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lundi 23 février 2026
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Les robes noires face à la tyrannie

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Dans la vie et dans les nobles combats, ce sont continuellement les braves, les valeureux et les nobles hommes est femmes qui gravent leurs noms en lettres d’or dans l’histoire. Cette noble race est toujours minime dans les sociétés et c’est grâce à elle que les droits, les libertés et la dignité sont arrachés des mains des oppresseurs, des dominateurs et des persécuteurs.

Dans l’histoire récente de notre patrie, c’est bien une poignée d’hommes audacieux et vaillants qui ont préparé et déclenché la plus glorieuse révolution du siècle face à la quatrième puissance du monde.

Aujourd’hui, l’histoire se répète. Nous constatons que cette noble race refait surface dans notre révolution pacifique qui est le Hirak. Ces nobles hommes et femmes sont les avocats et les avocates qui font face avec bravoure et héroïsme au pouvoir militaire totalitaire et à sa machine judiciaire qui broie les droits et qui criminalise toute revendication citoyenne pour une vie digne sur leur terre mère.

Certes, que le nombre de ces avocats et avocates ne dépasse pas 150, c’est-à-dire 0,4 % de toute l’armada de plaideurs qui franchissent 47 000 membres sur le territoire national, mais comme disait un érudit :  » C’est la qualité des êtres humains qui importe, et non leur quantité « .

Ces héros et ces héroïnes aux robes noires, méritent qu’on s’incline à toucher le sol devant leur bravoure, leur ténacité en défendant toutes les victimes de la justice du téléphone, ces jeunes femmes et hommes qui payent de leur liberté pour avoir dit : Non au régime militaire qui a offusqué leur indépendance.

Ces avocats et avocates qui défendent bénévolement ces opprimés parcourent des centaines de kilomètres en déduisant leurs frais de déplacement de la subsistance de leurs enfants et de leurs familles pour dire à ces jeunes révolutionnaires : Non, vous n’êtes pas seuls ! Ces femmes et ces hommes aux robes noires qui font honneur à leur métier méritent respect, admiration et considération.
Je vous salue et je mets ma main dans les vôtres dans votre noble combat, jusqu’à la victoire.


Ali Aït Djoudi

Communiqué de presse d’une prison marocaine

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Toute honte bue, voilà ce qu’avait déclaré une administration pénitentiaire du royaume chérifien.


(Source : Page Facebook de Rachid Oufkir)

Rabat le 21/01/2020

Communiqué de presse

Comme à l’accoutumée pour informer et éclairer l’opinion publique, la Délégation Générale de l’Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion (DGAPR) déclare ce qui suit :

Vu le comportement contraire à la loi, des détenus incarcérés à la prison locale « Tanger 2 » suite aux événements d’El Hoceima, au lieu d’utiliser le téléphone fixe mis à leur disposition afin de garder contact avec leurs familles et la société, ils exploitent ce moyen de communication pour faire passer des enregistrements, des publications et des messages codés avec leurs familles sous l’ordre d’un père de l’un des prisonniers. Ils ont même osé réclamer des droits qui n’ont aucun lien avec les conditions de leur incarcération et c’est ainsi qu’ils violent les lois et les règles qui régissent les établissements pénitentiaires.

Ils ont refusé de se soumettre aux ordres de l’administration tout en ignorant ses avertissements répétitifs sans le moindre respect aux institutions de l’État. Ils ont même lancé une menace d’entamer une grève générale de la faim.

Vu sa responsabilité sur le maintien de l’ordre et sur la sécurité des résidents et le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour cela, il a été décidé ce qui suit :

Le transfert des détenus cités afin de mettre fin à ces agissements honteux et à ces désobéissances dangereuses.

Les établissements qui les recevront leur permettront de contacter leurs familles afin de connaître le lieu de leur transfert, et cela, dès leur arrivée sur place.

…………………….

son Excellence, Madame Michelle BACHELET Haut-Commissaire aux Droits Humains,

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Votre Excellence,
Aujourd’hui encore une simple citoyenne Madame Dalila Touati vient d’être condamnée à dix-huit mois de prison et une amende de 300.000 DA pour le seul crime d’avoir dénoncé une dictature qui ne cesse d’opprimer le peuple algérien.

Son nom vient s’ajouter à une longue liste de condamnés pour des motifs aussi saugrenus que futiles et en violation des propres lois nationales et de la constitution.
Cette même constitution qui vient de faire l’objet d’une énième révision est aussitôt violée allègrement par une justice surnommée « justice du téléphone « puisqu’elle instruit à partir d’officines occultes du pouvoir les magistrats à prononcer des peines au gré de leurs humeurs. Cela procède tout simplement d’une tentative de bâillonner toute voix qui oserait défier la dictature militaire en place.

Des dizaines de citoyens en détention provisoire illégale attendent dans les prisons de la junte d’être jugés sans que leurs droits consacrés par la constitution ne soient garantis et qui malgré le dévouement d’avocats engagés bénévolement pour leur défense voient l’instruction de leur dossier d’accusation bâclée et en violation flagrant des lois en vigueur et aux conventions et traités internationaux que l’Algérie a pourtant signés.

Tout ceci se déroule au vu et au su de la communauté internationale et plus particulièrement les instances internationales et les Organisations non Gouvernementales attachées au respect des droits humains.


S’ il est vrai que votre institution s’est prononcée sur quelques cas d’atteintes aux droits humains et a exigé des éclaircissements au pouvoir en place, voire a suggéré des mesures de compensation qui apparemment sont restées sans lendemain, il n’en demeure pas moins que votre propre intervention ainsi que celle de son Excellence le Secrétaire Général de l’ONU serait d’un apport précieux pour rappeler aux autorités algériennes leur responsabilité pleine et entière dans la dégradation de la situation sécuritaire et les glissements vers un autoritarisme ouvertement assumé.

C’est pourquoi nous en appelons à votre sagesse et votre engagement pour les droits humains pour interpeller le pouvoir algérien. En effet Votre Excellence que faudrait-il faire pour que l’on entende notre peuple qui souffre Faudrait-il vous offrir quelques morts de plus pour que vous daigniez jeter un coup d’œil sur les événements dramatiques qui secouent l’Algérie. Quel sens a votre mission si des atteintes flagrantes aux droits humains deviennent quotidiennes, si une chape de plomb s’abat sur tout un peuple.

Que faut-il de plus poignant Mme Bachelet, vous qui avez subi les violences du régime Pinochet, et qui a vu récemment votre propre peuple se soulever pour parachever sa volonté d’émancipation. Que vous faudrait-il pour que vous daigniez ne serait-ce que vous renseigner sur ce qui secoue notre pays depuis bientôt 23 longs mois à travers des marches ou des dizaines de millions de manifestants ont battu le pavé pendant 13 mois sans discontinuer. Ces marches sont suspendues volontairement par les citoyens de façon responsable au vu de la crise sanitaire qui secoue l’Algérie tout autant que le monde entier. Ceci et malgré votre appel ainsi que celui de son Excellence le Secrétaire Général de l’ONU à observer une pause dans les emprisonnements, n’a pas empêché le pouvoir d’accentuer la pression et à multiplier les arrestations et ce en dépit du risque élevé de contamination au COVID.

Que vous faudrait-il Votre Excellence pour réagir quand ces mêmes dizaines de millions de citoyens s’époumonent sans cesse en criant « pouvoir civil et non militaire » « libérez les détenus politiques devenus otages d’un régime honni » « pouvoir assassin » « Algérie libre et démocratique ».

Que vous faudrait-il pour écouter les voix de ces millions d’Algériens qui ne veulent que la liberté et la démocratie dont vous-même êtes une égérie.

Que vous faudrait-il pour nous écouter… Nous sommes désolés de vous dire que dans le cas contraire il s’agirait d’une non-assistance à un peuple en danger et qui ne saurait passer cela sous silence.

Il y a parmi nos membres un haut fonctionnaire des Nations unies en retraite et qui a exercé pendant des dizaines d’années et qui aujourd’hui encore continue à servir comme expert bénévole. Il a toujours eu confiance en vos institutions. Ne le décevez pas….

Pour le bureau Fédéral, Ali Ait Djoudi

LE SYNDROME BADISSIEN

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Observons les détails de cette photo prise lors de la visite à Vgayeth Bejaia de Abdelhamid Ben Badis en 1939. Les accoutrements vestimentaires empruntent aux divers occupants, le turban arabe, le tarbouch turc et la cravate française. Il est vrai que Ben Badis était un intégrationniste zélé, à voir ses publications et ses discours revendiquant la France comme mère patrie. Son association des Oulémas se marginalisait du mouvement indépendantiste Ppa Mtld. Lors de sa visite à Vgayeth Bejaia, il avait stigmatisé le culte des awliya salihine considérant que c’était une ouboudiya haram. Devant une foule rassemblée sur la placette de Sidi Soufi il affirma que la sainte patron de la ville Yemma Gouraya n’avait jamais existé et qu’elle était un mythe pour païens. A ces mots scandaleux, l’assistance lui tourna le dos et évacuât les lieux signifiant à ce Kds originaire de la région qu’il n’était plus le bienvenu.
Comme au temps de leurs ancêtres qui avaient expulsé un certain prédicateur nommé Ibn Toumert, les gens de Vgayeth connus pour leur ouverture d’esprit et leur tolérance ont rejeté le négationniste Ibn Badis.
Auteur: Said Yahia Chérif. SYC

LA PÈGRE ET LA RAPINE OU LE PEUPLE ET LE SOMMEIL.

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La force de ce système c’est  d’entraîner le peuple et de le bourrer de haine face à l’occident qui est le paradis fiscale et le paradis tout court à cette pègre. De faire détester à ce même peuple les langues occidentales ,le français en particulier quand leurs enfants ne connaissent pas un traître mot d’arabe car scolarisés dans les établissements anglais français allemands et autres …jamais l’arabe.
Plus triste et plus horrible c’est l’inconscience du peuple  nourrit avec des miettes et distrait avec un nationalisme et patriotisme teinté de religion  et sa langue…Celle du paradis.
Le décollage et le décrassage ne sont pas pour demain .
Auteur: Bihmane Belattaf

Algérie : le régime ruine sans relâche le pays

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PANIQUE ET RÉPRESSION Algérie : le régime ruine sans relâche le pays

FrankfurterRundSchau 11.01.2021 de Martin Gehlen.

  • Le coronavirus a été détecté pour la première fois en Algérie en février 2020.
  • Le gouvernement a interdit aux gens de se rassembler et les manifestations se sont arrêtés

Alger – « Révolution du sourire » est ce qu’ils ont appelé leur révolte – le plus long soulèvement populaire pacifique dans le monde arabe à ce jour. Pendant 13 mois – de février 2019 à mars 2020 – des centaines de milliers de personnes ont défié le régime algérien tous les vendredis et ont appelé à une réforme fondamentale du système étatique lorsque le président Abdelaziz Bouteflika a voulu briguer un cinquième mandat.

60 ans après l’indépendance, l’Algérie en a assez de sa nomenclature corrompue, d’élections et de répression falsifiées, de bureaucratie paralysante et d’incompétence de l’État. Rien ne pouvait arrêter la population exaspérée, ni la pluie ni la chaleur, ni les répressions policières, ni les campagnes de diffamation, ni le harcèlement des autorités judiciaires et emprisonnements et ce jusqu’à l’apparition du virus corona.

Le coronavirus met fin aux manifestations en Algérie

La première personne infectée a été signalée en Algérie le 25 février 2020, et la dernière fois que le mouvement Hirak était dans les rues le 13 mars, lors de sa manifestation du vendredi numéro 56. Depuis lors, les rassemblements publics sont interdits. La rébellion est en grande partie restée silencieuse, également parce que l’opposition n’est pas parvenue à s’entendre sur une direction commune et sur un programme de réforme concret. « Nous n’avons pas réussi à définir ce que nous défendons », a critiqué le député critique du régime Mohcine Belabbas.

Manifestations en Algérie : les anciennes figures du régime reprennent le dessus

Les anciennes figures du régime, en revanche, reprennent le dessus, même si le président Abdelmadjid Tebboune a récemment disparu des lieux pendant deux mois à cause d’une maladie Covid 19. L’homme de 75 ans est un patient à haut risque en tant que grand fumeur. Ce n’est qu’à la fin du mois de décembre qu’il est revenu de Berlin, où il avait été soigné à l’hôpital de la Charité – Universitätsmedizin Berlin. Il a suivi le référendum constitutionnel du 1er novembre de son lit de malade. Et encore une fois, les gens ont rejeté le vote : selon les informations des statistiques électorales notoirement embellies de l’Algérie, les trois quarts des personnes ayant le droit de vote sont restées chez elles. Néanmoins, Tebboune, qui est arrivé à la tête de l’État en décembre 2019 avec un résultat tout aussi douteux, a immédiatement mis en vigueur la Loi fondamentale modifiée. Il semble plus déterminé que jamais à vouloir enfin faire taire les manifestants.

Manifestations en Algérie : des militants devant les tribunaux

À cette fin, le gouvernement a récemment publié un décret, qui mettra les réseaux sociaux à l’écart et sanctionnera leur prétendue « diffusion de rumeurs, de fausses nouvelles et de fausses vidéos ». Pendant des mois, des militants et des journalistes ont été traînés en masse devant les tribunaux. Selon le « Comité national pour la libération des prisonniers », 90 personnes impliquées dans le Hirak sont actuellement derrière les barreaux, dont Khaled Drareni, co-fondateur du journal Internet bloqué « Casbah Tribune » – condamné à deux ans de prison pour « incitation à un rassemblement non armé » et « mise en danger de l’unité nationale ». Le jeune homme de 25 ans vient de recevoir trois ans de plus pour « insulte au président ».

La crise permanente de l’Algérie, en revanche, reste non résolue. Depuis des décennies, des groupes d’hommes d’affaires, de politiciens, d’agents des services secrets et de généraux partagent entre eux la richesse des matières premières de leur pays. Beaucoup ont des monopoles d’importation et, en raison des leurs importantes marges bénéficiaires, empêchent l’Algérie de mettre en place ses propres installations de production et de créer ainsi des emplois pour des jeunes, sans perspectives. Les fausses et excessives factures pour les produits étrangers sont une autre stratégie des oligarches pour siphonner les devises de la banque centrale.

Manifestations en Algérie : la récession et les bas prix du pétrole pèsent sur l’économie

En raison de la récession économique, de la corona et de la baisse des prix du pétrole, les réserves de change en dollars provenant des exportations du pétrole et du gaz pourraient être épuisées d’ici la fin de l’année 2021, ce qui fait déjà exploser le taux du marché noir du dinar domestique. Paniqué, le président Tebboune a proposé de réduire de moitié les dépenses publiques. Cependant, comme l’appareil bureaucratique totalement surdimensionné ne peut être réduit aussi rapidement, les coupes ont frappé les investissements publics urgents dans le logement et les infrastructures. Seuls les militaires, sous les ordres du général Saïd Chengriha, 75 ans, restent surdimensionnés, comme toujours.

Manifestations en Algérie : l’humeur des gens reste mauvaise

L’humeur de la population est donc épuisée et désespérée, ce qui a déclenché une ruée sans précédent de remorqueurs vers l’Europe en 2020. Plus, de 11000 migrants algériens ont fui vers l’Espagne au cours des douze derniers mois, trois fois plus qu’en 2019, plus que jamais. Au moins 230 se sont noyés en haute mer, et 8 000 ont été interceptés et arrêtés par les garde-côtes, selon le ministère algérien de la Défense. « Nous, citoyens, en avons assez de toutes les promesses », s’est plaint le propriétaire d’un petit magasin de vêtements dans le quartier de Belouizdad à Alger, où Albert Camus, prix Nobel de littérature, a grandi. « Nous ne pouvons attendre aucune réforme de la vieille garde. Et donc l’Algérie est toujours à la recherche de la démocratie.

(Martin Gehlen – FrankfurterRundSchau)

Traduction de l’allemand vers le français par : Hamid Imensorene

————————————————–

Comprendre l’Algérie

Si proche et pourtant si loin : l’Algérie est plutôt méditerranéenne – et ainsi l’Europe pourrait le comprendre. Mais que ce soit l’Islam ou la France ou la boutique en libre-service de vieux hommes au cœur froid – l’Algérie, si proche en fait, nous est restée étrangère. Il est bon que l’essentiel de ce qui se fait en France aujourd’hui soit de rapprocher l’Algérie du monde. En France, la complexité est mieux véhiculée par la bande dessinée –

« la bande dessinée». Jacques Ferrandez, né à Alger, a présenté l’illustration valable et sensible de la « période française » avec ses dix « Carnets d’Orient ». Quiconque se détourne de tant d’images – puis de son « Alger La Noire », un thriller policier errant dans la non-période entre le régime colonial et l’indépendance en 1962.

Dans le comique «Azrayen» sur la kabylie du duo Lax et Giroud: un petit épisode de la guerre de libération dans les montagnes magiques de Kabylie se transforme en une épopée mélancolique.

Le cinéaste franco-algérien Rachid Bouchareb de Paris se met au travail dans « Indigènes » (allemand : « Days of Fame ») et « Hors-La-Loi », où il développe la politisation, la résistance et la mort de jeunes Algériens entre 1943 et 1961. Le semi-documentaire classique de Gillo Pontecorvo

« La bataille d’Alger » appartient de toute façon à tous les foyers.

Oh, Camus ? Le héros tragique de la tragédie algérienne ne doit pas être oublié. Lis ? Non, regardez mieux : Viggo Mortensen dans David Delhoffens « Den Menschen so far ». Mortensen n’a jamais été plus grand que dans ce film après « The Guest » de Camus.

Et ne pas oublier : Yasmina Khadra, l’ex-officier algérien émigré, qui dénonce la tragédie de l’Algérie moderne entre kleptocratie et islamisme dans des romans policiers hautement littéraires. Il écrit toujours sur l’Europe et l’Islam et tout.

PANIQUE ET RÉPRESSION Algérie: le régime ruine sans relâche le pays

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FrankfurterRundSchau 11.01.2021 de Martin Gehlen.
o Le coronavirus a été détecté pour la première fois en Algérie en février 2020.
o Le gouvernement a interdit aux gens de se rassembler et les manifestations se sont arrêtés
Alger – « Révolution du sourire » est ce qu’ils ont appelé leur révolte – le plus long soulèvement populaire pacifique dans le monde arabe à ce jour. Pendant 13 mois – de février 2019 à mars 2020 – des centaines de milliers de personnes ont défié le régime algérien tous les vendredis et ont appelé à une réforme fondamentale du système étatique lorsque le président Abdelaziz Bouteflika a voulu briguer un cinquième mandat.
60 ans après l’indépendance, l’Algérie en a assez de sa nomenclature corrompue, d’élections et de répression falsifiées, de bureaucratie paralysante et d’incompétence de l’État. Rien ne pouvait arrêter la population exaspérée, ni la pluie ni la chaleur, ni les répressions policières, ni les campagnes de diffamation, ni le harcèlement des autorités judiciaires et emprisonnements et ce jusqu’à l’apparition du virus corona.
Le coronavirus met fin aux manifestations en Algérie
La première personne infectée a été signalée en Algérie le 25 février 2020, et la dernière fois que le mouvement Hirak était dans les rues le 13 mars, lors de sa manifestation du vendredi numéro 56. Depuis lors, les rassemblements publics sont interdits. La rébellion est en grande partie restée silencieuse, également parce que l’opposition n’est pas parvenue à s’entendre sur une direction commune et sur un programme de réforme concret. « Nous n’avons pas réussi à définir ce que nous défendons », a critiqué le député critique du régime Mohcine Belabbas.

Manifestations en Algérie: les anciennes figures du régime reprennent le dessus
Les anciennes figures du régime, en revanche, reprennent le dessus, même si le président Abdelmadjid Tebboune a récemment disparu des lieux pendant deux mois à cause d’une maladie Covid 19. L’homme de 75 ans est un patient à haut risque en tant que grand fumeur. Ce n’est qu’à la fin du mois de décembre qu’il est revenu de Berlin, où il avait été soigné à l’hôpital de la Charité – Universitätsmedizin Berlin. Il a suivi le référendum constitutionnel du 1er novembre de son lit de malade. Et encore une fois, les gens ont rejeté le vote: selon les informations des statistiques électorales notoirement embellies de
l’Algérie, les trois quarts des personnes ayant le droit de vote sont restées chez elles. Néanmoins, Tebboune, qui est arrivé à la tête de l’État en décembre 2019 avec un résultat tout aussi douteux, a immédiatement mis en vigueur la Loi fondamentale modifiée. Il semble plus déterminé que jamais à vouloir enfin faire taire les manifestants.
Manifestations en Algérie: des militants devant les tribunaux
À cette fin, le gouvernement a récemment publié un décret, qui mettra les réseaux sociaux à l’écart et sanctionnera leur prétendue «diffusion de rumeurs, de fausses nouvelles et de fausses vidéos». Pendant des mois, des militants et des journalistes ont été traînés en masse devant les tribunaux. Selon le «Comité national pour la libération des prisonniers», 90 personnes impliquées dans le Hirak sont actuellement derrière les barreaux, dont Khaled Drareni, co-fondateur du journal Internet bloqué « Casbah Tribune » – condamné à deux ans de prison pour « incitation à un rassemblement non armé » et « mise en danger de l’unité nationale ». Le jeune homme de 25 ans vient de recevoir trois ans de plus pour «insulte au président».

La crise permanente de l’Algérie, en revanche, reste non résolue. Depuis des décennies, des groupes d’hommes d’affaires, de politiciens, d’agents des services secrets et de généraux partagent entre eux la richesse des matières premières de leur pays. Beaucoup ont des monopoles d’importation et, en raison des leurs importantes marges bénéficiaires, empêchent l’Algérie de mettre en place ses propres installations de production et de créer ainsi des emplois pour des jeunes, sans perspectives. Les fausses et excessives factures pour les produits étrangers sont une autre stratégie des oligarches pour siphonner les devises de la banque centrale.
Manifestations en Algérie: la récession et les bas prix du pétrole pèsent sur l’économie
En raison de la récession économique, du corona et de la baisse des prix du pétrole, les réserves de change en dollars provenant des exportations du pétrole et du gaz pourraient être épuisées d’ici la fin de l’année 2021, ce qui fait déjà exploser le taux du marché noir du dinar domestique. Paniqué, le président Tebboune a proposé de réduire de moitié les dépenses publiques. Cependant, comme l’appareil bureaucratique totalement surdimensionné ne peut être réduit aussi rapidement, les coupes ont frappé les investissements publics urgents dans le logement et les infrastructures. Seuls les militaires, sous les ordres du général Saïd Chengriha, 75 ans, restent surdimensionnés, comme toujours.
Manifestations

Manifestations en Algérie: l’humeur des gens reste mauvaise
L’humeur de la population est donc épuisée et désespérée, ce qui a déclenché une ruée sans précédent de remorqueurs vers l’Europe en 2020. Plus, de 11000 migrants algériens ont fui vers l’Espagne au cours
des douze derniers mois, trois fois plus qu’en 2019, plus que jamais. Au moins 230 se sont noyés en haute mer, et 8 000 ont été interceptés et arrêtés par les garde-côtes, selon le ministère algérien de la Défense. «Nous, citoyens, en avons assez de toutes les promesses», s’est plaint le propriétaire d’un petit magasin de vêtements dans le quartier de Belouizdad à Alger, où Albert Camus, prix Nobel de littérature, a grandi. «Nous ne pouvons attendre aucune réforme de la vieille garde. Et donc l’Algérie est toujours à la recherche de la démocratie.
(Martin Gehlen – FrankfurterRundSchau)
Comprendre l’Algérie
Si proche et pourtant si loin: l’Algérie est plutôt méditerranéenne – et ainsi l’Europe pourrait le comprendre. Mais que ce soit l’Islam ou la France ou la boutique en libre-service de vieux hommes au coeur froid – l’Algérie, si proche en fait, nous est restée étrangère. Il est bon que l’essentiel de ce qui se fait en France aujourd’hui soit de rapprocher l’Algérie du monde. En France, la complexité est mieux véhiculée par la bande dessinée – «la bande dessinée». Jacques Ferrandez, né à Alger, a présenté l’illustration valable et sensible de la «période française» avec ses dix «Carnets d’Orient». Quiconque se détourne de tant d’images – puis de son «Alger La Noire», un thriller policier errant dans la non-période entre le régime colonial et l’indépendance en 1962.
Dans le comique «Azrayen» sur la kabylie du duo Lax et Giroud: un petit épisode de la guerre de libération dans les montagnes magiques de Kabylie se transforme en une épopée mélancolique.
Le cinéaste franco-algérien Rachid Bouchareb de Paris se met au travail dans «Indigènes» (allemand: «Days of Fame») et «Hors-La-Loi», où il développe la politisation, la résistance et la mort de jeunes Algériens entre 1943 et 1961 . Le semi-documentaire classique de Gillo Pontecorvo «La bataille d’Alger» appartient de toute façon à tous les foyers.
Oh, Camus? Le héros tragique de la tragédie algérienne ne doit pas être oublié. Lis? Non, regardez mieux: Viggo Mortensen dans David Delhoffens «Den Menschen so far». Mortensen n’a jamais été plus grand que dans ce film après « The Guest » de Camus.
Et ne pas oublier: Yasmina Khadra, l’ex-officier algérien émigré, qui dénonce la tragédie de l’Algérie moderne entre kleptocratie et islamisme dans des romans policiers hautement littéraires. Il écrit toujours sur l’Europe et l’Islam et tout.

Riposte internationale dénonce et condamne la répression du pouvoir algérien

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Déclaration

La nouvelle année 2021 s’ouvre en Algérie sur la répression dont le bilan est des plus lourds.

Après un an de mobilisation citoyenne massive et pacifique et un an de crise sanitaire, le régime n’a ménagé aucun effort, pandémie aidant, pour étouffer la contestation citoyenne par le verrouillage des médias publics et privés y compris la presse électronique, l’instrumentalisation sans précédent de la justice et l’emprisonnement de plus de 90 personnes pour des faits liés au Hirak.

Une trentaine de jeunes militants ont fait l’objet récemment d’une assignation devant le tribunal de Bejaia, accusés « d’attroupement non armé ». Walid Kechida, un jeune dessinateur de Constantine, vient d’être condamné à 3 ans de prison ferme.

Des militants en Kabylie sont convoqués devant la justice pour avoir organisé en 2016 un rassemblement à Bejaia en soutien au regretté détenu politique le médecin Kamel Eddine Fekhar, assassiné par la suite en prison.

La répression n’épargne plus personne y compris des syndicalistes et des journalistes.

A l’intérieur des prisons des détenus, pour faire valoir leurs droits et dénoncer les injustices qu’ils subissent, n’ont d’autres choix que de recourir à des grèves de la faim.

Fatima Boudouda kidnappée le 7 Janvier 2020, a rejoint deux autres femmes en prison. Les trois militantes (Fatima Ben Douda de Guelma, Namia Abdelkader de Tipaza et Dalila Touat de Mostaganem), arbitrairement arrêtées, croupissent actuellement à la prison de Koléa.

Une étudiante a été séquestrée et violentée au sein même du consulat algérien de Créteil 17 décembre 2020 pour avoir sollicité une aide sociale à la suite de la dégradation de sa situation sociale. L’affaire est entre les mains de la justice.

Dans la nouvelle Algérie de Abdelmadjid Tebboune, la police, gendarmerie et la justice sont instrumentalisées, comme au temps de Bouteflika pour mater l’opposition et réprimer les citoyens. En contrepartie, des généraux arrêtés et condamnés pour « complot contre l’État » sont libérés et acquittés par la justice militaire. Or ces officiers supérieurs de l’armée sont responsables de la crise politique que vit le pays depuis au moins 30 ans puisqu’un général, poursuivi en Suisse pour crime contre l’humanité, a été ministre de la défense pendant la décennie noire et que l’autre était chef des services de renseignements (DRS).

En l’absence du président désigné par le haut commandement de l’armée, la constitution révisée est adoptée par un simulacre de référendum constitutionnel le 01/11/2020. Pendant que la pandémie du covid 19 continue à faire des ravages dans le pays, les autorités procèdent à des rafles contre les militants et les acteurs de la société civile. Au lieu de chercher une sortie de crise et d’instaurer un climat d’apaisement, le régime, fidèle à ses pratiques dictatoriales, préfère le pourrissement ouvrant la voie dangereusement à un risque de dérive violente de la crise.

Riposte Internationale alerte l’opinion internationale de la grave dégradation de la situation des droits et libertés en Algérie, notamment depuis le référendum constitutionnel du 1er novembre dernier que les Algériens ont boycotté massivement. Nous appelons les organismes internationaux à faire pression sur les autorités algériennes pour qu’elles libèrent tous les détenus du hirak et qu’elles mettent en œuvre les conditions d’une transition politique tant réclamée par les citoyens depuis deux ans.

Paris, le 11 janvier 2021

Pour le Bureau Fédéral

Ali AIT DJOUDI

Président

بـــــــــــــــيـــــــــان

عام كامل من النضال السلمي الذي أبهر العالم وعام من الوباء الفتاك بقي النظام القمعي هو، هو، بل تطور إلى الأسوأ، إذ دس على الضمير وتجرد مما بقي فيه من الإنسانية، حيث إستغل الداء والوباء وحتى الهلاك في محاولة خنق وقطع أنفاس ثورة شعبه وذلك بتكميم الأفواه وغلق كل وسائل الإعلام السمعية والمرئية والمكتوبة وحتى الإلكترونية مستعملا في قمعه المحاكم المسيرة بالهاتف والمستجابة بالسمع والطاعة برمي في الزنازين المظلمة بأكثر من 90 مناضلا وحقوقيا ومواطنا بسيطا بتهم ذات صلة بالحراك الشعبي.

حوالي ثلاثين من الشبان المناضلين قد تم استدعائهم مؤخرا من طرف محكمة بجاية بتهمة التجمع الغير مسلح. وفي قسنطينة حكم على الرسام الشاب وليد كشيدة بـ 3 سنوات سجنا نافذة ظلما وتعسفا.

إن إلصاق التهم، فن يتحكم فيه النظام إلى أبعد الحدود، فيخرجه من العدم ومن الأعوام الفارطة الفانية، ففي منطقة القبائل تم استدعاء مجموعة من المناضلين بتهمة مناصرة المرحوم كمال الدين فخار سنة 2016 لما كان هذا الأخير في السجن قبل أن يتم إغتياله وهو أسير.

القمع لا يستثني أحدا حتى النقابيين والصحافيين.

لم يبقى لمعتقلي الرأي داخل السجون سوى الإضراب عن الطعام للتنديد بالظلم المسلط عليهم والمطالبة بحقوقهم الأساسية ولكن أمام النظام الأصم تبقى هذه الإستغاثة صرخة في واد.  

حتى النساء لم يفلتن من قمع النظام العسكري، فيوم 07 جانفي 2020، تم إختطاف فاطمة بودوكو ملتحقة بثلاث مناضلات مسجونات قبلها وهن: فاطمة بن دودة من قلمة ونعيمة عبد القادر من تيبازة ودليلة توات من مستغانم اللواتي يقبعن حاليا في سجن القليعة.

إن ظلم وحقرة النظام المستبد تمكنا من عبور البحر، ففي القنصلية الجزائرية بكرتاي (Créteil) في فرنسا، طالبة جزائرية تقدمت لتطلب مساعدة لحالتها المزرية ولتشتكي غبنها واهمة بأن هناك من يمد لها يد العون فعوض التكفل بمشاكلها تم إحتجازها وتعنيفها داخل حرمة مؤسسة وطنها. إن القضية حاليا بين يدي العدالة.

في الجزائر الجديدة لعبد المجيد تبون أصبح الدرك الوطني والشرطة والعدالة وسيلة تهديد وعقاب لكل مواطن معارض كما كان الحال أو أكثر من عهد بوتفليقة. أما الجنرالات المتهمة بالخيانة والمؤامرة والمحكوم عليها بأحكام ثقيلة تم تبرأتها في يوم واحد وأصبحوا أحرارا طلقاء.

ولا يخفى على أحد أن هؤلاء الضباط هم من تسببوا في خراب الوطن وإدخال الجزائر في أزمات متعددة وهذا طيلة الثلاثين سنة الأخيرة. ومن بينهم جنرال متابع في سويسرا في جريمة ضد الإنسانية وهو من كان وزيرا للدفاع الوطني في العشرية السوداء، والجنرال الثاني كان على رأس المخابرات المعروف « برب الجزائر ».

في غياب الرئيس المعين من طرف القيادة العسكرية تم تغيير الدستور المرفوض شعبيا يوم 01 نوفمبر 2020. وفي الوقت الذي كانت فيه جائحة كرونة تحصد الأرواح وترمي بالمواطنين على أسرة المستشفيات الشبيهة بالمقابر التي لا تشبه في شيء مستشفيات ألمانيا حيث يتداو سي تبون. في هذه الظروف المأسوية كانت السلطات القمعية تقوم بمداهمة المناضلين والناشطين للزج بهم في السجون عوض البحث عن مخرج لما يهدد البلاد والعباد. إن نظام العسكر التعسفي الذي بقي وفيا لتصرفاتها القمعية الديكتاتورية فضل الهروب إلى الامام تاركا الوضعية تتعفن أكثر فأكثر، فليشهد التاريخ أن هذا النظام فتح الباب واسعا لجميع الإنزلاقات والعنف التي يمكن أن تأدي بالوطن إلى ما لا يحمد عقباه.

إن منظمة التصدي الدولي تنذر وتنبه الرأي العام العالمي بأن الوضعية في غاية الخطورة، وحالة الوطن في تدهور مستمر فالحريات وحقوق الإنسان تغتصب يوميا وهي في تراجع مستمر منذ الإستفتاء عن الدستور المرفوض من الشعب يوم 01 نوفمبر 2020

إن منظمة التصدي الدولي تطلب بكل إلحاح من جميع المنظمات الدولية للضغط على السلطات الجزائرية لإطلاق سراح كل معتقلي الرأي وتهيئة الظروف اللازمة للمرحلة الإنتقالية التي يطالب بها الشعب منذ عامين كاملين.

باريس يوم 11 جانفي 2021

  عن المكتب الفيدرالي

الرئيس

     علي أيت جوادي

Communiqué

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Riposte Internationale suit avec inquiétude le procès de neufs militants convoqués à comparaitre demain  31 décembre 2020 devant le juge d’instruction du tribunal de Bejaia.
Les faits reprochés remontent  à 2016, lors d’un rassemblement de soutien à Kamel Eddine Fekhar, militant et médecin mozabite qui sera assassiné plus tard dans les Geôles du pouvoir miltaire Algérien.
Les militants convoqués sont accusés d’appartenance au  MAK. Quatre ans après, les autorités déterre un dossier classé contre des militants pacifiques pour les accuser de  « atteinte à l’intégrité de l’unité nationale ».
Riposte Internationale condamne ces actes ignobles à savoir l’instrumentalisation d’une justice aux ordres. RI appelle à l’arrêt de toute poursuite judiciaire à leur encontre et dénonce tout harcèlement judiciaire ou répressif contre les  militants pacifiques. 
Riposte Internationale s’engage aux côtés de tous les détenus politiques en Algérie.
Pris le 30 décembre 2020
Riposte Internationale

Pour le bureau Fédéral: Ali Ait Djoudi

La LADH réagit à la convocation des militants souverainistes kabyles

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Soutien à Fekhar et Bouhafs : 9 personnes devant le juge à Bejaia

Neuf personnes sont convoquées à comparaitre pour soutien à Kamel Eddine Fekhar et Bouhafs

La section de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme nous a fait parvenir ce communiqué sur l’affaire de neuf personnes appelées à comparaître demain jeudi devant le juge du tribunal de Bejaia.

Neufs personnes sont appelés à comparaitre le 31 décembre 2020 devant le juge d’instruction au tribunal de Bejaia pour des faits qui remontent à 2016.

Ces militants sont accusés d’avoir participé à un rassemblement pour la libération de Kamel Dine Fekhar et Slimane Bouhafs. Ils avaient été interpelés après le rassemblement devant la maison de la culture auditionnés puis relâchés, soupçonnés d’appartenance au MAK.

Cinq ans après, cette affaire ressurgit de nouveau. Ils sont accusés « d’atteinte à l’intégrité de l’unité nationale ».×

La LADDH sera présente au procès en signe de solidarité et appelle à l’arrêt de toute poursuite judiciaire à leur encontre et dénonce cette cabale judiciaire contre des militants pacifiques.

Bejaia le 28.12.2020