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vendredi 17 avril 2026
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Luis de Oteyza, le journaliste qui a interviewé Abd-el-Krim

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Luis de Oteyza était l’un des premiers journalistes à avoir interviewé Abd-el-Krim, c’était le 8 août 1922, un an après la bataille d’Anoual qui a coûté la vie à plus de 10000 soldats espagnols. Ainsi Oteyza a brisé les moules et les conventions du journalisme espagnol en faisant une interview avec l’ennemi numéro un de l’Espagne.

Pour Antonio Rubio (Melilla, 1951), Kapuscinski est une référence du journalisme d’investigation et ses articles, des manuels à étudier pour être un vrai journaliste, pour comprendre en quoi consiste et comment s’exerce le métier, quels sont les vertus et les défauts d’un professionnel de l’information et quels sont les pas qu’il faut suivre pour montrer et démontrer la vérité cachée sous les tapis du pouvoir. C’était l’héritage laissé par le journaliste polonais pour la postérité, et aussi Luis de Oteyza (Zafra, Badajoz, 1883 – Caracas, 1961), le « Kapuscinski espagnol », comme il définit le même Rubio dans son livre « Luis de Oteyza y el oficio de investigar » [« Luis de Oteyza et le métier d’enquêter », inédit en français].

C’était le 8 août 1922, un an après le désastre d’Anoual, quand Oteyza a brisé les moules et les conventions du journalisme espagnol. Ce jour-là, elle a été publiée dans le journal « La Libertad », la rencontre du journaliste avec Abd-el-Krim, le principal opposant à la colonisation du Maroc et l’organisateur du soulèvement du Rif.

Ce soulèvement a provoqué l’échec de l’armée du Général Manuel Fernandez Silvestre et la mort de 10 000 Espagnols et 492 autres ont été emprisonnés. De ce dernier chiffre, seuls 357 ont survécu et sont rentrés chez eux le 23 janvier 1923, lorsque Abd-el-Krim a conclu avec l’homme d’affaires basque Horacio Echevarrieta leur libération en échange de quatre millions de pesetas et de 270 000 autres à titre « d’attentions aux transports et autres diverses causes », et la libération de 40 indigènes qui sont restés prisonniers des forces espagnoles.

Entretien avec l’ennemi

« C’est l’heure tranquille où l’après-midi se rafraîchit, et l’endroit est agréable, l’une des galeries de la maison de Mohamed Azarkan, ouverte sur le vert de la Vega et le bleu de la mer et du ciel. Avec le « Pajarito », qui en mon honneur il les a convoqués, ils m’entourent le jeune homme Abd-el-Krim, Mohammedi Ben Hadj, son assistant au ministère d’État, le Maal-lem, le chef des gardes de la mer, Abd-el-Krim Ben Siam, le deuxième d’Abd-Salam au ministère de l’Intérieur et Mohamed Quijote, le commandant de l’artillerie. Nous parlons, ou comme -eux- ils disent de manière onomatopéique, nous nous livrons au chau-chau. Le moment et l’occasion sont propices pour l’obtention de rapports », disaient les premières lignes de cet entretien découvrant à quoi ressemblait réellement l’ennemi numéro un du pays.

Incisif, cordial et direct, le directeur de l’époque du journal « La Libertad » parvient à aborder avec d’Abd-el-Krim des sujets comme son séjour dans la prison de Rostrogordo, le projet d’indépendance pour son peuple, la possibilité de signer la paix avec l’Espagne, l’élaboration de l’attaque contre Igueriben ou son opinion sur les prisonniers espagnols du Rif.

Des sujets qui ont été immortalisés non seulement par les mots imprimés, mais également par les photos tournées par Alfonso Sánchez Portela, Alfonsito, et qui ont démontré qu’Oteyza avait été et avait informé depuis là-bas. Pur journalisme. « Les prisonniers arrivent en Espagne, entre autres questions, parce que Luis de Oteyza est capable d’arriver jusqu’à Ajdir, dénoncer les faits, documenter et accréditer la forme et la manière dont ils ont vécu. Il s’est rendu jusqu’à là-bas pour dénoncer comment ils étaient, pourquoi ils étaient tombés prisonniers et quels étaient les accords avec Abd-el-Krim qui n’ont pas été remplis. Cela a provoqué une réaction de la société espagnole qui a réclamé le retour des prisonniers. Oteyza l’a fait avec l’intention de changer quelque chose, comme le maître Kapuscinski dit à plusieurs reprises « , pointe le journaliste Antonio Rubio.

Des journaux comme des livres d’histoire

Comme témoin de son époque, son information provenait de l’emplacement exact des événements. Voir, écrire et publier. C’était sa devise, c’était également celui qui a amené la société à connaître en détail des épisodes de l’histoire espagnole, comme la grève de Riotinto, les grèves générales qui ont eu lieu pendant 1930 ou la face inconnue du Rif. « L’Histoire de l’Espagne est écrite fondamentalement par les journaux eux-mêmes. Les journalistes sont des historiens du présent. C’est-à-dire, les historiens et les journalistes d’investigation sont des cousins ​​germains. Les uns travaillent avec des histoires primaires et secondaires et d’autres avec des sources secondaires, et une partie de ces sources secondaires sont les journaux eux-mêmes », nuance l’auteur du livre.

C’est dans le désastre d’Anoual où on peut trouver des réponses sur ce qui a marqué l’histoire de ces dernières années. « Tout ce qui nous est arrivé au cours des 80-90 dernières années provient précisément d’Anoual. Primo de Rivera ou Francisco Franco ont été formés d’une manière ou d’une autre en Afrique. Contrairement à la façon dont les Français l’ont fait, nous n’y avons rien laissé de positif, ou rien que nous ne tirions profit de quelque manière que ce soit. L’Espagne n’a pas de politique étrangère il y a plusieurs années et continue sans l’avoir ».

Tout au long de cette reconstruction de la vie du journaliste, pas comme un homme du passé mais comme « un homme du présent », le lecteur découvre l’évolution et les changements qui influencent Oteyza. Journaliste d’investigation, de voyages ou « de patas » -comme il se référe à lui l’écrivain Pío Baroja- et homme politique. C’est entre 1933 et 1936 qu’Oteyza devient ministre plénipotentiaire d’Espagne au Venezuela et informe le gouvernement de tout ce qui s’y passe. « Ses reportages en tant que ministre de Caracas n’avaient pas le style d’un ambassadeur espagnol typique, mais étaient d’authentiques chroniques et reportages sur ce qui se passait au Venezuela », indique Rubio, pour qui l’idée qu’un politicien devient journaliste n’est pas si éloignée non plus. « Vous devez comprendre que peut-être qu’à cette époque les relations entre les politiciens et les journalistes étaient plus étroites et de nombreux journalistes ont fini par être des politiciens. Lui, d’une certaine façon c’est un militant de ses idées et essaie de les concrétiser d’abord dans un journal, puis dans une attitude politique ».

Bien qu’il ait vécu au Venezuela jusqu’à la fin de ses jours, Oteyza n’a jamais cessé de s’impliquer et de défendre les affaires de son pays d’origine. « Le sentiment de patrie et d’État qu’aurait pu avoir Luis de Oteyza serait le même que celui de Manuel Chaves Nogales.

Quand il commence à voir, comme pour Chaves Nogales, que ni l’un ni l’autre n’ont vraiment aimé l’Espagne mais se sont confrontés et qu’en quelque sorte ils l’ont détruite, il quitte l’Espagne désillusionné, énervé, pour ce qu’il pouvait être et n’est pas arrivé à le devenir. Oteyza était le premier espagnol, puis un journaliste et plus tard un citoyen. »

Par Clara Felis
Source courrierdurif

350 milliards de dollars de transferts illicites durant les 20 dernières années

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Près de la moitié des fonds, mobilisés dans le cadre des programmes de relance économique durant les vingt dernières années, a été détournée et transférée illicitement vers l’étranger.

C’est du moins ce qui ressort de  l’intervention de l’économiste Abdelhak Lamiri, invité mercredi de l’émission matinale de la Chaine III de la Radio nationale. Celui-ci a indiqué que, selon les estimations de plusieurs experts nationaux, entre 300 et 350 milliards de dollars ont été transférés illicitement durant les vingt dernières années. Il insiste cependant que cela n’est qu’une estimation, regrettant le fait que l’Algérie n’ait pas bénécié d l’accompagnement d’une institution comme  la Banque mondiale pour estimer les montants qui étaient illicitement transférés durant les vingt dernières années.

L’économiste explique que la Banque mondiale dispose d’une méthodologie qui lui permit d’estimer les montants détournés dans plusieurs pays, à 123 milliards de dollars pour l’Egypte, à 1 milliard de dollars pour la Tunisie et à 300 milliards de dollars pour l’Irak, la Syrie, la Libye et l’Egypte..

Lamiri pense que la priorité devrait être accordée à la récupération de ces richesses détournées. Il estime que nous vivons actuellement dans une situation très compliquée, dans la mesure où nous sommes en présence d’une transition avec divers acteurs, et dont les stratégies ne sont pas coordonnées. « On est dans une logique de désordre pour le moment », a-t-il déclaré indiquant que cette même logique a un impact très négatif sur l’économie. Et d’ajouter que tous les acteurs algériens de « cette transition politique » – qui ne fonctionne, selon lui, pas bien pour le moment- «ne doivent pas perdre de vue les deux principaux objectifs phares », à savoir : la construction d’une nouvelle République démocratique collective et fera en sorte d’atteindre ces objectifs dans un minimum de calme politique et au moindre coût », énoncera-t-il.

Il appelle ainsi pour un dialogue serein sur le plan politique, tandis qu’il plaide pour une forme de réconciliation nationale à la Mandela, pour le traitement des dossiers des hommes d’affaires impliqués dans des affaires de corruption. « Les gens qui ont corrompu le système doivent être certes pénalisés, estime-t-il, mais il faut aller vers une logique de sagesse où « il faut dépasser l’esprit de prison, de règlement de compte et de vengeance. » Pour cela, « il nous faut un esprit de Mandela qui pense de la sorte pour aller vers une politique du pardon et reconstruire cette deuxième république propre, sans corrompus ni corrupteurs où seule la loi est appliquée pour tous », préconise-t-il, rassurant qu’on est loin de la gravité de la crise subie par l’Afrique du Sud.

« Il faut qu’il y ait une politique d’apaisement, parce qu’il y va de l’avenir économique du pays, pour permettre de mettre une stratégie d’investissement, de développement de PME, et que le secteur industriel reprenne ses droits, et ainsi tout sera remis dans l’ordre », recommande-t-il. A ce moment, suggère l’orateur, on peut aller, ce qui n’est pas impossible, vers une stratégie d’émergence.

Toutefois, avertit l’économiste, au risque de nouveaux affrontements au sein de la société – dans une situation explosive –– l’économie en pâtira et va droit vers la récession et de go vers la dépression et hypothéquer éventuellement l’avenir du pays.

Par Chokri Hafed
Source capalgerie.dz

Feuille de route de la Société civile : une transition de plus de 6 mois, une instance présidentielle et un gouvernement de compétences nationales

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Une transition de 6 mois à un an, une instance présidentielle ou une personnalité de consensus national et un gouvernement de compétences nationales sont au coeur des propositions de sortie de crise contenues dans la feuille de route consensuelle adoptée par la conférence nationale des dynamiques de la société civile. 

Réunis au siège du Cnapeste ce 15 juin, les participants à ladite conférence ont adopté une feuille de route couronnant quatre mois de réunions marathoniennes.

L’initiative ne se limite pas à avancer une durée pour la transition et qui la dirigera, elle propose aussi l’installation d’une commission indépendante pour “diriger, organiser et déclarer les résultats des élections, tout en garantissant les mécanismes de contrôle.”

La conférence nationale des dynamiques de la société civile préconise également l’ouverture d’un “dialogue national global avec les acteurs de la classe politique, de la société civile, des personnalités nationales et des activistes du soulèvement, portant sur la situation politique, économique et sociale du pays et les moyens de sortie de crise.”

Ce dialogue, explique-t-on encore, sera parachevé par une conférence nationale.

La feuille de route souligne, dans ce sillage, “la nécessité” de réunir les conditions indispensables à l’amorce d’une transition réelle notamment le temps et les mesures d’ouverture qui permette une rupture réelle avec le système “dictatorial et corrompu et garantisse la construction d’institutions légitimes et crédibles.”

Pour les initiateurs de cette feuille de route, “la réussite de ce processus politique implique la préparation d’un climat général favorable à la pratique des droits, des libertés collectives et individuelles, des droits de l’Homme. Pour se faire, des mesures d’accompagnement de l’action politique doivent être prises pour rétablir la confiance au sein des citoyens et garantir leur participation effective dans ce processus national historique”.

La société civile appelle, cependant, l’ensemble des forces actives à rallier leur “initiative, à participer à sa mise en œuvre et à son succès.”

Source HuffPost Algérie

Algérie : La Suisse se prononce sur le gel des avoirs de Bouteflika

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Le conseiller fédéral suisse, Ignazio Cassis, a répondu, ce mercredi 12 juin, à la proposition du groupe socialiste au parlement portant sur le gel, à titre de précaution, des avoirs illégitimes et illicites du clan du président algérien déchu, Abdelaziz Bouteflika, détenus dans des banques suisses, indique le site officiel de l’Assemblée fédérale de la Suisse.

 Ignazio Cassis a affiché la disposition de son pays à collaborer avec les autorités algériennes pour garantir le retour de l’argent pillé par le clan familial et politique de l’ex-président algérien. « La stratégie de coopération suisse pour l’Afrique du Nord prévoit entre autres la possibilité de soutenir des projets en lien avec des processus démocratiques », a-t-il indiqué.Le conseiller fédéral suisse souligne à cet effet qu’« en matière de lutte contre les avoirs d’origine illicite, la Suisse a développé un dispositif s’appuyant sur deux piliers principaux : la prévention et la répression. La Suisse continue à suivre avec attention les développements en Algérie ». Il rappelle également que « dans ce contexte et en accord avec les autorités algériennes, la Suisse a déjà soutenu quelques activités en Algérie dans le passé récent, par exemple un renforcement des capacités en matière de droits de l’homme ».

Bloquer l’argent détenu par des oligarques algériens

Le député socialiste, Sommaruga Carlo, auteur du texte déposé le 5 juin au niveau du Conseil national suisse, à travers lequel il interpelle les autorités fédérales sur l’urgence d’une action gouvernementale visant à bloquer l’argent illicite détenu par des oligarques algériens et des proches de l’ancien président, Abdelaziz Bouteflika. Le parlementaire propose de geler ces avoirs pour prévenir leur disparition, et afin de les remettre ensuite au peuple algérien.

« Le clan familial et politique de l’ex-président algérien a mis en place un système de prévarication et d’accumulation d’avoirs illicites. Les premières arrestations pour corruption ont eu lieu. Des interdictions de sortie du territoire algérien ont été prononcées contre des agents suspectés de corruption. Il est notoire que les banques suisses détiennent des avoirs algériens illégitimes. Pour prévenir leur disparition et le non-retour au peuple algérien, le Conseil fédéral entend-il geler ces avoirs? », lit-on dans le texte adressé au représentant du gouvernement suisse.

Plainte au niveau du Conseil fédéral suisse

Pour rappel, Maître Lachemi Belhocine, avocat algérien établi à Fribourg en Suisse, est l’un des auteurs d’une plainte déposée au Conseil de la Confédération suisse pour recouvrer les biens et les avoirs financiers pillés par les dirigeants algériens sous le règne de Bouteflika. Il a assuré « qu’entre 1000 et 1500 sociétés ont été créées en Suisse pour siphonner l’argent algérien en éditant des factures », grâce à un « système qui se serait notamment développé sous couvert d’activités commerciales dans le domaine de l’agroalimentaire ».

Par Ahmed Oul
Source observalgerie

Alerte. Arrestation de trois militants des droits de l’Hommes

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Nous apprenons à l’instant que trois militants, en l’occurrence :- Lazar Bessadi .- Mouloud Hamrani .- Nabil Juva ont été arrêtés à la ville de Boghni.

Ils s’apprêtaient a participer au rassemblement prévu aujourd’hui pour le soutien de militants et citoyens privés de leurs passeports.

A l’heure actuelle aucun militant n’est joignable au téléphone. 
A suivre…

La clameur des martyrs aux nôtres … encore vivants

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Nous sommes des dizaines de jeunes à mourir,plutôt à être assassinés. Nos vies se sont arrêtées au moment où elles devaient commencer. Nous ne verrons plus le soleil briller ni les fleurs éclore. Nous sommes à jamais dans les ténèbres. Nous avons laissé nos frères, nos familles certainement rongés par la douleur.

Nos frères !nous sommes des vôtres et nous appartement à vôtre race, celle qui,sans ses hommes et ses femmes aurait connu le sort des AZTÈQUES.

NOUS NE SOMMES PAS DES HÉROS ET NE NOUS CONSIDÉREZ PAS COMME TELS MAIS ÉVITEZ QUE D AUTRES MÈRES SOIENT ÉPLORÉES ET D AUTRES FAMILLES ENDEUILLÉES. 

Ne pleurez pas, nevous lamentez pas sur notre sort. nous l’avions choisi. Donnez- nous la dignité. Nous oserons seulement vous demander de ne pas être AMNÉSIQUES. 

Unissez vous pour être fort et transformer vos discordances en une belle symphonie de FRATERNITÉ. 

Soyez toujours aux côtés de nos parents pour dire à ce pouvoir qui nous a ôté la vie que nous n’avons pas consenti le sacrifice suprême pour une quelconque rétribution matérialiste au profit de nos familles mais bien pour un idéal de DÉMOCRATIE, DE JUSTICE ET DE DIGNITÉ. 

maintenant que nous ne sommes plus de votre monde, défendez nos mémoires. 
Notre cri finira par percer les silences les plus epais et les plus résistants. 

C’est notre espérance 
TADUKLI ,TADUKLI  TADUKLI 

par Toufik Namane

Entre larme et espoir.

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De quel courage doivent s’armer ces deux parents d’une victime assassinée en 2001? 

J’ai cru avoir vider mon cota émotionnel dans la marche d’aujourd’hui, finalement en voyant cette photo partagé par un ami ( El-yazid) je suis remplis d’une étrange émotion que je ne saurai à la canaliser ..
Leurs visages angéliques et innocents dévoilent leurs souffrances, portées depuis 18 ans, jours et nuits sans répit, réclament justice. Probablement et naturellement prient pour que le sang de leur fils ne soit pas verser pour rien, et même celui de touts les martyres de 2001, de la liberté … 
En voyant cette photo, mon émotion ère et compense cette colère par ces mots. une vie injuste. La mère qui a des yeux probablement épuisés de larme, brillent par la redondance des années, porte une photo de son fils, et une autre de 4 personnes victimes.Le front du père me semble comme un terrain labouré à l’arrivé des premières pluie d’octobre. Amorce son émotion mais triste devant la réalité. Je sens sa colère dans sa position, mais sa sagesse le porte dans cette marche pour donner de l’espoir, du courage.
Le père porte ce drapeau d’Algérie. La Mère porte le drapeau de la kabylie. Symboliquement peut être aura un sens, la Mère kabylie donnera courage et espoir à l’Algérie.
En parlant dans la marche avec le père de Guermah Massinissa ( première victime assassinée par les gendarmes en 2001 ) j’ai apprécié sa modestie et son enthousiasme pour la démocratie, me disait  » C’est grâce à cette jeunesse et à vous aussi que ces marches se maintiennent … »Je répondais  » Non, avant tout grâce au sang de votre fils Massinissa et le sang des 127 martyre des 2001, et celui des autres avant eux . » Pendant ces 4 minutes,  J’ai mesuré le courage de ce père qui n’attend que justice.

Pourra-t-on imaginer la souffrance de ces parents ne serait-ce qu’une seconde dans toute une vie ! Pourra-t-on imaginer la douleur que porte leurs cœurs après chaque soupire qui est généré lorsque la mémoire fouille les souvenirs ?

Culpabilité de n’avoir pas pu protéger son fils ?Fierté de voir le petit pas acquis aujourd’hui dans la rue pour la démocratie même avec sa fragilité ?Tristesse de cette absence atroce d’un être cher ?Espoir pour une génération future qui scandera haut et fort  » Démocratie et Laïcité  »?Courage qui les fait vivre chaque matin et honorer de leurs présence les manifestants dans chaque hommage ?Colère et amertume quand ils pensent aux assassins de leurs fils ?.Tout ça à la fois !!
La kabylie a enfanté la plate forme d’Elksar le 11 Juin 2011, où se trouvent 16 points non négociable.Cette feuille a été portés en main propre par la kabylie avec une marche historique vers la capitale Alger, et ensuite a été accueilli par le pouvoir avec la violence, 8 mort et plusieurs blessés ce jour du 14 juin 2001.
J’imagine pour ces parents que le point qui va assouvir leurs douleur c’est de trainer les assassins devant la justice .
Je demande pardon pour ces parents si la description de mon émotion ne les convient pas.


Par Issiakhem Lounes

Au moment où l’opposition acte son impuissance Les associations surprennent

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La société civile vole la vedette à la classe politique et s’impose comme un acteur, avec une plate-forme.

Deux initiatives qui connaissent des niveaux de «maturité» différentes animent la scène politique nationale. Il y a d’un côté la société civile qui est parvenue à un consensus et compte le présenter le 15 juin prochain de l’autre côté, la classe politique propose une conférence vers la fin du mois en cours, mais sans rien y mettre de concret. Cela ressemble à une attitude mimétique de la part des formations politiques, apparemment «jalouses» de voir des associations et des syndicats leur voler la vedette. Ainsi au moment où Abdellah Djaballah n’a pas réussi à faire le plein lors de la réunion de mardi dernier, la société civile a montré un visage autrement plus unitaire. 
Les partis qui marquent un virage important de l’Histoire du pays n’arrivent par à répondre à la question suivante : comment être en synergie avec le mouvement populaire et transcender les clivages, divergences et calculs politiciens ? Eh bien, la société civile vient d’y répondre. Elle en donne un exemple parfait à travers un accord arraché, hier, entre les trois dynamiques la constituant (la Confédération des syndicats autonomes CSA, le Collectif El Amel, qui regroupe les associations religieuses, le Collectif de l’Association des oulémas algériens et le Forum civil pour le changement conduit par le réseau Nada). Ces acteurs de la société civile sont, en fin de compte, parvenus à un accord sur la feuille de route consensuelle, qui sera dévoilée lors de la conférence nationale de la société civile, maintenue pour le 15 juin prochain. 
Le consensus s’est dégagé à l’issue de la rencontre marathonienne tenue avant-hier au siège de l’Unpef, à Alger. L’ouverture d’une période de transition, le départ des « 2 B » restants et la mise sur pied d’une instance indépendante de la gestion et de la supervision des élections, constituent les points de convergence, d’après Sadek Ziri, président de l’Unpef. En attendant la réponse de la Drag de la wilaya d’Alger à leur demande d’octroi d’une salle pour abriter la rencontre qui devrait se tenir au niveau de la Safex, les animateurs de la conférence du 15 juin, ont opté pour le siège national du Cnapest. Cela dit, une réponse positive du Drag serait déjà un signe probant d’un intérêt qu’accorderaient les autorités à l’offre de dialogue émanant de la société civile. Mais on n’en est pas encore là. Ce qu’il faut retenir pour l’heure, c’est la mise en place d’une commission qui s’occupera des volets technique, organisationnel et de communications. Lors de la réunion de samedi dernier les participants divergeaient sur la feuille de route à présenter à la conférence nationale. Deux tendances s’étaient dégagées : la première préconisait une transition démocratique avec l’élection d’une Assemblée constituante, l’autre prônait l’organisation d’une élection présidentielle dans les plus brefs délais.
Si du côté de la société civile, on a pu rapprocher les visions des différentes tendances. Du côté des partis politiques, en revanche, on n’est visiblement pas près de rééditer l’exploit de Mazafran où, faut-il le rappeler, la conférence a regroupé, en juin 2014, l’ensemble de l’opposition toutes tendances et sensibilités confondues et avait réussi à asseoir côte à côte les démocrates, islamistes et conservateurs. D’ores et déjà, ceux qui veulent une solution rapide ou l’élection présidentielle, quitte à faire des compromis, accusent ceux qui plaident pour une période de transition de craindre la compétition électorale. Au vide politique sidéral s’ajoute l’incapacité de l’opposition à s’unir dans une perspective d’imposer le changement démocratique. 
Actuellement, il sera difficile d’arriver à un accord entre ceux qui veulent une transition constituante et ceux qui plaident pour la tenue de la présidentielle rapidement. 
Alors que le FFS mène depuis quelque temps des rencontres de consultations dans la perspective d’organiser une conférence nationale de dialogue et de concertation, le groupe des Forces du changement pour le soutien du choix du peuple, regroupant plusieurs personnalités et partis, prépare une rencontre de l’opposition élargie, prévue le 29 juin prochain. D’autres partis et des personnalités nationales connues comme Ahmed Taleb Ibrahimi, Mouloud Hamrouche, Rachid Benyellès, Ali Yahia Abdennour et d’autres y seront invités.

Par Mohamed BOUFATAH

Source L’Expression

Exclusif. Le fils du puissant général algérien Belkecir serait en fuite à Alicante en Espagne

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Certains décideurs algériens commencent d’ores et déjà à préparer la fuite de leurs proches et familles à l’étranger en raison des bouleversements qui secouent depuis le 22 février dernier l’Algérie. C’est dans ce contexte que le général Belkecir, le puissant patron de la gendarmerie algérienne, a organisé la fuite de son fils, Rafik, à Alicante en Espagne, a-t-on appris de plusieurs sources sûres. Le général algérien craint le pire pour son fils qui est cité dans plusieurs rapports des services de renseignement algériens sur des affaires et dossiers de corruption.Pour l’heure, Rafik Belkecir se fait discret en Espagne et les autorités espagnoles n’ont pas encore déclenché une enquête sur sa présence sur leur territoire national. Et pourtant, Rafik Belkecir est un habitué des frasques avec son train de vie princier à Paris où ils fréquentaient les endroits les plus chics avec son mode de vie de jet-setteur. Rien que sa montre, elle avoisine les… 50 mille euros ! Pour le fils d’un simple officier de la gendarmerie algérienne, cette lubie suffit pour éveiller les doutes sur les pratiques de corruption auxquelles s’adonnent le général algérien Ghali Belkecir.

Source MAGHREB INTELLIGENCE

Le collectif libérons l’Algérie rencontre le président du RAJ

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« Il est vital de continuer la mobilisation pour imposer au pouvoir, une transition démocratique »

En marge d’une réunion interne tenue le mardi 11 juin, le collectif LIBÉRONS L’ALGÉRIE a eu l’honneur et le plaisir d’accueillir le président du RAJ, M. Abdelouhab Farsaoui, partie prenante de la dynamique de la société civile en Algérie pour un débat autours de la situation politique du pays.

L’échange était riche, fructueux, parfois contradictoire mais souvent constructif entre les membres du collectif et le M.Farsaoui. La discussion été focalisée sur de la situation qui prévaut en Algérie, la révolution du peuple en marche et tout particulièrement sur l’initiative de la société civile dont le RAJ fait partie.

Dans son intervention, M.Fersaoui a rappelé que la coordination de la société civile s’est positionnée clairement pour une transition démocratique et pacifique en rupture définitive avec le régime en place. La dynamique tout comme la majorité du peuple algérien refuse les feuilles de route proposées par le pouvoir, qui tente de maintenir le cadre constitutionnel et d’aller vers une transition clanique pour sauver le système.

Pour la question du dialogue avec le pouvoir, il a insisté sur le fait, que la crise que vit notre pays est d’ordre politique et la solution ne peut être que politique. Toutefois, un dialogue franc, sérieux et transparent peut être la voie la plus sage et la plus responsable à pouvoir solutionner la crise et amorcer le changement et le passage à la démocratie. Faut-il encore rappeler qu’un dialogue sérieux exige des mesures d’apaisement; la libération du champ politique et médiatique, la libération des détenus politiques et d’opinion, l’arrêt des arrestations et des intimidations à l’encontre des manifestants. Aussi, la nécessité de garantir la liberté de manifestation, d’expression et d’organisation pour à la fois, les citoyens, les structures politiques, syndicales et associatives. Parallèlement, il faut préciser qu’un vrai dialogue ne peut se faire avec le même personnel responsable de la faillite de l’État, il faut donc, au préalable, des interlocuteurs fiables et propres.

Par ailleurs, M. Fersaoui a souligné que la seule boussole qui guide et nourrisse la coordination est les revendications légitimes portées, tout particulièrement depuis le 22 fervier, par des millions d’algériennes et d’algériens lors des manifestations pacifiques, inédites. Et, pour qualifier la maturité politique et le pacifisme des citoyennes et citoyens, M.Fersaoui affirme que le peuple n’est pas seulement dans le concept de « Silmiya » mais, il est dans la « Non confrontation » avec les services d’ordres et la clientèle du pouvoir. Concernant l’organisation de la société civile, le président du RAJ précise que l’initiative de la société civile demeure ouverte à d’autres forces et dynamiques sincères. Le but étant, de rassembler et d’agréger les énergies vives de la société pour sortir avec une feuille de route commune et consensuelle, à présenter à la société, à la classe politique puis au pouvoir.

Vers la fin de la rencontre, M. Fersaoui a salué le travail remarquable d’appui à la révolution et d’accompagnement de la dynamique accomplis par la diaspora, partie intégrante du peuple algérien.

Pour finir, il a appelé les membres du collectif à maintenir le cap de la mobilisation et à continuer le combat pour l’avènement de la démocratie et l’instauration d’un État de droit en Algérie « on n’a pas le droit de rater ce rendez – vous important voire unique avec l’histoire »

Par Mohamed Yacoub