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lundi 13 avril 2026
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De nouvelles manifestations prévues en Algérie, Bouteflika refuse de céder

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Les manifestations coïncident avec la célébration de la Journée internationale des Femmes. Elles devraient être nombreuses dans les cortèges.

Des milliers de personnes ont commencé à se rassembler ce vendredi 8 mars dans le centre d’Alger, scandant des slogans hostiles à la candidature du président algérien Abdelaziz Bouteflika, ont constaté des journalistes de l’AFP. Et ce, malgré les mises en garde sur les risques de « chaos » lancées par le chef de l’Etat qui semble déterminé à ne pas céder.

A la mi-journée, des flots d’hommes et de femmes, brandissant ou drapés dans des drapeaux algériens ont continué de converger vers la Place de la Grande-Poste, bâtiment emblématique du coeur d’Alger, rejoignant les milliers qui y sont déjà présents.

Les manifestations coïncident avec la célébration de la Journée internationale des Femmes qui devraient être nombreuses dans les cortèges, prévus pour s’ébranler dans de nombreuses villes en début d’après-midi, après la grande prière hebdomadaire.

Dans le reste du centre d’Alger, les rues sont désertes et la plupart des commerces fermés, vendredi étant le premier jour de week-end en Algérie. De très nombreux

Définir l’image mise en avant

véhicules de police y sont par contre déployés.

Plusieurs véhicules anti-émeutes, dont un canon à eau, sont disposés près des lieux de rassemblements habituels des manifestants et l’hélicoptère qui survole Alger à chaque manifestation bourdonne déjà dans le ciel.

Spectre du « chaos »

Lors des précédentes manifestations, à l’exception de quelques heurts localisés en fin de rassemblements à Alger entre petits groupes de casseurs et policiers, les cortèges ont été pacifiques et se sont déroulés sans incident.

Jeudi, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, hospitalisé en Suisse depuis plus de dix jours et dont le retour en Algérie n’a toujours pas été annoncé a, dans un message à l’occasion du 8 mars, agité le spectre du « chaos » et de la division et dénoncé, sans les nommer, les ennemis « insidieux » de « l’intérieur et de l’extérieur » et ceux « qui conspirent » contre l’Algérie.

En creux, le chef de l’Etat, très diminué par les séquelles d’un AVC dont il a été victime en 2013, réaffirme qu’il n’entend pas renoncer à briguer un 5e mandat lors de la présidentielle du 18 avril.

« Nous ne lâcherons pas »

Mais la rue algérienne ne semble pas prête non plus à céder, malgré les rappels du chef de l’Etat, présenté par ses partisans comme le garant de la paix, sur la « tragédie nationale » de la décennie de guerre civile et la déferlante du Printemps arabe.

Des périls qu’a déjà brandi le camp présidentiel à plusieurs reprises depuis le début le 22 février de la contestation contre Abdelaziz Bouteflika, inédite depuis sa première élection à la tête de l’Etat en 1999, sans parvenir à faire baisser la mobilisation.

Les dirigeants « ne vont pas lâcher facilement, mais nous ne lâcherons pas non plus », a dit jeudi soir à l’AFP un chauffeur de taxi, alors que les Algériens parlent désormais ouvertement et en public de la contestation, de leur ras-le-bol et de leur participation aux manifestations.

« Dans mon quartier, le 22 février, moins de la moitié des habitants sont allés manifester, le 1er mars ils étaient environ deux sur trois à dire qu’ils iraient marcher et (ce vendredi), 100% des gens disent qu’ils seront dans la rue », a-t-il affirmé.

Sur les réseaux sociaux, le hashtag « #Mouvement_du_8_Mars » s’est répandu ces derniers jours, appelant à une mobilisation massive à travers les grandes villes d’Algérie.

« Pas une pierre je ne jetterai »

Circulent également les « 18 commandements des marcheurs du 8 mars » rappelant le caractère pacifique de la contestation et appelant les manifestants à faire de vendredi « un jour de fête » et à se munir « d’amour, de foi, de drapeaux algériens et de roses ».

Parmi ces commandements écrits par le poète et écrivain Lazhari Labter : « Pacifiquement et tranquillement je marcherai », « A aucune provocation je ne répondrai », « Les baltaguias (casseurs payés par le pouvoir) j’isolerai et à la police je les remettrai », « Pas une pierre je ne jetterai », « Pas une vitre je ne briserai », « Après la marche […] je nettoierai ».

A Alger, s’organisent en outre sur les réseaux sociaux des groupes de « brassards verts », volontaires qui s’occuperont d’orienter et encadrer les marcheurs, prévenir les risques de bousculades, apporter quelques premiers soins, notamment en cas de projection de gaz lacrymogènes et nettoyer les rues à l’issue de la manifestation.

Dans certains quartiers périphériques de la capitale, des propriétaires de véhicules ont organisé des navettes pour transporter ceux qui veulent manifester vers le centre-ville, ont indiqué certains d’entre eux à l’AFP, alors que selon les réseaux sociaux, une partie des lignes de métro et de tramway ne fonctionnait pas vendredi matin.

 

Source Journal L’OBS

À toutes les femmes du monde

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Elles sont grand-mères, mères, sœurs ou filles, je leur souhaite un merveilleux 8 mars.

La Journée internationale de la femme (JIF), ou Journée internationale pour les droits des femmes (JIDF) est célébrée le 8 mars.

La date du 8 mars est retenue par Lénine, qui décrète la Journée internationale des femmes (Международный женский день) le 8 mars 1921, en honneur aux femmes qui manifestèrent les premières le 8 mars 1917 à Petrograd lors du déclenchement de la révolution russe. Cette célébration s’étend alors à l’ensemble des pays de l’ancien bloc de l’Est.

Cette journée est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. Le 28 février 1909, une Journée nationale de la femme (National Woman’s Day) est célébrée aux États-Unis à l’appel du Parti socialiste d’Amérique. L’Internationale socialiste célèbre le 19 mars 1911, la première journée internationale et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Mais ce n’est qu’en 1977 que la journée est officialisée par les Nations unies, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

C’est un jour où les femmes sont reconnues pour leurs réalisations, sans égard aux divisions, qu’elles soient nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques ou politiques.

Ce n’est qu’en décembre 1977, que l’Assemblée générale a adopté une résolution proclamant la Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale à observer n’importe quel jour de l’année par les États membres, conformément à leurs traditions historiques et nationales. En adoptant sa résolution, l’Assemblée générale a reconnu le rôle des femmes dans les efforts de paix et de développement et a appelé à mettre fin aux discriminations et à renforcer le soutien à la pleine participation des femmes.

Qu’en est-il réellement de cette journée et de la reconnaissance de la femme en tant que composante incontournable de la société ?

Voir de par les soubresauts et les différentes crises et convulsions à travers le monde, il n’est guère de progrès et d’optimisme si ce n’est un plongeon vers des pages sombres nous rappelant la période médiévale.

Cette gent féminine dont nous ne cesserons jamais de la voir sous cet angle réducteur. Qui y a-t-il de changé ou d’amélioré au jour d’aujourd’hui ?

Aux quatre coins de la planète, ces convulsions qui ne cessent de troubler les peuples de par les guerres et ces terribles exodes où la femme est un élément qui s’expose le plus de par son sacrifice face à ces mouvements parfois déstabilisateurs et démoralisateurs.

La femme dans son ensemble est aujourd’hui la première victime d’une abomination et barbarie au nom des croyances et religions défigurées. Elle est cette créature devenue objet anodin dont les conséquences et les dérives sont incalculable sur le plan moral avec cette vision réductrice qui est de la voire objet sexuel et un sous être humain.

Ces violences telles des métastases sont à ce jour des faits que le monde veut taire ou étouffer dans une pseudo civilisation hypocrite et arrogante.

Ma pensée va aux mères et sœurs de notre chère révolution, en plus d’une décennie noire, à celles du Vietnam comme de la Palestine ou encore ces sœurs du Sahara occidental et du sahel. Sur ce chaudron bouillonnant depuis des décennies au nom de la religion et des dogmes indéchiffrables tels qu’en Iran, en Afghanistan ou au Pakistan, jusqu’au Yémen, au soudan et en Éthiopie. Des images insoutenables où l’ont disaient premier pays démocratique qu’est l’Inde où le harcèlement et le viole en public tend à se légaliser de par le silence complice des politiques.

Encore ce Moyen-Orient, l’enfer de toutes les lectures immorales, dont les pratiques monarchiques, nous renvoient au 14e siècle en abcès qui viennent par-ci par-là avec de sinistres organisations en Irak, en Syrie. De mémoire encore fraîche cette purification ethnique en ex-Yougoslavie où j’ai eu à en connaître un segment… À ce jour ces minorités ethniques aux croyances toutes légitimes vivent des déplacements aux horizons et avenirs incertains, alors que la femme toujours en première ligne face à la bêtise humaine.

Nous sommes finalement dans un monde cruel, un monde ou le respect de l’autre est bafoué où le mot social, respect, droit et démocratie sont galvaudés.

« Bonne fête mes chères sœurs du monde entier ».

« À vous toutes, je vous souhaite un merveilleux 8 mars »

 

Bihmane Belattaf 

 

Mars 2019 et le génie d’un peuple en marche. Par Sadek Hadjerès

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Mai 1945, Novembre 1954, Décembre 1960, Juillet 1962, Avril 1980, Octobre 1988, et désormais Février/Mars 2019.
Sans remonter aux héroïques actes de résistance du 19ème siècle, la filiation entre les moments fondateurs de la Nation Algérienne est là.

Les contempteurs du Peuple avec une majuscule, ceux qui le dénigraient, le traitant tour à tour de populace – ghachi-, d’avachi et de résigné. Ceux qui ont douté de lui et lui ont dénié un destin collectif. Ceux qui l’ont infantilisé, divisé, détourné et tenté de l’avilir. Ceux qui persistent dans le mépris au point de vouloir perpétuer un système vomi en lui proposant un cadre en guise de guide. Ceux- la qui par une énième manœuvre ont cru pouvoir l’abuser. Eh bien tous en sont pour leurs frais !

Au soir de ma vie, l’intervention immense de ce peuple, mon peuple, me procure un immense bonheur et me donne l’occasion de le saluer et de lui rendre hommage pour ce qu’il fait et pour ce qu’il est : le continuateur des glorieuses luttes d’émancipation passées, le prolongateur de l’action de toutes celles et tous ceux qui sont tombés afin que notre grand pays puisse avoir le bel avenir qu’il mérite. Celui d’une Nation digne et debout qui accueille et protège ses membres contre la voracité des appétits déchaînés tant « algériens » qu’étrangers.

Voilà donc que les Algériens administrent au régime honni et à ses suppôts étrangers la démonstration de sa maturité citoyenne et civique. Cette belle jeunesse qui défile et manifeste pacifiquement, civilisée et optimiste, nous oblige et nous dit la préfiguration de l’avenir qu’elle souhaite.

Les plus âgés les accompagnent et partagent les mêmes espoirs.

L’élan populaire qui secoue l’Algérie et stupéfait les opinions internationales a pris de court la classe prédatrice « bouteflikienne » et ses mentors marionnettistes qui tirent les ficelles.

Ce ne sont pas les déclarations de dernière minute de Trump, Macron ou de l’Union européenne qui pourraient tromper le peuple algérien. Celui-ci sait que les représentants de l’oligarchie financière mondialisée ont soutenu, soutiennent et soutiendront toujours les valets qui servent leurs intérêts. Autrement, il leur était aisé de dénoncer le blanchiment par nos satrapes des milliards volés à la Nation dans des acquisitions immobilières somptueuses et dans le remplissage des comptes bancaires par de l’argent sale. Il leur était pourtant facile, comme le font actuellement les gouvernements américain et occidentaux envers les russes, les iraniens ou les vénézuéliens qu’ils déclarent « non grata », d’interdire à nos ploutocrates en tous genres l’accès de leur pays et de geler leurs avoirs.

Bien au contraire, ils leur délivrent cartes de séjour et passeports sans jamais enquêter sur l’origine des fonds investis ou détenus. Les règles comptables comme l’existence d’organismes tels que TRACFIN permettent d’identifier les flux immédiatement. Pourquoi le feraient-ils du reste puisqu’ils en connaissent l’origine. A savoir les pots de vins qu’ils leur versent en contrepartie du bradage de pans entiers de notre économie nationale.

L’ultime tentative de leurs « cabinets noirs » d’ourdir dans la précipitation un nouveau plan afin de gagner du temps pour tenter de sauver ce qui peut l’être de leur point de vue en retardant leur déconfiture d’une année ne devait qu’échouer. D’autant qu’ils comptaient mettre à profit ce délai supplémentaire afin d’achever l’exécution de la feuille de route que l’oligarchie financière mondialisée leur a dictée, à savoir liquider ce qui reste encore d’autonomie et de propriété nationale, par la réduction de la fiscalité pétrolière, la privatisation de Sonelgaz, d’Air Algérie/Air Tassili, des Chemins de Fers et de la distribution d’eau etc … et par la destruction totale des protections sociales et du code du travail.

Singeant en cela ce qui se fait dans les pays capitalistes dominants. Ce faisant, ils utiliseraient ce répit pour perpétuer leur domination directe et indirecte, leur pillage systématique, mais surtout ils mettraient à profit ce temps gagné pour verrouiller par des mesures irréversibles leur emprise sur l’ensemble du pays.

Cette manœuvre grossière n’a trompé personne. Les algériennes et les algériens qui ne participent pas à l’entreprise de pillage l’ont vécue comme une provocation. Une de plus qui n’a eu comme conséquence que de provoquer un surcroît d’indignation, un renforcement et un élargissement de la mobilisation populaire et de cercles et personnalités politiques enclins jusque-là à nourrir des illusions.

Comment conjurer les dangers qui peuvent advenir ?

Le Peuple en alerte nous administre par son action quotidienne les leçons qui conviennent :

la paix, le calme et la force dans la sérénité
la vigilance aiguisée
l’union dans la diversité des origines géographiques, linguistiques, d’appartenance idéologique et de croyance
et enfin, mais ce n’est pas la moindre, la mixité.

Jusque-là, An-nidham, le Régime et ses mentors impérialistes, s’évertuaient à semer les ferments de l’atomisation de la société voire du pays. Le Pouvoir savait de quoi il parlait quand il évoquait la « main étrangère » puisqu’il lui indiquait où frapper. Rompu aux manœuvres de division et de diversion depuis des décennies avec malheureusement un certain succès, il n’a pas vu, cette fois, venir la magistrale gifle assénée par le mouvement patriotique, démocratique et social des larges masses populaires. En quelques jours, ce qui couvait depuis des années leur a explosé à la figure.

D’ores et déjà, il est possible d’affirmer que le Peuple a déjoué ces premiers pièges et qu’il enregistre ses premiers succès depuis qu’il a emprunté fermement la voie pacifique et l’unité d’action autour des intérêts communs et supérieurs du pays, rejetant les divisions et manipulations à caractère idéologique, confessionnel, linguistique, régional et autres.

Cette vigilance collective doit être renforcée et étendue. Bien que sévèrement ébranlé, le Régime et ses suppôts extérieurs ne lâcheront prise et leurs menaces ne seront définitivement neutralisées qu’à la condition de s’appuyer sur une meilleure information et une plus grande conscience des dangers et des enjeux réels. Il n’abdiquera pas sans résister. Sa volonté d’organiser la lutte de tous contre tous, malgré ses affirmations, demeure intacte.

Les aspirations et les sentiments légitimes et sacrés de patriotisme, de liberté, de dignité, de justice sociale, de soif de bien-être et d’épanouissement culturel ne se discutent pas ni ne se négocient. Ils sont les fondations sur lesquelles il faut et il est possible de reconstruire.

Toutefois l’effort doit aussi porter au-delà.

Ce vendredi 8 Mars offre une nouvelle occasion d’élever la qualité grandissante du niveau de conscience de nos compatriotes, qualité qui est la caractéristique de ce mouvement de libération politique, économique, social et culturel actuel.
Trois grandes convergences nationales et populaires peuvent contribuer à donner à cette journée mémorable de l’Union et du « Soumoud » une ampleur inégalée pour l’avenir.

La première est l’union de toutes les composantes opposées à tout compromis avec le Régime.

Ni élection, Ni conférence nationale telle qu’avancée par le pouvoir !

La seconde concerne l’action en direction des travailleurs organisés aux côtés des agriculteurs, des paysans, des étudiants et des lycéens, des travailleurs isolés et des chômeurs, des membres des forces de sécurité et militaires autres que ceux du Pouvoir corrompu- ils sont des centaines de milliers qui ne vivent que de leur soldes ou de leurs traitements-, de militants sincères mais trompés de la base du FLN et de l’UGTA, notamment dans les campagnes, auxquels il convient d’ouvrir les yeux par une information véritable sur ce qui se joue actuellement.

Isoler les dirigeants compromis et corrompus est le maître mot aujourd’hui. S’efforcer de faire le lien entre les difficultés de la vie quotidienne et les mesures économiques qui ont été prises ou qui risquent de l’être au cours de la période qui vient si la vigilance n’est pas à la hauteur. Les algériens éduqués et formés, les militants syndicaux, les économistes, les sociologues, les juristes sont désormais face à leurs responsabilités devant l’Histoire. Beaucoup trop de nos frères et camarades ont versé leur sang pour qu’aujourd’hui nous ne nous sentions pas concernés. Éclairer le Peuple sur les enjeux économiques et géostratégiques ne peut que renforcer la Vigilance et l’Union.

Plus que jamais le mot d’ordre « Penser Global et Agir Local » est d’actualité. Un exemple parmi mille. La bataille sans concessions de nos frères de Ain Salah contre l’exploitation du gaz de schiste.

Eux avaient compris de suite le danger mortifère de ce projet, la liquidation de la ressource vitale : l’eau. Leur mobilisation, face au rouleau compresseur du régime et à la répression qu’ils ont subie ne peut que forcer le respect. Cependant la mobilisation est restée circonscrite à leur seule région. Qu’en aurait-il été s’il y avait eu une campagne de dénonciation du régime- inféodé aux multinationales- et d’information de la population. Cette campagne aurait permis d’expliquer que Total, qui s’est vu interdire l’exploitation du gaz de schiste dans son pays par une loi votée par l’assemblée nationale française a pu le faire chez nous sans restriction. Moyennant quoi, les multinationales faisaient coup double : les vendeurs de systèmes de forage – américains- abaissaient en multipliant leur nombre leur prix de revient et réalisaient ainsi un surprofit, tandis que Total augmentait son volume d’extraction et donc ses profits.

Question : lesquels parmi les kleptocrates algériens ont touché les pots de vin et à quel montant s’élèvent-ils ? Quel est le prix de la trahison ? Porter à la connaissance du plus grand nombre ce type d’information, contribue à élever les capacités de vigilance collective et de mobilisation.

Enfin, ce 8 mars est l’occasion exceptionnelle d’une reconnaissance encore plus importante du rôle irremplaçable tenu par nos femmes, nos sœurs et nos filles dans les luttes libératrices, dans les grandes avancées du peuple algérien dans tous les domaines. L’occasion de renouer avec une tradition séculaire, avec les grandes heures de la lutte d’émancipation, de Fadhma N’Soumeur à Hassiba Benbouali, et de toutes les autres héroïnes célèbres ou anonymes, citadines ou villageoises. Il s’agit de plus d’une grande moitié de notre population. Comment pourrait-il en être différemment dans ces heures historiques que vit notre Nation. Leur participation courageuse, sensible et intelligente aux grandes luttes actuelles sera certainement un des acquis les plus précieux de l’avancée démocratique en cours et une garantie de sa pérennité.

Vive la lutte patriotique du Peuple en mouvement pour une Algérie Libre et Souveraine, Démocratique et Sociale.

Sadek HADJERES
6 mars 2019

Vaincre le huit mars

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P’tin, je ne veux pas de vos fleurs. Je ne veux pas de vos mots mielleux. Je veux juste exprimer ma rage. Le sentiment de mépris qu’elles ressentent toutes à l’intérieur d’elles-mêmes. Je sais, vous vous en moquez. Royalement. Elles le savent aussi. 364 jours que votre tutelle les étouffe, les assigne à un statut de mineure. 364 jours qu’elles doivent demander votre permission dans les actes les plus insignifiants de la vie quotidienne : sortir, conduire, voyager avec l’enfant que vous n’avez pas porté 9 mois durant. 364 jours qu’elles ne sont des pas-grand-chose. P’tin, elles ne veulent pas de vos fleurs.

Une fierté pour elle, qu’elle ait encore le père, le frère, l’oncle ou le tuteur aux yeux du grand public malgré leurs regards accusateurs, leurs soupirs de l’avoir comme fille, comme sœur ou comme nièce. Comme si c’était sa faute d’être née. Comme si elle avait choisi d’être fille et d’arriver dans leur famille avec fracas ou silence.

En Algérie, le 8 mars est une supercherie. La femme est un sujet sérieux. Le décalage entre les déclarations et la réalité du milieu familial et professionnel, vous le connaissez tous. Mais la parole fausse, le sourire au hasard, vous jetez des roses à tout-va, le 8 mars.

En Algérie, le 08 mars est un jour attrayant et amusant. La femme est un thème fantaisiste. Ou fâcheux. La défendre est le sport préféré de certains hommes. Pour être remarqués. Pour être différents. Pour être à la page. Paraître zéro macho. Y en a même qui brisent des tabous, pour elle. Quand elle n’est pas leur sœur. Quand elle n’est pas leur mère. Quand elle n’est pas leur femme. Avec rage, ils font part de leurs coups de gueule contre ce qui l’opprime, ce qui l’offense, ce qui la rabaisse (comme si ce n’était pas eux, la cause. Et quelques fois elle, faut aussi l’avouer). Ils repoussent volontairement les limites des libertés qu’ils veulent bien lui donner. Ils disent leur respect quand elle est respectueuse des règles, gardienne de leurs traditions – (qu’eux, ont le droit de fouler aux pieds), quand elle est couveuse et alaiteuse des enfants qu’ils ont conçus et négligés, quand elle est sœur et qu’elle crie haut et fort que le voile est son choix personnel. La journaliste, la blogueuse, la chanteuse, la militante, ils la veulent comme amie, comme collègue ou femme de l’autre. Pas comme épouse.

Ils sont où les diffamateurs, les violeurs, les agresseurs, les harceleurs en ce 8 mars ? Qui est responsable du décrochage des filles à l’école, au travail, aux activités sportives et culturelles ?

En Algérie, il faudrait supprimer le o8 mars. Et les festivités qui marquent cette journée : les galas, les expositions, les reportages et même les interviews qui disent les points de vue et les reconnaissances de l’homme pour la femme. Des hommages qui cadrent mal avec ce que veulent les femmes d’aujourd’hui. Ce n’est pourtant pas difficile qu’au lieu de ces divertissements à deux balles, on organise des cercles de paroles pour inciter les gens à donner l’alerte quand ils sont témoins de harcèlement. Montrer comment identifier les attitudes et les propos sexistes, méprisants ou harcelants. Initier des débats sur de nouvelles manières d’appréhender les choses pour une éducation civile, civique qui construisent une culture d’égalité et de respect entre tous. Créer des associations pour aider les femmes isolées. Proposer des formations pour les femmes sans diplôme afin de les aider à sortir de la précarité pour devenir autonomes…

Au fond, les Algériens n’ont aucune envie que le statut des femmes change. Heureusement que toutes leurs hypocrisies ne durent que 24 heures, le temps d’un 08 mars. Une pensée à tous ceux qui, en Algérie, résistent au 08 mars.

 

Katia Bouaziz.

 

 

Menaces contre Mohamed Arezki Aberkane : «Haddad ne peut rien contre la locomotive en marche»

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Après sa démission du FCE, le PDG de la SPA Sogemetal, M. Mohamed Arezki Aberkane,  fait l’objet de menaces. Dans une lettre adressée à l’opinion publique et dont la rédaction d‘El Watan détient une copie, il s’insurge :

Les menaces téléphoniques dont j’ai fait l’objet ces mercredi et jeudi me renforcent plus qu’elles ne m’inquiètent. L’on me reproche d’avoir ouvert le bal en ayant choisi le plus mauvais moment pour laver l’honneur de la population de Tizi Ouzou.

J’ignorais que la sauvegarde de l’honneur d’un peuple était tributaire d’un calendrier ! Partant de ce principe, tous les moments sont autorisés pour certains et pas pour d’autres… que dire !

Ma démission du FCE n’était en rien un clin d’œil à un retour d’une médaille du mérite ou d’une consécration personnelle et égocentrique. Non, non et non, c’est juste pour moi un refus de conjuguer mon adhésion au FCE avec un langage vil et abject tenu par le leader du Forum. Pas plus. Dites-moi qui peut accepter de courber l’échine face à un tel comportement ? Traiter une population de «misérable», c’est mettre le feu aux poudres à des moments de hautes sensibilités. C’est un appel à la rébellion. C’est ouvrir la voie à tous les dérapages. Monsieur Haddad ne pouvait rien contre la locomotive en marche vers la gloire. Ni avec son bol de couscous, ni avec quelques billets de banque. Un peuple en marche vers son idéal ne s’achète pas, il se conquiert. Les marches de l’honneur et pacifiques de tous ces jeunes se dressent telle une réponse de sagesse à la provocation et au dérapage de langage.

Une fois de plus, ma démission est un acte personnel, c’est l’expression d’un penseur libre, tout comme j’ai toujours tenu à le demeurer toute ma vie durant. Ma démission n’est pas une perte pour le FCE, dois-je le souligner avec acuité. Je ne fus qu’un petit membre très passif. D’ailleurs, je n’ai jamais eu à fouler le seuil de la porte du siège du Forum. Pas la moindre participation à une réunion ou à un comité exécutif ou à toute autre rencontre ici ou à l’étranger. En fait, je n’étais qu’un simple cotisant annuel.

Cependant, j’insiste avec force sur le respect que je dois à tous les membres de cette grande formation de femmes et d’hommes chefs d’entreprise. Ils constituent la puissance de l’avenir économique de notre pays, ils sont notre fierté.

Hélas, ma déclaration de retrait du Forum semble gêner les courtisans de son patron. Menaces, insultes et invectives téléphoniques me donnent plus de courage au combat. La verticalité du poids de la responsabilité me commande d’étouffer mon courroux et de maintenir froidement ma tête sur mes épaules plutôt que de marcher la tête à l’envers.

Décidé d’en découdre avec moi en proférant des calomnies à n’en plus finir, le mot de la fin était «…tu payeras…», assurait mon interlocuteur téléphonique anonyme

Je n’ignore pas que monsieur Haddad dispose encore de courtisans engagés et intéressés. À ce titre, un très haut responsable du gouvernement ne s’est pas gêné de déclarer ouvertement à la télévision, sans la moindre réserve, que «….Ali Haddad est mon ami et que j’ai le droit d’avoir des amis…». C’est fou comme la concussion a englouti les fonctions régaliennes de l’Etat. J’ose juste espérer un seul instant que le déclarant n’a pas oublié son ami en ces temps redoutables.

Je retiens en outre, de mes cours de droits constitutionnels, que la déliquescence de l’Etat entraîine irrémédiablement la fin des institutions. Et nous y sommes.

Malgré tout, je suis enclin au pardon à l’endroit des auteurs de ce dérapage et/ou à Monsieur Haddad s’il en était le commanditaire. Quand on veut le meilleur, il faut aussi s’attendre au pire.

La civilité des temps moderne m’impose de rappeler à notre brillante jeunesse porteuse d’idéaux multidimensionnels de refuser de se rendre complice du pire.

 

Source Journal El Watan

Mohamed Arezki Aberkane
PDG SPA Sogemetal

Karim Tabbou dénonce l’inconséquence des partis et quitte la réunion de l’opposition

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Karim Tabbou

C’est un Karim Tabbou furieux qui a quitté la réunion de l’opposition qui se poursuit en ce moment même au siège de Talaie El Houriyet d’Ali Benflis. Il tient par son geste à dénoncer le décalage entre la position des partis présents et la rue. Découvrez son coup de sang dans cette vidéo.

https://www.facebook.com/OfficielKarimTabbou/videos/2228762930785517/

Source Algériemondeinfo
R.I. 

Algérie: Abdelaziz Bouteflika serait sur le chemin du retour

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Des sources ont indiqué au site algérien Maghreb Émergent que l’avion médicalisé du Président Abdelaziz Bouteflika s’est envolé ce matin vers Genève pour rapatrier le chef de l’État. Le voyage du retour est prévu pour cet après-midi, ont-elles précisé.

C’est aujourd’hui que le Président Abdelaziz Bouteflika rentre en Algérie depuis Genève, où il était hospitalisé, selon des sources citées par le site d’information algérien Maghreb Émergent.

Selon les sources citées par le média, «l’appareil, un Gulfstream G4 médicalisé, a décollé vers 9h du matin d’Alger en direction de Genève afin de récupérer le Président Abdelaziz Bouteflika». «Le retour de l’avion avec la personnalité à bord est prévu pour aujourd’hui en fin d’après-midi», ont-elles ajouté.

Abdelghani Zaalane, directeur de la campagne électorale d’Abdelaziz Bouteflika, a récemment démenti, dans un entretien accordé au quotidien algérien El Khabar, les allégations selon lesquelles l’état de santé de l’actuel Président algérien se serait fortement détérioré. Il a précisé qu’il «ne [suscitait] aucune préoccupation».

À ce titre, tôt ce matin, le Conseil constitutionnel algérien a refusé d’envisager un appel contre la candidature d’Abdelaziz Bouteflika qui se présente pour un cinquième mandat consécutif, a annoncé jeudi la chaîne d’information Sky News Arabia.

 

Source Journal Sputnik

Appel à nos femmes

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A l’appel, femmes de mon merveilleux pays répondez

Avec des youyous et des fleurs distribuez

Marchez pour votre dignité

Marchez pour votre liberté

Scander votre amour pour la patrie

Votre amour pour votre joie de vie

Marchez et chantez avec ce vent de fierté

Qui traverse toute l’Algérie

Qui embrase grands et petits

Marchez à coté de vos frères et mari

Pour porter l’Algérie vers la démocratie

Sans vous rien ne peut avancer

Arrachez vos droits vous les méritez

Battez-vous à coté de nous pour notre dignité

Main dans la main avançons pour créer

Ensemble les germes d’une nouvelle démocratie

A l’Algérienne sans nous égarer

Dans les visions d’autrui dépassées

Marchez pour des lendemains plein de vie

D’amour et de fraternité à partager

Portez l’Algérie vers les sommets

D’un monde malade et détraqué

Pour faire valoir notre liberté

Et notre détermination à gagner.

 

Par Hamid Challal

Que Bouteflika et son système dégagent !

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Jamais un mouvement de contestation n’a suscité l’admiration du monde comme celui qui se déroule depuis le 22 février dernier en Algérie.

Un mouvement remarquablement pacifique, sans incident, malgré son caractère massif, porté par une jeunesse de toutes les régions du pays y compris celles du Sud réputées pour être plus paisibles rejetant non seulement le 5e mandat de Bouteflika, vécu comme une humiliation collective de trop, mais tout le régime politique et son personnel en manque de vision, passés maîtres dans l’art de gouverner dans l’opacité totale et la corruption généralisée.

Tous les observateurs sont surpris par la jeunesse des manifestants, le caractère pacifique du soulèvement et l’ampleur de la mobilisation. Par ce vaste mouvement de protestation pacifique du scrutin présidentiel du 18 avril prochain, les Algériens ont administré la preuve qu’ils ne sont pas ce grand corps malade, inerte qui subirait sans réagir au diktat d’un homme, de sa famille et son clan qui ont fait main basse sur la gouvernance et les richesses du pays. La jeunesse algérienne a brisé le mur de la peur et a rejeté massivement

Bouteflika V et le système en battant le pavé dans les rues et places de toutes les villes d’Algérie pour dire :

– Non au 5e mandat,

– Non au mépris du peuple et à la Hogra,

– le système et son personnel doivent dégager,

– Vive l’Algérie libre et démocratique.

Une marche de dénonciation du 5e mandat et de soutien à la jeunesse algérienne en lutte aura lieu le samedi 9 mars de la place Gabriel Péri 69003 au Consulat d’Algérie à Lyon, 126 rue Vauban 69006 Lyon à 14h00.

Tahar Khalfoune

Larbi Zitout, le troubleur de la fête populaire

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Mohamed Larbi Zitout, un des plus importants animateurs du mouvement islamiste Rachad, est épinglé dans une communication très troublante.

Dans ces échanges téléphoniques sans doute fuités par les Services, on entend Mohamed Larbi Zitout donner des instructions à des Algériennes et Algériens pour influencer le mouvement de dissidence populaire.

On entend Larbi Zitout expliquer à ses interlocuteurs comment créer un réseau de cellules comme au temps du FLN pendant la guerre de libération. Il évoque aussi la possibilité de les doter de téléphones Thuraya pour échapper aux écoutes des services algériens.

L’islamiste Larbi Zitout dont la voix est clairement identifiée dans l’enregistrement fait partie au nom de Rachad de l’organisation des rassemblements de Paris contre le 5e mandat. Il se pourrait que Rachad ou tout au moins Larbi Zitout soit désormais exclue de toute organisation de manifestations communes avec les autres mouvements, selon nos informations.

Ces échanges sont dévoilés au moment où le vice-ministre de la Défense, Gaid Salah, avertit.

« Ce peuple, qui a mis en échec le terrorisme et déjoué ses desseins et visés, est celui-là même qui est appelé, aujourd’hui, à savoir comment se comporter face à la situation que traversent son pays et son peuple, et comment s’ériger en rempart contre tout ce qui pourrait exposer l’Algérie à des menaces aux retombées imprévisibles », a déclaré Gaïd Salah dans une allocution d’orientation prononcée à l’occasion d’une visite de travail à l’Académie militaire de Cherchell, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale.