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samedi 21 février 2026
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International. Le Soudan est passé sous contrôle saoudien

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Nous avons appris que le président Omar el-Béchir n’a pas été renversé par le général Ahmed Awad Ibn Auf, comme nous l’avions écrit : celui-ci étant en réalité son beau-frère [1]. Tout cela n’était qu’une mise en scène.

Nul n’a vu le chef d’État en prison. Il semble que lui et sa famille ont été exfiltrés, peut-être en Ouganda, sous la protection des États-Unis (qui officiellement l’accusent de génocide, mais officieusement n’ont jamais cessé de le soutenir).

Le nouveau chef d’État, le général Abdel Fattah Abdelrahmane al-Burhan (photo), —auquel la famille de Omar el-Béchir a transmis pacifiquement le pouvoir— n’est pas un des principaux leaders militaires, mais il fut le chef des forces soudanaises qui se battent aux côtés des Saoudiens contre les Yéménites.

Désormais le Soudan, qui était sous perfusion économique du Qatar, a été récupéré par l’Arabie Saoudite ; une perte supplémentaire pour les Frères musulmans et la Turquie (qui dispose d’une base militaire sur l’île de Suakin)

Source Réseau international

France. Des Libyens enfilent des gilets jaunes pour dénoncer le «soutien» de Paris à Haftar

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Plusieurs milliers de personnes, certaines arborant un gilet jaune, se sont rassemblées vendredi 19 avril en Libye pour dénoncer la politique de la France, qu’ils accusent de soutenir le maréchal Khalifa Haftar, ainsi que l’offensive militaire lancée par ce dernier sur la capitale du pays.

Souvent vêtus de gilets jaunes, des milliers de manifestants ont protesté le 19 avril en Libye contre la politique de la France vis-à-vis de leur pays.

Ils étaient déjà venus le 16 avril, mais ils étaient plus nombreux vendredi, jour de prière. Quelques centaines ont mis le vêtement fluorescent devenu symbole du mouvement de contestation lancé en France le 17 novembre 2018 pour protester contre la politique du gouvernement et du Président français.

Les manifestants ont brandi des banderoles critiquant l’attitude de Paris ou dénonçant l’opération des forces fidèles au maréchal Haftar.

«Il faut que les autres pays arrêtent leur ingérence dans les affaires des Libyens, comme la France qui dit publiquement que c’est un pays ami mais soutient en cachette ceux qui attaquent notre ville et nos maisons», a indiqué une manifestante, Haifa al-Ferjani, citée par l’AFP.

Le 16 avril, les partisans des forces loyales au Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez el-Sarraj, reconnu par la communauté internationale, se sont rassemblés pour exprimer leur opposition au maréchal Haftar.

La France a réaffirmé le 18 avril son soutien au gouvernement d’union nationale libyen après l’annonce par Tripoli de la suspension de la coopération sécuritaire avec Paris pour protester contre son soutien présumé au maréchal Haftar, homme fort de l’est libyen.

Un peu plus tôt, le ministère de l’Intérieur du gouvernement d’union nationale libyen reconnu par la communauté internationale, a accusé pour la première fois directement la France de soutenir le maréchal Khalifa Haftar dont les forces ont lancé un assaut contre la capitale Tripoli.

La Libye est plongée dans le chaos depuis le renversement du gouvernement et le meurtre de Mouammar Kadhafi en 2011. Le pays est divisé entre plusieurs entités rivales, avec notamment la présence à Tripoli du Gouvernement d’union nationale de Fayez el-Sarraj, soutenu par l’Onu et l’UE, et dans l’est, d’un parlement élu par le peuple et appuyé par l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar.

Source Sputnik News

Amazighs ou berbères ? Mythes ou réalités

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Des berbères/ amazighs en France  
Quand on  évoque les amazighs, on est vite amené à s’interroger  sur quelques aspects de cette  « communauté » ce qu’elle est  advenue, sa caracrérisation,  séparer le bon grain de l’ivraie et distinguer entre cliché et réalité ,  aussi   ce qui va suivre sera  une grille de lecture parmi d’autres,   fondée sur  des faits observés
Amazighs ou berbères ? Mythes ou réalités ? Une communauté de quoi ?  Quels Intérêts communs ? Quel idéal commun ? Quels horizons communs? Quelle Tamazgha ? Quel projet  économique  et/ou politique commun ? Quelle cohérence entre les discours et le vécu ? Quelle conscience collective ?
Toutes ces questions méritent d’être reposées et repensées.
En 2013, il y a eu  le rapport du Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne,  qui établit les locuteurs berbères dans l’Hexagone (avec ses variantes kabyle, chleuh, rifain, chaoui)  à 1, 5 et 2 millions de personnes. Je me  demande à quoi rime ce chiffre !
Permettez-moi de restituer quelques-uns de mes constats 
Cette situation illustre des permanences  et des ruptures
Pour commencer, les « amazighs » est un vocable utilisé par commodité de langage, en vérité chacun utilise le nom de son groupe d’appartenance  (kabyle, chleuh , rifain, chaoui, targui,…)
 Cet usage relève d’une vision idéalisée, sublimée par le temps et la distance,  pour marquer la singularité  dans le cadre de la société  d’accueil. Dans les faits, les amazighs n’existent qu’à l’étranger, d’une part, et ils entretiennent un rapport complexe à l’amazighité.
Le mimétisme postcolonial,
Les amazighs se présentent, dans les faits, comme des isolats, des groupes indépendants les uns des autres,  fortement  attachés à leurs particularismes culturels, et apparentés à leurs cadres nationaux. L’appartenance à  une aire géographique commune ( Tamagha), à un même passé ne signifie pas unité culturelle, juridique ou institutionnelle. Ils obéissent aux règles de leurs pays d’origine. Aussitôt arrivés dans le pays de la diaspora, un processus d’identification se met en place. Ils se replongent dans l’atmosphère  et l’esprit du pays, pour le faire perdurer.
Dans ce sens, on peut dire qu’ils sont marqués par un regain de mimétisme, avec  l’assimilation des modes de pensée  et modèles de leurs Etats nationaux, la reproduction d’un héritage à caractère national.  Se met en place une ambivalence. La perceptin de cette réalité, d’une part, comme une évidence, et une fatalité , difficile de gommer et de l’autre comme un danger majeur et dénoncé comme une intrusion destructrice ( Tamazgha)
Comment expliquer cela. Mes interprétations 
L’examen du développement historique du fait amazigh , met en évidence des processus  complexes et hétérogènes. Les amazighs se constituent et s’organisent  différemment : soit  en étant plus ou moins intégré dans  le schéma national, ou  en suivant  des processus politiques saouverainistes  soit en s’inscrivant dans un internationalisme,  universalisme cosmopolitisme berbère sans tenir   compte des frontières postcoloniales.
Le monde berbère est un monde polarisé, dispersé, les uns sont à l’écart des autres, même s’il y a des ponts qui sont construits périodiquement, des liaisons, des efforts accomplis pour le rapprochement , des relations d’échange, quelques interactions , le partage de quelques valeurs de « timmuzgha », mais il faut admettre que cela reste l’affaire de quelques individus, ou de quelques organisations rapportés à l’ensemble de plus de 3 millions de berbères.
Par ailleurs, les amazighs/ berbères se structurent  à part,  se construisent un entre soi dans un entre soi, à l’écart même de la société d’accueil. Certains grands événements, ponctuels, favorisent le regroupement de solidarités. Asegwas amaynu chaque communauté  berbère, le fête entre soi, ( Il y a tjrs des exceptions ) de même, ils se retrouvent  sur quelques  secteurs du terrain militant : des manifestations culturelles (concerts de musique, conférence, expositions, etc…) qui servent de lieux de retrouvailles.
cette réalité  est due à des facteurs :
Le déclin, ou le rôle  amoindri des ONG et autres mécanismes et instruments juridiques internationaux ayant  pour  objectif de porter  les causes amazighs sur la scène internationale
De plus en plus les amazighs/ berberes développent des structures et des choix politiques  propres. l’idéologie et la pratique politiques montrent qu’il n‘y a pas de volonté collective. Il s’avère qu’ils n’ont pas les mêmes perceptions, les mêmes priorités.  Le scepticisme est plus répandu sur l’effectivité d’une Tamazgha politique, institutionnelle,…
 il y a le manque d’élaboration théorique. Tamazgha en tant qu’entité-Espace politique et culturel unitaire, celle-ci demeure une construction abstraite
Points de convergence
Malgré cela le drapeau amazigh demeure plus répandu ,  il y a un panaazmighisme culturel, mémoriel, il exalte les valeurs ,  la construction d’une dialectique  entre les berbères , œuvrent sans relâche pour l’approfondissement et la consolidation des liens  et le maintien de l’unité face aux difficultés et vicissitudes de l’Histoire.
Par R.Oufkir

Tribune. Pour qui sonne le glas ?

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Le peuple algérien unanime, rassemblé a rejeté ce sempiternel scenario insultant, méprisant ubuesque que serait la reconduction de Bouteflika pour une cinquième mandature, lui que la maladie a ravagé, jusqu’à ne plus pouvoir faire un moindre mouvement, ni émettre un son.

Etait-il seulement conscient de cette énième ridiculisation, de ce grossier vaudeville, de ce mépris envers ce peuple à la tête du quel il avait présidé aux destinées sans partage depuis vingt ans maintenant.

Il fut cet homme rusé, retord, que l’inconsistance de nos hommes et partis politiques, cette tragédie noire qu’avait vécu le pays et la vénalité des uns et des autres, ont fait de lui un président aux pouvoirs absolus.

Il avait aussi par la ruse, la corruption surtout, soumis à sa botte toutes les forces organisées en mesure de réaliser des mobilisations, à l’image des syndicats, des partis politiques, associations, zaouïas et bien sur celle-là même qui l’avait intronisé, en l’occurrence l’armée.

Cette muette, mais néanmoins agissante et détentrice à une époque de tous les pouvoirs et faiseuse de miracles s’il le faut. Mais c’était compter sans cet astucieux homme, et qui, il faut le reconnaitre, que même Machiavel à coté ne serait plus qu’un enfant de chœur, et qui avait donc fini par apprivoiser cette dernière et même de la domestiquer en éliminant successivement tous ceux qui de prés ou de loin pourraient s’avérer quelque peu gênant pour son règne.

Mais les hommes sont avant tout ce qu’ils sont, usant et abusant en tirant sur cette corde qui les maintenait au sommet de cet état devenu feudataire, ils avaient donc fini par la casser et de se retrouver en bas de l’échelle face à ce peuple qu’ils ont écrasé, méprisé, avili.

Ce peuple qui était la fierté des pays colonisés et du tiers monde pour avoir vaincu la quatrième puissance militaire de l’époque et qui avait par sa résistance et son opiniâtreté hâté l’indépendance des pays africains, particulièrement ceux qui étaient sous domination française.

Et ce pays héroïque avait fini par devenir la risée du monde à cause de sa passivité face à une ridicule et arrogante gouvernance qui a pour seul mérite de faire le bonheur des caricaturistes.

Une gouvernance qui ne connait plus ses limites dans la prédation, l’accaparation outrancière des biens du pays ou la corruption, les crimes en tous genres un sport national.

Le peuple dans sa totalité s’est donc levé pour dire STOP à cette Hogra, ce mépris, ce viol permanent de son honneur. Mais aussi pour dire honte à ces partis passifs ou complices dans cette descente aux enfers, et que surtout on ne le reprendra plus.

Et que maintenant vos prêcheurs et sirènes peuvent aller chanter ailleurs, car dorénavant rien ne sera joué à l’avance, et il veillera surtout à ce que les cartes ne seront plus distribuées qu’en sa vigilante présence.

Et que ses représentants dans toutes les assemblées et structures gouvernementales émaneront de son choix, de sa seule volonté. Par l’instauration d’une véritable et réelle démocratie, voire d’une deuxième république, faite de liberté, de justice et d’égalité dans les droits, comme dans les devoirs et de tout le peuple algérien.

Une constitution basée sur les vertus universelles que sont les droits de l’homme et les libertés fondamentales débarrassées de toutes sujétions culturelles ou cultuelles.

La reconnaissance de Tamazight comme langue nationale au même titre que la langue arabe est impérative, sinon indispensable pour souder à jamais l’unité et la cohésion nationale.

Afin donc de concrétiser dans la réalité cette victoire, il serait temps, sinon urgent de se doter d’un comité provisoire représentatif et surtout digne de confiance, pour gérer cette période transitoire, faute de quoi tous nos efforts et espoirs seront vains.

L’Algérie avait libéré l’Afrique du colonialisme, il est de son devoir maintenant en servant d’exemple de le faire du despotisme.

Par M.Aouli

La liberté de la presse recule dans le monde, où « la haine des journalistes a dégénéré en violence »

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A man covers his mouth with tape as he takes part in a protest outside the New York Times on February 26, 2017 in New York. The White House denied access Frebuary 24. 2017 to an off-camera briefing to several major US media outlets, including CNN and The New York Times. Smaller outlets that have provided favorable coverage however were allowed to attend the briefing by spokesman Sean Spicer. The WHCA said it was "protesting strongly" against the decision to selectively deny media access. The New York Times said the decision was "an unmistakable insult to democratic ideals," CNN called it "an unacceptable development," and The Los Angeles Times warned the incident had "ratcheted up the White House's war on the free press" to a new level. / AFP / KENA BETANCUR

Dans son rapport annuel sur la liberté de la presse, Reporters sans frontières constate « un accroissement des dangers » pour les journalistes. 

« La haine des journalistes a dégénéré en violence », prévient Reporters sans frontières (RSF) dans son rapport 2019 sur la liberté de la presse dans le monde, publié jeudi 18 avril. Sur la carte du monde, seulement 24 % des 180 pays et territoires étudiés affichent une situation « bonne » ou « plutôt bonne » pour la liberté de la presse, contre 26 % en 2018.

Après s’être renforcée ces dernières années, « l’hostilité à l’encontre des journalistes, voire la haine, relayée dans nombre de pays par des dirigeants politiques, a fini par susciter des passages à l’acte plus graves et plus fréquents », estime RSF dans un communiqué. L’ONG constate « un accroissement des dangers et, de ce fait, un niveau de peur inédit dans certains endroits » parmi les journalistes. Le harcèlement, les menaces de mort, les arrestations arbitraires font de plus en plus partie des « risques du métier ».

RSF établit ce classement annuel en relevant les violences commises contre les journalistes et en rassemblant les analyses de journalistes, juristes, et chercheurs du monde entier. L’ONG évalue dans chaque territoire le pluralisme, l’indépendance des médias, l’environnement et l’autocensure, le cadre légal, la transparence et la qualité des infrastructures soutenant la production de l’information.

Les Etats-Unis perdent trois places

Aux Etats-Unis (48e, – 3 places), un climat toujours plus hostile s’est installé : « Jamais les journalistes américains n’avaient fait l’objet d’autant de menaces de mort », et jamais non plus ils n’avaient « autant sollicité d’entreprises privées pour assurer leur sécurité », souligne RSF. En juin, quatre journalistes et une employée d’un quotidien du Maryland, le Capital Gazette, ont été tués dans une fusillade.

Au Brésil (105e, – 3 places), la campagne présidentielle ponctuée de « discours de haine » et de désinformation, « augure d’une période sombre pour la démocratie et la liberté de la presse », selon l’ONG. En queue du classement, le Turkménistan succède à la Corée du Nord : la plupart des médias y sont contrôlés par l’Etat, les derniers correspondants clandestins de médias en exil sont « pourchassés sans relâche », condamne RSF.

Au Vietnam comme en Chine, la presse officielle contrôle les débats publics et des dizaines de journalistes, professionnels ou non, dorment derrière les barreaux. Le « contre-modèle » chinois, « basé sur une surveillance et une manipulation orwelliennes de l’information grâce aux nouvelles technologies, est d’autant plus alarmant que Pékin promeut désormais son modèle répressif hors de ses frontières », décrit RSF.

« Les pays laboratoires du contrôle de l’information deviennent de plus en plus nombreux », prévient Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. « Il y a urgence. On a besoin d’un sursaut des modèles démocratiques. Sinon ces contre-modèles vont prospérer et se multiplier. »

Ailleurs, le pluralisme de la presse « résiste de moins en moins aux logiques de concentration commerciale et aux intérêts économiques », comme au Japon (67e) ou en Australie (21e), déplore RSF.

Un climat menaçant en Europe

L’Europe est, en principe, la zone la plus sûre. Mais les journalistes « doivent aujourd’hui faire face aux pires menaces », décrit RSF : le meurtre à Malte, en Slovaquie et en Bulgarie, des attaques verbales et physiques en Serbie ou au Monténégro, ou un niveau inédit de violences lors des manifestations de « gilets jaunes » en France (32e, + 1 place), de la part des policiers comme des manifestants.

Le rapport 2019 est alarmant, mais certains pays continuent de montrer la voie, comme la Norvège, qui reste en tête du classement, la Finlande (2e) ou le Costa Rica (10e), un cas à part sur le continent américain et où les journalistes peuvent travailler sereinement.

D’autres pays ont aussi changé de visage à l’occasion de changements de régime. En Malaisie (123e, + 22 places), aux Maldives (98e, + 22 places), en Ethiopie (110e, + 40 places) ou en Gambie (92e, + 30 places), l’arrivée de nouveaux gouvernants a fait souffler un vent de liberté sur la presse.

« La défense de la liberté et de la fiabilité de l’information doit devenir un enjeu majeur pour les citoyens, quoi qu’ils pensent des journalistes, quelles que soient les critiques », souligne Christophe Deloire.

Source Le Monde avec AFP

Algérie. Le jeune Ramzi Yettou, blessé la semaine dernière par la Police est décédé

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Un jeune nommé  Ramzi Yettou blessé lors des manifestations de la semaine dernière est mort, il n’a pas pu tenir face à la gravité de sa blessure.

La famille de Ramzi Yettou annonce que le jeune homme blessé à Alger lors de la manifestation de la semaine dernière est décédé de ses blessures.

Suite à cette malheureuse nouvelle, la Rédaction d’ « Afrique Du Nord News » présente ses sincères condoléances aux proches et amis du défunt.

Témoignages de la famille du défunt et ses amis

Source Algérie360

France. Appel à une manifestation de soutien au peuple libyen

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A girl waves the national flag as Libyans attend a celebration marking the eighth anniversary of the uprising, in the capital Tripoli's Martyrs Square on February 17, 2019. Eight years after the revolt in Libya against Moamer Kadhafi's authoritarian regime, a modern and democratic state remains a distant dream in a country which has been sliding from crisis to crisis. / AFP / Mahmud TURKIA

Le peuple libyen subi, depuis plusieurs jours, un massacre abject. Les milices du maréchal Khalifa Haftar, avec le soutien et la complicité des Emirats Arabes Unis, de l’Arabie Saoudite, l’Egypte et de la France, bombardent la ville de Tripoli comme elles ont précédemment bombardé les villes de Guenfouda et Bengazi ciblant les civils, enfants, femme, personnes âgées, etc.

Au vu de l’atrocité des crimes et de l’instabilité politique régionale dans la zone Grand Maghreb, nous appelons tous les esprits libres et les militants des droits humains et politiques à participer à la manifestation qui aura lieu le samedi 20 avril 2019, Place de la République à Paris, de 14h à 19h pour :

1- demander l’arrêt immédiat des opérations militaires en Libye.

2- condamner les bombardements des populations civiles.

3- Appeler la communauté internationale à prendre ses responsabilités juridiques et morales afin de mettre fin immédiatement à ces massacres.

4- demander l’arrêt des manœuvres qui prennent en otage la paix et la sécurité des pays de la région du Grand Maghreb.

Signataires :

– Nouvelle Libye (Libya Al-djadida) : Zina Al-Amrani

– Citoyenneté et Solidarité – Voix Libre

– Maison Internationale des Droits Humains

– Observatoire Algérien des Droits de l’Homme

Manifestants à Bouira : «C’est un pays, pas une caserne !»

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Les «consultations» lancées et décidées par le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, fortement contesté par le peuple algérien, avec les personnalités, partis politiques et associations, ont fait sortir des milliers de citoyens, hier, dans les rues de la ville de Bouira.

Comme il fallait s’y attendre, les manifestants ont déployé plusieurs pancartes et banderoles sur lesquelles sont écrits des slogans contestant non seulement la feuille de route adoptée par Bensalah, mais en réclamant le départ de tous les symboles et les résidus de Bouteflika.

«Quand l’histoire refait surface : ce genre de consultations ont été surnommées par feu Hocine Aït Ahmed de chien qui se mord la queue», lit-on sur une pancarte brandie par un manifestant. Aux cris de «Bensalah dégage» et «Le peuple ne te reconnaît pas», la foule a également brandie des banderoles hostiles au chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah. N’ayant rien vu venir des engagements et promesses tenus par le général, la foule est en colère et son départ est devenu une priorité. «Pour le jugement de tous les corrompus. Pour une Assemblée constituante.

Encore un autre étranger (Bensalah, ndlr) à la tête de L’Algérie. Ni Toufik Ni El Gaïd. Le peuple est la caïd. Le pays n’est pas une caserne. Dégage Gaïd», lit-on sur les pancartes. En plus de ces messages, les manifestants ont déployé des banderoles portant la même revendication : «Ni Bensalah ni Gaïd Salah, yenhaw ga3 et yethasbou ga3. Non à la feuille de route que cherche à passer le pouvoir et les généraux».

Des marcheurs ont aussi brandi des pancartes portant des slogans rappelant les événements tragiques de 2001. En réaction aux informations relayées sur les réseaux sociaux, faisant état de la confiscation par des policiers de drapeaux amazighs à Alger, des manifestants ont dénoncé et d’une manière forte la répression et le recours à ce genre de pratiques indignes.

«C’est une preuve que le général n’a pas tenu ses engagements. Il y a deux jours, le premier militaire du pays a promis de protéger les manifestants lors des marches. Alors qui a ordonné l’ordre aux policiers de confisquer le drapeau et qui a ordonné aussi l’ordre de déployer des centaines de gendarmes pour bloquer l’accès aux manifestants à Alger ?» dit en colère un manifestant.

A préciser que trois barrages filtrants ont été mis en place depuis les premières heures d’hier à travers le tronçon autoroutier. Des automobilistes ont été coincés dans des embouteillages monstres, notamment à l’arrivée du tunnel de Bouzegza. Des bus ont été immobilisés par les gendarmes. Une seule voie a été ouverte à la circulation, ont témoigné des citoyens.

 

Source El Watan
Par A.Fejkhi

Algérie. À Oran, le désir de retisser des liens politiques détruits

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Dans l’ouest du pays, jeunes et moins jeunes font ou refont l’apprentissage du débat politique. La volonté de changement social, politique, culturel cherche ses ancrages.

Entre deux marches « vendredisiaques », Oran se prélasse dans les premières chaleurs du printemps, loin du souffle électrique des révoltes qui fait tous les jours frémir la capitale, Alger. Sur la terrasse du Café Bonbon, à quelques pas du front de mer, les tablées mixtes bruissent de discussions placides. Pas d’éclats de voix. Un musicien accorde sa guitare ; un jeune homme au teint de cuivre, veste kaki, le front creusé par une cicatrice, croque ses voisins sur un carnet à dessin. Boualam Gueffout, 27 ans, est artiste peintre. « Jusqu’ici, chaque fois que nous entreprenions quelque chose, notre voix finissait toujours par se briser. Nous avions perdu toute confiance en nous et tout espoir dans cette société. C’est fini, maintenant. Nous voulons un changement politique, social, culturel. Nous voulons la liberté d’expression, la liberté de vivre », dit-il, en regrettant que les artistes s’impliquent trop peu, à son goût, dans le mouvement.

Avec la dévaluation du dinar, le pouvoir d’achat s’est effondré

Ici, comme dans tout le pays, les liens politiques, méthodiquement détruits sous Bouteflika, se retissent doucement, parfois difficilement. Nadim Belloul, un militant passé par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), raconte la laborieuse constitution de comités de quartier : « L’expérience peine à prendre, nous n’avons pas encore vraiment renoué avec la culture du débat. Les citoyens viennent petit à petit, s’expriment timidement. Consciente ou inconsciente, la peur du chaos semée par le pouvoir reste prégnante. C’est un apprentissage, nous sommes restés si longtemps déconnectés de la politique ! Nous tentons de nous organiser, de voir à long terme. »

En face de lui, Tewfik Bensouici se montre bien plus enthousiaste. Ce sapeur-pompier de 31 ans, qui a étudié les lettres françaises, était déjà mobilisé contre le quatrième mandat de Bouteflika, voilà cinq ans. Il se réjouit du retour des « clivages politiques ». « Les couleurs politiques se fixent, ça commence à se polariser, des gens de gauche s’affirment, se retrouvent et se lient », sourit-il. Rémunéré au Smic, l’équivalent d’une petite centaine d’euros, il est convaincu que la question sociale est l’un des principaux ressorts de ce soulèvement populaire. « Les récentes mesures d’austérité, comme le relèvement du départ à la retraite, expliquent le déclenchement de ce mouvement. Avec la dévaluation du dinar, le pouvoir d’achat des Algériens s’est effondré. Même ceux qui travaillent peinent à joindre les deux bouts », résume-t-il.

Comme la plupart de ses compatriotes, Tewfik brûle de les voir « dégager tous », des affairistes corrompus qui se sont insolemment enrichis ces vingt dernières années jusqu’aux militaires qui prétendent « accompagner » la transition. L’évocation d’une scène politique en pleine crise, en plein chamboulement, suscite chez lui une moue de défiance et d’ironie. Les oppositions ne le séduisent pas davantage. Mais il déborde d’optimisme et d’assurance : « Ils vont céder. Nous avons déjà arraché de petites victoires. Nous avons gagné la rue. Ils tentent de la reprendre, mais ils n’y parviendront pas. Ils pensaient nous renvoyer à la maison en lâchant Bouteflika, mais nous ne voulons pas seulement nous débarrasser de quelques joueurs : nous allons changer les règles du jeu. Nous n’attendons plus rien de l’État. Beaucoup de choses s’organisent, une forme d’autogestion prend forme, elle finira par les balayer tous. » Loin des embruns, à la périphérie de la ville, l’université des sciences et de la technologie d’Oran (Usto) s’étire en un vaste campus aride. Dans le patio ombragé du bâtiment principal, des étudiants, drapeau noué en cape, commencent à se rassembler. Une sono crache les chants de supporters qui rythment les manifestations. Une jeune femme brandit, inscrite sur une pancarte, une citation obscure d’Abdelhamid Ben Badis, fondateur, en 1931, de l’Association des oulémas musulmans algériens. « La répression à Alger nous choque et nous fait mal. Nous refusons le recyclage. Nous allons continuer jusqu’au départ du système, jusqu’à libérer l’Algérie, et la vraie révolution commencera à ce moment-là, avec le début du changement », avertit Samia, 22 ans, étudiante en informatique. Tout près d’elle, Redouane, 21 ans, se lance dans l’inventaire des figures du pouvoir qu’il veut voir partir. Il est aussitôt rappelé à l’ordre par un membre du comité de mobilisation, qui lui conseille fermement de s’abstenir de « faire de la politique » ou de « dire du mal de l’armée devant les médias étrangers ». Un agent de sécurité fait aussitôt irruption, nous prie de le suivre au poste de police. Relâchés après un contrôle d’identité, nous sommes priés de quitter l’université.

« La question de l’égalité entre hommes et femmes s’est imposée »

Nous retrouvons le cortège étudiant rue Larbi-Ben-M’hidi, une grande artère commerçante du centre-ville. Les « Dégage ! » fusent, mais aucun nom n’est prononcé. Des slogans exhortant la France à ne plus se mêler des affaires du pays sont repris en chœur. On apprend qu’au même moment, à Alger, une marée humaine disloque les cordons de police : les étudiants envahissent la place Maurice-Audin et reprennent le parvis de la Grande Poste. Chroniqueur au Carrefour d’Algérie, Malik Cheklalia évalue déjà les « acquis » du mouvement : « Jeunes, moins jeunes, hommes et femmes : tout le monde s’implique, analyse la situation, réfléchit aux issues. Pour la première fois depuis bien longtemps, nous faisons l’effort de nous écouter mutuellement, alors que c’est ce qui faisait le plus défaut à la société algérienne. » Ce militant aguerri applaudit, surtout, la place conquise par les femmes dans les manifestations comme dans l’espace public. « Une victoire », confirme Malika Remaoun, de l’Association féministe pour l’épanouissement de la personne et l’exercice de la citoyenneté (Afepec). « Je me bats depuis trente-cinq ans. C’est la première fois que je peux discuter tranquillement de nos revendications avec des hommes de tous horizons sociaux. Ils peuvent les appuyer ou non, mais l’échange est possible. La question de l’égalité entre hommes et femmes s’est imposée dans le débat public. On trouve même davantage d’écoute parmi les jeunes des classes populaires que chez certains de nos amis démocrates sûrs que ce n’est pas le moment d’exprimer des demandes spécifiques aux femmes, comme l’abrogation du Code de la famille », témoigne cette féministe, de celles qui ont tenu tête aux barbus, dans les années 1990. Rue Mohamed-Khemisti, un pochoir appelle au vote FLN. Sur une affiche criarde, Bouteflika et Boumediene se côtoient, surgis d’une ère antédiluvienne. L’employé d’une parfumerie asperge de parfum des passantes coquettes et ravies. Une jeune réfugiée nigérienne, entourée de deux enfants en bas âge, leur tend la main. Rue de Tripoli, des femmes de ménage attendent, assises sur les marches, qu’on les embauche à la journée. Sur une palissade, une main sûre a tracé ces mots, en arabe : « Le peuple veut davantage… »

 

Source L’Humanité
Par R.Moussaoui

Algérie. Un 9e Vendredi toujours dans la détermination et dans le pacifisme

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©MOHAMED MESSARA/EPA/MAXPPP - epa07470380 Algerians protest against President Abdelaziz Bouteflika in Algiers, Algeria, 29 March 2019. Protests continue in Algeria despite President Bouteflika's announcement on 11 March that he will not run for a fifth presidential term. President Bouteflika also postponed the presidential elections, previously scheduled for 18 April 2019, until further notice. EPA-EFE/MOHAMED MESSARA

“Sans ce Hirak populaire, ce neuvième vendredi du soulèvement populaire aurait pu être le premier jour du cinquième mandat”. La pancarte d’une jeune femme rappelait en ce neuvième vendredi ce à quoi les Algériens ont échappé même s’ils ne savent pas encore de quoi les lendemains seront faits.  Chaque vendredi de manifestation pacifique est différent, les revendications s’affinent, la mobilisation s’affirme et l’envie de changement ne décroit pas.

Bien avant dix heures, les premiers manifestants étaient déjà  Place Maurice-Audin. Quelques policiers patrouillaient autour de cette place prisée par les manifestants mais ils étaient plus discrets que les derniers vendredis.

À la Grande Poste, la mobilisation était déjà plus importante. L’un des slogans fétiches des manifestants “Leblad Bladna ou Ndirou Rayna” scandé haut et fort par les manifestants, retentissait de loin.

Au fil des minutes, la foule devient compacte et s’étend jusqu’au Sacré-cœur, en haut de la rue Didouche Mourad. Les Algériens sont encore dans la rue pour revendiquer le changement. Cela fait plus de soixante jours qu’ils le font, avec le même objectif: être maîtres de leur destin. Ce changement, ils le veulent avec des moyens pacifiques. Généreux et solidaires, ils le montrent chaque les vendredis depuis le 22 février.

Les premiers couscous arrivent à la Place Audin à midi pile. Certains observent avec admiration ce geste généreux, d’autres n’hésitent pas à honorer le met national et maghrébin.. Hommes, femmes et enfants partagent le repas, comme en famille à la maison. Ensuite, on reprend la marche.

 

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Plus loin sur la rue Didouche-Mourad, une jeune femme, drapeau sur les épaules, distribue de petites galettes soigneusement posées dans un panier en osier. Elle s’est levée à six heures du matin pour les préparer. Accompagnée de son père, elle est venue de Dely Brahim pour manifester et distribuer ses galettes. “Je reviendrais la semaine prochaine”, promet-elle. Les  vendeurs de drapeaux occupent tous les coins à Alger-Centre. L’emblème national domine, avec une nouvelle variante qui fait son entrée  sur le marché de la révolution: .  des drapeaux en laine! Comme si les marchands s’attendent à ce que le hirak dure encore longtemps.   Il y a également des pin’s reprenant les grands slogans du hirak, notamment Tetnahaw-Ga3 et Silmya.

 

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Les jeunes ne manquent pas d’humour, l’un d’eux a écrit sa pancarte: “Je vous jure que je n’ai pas trouvé quoi écrire…l’essentiel partez tous”.

Le vendredi des propositions

Les manifestants de ce 19 avril demandent toujours le départ du “gang ”. Abdelkader Bensalah, Noureddine Bedoui et Gaid Salah. Ils n’épargnent pas non plus le nouveau président du Conseil constitutionnel, Kamel Feniche.

On entend les manifestants scander “Ya Fennich Ya Bensalah, le pouvoir tombera inéluctablement”. L’occasion est toujours bonne de rappeler la légitimité des revendications du peuple “Nos revendication sont légitimes et ne relèvent pas de l’impossible” peut-on lire sur les slogans d’un monsieur.

Sur une banderole, des manifestants résument les objectifs d’une conférence populaire indépendante, “ faire avorter le plan du gang qui vise à faire hériter le pouvoir….”

Ce vendredi de marche vers un avenir meilleur témoigne d’une envie de changement, de liberté mais aussi de l’amour incontesté que portent les Algériens pour leur patrie. Comme l’a écrit Sid Ahmed Semiane, ”Être Algérien est un travail à plein temps”. Une assertion qui prend tout son sens, en cette période. Drapeau sur le dos, pancartes en main, chants patriotiques à la bouche, c’est ainsi que les Algériens mènent leur combat.

 

Source Huffpostmaghreb