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dimanche 22 février 2026
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Le 14 juin 2001, L’espoir détourné de l’Algérie .

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Une journée fut inscrite au registre de l’Histoire triste de l’Algérie. Tout est parti d’une injustice commise contre des jeunes collégiens et un lycéen. Le 19 avril 2001, la gendarmerie d’Ath-Douala a atteint Guermah Massinissa d’une rafale de mitraillette et en même temps, du côté Oued-Amizour trois élèves d’un CEM ont été interpellés devant leur professeur. Des gestes vils et volontaires qui ont mis toute une région en émoi. La douleur s’empara de la Kabylie : de Tizi-Ouzou à Bejaia, la population est en révolte contre un pouvoir despotique. Malheureusement, la réaction du pouvoir est violente, d’autres victimes s’ajoutèrent pour atteindre 130 morts et avec plus de 5 000 blessés.

Un moment rempli d’acrimonie, le pouvoir est assassin.

Zerhouni, ministre de l’Intérieur, agent des services, avec mépris et à mauvais escient, traita Guermah Massinissa “de Mohammed un voyou de 27 ans”. Bouteflika le Chef d’État, une partie de l’Algérie est dans un brasier, lui préféra aller en voyage diplomatique en Côte d’Ivoire. Ali Benflis, Chef du gouvernement, des jeunes, abruptement, sont assassinés sous les balles de la gendarmerie, sans faire preuve de mansuétude, préférant ne rien faire. Voilà, en résumé, comment le personnel politique du sommet de l’État a géré la crise.  

Il faut le rappeler, Bouteflika a toujours eu le complexe envers la région Kabyle. Sachant sa force de ses habitants lors de la révolution, il a toujours été si petit en parlant d’Abane, d’Amirocuhe ou de Krim. En décembre 1999, à Tizi-Ouzou, implacable, il martelait : “Je suis venu dégonfler votre ballon de baudruche (…) Tamazight ne sera jamais langue officielle et si elle devait devenir ne serait-ce que langue nationale, c’est tout le peuple algérien qui doit se prononcer par voie référendaire “.

Dans le même sillage du président, une certaine classe politique à caractère belliqueux, connue pour ses préférences en matière de soutien aux causes étrangères et particulièrement palestiniennes, s’enhardit à faire de l’apologie de la haine en incitant les autorités à intervenir militairement dans cette partie d’Algérie.

Malheureusement, le 14 juin 2001, fut un tournant décisif au profit de la dictature algérienne. Des millions d’Algériens ont été refoulés d’Alger avec des méthodes staliniennes. De la propagande, des arrestations arbitraires, traitement médiatique et menaces pour faire échouer la marche historique. Des prisonniers ont été libérés la veille par les sbires de Zerhouni pour attaquer des manifestants à coup de machettes et de sabres. Dans un scénario hollywoodien, une équipe de télévision de l’État filme des manifestants arrêtés avec des armes blanches et d’autres objets tranchants. La journaliste de l’ENTV, sous la direction de Hamaroui Habib Chaouki, après avoir félicité «les prisonniers» qui ont sauvé la capitale des manifestants, elle affirma aux téléspectateurs que vers la fin de la journée, «les manifestants sont retournés d’où ils sont venus».

Le système vient d’être sauvé, et l’espoir vient d’être détourné. Des familles endeuillées, et une région sombra dans l’isolement total. 

Les faits sont connus de tous, rien ne peut être oublié. Les parents des enfants morts sous les balles d’un corps de sécurité de l’État sont meurtris. Ni la commission du professeur Issad qui a accablé le pouvoir de n’avoir mis aucun effort pour arrêter l’effusion de sang et ni la compromission d’un groupe de mercenaires conduite par Abrika pour négocier avec Ouyahia n’ont pu calmer leur douleur.

Tout compte fait, pour le respect de la mémoire des victimes du printemps noir, il est plus qu’un devoir de lutter contre l’oubli, les commanditaires de ces tueries doivent être jugés. Un crime n’est jamais pardonné.

Depuis, une chape de plomb qui s’abat sur la Kabylie, les relations politiques ont beaucoup changé. Elles furent entièrement détériorées. Les responsables de la débâcle sont identifiés et cités par l’opinion publique et non par la justice. En premier Bouteflika, lors de sa deuxième campagne (2004), il vociféra à Vgayet, où il fut accueilli avec des jets de pierres, en disant au sujet des kabyles : «De loin,  je vous voyais comme des géants. En arrivant ici, je vois que vous n’êtes que des nains». Et le reste, l’Histoire est en train de s’écrire, inévitablement, elle jugera ceux qui ont contribué de prêt ou de loin à martyriser et à diaboliser la Kabylie et ses enfants.

Entre temps, un travail tendancieux et de scission est entretenu avec le reste des régions d’Algérie. Le kabyle est devenu l’ennemi numéro à abattre. Ne disposant pas de moyen médiatique pour rectifier l’image et expliquer aux autres que la révolte nous concerne tous, la plate-forme d’El-Kseur est une revendication nationale et non régionale. Dommage, à l’époque, les réseaux sociaux ne sont pas encore si développés comme aujourd’hui afin de démentir.

Il a fallu attendre 18 ans pour que le message arrive à destination, une prise de conscience a gagné du terrain. Le 16 février 2019, de Kharrata en Kabylie que les choses ont été reprises. Les Algériens ont compris qu’ils étaient dupés. Finalement, tout le monde est concerné, la “kabylisation” de l’Algérie est un fait incontestable.

Aujourd’hui, une espérance est née pour en finir avec un système qui refuse de partir sans faire des victimes. C’est une question de temps pour aboutir, au bout de presque cinq mois de révolte, de manifestation et de mobilisation, l’algérien a brisé des tabous et défié la peur qui régna pendant 62 ans. Le peuple est en train de s’instruire politiquement, il a compris que son destin ne dépend que de lui même.

Toutes les tentatives d’avilir la société algérienne furent vaines. Ils ont tout essayé. Visiblement sur le terrain, les services de sécurité qui font du zèle pour intimider chaque mardi l’étudiant en particulier et vendredi le citoyen en général, des agissements qui ne font que renforcer un sentiment réactionnaire pacifique prouvent que le régime a tendance militaire est en mode panique.

Le nouveau maitre des lieux, le général Gaid Salah, sur les pas de Bouteflika, menace les Algériens à la manière de militaire. Sous son règne que Kameleddine Fekhar est décédé dans des conditions dramatiques. Une arnaque judiciaire décidée en haut lieu qui a coûté la vie à un grand militant des droits de l’homme et de la démocratie.

Cette fois-ci, réussiront-ils à détourner l’espoir ?

La douleur est intacte, égale à celle de 2001. Le sentiment d’injustice qui domine sera la raison pour poursuivre le combat jusqu’au bout de l’engagement et rétablir la vérité. Si les actes criminels demeurent impunis comme ceux de 1988 à Alger, et 1986 à Oran et à Constantine, un État de justice ne sera qu’illusoire.

Mahfoudh Messaoudene

Source Kabyle Universel

La société civile parvient à un accord pour la tenue de sa conférence nationale

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La société civile tiendra comme prévu sa conférence nationale pour une sortie de la crise politique le samedi 15 juin, c’est-à-dire, dans trois jours.

En effet, selon le vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), Said Salhi, les dynamiques regroupant 80 associations, syndicats et collectifs, après une réunion plusieurs heures de discussions, tenue mardi 11 juin, au siège de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF) à Alger, se sont accordées sur les termes d’une feuille de route dont le texte sera dévoilé le jour de la tenue de la conférence.

«Après une longue réunion de concertation et d’échange, nos dynamiques de la société civile ont finalement trouvées un accords pour aller à la conférence nationale de la société civile pour une sortie de crise, qui aura lieu le samedi 15 juin 2019 », a annoncé Said Salhi sur son compte Twitter. Said Salhi n’a pas précisé le lieu de la tenue de cette conférence nationale.

Les participants à cette Conférence relèvent de trois dynamiques, à savoir: la Confédération des syndicats autonomes, le Forum civil pour le changement et le Collectif de la société civile qui compte plusieurs associations et organisations de droits de l’Homme.

L’initiative de la société vise à traduire les revendications du mouvement populaires pour une sortie de la crise que traverse le pays.

Par Arezki Benali

Source ALGÉRIE ECO

Algérie : l’arrestation de deux ex-Premiers ministres dévoile l’étendue de la corruption

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En l’espace de 48 heures, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ont été présentés devant la Cour suprême et incarcérés à la prison d’El Harrach, dans la banlieue d’Alger.

Ahmed Ouyahia, plusieurs fois Premier ministre (2003 à 2006 puis de 2008 à 2012), secrétaire général du RND (parti pro-pouvoir), ancien chef de cabinet à la Présidence de la République, comparaissait ce mercredi 12 juin devant la justice pour « octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, dilapidation de deniers publics, abus de fonction et conflit d’intérêts ». Suite à une longue audition, le juge d’instruction à la Cour suprême ordonne sa mise en détention provisoire. L’information a créé une onde de choc et de satisfaction dans l’opinion : le Premier ministre des années Bouteflika n’avait cessé de dénigrer le mouvement populaire pacifique né le 22 février pour dénoncer le maintien au pouvoir de Abdelaziz Bouteflika. « En Syrie aussi, cela a commencé avec des fleurs », avait-il alors déclaré devant les députés.

Nouvelle offensive judiciaire

Au moment de son incarcération à la prison d’El Harrach, des Algériens ont manifesté leur joie, certains brandissant ou jetant sur le fourgon le transportant en détention des pots de yaourt : on lui prête d’avoir reproché par le passé aux Algériens qu’ils vivaient au-dessus de leurs moyens, disant qu’ils pouvaient se passer par exemple du yaourt ! Impopulaire, se qualifiant lui-même d’« homme de sales besognes », Ouyahia cristallisait la colère des Algériens contre le pouvoir. Là, il vient d’aggraver son cas avec ces affaires de corruption.

PAR ADLÈNE MEDDI

Source LE POINT

Lutte contre la corruption ou diversion?

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Peut-on se réjouir de l’arrestation d’Ouyahia et des responsables politiques? Une vraie justice ne peut exister que dans des régimes démocratiques où la justice est indépendante. L’emprisonnement d’Ouyahia et d’autres chefs politiques et hommes d’affaires ne doit pas être exploité par le régime actuel conduit par GAID Salah comme un point de fixation et un objectif fondamental du peuple algérien car tout ce carnaval judiciaire ne vise qu’à faire diversion sur l’objectif principal de la révolution du 22 février qui est le départ de ce régime et la construction d’un Etat démocratique ou la loi et la justice sera au-dessus de tous. Il est important de ne pas être dupe de toute ses tracasseries judiciaires que le régime a l’aide de ses alliés médiatiques cherchent à acquérir une certaine légitimité que la rue les a dépourvue, la guerre des clans est au summum, laissons-les se dévorer entre eux. L’objectif principal du peuple doit être uniquement la réalisation de la rupture avec cette mafia qui veut se régénérer à travers la préparation des élections présidentielles comme les précédentes où le candidat du pouvoir aurait la majorité avec le trucage des urnes.

par : Mamart Arezki

Urgent – Abdelmalek Sellal placé sous mandat de dépôt

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Algérie – Il a connu le même sort que son prédécesseur, mais aussi successeur, Ahmed Ouyahia.  Abdelmalek Sellal, ancien Premier ministre, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi à la prison d’El Harrach par le juge enquêteur de la Cour suprême

Celui qui était chef du gouvernement de 2012 à 2017 a comparu ce matin. Son nom a été cité dans des affaires de corruption et dilapidation des deniers publics. Il y a quelques semaines, il a été entendu par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, dans le cadre des informations judiciaires ouvertes suite à l’arrestation de l’homme d’affaires, Ali Haddad, et les frères Kouninef.

Durant son passage à la chefferie, Abdelmalek Sellal s’est illustré par ses déclarations hasardeuses et irréfléchies. Des déclarations qui ont provoqué tantôt l’ire, tantôt l’hilarité, des citoyens.

Hier mercredi, c’est l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui a été mis en détention provisoire à la prison d’El Harrach. Son arrivée dans le centre pénitencier s’est déroulé dans un climat un peu tendu après que des dizaines de citoyens se sont amassés pour lui exprimer leur colère.

Source ALG 24

Interview du président du RAJ pour ADN News

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La conférence nationale de la société civile pour une sortie de crise aura lieu le samedi 15 juin à Alger. C’est à la réunion du mardi 11 juin au siège de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF) à Alger, que les dynamiques de la société civile ont trouvé un consensus après neuf heures de discussions.

ADN News : Le Hirak aujourd’hui d’après vous, quel bilan ?

Abdelouhab Fersaoui, président du RAJ (Rassemblement actions jeunesse).Le bilan ne peut être que positif, parce que nous somme passé d’une situation dont le peuple algérien n’a pas la possibilité de s’exprimer, ou de manifester d’une manière pacifique pour faire entendre sa voix, à une autre situation ou le peuple algérien s’est libéré en cassant le mur de la peur. Aujourd’hui, les algériens après avoir étaient exclus du champ politique, marginalisés, mis à l’écart et réprimé, il se réapproprie l’espace publique de débat. Donc aujourd’hui, il y’a beaucoup d’acquis qui sont déjà arrachés. Pour ce mouvement, c’est un mouvement qui a donné l’espoir d’une nouvelle Algérie, l’Algérie des libertés, l’Algérie de l’égalité et du respect ces droits humains. C’est un mouvement qu’a empêché un cinquième mandat et qui a annulé deux élections présidentielles sans qu’une seule goutte de sang ne soit versée, et sans violence. C’est un mouvement qui reflète le degré d’éveil citoyen et la maturité politique des algériennes et des algériens.

Dans l’optique d’aller vers une conférence nationale, les dynamiques de la société civiles ont eu plusieurs rencontres, qu’attendez-vous de ses rencontre ? Comment sont-elles nées et qui sont les acteurs ?

Le 22 février comme je l’ai déjà dit, a libéré le peuple algérien, et donné la possibilité au mouvement associatif et aux dynamiques de la société civile d’exister en tant que force de proposition, en tant qu’acteur et force d’action. La société civile a donc repris son rôle. Les anciennes dynamiques ont trouvé plus d’espace pour travailler, et y’a l’émergence de nouvelles dynamiques comme celles des étudiants, des artistes et des collectifs qui sont nés un peu partout au niveau national. Le peuple algérien est donc là, et ses revendications sont claires ; il revendique le départ du système.

Les dynamiques de la société civile sont donc là, pour donner un prolongement politique, ou un contenu politique à ces revendications. Transformer ces revendications en une proposition concrète sue le terrain. Pour nous, nous avons commencé à y travailler dans le cadre du collectif de la société civile pour une transition démocratique à partir du 27 février. Nous  avons rendu publique une proposition d’une feuille de route le 18 mars. Puis le 27 avril, nous avons appelé à une conférence nationale.

La conférence nationale permettra de fédérer ces dynamiques, et de capitaliser le travail qui s’est fait au niveau national pour sortir avec une seule feuille de route consensuelle. L’objectif est que la société civile se place sur la scène nationale et politique comme étant une force de proposition et d’action, et en tant que acteur médiateur.

L’organisation de la conférence nationale n’est pas une fin en soi, mais c’est une étape importante pour sortir avec une feuille de route, qui sera débattue par la société et qui sera soumise à la classe politique pour en discuter.

Qu’attendez-vous aujourd’hui de la classe politique, avant et après votre conférence nationale ?

Ecoutez, toute initiative qui vise à rassembler un groupe d’algériens autour des principes de la démocratie, de l’état de droit et des libertés sont les bienvenues. C’est le moment opportun, nous sommes dans une période historique. Il est temps aujourd’hui de mettre de côté notre égoïsme politique et essayer de trouver des consensus. Le système pendant ces 20 dernières années, a tout fait pour diviser la société sur fonds idéologiques, culturels et linguistique. Nous nous sommes rendu compte aujourd’hui que ce pouvoir ne permet en réalité à aucune idéologie d’exister. Nous devons construire un large consensus, en renforçant l’union de toutes les dynamiques et de toutes les forces vives en Algérie, afin de faire face à ce pouvoir qui veut se maintenir à tout prix. Notre conférence nationale s’inscrit dans cette logique.

Quelles sont les avancées de vos concertations aujourd’hui ? Etes-vous prêt à la conférence nationale de ce samedi 15 juin ?

Samedi y’aura la rencontre nationale. Nous somme conscient qu’il s’agit d’un processus de construction. Il ne faut pas que nous soyons conditionné par le temps, mais mettre le temps qu’il faut pour réussir et faire aboutir ce processus. Nous savons que ce n’est pas facile. Le groupe des dynamiques de la société civile n’est pas un groupe homogène, car il y’a plusieurs idéologies et plusieurs sensibilités. Le faite que nous travaillons ensemble est déjà un acquis et quelque chose de très positif. C’est une responsabilité pour nous tous de sortir avec un consensus, et il y’a de la volonté pour ça.

Avez-vous mis en place des mécanismes pour réduire les divergences entre les différentes parties ?

Nous sommes dans une logique de construction d’un consensus, et le consensus ne passe pas par le vote. On privilégie le dialogue et les compromis, mais sans qu’on cède sur les principes. Ce qui est avantageux, c’est le peuple qui continue d’occuper la rue. Nous ne pouvons donc pas sortir avec quelque chose qui ne répond pas aux aspirations de la rue. Ça peut être très difficile, car parfois nous nous retrouvons devant des contradictions, mais avec un dialogue sincère, nous allons parvenir à construire ce consensus.

Donc la poursuite du mouvement populaire est cruciale pour faire éclore cette démocratie ?

La poursuite de la mobilisation pacifique est le seul garant de l’aboutissement de ce mouvement, car le pouvoir a cassé tous les canaux de médiation, dont les parties politiques et les associations. Jusqu’à présent, la mobilisation est intacte, et c’est elle qui impose les lignes directrices aux parties politiques et à toutes les dynamiques.

Vous étiez en déplacement ce mardi pour rencontrer la diaspora algérienne en France. Pour vous, quel rôle pourra jouer la diaspora dans les évolutions à venir du Hirak ?

La contribution des algériens établies en France ne date pas d’aujourd’hui. Des millions d’algériens sont à l’étranger. Pour nous, il n’y a pas de citoyen de première zone et de seconde zone. Les algériens sont tous égaux en matière de droits et de devoirs. Certes le mouvement se déroule en Algérie, mais les rassemblements de chaque dimanche à la place de La République à Paris, les différends débats et dynamiques qui existent ici en France et ailleurs constituent un soutien et un renforcement extraordinaire au mouvement populaire en Algérie. Je ne dirai pas merci parce que c’est un devoir pour permettre à l’Algérie de s’émanciper.

La diaspora est-elle représentée dans les assises de la transition en Algérie ?

Pour nous il n’y a pas un citoyen de première ou de deuxième zone. Tous les Algériens sont les bienvenues. Dans notre dynamique, plusieurs structures de la diaspora sont représentées, dont ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie) et Riposte Internationale.

Par Rachid MOKRANI

Commémoration du « Printemps noir ». Appel au rassemblement devant l’ambassade d’Algérie à Paris

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XVIIIe commémoration du “printemps noir”
Rassemblement devant l’ambassade d’Algérie pour la Justice et la Vérité

Ce vendredi 14 juin 2019, sera la 18e commémorerons d’une date marquante du printemps noir de 2001.Face aux millions d’Algériennes et d’Algériens qui étaient descendus vers leur capitale, pour déposer la plateforme Nationale d’El Ksar, le pouvoir a joué au boutefeu. En plus d’avoir mobilisé une armada répressive, Il a puisé dans les basfonds de la société une troupe de mercenaires qu’il a jeté contre les manifestants pacifiques venus de Kabylie. Ce jour-là, dans ses fondements même, la nation algérienne a subi la plus violente agression de sa jeune histoire. Pour assurer sa survie, la caste militaro-bureaucratique, qui se sentait menacée par la société, a joué la division et la fracturation du peuple. A ce jour, les conséquences de cet acte continuent de travailler l’Algérie.

Menacé à nouveau dans son existence, par la “révolution du sourire”, le pouvoir recourt aux mêmes procédés antinationaux. Il mobilise, encore une fois, l’arme de la division et de la fracturation. Il maintient un blocus d’Alger. La capitale des Algériens qu’il veut réduire à quelques “houma”. Il organise des rafles au faciès, couvre de sa complicité des discours haineux et xénophobes. Ce sont ceux –là même qui ont couvert les criminels de 2001, qui protègent les provocateurs d’aujourd’hui.
Hier, ils ont assassiné Massinissa GUERMAH et 127 autres jeunes kabyles. Aujourd’hui, c’est le jeune Remzi Yettou et l’infatigable militant Kameleddine FEKHAR qui sont leurs victimes.* Pour dénoncer l’impunité des criminels.* Pour rappeler à l’opinion leurs innombrables   crimes.* Pour honorer la mémoire de nos morts.         – Nous vous invitons à nous rejoindre          Vendredi 14 juin 2019 de 15h30 à 19 :00          au Rassemblement qui sera organisé          devant l’ambassade d’Algérie :           50 Rue de Lisbonne, 75008 Paris           Métro Ligne : 02 .          Station : Monceau .
Ulac smah ulac
De Zehouni à Bedoui, de Toufik à Gaïd, de Benflis à Ouyahia, de Bouteflika à Bensalah, tous les responsables concernés de près ou de loin par les assassinats de 2001 et ceux de l’actuelle Révolution doivent être jugés.Non à l’impunité !
Justice, Justice !Vérité et mémoire !
                       – Les signataires :
– Riposte Internationale .- Révolution du Sourire – du Rejet
   au Projet (RS-RP)- Agir pour le changement démocratique en
         Algérie (ACDA)- Les Kabyles de France
– Collectif Debout l’Algérie
– Collectif du 22 février .
– Association Pierrefittoise Euro
      Berbère Tudert .- Justice et Solidarité .

Sa majesté……Le Roi Système

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O toi, toi qui est RoiSceptre de la justice jusqu’ici omisEntre les mains en gants blancs très finsTu dévore un à un comme Chronos dans le mytheTes propres rejetons élevés dans un coton corrompuO toi, Roi Système, O Roi immortelLongévité fictive mais bien réelle dans les espritsCeux que tu as moulu de ces planches de cercueilsQui servaient de sépultures aux tyranniesVoilà que de ta souveraineté batarde et illégitimeMise bas à coup d’État et l’emballement d’une volupté politiqueQui alléchait des brigands à viloer notre destinéeTu noie le peuple dans les palais de justicesBourbeux et vaseux, où l’opinion publique est raidieStupéfaite et hébétée, elle vire vers la satisfactionLa satiété et la suffisance après tant de marches sans répitO Roi, un jour tu saura que durant tout ce temps Depuis l’usurpation aux tours d’illusionDes avisés, femmes et hommes, jeunes ou deridés par ton insolenceOnt tout compris et tout appris, Ils sont étonnés certes, mais peu surprisCar ils connaissent ta morphologieIl reconnaissent ta quintessenceEt çe jour venu, ils te crieront, face à ton être hideuxDans un recoin à l’exil, ou dans le noir d’un cachotQue le roi est nu, le roi est nu !! 

Par Mezaour Aghilas

Transition ou Election d’abord?

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C’est autour de cet enjeu que se mène la bataille politique aujourd’hui. Le hirak veut la transition et l’EM veut des élections qui désigneront des « élus légitimes » pour mener la future transition. Le hirak a senti instinctivement que la proposition de l’EM est un piège. Aucune élection ne sera transparente et crédible si le MINISTERE DE L’INTERIEUR, le MINISTERE DE LA JUSTICE, la GENDARMERIE et la DGSN n’échappent pas au contrôle de l’EM par le biais du DRS. Car si dans les villes d’Oran, Alger, Tizi-Ouzou, Constantine, Annaba… il y a des militants structurés qui surveilleront les urnes, dans les villes moyennes et petites, le dépouillement des urnes se fera avec la complaisance du commandant de la brigade de la gendarmerie, du commissaire de police et du chef de daira. Ces structures feront élire les candidats du FLN et du RND sur instruction de l’EM. Ces deux partis auront la majorité à l’Assemblée Nationale. Moussa el Hadj aura remplacé El Hadj Moussa. Comment faire pour éviter ce scénario diabolique qui se répète depuis 30 ans? La solution est une transition dirigée par une présidence collégiale qui aura autorité sur toutes les institutions de l’Etat, en particulier la GENDARMERIE et la DGSN. Un gouvernement composé de technocrates gèrera entretemps les affaires courantes. Une transition de 6 à 12 mois est nécessaire pour remettre la GENDARMERIE et la DGSN, ainsi que les autres institutions, à la disposition de la République et non à la disposition du régime

Par Lahouari Addi

AHMED OUYAHIA PLACÉ EN DÉTENTION PROVISOIRE

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L’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a été placé en détention provisoire à la prison d’El Harrach, ce mercredi 12 juin, par le juge d’instruction de la Cour suprême.

Ahmed Ouyahia est cité dans plusieurs affaires de corruption, liées notamment aux hommes d’affaires Ali Haddad et Mahieddine Tahkout.

Il n’est pas le seul ancien haut responsable à comparaître devant le juge d’instruction de la Cour suprême. Abdelghani Zaalane, ex-ministre des Transports, est également attendu. 

Les deux accusés ont été auditionnés auparavant par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed à Alger.

Source MAGHREB EMERGENT