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mercredi 15 avril 2026
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FFS : l’instance présidentielle réunie ce vendredi nomme le premier secrétaire national

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Communiqué

Conformément au dernier communiqué de l’Instance Présidentielle en date du 08 mars 2019, l’Instance Présidentielle s’est réunie ce jour le 15 mars 2019 et décide de mettre fin à la période d’intérim et nomme le camarade Docteur Hakim BELAHCEL en qualité de premier secrétaire du parti conformément à l’article 50 des statuts et convoque un conseil national extraordinaire pour le 13 avril 2019.

L’Instance Présidentielle

Source site officiel FFS
Par la rédaction

Algérie : nouveau vendredi de mobilisation contre le régime (EN CONTINU)

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Algerian protesters demonstrate against their ailing president's bid for a fifth term in power, in Algiers on March 8, 2019. / AFP / RYAD KRAMDI

Après l’annonce par Abdelaziz Bouteflika du retrait de sa candidature à un cinquième mandat présidentiel, la perspective de voir le quatrième se prolonger ne semble pas satisfaire les Algériens mobilisés qui prévoient de nouvelles manifestations.

  • 23h15.Fin de ce direct.
    23h00. Dix choses à retenir de la grande mobilisation du 4e vendredi. (lire)
    21h29. Les manifestations d’aujourd’hui vues par l’ENTV

    21h27. Alger : comment les manifestants ont salué les policiers à la fin de la grande mobilisation

    29h58. Arrestation de 75 individus pour vol, violences et dégradation de véhicules et des biens publics et privés, selon un bilan provisoire de la DGSN qui fait état aussi de 11 policiers blessés légèrement.

    21h01. L’Agence officielle APS titre en Une : “Des marches imposantes à travers le territoire national revendiquant le changement et le respect de la Constitution”

    20h50. Le 4e vendredi de mobilisation pour le changement s’est déroulé dans le calme. Des millions de manifestants ont participé aux marches organisées partout dans le pays. De Tlemcen à Annaba en passant par Oran, Constantine, Alger, Bejaia, Sétif, Tizi Ouzou, Sidi Bel Abbès, Relizane, Naâma, Ghardaia, Ouargla, Bouira, Chlef, Ain Defla et la liste est encore longue parce que même dans les villes moyennes, les Algériens ont marché pour la même cause. Les manifestants ont été pacifiques, et les marches se sont déroulées dans une ambiance de fête.

    20h46. Alger : comment les manifestants ont dégagé un passage pour un handicapé.

    20h17. Alger : la situation est calme, la manifestation s’est dispersée, sans incident.

    20h13. Via le live-tweet de Dilem :

    20h04. Le JT de 20h00 de l’ENTV ouvre aussi avec les manifestations contre le système.

    20H02. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, ce vendredi en début de soirée, sur la place Masséna à Nice, leur soutien au mouvement populaire en Algérie, rapporte Nice Matin.

    19h50. Alger : solidarité entre les habitants et les manifestants (Zahra Rahmouni)

    19h24. Importante mobilisation à Oran contre le report des élections.

    19h23. Via le live-tweet de Dilem :

    19h20.Alger : des policiers tirent en l’air sous des applaudissements nourris des manifestants.

    19h15. Alger : Les secouristes bénévoles ont rejoint leur QG vers 17h30 pour éviter d’être confrontés aux casseurs. Contrairement à vendredi passé, la manifestation daujourdhui s’est déroulée globalement dans le calme. Des affrontements ont eu lieu à Telemly. Mais pour le moment aucun bilan n est disponible. En tous cas les secouristes ont globalement passé une journée tranquille.

    19h00. Le JT de 19h00 de Canal Algérie ouvre avec les marches pacifiques. Le présentateur parle de centaines de milliers de personnes à Alger et d’ambiance festive. Canal Algérie montre les images des manifs dans plusieurs villes du pays. Chose inédite : Canal Algérie montre des pancartes et des banderoles où sont inscrits des slogans anti-système.

    18h56. À Ghardaïa, les manifestants ont d’abord chanté ‘kassaman’ avant d’entamer la marche.

    18h54. Alger : des tirs de bombes lacrymogènes ont été effectués par les policiers à la place Krim Belkacem (Telemly).

    18h53. Via le live-tweet de Dilem :

    18H48. Guelma : la manifestation contre le prolongement du mandat de Bouteflika a réuni des milliers de personnes. Tout s’est déroulé dans le calme.

    18h30. Tiaret : les habitants ont manifesté pour réclamer le départ du système.

    18h23. À Alger, la manifestation s’est déroulée dans une ambiance conviviale.

    18h20. Marée humaine à Alger, les manifestants très nombreux peinent à se déplacer.

    18h18. Alger, Telemly : l’air irrespirable à cause des gaz lacrymogènes. les riverains se plaignent.

    Crédits : TSA

     

    18h16. Sétif : comme à Bejaia, un policier a rejoint les manifestants.

    18h14. Bejaia : le policier qui a rejoint les manifestants, a eu un malaise. Diabétique, il a été évacué au CHU de Bejaia. Aucune inquiétude pour lui. Il a le soutien des manifestants.

    18h13. Tizi Ouzou : la marche se disperse dans le calme, aucun incident.

    18h12. Kherrata (Bejaia), où la première grande manifestation pacifique contre le 5e mandat a eu lieu.


    18h12. Via le Live-tweet de Dilem :

    18h09. Sur Didouche Mourad, la fête s’installe. Des jeunes avec des instruments de musique chantent.

    18h07. Les tirs de gaz lacrymogènes contre les manifestants reprennent à Alger (Telemly).

    18h05. La sortie d’Alger complètement bloquée.

    Crédits : TSA

     

    18h03. Tlemcen : les habitants sont sortis en masse pour dire non au prolongement du mandat de Bouteflika.(source : Info trafic Algérie)

    18h01. Grande mobilisation à Mostaganem contre le prolongement du mandat de Bouteflika.

    18h00. Des manifestations ont eu lieu à Milia dans la wilaya de Jijel.

    Crédits : TSA

     

    17h56. Alger : la manifestation commence à se disperser lentement. Des “sages” demandent aux marcheurs de rentrer chez eux. “Le message est passé, il faut que chacun rentre chez lui, pour éviter les problèmes et l’infiltration des casseurs”.

    17h56. Boumerdès : une marée humaine pour dire « Non à la prolongation » du mandat de Bouteflika.

    17h55. Alger : un couple de manifestants qui ont participé à la marche.

    Crédits : K.A

     

    Crédits : K.A

     

    17h55. Comme partout en Algérie, des manifestations ont eu lieu à Ghardaïa.

    17h53. Ambiance de fête à Alger.

    17h52. Les manifestants nettoient la ville à Alger (info trafic Algérie).

    17h50. Bouira : des jeunes mobilisés pour la collecte des bouteilles en plastique laissées par les manifestants.

    Crédits : TSA

     

    17h50. Ambiance détendue devant la Présidence de la République. Le dispositif policier maintenu. Les commerces sont ouverts.

    17h42. Devant le lycée Bouamama (ex-Descartes) à l’instant.

    Crédits : TSA

    17h41. Via le live-tweet de Dilem :

    17h40. Aux alentours de la Présidence de la République, le calme règne. La police est fortement présente. Des groupes de manifestants remontent d’Alger-centre, dans le calme après avoir participé à la manifestation.

    17h40. Mohcine Belabbas participe à la marche à Alger.

    17h28. Abdallah Djaballah chahuté par les manifestants à Alger.

    17h25. Alger, les manifestants nettoyeurs n’ont pas attendu la fin de la manifestation pour commencer à nettoyer la ville. ils sont déjà à l’oeuvre.

    17h25. Un slogan, une explication : « Allo Macron, prépare le bois, il n’y aura pas de gaz cette année » (Lire)

    17h24. Constantine : la manifestation se poursuit, avec la présence de beaucoup de femmes. Des familles entières sont descendues dans la rue pour dire non au prolongement du mandat de Bouteflika, et réclamer le départ du système.

    Crédits : TSA

    17h19. Comme de nombreux chefs d’entreprise, Hassen Khelifati, PDG d’Alliance assurances, participe à la marche à Alger.

    Crédits : TSA

    17H17. Bejaia : un policier rejoint les manifestants, une première.

    17h15. Alger : retour au calme à Telemly après des affrontements entre policiers et manifestants.

    17h15. Via le live-tweet de Dilem :

    17H13. Bouira : comme partout en Algérie, les manifestants ont brandi des pancartes contre Macron à cause de ses déclarations sur la crise politique en Algérie.

  • 17h03 CET. Alger-centre : la manifestation se poursuit dans le calme. Les affrontements se poursuivent à Telemly.
  • 16h59 CET . Bouira : les manifestants commencent à se disperser dans le calme et sans incident. Plus de 150.000 étaient au rendez-vous.
  • 16h50 CET. Les policiers continuent de tirer des bombes lacrymogènes en direction des manifestants, qui ripostent par des jets de pierres. Les policiers repoussent les manifestants qui veulent marcher vers la Présidence.
  • 16h47 CET. Annaba : les manifestants se sont dispersés dans le calme. Selon le député Smain Kouadria qui a participé à la marche
    “Tout s’est déroulé dans le calme et la bonne ambiance”. “Les drapeaux algérien, palestinien et l’emblème amazigh ont été brandit par les manifestants”, selon M. Kouadria.
  • 16h42 CET. Imposante marche contre le système à Skikda.

  • 16h40 CET. Biskra : comme partout en Algérie, les biskris sont sortis en masse, pour réclamer du changement.

    16h39 CET. Alger : la police tire aux gaz lacrymogènes sur les manifestants.les affrontements vient d’éclater à Telemly.

    16h37 CET. Relizane : importante manifestation contre le prolongement du mandat de Bouteflika.

  • 16h11 CET Alger : marée humaine à la Place de la Grande Poste.

  • «Non à Bouteflika et à ses dérivés», peut-on lire sur la pancarte portée par ce manifestant à Alger.
  • 16h07 CET.
  • 16h06 CET. Via le live-tweet de Dilem :
  • 16h02 CET. Relizane, des milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui dans la rue pour exhorter Bouteflika à “quitter immédiatement le pouvoir”.
  • 16h00 CET . 4e vendredi de mobilisation pacifique contre le système.Grande mobilisation des Algériens partout dans le pays. Des marches se déroulent dans plusieurs villes, dans une ambiance festive, le calme et la convivialité. La réponse au plan de Bouteflika est cinglante.
  • 15h54 CET. Tizi Ouzou : des centaines de milliers de personnes dans la rue, du jamais-vu.

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  • 15h50 CET. Constantine : comme à Alger, les femmes sont présentes à la marche contre le prolongement du mandat de Bouteflika.

    [Crédits photo : TSA]

    15h46 CET. Via le twwet live de Dilem :

  • 15h50 CET
    Lila Mokri : Les manifestants viennent de franchir le dispositif policier au bvd Med 5. En route vers mouradia.
  • Une image capturée par le journaliste Bouzid Ichalalene montre une foule dense réunie place Maurice Audin à Alger.

  • La mobilisation est comme le vendredi 8 mars d’ampleur nationale. Ici à Bordj Arreridj, en Kabylie, des milliers de personnes défilent. Dans la même région, à Béjaïa, une imposante manifestation a également lieu, selon le site TSA.

    A Oran également, dans l’ouest du pays, la mobilisation ne faiblit pas.

    Selon des vidéos diffusées sur la page Facebook DzWikileaks et relayées par le site Algérie part, une manifestation a lieu à Hassi Rmel. Selon le site d’information algérien, «plusieurs dizaines, voire centaines», de travailleurs des bases de Sonatrach, l’entreprise publique algérienne d’industrie pétrolière, «ont cessé leur travail pour manifester et se rassembler pacifiquement».

    Hassi Rmel, commune du sud du pays, située à 550 km au sud d’Alger, contient le plus grand gisement de gaz naturel d’Afrique.

  • Selon le site TSA, des manifestations ont lieu dans plusieurs villes du pays, notamment à Constantine et à Annaba, villes du nord-est du pays.

  • A Alger, dans les ruelles adjacentes, des riverains ont mis à disposition des manifestants des plats de couscous et des dattes.

  • Drifa Ben M’hidi, la sœur de Larbi Ben M’hidi est présente à la manifestation d’Alger. Un symbole extrêmement fort pour la population algérienne qui voue une véritable vénération à ce héros de la guerre d’Algérie, torturé et exécuté sans jugement par l’armée française durant la bataille d’Alger, en 1957. Une avenue centrale d’Alger porte le nom de Larbi Ben M’hidi.

  • Une foule dense est déjà rassemblée à Alger alors que la prière du vendredi n’est pas encore terminée.

  • Selon le site TSA, des milliers de manifestants sont rassemblés devant l’université de Tizi Ouzou, en Kabylie.

  • Selon plusieurs journalistes présents sur place, de nombreux slogans citant nommément le président français sont scandés, l’invitant à ne pas s’ingérer dans les affaires de l’Algérie.

    Sur cette banderole photographiée par le journaliste Khaled Drareni, on peut lire : «Macron, occupe-toi de tes Gilets jaunes, ça te suffit.»

  • A Alger, comme chaque semaine depuis le 22 février, les manifestations sont festives et les jeunes gens entonnent des chants nés dans les stades de football. En plus des drapeaux algériens, des drapeaux palestiniens sont très souvent brandis par les manifestants.

  • Selon le site TSA, les manifestations ont également débuté en fin de matinée à Tizi Ouzou, en Kabylie et à M’Chedallah, dans la wilaya (préfecture) de Bouira.

    Dans cette vidéo du Journal Elbilad, il s’agit d’une manifestation à Tizi Guenif, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Les manifestants scandent des slogans contre le prolongement du quatrième mandat présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika.

  • A Alger, un manifestant brandit une pancarte sur laquelle on peut lire : «On voulait des élections sans Bouteflika, on se retrouve avec Bouteflika sans élections.»

    Pour les Algériens mobilisés, la décision du président algérien de reporter les élections qui devaient se tenir le 18 avril revient à prolonger sine die son actuel mandat.

  • Selon le site Algérie24, des manifestants venus de Tizi-Ouzou sont arrivés à Dar El-Beida, en banlieue d’Alger, et se sont mis en marche en direction du centre de la capitale, après que les bus les transportant ont été bloqués par les autorités.

  • Selon le site Algérie24, plusieurs bus transportant des manifestants voulant aller à Alger depuis Tizi-Ouzou, en Kabylie ont été bloqués au niveau du barrage de la gendarmerie nationale à Tadmaït, à la sortie de leur ville.

  • «FLN dégage !», scandent également les manifestants devant la Grande Poste dans le centre d’Alger.

  • Selon le journaliste du Huffpost Algérie Mehdi Alioui, les manifestants réunis à Alger centre scandent «Macron dégage». Beaucoup d’Algériens considèrent la position de la France comme un soutien implicite à Abdelaziz Bouteflika.

    La président français Emmanuel Macron a salué le 12 mars «la décision» de son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika de ne pas briguer un cinquième mandat et a appelé à «une transition d’une durée raisonnable». Pour les Algériens mobilisés, cette décision revient à prolonger sine die l’actuel mandat présidentiel.

  • Selon le site TSA, la manifestation contre le prolongement du mandat d’Abdelaziz Bouteflika a commencé à Alger par un rassemblement devant la Grande Poste, dans le centre de la capitale. Des centaines de personnes seraient déjà rassemblées en milieu de matinée.

  • Selon le site Algérie360, une délégation de Franco-algériens seront reçus le 18 mars à 16h par le conseiller diplomatique Aurélien Le Chevalier et le conseiller Afrique du Nord et Moyen-Orient  à l’Elysée.

    La délégation comprend six personnes, Il s’agit de Akli Mellouli, conseiller municipal, Salima Saadi, conseillère départementale de Moselle, Abdallah Zekri, président de l’Association des Mozabites en Europe, Sofiane Ghozlane, adjoint au maire,Nadia Salem, conseillère presse et l’artiste Samira Brahmia. Cette dernière a confirmé à RT France la tenue de cette réunion.

    Cette rencontre vise à préparer une rencontre avec Emmanuel Macron, accusé par ces Franco- algériens de soutenir Bouteflika contre la Constitution.

  • Selon le site TSA, des appels sur les réseaux sociaux sont lancés pour demander aux manifestants de ne pas marcher vers la présidence ou le palais du gouvernement pour éviter les affrontements avec les services de sécurité.

    L’Algérie attend encore de grandes manifestations ce 15 mars pour le quatrième vendredi d’affilée et ce, malgré les annonces du président Abdelaziz Bouteflika qui, le 11 mars, avait décidé de retirer sa candidature à un cinquième mandat. Après la courte euphorie qui a immédiatement suivi cette annonce, les Algériens mobilisés ont estimé que le report sine die des élections prévues le 18 avril, annoncé dans la foulée du retrait, actait la prolongation de l’actuel mandat du président, ce qu’ils rejettent.

    Les manifestations ont donc repris de plus belle dès le lendemain. Et chaque jour depuis lors des professeurs, des étudiants, des magistrats, du personnel de santé, des associations d’handicapés se mobilisent en nombre dans plusieurs villes du pays. Ce nouveau vendredi de mobilisation fera office de test pour le nouveau gouvernement en cours de constitution. L’ampleur des manifestations permettra de se faire une idée de la voie que prendra le pays dans les semaines à venir.

     

Source RT France et TSA

Marcher pour une deuxième République sans le régime !

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Les Algériens continueront leur marche aujourd’hui pour le quatrième vendredi consécutif. Le soi-disant retrait de Bouteflika de briguer un 5e mandat et surtout l’annulation de l’élection présidentielle n’arrangent pas tout à fait les choses. Il y a de la ruse et de la manœuvre dans la démarche. Le peuple exige le «départ de tout le régime».

Le régime, aux abois depuis le début du mouvement populaire le 22 février, est vraiment à bout de souffle. Il a abattu vainement toute ses cartes pour se redresser et redémarrer sa machine de propagande médiatico-politique, pensant qu’il a encore une marge de manœuvre pour s’en sortir indemne ou avec le minimum de préjudices.

Toutes les manœuvres anticonstitutionnelles orchestrées ces derniers jours par les «décideurs» au nom du président Bouteflika servent, au mieux, à gagner du temps pour sauver les intérêts des dignitaires du pouvoir, au pire, à tenter de confisquer la victoire de la révolution citoyenne pacifique contre l’autoritarisme et la corruption.

Pour ce faire, les gens aux manettes comptent sur l’essoufflement des mobilisations multisectorielles et la création de divisions au sein de l’opposition et de la société civile, sur fond de mise en place d’un supposé gouvernement d’union nationale et de la préparation de la conférence nationale de transition. Or, tous ces desseins n’ont aucune chance d’aboutir si la rue ne décolère pas.

Le seul véritable rapport de force que détient le peuple algérien, particulièrement la jeunesse, pour imposer sa propre feuille de route pouvant enclencher un réel processus de changement démocratique dans le pays, en rupture totale avec une quelconque transition clanique ou un recyclage d’anciens agents du régime, c’est la poursuite des manifestations et des rassemblements en force. Et ce, pour au moins trois bonnes raisons.

1 La revendication initiale, principale, liée au refus d’un 5e mandat, n’est satisfaite qu’à moitié, voire pas du tout, même s’il s’agit d’une victoire symbolique des manifestants qui ont réussi à faire reculer le clan présidentiel. Alors que l’un des points qui ont exacerbé la colère populaire était l’inconstitutionnalité de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, sans sa présence et dans un état de santé qui devrait le disqualifier d’office, son entourage a violé une nouvelle fois la Constitution en annulant l’élection présidentielle sans raison constitutionnelle valable, prolongeant ainsi le mandat en cours. Au final, tel que l’ont bien résumé certains protestataires : «On a voulu des élections sans Bouteflika et on a eu Bouteflika sans les élections.»

2 Le discours conciliant du nouveau tandem de l’Exécutif, Bedoui-Lamamra, et les soi-disant concessions annoncées ne doivent duper personne. Il faut en effet avoir en tête le cas égyptien de 2011, les tenants du pouvoir avaient alors fait semblant d’abdiquer et réussi à refroidir l’élan d’une révolte qui était censée renverser la dictature de Moubarak.

C’était finalement pour les acteurs du régime autocratique une stratégie payante pour prendre du recul et avoir les moyens de se réorganiser, aidés par la fin du soulèvement populaire pacifique et l’évacuation de la place Tahrir.

Cela leur a permis de reprendre le dessus sur l’opposition et de mener des représailles féroces contre les leaders de la contestation. C’est dire si les Algériens ont tout à gagner en poursuivant leur mobilisation jusqu’à satisfaction des revendications essentielles, à commencer par le départ effectif de Bouteflika et de sa «clique», la même qui gouverne depuis 1999.

3 Le pays n’aura peut-être jamais d’autre occasion pour se doter d’un Etat de droit digne de ce nom, par la voie pacifique et consensuelle. Depuis le putsch contre le GPRA en 1962, l’opposition démocratique, qu’elle soit partisane ou citoyenne, n’a pas pu avoir un rapport de force aussi important en sa faveur pour pouvoir espérer l’élection d’une nouvelle Assemblée nationale constituante libre.

Ce rêve est désormais à portée de main, à condition que la population reste unie et persévérante en défilant dans la rue, pacifiquement et de manière civilisée, comme on l’a vu jusqu’à maintenant, pour disloquer ce qui reste de l’ossature du régime.

Continuer la mobilisation sur le terrain, c’est garder son destin loin des tractations opaques des survivants du système, c’est aller au bout du rêve de construire une deuxième république algérienne foncièrement démocratique et sociale.

 

Source journal El Watan
Par Samir Ghezlaoui

Les entrées d’Alger fermées

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Des centaines de voitures venues, notamment de Kabylie sont bloquées à l’entrée d’Alger.Des barrages de gendarmerie empêchent ces véhicules d’accéder à la capitale afin de prendre part à la manifestation prévue. Même à pied, les gens sont interdits de marcher vers la capitale.

https://www.facebook.com/dzairelyoum16/videos/2207728712813809/?t=0

 Hichem B

Source : Kbylie News. com

Nouvelle-Zélande: des fusillades dans deux mosquées font plusieurs morts

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Les faits se sont produits à Christchurch, localité de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande.

La situation est “critique” selon les autorités. Des policiers armés ont été déployés dans le centre de Christchurch vendredi 15 mars alors que la presse locale faisait l’état de fusillades dans deux mosquées de cette localité de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande.

“La police répond à des informations sur des tirs dans le centre de Christchurch”, a-t-elle déclaré dans un communiqué. Les médias locaux ont fait état de nombreuses victimes dans une mosquée, ajoutant qu’une autre avait été évacuée. Le bilan reste incertain, même si des témoins ont affirmé à Associated Press que plusieurs personnes étaient mortes. Ce que les autorités ont confirmé dans un second temps, la Première ministre du pays, Jacinda Ardern, évoquant le chiffre de 40 morts et de 20 blessés. , ajoutant que cet acte “ne peut qu’être décrit que comme une attaque terroriste”.

La police a ensuite confirmé qu’une autre mosquée avait été prise pour cible.

La presse a également déclaré que des membres de l’équipe de cricket du Bangladesh était présents sur l’un des sites. Un joueur a cependant précisé que l’équipe “entière” était saine et sauve. Le commissaire Mike Bush a déclaré que toutes les écoles de la ville avaient été bouclées.

Un témoin a raconté à Radio New Zealand qu’il avait entendu des coups de feu et vu quatre personnes gisant au sol, “avec du sang partout”.

Engins explosifs

Les autorités ont procédé à l’arrestation de quatre personnes, sans que l’on sache dans l’immédiat si le tireur comptait parmi elles. “Quatre personnes sont en garde à vue, trois hommes et une femme”, a dit le commissaire Mike Bush, précisant que l’armée avait désamorcé des engins explosifs retrouvés sur les véhicules des suspects avaient été sécurisés. Le nombre de morts est “significatif”.

Par ailleurs, la police a demandé aux fidèles musulmans d’éviter les mosquées “partout en Nouvelle-Zélande”. Jacinda Ardern, première ministre du pays, n’exclut pas qu’il y ait plusieurs auteurs.

“Ce qui s’est passé à Christchurch est d’une violence incroyable et sans précédent. Ceci n’a pas sa place à Nouvelle-Zélande”, a-t-elle déclaré dans un tweet.

Plusieurs journalistes ont identifié l’auteur de la tuerie comme étant Brenton Tarrant. Ce dernier a diffusé en direct son acte sur Internet. Sur les images insoutenables (que Le HuffPost a choisi de pas publier), on peut voir l’assaillant tirer à bout portant à l’arme automatique sur plusieurs fidèles de la mosquée. Sur la plateforme Scribd, l’intéressé avait mis en ligne un manifeste sur le “grand remplacement”, théorie islamophobe en vogue dans les milieux d’extrême droite à travers le monde.

La Nouvelle-Zélande est réputée pour sa faible criminalité. Dans ce pays, “l’usage d’armes à feu pour commettre des crimes reste un événement rare”, écrit ainsi le département d’Etat américain dans ses conseils aux voyageurs.

Source journal Huffpost

Rédaction du HuffPost avec AFP

Le ministre Tahar Hadjar a offert une bourse à l’étranger à son propre fils

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Depuis cette rentrée scolaire, le fils de Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur, est inscrit dans une université parisienne où il poursuit ses études grâce à une bourse d’études octroyée par l’État algérien.

Selon nos informations, le fils du ministre n’était pas naturellement éligible à une bourse d’État au regard de ses résultats universitaires et de sa spécialité.

Le ministre s’est illustré récemment par une déclaration qui a choqué les Algériens et suscité des moqueries ailleurs. Il a affirmé que le Prix Nobel n’avait aucune utilité. Visiblement, ce principe s’applique aux étudiants algériens. Mais pas pour son propre fils.

Source : TSA

Déclaration ACDA : Non au coup de force contre la volonté populaire

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epa07393427 Protesters from the Franco-Algerian community gather at Republic square to protest against the fifth term of Algerian President, Abdelaziz Bouteflika in Paris, France, 24 February 2019. Abdelaziz Bouteflika, has been serving as the president since 1999, has announced on 19 February he will be running for a fifth term in presidential elections scheduled for 18 April 2019. EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON (MaxPPP TagID: epalivethree903457.jpg) [Photo via MaxPPP]
D E C L A R A T I O N
 
de Agir pour le Changement et le Démocratie en Algérie – ACDA
 
 
Non au coup de force contre la volonté populaire
Le régime algérien provoque une nouvelle fois le peuple et confirme sa nature manipulatrice et son mépris. Le 3 mars dernier, alors que Abdelaziz Bouteflika était hospitalisé à Genève, une lettre en son nom promettait au peuple algérien d’entamer une période de transition en vue de changer de régime si le candidat Bouteflika était élu pour un cinquième mandat d’une année. Il s’engageait aussi à organiser par la suite une élection présidentielle anticipée selon le calendrier arrêté durant la période de transition. Le rejet de cette  proposition épistolaire a été massif et le mot d’ordre du rejet du 5ème mandat maintenu.
Dans le message lu en son nom ce 11 mars, Bouteflika veut imposer la même chose mais tout en se maintenant au pouvoir au-delà du terme de son mandat actuel reportant sine die l’élection présidentielle initialement prévue le 18 avril. Cette manœuvre est encore plus grossière et insulte l’intelligence des Algériennes et des Algériens. Il feint d’ignorer que c’est le rejet de sa candidature à un cinquième mandat qui constitue le premier point de ralliement de la mobilisation populaire tout autant que le désir profond d’un changement de régime.
De plus, cette dernière lettre attribuée à Bouteflika indique que ce dernier n’avait pas la volonté de se présenter à un cinquième mandat et contredit de ce fait les précédentes décisions et lettres qui lui étaient attribuées, ceci confirme que le président n’agirait pas seul et qu’un groupe occulte usurpe la fonction présidentielle depuis plusieurs années et prouve la volonté du clan présidentiel de mentir d’une manière éhontée au peuple pour aller jusqu’au bout de son projet désastreux qui est de se maintenir au pouvoir.
Pourtant ni son état de santé ni son âge ne lui permettent de réaliser en quelques mois ce qu’il n’a jamais envisagé en vingt ans de pouvoir. De plus, il le ferait en prorogeant son mandat actuel au-delà de son terme constitutionnel, en violation de la Constitution et contre la volonté populaire clairement exprimée. En effet, ce qui est proposé aujourd’hui au nom de Bouteflika n’est rien moins qu’un énième coup de force dans la plus pure tradition de ce pouvoir qui s’est imposé aux Algériennes et aux Algériens depuis l’indépendance.
Cette ultime manœuvre ne fait que renforcer la nécessité de la vigilance populaire et de l’élévation de la conscience politique commune. Plus que jamais, nous devons rester mobilisés dans la longue durée contre ce 5ème mandat de facto et pour amorcer, sans Bouteflika et le pouvoir de l’ombre qui l’entoure, une transition démocratique qui ne soit pas otage de leur bon vouloir. Plus que jamais, le caractère pacifique et massif des manifestations doit demeurer. La transition démocratique réclamée par le peuple algérien doit se faire avec l’ensemble des acteurs issus du mouvement populaire selon des modalités et des mécanismes indépendants du
pouvoir actuel.
Paris le 13 Mars 2019
 

FFS : Déclaration de la chancellerie diplomatique

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Nous, chancellerie diplomatique du FFS, accueillons avec beaucoup de fierté la dynamique citoyenne responsable et pacifique enclenchée en Algérie et à l’étranger. Les algériennes et les algériens ont décidé de se prendre en charge, de restituer leurs droits d’avoir des droits et exercer leur citoyenneté d’une manière effective. La jeunesse s’exprime chaque jour dans toutes les villes algériennes, dans la fraternité, l’humour, la créativité et la convivialité pour un changement radical du système. Aussi, le peuple algérien affiche remarquablement le désir d’édifier un Etat de droit, une République démocratique et sociale.

Nous saluons la maturité politique de peuple algérien, sa mobilisation exemplaire tant qu’en Algérie que partout dans l’hexagone. En effet, les algériens par milliers manifestent à travers les capitales du monde pour l’unité du peuple et s’inscrivent naturellement en phase du mouvement en marche pour un nouveau souffle de liberté et de démocratie. Une fois de plus, la communauté algérienne à l’étranger a réaffirmé son attachement à l’Algérie. Notre communauté réitère son engagement à apporter sa part de responsabilité pour une l’alternative démocratique et sociale en Algérie.

Nous constatons avec joie que le projet politique prôné par feu Hocine Ait Ahmed est largement partagé par nos concitoyennes et concitoyens. Indéniablement, le peuple s’engage pour le départ du système et réclame une transition démocratique avec au préalable, des mesures conséquentes de libération du champ politique et médiatique permettant l’élection d’une assemblée nationale constituante pour enfin refonder l’Etat Algérien et proclamer le passage vers la deuxième République.

La chancellerie diplomatique du FFS suit avec beaucoup d’attention le développement de la situation et appelle les algériennes et les algériens à poursuivre pacifiquement la mobilisation, à rester vigilants pour déjouer les manœuvres du pouvoir qui cherche en vain à se recomposer pour se maintenir en place.

La chancellerie diplomatique du FFS salue le soutien des peuples amis à la marche des algériens pour le changement. Par ailleurs, nous tenons à rappeler que la crise algérienne doit être résolue exclusivement par les acteurs algériens. A cet effet, nous refusons, nous rejetons et nous condamnons toute tentative d’ingérence, sous toute forme, visant a renforcer le pouvoir en place.

La marche du peuple algérien pour la souveraineté, le droit d’avoir des droits et une paix durable triomphera. La force du peuple vaincra la dictature et amorcer le changement pour une Algérie libre et heureuse, pour une Algérie ouverte sur l’universel, plurielle, sociale et démocratique.

Europe-Amérique, le 14/03/2019.
Vive l’Algérie.
Vive le FFS
La Chancellerie diplomatique du FFS à l’étranger.

Rendez-vous des manifestants pour le départ de Bouteflika : Le vendredi décisif

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Algerians march with protest sings reading "peaceful", and "leave means leave" in Arabic, during a rally against ailing President Abdelaziz Bouteflika's bid for a fifth term in power, in the capital Algiers on March 1, 2019. The demonstrations came a week after tens of thousands of people rallied in the North African state against 81-year-old Bouteflika's decision to stand in the April 18 election. / AFP / RYAD KRAMDI

C’est un quatrième vendredi de mobilisation citoyenne qui intervient dans un contexte politique mouvant. Alors que le processus insurrectionnel se radicalise, le pouvoir tente de reprendre l’initiative politique par la ruse et la manœuvre, qui n’ont pas opéré.

Le report de l’élection présidentielle, assorti d’un prolongement du mandat du président Bouteflika hors cadre constitutionnel, n’a pas rencontré d’écho. L’offre est massivement rejetée par la rue et l’ensemble de la classe politique de l’opposition. Dans plusieurs villes du pays, les manifestations ont déjà donné le ton de ce que vont être les marches de demain.

La principale revendication du rejet du 5e mandat, qui a rythmé la contestation depuis la journée du 22 février, a disparu pour laisser place au «Non au 4e mandat prolongé et à la violation de la Constitution».

L’offre de la conférence nationale dite «inclusive», devant aboutir à l’organisation de l’élection présidentielle avant la fin de l’année, n’a pas non plus convaincu.

L’apaisement espéré par le pouvoir n’a pas eu lieu. Les deux figures remises en selle, Lakhdar Brahimi, ancien ministre des Affaires étrangères plusieurs fois «missionnaires» de l’ONU, Ramtane Lamamra, redevenu chef de la diplomatie, pour tenter d’assurer le «service après-vente», sont vite brocardées sur les réseaux sociaux. Leur respectabilité internationale et contrebalancée est fortement handicapée par l’absence d’un ancrage politique national.

Surtout qu’aux yeux de beaucoup d’Algériens, «ces deux personnages font partie du système qui est sommé de dégager». «On a demandé des élections sans Bouteflika, ils nous ont mis Bouteflika sans les élections», répond la rue comme pour illustrer le fossé croissant qui la sépare du pouvoir. Impossible de rapprocher les vues.

Difficile de parvenir à un compromis. Les «insurgés» comme les partis et personnalités de l’opposition refusent fermement de participer à une conférence de transition conduite par le pouvoir. C’est donc un vendredi décisif pour la suite des événements. Des appels à manifester s’élargissent.

Dans une lettre qui restera sans doute dans les annales, l’icône de la Révolution algérienne, Djamila Bouhired, lance un appel à «la jeunesse algérienne en lutte».

Une lettre dans laquelle elle lance l’arme chimique à la figure du pouvoir. «Au nom d’une légitimité historique usurpée, une coalition hétéroclite formée autour du clan d’Oujda, avec l’armée des frontières encadrée par des officiers de l’armée française, et le soutien des ‘‘combattants’’ du 19 mars, a pris le pays en otage», écrit-elle. Jamais publiquement l’ancienne condamnée à mort n’a été aussi rageuse.

C’est dire la flamme qui la brûle silencieusement depuis l’indépendance. «En renouant le fil de l’histoire interrompu en juillet 1962, vous avez repris le flambeau qui va éclairer le chemin de notre beau pays vers son émancipation, dans la dignité retrouvée et dans les libertés à reconquérir», dit-elle à l’adresse de la jeunesse qui est en train de redresser le sillon de la libération. «Là où ils se trouvent, je suis convaincue que nos martyrs, qui avaient votre âge, lorsqu’ils avaient offert leur vie pour que vive l’Algérie, ont, enfin, retrouvé la paix de l’âme», poursuit-elle dans un bel hommage à ceux qu’elle désigne comme ses «enfants et petits-enfants».

Un coup dur pour l’équipe au pouvoir. Une mise à nu. Un pouvoir qui sera mis en face d’un sérieux test plongé dans un brouillard politique. Le Conseil constitutionnel, qui devra rendre aujourd’hui ses conclusions sur la validation ou pas des dossiers des candidats qui ont proposé leurs candidatures, se trouve soudainement hors du coup.

Que va-t-il faire ? D’évidence ce sera le premier acte non constitutionnel qui va être commis depuis l’annonce du report de la présidentielle prévue pour le 18 avril. C’est le grand paradoxe. La rue qui réclame le respect de la Constitution face à un pouvoir qui s’installe pas à pas et de manière évidente dans l’informel politique.

 

Source journal El Watan
Par Hacen Ouali

Algérie : La lutte pour la République traverse la société en profondeur

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Pas dupe de la ruse d’un régime qui ne veut rien lâcher, la rue veut avoir le dernier mot et dégager définitivement le pouvoir en place. Ce 15 mars, le contre-pouvoir en gestation depuis quatre semaines peut changer la donne.

Ce 4e vendredi de manifestations sera décisif. Un test crucial après l’annonce du renoncement du président Bouteflika à un 5e mandat. Malgré une feuille de route pour des réformes institutionnelles, la lettre du 11 mars dans laquelle, de fait, Abdelaziz Bouteflika prolonge son mandat actuel et reporte sine die l’élection présidentielle du 18 avril n’a pas calmé les Algériennes et les Algériens. Au contraire. Les manifestations de ce 15 mars seront celles de la colère. Et de la détermination.

Pas dupe de la ruse d’un pouvoir qui ne veut pas lâcher, la rue entend avoir le dernier mot. Ce jour sera celui du « Rendez-vous des manifestants pour le départ de Bouteflika », titre à la une le quotidien El Watan. « Je marche, tu marches, nous marchons, vous marchez, ils partent », affiche l’un des nombreux slogans relayés sur les réseaux sociaux.

Face aux risques de dérapage et aux incertitudes sur l’attitude de l’armée, les appels au calme et à la vigilance se multiplient. « La volonté de garder le contrôle des manifestations, cette capacité d’auto-organisation et son caractère pacifique font la spécificité de ce mouvement », rappelle la sociologue algérienne Amel Boubekeur.

Aujourd’hui, outre la nouvelle démonstration de force que veulent infliger les manifestants au pouvoir, la préoccupation qui monte est de savoir comment organiser la contestation et quel débouché lui donner. L’opposition traditionnelle reste en marge, même si, adepte des combines d’appareil, elle attend son heure.

Le peuple algérien écrit une nouvelle page de son histoire

La peur d’une récupération politique rend les contestataires très méfiants. Mais ils savent qu’ils doivent se structurer. « Le sujet est en débat. C’est par là que passe le chemin de la démocratie », confirme la comédienne Adila Bendimerad, figure de proue du mouvement parmi les artistes. Ils occupent l’espace public, tiennent des agoras permanentes, formulent des propositions, chantent et lisent même des poèmes. Ils veulent aussi qu’émergent des porte-parole « au-dessus de tout soupçon » et surtout sans précipitation. « On n’accouche pas d’une IIe République comme on sort un lapin du chapeau », clame le blogueur très populaire Sidali Kouidri Filali.

Le peuple algérien écrit une nouvelle page de son histoire. Un contre-pouvoir se constitue. La réappropriation de la parole et du politique traverse toute la société. Et tout le territoire. « Certes, le mouvement n’a pas de direction. Mais il est superbement organisé et discipliné. Quand l’histoire s’accélère, les masses font émerger leurs propres structures représentatives », pointe Nadir Djermoune, chercheur urbaniste à l’université de Blida.

Chacun à sa façon en cherche les formes les plus appropriées pour ne pas se faire voler la victoire. Pour que le fleuve ne soit pas une nouvelle fois détourné comme ce fut le cas après l’insurrection de 1988. « L’enjeu est de réussir à formuler des propositions politiques de sortie de crise. La revendication à porter est celle d’une Constituante pour une nouvelle Constitution », explique Hakim Addad, du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ). Une revendication largement partagée par de nombreux acteurs du mouvement, dont le Parti socialiste des travailleurs (PST) qui appelle à la création de comités populaires dans les quartiers, les communes et les universités.

La RAJ avec les ligues des droits de l’homme, des associations pour les droits des femmes, des collectifs de victimes du terrorisme de la décennie noire – près de 200 000 morts dans les années 1990-2000 – ainsi que plusieurs syndicats autonomes appellent à un « compromis historique vers une transition démocratique ». Seul préalable, « le respect inconditionnel et sans réserve des droits de la personne humaine, des libertés fondamentales et de la volonté populaire ». Ce compromis historique est « une nécessité inéluctable, vitale et urgente », soulignent les signataires de l’appel, qui s’engagent « à œuvrer et à contribuer à la réussite d’une sortie de crise concertée et pacifique ». Après avoir affirmé résolument ce qu’ils ne veulent plus, les Algériennes et les Algériens commencent à formuler ce qu’ils veulent.

 

Source journal L’Humanité
Par Latifa Madani