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vendredi 20 février 2026
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Bedoui Premier ministre et Lamamra vice-Premier ministre

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Noureddine Bedoui a été nommé Premier ministre en remplacement d’Ahmed Ouyahia. Ramtane Lamamra est vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, a annoncé l’agence officielle.

Le président Bouteflika a chargé M. Bedoui de former le nouveau gouvernement.

 

Source TSA

Bouteflika retire sa candidature et reporte les élections

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Le président de la République Abdelaziz Bouteflika a adressé lundi un message à la nation dans lequel il a annoncé le report de l’élection présidentielle du 18 avril 2019, et sa décision de ne pas briguer un 5ème mandat à la magistrature suprême.

Le président Bouteflika a également annoncé la tenue de l’élection présidentielle dans le prolongement de la conférence nationale inclusive et indépendante ainsi que la formation d’un gouvernement de compétences nationales. En voici le texte intégral du message:

 

Chères concitoyennes,

Chers concitoyens,

 

L’Algérie traverse une étape sensible de son Histoire. Ce 8 mars, pour le troisième vendredi consécutif, d’importantes marches populaires ont eu lieu à travers le pays. J’ai suivi ces développements et, comme je vous l’ai déjà annoncé le 3 de ce mois, je comprends les motivations des nombreux compatriotes qui ont choisi ce mode d’expression dont je tiens, une fois de plus, à saluer le caractère pacifique.

Je comprends tout particulièrement le message porté par les jeunes en termes, à la fois, d’angoisse et d’ambition pour leur avenir propre et pour celui du pays. Je comprends aussi le décalage qui a pu être source de préoccupation entre, d’un côté, la tenue de l’élection présidentielle à une date techniquement appropriée en tant que jalon de gouvernance dans la vie institutionnelle et politique et, de l’autre, l’ouverture, sans délai indu, du vaste chantier, politiquement hautement prioritaire, de conception et de conduite de réformes profondes dans les domaines politique, institutionnel, économique et social, avec la participation la plus large possible et la plus représentative de la société algérienne, y compris la juste part devant revenir aux femmes et aux jeunes. Je comprends enfin que le projet rénovateur de notre Etat-nation, dont je vous ai annoncé les principales articulations, gagnerait à bénéficier d’un surcroit de clarifications et être préparé, pour chasser tout doute des esprits, par la réunion des conditions de son appropriation par toutes les couches sociales et les composantes de la Nation algérienne.

En toute fidélité au serment que j’ai fait devant le peuple algérien de protéger et de promouvoir en toutes circonstances les intérêts bien compris de notre Patrie, et après les consultations institutionnelles requises par la Constitution, j’invoque la grâce et le soutien de Dieu Tout-Puissant pour me prévaloir des valeurs supérieures de notre peuple dont nos glorieux martyrs et nos valeureux moudjahidine ont consacré l’immortalité pour présenter à l’adresse de vos cœurs et à vos consciences les décisions suivantes:

Premièrement : Il n’y aura pas de cinquième mandat et il n’en a jamais été question pour moi, mon état de santé et mon âge ne m’assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l’assise des fondations d’une nouvelle République en tant que cadre du nouveau système algérien que nous appelons de tous nos vœux. Cette nouvelle République et ce nouveau système seront entre les mains des nouvelles générations d’Algériennes et d’Algériens qui seront tout naturellement les principaux acteurs et bénéficiaires de la vie publique et du développement durable dans l’Algérie de demain.

Deuxièmement : Il n’y aura pas d’élection présidentielle le 18 avril prochain. Il s’agit ainsi de satisfaire une demande pressante que vous avez été nombreux à m’adresser dans votre souci de lever tout malentendu quant à l’opportunité et à l’irréversibilité de la transmission générationnelle à laquelle je me suis engagé. Il s’agit aussi de faire prévaloir la noble finalité des dispositifs juridiques qui réside dans une saine régulation de la vie institutionnelle et dans l’harmonie des interactions socio-politiques, sur une observation rigide d’échéances pré-établies. Le report de l’élection présidentielle qui a été réclamé vient donc pour apaiser les appréhensions qui ont été manifestées afin d’ouvrir la voie à la généralisation de la sérénité, de la quiétude et de la sécurité publique, dans l’objectif d’entreprendre ensemble les actions d’importance historique qui permettront de préparer le plus rapidement possible l’avènement d’une nouvelle ère en Algérie.

Troisièmement : Dans la perspective d’une mobilisation accrue des pouvoirs publics et du rehaussement de l’efficacité de l’action de l’Etat dans tous les domaines, j’ai décidé de procéder tout prochainement à des changements importants au sein du Gouvernement. Ces changements constitueront une réponse adéquate aux attentes dont vous m’avez saisi, ainsi qu’une illustration de ma réceptivité à l’exigence de reddition de comptes et d’évaluation rigoureuse dans l’exercice des responsabilités à tous les niveaux et dans tous les secteurs.

Quatrièmement : La Conférence nationale inclusive et indépendante sera une enceinte dotée de tous les pouvoirs nécessaires à la discussion, l’élaboration et l’adoption de tous types de réformes devant constituer le socle du nouveau système que porte le lancement du processus de transformation de notre Etat-nation, que j’estime être ma mission ultime en parachèvement de l’œuvre dont Dieu Tout-Puissant m’a accordé la capacité et pour laquelle le peuple algérien m’a donné l’opportunité.

Cette conférence sera équitablement représentative de la société algérienne comme des sensibilités qui la parcourent. organisera librement ses travaux, sous la direction d’une instance présidentielle plurielle, avec à sa tête un président qui sera une personnalité nationale indépendante, consensuelle et expérimentée. La conférence doit s’efforcer de compléter son mandat avant la fin de l’année 2019.

Le projet de Constitution qui émanera da la Conférence sera soumis à un référendum populaire. La Conférence nationale indépendante fixera souverainement la date de l’élection présidentielle à laquelle je ne serai en aucun cas candidat.

Cinquièmement : L’élection présidentielle qui aura lieu dans le prolongement de la conférence nationale inclusive et indépendante sera organisée sous l’autorité exclusive d’une commission électorale nationale indépendante dont le mandat, la composition et le mode de fonctionnement seront codifiés dans un texte législatif spécifique qui s’inspirera des expériences et des pratiques les mieux établies à l’échelle internationale. La création d’une commission électorale nationale indépendante est décidée pour répondre à une revendication largement soutenue par les formations politiques algériennes ainsi qu’à une recommandation constante des missions d’observation électorale des Organisations internationales et régionales invitées et reçues par l’Algérie lors des consultations électorales nationales précédentes.

Sixièmement : Dans le but de contribuer de manière optimale à la tenue de l’élection présidentielle dans des conditions incontestables de liberté, de régularité et de transparence, il sera formé un Gouvernement de compétences nationales bénéficiant du soutien des composantes de la Conférence nationale. Ce Gouvernement assumera la supervision des missions de l’administration publique et des services de sécurité et apportera sa pleine collaboration à la commission électorale nationale indépendante. Pour sa part, le Conseil constitutionnel assumera, en toute indépendance, les pouvoirs que lui confèrent la Constitution et la loi en matière d’élections présidentielles.

Septièmement : Je m’engage solennellement devant Dieu le Tout-Puissant et devant le peuple algérien à ne ménager aucun effort pour que les Institutions, structures, démembrements de l’Etat et collectivités locales se mobilisent pour concourir à la pleine réussite de ce plan de travail. Je m’engage également à veiller à ce que toutes les Institutions constitutionnelles de la République poursuivent scrupuleusement l’accomplissement de leurs missions respectives et exercent leurs pouvoirs respectifs au service exclusif du peuple algérien et de la République. Je m’engage enfin, si Dieu m’accorde vie et assistance, à remettre les charges et les prérogatives de Président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu.

 

Chères concitoyennes,

Chers concitoyens,

Voici la voie du salut que je vous invite à emprunter ensemble pour prémunir l’Algérie contre des épreuves, des déchirements et des déperditions d’énergies.

Voici la voie d’un sursaut collectif pacifique pour permettre à l’Algérie de réaliser tout son potentiel dans une démocratie épanouie, digne des gloires de l’Histoire de notre Nation.

Voici la voie dans laquelle je vous demande de me suivre et de m’aider.

Gloire éternelle à nos vaillants martyrs.

APS

Ce peuple qui a étonné le monde

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Et maintenant ?

 

« Quiconque veut éviter le vertige doit essayer de découvrir la loi qui régit le mouvement de la balançoire ». Dixit : Koestler

Le peuple algérien a une fois de plus étonné le monde par cette incroyable mobilisation, qui a drainé, et ce, pendant plusieurs jours des millions de personnes chaque fois, sans pour cela qu’on enregistre un seul incident.

Bien au contraire, les cerbères du pouvoir « prévoyants » avaient intentionnellement préparé des tas de pavés qu’ils avaient disposés sur les trottoirs à la portée des manifestants, mais aucun parmi ces derniers n’avait éprouvé le besoin ni jugé utile de s’en servir, sinon celui de les montrer aux nombreux médias et reporters présents.

Les journalistes et autres analystes et interprètes politiques du monde entier n’arrêtent pas d’en chanter les éloges d’une telle autodiscipline de tous ces participants.

Ce peuple pourtant renommé agressif, xénophobe et introverti, vient ces derniers jours de donner au monde une leçon de civilité et de tolérance.

Dans les rues de toutes les villes d’Algérie, il n’y avait plus : des militants des partis politiques, de religieux, d’athées, des associations, des syndicats, mais que des citoyens et qui tout comme la grande majorité des sans attaches, sinon celui de ce viscéral amour de la patrie s’étaient donc mobilisés comme un seul homme pour dire : BASTA à l’humiliation, stop à ce mépris, à cette bestiale arrogance, à cette dilapidation éhontée des biens publics.

Et ils l’ont fait communément, pacifiquement, énergiquement, certes, avec aversion et dégoût pour ce pouvoir honni, mais sans haine ni vulgaires vociférations.

Ils ont crié le ras-le-bol de ce régime dictatorial, insolent, outrancier, qui malgré toutes ces démonstrations de rejets s’accroche comme une sangsue au pouvoir.

Tous ont défilé dans une sorte de joie, d’une ambiance bon enfant, avec ces caricatures qui vous laissent pontois et dont eux seuls ont le secret, et qui d’ailleurs étaient reprises sur la toile.

Et ce, bien sûr en réponse à cet environnement mortifère, lugubre instauré pour mieux dominer le peuple par le pouvoir à travers les prêches des imams aux ordres, leurs acolytes intégristes alliés objectifs dans cette tentative d’abrutissement, ainsi que ces charognards d’affairistes sans foi ni loi.

Malgré son écœurement, sa révulsion, le peuple défilait dans la joie des retrouvailles d’antan, de ces moments héroïques que furent les siens, et il chantât à tue-tête l’hymne à la liberté, à l’amour de la patrie et son rejet de ces usurpateurs.

Il l’avait fait gaiement, avec des accents de toutes les régions du pays et l’ensemble de nos citoyens, tout en invitant ce pouvoir honni à partir, à restituer le tablier et les clefs de l’Algérie pour ses dignes héritiers.

 ceux qui dorénavant lui redonneront son image d’antan et qui lui restitueront cette place d’honneur dans le forum universel des nations civilisées, libres, progressistes et démocratiques.

Mais ce rêve ne peut se réaliser que s’il est porté par des hommes de bonne volonté, des démocrates et citoyens au service uniquement de leur peuple.

Il va nous falloir, me semble-t-il du moins, agir tout comme le faisaient nos anciens pour désigner l’Amin du village (président du comité du village) à savoir ; solliciter, voire prier les meilleurs d’entre nous, renommés pour leurs valeurs intrinsèques et attachés à ces autres valeurs universelles ; que sont les droits de l’homme, la démocratie, la justice et la citoyenneté.

Ils auront pour mission de gouverner provisoirement le pays et de préparer les prochaines échéances électorales.

N’en déplaise aux sceptiques et autres affiliés, ces hommes existent et notoirement connus à travers leurs activités, leurs luttes pour de nobles causes et leur désintéressement.

Mohammed Aouli

 

Le président Bouteflika peut-il être placé sous tutelle à l’étranger ?

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En Suisse, une avocate a demandé le placement sous tutelle de Monsieur Bouteflika.
Ignorant le droit suisse, je ne peux apprécier les chances de succès de cette demande.

Mais qu’en serait-il en France ?

Le juge des tutelles peut placer sous protection juridique une personne majeure (curatelle, tutelle…) dont les facultés personnelles sont altérées.

Puisque cette demande peut être demandée au juge des tutelles non seulement par un proche, mais également par le procureur de la République agissant de sa propre initiative ou à la demande d’un tiers (médecin, directeur d’un hôpital…) l’on peut parfaitement envisager, dans un État de droit faisant fi de la raison d’État, un procureur de la République solliciter une mesure de protection à l’encontre de M. Bouteflika hospitalisé en France, surtout s’il devait avoir la conviction que l’intéressé faisait l’objet d’un processus de manipulation nuisible non seulement à ses biens, mais aussi à sa santé ou même à sa dignité.

Reste à vérifier si les règles de droit international privé permettent au juge français d’intervenir en application de la loi française à l’encontre de M. Bouteflika, ressortissant algérien hospitalisé en France ?

La question ne se poserait pas si le dirigeant algérien devait avoir, à l’instar de nombreux politiciens algériens, la nationalité française, dans ce cas, le droit français lui est naturellement applicable.

La France a ratifié le 18 septembre 2008, la convention de La Haye du 13 janvier 2000, sur la protection internationale des majeurs, visant à résoudre un problème de Droit civil à l’international : l’application au majeur du Droit des tutelles du pays de sa résidence et non de sa nationalité.

En effet, avant la ratification de cette convention, comme l’avait rappelé la Cour de Cassation dans une décision du 18 janvier 2007, le juge français devait appliquer au majeur protégé sa loi nationale, en l’espèce la loi algérienne.

Aujourd’hui, l’article premier de cette convention précise qu’elle s’applique « dans les situations à caractère international, à la protection des adultes qui, en raison d’une altération ou d’une insuffisance de leurs facultés personnelles, ne sont pas en état de pourvoir à leurs intérêts. ».

L’article 5 de cette convention ajoute que chaque adulte, qui a sa résidence en France et ce peu importe sa nationalité, peut se voir appliquer les règles françaises en matière de protection des majeurs.

Mais la simple hospitalisation est-elle assimilée à la résidence en France ?

Il doit s’agir de la résidence habituelle, critère qui n’a pas été défini par la convention et qui reste à l’appréciation du juge.

La simple hospitalisation ne relève naturellement pas d’une résidence habituelle permettant l’intervention du juge français en application du droit français.

Sauf si l’intéressé dispose, comme beaucoup d’oligarques algériens, de biens et d’une résidence en France.

En conclusion, le juge français n’est pas compétent pour se saisir du dossier du président algérien hospitalisé en France.

Mais les nombreux hommes politiques et hommes d’affaires algériens, possédant des biens et une résidence en France, risquent de subir les foudres du juge français en application de la loi française dans de nombreux domaines, alors qu’en Algérie, ils avaient l’habitude de se placer au-dessus de la loi algérienne.

À bon entendeur, salut.

Avocat Ahcène TALEB

Le pouvoir veut casser la mobilisation

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Ce n’est sans doute pas la mise en congé prématurée des étudiants, décidée maladroitement par le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, qui va calmer les ardeurs d’une révolte massive.

Hier et sans aucun préavis, la communauté universitaire a été surprise par cette décision qui a été vite interprétée comme une tentative de briser l’élan de mobilisation dans les campus. Mais d’ores et déjà les étudiants comme les enseignants expriment leur «désobéissance» et leur ferme intention d’occuper les lieux.

Au terme de trois semaines de mobilisation populaire d’ampleur inédite contre la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour un 5e mandat, accompagnée d’une forte revendication de changement du système politique, l’issue reste incertaine dans ce face-à-face entre les Algériens mobilisés et le pouvoir.

Par millions, les citoyens sortent brusquement et massivement de leur longue «léthargie», le pouvoir à l’image du président sortant sombre dans un profond coma politique. L’équation est magistralement inversée.

Désorienté par un séisme populaire imprévisible, le sérail  est sans boussole et sans voix. Il a perdu de le nord.  Toujours hospitalisé, le Président est absent du pays. L’Exécutif silencieux. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a disparu des écrans radars depuis sa malheureuse phrase : «En Syrie aussi ça a commencé avec des roses.» Inutile de rappeler que la parole officielle est sans impact, ni emprise sur les événements en cours. Disqualifiée, elle ne porte plus.

Légitimement, les Algériens se demandent, avec gravité, s’il existe encore quelqu’un dans le cockpit de l’avion Algérie ! Les événements qui secouent le pays depuis l’historique journée du 22 février démontrèrent que le pouvoir est mis en vacances de fait. Sinon comment expliquer que face une à une situation nationale aussi explosive, le pouvoir politique n’émet pas, ne prend aucune mesure d’apaisement alors que le pays est dans un état d’exception politique et sociale.

Intrigante posture. Mise-t-il sur l’usure de l’insurrection citoyenne ? Il serait illusoire que de croire à un affaiblissement de la mobilisation. C’est l’inverse qui se passe. Non seulement elle ne faiblit pas, mais elle prend de l’ampleur et de nouvelles formes.

La détermination de la rue est irréversible. En somme, l’extraordinaire  dynamique de la société décidée à mettre en échec le projet du 5e mandat a provoqué une paralysie dans le système. Mais jusqu’à quand ? Le pays est placé sur une ligne de crête étroite, sur laquelle il ne pourra pas tenir longtemps.

Il faut vite débloquer pour éviter l’éclatement. La joyeuse mobilisation populaire peut bien se transformer en un ouragan aveugle. L’exaspération qui saisit la société est sans commune mesure. Une fois ce vase national rempli de colère, il déborde, et il sera trop tard. Aucune force ne saura le contenir.

Comment et qui va agir ? A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Le pouvoir est mis en demeure d’apporter des réponses à la hauteur des exigences de la mobilisation. Il ne peut descendre sous la barre très haute fixée par les «insurgés». Le retrait de la candidature de Abdelaziz Bouteflika, l’annulation de l’agenda électoral et l’entame d’un processus de changement du système politique sont une exigence que la rue ne peut soumettre à négociation. Plus de possibilité de retour en arrière.

Tous les regards sont tournés vers l’institution militaire. C’est d’elle qu’il est attendu une démarche «salvatrice» en l’absence des institutions politiques habilités normalement à agir sur les événements.  Le chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, qui s’est mis au-devant de la scène depuis l’éclatement des événements, détient-il la clé de la solution ? Sera-t-il ouvrir la porte de la solution ou bien la fermer à double tour ? Mystère.

Cela étant dit, son discours a évolué. Le ton menaçant employé aux débuts des manifestations a remarquablement changé en louant les mérites d’un peuple confiant. Replacement tactique ou évolution stratégique ? Difficile d’y répondre.

D’évidence, en ces temps d’exceptions politiques, il ne sera pas seul à décider. C’est tout le haut commandement militaire qui va peser de son poids. Le peuple qui se soulève l’attend au virage de l’histoire. L’institution militaire ne peut passer par la force sans tenir compte des légitimes aspirations populaires.

Cela serait suicidaire. Les fortes mobilisations populaires ne sont pas une fin en soi. Elles doivent trouver un prolongement politique concret. La République mise en place depuis l’indépendance, assise sur un ordre autoritaire est définitivement «enterrée».

Et ses acteurs avec. La «génération de février» est déjà en train d’échafauder les plans de la IIe République, fondée sur les valeurs de démocratie, de liberté et de modernité véritables.

 Hacen Ouali

Source : El Watan

Vacances « forcées » dans les universités: les étudiants et les enseignants se mobilisent contre la décision « arbitraire » de Tahar Hadjar

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Algerian students demonstrate in the capital Algiers on March 5, 2019 against ailing President Abdelaziz Bouteflika's bid for a fifth term. - Algerians yesterday dismissed President Abdelaziz Bouteflika's promise to quit early if re-elected for a fifth time in April and eyed fresh protests to push him from office. The ailing leader, who suffered a stroke in 2013, vowed in a letter read out on state television late Sunday to organise a "national conference" that would set a date for further polls which he would not contest. (Photo by RYAD KRAMDI / AFP)

La décision du gouvernement de fermer les universités en les mettant en vacances pour une durée de presque un mois, surprend. Universitaires, citoyens et politiciens réagissent à cette mesure, censée, selon eux, contenir les manifestations des étudiants contre le 5e mandat.

Entre ironie et colère, les internautes algériens dénoncent une “provocation” et une “décision arbitraire”, tout en se moquant de cette “tentative désespérée” des autorités.

Les étudiants à l’instar des enseignants, ont décidé de “ne pas prendre ces vacances”. Des appels à une marche, dimanche 10 mars 2019, dans plusieurs universités du pays, se propagent comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux.

Ce samedi, 09 mars 2019, au lendemain de manifestations pacifiques ayants rassemblées des millions d’Algériens contre le 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, a signé une décision mettant les universités d’office en vacances à partir de demain 10 mars et jusqu’au 04 avril.

Plus surprenant, des étudiants ont appris auprès des agents de sécurité la fermeture de leur résidences universitaires, où sont hébergés les étudiants venant des autres wilayas.

La nouvelle a surpris beaucoup de personnes. Certains avancent qu’il s’agit des “vacances de printemps les plus longues de l’Histoire de l’Algérie”. D’autres, ironisent et déclarent que le ministère des Affaires religieuses “annoncera dans quelques minutes le début du mois de ramadan pour demain”.

Des internautes ne manquent pas de se moquer du gouvernement algérien, estimant que cette décision souligne “la panique” des autorités face aux manifestations contre le 5e mandat. Ils estiment que cette mesure sera “contre-productive” puisque les étudiants “se consacreront aux manifestations”.

Les concernés, étudiants et universitaires, eux, sont également surpris. Néanmoins, beaucoup ont vite décidé de réagir pour exprimer leur refus contre ces vacances. Ils dénoncent une “décision arbitraire”, qui “n’est pas dans les intérêts des étudiants”.

Des enseignants s’engagent ainsi à dispenser leurs cours durant cette période, “voire gratuitement”.

Les étudiants, eux, s’ils sont tous contre cette décision, divergent quant à la manière de protester. Certains appellent à des marches tandis que d’autres appellent à se rendre dans les facultés et d’assister au cours, de manière normale.

A l’université de Bouira, des dizaines d’étudiants se sont déjà rassemblés à l’entrée du rectorat.

Source Journal HuffPostMaghreb

L’entourage de Bouteflika envisagerait un report de l’élection

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L’élection présidentielle en Algérie prévue pour le 18 avril pourrait être reportée de 10 à 12 mois, signale ce samedi le site d’information Tout sur l’Algérie se référant à ses sources.

Sur fond de manifestations contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, l’entourage du Président algérien devrait proposer un report de l’élection présidentielle de 10 à 12 mois, relate le site Tout sur l’Algérie (TSA).

D’après le média, une telle suggestion sera faite lors d’une réunion du cercle rapproché de Bouteflika qui aura lieu ce samedi ou dimanche afin d’évaluer la situation après la nouvelle mobilisation du 8 mars.

En outre, toujours selon TSA, l’entourage compte «répondre favorablement à la principale revendication des manifestants», à savoir le renoncement du Président à un cinquième mandat.

«Il accompagnerait cette proposition d’une série de garanties destinées à montrer sa bonne foi: mise en œuvre anticipée des derniers engagements du Président dont la Conférence nationale et la révision de la Constitution, constitution d’un gouvernement technocratique d’union nationale.»

Le média précise que le pouvoir n’a pas encore dévoilé ses intentions exactes, mais «il est peu probable qu’il accepte d’être exclu du processus, ce que réclame une partie de l’opposition».

Le 8 mars, des centaines de milliers de manifestants sont descendus pour le troisième vendredi consécutif dans les rues d’Alger et des grandes villes d’Algérie pour demander au Président Abdelaziz Bouteflika de ne pas présenter sa candidature à un cinquième mandat.

 

Source Journal Sputnik

France : Mélenchon évoque les manifestations en Algérie

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Mélenchon président du mouvement  « la France Insoumise » évoque dans une vidéo publiée sur le mur de sa page Facebook, les manifestations en Algérie.

Dans cette vidéo, il loue au passage le caractère #Pacifique et le civisme dont font preuve les algériens, il évoque aussi la retenue et le professionnalisme des forces de l’ordre et fait un parallèle avec ce qui se passe en France, notamment avec la crise entre Macron et les Gilets Jaunes

 

 

 

Par la rédaction

De nouvelles manifestations prévues en Algérie, Bouteflika refuse de céder

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Les manifestations coïncident avec la célébration de la Journée internationale des Femmes. Elles devraient être nombreuses dans les cortèges.

Des milliers de personnes ont commencé à se rassembler ce vendredi 8 mars dans le centre d’Alger, scandant des slogans hostiles à la candidature du président algérien Abdelaziz Bouteflika, ont constaté des journalistes de l’AFP. Et ce, malgré les mises en garde sur les risques de « chaos » lancées par le chef de l’Etat qui semble déterminé à ne pas céder.

A la mi-journée, des flots d’hommes et de femmes, brandissant ou drapés dans des drapeaux algériens ont continué de converger vers la Place de la Grande-Poste, bâtiment emblématique du coeur d’Alger, rejoignant les milliers qui y sont déjà présents.

Les manifestations coïncident avec la célébration de la Journée internationale des Femmes qui devraient être nombreuses dans les cortèges, prévus pour s’ébranler dans de nombreuses villes en début d’après-midi, après la grande prière hebdomadaire.

Dans le reste du centre d’Alger, les rues sont désertes et la plupart des commerces fermés, vendredi étant le premier jour de week-end en Algérie. De très nombreux

Définir l’image mise en avant

véhicules de police y sont par contre déployés.

Plusieurs véhicules anti-émeutes, dont un canon à eau, sont disposés près des lieux de rassemblements habituels des manifestants et l’hélicoptère qui survole Alger à chaque manifestation bourdonne déjà dans le ciel.

Spectre du « chaos »

Lors des précédentes manifestations, à l’exception de quelques heurts localisés en fin de rassemblements à Alger entre petits groupes de casseurs et policiers, les cortèges ont été pacifiques et se sont déroulés sans incident.

Jeudi, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, hospitalisé en Suisse depuis plus de dix jours et dont le retour en Algérie n’a toujours pas été annoncé a, dans un message à l’occasion du 8 mars, agité le spectre du « chaos » et de la division et dénoncé, sans les nommer, les ennemis « insidieux » de « l’intérieur et de l’extérieur » et ceux « qui conspirent » contre l’Algérie.

En creux, le chef de l’Etat, très diminué par les séquelles d’un AVC dont il a été victime en 2013, réaffirme qu’il n’entend pas renoncer à briguer un 5e mandat lors de la présidentielle du 18 avril.

« Nous ne lâcherons pas »

Mais la rue algérienne ne semble pas prête non plus à céder, malgré les rappels du chef de l’Etat, présenté par ses partisans comme le garant de la paix, sur la « tragédie nationale » de la décennie de guerre civile et la déferlante du Printemps arabe.

Des périls qu’a déjà brandi le camp présidentiel à plusieurs reprises depuis le début le 22 février de la contestation contre Abdelaziz Bouteflika, inédite depuis sa première élection à la tête de l’Etat en 1999, sans parvenir à faire baisser la mobilisation.

Les dirigeants « ne vont pas lâcher facilement, mais nous ne lâcherons pas non plus », a dit jeudi soir à l’AFP un chauffeur de taxi, alors que les Algériens parlent désormais ouvertement et en public de la contestation, de leur ras-le-bol et de leur participation aux manifestations.

« Dans mon quartier, le 22 février, moins de la moitié des habitants sont allés manifester, le 1er mars ils étaient environ deux sur trois à dire qu’ils iraient marcher et (ce vendredi), 100% des gens disent qu’ils seront dans la rue », a-t-il affirmé.

Sur les réseaux sociaux, le hashtag « #Mouvement_du_8_Mars » s’est répandu ces derniers jours, appelant à une mobilisation massive à travers les grandes villes d’Algérie.

« Pas une pierre je ne jetterai »

Circulent également les « 18 commandements des marcheurs du 8 mars » rappelant le caractère pacifique de la contestation et appelant les manifestants à faire de vendredi « un jour de fête » et à se munir « d’amour, de foi, de drapeaux algériens et de roses ».

Parmi ces commandements écrits par le poète et écrivain Lazhari Labter : « Pacifiquement et tranquillement je marcherai », « A aucune provocation je ne répondrai », « Les baltaguias (casseurs payés par le pouvoir) j’isolerai et à la police je les remettrai », « Pas une pierre je ne jetterai », « Pas une vitre je ne briserai », « Après la marche […] je nettoierai ».

A Alger, s’organisent en outre sur les réseaux sociaux des groupes de « brassards verts », volontaires qui s’occuperont d’orienter et encadrer les marcheurs, prévenir les risques de bousculades, apporter quelques premiers soins, notamment en cas de projection de gaz lacrymogènes et nettoyer les rues à l’issue de la manifestation.

Dans certains quartiers périphériques de la capitale, des propriétaires de véhicules ont organisé des navettes pour transporter ceux qui veulent manifester vers le centre-ville, ont indiqué certains d’entre eux à l’AFP, alors que selon les réseaux sociaux, une partie des lignes de métro et de tramway ne fonctionnait pas vendredi matin.

 

Source Journal L’OBS

À toutes les femmes du monde

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Elles sont grand-mères, mères, sœurs ou filles, je leur souhaite un merveilleux 8 mars.

La Journée internationale de la femme (JIF), ou Journée internationale pour les droits des femmes (JIDF) est célébrée le 8 mars.

La date du 8 mars est retenue par Lénine, qui décrète la Journée internationale des femmes (Международный женский день) le 8 mars 1921, en honneur aux femmes qui manifestèrent les premières le 8 mars 1917 à Petrograd lors du déclenchement de la révolution russe. Cette célébration s’étend alors à l’ensemble des pays de l’ancien bloc de l’Est.

Cette journée est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. Le 28 février 1909, une Journée nationale de la femme (National Woman’s Day) est célébrée aux États-Unis à l’appel du Parti socialiste d’Amérique. L’Internationale socialiste célèbre le 19 mars 1911, la première journée internationale et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Mais ce n’est qu’en 1977 que la journée est officialisée par les Nations unies, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

C’est un jour où les femmes sont reconnues pour leurs réalisations, sans égard aux divisions, qu’elles soient nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques ou politiques.

Ce n’est qu’en décembre 1977, que l’Assemblée générale a adopté une résolution proclamant la Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale à observer n’importe quel jour de l’année par les États membres, conformément à leurs traditions historiques et nationales. En adoptant sa résolution, l’Assemblée générale a reconnu le rôle des femmes dans les efforts de paix et de développement et a appelé à mettre fin aux discriminations et à renforcer le soutien à la pleine participation des femmes.

Qu’en est-il réellement de cette journée et de la reconnaissance de la femme en tant que composante incontournable de la société ?

Voir de par les soubresauts et les différentes crises et convulsions à travers le monde, il n’est guère de progrès et d’optimisme si ce n’est un plongeon vers des pages sombres nous rappelant la période médiévale.

Cette gent féminine dont nous ne cesserons jamais de la voir sous cet angle réducteur. Qui y a-t-il de changé ou d’amélioré au jour d’aujourd’hui ?

Aux quatre coins de la planète, ces convulsions qui ne cessent de troubler les peuples de par les guerres et ces terribles exodes où la femme est un élément qui s’expose le plus de par son sacrifice face à ces mouvements parfois déstabilisateurs et démoralisateurs.

La femme dans son ensemble est aujourd’hui la première victime d’une abomination et barbarie au nom des croyances et religions défigurées. Elle est cette créature devenue objet anodin dont les conséquences et les dérives sont incalculable sur le plan moral avec cette vision réductrice qui est de la voire objet sexuel et un sous être humain.

Ces violences telles des métastases sont à ce jour des faits que le monde veut taire ou étouffer dans une pseudo civilisation hypocrite et arrogante.

Ma pensée va aux mères et sœurs de notre chère révolution, en plus d’une décennie noire, à celles du Vietnam comme de la Palestine ou encore ces sœurs du Sahara occidental et du sahel. Sur ce chaudron bouillonnant depuis des décennies au nom de la religion et des dogmes indéchiffrables tels qu’en Iran, en Afghanistan ou au Pakistan, jusqu’au Yémen, au soudan et en Éthiopie. Des images insoutenables où l’ont disaient premier pays démocratique qu’est l’Inde où le harcèlement et le viole en public tend à se légaliser de par le silence complice des politiques.

Encore ce Moyen-Orient, l’enfer de toutes les lectures immorales, dont les pratiques monarchiques, nous renvoient au 14e siècle en abcès qui viennent par-ci par-là avec de sinistres organisations en Irak, en Syrie. De mémoire encore fraîche cette purification ethnique en ex-Yougoslavie où j’ai eu à en connaître un segment… À ce jour ces minorités ethniques aux croyances toutes légitimes vivent des déplacements aux horizons et avenirs incertains, alors que la femme toujours en première ligne face à la bêtise humaine.

Nous sommes finalement dans un monde cruel, un monde ou le respect de l’autre est bafoué où le mot social, respect, droit et démocratie sont galvaudés.

« Bonne fête mes chères sœurs du monde entier ».

« À vous toutes, je vous souhaite un merveilleux 8 mars »

 

Bihmane Belattaf