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dimanche 12 avril 2026
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Bouteflika assure qu’il ne briguera pas un 6e mandat

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Le président de la République Abdelaziz Bouteflika, candidat aux élections présidentielles du 18 avril 2019, s’est engagé, dimanche à Alger, à organiser, s’il sera réélu le 18 avril prochain, une élection présidentielle anticipée conformément au calendrier arrêté par la conférence nationale indépendante, précisant qu’il ne sera pas candidat à cette élection qui assurera sa succession ».

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Dans un message de candidature à l’élection présidentielle, que devrait lire son directeur de campagne, Abdelghani Zaalane après le dépôt du dossier de candidature, M. Bouteflika s’est dit « déterminé » en cas de sa réélection à « assumer la responsabilité historique de la concrétisation de l’exigence fondamentale du peuple, c’est-à-dire le changement du système », ajoutant que « dans cet esprit, je prends solennellement devant Dieu, et devant le peuple algérien, plusieurs engagements ».

Il s’est ainsi engagé à tenir « juste après l’élection présidentielle, d’une conférence nationale inclusive et indépendante pour débattre, élaborer et adopter des réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales, devant constituer le socle du nouveau système rénovateur de l’Etat national algérien en harmonie avec les aspirations de notre peuple », de même que « l’élaboration et l’adoption par référendum populaire d’une nouvelle Constitution qui consacrera la naissance de la nouvelle République et du nouveau système algériens ».

Le chef de l’Etat a en outre évoqué « la mise en œuvre rapide de politiques publiques garantissant une redistribution des richesses nationales plus juste et plus équitable et l’élimination de la marginalisation et de l’exclusion sociales, y compris le phénomène de la Harga, ainsi qu’une mobilisation nationale effective contre toutes les formes de corruption ».

L’autre engagement pris par le Président consiste en « la prise de mesures concrètes pour faire de tous nos jeunes des acteurs et des bénéficiaires prioritaires dans la vie publique à tous les niveaux et dans toutes les sphères du développement économique et social », ainsi que « la révision de la loi électorale avec notamment la création d’un mécanisme indépendant d’organisation des élections qui aura la responsabilité exclusive de l’organisation des élections ».

S’exprimant sur sa candidature, il a relevé qu' »il y a quelques jours et en réponse aux sollicitations des citoyens, de la classe politique et de la société civile, dans un esprit d’accomplissement d’un devoir ultime au service de notre pays et de notre peuple, j’ai annoncé ma candidature à l’élection présidentielle du mois d’avril prochain », soulignant que l’Algérie « est le plus grand honneur qui m’ait été fait tout au long de ma vie ».

« Je vous invite instamment à écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire en faisant de l’échéance électorale du 18 avril prochain l’acte de naissance d’une nouvelle république algérienne à laquelle le peuple algérien aspire », a-t-il souligné.

A propos des marches populaires du 22 février et du 1er mars, le Président Bouteflika « a tenu saluer le civisme qui a caractérisé ces marches populaires » ainsi que « le comportement professionnel exemplaire des différents corps de sécurité ».

« Je salue aussi l’attitude de tous nos concitoyens qui ont réservé l’expression de leur opinion pour le jour du scrutin à travers les urnes.

Nouvelles manifestations des étudiants : « Bouteflika dégage ! »

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L’entêtement irresponsable du pouvoir a fait réagir les universités algériennes. Les étudiants ont manifesté massivement, aujourd’hui dimanche, à travers tout le pays pour réitérer leur rejet du 5e mandat de Bouteflika et réclamer le départ du régime politique en place.

Des milliers d’étudiants ont manifesté ce matin à Skikda en scandant « Algérie libre et démocratique » et « Makach elkhamsa (pas de 5e mandat).  A Annaba, les étudiants, des milliers, se sont rassemblés en criant : « Bouteflika dégage ». A Alger, les étudiants qui tentaient de manifester devant le siège du Conseil constitutionnel, ont été empêchés par les services de sécurité de sortir de leurs facultés où ils se sont contentés de tenir des sit-in de protestations.

Sous les mêmes mots d’ordre, d’autres manifestations estudiantines ont eu lieu pratiquement dans toutes les universités du pays dont Ain Témouchente, Mostaganem, Constantine, Bordj Bou Arréridj, Saida…

Ces manifestations viennent répondre aux décideurs qui ont opté pour le maintien de la candidature de Abdelaziz Bouteflika, pourtant rejetée par des millions d’Algériens.

Pour rappel, le président Bouteflika est à Genève en Suisse depuis dimanche dernier, pour y effectuer des « contrôles médicaux ».

 

Source : El Watan

L’union des étudiants algériens en France appelle au boycott et au soutien du mouvement citoyen

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COMMUNIQUE

Le 18 Avril 2019, les tenants du pouvoir appellent les algériennes et les algériens à un énième simulacre électoral.

Ce régime illégitime depuis 1962, tente une nouvelle fois de prolonger le statu-quo et de se maintenir au pouvoir par la Grâce d’un coup de force électoral, en imposant pour cinq années de plus un chef d’État impotent, grabataire et à bout de souffle.

Le 5éme mandat de Bouteflika est une grave atteinte à la souveraineté du peuple Algérien dont les libertés les plus élémentaires reculent face à une politique répressive, une des dernières cartes du système en place pour assurer sa pérennité. Ce mandat de l’humiliation est vécu comme une péripétie aventureuse.

La continuité du système actuel qui a hypothéqué l’avenir de millions d’algériennes et d’algériens et compromet celui de l’Algérie, place la nation dans un danger sans précèdent.

La mobilisation pacifique et majeure du peuple algérien, à travers tout le territoire national dénote de sa maturité politique et de sa pleine conscience des enjeux auxquels est confrontée la nation.

Le régime acculé face à ses responsabilités reste sourd face aux revendications légitimes du peuple, use d’une répression violente et d’une propagande médiatique acharnée afin de discréditer la mobilisation citoyenne légitime et maintenir les privilèges de la caste gouvernante.

Ce sursaut national face à l’humiliation et au mépris du pouvoir est un acte qui vient restaurer la dignité des algériennes et des algériens.

Nous saluons avec un sentiment de fierté et de bonheur cette mobilisation historique, ce vent de liberté et de justice et condamnons avec force la logique sécuritaire et de répression organisée par le sérail.

Le rejet du cinquième mandat de la honte n’est pas une fin en soi, et doit être posé dans le cadre global d’un changement radical et pacifique du système, de la mise en place d’un état droit et des libertés et l’avènement de l’Algérie démocratique et sociale.

Considérant que les conditions pour l’organisation d’une élection libre et transparente ne sont pas réunies, l’UEAF (Union des Étudiants Algériens de France) appelle toutes les citoyennes et les citoyens algériens ou qu’ils soient à boycotter activement et massivement cette mascarade électorale et de continuer la mobilisation pour une solution en dehors et contre le régime actuel.

Algérie : Saison 7-Episode 5

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Que se passe-t-il en Algérie ? On se pose la question. Je l’entends sur tous les médias. Que ne dit-on pas ! Moi, j’aurais simplement répondu qu’il ne se passe rien, c’est la routine, la guerre continue, toujours la même, avec ses mystères et ses douleurs, et des trahisons à la pelle. Avec les mêmes acteurs, et quelques nouveaux par-ci par-là. C’est un peu « Games of Thrones ». Le vieux président qui refuse de mourir et de céder la place au suivant pour de nouvelles aventures. Il veut s’éteindre au sommet de l’État, dans la lumière des projecteurs et le faste des obsèques royales, pas sur le plancher des vaches, parmi la plèbe, il est Fakhamatouhou, Sa Grandeur, Bouteflika Akbar. La hiérarchie militaire le soutient malgré tout, elle s’est habituée à ses caprices de mauvais garçon, il est son bouclier, son paratonnerre, son fusible mais aussi le liant entre les différents clans de l’armée, le point d’équilibre du fléau. Le peuple, lui, s’ennuie de le voir balayer le monde de son regard absent et baver sur son jabot sans rien dire sur les mille et un cancers qui rongent le pays. La misère et la guerre, il en a marre, il veut que ça change, mais il ne sait pas à qui le demander, à Allah, aux dirigeants ou à lui-même. Il balance, la confiance manque dans sa démarche. Je croyais qu’on savait tout cela depuis l’été 1962, lorsque l’Armée de libération nationale (ALN), bras armé du Front de libération nationale (FLN), élimine la concurrence, s’empare du pouvoir et, dans l’enthousiasme de l’indépendance, entreprend de mener une guerre systématique contre le peuple et, à vrai dire, contre le monde entier, sauf la Suisse, qui héberge le trésor des dictateurs, et la Russie, qui lui fournit armes, munitions et modes d’emploi. C’est cette guerre, sordide mais riche de suspenses et de rebondissements, qui se poursuit d’année en année, d’élection en élection, chaque saison et chaque épisode ayant évidemment son originalité propre, mais dans l’uniformité d’ensemble, si je puis dire.

Le scénario est immuable comme dans toute bonne série à succès : le collège des généraux invincibles prend un péquin pas trop vilain de sa personne et le nomme président de la République. Le peuple qui ne voit pas de malice à cela vote à 98 % pour l’heureux désigné. La propagande militaire lui a taillé un CV de choix, grand nationaliste, héros de la guerre de libération, amoureux du peuple, homme intègre… Applaudissements. On fête la nouvelle ère, elle sera radieuse. Mais voilà que, après deux cérémonies fastueuses et trois bains de foule, le péquin se prend à croire à sa chance et veut être un président à 100 % qui décide seul de la vie et de la mort de qui il veut, à commencer par ceux qui lui ont offert le poste, le gîte et le couvert, pour quelques mandats, voire à vie s’il comprend bien les choses. Le monde arabo-musulman est ainsi, le chef est le chef, sinon il n’est rien, une femmelette.

Le jour de sa nomination, en 1999, Bouteflika a dit qu’il n’était pas question pour lui d’être un trois-quarts de président. L’homme a une haute idée de lui-même, il a ses états de service et les rappelle à tout bout de champ. Vingt ans plus tard, à force d’intrigues et de corruption, il a tout le pouvoir, mais plus de santé pour en profiter. Problème pour tous. Comment remplacer un phénomène pareil ? Il faut du temps. La foule s’impatiente. L’argent manque, le pétrole se vend mal, la famine arrive. Les islamistes sont à l’affût, prêts à un nouveau djihad, ils n’ont pas fait que prier ces vingt dernières années. L’Occident, qui n’est plus le gendarme du monde, s’inquiète, les guerres du Sud arrivent toutes chez lui avec armes et bagages. Il n’en peut plus de surveiller les frontières. Il faut des murs en acier. En attendant, tout le monde attend. Suspense.

Qui y a-t-il de nouveau pour qu’on parle tant aujourd’hui de la série algérienne, et ce dans tous les pays ? C’est la peur, quoi d’autre. Il y a dans l’air un je-ne-sais-quoi qui donne à penser aux téléspectateurs que la série va bientôt s’arrêter. On se pose des questions devant sa télé, pendant que le générique défile sur une musique d’épopée. Plus d’argent, la fatigue des acteurs, l’usure des choses, le danger de l’addiction et, pire, celui de voir la fiction se transformer en réalité ? Tout ça à la fois. C’est vrai que 57 années à voir cette série, c’est fou. Arrêtez donc la télé et sortez dans la rue, c’est là que ça se passe ! La guerre continue. Elle pourrait bien cette fois s’achever en apothéose et entrer dans la légende.

Par Boualem Sansal

Source : Le Parisien

Ali Ghediri a déposé son dossier de candidature

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Ali Ghediri a officiellement déposé son dossier de candidature au niveau du Conseil constitutionnel.

Le candidat Ali Ghediri a recueilli 120 000 signatures de citoyens et 217 signatures d’élus au niveau de 43 wilayas, a précisé Ait-Larbi dans un communiqué rendu public samedi.

M Ghediri a remercié le peuple algérien qui a prouvé que c’est un peuple glorieux face à ceux qui veulent le rendre au néant, comme il a précisé que c’est un candidat libre et qu’il n’appartient à aucun parti politique.

La rédaction

Bouteflika, compte à rebours

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Le président doit confirmer ce dimanche sa candidature pour un cinquième mandat, au risque d’attiser la révolte.

 

Ce n’est pas la première fois que des anciens du sérail, des ex-galonnés estimant avoir sauvé le pays du péril islamiste à l’issue de la décennie noire, viennent voir le vice-ministre de la Défense. Ahmed Gaïd Salah, 79 ans, entend leur refrain depuis des années : « lâche donc le président », « ce n’est plus tenable », « fais-le pour le bien du pays ». Mais à chaque fois, et encore récemment, celui qui cumule également la fonction de chef d’état-major de l’armée leur a répondu : « je ne peux pas le lâcher, je lui ai donné ma parole ». Ce ne sont pourtant pas les options qui manquent face à la colère grandissante du pays qui s’exprime depuis le 10 février, date de l’annonce de candidature d’Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat.

Mise en incapacité constitutionnelle du président, report in extremis de l’élection prévue le 18 avril, formation d’un groupe de « sages » afin d’ouvrir un nouveau chapitre de la démocratisation du pays ? Pas sûr que ce soit si simple. « Le système politique et sécuritaire algérien, hérité de la guerre d’indépendance, est par nature opaque, et les rumeurs qui font de Gaïd Salah un homme providentiel amené à prendre les rênes du pouvoir ne sont guère crédibles, commente Flavien Bourrat, chercheur et expert du Maghreb à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire. C’est un serviteur loyal du pouvoir et de l’actuel président, à qui il doit sa position. D’autre part, les militaires, s’ils se posent en gardiens de certaines lignes rouges et en dépositaires du nationalisme algérien, ne souhaitent visiblement pas se réinvestir dans la gestion des affaires politiques. »

Il n’en demeure pas moins que le nom de Gaïd Salah n’a pas été hué par la foule, comme si l’armée, dont il est le doyen, était épargnée. « La chance de Gaïd Salah est que le maintien en vie de Bouteflika et son annonce de candidature à un cinquième mandat ont permis d’orienter la colère des manifestants vers le président, qui a été comme par hasard envoyé en Suisse se faire soigner, et non plus en France, quelques jours seulement avant le dépôt officiel des candidatures », décrypte Luis Martinez, directeur de recherche à Sciences-Po et auteur de plusieurs livres remarqués sur l’Algérie. Les mains libres, en quelque sorte, mais pour être à la manœuvre. L’un des gardiens du « système » peut-il toutefois réorienter le pays sans mettre fin audit système, ce que réclame la rue ? « Gaïd Salah est peut-être un montagnard, un sanguin, un type pas très lettré mais lorsqu’il a fallu faire le ménage, notamment en débarrassant le pouvoir du tout-puissant général Toufik, ex-patron des services de renseignement, il l’a fait », raconte Mohamed Sifaoui, auteur d’un Où va l’Algérie ? (éd. du Cerf ) des plus renseignés. « En fait, poursuit l’enquêteur, la grande question est de savoir si la population se contenterait du départ de Bouteflika ou si elle n’en profiterait pas pour réclamer que le système se purge jusqu’au bout. Si c’est le cas, c’est terrible, parce que les généraux, les oligarques, les courtisans de Bouteflika ont une peur bleue de tout perdre et ils vendront donc chèrement leur peau. » À moins de trouver un candidat de rechange ou un intérimaire pour assurer une forme de transition. Le nom de Ramtane Lamamra, 66 ans, a été avancé ces dernières heures pour remplacer Ahmed Ouyahia au poste de Premier ministre. Diplomate, ancien ministre des Affaires étrangères, apprécié à Washington comme à Paris, il aurait rendu visite au président B Bouteflika, à Genève, cette semaine.

L’annonce, hier, par l’entourage de Bouteflika du limogeage de son directeur des trois dernières campagnes, Abdelmalek Sellal, pour le remplacer par Abdelghani Zalène, ministre des Transports et ancien wali d’Oran, 54 ans, est un signal qui crédibilise la confirmation de candidature. Quelle que soit la décision, elle sera prise dans les prochaines heures par consensus entre les hommes du premier cercle.

« Ce facteur est essentiel pour comprendre le mode de fonctionnement de l’appareil d’État algérien qui est composite, tiraillé par des rivalités et des divergences mais soudé par un souci de maintenir le système existant dans la durée », précise Flavien Bourrat.

Pour l’instant, Ahmed Gaïd Salah, par sagesse ou par pragmatisme, a bien pris soin de ne pas réprimer violemment la révolte en cours, alors que chacune des innombrables manifestations ces trois dernières semaines était interdite. Comme s’il ne voulait pas laisser en héritage un printemps qui fanerait dans d’autres années de cendre.

François Clemenceau

Source : Le journal du dimanche

Zalaane remplace Sellal à la tête de la direction de campagne de Bouteflka

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Selon l’APS, Abdelmalek Sellal, le directeur de campagne du candidat Abedelaziz Bouteflika est écarté et remplacé par

Abdelghani Zaalane, diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA). M. Zaalane (55 ans) est également titulaire d’un magister en Administration et développement

Mouvement de contestation en Algérie : attention à l’arnaque !

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Après la mobilisation sans précédent du vendredi passé, le pays retient son souffle. Dans tous les esprits, la rupture avec le système est désormais consommée. Il reste juste à la traduire dans les faits. Il faut éviter de se tromper de temporalité.

Le moment est historique. La rue n’exprime plus une colère. Elle porte un idéal, un espoir : celui du changement.

Le renoncement au 5ème mandat est tout au plus une mesure d’apaisement. Il n’est pas la solution. Loin s’en faut. La dynamique populaire aspire à une bien meilleure ambition. Elle exige le départ du système. Elle a les moyens de l’imposer maintenant et sans violence.

Se suffire du départ de Bouteflika c’est donner une opportunité au système de pouvoir ressusciter.

L’option électorale est contraire à l’intérêt du pays. C’est une négation de l’espoir citoyen. Qui peut croire un seul instant à une élection libre et sincère en l’état actuel des institutions et des comportements ?

Une seule issue possible : l’ouverture immédiate d’une période de transition. Les outils et les objectifs de la transition vont être définis d’un commun accord avec l’ensemble des acteurs de la société sur la base des aspirations massivement exprimées par le mouvement populaire.

Toute autre option doit être rejetée avec force. Le sort du pays est en jeu. Les décideurs doivent éviter de puiser dans le réservoir des anciennes manœuvres.
La rue est dans la détermination et la vigilance.

Elle n’acceptera plus jamais qu’on lui vole ses victoires et ses espoirs.

 

Djamel Zenati

Qui veut discréditer les marches contre le 5e mandat ?

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DES ACTES DE VIOLENCE COMMIS À ALGER APRÈS LE DÉPART DES MANIFESTANTS

Les manifestations contre un cinquième mandat du Président sortant Abdelaziz Bouteflika, ce vendredi, à Alger, ont été d’une parfaite exemplarité en matière de civisme et de pacifisme.

Pendant quatre heures de manifestations, aucun incident n’a été constaté. Pas la moindre vitre de cassée partout à travers la capitale, alors que le nombre des marcheurs s’élevait à des centaines de milliers de citoyens.

Il aura fallu que les manifestants rentrent chez eux, vers 18h, pour que des bandes d’inconnus déclenchent des émeutes à la Place du 1er Mai, ainsi qu’au Boulevard Souidani Boudjemâa, en bas de la Présidence de la république.

Peu après 19h, des inconnus ont en effet mis le feu à l’agence de la banque extérieure d’Algérie (BEA), située près de l’hôtel El Djazaïr (ex Saint Georges). Sur les mêmes lieux, deux véhicules ont été carbonisés.

A signaler qu’un dispositif monstre des forces de l’ordre se trouvait à proximité.

La question qui se pose est de savoir qui veut ainsi discréditer les marches historiques en cours contre le cinquième mandat, voire embraser la situation ?

Source Journal Liberté

Mehdi Mehenni