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lundi 13 avril 2026
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Alors que la France reste prudente, l’UE s’exprime sur la situation en Algérie

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Face à la position prudente et réticente de Paris sur la situation politique en Algérie, la Commission européenne a appelé, mardi 5 mars, au respect des droits des Algériens à manifester pacifiquement, sur fond de mouvement de contestation contre la candidature du Président Abdelaziz Bouteflika à un 5e mandat.

Mardi 5 mars, lors d’un point de presse à Bruxelles, Maja Kocijancic, porte-parole de la Commission européenne, s’est exprimé sur les manifestations en Algérie, dénonçant un éventuel 5e mandat du Président Abdelaziz Bouteflika. Elle a appelé le gouvernement algérien «à respecter le droit du peuple à s’exprimer» pacifiquement dans le cadre des dispositions «de la Constitution».

«Quand on parle de manifestation, les droits de liberté d’expression et de réunion sont inscrits dans la Constitution algérienne», a déclaré la porte-parole de la Commission européenne. «Nous attendons que ces droits puissent être exercés de façon pacifique et soient garantis dans le respect de l’État de droit», a-t-elle encore ajouté.

Évoquant les conditions du déroulement du processus électoral, la responsable a rappelé que «plusieurs candidats ont soumis leur candidature». «Il appartient maintenant au conseil constitutionnel algérien de confirmer leur conformité par rapport à la Constitution et la loi électorale», a-t-elle soutenu.

À la même occasion, Mme Kocijancic a mis l’accent sur «l’importance du partenariat entre l’Union européenne et l’Algérie». Dans ce cadre, elle a souligné la volonté de la Commission européenne de «continuer à approfondir nos relations dans le but de créer un espace commun de stabilité, de démocratie et de prospérité partagées».

Les États-Unis ont également appelé mardi l’Algérie à respecter le droit de ses citoyens à manifester pacifiquement contre la cinquième candidature du Président Abdelaziz Bouteflika. Il s’agit de la première réaction des États-Unis depuis le début des manifestations contre le possible 5e mandat de M.Bouteflika, 82 ans, hospitalisé à Genève.

Toutefois, la Commission européenne et Washington ne se sont pas exprimé sur la candidature du chef de l’État algérien au pouvoir depuis 1999.

 

Source Journal Sputnik

Le président Bouteflika « sous menace vitale permanente »

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Le président Bouteflika n’a pas quitté les Hôpitaux universitaires de Genève, où il séjourne depuis le 24 février dernier. Son état de santé nécessite des soins constants mais « pourrait quitter l’établissement genevois sous peu », rapporte la Tribune de Genève.

« Abdelaziz Bouteflika est sous «menace vitale permanente» en raison d’une atteinte systémique à ses réflexes corporels. Son problème principal: il présente de hauts risques de faire des fausses routes, c’est-à-dire que des aliments peuvent être dirigés vers ses voies respiratoires, ce qui peut entraîner une infection pulmonaire grave », a rapporté, aujourd’hui mercredi,  le journal la Tribune de Genève.

Selon la même source, « le président algérien est atteint d’aphasie, soit de perte partielle du langage. Il semble réceptif à ce qu’on lui dit, mais on le comprend à peine. Il faut pratiquement lire sur ses lèvres. Son imposante équipe médicale – quatre médecins algériens, dont un cardiologue, un anesthésiste et un interniste – lui sert d’interprète avec le monde extérieur et parle souvent à sa place (…)».

En plus de ses problèmes de santé qui avaient commencé en 2013, le président Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, fait face, à une vague de protestation populaire massive, déclenchée par l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle du 18 avril prochain.

 

Source Journal El Watan

L’emblème amazigh symbole de liberté

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Certaines voix , pour faire diversion et susciter la polémique réductrice appellent à ne pas brandir les emblèmes Amazighs lors de la marche prévue ce vendredi 8 mars .
Qu’ils admettent une fois pour toutes que c’est l’emblème transnational commun à tous les amazighs de quelque nationalité qu’ils soient et où qu’ils se trouvent .
Nous espérons , à l’image des états Européens qui dualisent l’emblème bleu étoilé avec leur drapeau national…..que l’emblème Amazigh accompagne officiellement les drapeaux des pays d’Afrique du Nord y compris sur les photos officielles des hommes d’Etat .
Considérez avec raison que c’est le symbole de la liberté que nous aurions dû suivre massivement il y a 18 ans …on en serait pas là .
Saïd Yahia Chérif . SYC

Tamazight, facteur d’unité du peuple algérien

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Les déclarations de quelques opposants islamistes du « Mouvement Rachad » contre le port de l’emblème amazigh dans les marches ont provoqué indignation et inquiétude chez les militants de Tamazight et la population.

Ces déclarations qui expriment un refus obstiné d’accepter l’amazighité et son caractère de facture d’unité du peuple algérien et des peuples de l’Afrique du Nord résonnent mal en ce moment crucial de la vie de la nation.

La persistance de ces déclarations, malgré les évolutions enregistré dans le champ identitaire et culturel national et maghrebin, essentiellement après la reconnaissance constitutionnelle de Tamazight comme langue nationale et officielle autant qu’au Maroc qu’en Algérie, sont une provocation.

En effet, profiter de la conjoncture particulière que vit le pays pour exercer un chantage odieux par « l’unité du mouvement populaire » afin d’opérer des remises en cause d’acquits historiques du peuple algérien est inacceptable. L’amazighité n’est pas un élément intrus pour que ses porteurs observent un profil bas.

Elle est le socle de notre identité et le substrat de notre culture de résistance.Toutes et tous doivent l’admettre.Il ne suffit pas de réclamer le changement du système pour être crédible.

Il faut commencer par changer soi-même en acceptant les pluralismes linguistique, culturel, philosophique et politique qui l’accompagnent.

On ne peut tendre vers la deuxième république en écrasant symboliquement une dimension essentielle de notre histoire et civilisation.Le changement doit être dans le sens de l’histoire et non pas à contre courant de celui-ci.Cela doit être claire et sans ambiguïté aucune.
Brahim TAZAGHART 

Le blogueur Merzoug Touati est libéré

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Le tribunal criminel de Skikda a condamné lundi le blogueur Merzoug Touati à une peine de deux ans de prison ferme et trois ans de prison avec sursis. Ainsi, le blogueur qui croupit en prison depuis deux ans retrouve sa liberté.

Le procès qui devait commencer à 9h00 s’est ouvert à 11h00. Et pour cause, le refus de la police de laisser des citoyens assister au procès. Il a fallu l’intervention des avocats de Touati Merzoug et celle du président du tribunal criminel pour que les jeunes citoyens, venus de Béjaia, puissent enfin accéder à la Cour de Skikda.

Répondant aux questions du juge, le blogueur a nié toutes les accusations dont il fait l’objet, à savoir  ” échange d’informations avec des agents étrangers de nature à nuire à la position diplomatique de l’Algérie” et “incitation à attroupement armé”.

” Je suis journaliste indépendant, j’ai contacté différentes personnes dans le cadre de mes enquêtes journalistiques.”, a indiqué l’accusé.

Le procureur a requis une peine de 5 ans de prison ferme contre le blogueur condamné, en juin 2018, par le tribunal de deuxième instance de Béjaia à 7 ans de prison ferme. Après ce verdict, l’affaire est portée ensuite devant la Cour suprême qui a décidé, en novembre dernier, de renvoyer l’affaire devant le tribunal criminel de Skikda.

Dans leurs plaidoiries, aujourd’hui, les avocats du blogueur dont Me Salah Dabouz, Zoubida Assoul, Hamaili Boubaker et Hakim Saheb, se sont succèdés pour ďémonter les accusations précitées. Ils ont rappelé que Touati,  chômeur de son état, n’est pas en mésure de détenir des informations susceptibles d’intéresser des puissances étrangères. Les avocats ont expliqué en outre que le dossier Merzoug Touati “ne contient pas de preuves tangibles” pouvant justifier sa condamnation à la prison.

Pour rappel, Merzoug Touati a été arrêté le 16 janvier 2017 à Béjaia, après avoir publié une interview avec Hassan Kaabia, porte parole ( en arabe) du ministère des Affaires étrangères Israélien. Kaabia à révélé au blogueur que l’Etat d’Israël disposait, jusqu’au début des années 2000, d’un bureau de liaison à Alger.

Farouk Djouadi

Déclaration de l’Ird (Initiative pour la refondation démocratique)

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Les semeurs d’espoir.

Partout, depuis le 22 février 2019, sur le territoire national, s’est levée une note d’espoir portée par une foule de jeunes qui, face à l’humiliation subie par contrainte, a décidé de mettre un terme à un joug aux allures à la fois burlesque, absurde et cynique.
Le mot d’ordre du non au cinquième mandat est l’expression d’une aspiration profonde à voir la fin du pouvoir actuel dans son ensemble.
Plus clairement, les manifestants expriment leur vœu de la fin du détournement de la volonté populaire. Celle-ci n’est pas seulement réductible au trucage des scrutins – véritable chancre de la vie politique – mais aussi à ce qui précède et suit ce phénomène : la négation des libertés publiques, le contrôle des media lourds, le viol de la constitution, etc…
Cette option délibérée qui repose sur la volonté de se maintenir au pouvoir coûte que coûte a abouti à l’aggravation :
du népotisme ;
de la corruption généralisée ;
de la gérontocratie.
Bref, ni pain ni liberté pour le plus grand nombre, tel est le résultat de cet entêtement qui ne veut même pas d’une alternance en interne.
L’irruption aujourd’hui du peuple dans la rue est une bouffée d’air pur, un grand moment de dignité. L’Algérien a besoin de considération et de respect. C’est parce qu’il est humilié par cette épreuve de trop aussi méprisante qu’inacceptable qu’il a décidé d’arracher ses droits élémentaires. Commence ici une longue marche pour la restauration de l’image de l’Algérie, hélas trop abîmée.
A travers ces manifestations populaires et pacifiques, preuve d’un haut degré de maturité et de conscientisation, le peuple algérien veut saisir son destin entre ses mains, d’accéder à son droit à l’autodétermination. L’Algérie est en effet au-dessus des combinaisons mortifères qui risquent d’anéantir l’Etat souverain.
Le plus important aujourd’hui est d’engager le dialogue pour une transition pacifique. La boussole est de dégager un socle constitutionnel incontestable et incontesté.
Le monde change alors que l’Algérie stagne, mais le destin a sonné pour reformuler les termes de la démocratie : par le peuple et pour le peuple.
Alger, le 25 février 2019.
IRD : Badaoui Ahmed, Mira Tarik, Moula Ramdane et Ouazar Hamid.

Bouteflika n’est que le visage de ce système politique

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Pour la chercheuse Farida Souiah, la colère des Algériens ne s’explique pas par la seule candidature de Bouteflika à un nouveau mandat, mais dénonce également le « népotisme » de la classe dirigeante.

INTERVIEW »Bouteflika dégage », « non à un 5ème mandat » : les Algériens se sont de nouveau mobilisés dans la nuit de dimanche à lundi après l’officialisation de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un 5ème mandat à la présidence du pays. Dans une lettre présentée après le dépôt de sa candidature au Conseil constitutionnel, qui devrait la valider – sauf grande surprise – d’ici mi-mars, Bouteflika, 82 ans, promet d’abréger ce nouveau mandat et d’organiser une élection présidentielle anticipée.

Mais ses engagements n’ont pas semblé calmer la contestation, et plusieurs centaines de jeunes ont manifesté sans incident majeur dans la foulée de cette annonce, dans les rues d’Alger et de nombreuses autres villes du pays. Pour autant, selon la chercheuse Farida Souiah, spécialiste des questions de sociologie politique et du Maghreb, ces manifestations ne sont pas uniquement dirigées contre un « président fantôme », mais expriment un rejet global de la classe politique dirigeante.

Qu’est-ce qui est dénoncé dans les manifestations en Algérie ? Sont-elles uniquement dirigées contre une nouvelle candidature du président Bouteflika ?

« Non, ce n’est pas dirigé uniquement contre Bouteflika. On voit beaucoup de slogans qui le concernent personnellement, comme ‘pas de 5ème mandat’, mais d’autres visent aussi le parti au pouvoir, le FLN, son frère Saïd Bouteflika, et toute la nébuleuse politique qu’est l’Algérie. Bouteflika n’est en fait que le visage de ce système politique.

Les manifestants dénoncent la manière dont l’Algérie est gouvernée, le fait qu’il y a peu de transparence, qu’il y a une collusion entre le politique et l’économique… C’est un rejet général du népotisme. »

Dans les cortèges, comme ici à Annaba le 1er mars, les slogans ne visent pas seulement la personne du président, mais l’ensemble de la classe dirigeante. ©AFP

Les Algériens souffrent-ils au quotidien de ce « népotisme » ? Ont-ils le sentiment de ne pas vivre dans un pays démocratique ?   

« Le système politique algérien est complexe et il n’y a pas de verrouillage complet, avec une absence totale de libertés d’expression. Il existe une presse indépendante, des caricaturistes, des intellectuels qui prennent part au débat… Les gens restent libres de parler de politique.

On est plutôt sur une forme de gestion de la dissension, et parfois le pouvoir va faire preuve de répression. Par exemple sur la presse privée et indépendante : ça va se traduire par des pressions, notamment économiques, via la publicité et l’imprimerie. Mais cela se fait de façon ciblée… C’est la cooptation ou la répression. Et les Algériens savent très bien qu’ils ne vivent pas en démocratie. »

Doit-on craindre alors une répression des manifestations ? Ou bien le « clan Bouteflika » peut-il lâcher du lest ?

« C’est toujours difficile de savoir comment les choses vont évoluer. La manifestation du 22 février s’est bien passée et ça a débloqué une sorte d’élan. Le pouvoir fait le choix aujourd’hui de ne pas organiser de répression dure, car il pense que cela ne va pas durer. Mais sur les réseaux sociaux, on voit des appels à manifester de façon pacifiste, des appels pour une manifestation de femmes, etc… Les gens ne semblent pas vouloir se départir du mouvement.

Le seul retrait de la candidature de Bouteflika ne suffirait pas de toute façon à calmer le mouvement, et c’est pour cela que son clan ne le fait pas. D’autant que la classe politique dirigeante, d’une grande opacité, n’est pas uniforme et a en son sein des personnes avec des intérêts différents. Elles ne sont pas toutes d’accord entre elles, et n’ont donc pas encore trouvé de figure naturelle pour succéder à Bouteflika. Alors ce clan joue la montre et veut vendre une transition par le haut. Dans la Constitution algérienne, il est inscrit que le système politique est pluraliste, mais il y a une différence entre la norme et les pratiques… Et les Algériens ne se laissent pas duper par les annonces de réformes. »

Europe 1

Trop tard, Monsieur le Président

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Non Monsieur le Président, vous n’êtes plus en mesure de proposer quoique ce soit aux Algériens. Vous aviez eu tous les temps (20 ans) pour faire bouger dans le bon sens les choses. Vous aviez jusque-là fait exactement le chemin inverse. Vous aviez été intronisé et non élu en 1999 au moment où les cours du Brent montaient en flèche. De 9.00 dollars en 1997, ils passèrent à 21, puis à plus de 143 dollars pour faire engranger des centaines de milliards de dollars. Qu’aviez-vous fait avec ? Beaucoup de promesses, de discours emmiellé, de création de faux managers, de dilapidations…

En 1999, nous dépendions à 97% des recettes pétrolières. Vingt ans après, nous sommes dépendants à 97% des recettes pétrolières.

Aujourd’hui que la jeunesse dont vous aviez tant loué les prouesses pour en faire juste de la chair à baleines, des corps calcinés par le suicide et l’exil de toute la matière grise, alors que vous vous atteliez à nommer aux grands postes vos amis grabataires; les Ould Abbes, Bensalah, Ziari, Bessaieh, Rahal, Nouiouet, Messaadia, Bouhadja et que sais-je, cette jeunesse est sortie de son long silence pour vous dire en face, à vous et à tous ces apprentis djouhala, adorateurs des cadres, des photos et des louanges, basta, khlass, baraquett, y en a marre…

C’est trop tard, le train de l’histoire a bien démarré et il ne s’arrêtera en gare que le jour où elle aurait réglé les comptes de tous ceux qui ont ruiné le pays. On ne vient pas à la 25e heure supplier ni solliciter sa compassion pour vous accorder une rallonge, une toute petite rallonge pour vous permettre de corriger toutes vos erreurs de gestion et partir avec l’idée du devoir bien accompli.

À lire votre lettre, on est sidéré d’apprendre que celui qui a pris un pays de 43 millions d’habitants en otage est incapable de réfléchir comme tout le monde. Vous êtes vraiment en retard d’une révolution lunaire hélas. C’est que, ce que vous proposez est juste un plagiat de ce que l’opposition, dans toutes ses diversités politique, idéologique, sociale et scientifique, avait constaté, il y a de cela cinq longues années (juin 2014). Il y a cinq longues années que la feuille de route de Mazafran, transmise à vous et vos services, mentionnait clairement ce que vous venez proposer en 2019 avant de rentrer chez vous.

Non Monsieur le Président. Vous aviez failli plus d’une fois. Et un failli est frappé du sceau de l’interdiction de gestion. En vingt longues années, vous aviez eu toutes les chances. Vous aviez alors tout essayé, comme dans un laboratoire à souris.  Hélas, l’échec est là, consacré par votre feuille de route (trois révisions de la Constitution, deux lois sur les hydrocarbures, des lois de finances tous les six mois, un programme invisible, des dépenses sans limites…). L’échec est là. Il est total et c’est vous qui le dites dans votre feuille de route. C’est une reconnaissance tacite de vos échecs. La deuxième république ne peut venir d’un homme qui a comploté contre la 1re république pour en faire une immondice de ferraille à la Sidi Saïd et Haddad.

  • Vous nous proposez une nouvelle Constitution pour l’Algérie et non pour un homme. C’est ce que proposait Mazafran, il y a de cela cinq longues années.
  • Vous voulez une conférence de consensus, nous vous avions fait cette proposition, il y a de cela cinq longues années.
  • Vous voulez une commission indépendante pour gérer les élections. C’est ce que proposait avec insistance Mazafran, il y a de cela cinq longues années, hélas.
  • Vous avez oublié une chose importante. Nous vous la rappelons. Nous avions proposé une Cour Constitutionnelle à la place du budgétivore Conseil Inconstitutionnel composé de clients (pouvoir + FLN + RND).

 

Aujourd’hui, le temps n’est plus aux lamentations, ni à la compassion, ni aux arrangements. L’heure du départ de votre système politique est là. C’est le peuple souverain qui le clame haut et fort, sans sandwich ni cachir. Il vous le dit à vous, à votre parti (FLN) et son alter ego (RND) de partir.

En vingt longues années, vous aviez eu toutes les chances de rentrer dans la Cour des grands. Vous avez choisi le chemin inverse. Tant pis pour vous et pour tous ceux qui vous ont soutenu. L’histoire est ainsi faite. Impitoyable envers ceux qui la travestissent, hélas.

En 2009 vous auriez pu quitter le pouvoir la tête haute, comme l’avait fait votre prédécesseur. Vous aviez alors choisi le viol de la Constitution, la continuité et enfin solliciter la compassion du peuple pour vous permettre de sortir par la grande porte. Vous aviez déclaré à Setif ‘3ach Man 3araf qadrou. Il fallait aller jusqu’au bout. Hélas ! Aujourd’hui, c’est le citoyen méprisé, écrasé, envieilli, qui vous le dit sans protocole, « partez ».

En 2008, vous aviez décidé de modifier la Constitution pour faire passer l’Algérie du statut d’État républicain à celui d’une monarchie républicaine. Depuis, vous cumulez les avantages d’un mandat renouvelable, avec les pouvoirs du président américain, de ceux du 1er ministre britannique, du chancelier allemand et du roi du Maroc. Depuis 2009, l’Algérie vivait sans lois. D’un coup d’État à l’autre, vous prétendiez construire un État, ignorant que vous étiez en train de sacraliser l’aventure. Un dictateur dit on n’a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi. Et tout dictateur n’a d’appétit que pour la terreur policière qui en fait une sottise.

Depuis 2009, vous êtes dans l’infini, espérant ainsi échapper à la trappe d’Ubu. Vous aviez depuis fait usage de votre police, de votre justice, de vos officines de propagande (ENTV, ANEP, TV privées, UGTA…), armes de séduction et de répression. Hélas, le régime vieillot à qui vous aviez confié la destinée du pays et qui s’est appliqué à perpétuer les promesses non fécondes d’un monde nouveau que ni vous ni vos vieillots ne pouvaient comprendre vous a aujourd’hui dépassé. Il vous le montre à travers ses 2.384.000 km2 de son espace terrestre, de ses 1541 communes et à travers 42 millions d’habitants ; les 43 millions on vous le concède au titre de tous ces affamés du cachir et des randonnées à l’œil.

Pour cette jeunesse pleine d’énergie, de savoir et de vouloir, désormais, seule la loi, sage et hardie, fera du peuple son propre maître.

Smail Saidani,vice président JilJadid

Me Mustapha Bouchachi : « Je veux être aux côtés des manifestants, pas leur porte-parole »

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Me Mustapha Bouchachi, personnalité nationale, politique, avocat et militant des Droits de l’Homme, a tenu à répondre à certaines sollicitations au sein du mouvement contre le 5ème mandat lui demandant d’être leur porte-parole.

Me Bouchachi tout en assurant de son engagement aux côtés des manifestants de ce mouvement populaire, et se disant « honoré » de la proposition qui lui a été faite, la refuse néanmoins, préférant, a-t-il dit, jouer un rôle d’accompagnateur du mouvement.

 

Source algerie monde infos
H.O.

Paris : imposant rassemblement de la diaspora algérienne contre le régime et le 5ème mandat de Bouteflika

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Rassemblement des algériens a paris Les algériens et les Algériennes répondent massivement a l’appel de la patrie Des dizaines de milliers d’algériens de différentes tendances , ont répondu à l’appel du rassemblement qui a eu lieu cet après-midi a la place république à Paris.

Une participation massive des différentes couches de la société, jeunes, vieux et vielles ont tous répondu à l’appel de l’Algérie et du peuple algérien qui lutte contre un pouvoir qui a dilapidé ses richesses et ruiné son pays.

Des centaines d’emblèmes nationale, drapeaux berbère et banderoles qui expriment tous le refus du 5eme mandat et la chute du régime algériens. Certains représentants d’associations et acteurs politiques ont pris la parole pour exprimer leurs refus de ce régime et féliciter le réveil du peuple algérien, le représentant du reposte international qui s’est exprimé le premier à insister sur la nécessité de la chute de ce régime qui a conduit le pays a l’impasse.

 

Certaines figures artistiques comme Souad Massi a pris la parole pour soutenir le mouvement du peuple algériens, les manifestants ont chanté des chansons patriotiques tel que l’hymne national et ont scandé des slogans connus par la rue algerienne, oulach smah oulach on ne veut ni boutef ni said, bouteflika l’Algérie ne t’appartiens pas, le peuple veut la chute du régime etc, on signale aussi la forte présence de la presse française et internationale qui a couvert l’évènement

 

Par la rédaction