- 2 / 3Nous, Militant.e.s de La Section FFS France-Nord, déclarons ce qui suit:1 – Au plan politique: Les Algérien.ne.s ne se projettent pas dans l’agenda électoral du Pouvoir et rejettent la feuille de route élaborée par ses officines. Ils l’expriment ostensiblement depuis février 2019 lors de chacune des gigantesques manifestations hebdomadaires. Le FFS se doit de poursuivre son rôle aux côtés de la population pour l’accompagner dans sa lutte face au Système autoritaire et porter ses revendications légitimes. Les militants de la Section France-Nord engagent les instances dirigeantes du Parti à rejeter, sans tergiversation ni délai, la prochaine échéance électorale programmée au 12 juin prochain. 2 – Pour ce qui concerne la vie interne du Parti, nous rappelons notre fidélité à la ligne historique du FFS et à ses idéaux qui nous interdisent de participer aux antagonismes claniques ou d’entretenir les luttes d’égos. D’un point de vue factuel, nous observons les événements de ces derniers mois et sommes consternés par le bilan calamiteux de l’actuelle Direction du Parti, issue du Congrès Extraordinaire de l’été 2020. Celle-ci était normalement missionnée, en vertu des statuts, d’organiser uniquement le prochain Congrès Ordinaire. Mais elle a délibérément outrepassé ses prérogatives et s’est arrogé le droit de mener, sur les plans politique et organique, des actions lourdes de conséquences alors qu’elle n’était en possession d’aucun mandat pouvant l’y autoriser, de la part du Conseil National et, à travers lui, de sa base militante. Cela a conduit au retrait incompréhensible et ô combien regrettable du Pacte pour une Alternative Démocratique (PAD). En échange, on sort des placards une vieille recette pour occuper le terrain médiatique. Et, à destination des militants, on voudrait les leurrer avec un projet fumeux d’une convention nationale dont les objectifs et le contour sont on ne peut plus flous, mais dont on sait que le pilotage est confié à l’ex-conseiller qui claironne partout (et notamment sur les organes officiels du Pouvoir) que le Hirak est mort et pour l’Algérie il ne pourrait y avoir de sortie de crise sans l’emprise directe des décideurs militaires. Le summum de l’ignominie a été atteint quand deux membres de cette Direction ont rencontré le Chef désigné de l’Etat (sans avoir été mandatés, ni avoir réuni les conditions d’usage indispensables en pareilles circonstances). La démarche relève d’une très grave faute politique que les militants ne peuvent cautionner. Quelle que soient les fausses raisons invoquées pour justifier l’incompréhensible, cette équipe n’est pas légitimée pour représenter dignement le FFS et sa base militante. De toute évidence, les militant.e.s comprennent que toutes ces
- 2 / 3initiatives malheureuses n’ont qu’un seul objectif, celui de vouloir mettre le FFS dans les pas de ceux qui s’agglutinent autour de la mangeoire. Les militant.e.s s’y sont toujours opposés et continueront à l’être. Sur le plan organique, l’équipe actuellement aux commandes s’est employée à démanteler les structures du Parti afin d’écarter toute velléité de contestation. Ainsi, des Commissions Administratives de Fédérations et de Sections (CAF et CAS) ont été installées en dépit du bons ens, là où rien ne pouvait le justifier. Elles ont été érigées juste pour créer un climat de tension et distraire les militants de leur véritable rôle politique auprès de la population en difficulté. Nous apprenons que l’Instance Présidentielle du Parti vient de convoquer de façon unilatérale un Congrès National Ordinaire pour la fin septembre 2021. Nous nous étonnons de cette décision prise sans associer la représentation nationale du Parti. Une entorse de procédure qui s’ajoute à l’absence de résolutions qui auraient dû clôturer les deux dernières réunions du Conseil National. C’est une première dans l’histoire du FFS! Quel crédit pourrait-on alors accorder à cette équipe pour garantir l’honnêteté, l’équité et la transparence dans l’organisation d’un tel évènement? Aucun. Comment peut-on concevoir la tenue d’un Congrès dans l’état actuel de déconfiture des structures de base du Parti? Appeler à organiser un Congrès sans œuvrer réellement et efficacement au rassemblement de tous les militants, c’est juste vouloir se tailler un Congrès sur mesure pour préserver une fois encore des intérêts claniques. Les miitant.e.s ne se laisseront pas berner par cette annonce dont ils devinent qu’elle ne servira ni le FFS ni la cause qu’il défend depuis sa création. Le constat est affligeant; cette Direction poursuit des desseins qui l’éloignent irrémédiablement des valeurs cardinales du FFS. C’est pour cela que nous réaffirmons nos distances par rapport à une équipe coupée totalement de sa base et qui n’incarne ni la voie historique du FFS ni les aspirations véritables de ses militants. Pour toutes ces raisons, nous appelons à un renouveau salvateur pour le Parti, de façon à pouvoir le remettre en ordre de marche dans sa mission originelle de véritable force d’opposition à l’autoritarisme du Système. Ce renouveau passe par un changement rapide et profond dans les pratiques et le fonctionnement des instances du Parti, et devra être porté par des militants intègres qui placent l’intérêt général au-dessus de toute considération personnelle. Le changement attendu par la base militante doit commencer par la démission de la Direction actuelle (Instance Présidentielle – Secrétariat National) et l’installation d’une nouvelle équipe en charge d’une phase transitoire destinée à préparer, dans l’honnêteté et la transparence la
- 2 / 3tenue d’un véritable Congrès National refondateur pour rassembler très largement tous les militant.e.s. Ce Congrès refondateur devra être animé à la fois par l’esprit de rassemblement le plus large possible et par la volonté de tout mettre en œuvre dans une nouvelle configuration de ses statuts et de ses instances, pour protéger, à l’avenir, le Parti de tout risque de dérive. Il est temps de révoquer définitivement la pratique de l’alternance clanique digne de l’époque moyenâgeuse. Aussi, pour assurer au FFS sa liberté d’action en toute circonstance, le Congrès devra-t-il élaborer les instruments adaptés permettant de sanctuariser l’indépendance du Partien le mettant à l’abri des pressions extérieures et de toute tentative de prise de contrôle par d’éventuels groupes d’influence. 3 – Dans cette optique, il nous parait primordial de remobiliser l’ensemble des militant.e.s et sympathisant.e.s autour du projet de refondation. Nous appelons tous nos camarades installés sur le territoire national ou à l’étranger, à rejoindre leurs structures respectives (Fédérations ou Sections) pour en reprendre l’animation et raviver le travail politique de terrain là où il fait hélas défaut pour les raisons évoquées plus haut. L’objectif visé est de restructurer le tissu militant en renouant les liens distendus. De même, nous encourageons également nos camarades ayant, par le passé, pris leurs distances avec les instances du Parti (car écœurés qu’ils étaient par certaines pratiques), à nous rejoindre dans cet esprit de reconstruction. Nous les invitons à réintégrer leurs structures d’origine, avec enthousiasme et la volonté de contribuer à restituer le Parti à ses militants et à lui redonner la place qui lui revient dans le combat que mène le Peuple Algérien contre ceux qui ont confisqué son Indépendance. Nous, militant.e.s de la Section FFS France-Nord, restons disponibles et à l’écoute de tous nos autres camarades pour échanger nos analyses et débattre de ces questions. En démultipliant les échanges transversaux, nous souhaitons contribuer à faire la jonction avec l’ensemble des militant.e.s et sympathisant.e.s. mus par cette volonté de changement dans le Parti. Nous sommes convaincus que la base militante est aujourd’hui en mesure de créer une dynamique ayant pour objectif de faire converger les différentes initiatives de terrain et faire enfin émerger les voies et moyens de sortie de crise.
- Vive l’Algérie, vive le FFS. Paris, le 23 mars 2021.Section FFS France-Nord
Déclaration
Avis de décès.
Mr Ahmed Ait Djoudi ( Hmimi ) n’est plus, il s’est éteint vendredi soir à l’âge de 57 ans à Paris , des suites d’une longue maladie . Nous vous informons que la levée du corps aura lieu demain , Mercredi 24 Mars de 9h30 a 10h15 , horaires fermes , et respect des règles sanitaires . Adresse : Hopital Tenon , 04 rue de la Chine ,75020 Paris. – Metro ligne 03 . – Station Gambetta – Bus 102 , 16 , 34 – Station : Hôpital Tenon .
– Arrivée a l’aéroport d’Alger Jeudi 25/03 a 14h
– Enterrement Vendredi 26/03 au village At Khalifa commune At vu Yusef , ( Ain El Hammam , Michelet.
Communiqué.
Les autorités Algériennes viennent de lancer des mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de citoyens Algériens établis à l’étranger. Ces mandats d’arrêt internationaux ciblent les activistes politiques de la diaspora Algérienne, et ont pour but de réprimer les grandes manifestations des citoyens algériens contre le régime en place. Ce régime use de tous les moyens répressifs contre les activistes ou qu’ils se trouvent dans le but, non seulement de faire taire les activistes à l’étranger, mais aussi de faire passer en force des législatives déjà truquées. RIPOSTE INTERNATIONALE rappelle que cette stratégie ne date pas d’aujourd’hui et que bon nombre d’acteurs politiques, syndicaux et des médias, qui à partir du mois de février 2019 n’ont eu d’autres choix que celui de quitter le territoire Algérien, anticipant d’éventuels exactions et acharnement judiciaires dont ils auraient été potentiellement victimes. RIPOSTE INTERNATIONALE dénonce la duplicité du langage et la double posture du pouvoir Algérien, feignant l’apaisement et maintenant la pression judiciaire sur des militants politiques, journalistes, syndicalistes et des citoyens pleinement engagés dans le mouvement révolutionnaire, ainsi que le verrouillage médiatique. RIPOSTE INTERNATIONALE considère que ces mandats d’arrêt comme le début d’un nouveau cycle de répression qui vise la communauté Algérienne établie à l’étranger, honteusement inaugurée avec le projet de loi portant sur la déchéance de sa nationalité à tout citoyen contestataire résidant à l’étranger. RIPOSTE INTERNATIONALE n’a pas à se prononcer sur le fond des dossiers, mais considère qu’en l’absence d’un cadre démocratique, et d’une justice autonome, entache gravement le déroulement des instructions menées à charge, dont les verdicts prononcés sont souvent l’atteinte à la sécurité de l’état et l’unité nationale, et prennent une dimension politique, comme étant une réponse aux légitimes aspirations citoyennes réaffirmées depuis le 21 février 2021. RIPOSTE INTERNATIONALE témoigne de sa solidarité pleine et entière à l’ensemble des citoyens, militants politiques ou syndicalistes, journalistes et citoyens ayant exprimé des opinions pour une sortie de crise en Algérie et qui font l’objet d’intimidations ou d’acharnements judiciaires.
Paris, le 22 MARS 2021.
Pour le bureau exécutif, Le président ALI AIT DjOUDI. :
RIPOSTE INTERNATIONALE MAISON DE LA VIE ASSOCIATIVE ET CITOYENNE (MVAC) 8 RUE DU GENERAL RENAULT – 75011 PARIS
TEL. : 06.34.36.62.29 – EMAI: RIPOSTE2018@GMAIL.COM
Tiferdoud, un village dans les nuages. Un exemple, une tradition, un espoir.
Tiferdoud, ce petit village, qui, ces dernières années avait quelque peu défrayé la chronique même au-delà de nos frontières par ses réalisations, œuvre de solidarité de ses seuls citoyens ; qu’elles seraient écologiques, culturelles, qu’infrastructurelles sanitaires, sportives ou autres lieux de détente à l’image de ces jardins d’enfants, salle des fêtes, de danse, de musique, médiathèque, bibliothèque etc. Ce village qui est le plus haut de Kabylie (1197 mètres d’altitude) est situé dans cette célèbre montagne du Djurdjura (Mons Ferratus) Igawawen, et de cette néanmoins renommée commune d’Abi Youssef, berceau de toutes les résistances et lieu de naissance de Lalla Fadhma dite N’soumer, à Aïn El Hammam (ex-Michelet).Un village près du ciel par son altitude, mais bien loin de ses bienfaits, pour être situé dans l’une des régions des plus pauvres d’Algérie. Et pour cause, une terre, rocailleuse, aride, dépourvue de tout, où rien ne semble pousser, sinon quelques vestiges arboricoles.Mais grâce à cette inébranlable volonté de ses habitants à la maintenir vivace, quelques seraient les aléas naturels ou autres fâcheux événements ayants eu à parcourir le pays, et à surtout de le rendre attractif autant que faire se peut, ne serait ce que pour voir revenir sa très nombreuse diaspora, et présentement ces touristes ébaubis après tous ces couronnements. Mieux, dans cet esprit citoyen, solidaire qui a de toujours présidé à leurs comportements et à la prise de décision, et pour êtres aussi quelque peu à la hauteur des attentes, les Tiferdoudiens avaient réalisé des prodiges ; et ce, pour êtres encore imprégnés et héritiers de ces valeurs anciennes sur lesquelles ils veillent jalousement pour les pérenniser, afin d’administrer leur village, comme jadis l’avaient fait leurs aïeux, c’est à dire démocratiquement, solidairement, et toujours en phase avec la modernité. Faut-il rappeler que cette république citoyenne, égalitaire et laïque ; ‘’dite primitive’’, du village kabyle est contemporaine de celle de la Grèce antique. Aucun citoyen n’est au dessus des lois ou de l’autre, quelque serait son statut ou fortune. Les premiers chercheurs français venus en haute Kabylie vers 1863 s’enquérir sur la façon de vivre et de se mouvoir, mais surtout sur l’organisation de cette poignée d’individus qui leurs avaient donné tant du fil à retordre, lors de leurs conquérantes et génocidaires expéditions de 1854 et de 1857.Il faut peut-être rappeler que ce minuscule coin d’Algérie n’est qu’à une centaine de kilomètres d’Alger ; et il ne fut réellement occupé par les français, et ils étaient les premiers belligérants étrangers de son histoire à le faire, et ce, 43 ans après la capitulation de nos ‘’frères protecteurs’’ Ottomans. Ces sociologues, anthropologues, philosophes et autres chercheurs et naturalistes avaient été stupéfiés par ce qu’ils allaient découvrir chez ces ‘semi-barbares’ comme qualifiés par certains de leurs briscards d’officiers. Contrairement aux idées reçues et autres assertions mensongères de leurs officiers chargés de relater le déroulement de ces deux affrontements, et autres reporters, et contre toute attente ils furent plutôt confondus. Ahuris ces chercheurs découvrirent une gouvernance, qu’ils qualifieront d’ailleurs, je les cite : « de rêve des utopistes » et de conclure : « l’organisation politique et administrative du peuple kabyle est une des plus démocratique et en même temps des plus simples qu’ils puissent imaginer ; jamais peut-être, le système self-government n’a été mis en pratique d’une manière aussi complète », et plus loin :« L’idéal d’un gouvernement juste et bon marché, dont les philosophes cherchent encore la formule à travers mille utopies », et de poursuivre : « il est la conséquence naturelle de l’esprit d’association et de solidarité ».Tiferdoud est un village d’environ deux milles habitants dont les deux tiers vivent éparpillés dans les villes algériennes ou à l’étranger. Laborieux ; ils sont ouvriers, professeurs, médecins, avocats, ingénieurs diplômés des grandes écoles, etc. à Alger, Paris, Londres, Montréal ou New York, pour ne citer que ces capitales. Comme indiqué plus haut, il est toujours gouverné par ‘Tajmaath’ ou comité du village démocratiquement élu par les citoyens résidants au village, dont l’autorité s’étend à toute la diaspora, mais toujours dans le respect et en conformité avec ce legs des ancêtres et les lois et us qui régissent le pays d’accueil. Tiferdoud intra-muros, préservé des interactions et influences des autres cultures et traditions, est la survivance de cet idéal républicain fait de laïcité, de la tolérance et du vivre ensemble, et pour cause ; les islamistes ou réputés tels, les athées, ces néo-chrétiens dont le nombre ne cesse d’augmenter, vivent tous en harmonie et dans le respect mutuel. Et, jamais et au plus fort du règne de l’intégrisme par ailleurs, et grâce surtout à cet esprit laïc qui a de toujours présidé aux rapports entre les villageois il n’y avait eu d’incident à déplorer aussi minime était-il. Sinon de pleurer et d’enregistrer malheureusement que la première victime des islamistes intégristes à Alger, était issue de ce village; en l’occurrence feu Kamel Amzal, cet inénarrable martyr, héros de la démocratie et de la laïcité. Dans ce monde de tous les extrêmes et des intolérances ; Tiferdoud qui à travers ces activités, concours régionaux avait fait l’unanimité autour de son œuvre et réalisations utiles, voire salvatrices, devra pour cet incitatif exemple, et pour avoir incarné aussi l’illustration de ces honorables performances et de ce précieux vivre ensemble, être aussi encouragé par ces ONG qui prônent ces vertus citoyennes et les autres organisations dites humanitaires.
Auteur: Mohammed Aouli
RIPOSTE INTERNATIONALE ORGANISATION NON GOUVERNEMENTALE DE DEFENSE DES DROITS HUMAIN.
- Madame Michelle Bachelet, votre excellence, Le 18 févrierdernier le pouvoir militaire algérien, sous couvert de sa façadecivilele chef de l’État désigné Mr. Abdelmadjid Tebboune, avait annoncé des mesures de grâce en faveur d’une trentaine de détenusd’opinion qui pouvaient laisser penser que cela étaitle préludeà un climat d’apaisement pouvant ouvrir la voie à un dénouement de la crise politique en Algérie.Votre Excellence, Il faudrait tout d’abord préciserque pour les détenusd’opinion n’ayant pas encore été jugéil ne s’agissait que d’une libertéprovisoire, ce qui ne les met nullement àl’abrid’un emprisonnement ultérieur. Aussicette mesure ne touche pas l’ensemble des détenus d’opinionet certains demeurent à ce jour en prison. Votre Excellence, Ceci démontre cette dictature militaire érige le délit d’opinion en ‘épée de Damoclès’ qui continue a peser sur les citoyens. C’est pourquoi les imposantes marches populaires, suspendues pour cause de pandémie, ont reprisen masse sans pour autant changer la nature des revendications des manifestants, à savoir le départde la junte au pouvoir et l’instauration d’une véritable démocratie,ce qui bien sûr n’est pas du goûtdes dirigeants qui multiplient les enlèvements, arrestations, et emprisonnements arbitraires. En fait, ils reprennent d’une main ce qu’ils ont donné de l’autre.Votre Excellence, Bien plus grave encore la répression policières’abat sur les manifestants sans distinction d’âge ni de sexe et les nombreuses vidéos qui circulent attestent de la brutalité de la répression dont usent les services de sécurité qui n’ont pas hésité à recourir à la torture et aux violences sexuelles de certains détenus dans les locaux du centre Antar de ben Aknoun sur les hauteurs d’Alger. Il va sans direégalementque le pouvoir tente à chaque fois d’empêcherles marches par un verrouillage systématiquedes villes et par des intimidations à outrance. À cetterépressionqui viole un droit humain le plus élémentaireà savoir celui de manifester paci5quement et d’exprimer ses opinions politiques,se sont ajoutées des révélationsrécentes sur des cas avérés de traitement inhumains et dégradants y compris la torture et viol de Walid Nekiche et Brahim Lalami, dansdes centres spécialisés de la police politique et qui sont attestés par des témoignages des victimes elles-mêmes et divulguées lors des audiences dans les tribunaux.Votre Excellence,Mêmesi nous savions que ces pratiquesfont partie depuis des dizaines d’années de l’arsenal répressif de la dictature aux commandes de notre pays, il n’en demeure pas moins que les révélationsfaites par
- RIPOSTE INTERNATIONALEMAISON DE LA VIE ASSOCIATIVE ET CITOYENNE (MVAC) 8 RUE DU GENERAL RENAULT – 75011 PARISTEL. : 06.34.36.62.29 – EMAIL : RIPOSTE 2018@ GMAIL . COM les victimesde ces traitements dégradants infamants et indignes ont dévoilé au grand jour la pratique de la torture érigée comme moyen de bâillonner le citoyen et instiller en lui la peur. Votre Excellence,Cette dictature qui clame aux yeux de l’opinion internationale qu’elle a satisfait à l’ensemble des revendications populaires ne peut plus cacher sa face la plus hideuse, à savoir l’emploide la torture et qui ne saurait demeurer impunie.Votre Excellence, Plus grave encore le ministre de la justice vient de présenter un projet de loi sur ladéchéancede la nationalité pour tout citoyen algérien résidantà l’étranger « Quiportent de graves préjudices aux intérêts de l’État ou qui portent atteinte à l’unité nationale ». En mobilisant des notions juridiques aussi vagues que dangereuses comme «atteinte à l’unité nationale, ou aux intérêts de l’État», l’on assiste à une dérive extrêmement grave du régime portant atteinte au droit à la nationalité pour faire des apatrides et qui vise à briser la mobilisation remarquable de la diaspora algérienne, en soutien au hirak. Cette escalade dans la répressionet le bâillonnement des Algériensy compris ceux résidentsàl’étranger révèleau grand jour les desseins d’une junte militaire qui resserre jour après jour son emprise sur notre société. Votre Excellence, Aussi nous faisons appel une nouvelle fois à votrehonorable institution en tant que gardienne du respect des droits humains pour interpeller avec fermetéetdétermination les dirigeants de notre pays pour qu’ils cessent leur politique derépressionet de diktat que nous subissons et les contraindre àouvrir la voie àdesnégociationspour l’instauration d’un État de droit et des libertésen Algérie. Nous saluons votre récenteintervention à lasession du Conseil des droits de l’homme, mais à l’évidence il en faut bien davantage pour faire entendre la voix de la raison et de la sagesse à cette dictature qui nous ét ou>e.Votre Excellence, Le peuple algérien qui s’exprime depuis deux années déjà avec un paci5smeexemplaire, salué à traversle monde continuede sou>riret il est à craindrequ’ilne puisse plus supporter ces exactions et ces humiliations quotidiennes du régime, au risque d’une explosion de colèreinduisant un embrasement detout le pays, voire au-delà des frontières.Votre Excellence, Toute personne attachée aux valeurs humaines ne peut rester indifférente à de telles violations des droits élémentaires des Algériens et l’organisme que vous présidez ne peut laisser cette situationprendre une tournure dramatique alors que nous sommes convaincus que votre engagement clair et sans réserve pour le
- respect des droits humains en Algériefera sans doute reculer cette menace et contraindra le régime à reculer. Paris le 05 Mars 2021Pour le Bureau Exécutif Riposte International Ali Ali Ait Djoudi – Président.
Mouloud Mammeri, Seule contre l’Empire-
Il est des hommes qui entrent dans l’histoire par la petite porte de l’infamie. Ils sont légions. Ils pérorent, complotent, assassinent, manœuvrent et nous gouvernent, mais il en est d’autres que l’Histoire accueille par sa grande porte auréolée d’honneur et de gloire. Ils pensent, construisent, instruisent et lèvent des espérances. Mouloud Mammeri dont on commémore ces jours-ci l’anniversaire de son décès est sans conteste de ceux là.Sa vie durant, il consacra toute son énergie à sauver de l’oubli et d’une mise à mort programmée, une langue, une culture… que dis-je? un peuple, une civilisation ! La tâche fut titanesque pour un seul homme. Elle exigea un dur labeur, du courage, une persévérance à toutes épreuves et une érudition confirmée. S’écartant des chemins aléatoires et bruyants de la politique, il emprunta la voie difficile mais assurée et sereine des géants : celle du savoir et de la pédagogie. Nourrit au bon sens paysan bien de chez nous, il fit le tour des idées et choisit de s’établir dans une pensée humaniste qui ne trahit jamais l’Humain et en aucun cas ne l’éloigne de sa part d’engagement quand le devoir l’appelle au cœur de la tourmente. Du combat contre le fascisme à celui de la guerre de libération, Mouloud Mammeri assuma dignement son rôle. Homme de paix, ses domaines de prédilection étaient chevillés à sa fibre artistique et à ses racines. C’est là, qu’il trempa sa plume pour nous offrir tantôt des prairies de poésies, tantôt nous restituer une part de nous- mêmes enfouie sous des siècles de mystifications et d’arbitraires. Bien que j’eus moult occasions de l’approcher, je n’ai pas eu l’honneur de le côtoyer. Un regret que je confesse volontiers. J’aurai tant appris auprès de cet érudit au sens entier du terme (Poète, romancier, dramaturge, anthropologue, féru de grec, de latin … ) mon ignorance serait largement moins étendue qu’elle ne l’est aujourd’hui. Auprès de ce Maître fondateur incontesté et incontestable du tamazyght moderne, j’aurai bu à la source de sa science qui raviva le corps malade de Tamazgha. Il me souvient qu’au premier jour de mon installation à Alger, une force irrésistible me poussa vers les cours de tamazyght qu’il dispensait à la Fac. Trop tard ! La main de fer a frappé. Les cours supprimés. Quelle fut ma déception et ma rage ! A Ath- yenni, dans mes années de collège, il arrivait parfois, à la sortie des cours, que nous rodions mes camarades et moi, autour de l’unique table disposée devant un petit café du coin, pour l’observer disputer quelques parties de dominos avec des gens du pays. Humble, Le burnous sur les épaules, il était égal à lui même et aux autres. Rien ne le distinguait de ses partenaires. Concentrés sur leurs jeux, les quatre protagonistes se fondaient dans une même passion comme des fruits mixés dans un entonnoir. Cette proximité charnelle qu’il avait avec les siens, quelles que soient leurs conditions sociales et leurs degrés d’instruction dévoile une grande âme et un amour certain pour sa terre et son peuple. Il les porta toute sa vie dans son cœur, dans son esprit et dans ses valises où que le menaient ses pas ou le hissait son prestige. Quant la partie finit, il saluait tout le monde et rentrait chez lui, seul et pensif, en suivant le sentier qui montait au sommet de sa colline désormais sortie de l’oubli. A cette époque nous ne savions pas encore que dans sa tête tournait une usine où s’assemblaient les pièces d’un puzzle reconstituant le socle d’une identité en perdition. Intellectuel d’une authenticité lumineuse, il était doté d’une lucidité peu commune qui l’éleva au dessus de toute compromission. Il aimait sa liberté, la préservait et ne s’en départit jamais. Les foudres de ses détracteurs ne l’atteignaient pas,. Il se savait haï mais surtout craint. le processus d’émancipation qu’il a déclenché embrase aujourd’hui toute l’Afrique du nord.Ils avaient donc raison de le craindre. Il était seul contre l’empire, Nous sommes des millions.à suivre le sillon qu’il a tracé.
Auteur: Mokrane Gacem.
Riposte Internationale soutient les rifains

COMMUNIQUE
RIPOSTE INTERNATIONALE tient par le présent communiqué à réaffirmer son soutien indéfectible aux revendications légitimes portées par le mouvement citoyen qui s’exprime dans la province du RIF marocain, et ce depuis 2017.
RIPOSTE INTERNATIONALE soutient l’ensemble des militants arbitrairement arrêtés et injustement condamnés au mépris du droit marocain et des conventions internationales pourtant ratifiées par les autorités de ce pays.
Le harcèlement judiciaire s’étend sur le reste des provinces, ciblant les animateurs du monde associatif, des journalistes et tout citoyen qui ose exprimer son désaccord avec la politique répressive et discriminatoire menée par El Makhzen.
RIPOSTE INTERNATIONALE a tout le temps dénoncé et condamné sans aucune réserve le montage de toutes pièces de dossiers sans fondements afin de prononcer de lourdes peines de prison dans le but de réduire au silence ces voix porteuses d’espoir dont la vision est adéquate aux aspirations des citoyens marocains.
RIPOSTE INTERNATIONALE ne manquera jamais d’alerter sur les dérives autoritaires des du royaume chérifien qui mobilise son arsenal judiciaire pour étouffer les revendications citoyennes exprimées dans un cadre pacifique, et sur les conditions carcérales des détenus politiques et d’opinion au Maroc en général et à ceux du RIF en particulier.
RIPOSTE INTERNATIONALE tient à exprimer son soutien indéfectible aux détenus ainsi qu’à leurs familles et invites les autorités de ce royaume à les libérer de manière inconditionnelle et de cesser le harcèlement judiciaire dont sont victimes les citoyens pleinement engagés dans la voie du progrès, de l’égalité et de justice.
Paris, le 19 février 2021
Pour le Bureau exécutif
Le président
ALI Aït Djoudi

L’islamisme contre le soufisme
– Les attaques contre Djabelkhir en tant qu’adepte de l’islam soufi maghrébin par l’islamisme ne sont pas nouvelles. Le soufisme vient du mot arabe tassawuf, c’est-à-dire « initiation » ou démarche spirituelle, incarné en Algérie par des soufis comme Sidi Boumediene et ses disciples. Saint patron de la ville de Tlemcen même s’il n’y a pas vécu, Sidi Boumediene est l’un des maîtres de l’islam soufi en Algérie du XIIe siècle, son mausolée est devenu un lieu de pèlerinage pour les Tlemcéniens et bien au-delà. Sidi Boumediene, à l’instar de tous les fondateurs de l’islam soufi, mystique et confrérique en Afrique du nord, comme Sidi Ahmed Tidjani (Tidjaniya), Sidi Abderahmane (Rahmaniya), appelé aussi Bouqobrine (le saint au deux tombeaux), la cheykhiya des Ouled Sid Cheikh à El Biadh, la qadiriya de l’émir Abdelkader… sont les continuateurs de cet islam né dès l’aube de l’islam grâce, notamment à El Haladj, Ibn Roumi, Ibn Elarabi… (du IXe au XIIe siècle), puis structuré en tariqas (confréries) à partir du XIe siècle.
Les adeptes de ce courant, rassemblés dans des zaouïas, pratiquent des séances de récitation (dhikr), des cercles de prière, des chants (sama’a) et des danses, comme les derviches tourneurs, afin d’accéder à un état supérieur et de cheminer vers Dieu. Le soufisme, réputé pour sa pratique tolérante de l’islam, est traditionnellement opposé aux courants littéralistes, c’est-à-dire au salafisme et au wahhabisme… Seuls le soufisme et le kharidjisme (sécessionnistes) admettent que l’islam est une spiritualité.
Fort d’une grande capacité d’adaptation, l’islam soufi s’acclimate à tous les contextes, à tous les temps et espaces parce qu’il ne prétend pas régir la vie sociale des gens, s’abstient de toute fonction normative et s’attache entièrement à la spiritualité. Contrairement à l’islam salafiste, littéraliste obsédé par un mode de vie et de pensée remontant aux salafs (les quatre califes Al- rashidun, bien guidés 632-661), l’islam soufi est un islam du for intérieur, il n’est porté ni sur la visibilité ni sur la violence, sauf pour lutter contre la colonisation.
Aujourd’hui, sous les coups de boutoir de l’islamisme, qu’il soit frériste, salafiste ou wahhabite, l’islam soufi confrérique au Maghreb marque le pas. Les ulama que l’on qualifie à tort de « réformistes », de Djamel Eddine Al Afghani à Mohamed Abduh en passant par Rachid Ridha, Sayyid Qutb jusqu’à Ben Badis, ont combattu l’islam mystique, soufi et confrérique ainsi que les défenseurs d’un islam spirituel.
Mansour Al-Hallaj, un persan mystique soufi du IXe et Xe siècle, a été condamné à mort et exécuté en 922. Les mausolées des saints soufis sont parfois profanés y compris celui de Sidi Boumediene vandalisé dans les années 1990 par des salafistes, mais restauré depuis. El Qaida à Tombouktou au Mali a saccagé en 2012 les mausolées et tombeaux des saints soufis auxquels les populations sont très attachées. En s’attaquant à ces lieux culturels, c’est l’identité culturelle et historique du Mali qu’ils voulaient anéantir. Cet acte ignoble a été qualifié par la Cour pénale internationale (CPI) de crime contre l’humanité en condamnant le djihadiste Ahmad al Faqi al Mahdi en septembre 2015 à neuf ans de prison. Ces traces d’un passé culturel et cultuel brillant sont insupportables pour les islamistes radicaux. L’attentat terroriste du 24 novembre 2017 qui a visé la mosquée Al-Rawdah au nord Sinaï en Égypte, un édifice animé par des soufis, a fait 305 morts. Le commandant Massoud opposant à l’occupation soviétique de l’Afghanistan, était un poète et un mystique soufi. Et parce qu’il était soufi, il a été assassiné par un attentat-suicide commandité par Ben Laden le 9 septembre 2001 dans la province de Takhâr en Afghanistan.
Depuis des décennies, voire des siècles les symboles et lieux saints de différentes confréries soufies, du Pakistan à l’Égypte en passant par l’Algérie, le Mali… sont la cible des islamistes et djihadistes qui pensent que l’islam est « un » et doit être prêché, vécu et appliqué de la même façon en terre d’islam et même en dar el harb (territoires non-musulmans ou littéralement territoires de la guerre). Ce qui est une vue de l’esprit puisque l’islam au singulier est tout simplement une abstraction, il n’a existé ni aujourd’hui ni à la naissance de l’islam, il était ab initio pluriel : sunnite, kharidjite (dissident), shî’ite, islam asiatique imprégné de pratiques bouddhiste et d’hindouiste, islam mystique, soufi et confrérique au Maghreb et en Afrique subsaharienne, un islam ibadhite au sultanat d’Oman, au Mzab (Algérie), Djerba (Tunisie), Djebel Nefoussa (Libye) et à Zanzibar (Tanzanie)… L’islam dans les Balkans est fortement marqué par l’islam soufi des derviches, dont le maître spirituel est Hadj Bektachi, un courant religieux plus proche de l’hétérodoxie que de l’orthodoxie de l’islam. L’on est en présence d’un islam syncrétique, c’est-à-dire que la conversion à l’islam des populations des Balkans aux XIVe et XVe siècles s’était accompagnée de la récupération partielle des sédiments cultuels antérieurs à l’islamisation. Les Bosniaques, population musulmane, fêtent toujours le Saint-Jean. Lorsque l’on interroge un Bosniaque sur sa religion, il répond souvent « Je suis musulman par la Sainte Vierge ».
L’islam soufi bénéficie d’une grande profondeur historique et anthropologique, il est de nature inoffensive, ce n’est pas un islam de conquête parce qu’il est chargé de culture locale, il est enraciné dans les traditions, les croyances antérieures à l’islam et les pratiques mystiques. A l’inverse, l’islam salafiste qui voyage un peu partout dans le monde, est un islam léger, sans culture et sans anthropologie, car il est réduit à une fonction normative largement inadaptée.
Par Tahar Khalfoune

Protégeons nos femmes ! Défendons nos reines ! Basta !
Après les condoléances, un solution doit être urgemment trouvée. Il ne suffit pas de pleurer à chaque féminicide en attendant le prochain.Tinhinane Laceb a été tuée durant la nuit du mardi 26 au mercredi 27 janvier par son mari. La journaliste de la TV 4 Tamazight de la télévision algérienne a laissé deux petites filles derrière elle. Tout le monde autour de Tinhinane connaissait sa souffrance. Du milieu familial, au milieu professionnel en passant par ses amis, les témoignages sont ahurissants. Tous savaient, personne n’a rien fait.Nous nous rappelons également de Chaïma,19 ans, brûlée vive par son harceleur. La jeune fille a été enlevée, violée avant d’être aspergée d’essence et carbonisée par son bourreau. Son corps a été retrouvé le 3 octobre par les services de la Sûreté, dans une station-service désaffectée de Thénia, près de Boumerdes. L’assassin de Chaïma la harcelait depuis 4 ans. Une plainte même a été déposée par la famille contre le voyou qui a rendu infernale la vie de l’adolescente. La plainte n’a pas été suivie d’effet et ce qui devait arriver arriva.Jusqu’à quand ?Les cas de Tinhinane et de Chaïma ne sont pas isolés. Des dizaines de femmes meurent chaque année en Algérie sous les coups du mari, du père, du frère ou même du copain ou du fiancé ! Le phénomène touche la planète entière mais dans un pays laxiste comme l’Algérie, c’est l’hécatombe.L’absence de loi protectrice, le code de « la famille » et l’islamisme qui range la société ont fait que la femme devienne victime expiatoire d’une société schizophrène ou « l’homme » se permet tout et la femme est interdite de tout.La société kabyle, loin d’être idéale, condamne le féminicide et le conjoint qui violente sa femme est tout simplement considéré comme un sous-homme. « Maci d argaz » disent les Kabyles.AKAL s’incline devant la mémoire de Tinhinane, de chaïma ainsi que devant celle de toutes les femmes qui subissent les affres d’une société malade, endoctrinée par une religiosité morbide et une école terroriste.Seules une justice indépendante, une police au service du citoyen et de la citoyenne et une école moderne qui apprennent l’égalité et la parité aux enfants peuvent mettre fin à ce génocide. C’est dans cette ligne directrice que s’inscrit AKAL : la dotatation de la Kabylie d’institutions émanant de sa propre Histoire et s’inspirant de ses propres valeurs, valeurs d’égalité et de respect.Tinhinane, n’était-elle pas une reine chez les Amazighes ?
Pour AKAL La Secrétaire nationale à la condition féminine et à la culture Fetta At Ucaalal
Tizi-Ouzou, le 31/01/2021












