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dimanche 8 mars 2026
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Big Bang, IA et immortalité : La grande illusion de l’homme moderne

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Big bang
Image par beate bachmann de Pixabay

L’homme moderne se croit arrivé. Armé de ses équations, de ses algorithmes et de ses fantasmes transhumanistes, il s’imagine à l’aube d’une ère où Dieu ne serait plus qu’un vieux mythe poussiéreux et où la mort, cette fâcheuse erreur de conception, deviendrait une simple option désactivable dans les paramètres de l’existence.

Le Big Bang : Dieu remplacé par une explosion bien organisée. Tout commence avec le Big Bang. Jadis, les hommes s’inclinaient humblement devant une divinité créatrice. Aujourd’hui, ils préfèrent adorer une explosion cosmique parfaitement calibrée, survenue par un heureux hasard qui a abouti, quelques milliards d’années plus tard, à une civilisation capable de commander des sushis par drone. L’univers, vaste et mystérieux, devient un laboratoire à ciel ouvert, et l’homme, persuadé de tout comprendre, oublie un détail essentiel : il ne sait toujours pas pourquoi il est là. Mais ce n’est qu’un détail.

L’IA : L’homme crée son propre dieu, à son image (et pire encore)N’ayant pas réussi à tuer Dieu dans l’âme des peuples, l’homme moderne a trouvé une alternative plus excitante : le recréer, sous forme de lignes de code. L’intelligence artificielle est la nouvelle divinité du XXIe siècle. Elle pense plus vite que nous, elle nous parle, nous surveille et bientôt, si tout se passe bien, elle prendra nos décisions à notre place. Après tout, pourquoi s’embarrasser de libre arbitre quand une machine peut calculer, en quelques millisecondes, le meilleur choix à faire pour maximiser notre productivité ? Là où c’est savoureux, c’est que l’homme, qui se rêvait en maître du monde, se retrouve en esclave de ses propres créations. Il voulait dominer la technologie, et il finit par être dominé par ses notifications. L’ironie est délicieuse.

L’immortalité : La mort, une simple mise à jour à venir ? Mais le projet ultime reste l’immortalité. Parce que l’homme ne veut pas mourir. Jamais. Mourir, c’est pour les autres, les naïfs, ceux qui n’ont pas souscrit au programme de cryogénisation premium. Google, Elon Musk et quelques milliardaires illuminés rêvent d’implanter notre conscience dans des serveurs ou de régénérer nos cellules à l’infini. Ainsi, nous pourrions vivre éternellement, perchés dans un cloud divin, dans une Silicon Valley céleste où l’ennui serait probablement la seule vraie malédiction.

Derrière cette fuite en avant technologique, une réalité demeure : l’homme moderne n’a jamais été aussi perdu. Il cherche à comprendre l’origine de l’univers, mais il ignore toujours le sens de sa propre existence. Il crée des machines intelligentes, mais il se vide lui-même de toute sagesse. Il veut vaincre la mort, mais il ne sait plus comment vivre.

La grande illusion, c’est de croire qu’en maîtrisant les lois physiques, en optimisant les algorithmes et en défendant l’immortalité comme un droit fondamental, l’homme pourra échapper à son destin de créature éphémère. Mais la mort reste une lanterne : elle éclaire le chemin de la vie, que cela plaise ou non aux ingénieurs de l’éternité artificielle.

Et pendant que certains rêvent de vivre éternellement, d’autres, plus lucides, se contentent d’essayer de bien vivre avant de mourir. Voilà peut-être la seule sagesse qui vaille encore.

L’homme moderne, dans son arrogance, cherche à transcender sa condition mortelle par la science et la technologie, oubliant que son essence même repose sur sa finitude. Se croire maître de la création, c’est ignorer que toute puissance humaine reste dérisoire face aux lois immuables de l’univers. Peut-être faudrait-il, avant d’inventer des dieux artificiels, redécouvrir l’humilité d’être simplement humain.

Dr A. Boumezrag

Zakaria Hannache invité de Voix-Med radio TV

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Zakaria Hannache

Militant et activiste du mouvement de la dissidence populaire, Zakaria Hannache, a été arrêté plusieurs fois et placé sous a dû quitter l’Algérie clandestinement le 13 août 2022 par la Tunisie.

Après avoir passé plusieurs semaines en prison en Algérie il a pu bénéficier d’une libération provisoire en mars 2022. Soumis à des pressions et au harcèlement judiciaire et policier, il a dû fuir le pays par la Tunisie qui a failli l’extrader vers l’Algérie. Il est réfugié au Canada d’où il continue à documenter la répression en Algérie.

Dans cet entretien accordé à Voix-Med, il revient sur ce qu’il a vécu en Algérie et son activité de militant populaire.

Cherif Mellal : 26e jour de grève de la faim

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Mellal

En détention depuis le 19 janvier 2023 Chérif Mellal observe une grève de la faim illimitée depuis le 3 mars 2025. Il est à son 26e jour de grève de la faim.

Une condamnation à une peine de 04 ans de prison ferme a été infligée à Cherif Mellal par jugement rendu par le pôle pénal économique et financier sis au tribunal de Sidi Mhamed en date du 23/10/2024, jugement confirmé dans toutes ses dispositions par arrêt rendu par la chambre pénale près la cour d’Alger en date du 25 février 2025″, rappelle courageusement Me Fetta Sadat dans son post quotidien en soutien à ce détenu d’opinion.

L’arbitraire systématique contre les voix dissidentes

L’Algérie connaît une vague de répression sans précédent, ciblant les voix critiques du régime à travers des mesures arbitraires et des condamnations contestées. Cette tendance inquiétante s’illustre par plusieurs cas emblématiques.

Interdictions de voyager et restrictions de mouvement

Depuis 2022, les autorités algériennes ont intensifié leur recours aux interdictions de voyager arbitraires pour museler la dissidence. Ces mesures, souvent imposées sans notification officielle et pour une durée indéterminée, visent des militants, des journalistes et des opposants politiques. Le cas du journaliste Mustapha Bendjama est révélateur : harcelé pour sa couverture du mouvement Hirak, il a été empêché de quitter le pays à plusieurs reprises depuis octobre 2022.

Condamnations controversées

L’affaire de Cherif Mellal, ancien président de la JS Kabylie, illustre la sévérité du système judiciaire algérien. Condamné en appel à 4 ans de prison ferme, Cherif Mellal se bat avec l’énergie du désespoir en menant une grève de la faim pour avoir droit simplement à un procès juste.

Plus alarmante encore est la condamnation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal à cinq ans de prison. Âgé de 80 ans et atteint d’un cancer, Sansal a été arrêté le 16 novembre 2024 et jugé pour atteinte à la sûreté de l’État, suite à des propos tenus concernant les frontières algéro-marocaines.

Répression généralisée

Ces cas s’inscrivent dans un contexte plus large de répression. Le régime utilise des lois répressives, notamment les dispositions anti-terrorisme, pour étouffer toute forme de dissidence. La réélection controversée d’Abdelmadjid Tebboune en septembre 2024 s’est déroulée dans un climat de musellement des médias et d’absence de véritable débat politique.

L’arbitraire en Algérie ne se limite pas à ces cas médiatisés. De nombreux activistes, journalistes et citoyens ordinaires subissent quotidiennement des restrictions de leurs libertés fondamentales, illustrant une dérive autoritaire préoccupante du régime algérien.

ADN News

L’Algérie déclare persona non grata un diplomate Marocain

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MAE
Ministère des Affaires étrangères

Le ministère des Affaires étrangères algérien a convoqué ce jeudi M. Khalil Chemmakhani, chargé de la gestion du consulat général du Maroc en Algérie, au siège du ministère. Il a été reçu par M. Mokhtar Amine Khalif, directeur général du protocole.

Lors de cette rencontre, les autorités algériennes ont informé M. Chemmakhani de leur décision de considérer M. Mohamed Chemmakhani, vice-consul du Maroc à Oran, comme « persona non grata ». Ce dernier est sommé de quitter le territoire algérien dans un délai maximal de 48 heures.

Cette expulsion a été motivée, selon le communiqué officiel, par l’implication du diplomate marocain dans des activités jugées « suspectes » et incompatibles avec l’exercice de ses fonctions consulaires. Ces agissements constitueraient une violation des lois algériennes en vigueur ainsi que des conventions et normes internationales encadrant les relations diplomatiques, notamment celles relatives aux missions consulaires.

Cette décision intervient dans un climat de tensions diplomatiques persistantes entre l’Algérie et le Maroc, marqué par la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays,  en août 2021. Néanmoins, malgré cette rupture, les consulats des deux nations ont maintenu leurs activités afin d’assurer la protection et le suivi des intérêts de leurs ressortissants respectifs.

La cour d’Alger reporte le procès en appel de Mohamed Tadjadit

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Mohamed Tadjadit

La Cour d’Alger chambre pénale a décidé ce jour le renvoi au 10 avril 2025 du procès en appel de Tadjadit Mohamed dit le poète du Hirak.

L’appel concerne un jugement rendu par le tribunal de Rouiba (cour d’Alger) en date du 20 janvier 2025 ayant infligé à Mohamed Tadjadit une peine de 5 ans de prison ferme et 200000da d’amende ferme avec confiscation des objets saisis.

Dans cette procédure Tadjadit Mohamed est poursuivi de pas moins de quatre infractions (délits), à savoir: atteinte à l’intégrité du territoire national, exposition à la vue du public des publications, vidéos et enregistrements sonores de nature à porter atteinte à l ‘ intérêt national, incitation à attroupement non armé par l’utilisation des technologies de la communication et de l’ information et outrage à corps constitué.(Articles 79,96,100,146 du code pénal).

Liberté pour Tadjadit Mohamed et tous les détenuEs d opinion.

Me Fetta Sadat

Karim Tabbou : le dossier judiciaire du fils du chef de l’Etat a connu un dénouement rapide

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Karim Tabbou

𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞, 𝐣’𝐚𝐢 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐢 𝐜𝐞 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢 𝟐𝟒 𝐦𝐚𝐫𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟓 𝐥’𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐠𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐧𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐬𝐞𝐫𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐥𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫𝐞.

𝐔𝐧𝐞 𝐨𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 « 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 » 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐢𝐬.

Pour avoir participé à un débat politique et exprimé mon opinion personnelle sur la problématique démocratique au Maghreb lors d’un débat sur la chaine El Magharibia avec l’ancien président tunisien M. Moncef El Merzouki, je suis poursuivi en justice et mis sous contrôle judiciaire lequel dure depuis 22 mois.

J’avais soutenu dans ce débat que « 𝒍𝒆𝒔 𝒓𝒆́𝒈𝒊𝒎𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒓𝒆́𝒈𝒊𝒐𝒏, 𝒅𝒆 𝒏𝒂𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒎𝒊𝒍𝒊𝒕𝒂𝒓𝒊𝒔𝒕𝒆, 𝒄𝒂𝒓𝒂𝒄𝒕𝒆́𝒓𝒊𝒔𝒆́𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒆́𝒆́𝒎𝒊𝒏𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒖 𝒔𝒆́𝒄𝒖𝒓𝒊𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒔’𝒂𝒑𝒑𝒖𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒔𝒖𝒓 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒄𝒆 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒐𝒎𝒏𝒊𝒑𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒕𝒐𝒖𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒐𝒎𝒂𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒒𝒖𝒆 ».

Ces propos qui font écho à une idée largement soutenue durant le Hirak m’ont valu une arrestation musclée et de graves accusations assorties d’une obligation de signature sur le registre de contrôle judiciaire au niveau d’une caserne relevant de la sécurité intérieure. Autres mesures qui me sont infligées : confiscation de mon passeport, interdiction de quitter le territoire national, interdiction d’écrire ou de diffuser sur les réseaux sociaux et interdiction de participation aux activités politiques où médiatique.

Je me retrouve ainsi accusé injustement d’outrage aux forces de l’ordre, d’offense au président de la République, d’outrage à corps constitué et de propagation de fausses informations de nature à porter atteinte à la sécurité publique !

L’ordonnance de renvoi du juge d’instruction devant le tribunal correctionnel date du 07 janvier 2024. Elle a fait l’objet d’un appel du procureur de la République. 22 mois se sont écoulés et l’instruction est toujours au point mort, au mépris de toutes les procédures pénales et les délais judiciaires. Le juge d’instruction en charge du dossier n’y peut visiblement rien, attendant sans doute les ordres d’en haut.

Tandis que ces affaires trainent, que le pouvoir maintient délibérément comme moyen de pression sur les militants politiques de l’opposition, celles touchant aux intérêts et au personnel du pouvoir sont traitées avec célérité et souvent pour des verdicts bien arrangés !

Le dossier judiciaire du fils du chef de l’Etat a connu un dénouement rapide. L’issue étant connue, le présumé a obtenu un non-lieu et les procédures n’ont duré que quelques jours ! Il s’agit bien sûr du fils du premier magistrat du pays

Dans cet ordre d’idées, les délais impartis à l’instruction du dossier de M. Boualem Sensal, la programmation et le déroulé de son procès laissent à penser que sa libération, sur une décision politique, est imminente. Une éventualité qui ne fera que conforter de nouveau l’idée que la justice en Algérie est loin d’être indépendante, comme le proclament les tenants du pouvoir. Non seulement, elle est sujette à manipulations et aux instrumentalisations, mais elle obéit aux injonctions !

Il est bien clair que lorsqu’il s’agit des intérêts du pouvoir, la justice s’y conforme et les procédures légales n’y comptent nullement. Elles ne servent, en définitive, que de couverture légale.

Je profite l’occasion de ce billet pour rendre un hommage vibrant et sincère aux avocats de la défense qui se sont battus durant toutes ces épreuves des arrestations, aux côtés de tous ceux nombreux qui subissent les poursuites judiciaires ainsi qu’aux côtés des détenus et de leurs famille.

𝐉𝐞 𝐫𝐞́𝐢𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐦𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐛𝐬𝐨𝐥𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐮𝐬 𝐝’𝐨𝐩𝐢𝐧𝐢𝐨𝐧𝐬

Gloire à nos martyrs

𝐊𝐚𝐫𝐢𝐦 𝐓𝐚𝐛𝐛𝐨𝐮

Alger, le 26 mars 2025

Cherif Mellal est à son 24e jour de grève de la faim

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Mellal

L’ancien président de la JSK, Cherif Mellal, poursuit sa longue et douloureuse grève de la faim pour réclamer des autorités un procès juste. Il est à son 24e jour de grève de la faim.

Jusqu’à quand tiendra Cherif Mellal face au silence et à l’indifférence des autorités ? Le prix de la justice est particulièrement élevé pour cet homme décidé et arbitrairement emprisonné et condamné.

Cherif Mellal est en détention depuis le 19 janvier 2023. Il observe une grève de la faim illimitée depuis le 3 mars 2025.

« Une condamnation à une peine de 04 ans de prison ferme a été infligée à Cherif Mellal par jugement rendu par le pôle pénal économique et financier sis au tribunal de Sidi M’hamed en date du 23/10/2024, jugement confirmé dans toutes ses dispositions par arrêt rendu par la chambre pénale près la cour d’Alger en date du 25 février 2025. Liberté pour Cherif Mellal et pour tous les détenu.es d’opinion », écrit Me Fetta Sadat.

ADN News

Niger : le général Abdourahamane Tiani officiellement investi président pour cinq ans renouvelables

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Niger : le général Abdourahamane Tiani officiellement investi président pour cinq ans renouvelables
Niger : le général Abdourahamane Tiani officiellement investi président pour cinq ans renouvelables

Le général de brigade Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), a été officiellement investi président de la République du Niger, mercredi 26 mars, pour un mandat de cinq ans renouvelable. La cérémonie d’investiture s’est tenue à Niamey. Cette cérémonie a aussi donné lieu à la signature d’ordonnances portant sur la dissolution des partis politiques au Niger et sur l’amnistie de prisonniers politiques et militaires.

La promulgation de la Charte de la Refondation du Niger s’est doublée d’une cérémonie d’investiture pour le général Abdourahamane Tiani – élevé aux fonctions suprêmes de la Nation et de l’armée nigérienne.

Le général Tiani, qui a été élevé au rang de général cinq étoiles, a salué dans son discours un « nouveau départ » pour le Niger.

Le chef de la junte occupera ces nouvelles fonctions pendant cinq ans au moins, en vertu de la Charte qui étend la durée de la transition et permet sa prolongation, selon le secrétaire général du gouvernement, Mahamane Roufai Laouali.

« La Charte a valeur constitutionnelle, en cela qu’elle constitue désormais la loi fondamentale devant régir les pouvoirs publics pendant la période de la refondation. La charte dispose également que la durée de la période de la refondation est fixée à 60 mois à compter de la date de sa promulgation ce 26 mars 2025. Cette durée est modulable, en fonction de la situation sécuritaire et de l’agenda des États du Sahel », indique le secrétaire général du gouvernement.

Dissolution des partis politiques 

Deux ordonnances portant sur la dissolution des partis politiques au Niger et sur l’amnistie de prisonniers politiques et militaires ont été signées par le général Abdourahamane Tiani, qui a insisté sur la nécessité d’une réconciliation nationale. « J’avais évoqué la nécessité pour les Nigériens de pardonner et de se pardonner entre eux pour donc se débarrasser des boulets de la haine et de la rancœur qui tirent le pays vers le bas ».

L’installation de bases militaires étrangères décidée par référendum

Le général Tiani a également annoncé que l’installation de bases militaires étrangères au Niger serait désormais décidée sur la base d’une consultation populaire.

Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie déclarait : « C’est véritablement dans son contenu que la Charte innove. Elle consacre, entre autres, le principe d’un recours au référendum populaire pour permettre au peuple de s’exprimer sur tout projet d’installation de bases militaires étrangères dans notre pays, ou encore des mesures inédites de protection de nos ressources naturelles pour que les Nigériens véritablement profitent de l’exploitation de leurs richesses. Il s’agit véritablement d’un pacte politique et social qui prend en compte nos réalités et nos légitimes aspirations d’un nouveau départ pour un Niger souverain et résolument engagé sur le chemin de son développement. »

RFI

Algérie 2025 : du discours révolutionnaire au business diplomatique

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Drapeau algérien

Il fut un temps où la diplomatie algérienne se déployait avec panache sur la scène internationale, brandissant le non-alignement comme un étendard sacro-saint et distribuant des leçons de souveraineté aux grandes puissances. L’Algérie des maquisards, celle qui fascinait les mouvements de libération du monde entier, s’affichait comme la conscience morale du Sud global.

En 1973, lors du sommet des non-alignés à Alger, Houari Boumediene tonnait contre l’hégémonie occidentale et plaidait pour un « Nouvel Ordre économique International » qui donnerait enfin aux pays du Sud leur place légitime. Mais en 2025, cette Algérie-là semble avoir troqué ses discours flamboyants contre un carnet de commandes bien rempli.

L’art subtil du grand écart

Le monde est devenu un marché chaotique où se bradent influences, hydrocarbures et alliances à géométrie variable. L’Algérie, jamais vraiment alignée mais toujours bien placée, a appris à danser sur le fil de la multipolarité.

Elle continue de clamer haut et fort son refus d’appartenir à un bloc tout en renforçant ses liens avec chacun d’eux, au gré des opportunités. Ainsi, l’Europe en déclin reste un acheteur précieux de gaz, bien que l’Algérie la soupçonne de n’avoir jamais vraiment enterré ses vieux réflexes paternalistes. 

Depuis la crise énergétique de 2022 provoquée par l’invasion russe en Ukraine, Alger a renforcé sa position de fournisseur stratégique, devenant l’alternative naturelle au gaz russe pour l’Italie, l’Espagne et la France. Pendant ce temps, Moscou lui vend des Sukhoï tout en lorgnant sur le Sahel, et Pékin, infatigable bâtisseur d’autoroutes et de logements, s’impose comme le banquier discret de son développement. 

Depuis 2014, la Chine a remplacé la France comme premier fournisseur commercial de l’Algérie, et le chantier pharaonique du port de Cherchell, financé par les capitaux chinois, illustre cette dépendance croissante.

De la dénonciation à la négociation Autrefois, Alger pointait du doigt l’ingérence occidentale et militait pour l’autodétermination des peuples. Aujourd’hui, elle maîtrise l’art du dialogue discret et des arrangements pragmatiques. Moins de discours moralisateurs, plus de deals stratégiques.

L’Algérie lorgne sur une adhésion aux BRICS, joue les entremetteuses au Sahel, et, entre deux communiqués de soutien à la Palestine, renégocie les contrats pétroliers avec des majors asiatiques.

Le sommet de Johannesburg en 2023 a consacré l’attractivité des BRICS pour les Etats en quête d’alternatives à l’ordre financier dominé par le dollar, et Alger ne cache pas son intérêt pour ce club qui pourrait lui offrir un levier supplémentaire face aux institutions occidentales. La souveraineté reste un dogme, mais elle se monnaye habilement.

La fin du romantisme diplomatique ?

Certains y verront un renoncement, d’autres une mûre adaptation. Car, en vérité, qu’est-ce que la diplomatie sinon l’art de transformer les convictions en avantages stratégiques ? L’Algérie a compris que dans un monde où les valeurs s’échangent sur les marchés internationaux, il vaut mieux être négociateur que moraliste impuissant.

Alors, exit la rhétorique enflammée des années Boumediene. Place au pragmatisme huilé d’un pays qui sait que les grands discours ne remplissent pas les caisses, mais que les contrats bien ficelés, eux, assurent l’avenir. Comme disait Churchill, « Les grandes nations n’ont pas d’amis, elles n’ont que des intérêts ». Une leçon que l’Algérie, avec 60 ans de diplomatie au compteur, semble avoir intégrée à la perfection.

Quand l’idéalisme cède le pas au pragmatisme

En 2025, l’Algérie a troqué son costume de militant pour celui de marchand avisé. Ce n’est plus l’Algérie conférencier du tiers-monde, mais celle du marchandage diplomatique. Le romantisme révolutionnaire appartient aux livres d’histoire, remplacé par une réelle stratégie d’opportunisme calculé.

Le pays n’a pas cessé de parler de souveraineté, il en a juste redéfini le prix et les modalités. « La diplomatie, c’est l’art de dire ‘chien enragé’ sans se faire mordre » disait Churchill. L’Algérie, elle, a appris à flatter la bête tout en négociant le prix de la laisse.

Dr A. Boumezrag

Cherif Mellal au 23e jour de sa grève de la faim

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Mellal

En détention depuis le 19 janvier 2023 Chérif Mellal observe une grève de la faim illimitée depuis le 03 mars 2025. Il est à son 23e jour dans l’indifférence des autorités.

Une condamnation à une peine de 4 ans de prison ferme a été infligée à Cherif Mellal par jugement rendu par le pôle pénal économique et financier sis au tribunal de Sidi Mhamed en date du 23 octobre 2024, jugement confirmé dans toutes ses dispositions par arrêt rendu par la chambre pénale près la cour d’Alger en date du 25 février 2025, écrit Me Sadat dans son post quotidien.

ADN News