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vendredi 20 février 2026
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Des chômeurs malvoyants et non-voyants détenus en marge de leur nouvelle manifestation à Rabat

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MOBILISATION – Après plus de 48h de manifestation devant l’annexe du ministère de la Famille, de la Solidarité, de l’Égalité et du Développement social, à Rabat, des heurts ont opposé pour la première fois les diplômés chômeurs malvoyants et non-voyants aux forces de l’ordre, ce 13 mars au soir.

Depuis près de deux jours, la paisible avenue Al Abtal, à Rabat, vit au rythme d’une manifestation des chômeurs malvoyants et non-voyants. Ces derniers ont fait irruption mardi 12 mars dans l’annexe du ministère de la Famille, de la Solidarité, de l’Égalité et du Développement social, munis de bouteilles de gaz, de bidons d’essence et de cordes. Seize personnes, dont une femme, sont parvenues à rejoindre le quatrième étage après des affrontements avec les agents de sécurité, alors que d’autres manifestants sont restés en bas de l’immeuble. Le 26 février ces mêmes chômeurs malvoyants et non-voyants avaient fait une annonce glaçante par voie de leur coordination nationale, dans laquelle ils annonçaient un suicide collectif à venir si leur revendications ne sont pas prises en compte.

Ce mercredi soir, assis sur le rebord des fenêtres, jambes suspendues dans le vide, les manifestants qui se sont enfermés au quatrième étage du département de Bassima Hakkaoui ont faim. Ils n’ont ni mangé, ni bu depuis deux jours, l’accès à l’immeuble étant refusé à leurs camarades, tandis que l’arrivée d’eau a été condamnée par les forces de l’ordre, indique au HuffPost Maroc l’une des manifestantes. Tentant de leur faire parvenir de la nourriture et de l’eau, les manifestants dans la rue ont été empêchés de rejoindre l’immeuble, les forces de l’ordre leur ayant entravé l’accès, avant de leur confisquer les repas.

Furieux, l’un des manifestants s’est aspergé d’un liquide inflammable, tentant de se brûler vif, rapportent au HuffPost Maroc des manifestants et des témoins de la scène. Les forces de l’ordre sont alors intervenues pour l’en empêcher, non sans provoquer de violents heurts. N’arrivant pas à contenir la colère de la foule rassemblée devant l’annexe, ils ont fait usage de matraques, blessant ainsi plusieurs manifestants, mais aussi des personnes de passage violemment frappées et dépourvues de leurs téléphone pour avoir voulu filmer la scène. Parmi elles, dévoilant leur jambes enflées et couvertes d’ecchymoses, des femmes réclament qu’on leur restitue leurs biens et hurlent au scandale.

Suite à ces affrontements, quatre manifestants dont une femme ont été arrêtés, avant d’être libérés vers 4h du matin. Selon les dires des membres de la coordination nationale des chômeurs malvoyants et non voyants, l’arrestation des quatre manifestants est un chantage que fait le ministère pour mettre fin à ce feuilleton. “On a vécu le même scénario, lors de notre manifestation en octobre dernier. On nous avait interdit de faire parvenir de la nourriture aux manifestants en haut. C’est d’ailleurs ainsi que nous avons perdu Saber El Haloui. Il n’avait pas mangé depuis plusieurs jours, et il a eu un vertige lorsqu’il était sur le toit. Ce sont eux, la cause de sa chute mortelle”, nous confie Hafsa Darkaoui, membre de la coordination nationale des chômeurs malvoyants et non-voyants. “Ce qu’ils ne savent pas, c’est que quoi qu’ils fassent, nous sommes déterminés à passer à l’acte cette fois-ci, ce n’est pas une simple menace”, prévient-elle.

Ces diplômés chômeurs revendiquent “un emploi par la voie d’un recrutement direct” et la mise en oeuvre du quota de 7% en faveur de cette catégorie lui permettant d’intégrer la fonction publique. Depuis 2012, aucun de ces diplômés n’en avait bénéficié, selon leur coordination nationale.

 

Source journal Huffpostmaghreb
Par Hanane El Arjoun

Pour s’être exprimé contre le 5ème mandat : un activiste de Mascara condamné à de la prison ferme

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Hadj Ghermoul, militant de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) et membre du Comité national de défense des droits des chômeurs (CNDDC), a été l’un des premiers à prendre position contre le 5e mandat et à être emprisonné pour cela.

La cour d’appel de Mascara a confirmé hier, mercredi 13 mars, la peine de prison prononcée en première instance le 7 février, contre Hadj. Ghermoul, qui croupit en prison depuis 45 jours pour « outrage à corps constitué ».

Hadj Ghermoul, 37 ans, père de deux enfants et sans-emploi, est donc condamné à six mois de prison ferme et 30.000 DA d’amende.

Première réaction contre cette décision inique, Amnesty International considère « la condamnation de Hadj Ghermoul comme une grave atteinte à la liberté d’expression en Algérie. Il est totalement absurde qu’il soit condamné à passer six mois derrière les barreaux simplement pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions politiques ».

 

Source journal Observalgerie
H.O.

Démonstration de force des magistrats devant la cour d’Alger

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De nombreux magistrats d’Alger se sont regroupés jeudi devant la cour d’Alger, pour réclamer « une justice libre et indépendante » et un Etat de droit ». Ils sont venus de cette même juridiction mais aussi de nombreux tribunaux qui lui sont rattachés. C’es la première fois dans les annales de la justice que juges et avocats manifestent ensemble pour le respect des lois…..

C’est un rassemblement unique dans l’histoire de la justice. Des magistrats de la cour d’Alger se sont regroupés jeudi, vers 13 h, à l’entrée de cette plus importante juridiction du pays, pour clamer haut et fort : « Adala horra moustakila » (Justice libre et indépendante) ». Vêtus de leurs robes, et certains drapés de l’emblème national, ils ont hissé de nombreuses pancartes sur lesquelles on pouvait lire :  « lorsque fini la justice commence la dictature », « pour le respect de la séparation des pouvoirs », « non à la violation de la constitution », « oui pour une justice indépendante ». Des dizaines d’avocats les rejoignent avec des drapeaux et les mêmes slogans, sous les applaudissements et les youyous. Une ambiance très particulière, que beaucoup n’hésitent pas à « la mémoriser, pour l’histoire », avec des photos et des vidéos.

Un des magistrats prend la parole pour  saluer les «collègues avocats qui nous ont fait sortir de notre silence. Nous faisons partie de ce peuple et nous jugeons en son nom. Nous ne pouvons être en marge de ses revendications. Nous aussi, nous voulons une justice indépendante qui protège les avocats, les médecins, les universitaires, les journalistes, les policiers, les gendarmes, les fonctionnaires etc. Une justice forte qui protège tous les citoyens en respectant la loi. Nous voulons des juges qui ne se soumettent qu’à la loi, des juges qui appliquent la loi. Nous voulons un Etat de droit, une nouvelle République où tous les Algériens seront égaux devant la loi… ».

Lu d’une voix assez forte, le message est fortement applaudi par une assistance très nombreuse, avant que l’hymne nationale ne soit chanté en chœur. « Je suis décidé à aller jusqu’au bout , avec mes nombreux collègues, pour faire en sorte que la loi soit au dessus de tous », nous dit ce jeune juge du tribunal de Sidi M’Hamed. Même déclaration est faite par un procureur de Bir Mourad Rais, qui promet « qu’aucun manifestant pacifique, ne va être jugé par nos soins. Nous allons imposer le respect des lois et rien que les lois.. ». C’est vraiment l’euphorie.

Pour bon nombre d’avocats, ce moment est historique. « Jamais je n’aurai pensé vivre une telle émotion. Voir les avocats et les juges regroupés dans un rassemblement pour l’Etat de droit était pour moi utopique… », lance Me Amine Sidhoum. Me Chaib est aussi ému que ses confrères. « C’est magnifique. Nous sommes en train d’aller vers une nouvelle Algérie. L’espoir est permis… », nous dit-il. Me Mokrane Ait Larbi, est lui aussi dans cette euphorie, tout comme les Mes Melah et Haboul, qui voient l’aube d’une nouvelle république se lever. « Désormais, une nouvelle Algérie est en train de se réveiller », lance Me Debouz.

En fait, les magistrats ont répondu à l’appel du « Club des magistrats », une nouvelle organisation syndicale en voie de création, rendu public à travers les réseaux sociaux et dans lequel, il exhortait les juges à exprimer leur solidarité avec les manifestations contre le 5ème mandat et pour des changements à travers des sit-in dans les cours, mais aussi à refuser tout encadrement de l’opération électorale. Les premiers magistrats qui ont organisé des rassemblements sont ceux de Bejaia, Tizi Ouzou, Guelma et Khenchela, suivis de leurs collègues à Bouira, Constantine, Sidi Bel Abbes, Ouargla, Boumerdes.

C’est la première fois que la corporation des magistrats brise le mur de la peur et du silence, en exprimant sa position par rapport à ce qui se passe dans le pays. Le rassemblement devant la cour d’Alger a été une véritable surprise pour beaucoup, et risque de pousser les plus récalcitrants à suivre le mouvement de contestation.

Pour sa part, le barreau d’Alger a rendu public un communiqué dans lequel il rejette les décisions contenues dans la lettre attribuée au président, «derrière laquelle se trouvent des cercles occultes. Nous considérons ces mesures une grave dérive dans l’exercice du pouvoir dans la mise en œuvre de mécanismes non constitutionnels pour détourner les revendications du peuple qui consistent à refuser la continuité du régime ». De ce fait, le conseil de l’ordre d’Alger a appelé au respect de la volonté populaire à , à la poursuite des marches de protestations pacifiques et à soutenir les revendications du peuple à aller vers une période de transition, un gouvernement de consensus représentatif de toutes les couches de la société .. ; »

Source journal El Watan
Par Salima Tlemcani

Les supporteurs du MCA et de l’USMA boycottent le derby algérois

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Les supporteurs du MC d’Alger (MCA) et de l’USM Alger ont boycotté le derby programmé ce jeudi 14 mars 2019 au Stade du 5-Juillet, à l’occasion de la 24e journée de la Ligue 1 de football. A trois quarts-d’heure du coup de sifflet, seulement quelques centaines de supporteurs sont présents dans les tribunes, qui accueillent habituellement des centaines de milliers lors de ce derby.

Des appels à boycotter cette rencontre ont été lancés hier, mercredi 13 mars 2019, par plusieurs pages de fans de la Mouloudia. Sur les réseaux sociaux, un message a été massivement relayé par les supporteurs du doyen.

Les auteurs du texte se sont interrogés comment la rencontre a été maintenue alors que le pays vit “une situation politique exceptionnelle”, eux, habitués à voir ce derby maintes fois reporté pour de “multiples raisons” moins importantes.

Soulignant la relation “sensible” entre les supporteurs du club et la police, le message, non signé, a ainsi appelé à laisser les tribunes vides.

Les supporteurs ont également fait part sur les réseaux sociaux de leur inquiétude et leurs soupçons quant à des incidents “prémédités”, à la veille de marches pacifiques contre le prolongement du quatrième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, qui pourrait de drainer des millions de personnes dans plusieurs villes du pays.

Une vidéo filmée à l’extérieur du stade du 5-Juillet, relayée quelques heures avant le début de la rencontre, montrait un parking vide.

Un live effectué par le quotidien El Khabar à l’intérieur du stade, à quelques mètres de la pelouse, montrait des tribunes vidées, à l’exception de quelques centaines de chaises occupées.

Un boycott salué par beaucoup d’internautes, qui ont souligné le niveau de “conscience des supporteurs des deux clubs”.

 

Source journal Huffpostmaghreb

Bouhired : «Le soutien de Macron est une agression contre le peuple algérien»

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La moudjahida Djamila Bouhired a affirmé que «le soutien du président français au coup d’Etat programmé de son homologue algérien est une agression contre le peuple algérien, contre ses aspirations à la liberté et à la dignité», estimant que c’est un «signe révélateur [des] liens pervers de domination néocoloniale».

Dans un commentaire adressé à Algeriepatriotique, l’icône de la Guerre de libération nationale considère que «plus d’un demi-siècle après la victoire sur la domination coloniale et l’accession du pays à l’indépendance, le système politique tente de survivre par la ruse pour continuer à opprimer les Algériens, détourner nos richesses et prolonger la tutelle néocoloniale de la France pour bénéficier encore de la protection de ses dirigeants».

«Ceux qui, au nom d’un patriotisme de bazar, exigeaient la repentance de la France, ont fini par tomber les masques», souligne-t-elle, en s’interrogeant : «Combien de dirigeants, à la retraite ou encore en activité, combien de ministres, combien de hauts fonctionnaires, combien d’officiers supérieurs de l’armée, combien de chefs de partis, se sont repliés sur l’Hexagone, leur patrie de rechange, le refuge du fruit de leurs rapines ?»

«Au nom de quelle conception bien singulière de la démocratie, au nom de quelles valeurs universelles peut-on voler au secours d’un régime autoritaire pour prolonger, hors de toute base légale, le pouvoir d’un autocrate, de sa famille, de son clan et de leurs clientèles, massivement rejetés par la volonté du peuple algérien ?» s’est-elle encore interrogée, en rappelant que «dans son long combat libérateur, le peuple algérien ne s’est jamais trompé de cible». «Si notre génération a combattu le système colonial, écrit-elle, elle a su apprécier à sa juste valeur la solidarité active du peuple français, notamment de son avant-garde progressiste.»

Djamila Bouhired explique son «rappel historique» par sa volonté d’«attirer l’attention de la jeunesse algérienne en lutte sur les dérives qui menacent [son] combat».

«Vous avez repris le flambeau qui va éclairer le chemin de notre beau pays vers son émancipation, dans la dignité retrouvée et dans les libertés à reconquérir. Là où ils se trouvent, je suis convaincue que nos martyrs, qui avaient votre âge lorsqu’ils avaient offert leur vie pour que vive l’Algérie, ont, enfin, retrouvé la paix de l’âme», souligne la moudjahida qui a combattu dans la Zone autonome d’Alger, qui salue l’«engagement pacifique» des jeunes qui ont «désarmé la répression» par le «civisme qui a suscité l’admiration dans le monde» et par «cette communion fraternelle tapie dans nos cœurs et qui resurgit chaque fois que la patrie est en danger».

Djamila Bouhired appelle à la vigilance «après des semaines d’une lutte pacifique, exemplaire dans l’histoire et de par le monde», indiquant que le mouvement «est à la croisée des chemins» mais qu’il «risque de sombrer dans le catalogue des révolutions manquées» au cas où les jeunes tomberaient dans le piège «des manipulateurs déguisés en militants, des agents provocateurs en service commandé, des serviteurs zélés du système fraîchement repentis, tapis dans l’anonymat et la clandestinité» qui «tentent de détourner votre combat pour le mener vers une impasse, dans le but de donner un sursis aux usurpateurs et de maintenir le statu quo».

Par Houari A.

Source : Algérie Patriotique

 

Tariq Ramadan pourrait être blanchi ce jeudi

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Après un an de rebondissements et une volte-face retentissante cet automne, l’intellectuel musulman Tariq Ramadan, remis en liberté mi-novembre, saura jeudi s’il a convaincu la justice française de lever ses inculpations pour deux viols qu’il conteste.

L’islamologue genevois de 56 ans, qui plaide désormais des relations «consenties» après avoir nié pendant des mois tout rapport sexuel avec ses accusatrices, attend la décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

Celle-ci a examiné à la mi-janvier, à huis clos, le recours de Tariq Ramadan contre une décision des juges d’instruction, qui avaient refusé l’été dernier sa demande de ne plus être mis en examen. Les magistrats avaient jugé cette requête «prématurée», tandis que le prédicateur persistait dans ses dénégations.

SMS explicites

Tariq Ramadan est en effet inculpé depuis le 2 février 2018 de deux viols, dont un sur personne vulnérable: le 9 octobre 2009 à Lyon sur une femme surnommée Christelle dans les médias et au printemps 2012 à Paris sur une ancienne salafiste devenue militante laïque, Henda Ayari.

Tariq Ramadan n’avait d’abord admis qu’un «jeu de séduction» à distance, reprochant à la justice française de donner du crédit aux témoignages de ces femmes qu’il traitait de «folles». Mais la révélation en septembre de l’existence de centaines de SMS explicites exhumés d’un vieux téléphone de Christelle l’a contraint à changer de version, après neuf mois de détention provisoire.

«Même dans les moments de fougue et de domination, un non c’était un non», s’était-il défendu lorsqu’il avait reconnu en octobre devant les juges d’instruction une relation consentie avec chacune de ses accusatrices.

Pour l’avocat de Christelle, ce recours devant la cour d’appel est «une requête destinée plus à rassurer les derniers soutiens de Tariq Ramadan qu’à convaincre les juges». «Quelle que soit la décision, l’instruction se poursuivra et ira à son terme», estime Me Eric Morain. Plusieurs investigations sont en effet toujours en cours et pourraient apporter d’autres éléments de preuve.

«Emprise»

Le bras de fer tourne désormais autour de l’abondante correspondance sexuelle de Tariq Ramadan avec les deux femmes, qui a fragilisé leur témoignage tout en documentant, selon les parties civiles, l’emprise du prédicateur sur elles.

En premier lieu, la datation d’un SMS de Christelle dans lequel elle écrit que Tariq Ramadan lui a «manqué» dès qu’elle a «passé la porte» est au coeur des débats. A-t-il été envoyé après les faits, comme le soupçonnent les enquêteurs de la brigade criminelle, ou plusieurs semaines avant, à la suite d’un jeu érotique sur Skype, comme l’affirme Christelle ?

Des messages de Mme Ayari, envoyés après leur rencontre de 2012 ont également été analysés cet automne par les policiers de la brigade criminelle. Ils contiennent des propositions sexuelles mais également des reproches de violences et de manipulation.

«Peut-on encore valablement parler de viols quand on a tous ces mensonges explicites des parties civiles avant et après les rencontres et qu’elles disent elles-mêmes qu’elles ont aimé le moment passé ?», interroge l’avocat de la défense, Emmanuel Marsigny.

Depuis leur plainte initiale, Henda Ayari et Christelle ont décrit de manière constante des rapports brutaux au moment de leur unique rencontre avec M. Ramadan. Toutes deux ont aussi invoqué l’emprise exercée par l’islamologue, par des mensonges, des manipulations et des menaces, corroborés par des témoignages d’autres femmes.

Procédure en cours à Genève

Une troisième femme, Mounia Rabbouj, a à son tour porté plainte, en mars 2018, contre Tariq Ramadan, mais les juges d’instruction ne se sont pas prononcés sur ces faits pour l’heure.

En avril, une quatrième femme a déposé une plainte en Suisse, entraînant l’ouverture d’une instruction à Genève. Tariq Ramadan n’a pas encore été entendu dans cette procédure, son audition en février ayant été annulée.

Celui qui fut longtemps considéré comme une figure aussi influente que controversée de l’islam européen est depuis mi-novembre libre en France, sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire. Le prédicateur, qui souffre d’une sclérose en plaques, a dû verser une caution préalable de 300’000 euros et remettre son passeport suisse.

 

Source journal 24Heure

Le système de recrutement par contrat enterré par les Académies régionales

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Young teachers on contracts protest in Rabat demanding job security, better retirement pensions and an improvement of their employment conditions, in Rabat, Morocco March 12, 2019. REUTERS/Youssef Boudlal

ENSEIGNEMENT – Une première victoire pour les enseignants contractuel? Les Académies régionales d’éducation et formation (AREF) ont décidé d’abandonner le système de recrutement par contrat “et de revoir toutes les dispositions y afférentes, particulièrement celles relatives à la résiliation du contrat”, rapporte le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans un communiqué.

Cette décision a été prise lors de sessions extraordinaires tenues par les conseils d’administration de toutes les académies régionales pour adopter les amendements proposés aux statuts de leurs cadres, “en application des engagements pris par le gouvernement”, explique la même source.

Les amendements visent à permettre aux cadres des AREF de jouir d’une situation professionnelle similaire à celle des fonctionnaires soumis au statut des fonctionnaires du ministère.

Autorisation d’exercer des activités en dehors des horaires de travail

Outre l’abandon du système de recrutement par contrat et la révision de toutes les dispositions qui s’y rattachent, les amendements portent sur l’autorisation des cadres concernés à exercer des activités en dehors des horaires de travail à condition que celui-ci ne soit pas rémunéré, à l’instar des autres fonctionnaires.

Ils concernent aussi la promotion en accordant aux cadres des AREF le droit à l’avancement au grade et à l’échelle tout au long de leur carrière. Il s’agit aussi de la révision de l’article 25 du statut relatif à la retraite suite à une maladie grave, de manière à répondre favorablement à cette revendication et permettre aux cadres des académies l’accès aux mêmes droits des autres fonctionnaires.

Il sera également question d’appliquer pour les cadres des AREF des mêmes dispositions valables pour les fonctionnaires de l’administration publique. Il s’agit, de surcroît, du droit à la mobilité à l’intérieur de la région d’affectation, de l’intégration d’office sans recours à l’avenant au contrat, de la titularisation directement après l’intégration au corps des cadres des académies et l’admission à l’examen de qualification professionnelle et du reclassement au grade 2 de la classe 2 (échelle 10), tout en conservant l’ancienneté acquise au sein de l’AREF.

Large contestation

Les amendements introduits portent aussi sur la possibilité de candidature au concours des inspecteurs si les conditions sont réunies, à l’instar des autres enseignants de l’Éducation nationale.

Il en est de même pour les concours d’agrégation, l’accès à l’administration pédagogique et l’orientation et la planification pédagogique. Ces amendements visent également à permettre l’accès aux postes de responsabilité (chef de service, chef de division, directeur provincial,…), conformément aux conditions et modalités en vigueur.

Une annonce qui intervient quelques jours après que le gouvernement s’est dit prêt à renoncer au “système des contrats”, mis en place en 2016, devant les syndicats de l’enseignement.

Ces dernières semaines, un large mouvement d’enseignants contestant ces contrats a vu le jour. Le 20 février dernier, les enseignants contractuels organisaient une large manifestation dans la capitale pour dénoncer “la négligence de l’État”, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous. Recrutés par les académies régionales, ces derniers réclamaient le statut de fonctionnaire du ministère, statut qui devrait leur permettre d’être protégés contre la résiliation de leurs contrats.

 

Source Journal HuffPost Maroc

Iran : dix ans de prison supplémentaires pour Nasrin Sotoudeh, avocate et militante

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L’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh, militante des droits de l’Homme dans son pays, a été condamnée à dix ans de prison et 148 coups de fouet, a annoncé son mari. En France, l’Assemblée nationale lui a rendu hommage mercredi.

Célèbre militante des droits humains, l’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh, qui purge une peine de prison de cinq ans de prison en Iran, a été condamnée à dix années d’emprisonnement supplémentaires et 148 coups de fouet. D’après l’époux de l’avocate, joint par France 24, ces peines sévères « visent à intimider les défenseurs des droits humains en Iran ».

Son cas a été mentionné mercredi par les députés français qui lui ont consacré une ovation à l’Assemblée nationale. Le député LREM François Cormier-Bouligeon a lancé lors des questions au gouvernement « un cri de colère » au sujet du sort de cette avocate de 55 ans, lauréate du Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit en 2012, dénonçant sa condamnation au terme d’un procès « inique ». Des députés de tout bord se sont alors levés pour applaudir la militante.
Son mari, Reza Khandan, avait averti la presse de cette nouvelle sentence mardi. Il a précisé qu’elle avait écopé de ces dix années de prison pour « incitation à la débauche ». Son épouse, a-t-il ajouté, est poursuivie pour sept chefs d’accusation pour un total de 33 années de prison, mais « seule la peine [d’emprisonnement] la plus longue s’applique », en l’occurrence celle pour « incitation à la débauche ».

À cela s’ajoute, selon lui, une condamnation à 148 coups de fouet liée notamment au fait que Nasrin Sotoudeh s’était présentée au tribunal par le passé sans le voile islamique, obligatoire pour les femmes dans l’espace public en Iran.

Confusion autour des accusations portées contre Nasrin Sotoudeh

Mardi, Reza Khandan a indiqué que son épouse s’était vu notifier ces nouvelles condamnations en prison. Selon Mohammad Moghimi, l’un de ses avocats, Nasrin Sotoudeh a décidé de ne pas se faire représenter au tribunal, estimant que les conditions d' »un procès équitable » n’étaient pas réunies. Il lui a été demandé de choisir son représentant parmi une liste d’avocats validés par les autorités, ce qu’elle a refusé de faire, a expliqué Reza Khandan à France 24.
L’affaire en cours inclut selon l’époux de l’avocate des poursuites pour « conspiration » et « propagande contre le système » politique de la République islamique, appartenance à une organisation de défense des droits humains interdite, participation à une campagne pour l’abolition progressive de la peine de mort en Iran ou encore « atteinte à l’ordre public ».

Le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits humains en Iran, Javaid Rehman, a fait état mardi d’une « inquiétude grandissante » sur le fait que « l’espace civil pour les avocats et défenseurs des droits humains est en train d’être réduit ». »J’appelle le gouvernement à relâcher immédiatement tous les avocats emprisonnés pour avoir exercé leur métier de façon pacifique », a-t-il dit à des journalistes à Genève.

L’ONG Amnesty International a qualifié quant à elle « d’injustice scandaleuse » la nouvelle condamnation de Nasrin Sotoudeh, que les autorités iraniennes « punissent pour son action en faveur des droits humains ».

En France, le porte-parole du Quai d’Orsay a rappelé dans un communiqué que Nasrin Sotoudeh avait été associée récemment par le président Emmanuel Macron « au Conseil consultatif pour l’égalité femmes-hommes du G7 ». Paris « réitère son attachement à la liberté d’opinion et d’expression et au droit de chacun à un procès équitable », ajoute le texte, qui « appelle l’Iran à respecter ses engagements internationaux en la matière ».

Source Journal France24

Avec AFP

Algérie : « On voulait une élection sans Bouteflika, on se retrouve avec Bouteflika sans élection »

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Les pancartes sont brandies à bout de bras : un « 4 + » barré dans un cercle rouge. Plusieurs milliers d’étudiants et lycéens ont manifesté dans le centre d’Alger, mardi 12 mars, au lendemain de l’annonce par Abdelaziz Bouteflika de son renoncement à briguer un cinquième mandat présidentiel.

La manifestation était initialement destinée à protester contre la décision du ministère de l’enseignement supérieur d’avancer et d’allonger les vacances universitaires. Elle s’est transformée en critique des mesures contenues dans la lettre du chef de l’Etat à la nation, qui, outre le retrait de sa candidature, annonce le report sine die du scrutin prévu le 18 avril.

« On n’a pas demandé le départ de Bouteflika, on a demandé le départ du système ! », clame Sofiane, 20 ans, qui porte une feuille blanche où est imprimé : « On voulait une élection sans Bouteflika, on se retrouve avec Bouteflika sans élection ». Les drapeaux sont accrochés autour des épaules, à la manière d’une cape, enroulés autour de la taille, portés en bandana autour du crâne ou façon hayek, petit voile traditionnel qui masque le nez et la bouche.

La foule, jeune et joyeuse, défile entre la place Audin et la Grande Poste en chantant : « Pas une minute de plus, Bouteflika ! » et « Vous avez mangé le pays, voleurs ! ». « L’annonce du président Bouteflika, c’est juste pour nous calmer et pour qu’ils gagnent du temps. Ils n’ont pas le droit de supprimer l’élection », s’emporte Aziz, lycéen, qui affirme qu’il continuera de manifester. Au-dessus d’eux, un hélicoptère de la police survole le centre-ville. Les forces anti-émeutes circonscrivent le cortège, sans le réprimer.

Post-it de couleur

Face aux marches de la Grande Poste, alors que les étudiants scandent « Dégage ! », Malika, employée administrative, se joint aux protestations : « Il faut qu’ils partent tous, ils sont tous corrompus », dit-elle.

En début d’après-midi, les manifestants écrivent des messages sur des post-it de couleur qu’ils collent sur la place Audin et sur les murs tout autour. En arabe, en deridja (dialecte algérien), en français ou en anglais, il est inscrit : « Partez, ça veut dire partez ! », « Le peuple est l’avenir du pays », « L’Etat tombe mais le drapeau s’élève », « Pacifique mais pas romantique » ou encore « Pour une meilleure Algérie ».

« Nous avons une jeunesse brillante, sourit un homme attablé à la terrasse d’un café. Je suis très fier. Peut-être que nous n’aurons pas de grand changement dans les semaines à venir, mais nous aurons un bel avenir. » Djamel, la trentaine, observe la foule dans les jardins de la place de la Grande Poste : « Nous les avions sous-estimés ! » Un jeune homme porte au-dessus de sa tête une pancarte où il est écrit : « Vous allez vous confronter à une génération qui vous connaît bien et que vous ne connaissez pas du tout ».

Sur les réseaux sociaux, le mot-clé « Non au cinquième mandat » est devenu « Non au prolongement du quatrième mandat ». Dans un communiqué, les étudiants de l’université d’Alger 2 annoncent la création d’un « Comité autonome provisoire des étudiants » et appellent à « rejoindre les campus », à « participer aux assemblées générales » et à se joindre aux manifestations, vendredi 15 et mardi 19 mars.

 

Source Journal LeMonde
Par Zahra Chenaoui