers la fin des années 1980, membre de la direction du Parti socialiste des travailleurs (PST) et de la Commission femmes de ce dernier.

Nabila Djahnine n’a eu de cesse de rassembler, organiser et mobiliser, en particulier pour dénoncer la condition féminine en Algérie. Elle était jeune, elle rêvait d’un pays réellement libre et démocratique.