13.9 C
Alger
samedi 21 février 2026
Accueil Blog Page 150

Gaïd Salah. 1er Gage, appliquer l’article 20 de l’ordonnance 06-02 (Algérie)

0

La confusion est totale. Le pouvoir de fait, ébranlé par la Révolution du Sourire a déjà concédé le départ de Bouteflika, mais l’ancien Régime est là. Il tente de contrôler et de contenir le soulèvement populaire en lui opposant une constitution caduque et non avenue. C’est dans ce cadre que Abdelkader Bensalah, interface formelle du système, entame des “consultations” en vue d’une “Conférence nationale”. Or tout le monde le constate, c’est l’armée qui détient le pouvoir. Cette amère réalité n’a pas varié depuis l’été 1962.

Le paradoxe de la situation est que M. Bensalah, chef de l’État intérimaire dans le cadre de la constitution de Bouteflika détient des pouvoirs qui le mettent en possibilité de donner de véritables gages au Peuple. IL peut publier les décrets d’application de l’Ordonnance 06-02 du 28 février 2006 (JO du 1er mars 2006) et ouvrir la voie à l’application de son article 20. Une telle mesure sortirait immédiatement l’armée di champ politique, la mettrait à l’abri des soubresauts de cet espace où elle n’aurait jamais dû s’immiscer. C’est une mesure qui ne réduirait pas la sanctuarisation de l’armée au seul départ, devenu impératif, de Gaïd Salah. Ce serait un véritable Saut qualitatif dans le sens de la modernisation de cet outil de défense de la Nation.

L’activation de l’ordonnance 06-02 et l’application immédiate de son article 20 ouvriraient la voie à des consultations nationales en vue de la constitution d’une présidence collégiale qui serait chargée de l’engagement d’une transition ordonnée de sortie du régime néo patrimonial actuel vers une véritable République démocratique et sociale.

C’est celui-là le premier pas que Bensalah doit accomplir.

Par M.Bakir

Selon Me Bouchachi « Nous avons besoin de l’Institution militaire dans cette période »

0

Le militant des droits de l’homme et avocat maître Mustapha Bouchachi a salué, hier, lors d’une conférence organisée par le Collectif des avocats libres au niveau de la Maison de la culture Ali Zamoum de Bouira, l’engagement de l’institution militaire à accompagner la période de transition.

« Soyons pragmatiques et courageux pour dire que nous avons besoin de l’Institution militaire dans cette période. L’Armée nationale populaire (ANP) est une armée issue du peuple algérien. Je pense, objectivement, que pour réussir la période de transition, nous avons besoin d’une forte institution. Et la seule institution qui demeure debout en Algérie est celle de l’ANP », a-t-il dit devant une salle archi comble.

Cependant, le conférencier insiste encore sur la mobilisation et la patience. Selon lui, la « issaba » ou la bande,  n’a pas encore disparu de la scène. « Belaiz qui a démissionné le matin a été remplacé par un autre à midi, sans aucun respect des procédures légales. Leur but est d’entraver la période de transition que revendique le peuple algérien », a-t-il expliqué.

Plus loin dans son intervention, Me Bouchachi exige de l’institution militaire de prendre des mesures palpables pour installer un climat de confiance. « Nous n’accepterons pas d’une application de l’article 102 avec  Bensala et Bedoui. Nous n’accepterons pas une période de transition guidée par ces deux personnages. Nous n’accepterons pas des élections qui seront organisées par Bedoui qui a excellé dans la fraude électorale », a-t-il martelé.

Me Bouchachi a réitéré son souhait à ce que la période de transition soit dirigée par une présidence collégiale composée de trois personnalités intègres. « En plus du départ de la bande, nous voulons construire un nouvel Etat en rupture avec les pratiques su système qui a ruiné l’Algérie », a-t-il dit.

 

Source El Watan
Par Omar Arbane

Printemps noir. Crime contre l’Humanité

0

Je m’incline devant la mémoire de mes frères et sœurs fauchés par les balles assassines de Bouteflika, le nain dictateur et de ses Sbires. Le SS Zerhouni, le chef de meutes Benflis, le renégat Ouyahia, le lâche des sales besognes et tous ces gendarmes mercenaires tueurs.

 

 

Une douce pensée à mes jeunes amis tués parfois devant moi  et un hommage particulier aux milliers de blessés  et à tous les traumatisés du crime perpétré à l’encontre de la Kabylie.

 

 

Selon le professeur Mohand ISSAD que j’ai eu le bonheur d’interviewer longuement juste avant sa disparition, il est claire que  » Les meurtres perpétrés et les assassinats des jeunes lors du printemps noir est un crime contre l’humanité et voir même, un ethnocide caractérisé. Des armes de guerre ont été utilisées face à des manifestants pacifiques »

 

Par H.Redjala

Turkie. Ekrem Imamoglu, le candidat de l’opposition, proclamé maire d’Istanbul

0

« C’est le début d’une nouvelle ère pour Istanbul. Je serai le maire le plus démocratique au monde », a lancé le candidat du CHP.

Le candidat de l’opposition a été proclamé maire d’Istanbul mercredi après avoir infligé une humiliante défaite au parti du président Recep Tayyip Erdogan qui continue de se battre bec et ongles pour faire invalider le scrutin.
Ekrem Imamoglu a reçu son mandat de maire du Haut comité électoral (YSK), en dépit d’un recours introduit la veille par l’AKP, le parti du président Erdogan, exigeant la tenue d’un nouveau scrutin au prétexte que celui du 31 mars avait été entaché d' »irrégularités ».

M. Imamoglu, candidat du parti d’opposition CHP (social-démocrate), a été acclamé par des dizaines de ses partisans en arrivant aux bureaux de l’YSK dans le complexe abritant le palais de justice à Istanbul, selon un correspondant de l’AFP.
Après avoir obtenu son mandat, il s’est rendu à la mairie d’Istanbul, contrôlée depuis 25 ans par des élus issus de la mouvance islamiste, pour la passation de pouvoirs. Des dizaines de milliers de ses partisans se sont rassemblés devant la mairie pour fêter sa victoire, entonnant un chant nationaliste prisé par l’opposition laï

« Plus belle ville au monde »
Dans une allocution, il a promis d’être « au service de 16 millions de personnes et non pas d’une personne, d’un groupe ou d’un parti ». « C’est le début d’une nouvelle ère pour Istanbul. Je serai le maire le plus démocratique au monde », a-t-il ajouté. Remerciant les Stambouliotes de l’avoir porté à la tête « de la plus belle ville au monde », il les a exhortés à surmonter « les rancunes et les inimitiés », exacerbées par une campagne extrêmement polarisante.

L’AKP avait officiellement déposé mardi un recours pour demander la tenue d’un nouveau scrutin à Istanbul, affirmant que celui qui s’est tenu le 31 mars avait été marqué par des « irrégularités ». Le parti présidentiel affirme avoir fourni « trois valises pleines de documents » étayant ses accusations à l’YSK qui doit examiner cet appel avant de rendre sa décision. Ce recours extraordinaire est intervenu plus de deux semaines après le scrutin, au moment où des opérations de recomptage touchaient à leur fin à Istanbul.

« Nous attendons des institutions compétentes des déclarations claires à propos de ces processus au plus vite », a déclaré M. Imamoglu juste avant la passation de pouvoir avec son prédécesseur.

D’après les résultats provisoires de ces élections municipales, l’AKP de M. Erdogan est arrivé en tête à l’échelle nationale, mais a subi un cuisant revers en perdant la capitale Ankara et la plus grande ville et poumon économique du pays Istanbul, sur fond de récession.

Députée blessée
Refusant de concéder la défaite à Istanbul, où il a lui-même commencé sa carrière politique comme maire, M. Erdogan a dénoncé des « irrégularités » massives et commises, selon lui, de manière « organisée ».

L’AKP affirme que des bureaux de vote ont minimisé le nombre de voix obtenues par son candidat, l’ex-Premier ministre Binali Yildirim, et soutient que plusieurs milliers de personnes ont été indûment inscrites sur les registres électoraux. Il a déposé depuis deux semaines plusieurs recours auprès de l’YSK qui ont conduit à un recomptage partiel, en majorité des quelque 300.000 voix comptabilisées comme nulles le jour du scrutin.
Mardi soir, le recomptage a pris fin dans le district stambouliote disputé de Maltepe, confirmant la victoire de M. Imamoglu avec 13.500 voix d’avance sur son rival, selon le CHP.

L’YSK avait suscité la controverse la semaine dernière en excluant des candidats pro-kurdes élus maires le 31 mars dans des localités à majorité kurde, après les avoir autorisés à se présenter. Une députée prokurde a été blessée mercredi lors d’une manifestation organisée à Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, pour dénoncer cette mesure, selon un correspondant de l’AFP. Lorsque les manifestants, parmi lesquels plusieurs députés du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde), ont voulu lire une déclaration, la police est intervenue pour les disperser à l’aide de canons à eau. La députée Remziye Tosun est alors tombée sur une dalle en béton et s’est évanouie, avant d’être conduite à l’hôpital où une fracture au dos a été décelée, selon des informations obtenues par l’AFP.

Source L’Orient le jour
Par OLJ/AFP

France. La diaspora algérienne mobilisée à Montreuil

0
Aurelien Morissard / IP3 - Protesters hold algerian flags, during a demonstration against the Algerian President Abdelaziz Bouteflika's decision to stand for a fifth term in office, in Paris on March 3rd, 2019. (MaxPPP TagID: maxnewsfrfour202847.jpg) [Photo via MaxPPP]

Plus de 400 personnes ont participé, mardi soir, dans la ville de Seine-Saint-Denis à un « hommage à la révolution du Sourire » et ont débattu des « perspectives de transition démocratique en Algérie ».

La salle des fêtes de Montreuil était comble, mardi soir. À l’invitation de Dzayer 2.0, collectif né place de la République à Paris en soutien aux mobilisations algériennes contre un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika à la tête du pays, plus de 400 personnes – beaucoup issues de la diaspora – ont débattu de l’avenir du pays maghrébin. « Tout est à revoir » pourrait résumer la soirée.

Professeur d’économie à l’université de Paris Dauphine, Mouhoub El Mouhoub a décrit l’Algérie comme un État rentier, victime certes de la baisse des cours du pétrole en 2013, mais surtout d’une mauvaise gestion. « Si les hydrocarbures ont aidé à avoir un taux de croissance élevé, celui-ci a exclu des secteurs entiers de la population et de la jeunesse », a-t-il décrit. Surtout, les investissements nécessaires n’ont pas été faits, dans une économie marquée par de puissants secteurs de l’importation et du bâtiment, dont les dirigeants étaient proches du régime. « Ce système a fait reculer l’industrie de 16% e 1996 à 4% aujourd’hui », dénonce l’économiste, qui livre d’autres chiffres accablants. Le taux de participation au marché du travail n’est que de 40% pour la population active et de 17% pour les femmes.

Hacène Ouali, journaliste à El Watan, pointe lui aussi, le malaise né du chômage de masse, dans un pays où 70% des habitants ont moins de 40 ans. « Il touche surtout les diplômés », relève-t-il. Dans un tel contexte, la candidature d’Abdelaziz Bouteflika a été perçue comme « une humiliation ». Hakim Addad, du collectif de suivi du mouvement du 22-février (CSVM), renchérit : « Ce qui fait le plus peur au régime aujourd’hui c’est cette interconnexion entre l’université et la rue ».

La place des femmes dans la société algérienne sera amenée à évoluer

Après la démission du président Abdelaziz Bouteflika – et l’on venait également mardi de connaître celle du président du Conseil constitutionnel -, la question des perspectives se retrouvait au cœur des interventions. Le besoin d’une évolution constitutionnelle est sur toutes les lèvres. La nécessité que la transition ne soit pas conduite – sous l’égide du chef d’Etat major Gaïd Salah – par des caciques du régime est partagée. Un gouvernement issu du peuple doit voir le jour, mais comment le composer ? Des techniciens ? Des politiques ? Quel nombre de ministres ? Même problématique sur la désignation des membres d’une assemblée constituante : des élections ou des nominations par les « corporations » ?

Une chose, en revanche, ne faisait pas débat : la place des femmes dans la société algérienne sera amenée à évoluer. Pas question d’attendre, comme le dit, une jeune femme dans la salle « pour revendiquer tout de suite l’égalité des sexes ». « La question de la femme est au cœur du mouvement », souligne aussi Hacène Ouali. Pour cela, il faudra, comme le demande Ghanima Ammour de l’ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie) arriver à « la séparation de la politique et de la religion ». Toutes les « constitutions algériennes stipulent l’égalité hommes / femmes », tient-elle à rappeler, mais dans les faits, ce principe n’est pas appliqué. Une des revendications importantes sera dès lors « l’abrogation du Code de la famille », une concession faite aux islamistes en 1984. Le peuple algérien est bien décidé à écrire une nouvelle page de son histoire.

 

Source L’Humanité
Par G.De Santis

Algérie. Les avocats ont marché à Tizi-Ouzou

1
Marche des avocats à Tizi Ouzou Hier mâtin
( mercredi 17 Avril 2019) à l’issue de l’appel du Conseil de l’ordre du barreau.
Impressionnante mobilisation qui témoigne de la détermination des avocats à accompagner le mouvement populaire pour la réhabilitation de la citoyenneté et le rejet massif du système politique algérien qui a confisqué notre indépendance et dilapidé nos richesses nationales.
Les avocats réaffirment leur attachement à la souveraineté populaire et récusent la fallacieuse application de l’article 102 de la constitution préconisée comme
une ultime solution de continuité du régime en place.
Par Hakim Saheb

Chronique. Gaïd Salah le fossoyeur de la révolution du sourire

0
Toute honte bue, celui qui prétend soutenir « les revendications légitimes du peuple » s’attaque ostensiblement aux premières  MOISSONS de cette révolution :
1/ LES FEMMES Algériennes, dignes héritières de leur aïeule la Reine Dyhia, qui ont fièrement battu le pavé et brisé tous les murs de la peur, de l’ostracisme et des conservatismes de tous bords. On a tenté de les souiller dans leur chair pour les humilier et les disqualifier des terrains de la lutte.
2/ L’UNIVERSITÉ  qui a su s’allier avec toute la société reprenant ainsi son rôle de vigie en se réappropriant les espaces de la raison, du débat et de la conscientisation citoyenne. Ces violations des franchises universitaires est une tentative d’intimidation et confirme la dérive répressive des forces de l’ordre.
3/ L’EMBLÈME AMAZIGHE de nos racines millénaires et nourricières enfin sorti de la clandestinité et flottant aux cotés de l’emblème national, symbole de l’autodétermination face au joug colonial.  La falsification de l’histoire et le déni identitaire sont encore à l’œuvre.
Ces incessantes violences réelles ou symboliques nous indiquent que le chemin est encore long vers la fin du système et de ses méfaits.
Soyons encore debout et vigilants pour sauvegarder ses premiers acquis fragiles et conquérir d’autres espaces contre les tenants du statu quo et leurs affidés.
CONJUGUONS ENSEMBLE L’ÉTHIQUE DE CONVICTION AVEC L’ÉTHIQUE DE RESPONSABILITÉ.
#MOBILISATION
#DETERMINATION
#VIGILANCE
#ALGERIE_ALGERIENNE
#GAID_SALAH_BASTA
Par Ahcéne Oumeddah

Égypte. Al Sissi assoit sa dictature

0

Les députés égyptiens ont offert hier les pleins pouvoirs au maréchal-président, qui pourrait régner jusqu’en 2030. Un référendum sur le sujet sera soumis au peuple.

Le Parlement égyptien, très largement acquis au président Abdel Fattah Al Sissi, a voté hier matin, au Caire, une révision constitutionnelle donnant la possibilité au maréchal, arrivé au pouvoir via un coup d’État militaire en juillet 2013, de prolonger son bail jusqu’en 2030. L’article 140 lui permet en effet d’étendre son second mandat (1) de quatre à six ans, portant son terme de 2022 à 2024. Le texte offre aussi au dirigeant égyptien le choix de se représenter une troisième fois. Pour beaucoup d’observateurs, ce tour de passe-passe juridico-politique ouvre la voie à une véritable dictature dans un pays qui en porte déjà tous les stigmates. Chantre de la stabilité et de la lutte antiterroriste auprès des chancelleries occidentales, Abdel Fattah Al Sissi, 64 ans, est souvent accusé par les ONG de graves violations des droits humains : torture, disparitions forcées, record d’exécutions capitales, emprisonnement d’opposants, musellement de la presse.

Au siège de la Fédération internationale des droits de l’homme (Fidh) de Paris, où se tenait à la même heure une conférence de presse, c’était tout l’enjeu des débats. D’après les chiffres de Human Rights Watch, 60 000 « prisonniers d’opinion remplissent les geôles égyptiennes », a rappelé Claire Talon, spécialiste du monde arabe. La chercheuse basée au Caire est aussi revenue sur d’autres points chauds de cette révision constitutionnelle, notamment la nomination du procureur général qui se fera désormais à la discrétion du président. Sissi conduira aussi le Conseil judiciaire, lui permettant d’influer sur la nomination des juges. « Autrement dit, d’État autoritaire, l’Égypte glisse petit à petit vers un État totalitaire », conclut Claire Talon.

Également présent dans les bureaux de la Fidh, Alain Gresh, spécialiste de l’Égypte et fondateur du journal en ligne Orient XXI, en a profité pour rappeler que la consultation populaire à venir sur le sujet n’était qu’un cache-sexe utilisé par le régime égyptien. « Si vous allez au Caire aujourd’hui, vous y verrez bon nombre d’affiches promouvant le référendum et l’amendement constitutionnel. En revanche, toute distribution de tracts anti-réforme est prohibée. Quiconque s’y risque termine en prison », précise-t-il. Près de 120 personnes appartenant à des partis d’opposition légaux et à d’autres groupes pro-démocratie auraient été arrêtées ces derniers jours.

Paris accompagne l’architecture du régime répressif égyptien

Le politologue a également rappelé les responsabilités de la France dans cette dérive dictatoriale. « Je ne dis pas qu’il faille couper les ponts avec l’Égypte d’Al Sissi. Mais il y a des lignes à ne pas dépasser. Il y a dix ans, Alain Juppé exprimait son regret de ne pas avoir plus insisté sur les droits humains avec certains pays. Aujourd’hui pourtant, au nom de la lutte contre le terrorisme, Paris commet la même faute. Pour ma part, je ne cesse de m’étonner de voir un homme, Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, se muer en VRP de nos industries militaires… Cet homme semble porter un amour sans bornes à l’égard d’Al Sissi, qui d’ailleurs le lui a bien rendu en le décorant en 2017… »

Depuis sa prise de pouvoir en 2013, le despote égyptien a, il est vrai, largement profité de l’« accompagnement » de l’Élysée. « Paris a littéralement coconstruit l’architecture du régime répressif d’Al Sissi », rappelait dans nos colonnes, le 27 février dernier, Tony Fortin, de l’Observatoire des armements. « Par exemple, la France a privilégié la fabrication de blindés Sherpa, qui ont été testés dans les rues du Caire lors de manifestations pacifistes. »

Un soutien que le peuple égyptien n’attendait pas venant du pays des droits de l’homme. « N’êtes-vous devenus que des vendeurs d’armes ? Êtes-vous bien sûrs de vouloir continuer à soutenir une dictature ? Tout cela est-il véritablement en corrélation avec vos valeurs ? » Telle fut la triple question posée hier par l’acteur égyptien Amr Waked, de passage à Paris avec le comédien Khaled Abol Naga. Les deux hommes sont venus présenter le lancement officiel d’une nouvelle ONG égyptienne, regroupant activistes des droits humains et de la société civile en exil, l’Egyptian Human Rights Forum. Une initiative dont ils paient déjà le prix fort. Pour avoir voulu critiquer le régime de Sissi, les deux artistes sont sous la menace d’une déchéance de nationalité.

(1) Sissi a été élu pour la première fois en 2014. Et une seconde fois avec 97 % des voix en 2018.
Source L’Humanité
Par S.Aubouard

Soudan. Pression populaire pour un gouvernement civil

0

Des milliers de personnes se sont rassemblées hier devant le quartier général des militaires soudanais

Des milliers de personnes se sont rassemblées hier devant le quartier général des militaires soudanais afin de réclamer un gouvernement civil. La demande d’un gouvernement civil est une exigence de l’Association des professionnels soudanais, fer de lance de la contestation.

Jeudi dernier, l’armée a installé un Conseil militaire au gouvernement, après avoir destitué le président Omar el Béchir, contesté depuis le 19 décembre dernier, à la suite d’un triplement du prix du pain. Lundi, la première annonce de politique extérieure de la junte a été faite, et elle s’inscrit dans la continuité : les troupes soudanaises resteront impliquées au sein de la coalition arabe menée par l’Arabie saoudite au Yémen. Lundi, l’Union africaine a exigé elle aussi que l’armée quitte le pouvoir et le confie à une « autorité politique civile » sous quinze jours.

Par ailleurs, l’organisation non gouvernementale Amnesty International a invité, lundi, les militaires à déférer Omar el Béchir, détenu dans un lieu inconnu, à la Cour pénale internationale, qui le recherche pour crimes de guerre commis au Darfour.

Le général Jalaluddin Sheikh, membre du Conseil militaire, a répondu que cette décision serait prise ultérieurement, par un gouvernement élu. G. D. S.

 

Source L’Humanité
Par Gaël De Santis

Algérie. Gaid Salah charge le général Toufik et le menace

1

Le chef d’Etat major, Ahmed Gaid Salah, a chargé une nouvelle fois le général de corps d’armée Mohamed Mediene en le désignant par son ancienne fonction et en le menaçant sans ménagement de poursuites judiciaires.

Dans son discours fait à la 4e région militaire à Ouargala, le Général de corps d’Armée a mis en garde contre “certaines personnes qui ont longtemps abusé des richesses du peuple” et qui continuent “d’activer contre sa volonté et d’œuvrer à attiser la situation, en approchant des parties suspectes, et certains responsables et partis politiques”.

De ces personnes, il choisit de désigner par sa fonction le général de corps d’armée Mohamed Mediene dit Toufik. ” J’ai déjà évoqué, lors de mon intervention du 30 mars 2019, les réunions suspectes qui se tiennent dans l’ombre pour conspirer autour des revendications du peuple et afin d’entraver les solutions de l’Armée Nationale Populaire et les propositions de sortie de crise. Toutefois, ces parties, à leur tête l’ex-Chef du Département du Renseignement et de la Sécurité, ont tenté, en vain, de nier leur présence dans ces réunions, et d’induire en erreur l’opinion publique, et ce, en dépit de l’existence de preuves irréfutables sur ces faits abjects.”

Le chef d’état major rappelle qu’il avait affirmé “ce jour là, que nous allions dévoiler la vérité, et les voici continuer à s’agiter contre la volonté du peuple et œuvrer à attiser la situation, en approchant des parties suspectes, et inciter à entraver les solutions de sortie de crise.”

Pour Ahmed Gais Salah c’est l’ancien puissant patron des services qui attise la crise et entrave les solutions de sortie de crise.

Gaid Salah met en garde sans ménagement l’ancien patron des services, “je lance à cette personne un dernier avertissement, et dans le cas où il persiste dans ses agissements, des mesures légales fermes seront prises à son encontre”.

Pour rappel, Mohamed Mediene, dit Toufik, ancien général de corps d’armée à la retraite, avait démenti formellement toutes les accusations colportées contre lui. Il s’était défendu d’avoir comploté contre la sécurité du pays. “M’accuser d’avoir rencontré des agents étrangers pour évoquer des sujets relevant de la souveraineté nationale est une tentative délibérée de me porter préjudice. Je suis connu à l’intérieur du pays et en dehors pour avoir combattu toutes les ingérences extérieures qu’elles soient politiques, culturelles ou économiques.” avait soutenu l’ancien puissant homme des services secrets algériens.

 

Source Huffpostmaghreb