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dimanche 22 février 2026
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Hommage à Maurice et Josette Audin au cimetière Père-Lachaise de Paris

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APS

PARIS – Une cérémonie de recueillement à la mémoire de Maurice et Josette Audin, 62 ans après la disparition et l’assassinat de Maurice par l’armée française le 11 juin 1957 à Alger, a été organisée mardi au cimetière Père-Lachaise de Paris.   

Un vibrant hommage a été rendu par une foule nombreuse, dont leurs deux enfants, des politiques, des historiens, des élus locaux et des membres de l’ambassade d’Algérie en France, venue assister à cet hommage au militant pour l’indépendance de l’Algérie, et à son épouse décédée le 2 février dernier.               

En septembre dernier, rappelle-t-on, le président Emmanuel Macron a reconnu, en rendant visite à l’épouse du défunt, que Maurice Audin a été torturé puis tué par les militaires de l’armée coloniale.               

Les deux enfants, Michèle et Pierre Audin, ont procédé à la dispersion des cendres de leur mère au jardin du souvenir, avant que les participants, munis de drapeaux algériens, ne se dirigent vers l’emplacement du cénotaphe, un monument érigé, en mémoire de Maurice Audin, pour être inauguré.               

L’inscription, gravée sur le cénotaphe, à l’intérieur d’une carte de l’Algérie, souligne notamment que « le souvenir de Maurice Audin et des autres victimes de cette terrible répression ne peut que renforcer la détermination de toutes celles et tous ceux qui luttent pour que les crimes d’Etat, les arrestations arbitraires, la torture et les disparitions forcées qui ont cours partout dans le monde, soient reconnus, punis et ne puissent plus se reproduire ».             

Maurice Audin, qui avait 25 ans, avait été arrêté le 11 juin 1957 par les parachutistes du général Massu devant sa famille, avant d’être torturé. Le jeune assistant à la faculté d’Alger n’en est jamais revenu, et l’armée française a fait disparaître son corps, selon de nombreux historiens.

Source Algérie Presse Service

Bahidja, l’histoire d’un combat contre le chantage sexuel

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Bahidja Belamri à son bureau, au lycée sportif de Draria. © D.R.

Adjointe d’éducation, Bahidja Belamri, 45 ans, a été victime de harcèlement sexuel sur son lieu de travail. Elle a porté plainte et mené l’affaire devant un juge. L’accusé a été reconnu coupable et condamné à 3 mois de prison avec sursis, sans être pour autant révoqué de son poste. Pour elle, cette demi-victoire est impossible à savourer.

Sortir du rang. Ne pas avoir honte de clamer que son corps a été l’objet d’un désir, fut-il non partagé. Montrer du doigt son bourreau et affronter le regard soupçonneux de ceux qui ont pour premier réflexe de responsabiliser la victime. Pour Bahidja Belamri, adjointe d’éducation, ce défi a été relevé. À 45 ans, cette célibataire, dont le quotidien au lycée sportif de Draria (Alger) était au centre de sa vie, a dû renoncer à son métier pour rester au chevet de sa mère malade, ses cinq frères, mariés, étant tous partis de la maison familiale. À son départ en retraite anticipée, décidée à cet effet en novembre 2017, après 27 ans de bons et loyaux services, elle est victime de harcèlement sexuel de la part du responsable des œuvres sociales qui doit lui remettre ses indemnités de départ. “Il devait me remettre un chèque de 100 000 DA”, lâche-t-elle, avec dépit. Elle fouille lentement dans son grand sac aux couleurs éclatantes.
Bahidja est sobrement habillée, mais l’association harmonieuse des couleurs vives qu’elle porte dénote d’une jovialité qui résiste aux épreuves. Tantôt souriante, tantôt affligée, elle raconte son histoire, méthodiquement. “C’était ma prime de retraite. J’ai enchaîné les allées et venues au lycée durant des semaines sans pouvoir récupérer mon chèque”, ajoute-t-elle d’une voix posée, en retirant du sac un paquet de documents qu’elle garde en main. “Il m’avançait à chaque fois des excuses pour justifier le retard, puis il a fini par dépasser les limites et m’expliquer ce que j’avais à faire pour obtenir mon chèque”, explique Bahidja. Bien qu’elle n’ait pas fait d’études supérieures, elle a le verbe facile et son discours révèle un pragmatisme certain. “J’étais dans le besoin. Je n’avais pas d’argent et j’étais vulnérable”, ajoute-t-elle pour mieux enfoncer l’homme.

Soutenue par la toile, rejetée par la hiérarchie
Bahidja Belamri est une femme à l’allure soignée et une lueur dans ses yeux ronds persiste. “J’aime voyager, j’ai toujours voyagé”, confirme-t-elle. Le contact avec les gens lui est nécessaire. Comme ces “merveilleux échanges” qu’elle a vécus avec les élèves qu’elle a encadrés pendant plus de deux décennies d’exercice comme adjointe d’éducation. Le harcèlement sexuel qu’elle a enduré a créé une rupture dans sa vie. “Je ne suis plus tout à fait la même depuis ce jour”, confie-telle. Bouleversée, elle raconte avoir attendu une semaine, en silence, avant de parler de l’abus qu’elle a subi et entamer ainsi les procédures qui aboutiront quelques mois plus tard à la condamnation de l’homme qui l’a malmenée. Trois mois de prison avec sursis et une amende de 40 000 DA. Pour autant, aucune sanction n’a été engagée contre lui par sa hiérarchie suite à ce verdict prononcé par le tribunal de Chéraga au printemps dernier.
Il a continué à occuper son poste, impunément. Bahidja qui a recueilli le témoignage de plusieurs autres femmes – dont d’anciennes élèves du lycée qui ont préféré garder le silence par peur – y voit un échec. “Je n’arrivais pas à accepter que cet homme continue d’exercer normalement au contact d’élèves et d’autres femmes”, précise-t-elle. Bahidja a la démarche raide et assurée, offrant au premier aspect un air de timidité qui dissimule une pugnacité qui ne se laisse découvrir qu’au fil des discussions. Si dans la vraie vie, elle reste mesurée et prudente, sur facebook elle s’exprime avec poigne et sans filtres.
Sa dernière publication au vitriol date du 27 février dernier, lorsqu’elle a appris que son nom ne figurait pas parmi la liste des invités du rassemblement organisé à son ancien lycée à l’occasion du 8 Mars, Journée internationale de défense des droits des femmes, “alors que toutes les anciennes employées et retraitées de l’établissement ont été mises à l’honneur”, condamne-t-elle. Sur le mur de son profil facebook, elle s’offusque d’être “rejetée par cette institution publique parce qu’elle avait refusé de retirer (sa) plainte pour harcèlement sexuel”. Les messages de soutien pleuvent. La publication suscite près de 650 réactions (partage, like et commentaires). Parmi elles, le message d’un médecin qui tient à la mettre en contact avec le Réseau Wassila (coalition d’associations de lutte pour l’éradication des violences et des discriminations faites aux femmes).
“Ils m’ont encouragée et soutenue, c’est aussi grâce à eux que je me suis accrochée”, confie-t-elle calmement avant de s’emporter : “Il continuait à faire la pluie et le beau temps dans le lycée malgré le verdict de la justice, et moi, la victime, j’étais tout simplement rejetée.”  

Le courage d’enregistrer son bourreau
Le soutien indéfectible que la hiérarchie semblait accorder à cet homme malgré les faits dont il était coupable, la révolte. Elle décide d’écrire des lettres au ministère de l’Éducation et celui de la Jeunesse et des Sports, et même à la Fonction publique pour que des sanctions soient appliquées. Quatre mois plus tard, le ministère de la Jeunesse et des Sports réagit.
Des sanctions disciplinaires tombent, c’était il y a à peine quelques jours : un avertissement et un ordre de mutation au lycée sportif de Blida sont adressés à l’homme dont elle refuse de prononcer le nom. “On déplace le problème à Blida, sans le régler”, dit-elle d’une voix un peu fatiguée, assise sur le bord de la chaise d’une des salle de la rédaction de Liberté, ses documents juridiques et administratifs empoignés comme des reliques d’une guerre dont elle sort avec une demi-victoire impossible à savourer.
C’est l’une des raisons qui la pousse à témoigner aujourd’hui. “J’aimerais donner le courage aux femmes murées dans le silence, leur dire que c’est possible de dénoncer”, confie-t-elle, déterminée. “C’est même un devoir !”, ajoute celle dont la vie a basculé un certain 17 novembre 2017, sans même que sa famille ne soit au courant. Quand Bahidja décide de porter plainte, c’est vers l’un de ses cousins qu’elle se retourne, plutôt qu’à ses frères. “Je savais qu’ils ne me soutiendraient pas dans ma volonté d’éclater ça au grand jour, j’ai préféré en parler à un cousin plus sensible à ce genre de causes.”
Le 3 décembre 2017, son cousin l’accompagne justement à la sûreté urbaine de Draria qui enregistre sa plainte. “Les jeunes officiers et le commissaire m’ont très bien reçue”, insiste-t-elle, “ils m’ont expliqué qu’ils allaient le convoquer mais qu’il fallait que j’apporte des preuves de ce que j’avance”. Quelques jours plus tard, l’accusé accompagné du directeur du lycée, lui rend visite pour tenter de régler l’affaire loin des tribunaux.  Elle enregistre une conversation de 11 minutes comportant les excuses de l’accusé qui l’implore de retirer sa plainte de peur que sa femme, ses enfants et ses voisins l’apprennent. Bahidja s’empresse de présenter l’enregistrement à la police. Le procureur juge l’enregistrement recevable et la police scientifique réquisitionne le téléphone portable de Bahidja. “Ils ont transmis la transcription au juge, 25 jours plus tard”, note-t-elle. Cet enregistrement semble avoir beaucoup joué dans le verdict rendu en mars 2018, au tribunal de Cheraga. “Le plus dur, à chaque étape de cette procédure, c’était de raconter les faits avec précision”, se souvient-elle.

“Il a écrasé mon corps de tout son poids”
Face aux policiers, face au procureur et devant la juge, elle éprouve de la peine à redire les obscénités, à raconter le malaise de ce moment d’abus. “C’était le 17 novembre 2017. Il était midi, l’établissement était quasi désert. Il m’a remis un chèque de 50 000 DA, soit la moitié des indemnités que je devais recevoir et m’a dit qu’il fallait que j’attende encore pour avoir le deuxième chèque”, raconte Bahidja qui se souvient qu’elle n’avait que 200 DA sur elle et qu’elle était criblée de dettes, ce jour-là. Elle se souvient aussi le lui avoir dit. “J’étais assise en face de lui. Quand il s’est levé et est venu vers moi pour me remettre le chèque, il a écrasé mon corps de tout son poids et m’a demandé de le serrer puis de l’embrasser. Je l’ai repoussé”, lâche-t-elle dans un sanglot qu’elle tente de retenir avec pudeur.
En vain. “J’étais au plus bas, il le savait. Tout le lycée savait que je traversais des moments durs”, ajoute Bahidja après quelques minutes d’un silence pesant. Huit mois après les faits, la blessure semble encore ouverte. “Je souffre encore parce que j’estime qu’il s’en est trop bien sorti”, déplore-t-elle.
Depuis, celle qui aimait flâner dans la ville, s’est cloîtrée à la maison, profondément déçue par les limites du système, par l’injustice subie. D’autant que cette affaire semble avoir ouvert une faille dans son rapport à ses frères. “Après les faits, ma mère est décédée”, confie-t-elle, bouleversée. “Allah yerhamha, mais je pense qu’elle m’aurait soutenue”, ajoute-t-elle la gorge nouée. “Quant à mes frères, ils ne le savent toujours pas. Peut-être l’apprendront-ils en lisant le journal”, tranche-t-elle en brandissant son téléphone pour donner à lire des messages d’anciennes élèves, victimes du même homme. Elle ne semble pas vouloir s’attarder sur le sujet. Affranchie du poids de la famille, elle entend se tourner vers celles qui ont peur de braver le système. “Je pense à toutes ces femmes, mères, coincées, dans le besoin et qui peuvent céder face aux abus. Si j’avais eu un enfant à nourrir dans l’urgence, j’aurais pu céder. Cette idée m’obsède”, avoue-t-elle, remuée.


Source F. B.https://www.liberte-algerie.com/a-visage-decouvert/bahidja-lhistoire-dun-combat-contre-le-chantage-sexuel-296355#.W0d6F9Z8n-I.facebook

Alger : Des milliers d’étudiants marchent de la Place des Martyrs vers la Place Audin

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Les étudiants organisent, ce mardi 11 juin 2019 à Alger, leur 16ème manifestation consécutive contre le système et tous ses symboles.
Pour cette nouvelle mobilisation, les milliers d’étudiants qui sont sortis aujourd’hui, ont changé de lieu de rassemblement. En effet, ils se sont donnés à la Place des Martyrs d’où est partie leur marche en direction de la Place Audin.
Un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé dès le début de la journée. Des dizaines de véhicules de police ont été garés au niveau chaque coins du centre de la capitale, pour empêcher les étudiants de marcher librement.
Les étudiants tout au long de l’itinéraire de leur marche, ont scandé et brandis des slogans hostiles au pouvoir et favorable à l’Algérie libre et démocratique. Ils ont dénoncé la mafia politico financière. Ils ont également affirmé que « les étudiants instruits jamais soumis », « Etat civil et pas militaire », « yetnahaw ga3 »,
Des slogans hostiles au chef de l’armée
Le chef de l’Armée Ahmed Gaïd Salah n’a pas été épargné par les étudiants, qui l’ont traité de « lèche-bottes des Emirats Arabes Unis ».
Empêchés de progresser vers la Grande Poste pour marcher vers Place Audin, les milliers d’étudiants ont décidé de changer d’itinéraire en empruntant le boulevard Amirouche, en scandant des slogans hostiles au régime : « Pouvoir assassin ».
Les étudiants sont arrivés à Place Audin où ils se sont rassemblés.
Par Arezki Benali
Source ALGÉRIE ECO

Douze ex-hauts responsables, dont Ouyahia et Sellal, auditionnés jeudi par la Cour suprême

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Douze anciens hauts responsables seront auditionnés, jeudi 13 juin, par le magistrat de la Cour suprême, a appris TSA de sources proches du dossier.
Il s’agit des ex-Premiers ministres Abelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, des ex-ministres Abdelghani Zaalane, Amar Tou, Boudjemaa Talai, Karim Djoudi, Amara Beyounes, Amar Ghoul, Abdelkader Bouazghi et Abdeslam Bouchouareb, de l’ex-wali Abdelkader Zoukh, et de l’actuel wali d’El Bayadh Mohamed Djamel Khenfar. La comparution d’Amar Ghoul (Sénateur) et Boudjema Talai (Député) dépendra de la levée de leur immunité parlementaire.
Ces douze personnalités avaient déjà été auditionnées fin mai par le procureur du tribunal de Sidi M’Hamed qui a transmis leurs dossiers à la Cour suprême, comme le prévoit la procédure. Les douze personnalités politiques sont poursuivies dans le « cadre d’enquêtes préliminaires effectuées par la gendarmerie concernant des faits à caractère pénal », avait indiqué le parquet de la Cour d’Alger dans un communiqué signé par le nouveau procureur Belkacem Zeghmati.
Selon nos sources, les poursuites contre ces douze personnalités sont liées à l’enquête en cours sur l’homme d’affaires Ali Haddad. Ce dernier, incarcéré à la prison d’El Harrach depuis fin mars, est poursuivi dans plusieurs affaires liées à des attributions de marchés publics et de foncier.

Source TSA

Trois officiers supérieurs du DRS, dont un général, condamnés à mort

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Algérie – Trois officiers supérieurs de l’ancien service de renseignement algérien, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), dirigé par le Général de Corps d’Armée Mohamed Mediène, alias Toufik, ont été condamnés à la peine de mort par le Tribunal militaire de Blida, a appris ALG24 de source sûre.

Il s’agit du conseiller de l’ancien chef des renseignements a l’étranger, répondant aux initiales « M. D », condamné pour divulgation de secrets d’État et haute trahison.

Il s’agit également du Président du département d’Information et d’écoute, un capitaine répondant aux initiales « H.A », condamné dans une affaire de divulgation d’informations et trahison d’état au profit de pays étrangers.

Le troisième officier Supérieur condamné est le Général « M.B », Chef adjoint du chef des renseignements extérieur, dans une affaire de complot contre l’État, divulgation de secrets d’état à des pays étrangers.

Source ALG 24

Urgent – Ouyahia et Zaâlane convoqués par le juge enquêteur de la Cour suprême

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Algérie – Un juge enquêteur de la Cour suprême a été désigné pour instruire le dossier des anciens membres du gouvernement et anciens Premiers ministres impliqués dans des affaires de corruption.

L’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia et l’ancien ministre des Travaux publics et des Transports Abdelghani Zaâlane ont été officiellement convoqués par le juge enquêteur de la Cour suprême, a appris ALG24 de source sûre. Ils seront entendus demain, mercredi 12 juin, en tant qu’accusés.Selon notre source, Ahmed Ouyahia et Abdelghani Zaâlane sont poursuivis dans plusieurs dossiers de corruption et de dilapidation du denier public. Ils sont ainsi les premiers hauts responsables à être convoqués par la Cour suprême, mais ne seront pas les derniers. En effet, d’autres anciens et actuels membres du gouvernement, des walis et autres hauts fonctionnaires suivront dans les prochains jours.Pour rappel, Ahmed Ouyahia et Abdelghani Zaâlane avaient été entendus par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed dans les dossiers des oligarques Ali Haddad et Mahieddine Tahkout.

Source ALG24

Affaires Tahkout : 19 personnes sous mandat de dépôt, 7 sous contrôle judiciaire (Document)

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Algérie- Le Parquet général de la Cour d’Alger a émis aujourd’hui, mardi 11 juin, un communiqué sur l’affaire de l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout.

Selon le Parquet général, 45 personnes physiques ont été entendues pour des soupçons, entre autres, de blanchiment d’argent, transfert de biens obtenus par des faits de corruption, dilapidation de l’argent public, incitation de fonctionnaires publics à abuser de leur fonction afin d’obtenir des privilèges.

Le principal accusé dans cette affaire est l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout, patron de TMC. Il a été entendu avec son fils, deux de ses frères et trois employés de son groupe, précise le Parquet général, ajoutant que ces personnes ont été toutes placées sous mandat de dépôt.

Au total, 19 personnes ont été placées sous mandat de dépôt et transférées en prison, tandis que 7 autres ont été mises sous contrôle judiciaire.

Par ailleurs, un ancien Premier ministre, deux anciens ministres et un ministre actuel ont été également entendus, leurs dossiers ont été transmis, avec les dossiers de cinq anciens walis et deux actuels, au Procureur général près la Cour d’Alger.

Source ALG24

Les saisons mortes : le rêveur éveillé et l’inspiré transi

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D’abord, il y a eu « Traduire un silence » et « Amoureux-nés » dans leurs exhibitions intenses et denses d’un somnambule, en 2010. Puis vint « La finitude (La haine de soi) » dans ses provocations intimes à l’image d’un névrosé qui tourne, se retourne et s’agite, en 2014. Le voici, en 2018, dans « Les saisons mortes » qui se veut limpide, fascinant et passionnant aux couleurs de la clandestinité d’un verbe dévoilant sa face et cachant son secret. Du style, de la structure et de l’épaisseur dans la tangibilité de ses personnages originaux et dans l’apparence de leurs reflets invisibles. Iris, le rêveur éveillé et l’inspiré interrogé dans un hasard provoqué sous un verbe qui se love dans son semblable sans réserve et sans frein, continue son bout de chemin parisien semé d’embuches et d’habitudes, parfois lisses, parfois rudes. En mêlant l’intime et la fiction, son écriture ciselée traite des sujets de société. Plus son verbe est sensible, plus il est accessible, et plus il est lisible, plus ses textes prenaient de la hauteur. L’auteur dilatait son idéal « imaginaire » par l’emploi d’un verbe concret, correct et courageux luttant pour notre besoin et survie. C’est du côté où il soulevait le problème que la solution s’évoquait d’elle-même en venant au secours de celui qui la formulait. Comme il connaissait l’avilissement qui traduit, il se heurtait aussi à celui qui le fagotait délicatement. Son pays, l’Algérie, qui l’a vu naître, et la Kabylie où il espérait renaître. Servie par un style inclassable, son écriture aux couleurs chatoyantes témoignait à la fois les dérives de son sujet harmonisant à la fois ses implications et ses inspirations, tantôt tardives, tantôt anticipées.
« Les saisons mortes » est un voyage qui commence par un regard discret pour aboutir à des retrouvailles apprivoisées. Pour se départir de ses lugubres transpositions, et à la limite de ses espoirs et incertitudes, Ilès, son personnage principal, associa Jenny sa dulcinée, allègre et désirante, fervente défenseuse du climat, à ses pérégrinations intimes. De ce fait, l’auteur trouvait refuge dans ce quotidien qu’il décrivait sous un angle méconnu. Le souffle retenu et le geste libéré, tout se consommait au rythme d’un tâtonnement libérant la tragédie de l’interdit dans cette lecture interrogative où l’on confond absurdité et lucidité, consolation et désolation. Souffrant de concrétisation, les désirs demeuraient néanmoins inassouvis, car, on ne sait, conséquemment, qui écrivait tellement la rêverie était douce. Un adulte ? Un enfant ?
Naïve mais vive, passionnée de ce qui bouscule et interroge, l’écriture de ce magnifique roman qui est à la fois objective, innocente et profonde, curieuse et soucieuse de la décadence qui l’entoure, nous fait découvrir plusieurs fragments de notre vie, et dans chacun d’eux, chaque lecteur se reconnaît. De la frivolité à la sagesse, et de la brutalité à la tendresse, en passant par le pessimisme, les dérives, le présentisme et l’éternalisme, l’homme-humain, en persistant et en persévérant, faisait ce qu’il pouvait dans ce monde à la fois permissif et rigide. Des usages qui prévalaient en laissant filtrer la lumière au cœur de l’ignorance, de l’obscurantisme, des abus et dérives du régime en place, des conflits d’intérêt, des négligences par manque de maturité et responsabilité politiques et des multiples servitudes auxquelles étaient attelées nos femmes, ces proies jadis domestiquées, mais émancipés dans la défiance de l’interdit.
« Les saisons mortes », par Iris. Editions Spinelle, oct. 2018. 220 p., 18 €.
Mohand-Lyazid Chibout

Naima Salhi ciblée par une plainte pour « incitation à la haine et appels au meurtre »

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Algérie – Très controversée, la présidente du microscopique parti politique PEP, Naïma Salhi, est ciblée par une plainte pour « incitation à la haine raciale et appels au meurtre contre des citoyens kabyles ».

Deux avocats et un journaliste ont déposé plainte hier, dimanche 9 juin, devant le tribunal de Boumerdès, contre la présidente de PEP, Naïma Salhi, annonce l’un des plaignants, Kader Houali, sur sa page Facebook.

« En ce 9 juin 2019, Maîtres Kader Houali et Soufiane Dekkal, ainsi que Salim Chait, avons déposé une plainte au niveau du tribunal de Boumerdes, contre la présidente du parti de l’équité et de la proclamation (PEP), Naima Salhi, pour incitation à la haine raciale et les appels au meurtre contre des
citoyens kabyles », écrit-il en joignant une photo de la plainte déposée.

« C’est parce que nous avons enregistré avec beaucoup d’amertume et de dégoût le silence des autorités devant cette récidiviste que nous avons décidé d’agir », explique Me Houali, et d’ajouter : « Le procureur de la république s’est autosaisi dans des affaires moins graves que celle-ci. »

Depuis quelques semaines, Naïma Salhi enchaîne les déclarations haineuses, s’en prenant particulièrement et violemment à la région de Kabylie.

Par Adherbal
Source ALG24 

Algérie, l’armée redit son refus de toute transition prolongée

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L’armée algérienne persiste et signe, via sa revue El-Djeich, en réaffirmant son opposition à toute prolongation de la période de transition en Algérie. Au nom d’un « légalisme » de plus en plus flou

La revue El-Djeich, organe central du ministère de la Défense nationale, a affirmé dans son édition de juin que le  commandement de l’ANP soutenait qu’une sortie de la crise actuelle passait par une feuille de route reposant sur quatre éléments : le respect de la légitimité constitutionnelle, un dialogue approfondi entre les différents acteurs, la mise en place d’une commission électorale indépendante et l’élection du successeur du président sortant Abdelaziz Bouteflika «dans les plus brefs délais».

Dans un éditorial intitulé « sur la voie de la légitimité constitutionnelle», la revue El-Djeich affirme que le commandement de l’institution militaire reste attaché à «sa position selon laquelle la solution de la crise passe inévitablement par la primauté de la légitimité constitutionnelle, laquelle permet au peuple d’exercer son droit d’élire le président de la République le plus rapidement possible», écrit l’éditorialiste.

Un vide juridique

Seul souci, cette « légitimité constitutionnelle » apparait de plus en plus floue. La période de 9O jours prévue par le teste fondateur pour organiser des élections présidentielles en cas de vacance de pouvoir prend fin le 9 juillet prochain sans que la moindre date n’aie été, pour l’instant, programmée pour un nouveau scrutin.

Source Mondeafrique