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vendredi 20 février 2026
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Marcher pour une deuxième République sans le régime !

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Les Algériens continueront leur marche aujourd’hui pour le quatrième vendredi consécutif. Le soi-disant retrait de Bouteflika de briguer un 5e mandat et surtout l’annulation de l’élection présidentielle n’arrangent pas tout à fait les choses. Il y a de la ruse et de la manœuvre dans la démarche. Le peuple exige le «départ de tout le régime».

Le régime, aux abois depuis le début du mouvement populaire le 22 février, est vraiment à bout de souffle. Il a abattu vainement toute ses cartes pour se redresser et redémarrer sa machine de propagande médiatico-politique, pensant qu’il a encore une marge de manœuvre pour s’en sortir indemne ou avec le minimum de préjudices.

Toutes les manœuvres anticonstitutionnelles orchestrées ces derniers jours par les «décideurs» au nom du président Bouteflika servent, au mieux, à gagner du temps pour sauver les intérêts des dignitaires du pouvoir, au pire, à tenter de confisquer la victoire de la révolution citoyenne pacifique contre l’autoritarisme et la corruption.

Pour ce faire, les gens aux manettes comptent sur l’essoufflement des mobilisations multisectorielles et la création de divisions au sein de l’opposition et de la société civile, sur fond de mise en place d’un supposé gouvernement d’union nationale et de la préparation de la conférence nationale de transition. Or, tous ces desseins n’ont aucune chance d’aboutir si la rue ne décolère pas.

Le seul véritable rapport de force que détient le peuple algérien, particulièrement la jeunesse, pour imposer sa propre feuille de route pouvant enclencher un réel processus de changement démocratique dans le pays, en rupture totale avec une quelconque transition clanique ou un recyclage d’anciens agents du régime, c’est la poursuite des manifestations et des rassemblements en force. Et ce, pour au moins trois bonnes raisons.

1 La revendication initiale, principale, liée au refus d’un 5e mandat, n’est satisfaite qu’à moitié, voire pas du tout, même s’il s’agit d’une victoire symbolique des manifestants qui ont réussi à faire reculer le clan présidentiel. Alors que l’un des points qui ont exacerbé la colère populaire était l’inconstitutionnalité de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, sans sa présence et dans un état de santé qui devrait le disqualifier d’office, son entourage a violé une nouvelle fois la Constitution en annulant l’élection présidentielle sans raison constitutionnelle valable, prolongeant ainsi le mandat en cours. Au final, tel que l’ont bien résumé certains protestataires : «On a voulu des élections sans Bouteflika et on a eu Bouteflika sans les élections.»

2 Le discours conciliant du nouveau tandem de l’Exécutif, Bedoui-Lamamra, et les soi-disant concessions annoncées ne doivent duper personne. Il faut en effet avoir en tête le cas égyptien de 2011, les tenants du pouvoir avaient alors fait semblant d’abdiquer et réussi à refroidir l’élan d’une révolte qui était censée renverser la dictature de Moubarak.

C’était finalement pour les acteurs du régime autocratique une stratégie payante pour prendre du recul et avoir les moyens de se réorganiser, aidés par la fin du soulèvement populaire pacifique et l’évacuation de la place Tahrir.

Cela leur a permis de reprendre le dessus sur l’opposition et de mener des représailles féroces contre les leaders de la contestation. C’est dire si les Algériens ont tout à gagner en poursuivant leur mobilisation jusqu’à satisfaction des revendications essentielles, à commencer par le départ effectif de Bouteflika et de sa «clique», la même qui gouverne depuis 1999.

3 Le pays n’aura peut-être jamais d’autre occasion pour se doter d’un Etat de droit digne de ce nom, par la voie pacifique et consensuelle. Depuis le putsch contre le GPRA en 1962, l’opposition démocratique, qu’elle soit partisane ou citoyenne, n’a pas pu avoir un rapport de force aussi important en sa faveur pour pouvoir espérer l’élection d’une nouvelle Assemblée nationale constituante libre.

Ce rêve est désormais à portée de main, à condition que la population reste unie et persévérante en défilant dans la rue, pacifiquement et de manière civilisée, comme on l’a vu jusqu’à maintenant, pour disloquer ce qui reste de l’ossature du régime.

Continuer la mobilisation sur le terrain, c’est garder son destin loin des tractations opaques des survivants du système, c’est aller au bout du rêve de construire une deuxième république algérienne foncièrement démocratique et sociale.

 

Source journal El Watan
Par Samir Ghezlaoui

Les entrées d’Alger fermées

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Des centaines de voitures venues, notamment de Kabylie sont bloquées à l’entrée d’Alger.Des barrages de gendarmerie empêchent ces véhicules d’accéder à la capitale afin de prendre part à la manifestation prévue. Même à pied, les gens sont interdits de marcher vers la capitale.

https://www.facebook.com/dzairelyoum16/videos/2207728712813809/?t=0

 Hichem B

Source : Kbylie News. com

Nouvelle-Zélande: des fusillades dans deux mosquées font plusieurs morts

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Les faits se sont produits à Christchurch, localité de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande.

La situation est “critique” selon les autorités. Des policiers armés ont été déployés dans le centre de Christchurch vendredi 15 mars alors que la presse locale faisait l’état de fusillades dans deux mosquées de cette localité de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande.

“La police répond à des informations sur des tirs dans le centre de Christchurch”, a-t-elle déclaré dans un communiqué. Les médias locaux ont fait état de nombreuses victimes dans une mosquée, ajoutant qu’une autre avait été évacuée. Le bilan reste incertain, même si des témoins ont affirmé à Associated Press que plusieurs personnes étaient mortes. Ce que les autorités ont confirmé dans un second temps, la Première ministre du pays, Jacinda Ardern, évoquant le chiffre de 40 morts et de 20 blessés. , ajoutant que cet acte “ne peut qu’être décrit que comme une attaque terroriste”.

La police a ensuite confirmé qu’une autre mosquée avait été prise pour cible.

La presse a également déclaré que des membres de l’équipe de cricket du Bangladesh était présents sur l’un des sites. Un joueur a cependant précisé que l’équipe “entière” était saine et sauve. Le commissaire Mike Bush a déclaré que toutes les écoles de la ville avaient été bouclées.

Un témoin a raconté à Radio New Zealand qu’il avait entendu des coups de feu et vu quatre personnes gisant au sol, “avec du sang partout”.

Engins explosifs

Les autorités ont procédé à l’arrestation de quatre personnes, sans que l’on sache dans l’immédiat si le tireur comptait parmi elles. “Quatre personnes sont en garde à vue, trois hommes et une femme”, a dit le commissaire Mike Bush, précisant que l’armée avait désamorcé des engins explosifs retrouvés sur les véhicules des suspects avaient été sécurisés. Le nombre de morts est “significatif”.

Par ailleurs, la police a demandé aux fidèles musulmans d’éviter les mosquées “partout en Nouvelle-Zélande”. Jacinda Ardern, première ministre du pays, n’exclut pas qu’il y ait plusieurs auteurs.

“Ce qui s’est passé à Christchurch est d’une violence incroyable et sans précédent. Ceci n’a pas sa place à Nouvelle-Zélande”, a-t-elle déclaré dans un tweet.

Plusieurs journalistes ont identifié l’auteur de la tuerie comme étant Brenton Tarrant. Ce dernier a diffusé en direct son acte sur Internet. Sur les images insoutenables (que Le HuffPost a choisi de pas publier), on peut voir l’assaillant tirer à bout portant à l’arme automatique sur plusieurs fidèles de la mosquée. Sur la plateforme Scribd, l’intéressé avait mis en ligne un manifeste sur le “grand remplacement”, théorie islamophobe en vogue dans les milieux d’extrême droite à travers le monde.

La Nouvelle-Zélande est réputée pour sa faible criminalité. Dans ce pays, “l’usage d’armes à feu pour commettre des crimes reste un événement rare”, écrit ainsi le département d’Etat américain dans ses conseils aux voyageurs.

Source journal Huffpost

Rédaction du HuffPost avec AFP

Le ministre Tahar Hadjar a offert une bourse à l’étranger à son propre fils

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Depuis cette rentrée scolaire, le fils de Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur, est inscrit dans une université parisienne où il poursuit ses études grâce à une bourse d’études octroyée par l’État algérien.

Selon nos informations, le fils du ministre n’était pas naturellement éligible à une bourse d’État au regard de ses résultats universitaires et de sa spécialité.

Le ministre s’est illustré récemment par une déclaration qui a choqué les Algériens et suscité des moqueries ailleurs. Il a affirmé que le Prix Nobel n’avait aucune utilité. Visiblement, ce principe s’applique aux étudiants algériens. Mais pas pour son propre fils.

Source : TSA

Déclaration ACDA : Non au coup de force contre la volonté populaire

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epa07393427 Protesters from the Franco-Algerian community gather at Republic square to protest against the fifth term of Algerian President, Abdelaziz Bouteflika in Paris, France, 24 February 2019. Abdelaziz Bouteflika, has been serving as the president since 1999, has announced on 19 February he will be running for a fifth term in presidential elections scheduled for 18 April 2019. EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON (MaxPPP TagID: epalivethree903457.jpg) [Photo via MaxPPP]
D E C L A R A T I O N
 
de Agir pour le Changement et le Démocratie en Algérie – ACDA
 
 
Non au coup de force contre la volonté populaire
Le régime algérien provoque une nouvelle fois le peuple et confirme sa nature manipulatrice et son mépris. Le 3 mars dernier, alors que Abdelaziz Bouteflika était hospitalisé à Genève, une lettre en son nom promettait au peuple algérien d’entamer une période de transition en vue de changer de régime si le candidat Bouteflika était élu pour un cinquième mandat d’une année. Il s’engageait aussi à organiser par la suite une élection présidentielle anticipée selon le calendrier arrêté durant la période de transition. Le rejet de cette  proposition épistolaire a été massif et le mot d’ordre du rejet du 5ème mandat maintenu.
Dans le message lu en son nom ce 11 mars, Bouteflika veut imposer la même chose mais tout en se maintenant au pouvoir au-delà du terme de son mandat actuel reportant sine die l’élection présidentielle initialement prévue le 18 avril. Cette manœuvre est encore plus grossière et insulte l’intelligence des Algériennes et des Algériens. Il feint d’ignorer que c’est le rejet de sa candidature à un cinquième mandat qui constitue le premier point de ralliement de la mobilisation populaire tout autant que le désir profond d’un changement de régime.
De plus, cette dernière lettre attribuée à Bouteflika indique que ce dernier n’avait pas la volonté de se présenter à un cinquième mandat et contredit de ce fait les précédentes décisions et lettres qui lui étaient attribuées, ceci confirme que le président n’agirait pas seul et qu’un groupe occulte usurpe la fonction présidentielle depuis plusieurs années et prouve la volonté du clan présidentiel de mentir d’une manière éhontée au peuple pour aller jusqu’au bout de son projet désastreux qui est de se maintenir au pouvoir.
Pourtant ni son état de santé ni son âge ne lui permettent de réaliser en quelques mois ce qu’il n’a jamais envisagé en vingt ans de pouvoir. De plus, il le ferait en prorogeant son mandat actuel au-delà de son terme constitutionnel, en violation de la Constitution et contre la volonté populaire clairement exprimée. En effet, ce qui est proposé aujourd’hui au nom de Bouteflika n’est rien moins qu’un énième coup de force dans la plus pure tradition de ce pouvoir qui s’est imposé aux Algériennes et aux Algériens depuis l’indépendance.
Cette ultime manœuvre ne fait que renforcer la nécessité de la vigilance populaire et de l’élévation de la conscience politique commune. Plus que jamais, nous devons rester mobilisés dans la longue durée contre ce 5ème mandat de facto et pour amorcer, sans Bouteflika et le pouvoir de l’ombre qui l’entoure, une transition démocratique qui ne soit pas otage de leur bon vouloir. Plus que jamais, le caractère pacifique et massif des manifestations doit demeurer. La transition démocratique réclamée par le peuple algérien doit se faire avec l’ensemble des acteurs issus du mouvement populaire selon des modalités et des mécanismes indépendants du
pouvoir actuel.
Paris le 13 Mars 2019
 

FFS : Déclaration de la chancellerie diplomatique

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Nous, chancellerie diplomatique du FFS, accueillons avec beaucoup de fierté la dynamique citoyenne responsable et pacifique enclenchée en Algérie et à l’étranger. Les algériennes et les algériens ont décidé de se prendre en charge, de restituer leurs droits d’avoir des droits et exercer leur citoyenneté d’une manière effective. La jeunesse s’exprime chaque jour dans toutes les villes algériennes, dans la fraternité, l’humour, la créativité et la convivialité pour un changement radical du système. Aussi, le peuple algérien affiche remarquablement le désir d’édifier un Etat de droit, une République démocratique et sociale.

Nous saluons la maturité politique de peuple algérien, sa mobilisation exemplaire tant qu’en Algérie que partout dans l’hexagone. En effet, les algériens par milliers manifestent à travers les capitales du monde pour l’unité du peuple et s’inscrivent naturellement en phase du mouvement en marche pour un nouveau souffle de liberté et de démocratie. Une fois de plus, la communauté algérienne à l’étranger a réaffirmé son attachement à l’Algérie. Notre communauté réitère son engagement à apporter sa part de responsabilité pour une l’alternative démocratique et sociale en Algérie.

Nous constatons avec joie que le projet politique prôné par feu Hocine Ait Ahmed est largement partagé par nos concitoyennes et concitoyens. Indéniablement, le peuple s’engage pour le départ du système et réclame une transition démocratique avec au préalable, des mesures conséquentes de libération du champ politique et médiatique permettant l’élection d’une assemblée nationale constituante pour enfin refonder l’Etat Algérien et proclamer le passage vers la deuxième République.

La chancellerie diplomatique du FFS suit avec beaucoup d’attention le développement de la situation et appelle les algériennes et les algériens à poursuivre pacifiquement la mobilisation, à rester vigilants pour déjouer les manœuvres du pouvoir qui cherche en vain à se recomposer pour se maintenir en place.

La chancellerie diplomatique du FFS salue le soutien des peuples amis à la marche des algériens pour le changement. Par ailleurs, nous tenons à rappeler que la crise algérienne doit être résolue exclusivement par les acteurs algériens. A cet effet, nous refusons, nous rejetons et nous condamnons toute tentative d’ingérence, sous toute forme, visant a renforcer le pouvoir en place.

La marche du peuple algérien pour la souveraineté, le droit d’avoir des droits et une paix durable triomphera. La force du peuple vaincra la dictature et amorcer le changement pour une Algérie libre et heureuse, pour une Algérie ouverte sur l’universel, plurielle, sociale et démocratique.

Europe-Amérique, le 14/03/2019.
Vive l’Algérie.
Vive le FFS
La Chancellerie diplomatique du FFS à l’étranger.

Rendez-vous des manifestants pour le départ de Bouteflika : Le vendredi décisif

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Algerians march with protest sings reading "peaceful", and "leave means leave" in Arabic, during a rally against ailing President Abdelaziz Bouteflika's bid for a fifth term in power, in the capital Algiers on March 1, 2019. The demonstrations came a week after tens of thousands of people rallied in the North African state against 81-year-old Bouteflika's decision to stand in the April 18 election. / AFP / RYAD KRAMDI

C’est un quatrième vendredi de mobilisation citoyenne qui intervient dans un contexte politique mouvant. Alors que le processus insurrectionnel se radicalise, le pouvoir tente de reprendre l’initiative politique par la ruse et la manœuvre, qui n’ont pas opéré.

Le report de l’élection présidentielle, assorti d’un prolongement du mandat du président Bouteflika hors cadre constitutionnel, n’a pas rencontré d’écho. L’offre est massivement rejetée par la rue et l’ensemble de la classe politique de l’opposition. Dans plusieurs villes du pays, les manifestations ont déjà donné le ton de ce que vont être les marches de demain.

La principale revendication du rejet du 5e mandat, qui a rythmé la contestation depuis la journée du 22 février, a disparu pour laisser place au «Non au 4e mandat prolongé et à la violation de la Constitution».

L’offre de la conférence nationale dite «inclusive», devant aboutir à l’organisation de l’élection présidentielle avant la fin de l’année, n’a pas non plus convaincu.

L’apaisement espéré par le pouvoir n’a pas eu lieu. Les deux figures remises en selle, Lakhdar Brahimi, ancien ministre des Affaires étrangères plusieurs fois «missionnaires» de l’ONU, Ramtane Lamamra, redevenu chef de la diplomatie, pour tenter d’assurer le «service après-vente», sont vite brocardées sur les réseaux sociaux. Leur respectabilité internationale et contrebalancée est fortement handicapée par l’absence d’un ancrage politique national.

Surtout qu’aux yeux de beaucoup d’Algériens, «ces deux personnages font partie du système qui est sommé de dégager». «On a demandé des élections sans Bouteflika, ils nous ont mis Bouteflika sans les élections», répond la rue comme pour illustrer le fossé croissant qui la sépare du pouvoir. Impossible de rapprocher les vues.

Difficile de parvenir à un compromis. Les «insurgés» comme les partis et personnalités de l’opposition refusent fermement de participer à une conférence de transition conduite par le pouvoir. C’est donc un vendredi décisif pour la suite des événements. Des appels à manifester s’élargissent.

Dans une lettre qui restera sans doute dans les annales, l’icône de la Révolution algérienne, Djamila Bouhired, lance un appel à «la jeunesse algérienne en lutte».

Une lettre dans laquelle elle lance l’arme chimique à la figure du pouvoir. «Au nom d’une légitimité historique usurpée, une coalition hétéroclite formée autour du clan d’Oujda, avec l’armée des frontières encadrée par des officiers de l’armée française, et le soutien des ‘‘combattants’’ du 19 mars, a pris le pays en otage», écrit-elle. Jamais publiquement l’ancienne condamnée à mort n’a été aussi rageuse.

C’est dire la flamme qui la brûle silencieusement depuis l’indépendance. «En renouant le fil de l’histoire interrompu en juillet 1962, vous avez repris le flambeau qui va éclairer le chemin de notre beau pays vers son émancipation, dans la dignité retrouvée et dans les libertés à reconquérir», dit-elle à l’adresse de la jeunesse qui est en train de redresser le sillon de la libération. «Là où ils se trouvent, je suis convaincue que nos martyrs, qui avaient votre âge, lorsqu’ils avaient offert leur vie pour que vive l’Algérie, ont, enfin, retrouvé la paix de l’âme», poursuit-elle dans un bel hommage à ceux qu’elle désigne comme ses «enfants et petits-enfants».

Un coup dur pour l’équipe au pouvoir. Une mise à nu. Un pouvoir qui sera mis en face d’un sérieux test plongé dans un brouillard politique. Le Conseil constitutionnel, qui devra rendre aujourd’hui ses conclusions sur la validation ou pas des dossiers des candidats qui ont proposé leurs candidatures, se trouve soudainement hors du coup.

Que va-t-il faire ? D’évidence ce sera le premier acte non constitutionnel qui va être commis depuis l’annonce du report de la présidentielle prévue pour le 18 avril. C’est le grand paradoxe. La rue qui réclame le respect de la Constitution face à un pouvoir qui s’installe pas à pas et de manière évidente dans l’informel politique.

 

Source journal El Watan
Par Hacen Ouali

Algérie : La lutte pour la République traverse la société en profondeur

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Pas dupe de la ruse d’un régime qui ne veut rien lâcher, la rue veut avoir le dernier mot et dégager définitivement le pouvoir en place. Ce 15 mars, le contre-pouvoir en gestation depuis quatre semaines peut changer la donne.

Ce 4e vendredi de manifestations sera décisif. Un test crucial après l’annonce du renoncement du président Bouteflika à un 5e mandat. Malgré une feuille de route pour des réformes institutionnelles, la lettre du 11 mars dans laquelle, de fait, Abdelaziz Bouteflika prolonge son mandat actuel et reporte sine die l’élection présidentielle du 18 avril n’a pas calmé les Algériennes et les Algériens. Au contraire. Les manifestations de ce 15 mars seront celles de la colère. Et de la détermination.

Pas dupe de la ruse d’un pouvoir qui ne veut pas lâcher, la rue entend avoir le dernier mot. Ce jour sera celui du « Rendez-vous des manifestants pour le départ de Bouteflika », titre à la une le quotidien El Watan. « Je marche, tu marches, nous marchons, vous marchez, ils partent », affiche l’un des nombreux slogans relayés sur les réseaux sociaux.

Face aux risques de dérapage et aux incertitudes sur l’attitude de l’armée, les appels au calme et à la vigilance se multiplient. « La volonté de garder le contrôle des manifestations, cette capacité d’auto-organisation et son caractère pacifique font la spécificité de ce mouvement », rappelle la sociologue algérienne Amel Boubekeur.

Aujourd’hui, outre la nouvelle démonstration de force que veulent infliger les manifestants au pouvoir, la préoccupation qui monte est de savoir comment organiser la contestation et quel débouché lui donner. L’opposition traditionnelle reste en marge, même si, adepte des combines d’appareil, elle attend son heure.

Le peuple algérien écrit une nouvelle page de son histoire

La peur d’une récupération politique rend les contestataires très méfiants. Mais ils savent qu’ils doivent se structurer. « Le sujet est en débat. C’est par là que passe le chemin de la démocratie », confirme la comédienne Adila Bendimerad, figure de proue du mouvement parmi les artistes. Ils occupent l’espace public, tiennent des agoras permanentes, formulent des propositions, chantent et lisent même des poèmes. Ils veulent aussi qu’émergent des porte-parole « au-dessus de tout soupçon » et surtout sans précipitation. « On n’accouche pas d’une IIe République comme on sort un lapin du chapeau », clame le blogueur très populaire Sidali Kouidri Filali.

Le peuple algérien écrit une nouvelle page de son histoire. Un contre-pouvoir se constitue. La réappropriation de la parole et du politique traverse toute la société. Et tout le territoire. « Certes, le mouvement n’a pas de direction. Mais il est superbement organisé et discipliné. Quand l’histoire s’accélère, les masses font émerger leurs propres structures représentatives », pointe Nadir Djermoune, chercheur urbaniste à l’université de Blida.

Chacun à sa façon en cherche les formes les plus appropriées pour ne pas se faire voler la victoire. Pour que le fleuve ne soit pas une nouvelle fois détourné comme ce fut le cas après l’insurrection de 1988. « L’enjeu est de réussir à formuler des propositions politiques de sortie de crise. La revendication à porter est celle d’une Constituante pour une nouvelle Constitution », explique Hakim Addad, du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ). Une revendication largement partagée par de nombreux acteurs du mouvement, dont le Parti socialiste des travailleurs (PST) qui appelle à la création de comités populaires dans les quartiers, les communes et les universités.

La RAJ avec les ligues des droits de l’homme, des associations pour les droits des femmes, des collectifs de victimes du terrorisme de la décennie noire – près de 200 000 morts dans les années 1990-2000 – ainsi que plusieurs syndicats autonomes appellent à un « compromis historique vers une transition démocratique ». Seul préalable, « le respect inconditionnel et sans réserve des droits de la personne humaine, des libertés fondamentales et de la volonté populaire ». Ce compromis historique est « une nécessité inéluctable, vitale et urgente », soulignent les signataires de l’appel, qui s’engagent « à œuvrer et à contribuer à la réussite d’une sortie de crise concertée et pacifique ». Après avoir affirmé résolument ce qu’ils ne veulent plus, les Algériennes et les Algériens commencent à formuler ce qu’ils veulent.

 

Source journal L’Humanité
Par Latifa Madani

L’arme secrète de Pékin: la Chine est prête à vendre ses obligations américaines

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Pékin et Washington pourraient mettre un terme à la guerre commerciale qui les oppose ce 27 mars. Néanmoins, la Chine, principal créancier des États-Unis, a commencé à se débarrasser activement de ses investissements dans la dette publique américaine.

Laurence Fink, PDG de BlackRock, la plus grande société de gestion d’actifs au monde, estime que le règlement du conflit commercial entre les USA et la Chine ne fera qu’accélérer le processus de séparation de Pékin de ses obligations américaines. Faut-il s’attendre à une vente massive?

Importante vague de ventes en 2018

Fin 2018, la Banque de Chine détenait 1.120 milliards de dollars d’obligations américaines, soit 28% de toute la dette publique américaine entre les mains des détenteurs étrangers.

Parmi les autres grands créanciers figurent le Japon (qui possède 1.030 milliards de dollars de dette américaine — 25,7%), le Brésil (303 milliards de dollars — 7,5%), l’Irlande (280 milliards de dollars — 7%) et le Royaume-Uni (273 milliards de dollars — 6,8%).

Toutefois, ces derniers temps, les analystes constatent une réduction sensible des investissements dans la dette publique américaine.

En juin 2018, le portefeuille d’obligations du Japon a atteint son minimum depuis sept ans. La Russie et la Turquie, qui ont subi la pression économique de Washington, ont quitté le top-30 des détenteurs d’obligations américaines. Sachant que Moscou les a pratiquement toutes vendues.

Trop tard

C’est la Chine qui suscite les plus grandes craintes. En 2013, Pékin détenait encore 1.300 milliards de dollars d’obligations américaines. Fin 2016-début 2017, les Chinois avaient réduit leurs actifs pour compenser le renforcement du yuan, avant de tout rétablir. Mais les ventes ont repris l’an dernier. Au final, la Chine a vendu 13,8% de ses obligations en cinq ans.

La vente d’obligations permet à Washington de financer les dépenses fédérales grandissantes qui stimulent la croissance économique et de maintenir des taux d’intérêt bas. Ce qui joue également en faveur de la Chine: les investissements dans les obligations affaiblissent le yuan par rapport au dollar. Au final, les marchandises chinoises importées coûtent aux Américains moins cher que leurs propres produits.

Mais la dépendance financière de la Chine en est renforcée, ce qui est d’autant plus notable sur la toile de fond des différends des derniers mois. Le préjudice de la guerre commerciale déclenchée par Washington se chiffre déjà en milliards pour les deux pays. Et Pékin a averti plusieurs fois que si cela continuait, il devrait vendre ses parts dans la dette américaine. La raison serait principalement économique: il s’agirait d’assurer la stabilité du yuan.

A présent, Washington est sur le point de signer une trêve avec Pékin, mais les analystes sont convaincus que même si un accord commercial était signé, la Chine continuerait de vendre ses obligations américaines.

Comme l’a noté Laurence Fink, cela pourrait être dû à l’accord-même, qui serait «loin d’être parfait». La Chine a accumulé des parts dans la dette américaine notamment à cause de l’excédent dans les échanges, explique l’économiste. Si Pékin acceptait de réduire l’excédent commercial, il aurait bien moins d’argent à investir dans la dette américaine.

«La Chine continuera de réduire ses achats d’obligations américaines. Compte tenu du déficit budgétaire grandissant, cela laisse présager des conséquences très négatives pour le ministère américain des Finances. Au final, le Trésor risque de sortir perdant», affirme Laurence Fink.

Pourquoi la Chine détient autant d’obligations américaines

Le maintien de prix à l’export compétitifs est un élément important de la stratégie économique de la Chine. Elle garantit ces derniers en maintenant le cours du yuan par rapport au panier monétaire, majoritairement en dollars. Quand le dollar baisse, Pékin utilise les réserves disponibles de monnaie américaine pour acheter des obligations. Le gouvernement obtient cet argent des compagnies chinoises, qui, elles, le tirent des exportations. L’acquisition des obligations entraîne une hausse de la demande pour le dollar et donc son renforcement.

La Chine, qui est le plus grand créancier américain, dispose donc d’un puissant levier de pression politique et économique sur Washington. Pékin l’utilise périodiquement en menaçant de lancer la vente et de faire effondrer le marché de la dette publique des USA. Si les Chinois mettaient à exécution cette menace, les Américains seraient confrontés à l’instabilité du cours du dollar et au ralentissement de l’économie.

«L’économie sera secouée par des taux d’intérêts élevés partout, ce qui exercera un puissant effet de ralentissement», souligne Jeff Mills du PNC Financial Services Group américain.

La demande mondiale pour le dollar pourrait chuter brusquement. L’effondrement de la monnaie américaine frappera les marchés internationaux plus fort que la crise financière de 2008. Tout le monde sera touché, l’économie chinoise y compris.

C’est pourquoi le scénario le plus probable est une vente progressive et continue d’obligations américaines par Pékin. Ce qui n’est pas si mauvais non plus pour Washington.

Les analystes de la Deutsche Bank constatent que la demande pour la dette publique américaine diminue inéluctablement et que les banques centrales étrangères vendent ces actifs depuis quatre ans. Ils avertissent que pour assurer une demande stable pour les obligations, les taux d’intérêt actuels pourraient s’avérer trop bas.

«Faudra-t-il les augmenter en sacrifiant la croissance économique afin de compenser l’offre supplémentaire d’obligations dans un contexte de faible demande? Ce n’est que l’une des questions auxquelles devra répondre la Maison-Blanche», déclare le patron de BlackRock. Et, surtout, il faut réfléchir à qui sera le nouvel acheteur de la dette américaine qui pourra compenser la réduction permanente de la demande.

Le parlement britannique vote contre un nouveau référendum sur le Brexit

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Le parlement britannique a voté contre un amendement proposant de tenir un nouveau référendum sur le Brexit. Les trois autres amendements à la résolution sur le report du Brexit n’ont pas été adoptés non plus.

La Chambre des communes britannique a rejeté jeudi l’amendement portant sur l’organisation d’un autre référendum sur le Brexit au Royaume-Uni.

L’amendement a été rejeté par 334 voix. Seuls 85 parlementaires ont appuyé le texte qui devait inviter les électeurs britanniques à choisir si leur pays devait quitter l’UE aux conditions approuvées par le parlement ou bien rester au sein de l’UE.

Les trois autres amendements à la résolution sur le report du Brexit n’ont pas été adoptés non plus, deux ayant été rejetés et le troisième rappelé par son auteur avant le vote.

La Première ministre, Theresa May, avait prévenu qu’elle était contre cet amendement, tout comme les trois autres soumis au parlement et qu’elle renoncerait à reporter le Brexit à plus tard en cas d’adoption de ces propositions.

Les députés ont précédemment rejeté l’accord sur le Brexit proposé par la Première ministre, ainsi que la possibilité de se retirer de l’UE sans accord.

LL’Union européenne se dit prête à reporter le Brexit si Londres présente une demande dûment motivée avant le 29 mars.

Lors du référendum de 2016, 52% des Britanniques avaient voté pour le Brexit.

 

Source journal Sputnik