15.9 C
Alger
vendredi 20 février 2026
Accueil Blog Page 167

Algérie : Saïd Saadi confirme sa rencontre avec Lakhdar Brahimi

1

Réagissant à l’article paru ce vendredi dans les colonnes d’Algerie patriotique révélant des rencontres informelles qu’a eues Lakhdar Brahimi avec des acteurs de l’opposition dont Louiza Hanoune et Saïd Sadi, ce dernier a rendu publique une mise au point sur sa page Facebook, confirmant l’information, tout en tenant à préciser que la rencontre en question avait eu lieu dimanche, et non le mercredi comme annoncé dans l’article, c’est-à-dire avant l’entrevue qu’a eue Brahimi avec le président de la République.

Par ailleurs, l’ex-président du RCD affirme en avoir lui-même fait part, «y compris devant des journalistes», en marge du forum de Liberté où il était intervenu mercredi dernier.

Visiblement gêné par la révélation de cette information, dans le sens où, on le comprend, une simple apparition avec celui qui a été rappelé par le chef de l’Etat pour tenter de résoudre la crise et qui est déjà hué par la rue peut être compromettant à plus d’un titre, Saïd Sadi explique que Lakhdar Brahimi l’avait appelé le dimanche 10 mars pour lui dire qu’il venait d’arriver à Alger pour un bref séjour et qu’il se trouvait à l’hôtel El-Aurassi.

«Etant libre dans la soirée, je m’y suis rendu. En arrivant, je l’ai trouvé en compagnie de Rahabi», raconte Sadi. Et d’enchaîner : «Devant ce dernier, Brahimi m’a dit être arrivé pour entendre, comme il avait commencé à le faire à Paris où il venait de discuter avec l’écrivain Kamal Daoud. Je lui ai répondu qu’il risquait d’être déçu car, connaissant mieux que moi le régime, il devait savoir que l’opacité ne s’éclaircit pas dans les périodes de troubles», note-t-il.

Dans son récit, Saïd Sadi confirme néanmoins qu’un échange a eu lieu entre les deux hommes sur la situation qui prévaut dans le pays. «J’ai expliqué que j’étais assez inquiet, poursuit le fondateur du RCD, car il ne me semblait pas que le pouvoir appréciait à sa mesure la gravité de la situation», ajoutant que «de ce que j’entends et crois, le départ de Bouteflika et la démission du gouvernement étaient un des préalables à toute démarche sérieuse». «Sur ce point, Brahimi n’a pas fait de commentaires», précise-t-il.

 

Par Saïd N.

Source : Algérie Patriotique

Algérie : que peut l’armée?

0
Algerians chant slogans and wave national flags during a protest rally against ailing President Abdelaziz Bouteflika's bid for a fifth term in power, in the capital Algiers on March 1, 2019. - The demonstrations came a week after tens of thousands of people rallied in the North African state against 82-year-old Bouteflika's decision to stand in the April 18 election. (Photo by RYAD KRAMDI / AFP)

À l’heure où la révolte gronde en Algérie, à mesure que le cadre constitutionnel se trouve hypothéqué et que le compromis demeure introuvable, le dénouement pourrait-il venir d’un «abandon» par l’État-major du pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika en se prononçant contre la prolongation du 4e mandat?

Un compromis est-il toujours possible en Algérie? La réponse est d’autant plus incertaine que les revendications populaires ne semblent se satisfaire des propositions apportées par le pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika à la crise qui secoue l’Algérie depuis le 22 février dernier. Face à la détermination des deux parties, une alternative se présente: l’armée. Le salut réside-t-il dans un Exercitus ex machina, une intervention symbolique de l’armée nationale populaire (ANP) pour apporter un dénouement inespéré?

En revendiquant la fin du système, les Algériens n’ignorent sans doute pas que l’armée en est l’un des principaux acteurs, si ce n’est le plus important. Ils n’ignorent pas non plus, sauf à se rendre coupable d’un romantisme naïf, qu’ils avaient abjuré en 1988, que la chute d’un régime et la naissance d’un autre ne peut se faire sans l’armée.

«Le régime ne pourrait tomber purement et simplement. Le «système» est tellement enraciné en Algérie, associant présidence, armée, apparatchiks du FLN [Front de libération nationale, parti présidentiel] ou hommes d’affaires, qu’il ne pourrait tomber d’un coup, comme on avait pu le voir, par exemple et dans une certaine mesure, en Tunisie», décrypte pour Sputnik Dalia Ghanem Yazbeck, chercheure spécialiste de la politique algérienne.

Dans cette Algérie pleine de paradoxes, où «la chute du système» est souhaitée, aucune issue ne semble envisagée sans l’armée. Cette même armée qui cristallise sur le mode de la cohabitation un système de valeurs autoritaires honni, en même temps qu’un système de valeurs basé sur la liberté, la paix et la justice, dont le peuple algérien semble épris. On l’appellera, tour à tour, «les Généraux» ou «l’ANP», selon qu’on veuille faire appel à l’une ou l’autre de ses deux facettes janusiennes. La première, adhérant pleinement au «système», dont elle est un acteur incontournable, et s’évertuant à le maintenir, vaille que vaille. La deuxième, ensuite, structurant l’imaginaire algérien autour d’événements fondateurs: la victoire sur le joug colonial, d’abord, puis celle sur l’aliénation terroriste. Jusqu’à ce jour, ces épopées continuent de s’inscrire dans l’ADN de chaque Algérien, y compris les plus jeunes. Si bien que le slogan populaire appelant à la «chute du régime» serait à traduire par une intransigeance, sans équivoque, avec les caciques politiques, tout en se satisfaisant d’un compromis avec l’armée. Pour la chercheuse Dalia Ghalia Yazbeck:

«Pendant le mouvement de contestation, le peuple s’est employé à challenger l’armée, implicitement, en insistant sur le caractère pacifique de son mouvement. C’était un appel à l’armée pour ne pas intervenir de manière violente, quitte à agir dans les coulisses», analyse-t-elle pour Sputnik.

Demeurée relativement en retrait dans la partie qui oppose depuis trois semaines une grande partie du peuple algérien au pouvoir de M.Bouteflika, l’armée garde pourtant bien toutes les clés en main. Et c’est au moyen de messages équivoques que son État-major communique une ambiguïté se nourrissant du changement du rapport de force sur le terrain, à mesure que la contestation gagnait de l’ampleur. Cette ambigüité témoigne aussi des courants contradictoires qui parcourent le corps de l’armée algérienne.

«Jusqu’à présent l’État-Major a envoyé des messages plutôt confus. Le chef d’État-Major, Ahmed Gaïd Salah, s’est montré, au début des manifestations, quasi-menaçant en affirmant que l’armée ne laisserait pas le chaos s’installer. Ensuite, il semblait s’est être rétracté en affirmant que les demandes du peuple et celles de l’armée sont convergentes. Si l’armée est actuellement parcourue par plusieurs courants, l’antagonisme générationnel n’est pas à négliger. Actuellement, le leadership est exercé par des octogénaires comme Gaïd Salah, et plus généralement par « la première génération », celle qui avait pris part à la guerre de libération nationale. Il va sans dire qu’elle ne constitue pas la majorité de l’armée, sur un plan numéraire», décrypte Dalia Ghanem Yazbeck.

Jusqu’où ira la volonté de la «première génération» à faire jouer un présumé blocage de minorité? Le soutien de notoriété publique du chef d’État-major au président Bouteflika présume d’une préférence pour le scénario de la continuité, même sous perfusion, dès lors que les recettes de la Présidence ont une chance, même infime, d’endiguer la crise. À mesure, toutefois, que les premiers manifestants commençaient à affluer, vendredi 15 mars, aux cris de «Vous partez, c’est-à-dire vous partez!», la marge de manœuvre présidentielle se réduisait sensiblement. Et ce n’est pas faute d’avoir tenté un jeu habile, appelant à la rescousse deux grands pontes de la diplomatie algérienne, Lakhdar Brahimi et Ramtane Lamamra.

«Le pouvoir avait sous-estimé la capacité de mobilisation du peuple, de même que sa capacité à dépasser ses vieux clivages, régionaux, idéologiques ou sociaux. Inversement, il avait surestimé sa propre marge de manœuvre. La dernière manœuvre consistant à faire appel à des gens comme Lakhdar Brahimi ou Ramtane Lamamra, est une fausse bonne idée. Jusqu’à leur entrée sur scène, ils jouissaient d’une certaine respectabilité, chez une grande partie d’Algériens et auraient pu, à ce titre, constituer une alternative crédible. En s’associant à cette entreprise à ce stade, ils se trouvent aujourd’hui grillés. Des manifestants n’hésitent pas à les considérer, désormais, comme des « traîtres » à la cause populaire», poursuit la chercheure algérienne.

Ramtane Lamamra
Depuis la première élection d’Abdelaziz Bouteflika en 1999, l’armée algérienne se dit retranchée dans ses prérogatives constitutionnelles, à savoir la défense du territoire national. L’interruption du processus électoral de 1992, à la suite d’une écrasante victoire des islamistes, n’aurait été qu’«une brèche dans un cercle, ouverte en 1992, qu’on a refermée en 1999», jurait en juillet 2002 le général Mohamed Lamari lors d’une conférence de presse inédite retransmise à la télévision. Le chef d’État-major algérien entendait ainsi répondre aux «mensonges» accusant l’Armée nationale populaire (ANP) de continuer à tirer les ficelles du jeu politique pour imposer le candidat du consensus qui sera soumis à la validation, purement formelle, du suffrage universel direct.Théoriquement, l’État-major pourrait ne plus être fondé, aujourd’hui, à se retrancher derrière une présumée neutralité politique imposée par le cadre constitutionnel, dès lors que celui-ci se trouve justement «gelé de facto», d’après l’expression du constitutionnaliste algérien Abdelkader Kacher, lors d’une précédente interview avec Sputnik. La décision du président Bouteflika de se maintenir en place au-delà de son quatrième mandat — alors qu’aucune disposition constitutionnelle ne l’y autorise — et son intention de convoquer une conférence nationale «inclusive et indépendante» — sur le modèle de ses sœurs africaines du début des années 1990 — pour jeter les jalons d’un nouveau texte fondamental semblent ériger la lettre présidentielle du 11 mars en véritable acte politique portant organisation provisoire des pouvoirs publics, mais dont la légitimité se trouve contestée.

À l’heure où la révolte gronde, où le cadre constitutionnel se trouve hypothéqué et où le compromis demeure introuvable, le dénouement pourrait venir, non plus d’une nouvelle «brèche dans un cercle», désormais passée de mode et de culture, mais d’une simple remise en question du soutien apporté par une partie de l’État-major au pouvoir présidentiel. En d’autres termes, il s’agit de racheter le péché des «janviéristes», qui avaient annulé en janvier 1992 le deuxième tour des législatives, remetant en selle le scrutin présidentiel dans les meilleurs délais.

«La meilleure option, pour le pouvoir, et en l’occurrence pour l’armée, serait d’intervenir en définissant un cadre raisonnable pour ce report de l’élection, tout en l’assortissant d’une issue acceptable. Outre l’annulation pure et simple d’une cinquième candidature, qui est aujourd’hui acquise, il lui faudrait mettre un terme à la prolongation du quatrième mandat. À l’issue d’une période qui ne pourrait excéder une durée raisonnable de 6 mois, un candidat ou plusieurs candidats pouvant faire consensus pourraient être proposés au vote des Algériens», envisage Dalia Ghanem Yazbeck.

À charge pour l’histoire de ne pas retenir ce potentiel coup d’éclat comme l’œuvre de «marsiens», du nom de ces résistants de la dernière heure dans la guerre de libération algérienne.

Source journal Sputnik
Par Safwene Grira

Attentats en Nouvelle-Zélande : Qui est Rendan Tarrant ?

0

rendan Tarrant, le tireur australien de Christchurch, est décrit comme un terroriste d’extrême droite. Passé par l’est de la France en 2017, il aurait eu son déclic dans un cimetière militaire.

Alors que le bilan définitif est encore incertain et la situation toujours sous tension à Christchurch en Nouvelle-Zélande, où deux mosquées ont été prises pour cibles lors d’une attaque terroriste ce vendredi 15 mars, un nom tourne en boucle dans la presse néo-zélandaise: Brenton Tarrant.

« Cet australien de 28 ans militant d’extrême droite, est le principal suspect de la tuerie de Nouvelle-Zélande.

Avant de passer à l’acte, et de filmer en direct son massacre sur Facebook, il a publié sur Twitter un document de 73 pages intitulé « le Grand remplacement », thèse notamment soutenue et publicitée par l’intellectuel controversé Alain Funkelkrut et le polemiste Eric Zemmour . Ce document déclare que le tireur voulait s’en prendre à des musulmans. Un désir de vengeance qui serait né alors qu’il se trouvait dans une ville de l’est de la France.

Dans ce manifeste, il écrit notamment : « Je me souviens être entré dans un centre commercial pour acheter de la nourriture dans une ville de taille moyenne de l’est de la France, comptant environ 15 à 25 000 personnes. Alors que je restais assis dans ma voiture de location sur le parking je voyais un flot d’envahisseurs traverser les galeries du centre commercial. Il y avait deux fois plus d’envahisseurs que de français. J’en avais assez vu et suis sorti de la ville en colère, refusant de rester plus longtemps dans cet endroit maudit. »

Il évoque également les « croix blanches » d’un cimetière militaire devant lesquelles il aurait éclaté en sanglot, expliquant que « c’est là que j’ai décidé de faire quelque chose (…) de mener le combat contre les envahisseurs moi-même ».

Dans le manifeste, le tireur dit qu’il est né en Australie dans une famille aux revenus modestes et avoir 28 ans. Après ce voyage en France, il explique que les autres moments clé de sa radicalisation furent la défaite de la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen à la présidentielle de 2017 .

Le titre du document semble être une référence à une thèse de l’écrivain français Renaud Camus sur la disparition des « peuples européens », « remplacés » selon lui par des populations de culture ou de confession musulmane dans les milieux d’extrême droite.

Après avoir publié ce manifeste raciste sur Twitter, le terroriste australien a diffusé en direct des images vidéo du massacre. La police a demandé aux internautes de ne pas partager les images, dans lesquelles on voit l’assaillant tirer sur des fidèles musulmans à bout portant.

 

Source Breaknews

Les chaînes télé de Haddad n’émettent plus

0

Qu’est-ce passe-t-il avec Dzaïr Tv et Dzaïr News ? Il semblerait que les deux chaînes télé du Berlusconi algérien Ali Haddad n’émettent plus depuis vendredi soir.

S’agit-il d’une panne technique passagère ou d’une décision de fermeture temporaire ou définitive qui ne dit pas son nom ? Nous ignorons encore les raisons de cette interruption des émissions et aucun communiqué n’a été rendu public pour le moment.

Il faut dire que l’affairiste Ali Haddad est tombé en disgrâce depuis que le mouvement contre le 5e mandat de Bouteflika s’est mis en branle. Le Forum des chefs d’entreprise (FCE) qu’il dirige a connu plusieurs défections depuis l’explosion de la colère populaire.

 

Source site DZvidéo
Par Amélia Guatri

Alger : un tsunami humain pour dire non au prolongement du 4e mandat

0

Une affluence record à Alger. Au quatrième vendredi de manifestations pacifiques, les Algériens ont été encore plus nombreux que les précédentes fois à répondre à l’appel à manifester contre le prolongement du 4e mandat du président Abdelaziz Boutelfika.

Au centre-ville, les rues sont saturées, on progresse lentement dans une ambiance de fête. Les déclarations Noureddine Bedoui et Ramtane Lamamra lors de la conférence de presse d’hier n’ont visiblement pas convaincu les Algériens. “Matzidch t9i9a ya Bouteflika”…

Le cordon sécuritaire des forces anti-émeutes, installé en bas du Boulevard Mohamed V, a vite cédé face à une foule spectaculaire. Les manifestants, qui ne pouvaient plus revenir à la Grande-Poste, noire de monde, ni vers la rue Didouche, ont réussi à ouvrir cette voie et monter par ce boulevard.

Une marée humaine émergeait lentement du Tunnel des Facultés. Un flux continu de drapeaux et de banderoles se dirigeant, sous des chants joyeux, vers Krim Belkacem (Telemly). Des jeunes, des parents accompagnés par leurs enfants et des grands-parents, après avoir réussi à se dégager de la foule, reprenaient leur souffle et montaient “douga douga”.

Certains chantaient, banderoles brandies, d’autres se prenaient en selfie avec leurs smartphones devant le regard, tantôt amusé tantôt résigné, des éléments des forces anti-émeutes, debout face à leurs fourgons, boucliers et bâtons en main, les visières relevées.

La montée n’a pas été aussi pénible que de franchir l’esplanade de la Grande-Poste, la rue Pasteur ou la Place Audin. Bien au contraire, le boulevard était dégagé et plus agréable à traverser. Quelques minutes plus tard, la foule s’amassait déjà au Boulevard Krim Belkacem (Telemly), à quelques mètres de l’Ecole des Beaux-Arts. Trois fourgons de la police bloquaient la route, où des affrontements violents ayant fait presque 200 blessés ont éclaté la dernière fois. Un cordon sécuritaire précédait les trois véhicules.

Les manifestants ont vite décidé de rebrousser chemin. Un citoyen, debout sur un mur, leur demandait ainsi de redescendre par une ruelle. “Cela ne sert à rien. A part à provoquer les affrontements. Cette ruelle mène vers Didouche”, leur criait-il. D’autres, plus jeunes, tentaient plutôt de continuer pour défier le cordon sécuritaire, qui se retrouvait à 10 mètres, et poursuivre leur route vers El-Mouradia. “Ne l’écoutez pas. C’est un policier. Il veut vous faire peur”, lui répliquait un jeune.

La majorité a tout de même préféré redescendre, principalement les familles, via le Sacré-Coeur vers la rue Didouche Mourad. Là-bas, au niveau du quartier Debussy, la foule était déjà dense. “Ya biladi” était entonné en choeur par des centaines de manifestants, qui poursuivaient leur chemin, lentement, vers la Place Audin, en chantant des slogans contre le pouvoir.

A 16H, une marée humaine s’étendait, sans discontinuité, de l’arrêt de bus de Ferhat Boussad (ex-Meissonier) jusqu’à la Grande-Poste, à travers la rue Didouche, la rue Pasteur et différentes autres ruelles parallèles.

 


Zohra Bensemra / Reuters

 

Les manifestants ne pouvaient plus se déplacer. La foule se décomposait ainsi en plusieurs groupes, qui vivaient chacun cette contestation à leur manière.

Pancartes contre le “4.5e mandat” brandies en silence par-ci, sifflement de vuvuzela et holà par-là, chants de stades et danse de l’autre côté ou marche silencieuse, drapeaux sur le dos, plus loin. Devant le commissariat du 6e arrondissement, des manifestants saluaient les forces anti-émeutes.

A Telemly, des affrontements ont tout de même fini par éclater. Les forces anti-émeutes ont répondu par des tirs de bombes à lacrymogènes aux jets de pierres.

Ce matin, quelques minutes après 10H, des centaines de manifestants occupaient déjà la Grande-Poste. Le centre-ville accueillait peu à peu les nouveaux venus, qui ont atteint, jusqu’à 17H, une affluence record par rapport aux précédentes manifestations.

 

Source Huffpostmaghreb
Par Mehdi Alioui

La lettre des Algériens de Montréal à Macron

0

Lettre à Monsieur Emmanuel Macron, président de la République française.

 

Monsieur le président de la République française Emmanuel Macron,

Au nom du peuple algérien qui ne nous a pas mandatés pour vous adresser, mais dont on fait entièrement partie, nous vous adressons ces quelques mots, dans votre langue.

Hier, 11 mars 2019, dans un revers attendu, mais étonnant, le président de la République algérienne sortant a encore une fois montré son manque d’attachement aux valeurs de la démocratie et de la volonté des peuples en prolongeant, tacitement et aux yeux de toutes et de tous (y compris les vôtres), son mandat en cours. Le peuple algérien, dont vous saluez la bravoure dans votre missive, moyen de communication privilégié des présidents algériens et français, ne vous salue pas. Il ne salue pas votre hypocrisie déclarée, celle qui permet à votre république de cautionner un viol constant de nos droits constitutionnels depuis des années, en validant, sans remords, la domination d’un clan qui vole, triche et réduit nos libertés à néant.

Le peuple algérien ne salue pas votre naïveté de façade, celle qui vous permet aujourd’hui de parler de maturité d’un système que vous savez autocratique et violent. Le peuple algérien ne salue pas votre ingérence et la caution que vous donnez à ce régime sans nous consulter, en voulant « accompagner » une transition qui n’en est pas une.

Cher président, vous qui avez fait votre révolution il y a des siècles, vous qui avez pris votre Bastille en 1789, laissez-nous prendre notre El Mouradia en paix. Nous, Algériens de tout bord et de toutes idéologies, loin de vos discours fallacieux constatant à tort l’alacrité d’un président absent depuis six ans, sommes résolus à avoir notre démocratie coûte que coûte, sans couper les têtes de nos monarques ; mais peut-être accepteriez-vous de les prendre chez vous ? Vous qui les accueillez si bien ! Vous avez monsieur le président salué la dignité de notre peuple et de notre jeunesse, nous ne vous laisserons pas détruire nos espoirs et notre volonté de changement pour protéger vos intérêts financiers sur nos terres.

Vous avez monsieur le président exprimé votre espoir qu’une nouvelle dynamique puisse s’engager rapidement ; nous vous répondons que celle-ci ne sera jamais aux côtés de nos bourreaux et jamais avec votre parrainage. Nous allons, nous-mêmes, en nos âmes et consciences, construire cette Algérie de demain à laquelle on aspire tant, et jamais vous ne pourrez briser le rêve de millions d’Algériens, celui d’être enfin libres.

Nous contestons votre interventionnisme, nous contestons votre cautionnement injuste, nous contestons votre tentative de récupération, nous contestons votre soutien infaillible à un dictateur et son clan, nous contestons vos tirades interminables qui ne servent qu’à dire ce que nous ne voulons pas entendre : Bouteflika restera président. Jamais un peuple qui a voulu prendre son destin en main ne tombera dans le piège de ce régime ni dans le vôtre. Nous vous conseillons de mettre vos énergies afin de répondre aux femmes et hommes dignes, portant des gilets jaunes, qui vous contestent depuis des semaines, laissez-nous tranquilles, « ce qui ne vous appartient pas vous fatiguera ».

Cordialement,

Collectif citoyen algérien « Hirak Silmi »

Et la légitimité alors ?    

0

« Ne pleure pas comme une femme ce que tu n’as pas su garder et défendre comme un homme », avait dit Aicha à son fils Boabdil en quittant Grenade.

En ces temps d’incertitude et de tous les dangers, nous sommes interpellés par notre conscience morale si tant elles existeraient encore chez nous.

Si ces vertus n’ont-elles pas, elles aussi, embarqué sur ces radeaux de fortune pour des ailleurs plus existentiels, plus cléments, ou elles ne risquent pas d’être souillées par ces viols permanents, comme ç’a de toujours été le cas chez nous.

Il serait par ailleurs, malséant et même quelque peu indécent de tirer sur les ambulances, s’agissant bien sûr de l’état physique de notre président.

Le peuple algérien dans sa quasi-totalité s’était prononcé pour inviter ce dernier et par conséquent tout le système qui l’entoure, à se retirer tant qu’il serait encore temps, pour sauvegarder un minimum de dignité.

Mais la réalité du terrain et l’importance des enjeux que sont ces élections, la refondation d’une nouvelle république nous interpellent et nous obligent à prendre nos responsabilités pour une solution saine et salvatrice, aussi difficiles seront-elles pour certains.

Plus magnanimes, c’était aussi de permettre, autant que faire se peut, à notre actuel président de goûter lui aussi à quelques repos, après toutes ces années passées à la tête du pays.

Et pour nous, de choisir en conséquence librement, sereinement et sans aucune autre influence sinon celles des valeurs en adéquations avec les nôtres et que véhiculeraient nos favoris, et ce, pour la première fois dans notre histoire.

Mais il était dit ou écrit que le pouvoir ne veut pas l’entendre ainsi, et surtout de ne pas saisir cette planche de salut que lui avaient tendu ces millions de manifestants de partir et de rendre les clefs de la maison Algérie, paisiblement, sans heurts, ni verser encore ce Précieux Sang de notre jeunesse.

Et pour notre auto-consolation et dans l’espoir de les persuader que toute solution réside dans le respect de cette constitution qu’ils n’avaient d’ailleurs jamais cessé de triturer, mais qui les exclut néanmoins dans toutes prises de décisions après la fin de la mandature du président.

Pour un énième rappel, après la fin d’un mandat électif, on n’est plus rien d’autre qu’un simple citoyen algérien comme tout un chacun parmi nous, auréolé néanmoins par cette ex-honorable mission que lui avaient confiée par la voie des urnes ses électeurs.

Agir autrement est une illégitimité, un coup d’État, un arrogant mépris envers ce peuple, qui depuis maintenant plus de trois semaines demande sereinement et en toute légitimité le départ de ce régime.

Ce peuple qui vient d’inscrire en lettres d’or son action, enjoint ces repoussés de se réveiller de cette torpeur dans laquelle ils sont plongés et d’accepter cette réalité, même si elle s’avère être quelque peu amère pour eux.

Et il lui dit aussi et surtout, que vous n’êtes plus ce Messie que vous croyez être, et que certains de vos adulateurs, qui pour les avoir scandaleusement et indûment enrichis au dépens des intérêts primordiaux du peuple et du pays vous l’ont fait croire.

Certes, ils avaient même adoré votre effigie, voire prier agnostique-ment avec, faisant ainsi fi des préceptes religieux islamiques qui interdisent l’idolâtrie et autres fétichismes.

Et qui en d’autres lieux avaient au nom de ces mêmes préceptes et lois détruit des prestigieux monuments et des chefs-d’œuvre d’arts historiques, multimillénaires.

Et comble de désespoir et ironie du sort, en d’autres temps, certains parmi ces dévots qui avaient fait des prières sous votre auguste portrait, avaient participé aux meurtres des jeunes filles qui avaient alors seulement refusé de porter le voile islamique.

Autres temps, autres croyances peut-être aussi, mais autres pratiques sûrement.

Vous nous obligez ainsi qu’à défaut de recourir à cette justice dévoyée et aux ordres, à manifester dans la rue, pacifiquement, bon enfant, mais aussi, et surtout avec détermination,  et ce, jusqu’à la victoire finale.

-Quand les commères se courroucent, les vérités se découvrent.

                                                                                                         Mohammed AOULI

 

Tunisie : Cette folle envie de rentrer

0

Non, ce n’est pas le Couscous, le Palm Beach ou la Celtia qui me manquent. C’est de me comporter en Tunisien, sans qu’un regard, sur moi ne tombe.

La gorge ramollie, l’aéroport Tunis Carthage est comme à son habitude, bondé et désorganisé.

Ce bordel qui va nous manquer, ces surprises au moment du changement de devise où ils demandent une carte étudiante mais refusent un certificat de scolarité, les disputes à l’enregistrement et la ponctualité de Tunisair.

Souvent, on se dit “Quel pays!”, ensuite on s’en va, on se réveille chaque matin en hurlant devant le miroir “quelle vie on a choisi!”.

Loin de la mer, près du cœur

L’exil est un rêve pour beaucoup, l’invitation au voyage a toujours été un des poèmes préférées de la classe moyenne maghrébine. En Tunisie, spécifiquement, certains idéalisent l’occident.

Mais mes amis, je vous le dis: l’Occident est vivant pour les anomalies, les élites et les indépendants, ceux qui ont la force émotionnelle de repousser leurs plaies.

Certains d’entres nous font partie de ceux qui continueront, toute leurs vies, d’aller déjeuner deux fois par semaine chez leur maman.

Certains d’entres nous ne travaillent pas dans les bibliothèques, mais dans les cafés, à une semaine de l’examen, qu’on décroche haut la main, car c’est tombé sur ce qu’on voulait.

Certains d’entre nous vivent de leurs amis et des sorties, pour exhumer la douleur des cinq jours de labeur, tard la nuit.

Et surtout, oh surtout: certains d’entre nous aiment ce pays où de la désorganisation naissent des occasions!

Non, ce n’est pas le Couscous, le Palm Beach ou la Celtia qui me manquent. C’est de me comporter en Tunisien, sans qu’un regard, sur moi ne tombe.

Le paradoxe de l’amour

Les relations longues distances, c’est comme ça qu’on les vit.

On ouvre les infos: 11 bébés qui meurent d’une erreur médicale, du Coran dans un contrôle de physique-chimie et l’injustice sociale qui perdure.

Vous croyez qu’on se dit: “Jamais je reviens, jamais j’y vis!”?

Au contraire, on se retient de ne pas prendre un billet d’avion dans la minute, pour revenir et essayer de tout changer.

Car si on revient sans outils, sans culture et sans avis, on n’a plus la moindre excuse d’être partis. Personne ne nous écoutera, ne nous donnera la moindre considération et le pire arrivera: On sera dégouté d’être au pays.

Alors on sèche sa larme et on éteint ou on passe sur TF1, pour jalouser les problèmes d’autrui.

Si on revient trop tôt et sans rien, on la déçoit.

Si on reste, on se fait du mal.

Les relations longue distance, c’est un peu ça, comme être un étudiant à l’étranger. On appelle sa famille, on entends les “Saha aalik, ken enti msalakha” (“Tu as de la chance, c’est toi qui t’en sors le mieux!”).

Si seulement ils savaient, à quel point, je les jalousaient.

Comment rentrer?

La question reste toujours un combat, une dualité: Avons-nous envie de rentrer ou voulons-nous rentrer ? Est-ce une volonté rationnelle ou une simple envie émotionnelle?

Et bien, il semblerait que les chiffres de la fuite des cerveaux répondent à ma place. Ce n’est qu’une simple émotion. Pour certains, découragés surement par des politiques très peu ambitieuses, la Tunisie n’est qu’un mirage.

Ils sont bien installés en France, forts de salaires et de réseaux, pourquoi tout reconstruire en rentrant?

Et nous, étudiants, encore nouveaux dans ces relations longues distances, on essaye de se convaincre et de se battre pour conserver notre amour. Certains perdent pieds et se noient dans les nouvelles rencontres que l’Occident fournit, d’autres se laissent aller dans un communautarisme qui réduit l’apport de l’exil à un simple changement de Rue à Tunis.

Entre eux, on chavire. Que ce soit de coeur ou de raison, je n’ai qu’un seul espoir: que jamais, je ne me dise, que jamais je ne rentrerais.

 

Source Huffpostmaghreb
Par Amine Snoussi

 

FFS : l’instance présidentielle réunie ce vendredi nomme le premier secrétaire national

0

Communiqué

Conformément au dernier communiqué de l’Instance Présidentielle en date du 08 mars 2019, l’Instance Présidentielle s’est réunie ce jour le 15 mars 2019 et décide de mettre fin à la période d’intérim et nomme le camarade Docteur Hakim BELAHCEL en qualité de premier secrétaire du parti conformément à l’article 50 des statuts et convoque un conseil national extraordinaire pour le 13 avril 2019.

L’Instance Présidentielle

Source site officiel FFS
Par la rédaction

Algérie : nouveau vendredi de mobilisation contre le régime (EN CONTINU)

0
Algerian protesters demonstrate against their ailing president's bid for a fifth term in power, in Algiers on March 8, 2019. / AFP / RYAD KRAMDI

Après l’annonce par Abdelaziz Bouteflika du retrait de sa candidature à un cinquième mandat présidentiel, la perspective de voir le quatrième se prolonger ne semble pas satisfaire les Algériens mobilisés qui prévoient de nouvelles manifestations.

  • 23h15.Fin de ce direct.
    23h00. Dix choses à retenir de la grande mobilisation du 4e vendredi. (lire)
    21h29. Les manifestations d’aujourd’hui vues par l’ENTV

    21h27. Alger : comment les manifestants ont salué les policiers à la fin de la grande mobilisation

    29h58. Arrestation de 75 individus pour vol, violences et dégradation de véhicules et des biens publics et privés, selon un bilan provisoire de la DGSN qui fait état aussi de 11 policiers blessés légèrement.

    21h01. L’Agence officielle APS titre en Une : “Des marches imposantes à travers le territoire national revendiquant le changement et le respect de la Constitution”

    20h50. Le 4e vendredi de mobilisation pour le changement s’est déroulé dans le calme. Des millions de manifestants ont participé aux marches organisées partout dans le pays. De Tlemcen à Annaba en passant par Oran, Constantine, Alger, Bejaia, Sétif, Tizi Ouzou, Sidi Bel Abbès, Relizane, Naâma, Ghardaia, Ouargla, Bouira, Chlef, Ain Defla et la liste est encore longue parce que même dans les villes moyennes, les Algériens ont marché pour la même cause. Les manifestants ont été pacifiques, et les marches se sont déroulées dans une ambiance de fête.

    20h46. Alger : comment les manifestants ont dégagé un passage pour un handicapé.

    20h17. Alger : la situation est calme, la manifestation s’est dispersée, sans incident.

    20h13. Via le live-tweet de Dilem :

    20h04. Le JT de 20h00 de l’ENTV ouvre aussi avec les manifestations contre le système.

    20H02. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, ce vendredi en début de soirée, sur la place Masséna à Nice, leur soutien au mouvement populaire en Algérie, rapporte Nice Matin.

    19h50. Alger : solidarité entre les habitants et les manifestants (Zahra Rahmouni)

    19h24. Importante mobilisation à Oran contre le report des élections.

    19h23. Via le live-tweet de Dilem :

    19h20.Alger : des policiers tirent en l’air sous des applaudissements nourris des manifestants.

    19h15. Alger : Les secouristes bénévoles ont rejoint leur QG vers 17h30 pour éviter d’être confrontés aux casseurs. Contrairement à vendredi passé, la manifestation daujourdhui s’est déroulée globalement dans le calme. Des affrontements ont eu lieu à Telemly. Mais pour le moment aucun bilan n est disponible. En tous cas les secouristes ont globalement passé une journée tranquille.

    19h00. Le JT de 19h00 de Canal Algérie ouvre avec les marches pacifiques. Le présentateur parle de centaines de milliers de personnes à Alger et d’ambiance festive. Canal Algérie montre les images des manifs dans plusieurs villes du pays. Chose inédite : Canal Algérie montre des pancartes et des banderoles où sont inscrits des slogans anti-système.

    18h56. À Ghardaïa, les manifestants ont d’abord chanté ‘kassaman’ avant d’entamer la marche.

    18h54. Alger : des tirs de bombes lacrymogènes ont été effectués par les policiers à la place Krim Belkacem (Telemly).

    18h53. Via le live-tweet de Dilem :

    18H48. Guelma : la manifestation contre le prolongement du mandat de Bouteflika a réuni des milliers de personnes. Tout s’est déroulé dans le calme.

    18h30. Tiaret : les habitants ont manifesté pour réclamer le départ du système.

    18h23. À Alger, la manifestation s’est déroulée dans une ambiance conviviale.

    18h20. Marée humaine à Alger, les manifestants très nombreux peinent à se déplacer.

    18h18. Alger, Telemly : l’air irrespirable à cause des gaz lacrymogènes. les riverains se plaignent.

    Crédits : TSA

     

    18h16. Sétif : comme à Bejaia, un policier a rejoint les manifestants.

    18h14. Bejaia : le policier qui a rejoint les manifestants, a eu un malaise. Diabétique, il a été évacué au CHU de Bejaia. Aucune inquiétude pour lui. Il a le soutien des manifestants.

    18h13. Tizi Ouzou : la marche se disperse dans le calme, aucun incident.

    18h12. Kherrata (Bejaia), où la première grande manifestation pacifique contre le 5e mandat a eu lieu.


    18h12. Via le Live-tweet de Dilem :

    18h09. Sur Didouche Mourad, la fête s’installe. Des jeunes avec des instruments de musique chantent.

    18h07. Les tirs de gaz lacrymogènes contre les manifestants reprennent à Alger (Telemly).

    18h05. La sortie d’Alger complètement bloquée.

    Crédits : TSA

     

    18h03. Tlemcen : les habitants sont sortis en masse pour dire non au prolongement du mandat de Bouteflika.(source : Info trafic Algérie)

    18h01. Grande mobilisation à Mostaganem contre le prolongement du mandat de Bouteflika.

    18h00. Des manifestations ont eu lieu à Milia dans la wilaya de Jijel.

    Crédits : TSA

     

    17h56. Alger : la manifestation commence à se disperser lentement. Des “sages” demandent aux marcheurs de rentrer chez eux. “Le message est passé, il faut que chacun rentre chez lui, pour éviter les problèmes et l’infiltration des casseurs”.

    17h56. Boumerdès : une marée humaine pour dire « Non à la prolongation » du mandat de Bouteflika.

    17h55. Alger : un couple de manifestants qui ont participé à la marche.

    Crédits : K.A

     

    Crédits : K.A

     

    17h55. Comme partout en Algérie, des manifestations ont eu lieu à Ghardaïa.

    17h53. Ambiance de fête à Alger.

    17h52. Les manifestants nettoient la ville à Alger (info trafic Algérie).

    17h50. Bouira : des jeunes mobilisés pour la collecte des bouteilles en plastique laissées par les manifestants.

    Crédits : TSA

     

    17h50. Ambiance détendue devant la Présidence de la République. Le dispositif policier maintenu. Les commerces sont ouverts.

    17h42. Devant le lycée Bouamama (ex-Descartes) à l’instant.

    Crédits : TSA

    17h41. Via le live-tweet de Dilem :

    17h40. Aux alentours de la Présidence de la République, le calme règne. La police est fortement présente. Des groupes de manifestants remontent d’Alger-centre, dans le calme après avoir participé à la manifestation.

    17h40. Mohcine Belabbas participe à la marche à Alger.

    17h28. Abdallah Djaballah chahuté par les manifestants à Alger.

    17h25. Alger, les manifestants nettoyeurs n’ont pas attendu la fin de la manifestation pour commencer à nettoyer la ville. ils sont déjà à l’oeuvre.

    17h25. Un slogan, une explication : « Allo Macron, prépare le bois, il n’y aura pas de gaz cette année » (Lire)

    17h24. Constantine : la manifestation se poursuit, avec la présence de beaucoup de femmes. Des familles entières sont descendues dans la rue pour dire non au prolongement du mandat de Bouteflika, et réclamer le départ du système.

    Crédits : TSA

    17h19. Comme de nombreux chefs d’entreprise, Hassen Khelifati, PDG d’Alliance assurances, participe à la marche à Alger.

    Crédits : TSA

    17H17. Bejaia : un policier rejoint les manifestants, une première.

    17h15. Alger : retour au calme à Telemly après des affrontements entre policiers et manifestants.

    17h15. Via le live-tweet de Dilem :

    17H13. Bouira : comme partout en Algérie, les manifestants ont brandi des pancartes contre Macron à cause de ses déclarations sur la crise politique en Algérie.

  • 17h03 CET. Alger-centre : la manifestation se poursuit dans le calme. Les affrontements se poursuivent à Telemly.
  • 16h59 CET . Bouira : les manifestants commencent à se disperser dans le calme et sans incident. Plus de 150.000 étaient au rendez-vous.
  • 16h50 CET. Les policiers continuent de tirer des bombes lacrymogènes en direction des manifestants, qui ripostent par des jets de pierres. Les policiers repoussent les manifestants qui veulent marcher vers la Présidence.
  • 16h47 CET. Annaba : les manifestants se sont dispersés dans le calme. Selon le député Smain Kouadria qui a participé à la marche
    “Tout s’est déroulé dans le calme et la bonne ambiance”. “Les drapeaux algérien, palestinien et l’emblème amazigh ont été brandit par les manifestants”, selon M. Kouadria.
  • 16h42 CET. Imposante marche contre le système à Skikda.

  • 16h40 CET. Biskra : comme partout en Algérie, les biskris sont sortis en masse, pour réclamer du changement.

    16h39 CET. Alger : la police tire aux gaz lacrymogènes sur les manifestants.les affrontements vient d’éclater à Telemly.

    16h37 CET. Relizane : importante manifestation contre le prolongement du mandat de Bouteflika.

  • 16h11 CET Alger : marée humaine à la Place de la Grande Poste.

  • «Non à Bouteflika et à ses dérivés», peut-on lire sur la pancarte portée par ce manifestant à Alger.
  • 16h07 CET.
  • 16h06 CET. Via le live-tweet de Dilem :
  • 16h02 CET. Relizane, des milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui dans la rue pour exhorter Bouteflika à “quitter immédiatement le pouvoir”.
  • 16h00 CET . 4e vendredi de mobilisation pacifique contre le système.Grande mobilisation des Algériens partout dans le pays. Des marches se déroulent dans plusieurs villes, dans une ambiance festive, le calme et la convivialité. La réponse au plan de Bouteflika est cinglante.
  • 15h54 CET. Tizi Ouzou : des centaines de milliers de personnes dans la rue, du jamais-vu.

Résultat de recherche d'images pour "Tizi ouzou marche 2019"

  • 15h50 CET. Constantine : comme à Alger, les femmes sont présentes à la marche contre le prolongement du mandat de Bouteflika.

    [Crédits photo : TSA]

    15h46 CET. Via le twwet live de Dilem :

  • 15h50 CET
    Lila Mokri : Les manifestants viennent de franchir le dispositif policier au bvd Med 5. En route vers mouradia.
  • Une image capturée par le journaliste Bouzid Ichalalene montre une foule dense réunie place Maurice Audin à Alger.

  • La mobilisation est comme le vendredi 8 mars d’ampleur nationale. Ici à Bordj Arreridj, en Kabylie, des milliers de personnes défilent. Dans la même région, à Béjaïa, une imposante manifestation a également lieu, selon le site TSA.

    A Oran également, dans l’ouest du pays, la mobilisation ne faiblit pas.

    Selon des vidéos diffusées sur la page Facebook DzWikileaks et relayées par le site Algérie part, une manifestation a lieu à Hassi Rmel. Selon le site d’information algérien, «plusieurs dizaines, voire centaines», de travailleurs des bases de Sonatrach, l’entreprise publique algérienne d’industrie pétrolière, «ont cessé leur travail pour manifester et se rassembler pacifiquement».

    Hassi Rmel, commune du sud du pays, située à 550 km au sud d’Alger, contient le plus grand gisement de gaz naturel d’Afrique.

  • Selon le site TSA, des manifestations ont lieu dans plusieurs villes du pays, notamment à Constantine et à Annaba, villes du nord-est du pays.

  • A Alger, dans les ruelles adjacentes, des riverains ont mis à disposition des manifestants des plats de couscous et des dattes.

  • Drifa Ben M’hidi, la sœur de Larbi Ben M’hidi est présente à la manifestation d’Alger. Un symbole extrêmement fort pour la population algérienne qui voue une véritable vénération à ce héros de la guerre d’Algérie, torturé et exécuté sans jugement par l’armée française durant la bataille d’Alger, en 1957. Une avenue centrale d’Alger porte le nom de Larbi Ben M’hidi.

  • Une foule dense est déjà rassemblée à Alger alors que la prière du vendredi n’est pas encore terminée.

  • Selon le site TSA, des milliers de manifestants sont rassemblés devant l’université de Tizi Ouzou, en Kabylie.

  • Selon plusieurs journalistes présents sur place, de nombreux slogans citant nommément le président français sont scandés, l’invitant à ne pas s’ingérer dans les affaires de l’Algérie.

    Sur cette banderole photographiée par le journaliste Khaled Drareni, on peut lire : «Macron, occupe-toi de tes Gilets jaunes, ça te suffit.»

  • A Alger, comme chaque semaine depuis le 22 février, les manifestations sont festives et les jeunes gens entonnent des chants nés dans les stades de football. En plus des drapeaux algériens, des drapeaux palestiniens sont très souvent brandis par les manifestants.

  • Selon le site TSA, les manifestations ont également débuté en fin de matinée à Tizi Ouzou, en Kabylie et à M’Chedallah, dans la wilaya (préfecture) de Bouira.

    Dans cette vidéo du Journal Elbilad, il s’agit d’une manifestation à Tizi Guenif, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Les manifestants scandent des slogans contre le prolongement du quatrième mandat présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika.

  • A Alger, un manifestant brandit une pancarte sur laquelle on peut lire : «On voulait des élections sans Bouteflika, on se retrouve avec Bouteflika sans élections.»

    Pour les Algériens mobilisés, la décision du président algérien de reporter les élections qui devaient se tenir le 18 avril revient à prolonger sine die son actuel mandat.

  • Selon le site Algérie24, des manifestants venus de Tizi-Ouzou sont arrivés à Dar El-Beida, en banlieue d’Alger, et se sont mis en marche en direction du centre de la capitale, après que les bus les transportant ont été bloqués par les autorités.

  • Selon le site Algérie24, plusieurs bus transportant des manifestants voulant aller à Alger depuis Tizi-Ouzou, en Kabylie ont été bloqués au niveau du barrage de la gendarmerie nationale à Tadmaït, à la sortie de leur ville.

  • «FLN dégage !», scandent également les manifestants devant la Grande Poste dans le centre d’Alger.

  • Selon le journaliste du Huffpost Algérie Mehdi Alioui, les manifestants réunis à Alger centre scandent «Macron dégage». Beaucoup d’Algériens considèrent la position de la France comme un soutien implicite à Abdelaziz Bouteflika.

    La président français Emmanuel Macron a salué le 12 mars «la décision» de son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika de ne pas briguer un cinquième mandat et a appelé à «une transition d’une durée raisonnable». Pour les Algériens mobilisés, cette décision revient à prolonger sine die l’actuel mandat présidentiel.

  • Selon le site TSA, la manifestation contre le prolongement du mandat d’Abdelaziz Bouteflika a commencé à Alger par un rassemblement devant la Grande Poste, dans le centre de la capitale. Des centaines de personnes seraient déjà rassemblées en milieu de matinée.

  • Selon le site Algérie360, une délégation de Franco-algériens seront reçus le 18 mars à 16h par le conseiller diplomatique Aurélien Le Chevalier et le conseiller Afrique du Nord et Moyen-Orient  à l’Elysée.

    La délégation comprend six personnes, Il s’agit de Akli Mellouli, conseiller municipal, Salima Saadi, conseillère départementale de Moselle, Abdallah Zekri, président de l’Association des Mozabites en Europe, Sofiane Ghozlane, adjoint au maire,Nadia Salem, conseillère presse et l’artiste Samira Brahmia. Cette dernière a confirmé à RT France la tenue de cette réunion.

    Cette rencontre vise à préparer une rencontre avec Emmanuel Macron, accusé par ces Franco- algériens de soutenir Bouteflika contre la Constitution.

  • Selon le site TSA, des appels sur les réseaux sociaux sont lancés pour demander aux manifestants de ne pas marcher vers la présidence ou le palais du gouvernement pour éviter les affrontements avec les services de sécurité.

    L’Algérie attend encore de grandes manifestations ce 15 mars pour le quatrième vendredi d’affilée et ce, malgré les annonces du président Abdelaziz Bouteflika qui, le 11 mars, avait décidé de retirer sa candidature à un cinquième mandat. Après la courte euphorie qui a immédiatement suivi cette annonce, les Algériens mobilisés ont estimé que le report sine die des élections prévues le 18 avril, annoncé dans la foulée du retrait, actait la prolongation de l’actuel mandat du président, ce qu’ils rejettent.

    Les manifestations ont donc repris de plus belle dès le lendemain. Et chaque jour depuis lors des professeurs, des étudiants, des magistrats, du personnel de santé, des associations d’handicapés se mobilisent en nombre dans plusieurs villes du pays. Ce nouveau vendredi de mobilisation fera office de test pour le nouveau gouvernement en cours de constitution. L’ampleur des manifestations permettra de se faire une idée de la voie que prendra le pays dans les semaines à venir.

     

Source RT France et TSA