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mercredi 15 avril 2026
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Amnesty dénonce la poursuite de l’incarcération du militant écologiste Mohad Gasmi 

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Amnesty International a lancé un appel à la libération de Mohad Gasmi, militant écologiste  emprisonné depuis juin 2020 pour des publications sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué rendu public mercredi, l’organisation de défense des droits humains rappelle que Gasmi entame son quatrième Ramadan consécutif derrière les barreaux.

Condamné à trois ans de prison ferme, le militant purge actuellement sa peine dans un établissement pénitentiaire de la wilaya d’Adrar, dans le sud du pays. « En cette période habituellement marquée par les retrouvailles familiales, les moments de prière et de recueillement autour de la table, Mohad Gasmi se retrouve une nouvelle fois privé de ces instants de partage et de spiritualité », dénonce Amnesty.

L’ONG souligne que les soirées du mois sacré, traditionnellement bercées par les rires et les effluves culinaires, se muent désormais en une épreuve de solitude pour le détenu. « Chaque coucher de soleil est un cruel rappel de tout ce dont il est injustement privé », peut-on lire dans le communiqué. 

Amnesty pointe également du doigt la situation d’autres militants emprisonnés en Algérie pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux. « Nous exhortons les autorités algériennes à libérer sans délai Mohad Gasmi et tous les autres détenus d’opinion incarcérés pour avoir simplement exprimé leurs convictions », clame l’ONG.

Gaza: La tragédie humanitaire se mue en hécatombe

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Dans la Bande de Gaza assiégée, où règne déjà une catastrophe humanitaire d’une ampleur inédite, l’armée israélienne vient d’aggraver encore le sort déjà funeste des civils palestiniens. Mardi soir, un raid aérien meurtrier a frappé un rassemblement populaire supervisant l’acheminement de l’aide vitale dans la ville de Gaza.

Selon l’agence officielle Wafa, ce bombardement aveugle sur le rond-point Koweït a fait au moins 23 morts parmi les Palestiniens réunis, tandis que de nombreuses autres victimes gisent blessées. Une hécatombe d’autant plus tragique que les forces israéliennes ont délibérément pris pour cible les comités citoyens chargés de la distribution cruciale de l’aide humanitaire.

Un massacre de plus à ajouter au lourd tribut payé par la population civile de Gaza, meurtrie par près d’un an de frappes israéliennes d’une violence inouïe. Depuis octobre 2023, cette offensive meurtrière a fait des dizaines de milliers de victimes, en majorité des femmes et des enfants, précipitant l’enclave palestinienne dans une spirale humanitaire sans précédent.

Avec 85% des Gazaouis désormais déplacés, fuyant les pénuries alimentaires, le manque d’eau potable et l’insuffisance des soins, la tragédie prend des airs de génocide selon l’ONU. Une accusation portée devant la Cour internationale de Justice, qui a ordonné en vain l’arrêt des exactions israéliennes et l’acheminement de l’aide vitale.

En ciblant désormais des travailleurs humanitaires civils, les forces israéliennes franchissent un nouveau palier dans l’horreur et l’illégalité de leur offensive à Gaza. Une escalade dont les conséquences risquent d’être encore plus dévastatrices pour les populations déjà exsangues de ce territoire palestinien assiégé.

Mohamed Boudrina, histoire d’un journaliste «oublié» qui a essayé d’être une voix du Sud

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A travers la campagne #Libérez-les qui dénonce l’emprisonnement abusif de voix dissidentes en Algérie, l’affaire de Mohamed Boudrina est mise en avant. Agé de 48 ans, ce journaliste purge actuellement une peine derrière les barreaux de la prison d’Aflou. Son seul tort? Avoir bravé le silence en se faisant le porte-voix des populations marginalisées du sud algérien.

Mohamed Boudrina est né le 12 juin 1974 dans la commune d’Aflou à Laghouat. Ce fils du Sahara est le seul garçon d’une famille de cinq enfants. Très tôt, dès le décès de son papa, Mohamed assume la responsabilité financière de la famille. Il occupe des petits boulots mais persévère dans ses études.

Après trois tentatives, il obtient son baccalauréat avec l’idée de devenir « cadre » au sein de l’État. Mohamed développe une passion pour le journalisme au point où il quitte Aflou pour s’inscrire à un centre de journalisme à Annaba en mai 2012.

Au cours de ces années, Mohamed Boudrina étoffe son cursus par des formations, notamment un certificat d’assistant administratif de l’Institut national de la formation professionnelle. À son retour chez lui, il s’inscrit au Centre universitaire d’Aflou El Cherif Bouchoucha où il décroche une licence en sociologie et en organisation du travail, puis un master en sociologie.

En 2015, Mohamed réalise son rêve et rejoint l’équipe d’Al-Ajwaa TV en tant que reporter-journaliste. Mohamed mène plusieurs reportages sur les affaires locales et l’accès aux services publics. Son regard de sociologue et son parcours semé d’embûches l’incitent à mener des reportages auprès des populations vulnérables de Laghouat. Mohamed déploie des efforts importants pour le journalisme au sud, ce qui ne manquera pas de susciter des reconnaissances de la part des autorités.

Entre 2015 et 2019, Mohamed reçoit plusieurs titres d’honneur par le Wali, la protection civile et la police en guise de reconnaissance de son travail. En 2019, l’année du Hirak, il rejoint la chaine El Hayat TV en tant que journaliste, puis collabore avec la chaine El Bilad TV et la Radio de Laghouat.

Mohamed couvre le mouvement social et considère que le Hirak est un moment historique qui doit être documenté par tous les journalistes du pays. En décembre 2021, Mohamed se retrouve arbitrairement poursuivi avec 12 autres personnes d’Aflou dans deux affaires criminelles pour appartenance à une organisation terroriste (article 87 bis). La maison familiale est perquisitionnée, puis il est placé sous mandat de dépôt.

Mohamed reste en détention préventive pendant 26 mois. Condamné à deux années dans la première affaire à Laghouat et à trois années (dont deux années ferme) dans la deuxième affaire à Alger, Mohamed est présentement détenu à la prison d’Aflou.

Importation de 10.000 tonnes de poulets congelés pour faire baisser les prix

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Face à la hausse des prix du poulet frais ces derniers jours, les pouvoirs publics ont pris la décision d’importer une quantité importante de poulets congelés afin d’augmenter l’offre sur le marché.

Lors d’une visite de travail dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj lundi, le ministre du Commerce Tayeb Zitouni a annoncé la réception d’une cargaison de 10.000 tonnes de poulets congelés. Cette quantité sera distribuée dans les marchés de proximité ouverts pour le mois de Ramadhan ainsi que dans les boucheries privées.

Le prix de vente aux consommateurs de ces poulets congelés a été fixé à 420 dinars, avec une marge bénéficiaire de 30 dinars pour les distributeurs. 

Cette décision d’importation massive a été prise conjointement avec le ministre de l’Agriculture dans le but d’augmenter l’offre disponible et ainsi faire baisser les prix du poulet sur les marchés.

Le ministre du Commerce a par ailleurs indiqué que la première semaine du Ramadhan a connu une disponibilité satisfaisante des produits alimentaires à des prix raisonnables, conformément aux instructions visant à préserver le pouvoir d’achat des citoyens pendant ce mois.

Il a salué la contribution des unités de production locales à la stabilisation des prix et la disponibilité des produits de consommation, les qualifiant « d’entreprises citoyennes ».

Zitouni a également évoqué la promulgation de plusieurs décrets exécutifs comme celui sur le suivi des prix des légumineuses ou l’élimination des barrières douanières sur les viandes, afin de garantir leur accessibilité aux consommateurs.

SAMIR L.

Le bras de fer se durcit entre la CSA et le ministère du Travail

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La tension ne cesse de monter entre la Confédération des syndicats algériens (CSA) et le ministère du Travail. Dans un communiqué daté du 18 mars 2024, la CSA dénonce fermement l’attitude du ministère qui refuse toujours de lui délivrer le récépissé d’enregistrement de son dossier, déposé il y a six longues années.

Cette impasse administrative perçue comme un « refus préalable d’accorder un agrément » par la Confédération a conduit à une nette dégradation des relations. La CSA accuse le ministère de mener une « politique de deux poids, deux mesures » et de ne pas tenir ses promesses de dialogue.

La situation a pris un tour encore plus conflictuel récemment, quand des responsables syndicaux de la CSA se sont vus refuser l’accès aux locaux ministériels à deux reprises. Un camouflet interprété comme une nouvelle provocation.

Face à ce qu’elle qualifie de « contradiction flagrante » avec les lois en vigueur et les directives présidentielles, la Confédération hausse le ton. Soutenue par 13 syndicats influents comme le Cnapeste ou le SNPSP, elle exige désormais « la remise de toute urgence » de son précieux récépissé.

Dans cette escalade des tensions, la CSA brandit également la menace d’une possible saisine d’instances internationales, appelant à respecter les conventions sur les libertés syndicales. Le bras de fer est engagé et les positions semblent inconciliables pour l’heure entre les deux parties.

Kamel AIDOUNE

Tizi Ouzou: réquisitoire sévère dans l’affaire du militant Hamid Derradj

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Le parquet de la ville de Tizi Ouzou a requis lundi  une peine de 6 mois d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende s’élevant à 300 000 dinars à l’encontre de Hamid Derradj, figure militante locale.

Originaire de la localité de Draa El Mizan, ce militant avait fait l’objet d’un mandat de dépôt en juin 2021, l’incarcérant durant quelques jours avant d’être relaxé en première instance. Cependant, en appel, il avait écopé d’une peine d’un an de prison avec sursis.

Cette affaire trouve son origine dans le contexte des manifestations ayant émaillé le déroulement du référendum sur la constitution ainsi que les élections législatives.

L’issue de ce nouveau procès, pour lequel des réquisitions particulièrement sévères ont été formulées par le parquet, sera rendu public le 1er avril prochain.

SAMIR L.

Hirak: Le militant Moussa Haddadi condamné à trois mois de prison

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Le tribunal correctionnel de Bouira a prononcé hier sa sentence à l’encontre du militant Moussa Haddadi. Ce dernier a écopé d’une peine de trois mois de prison, dont deux mois avec sursis, ainsi que d’une amende s’élevant à 20 000 dinars.

Pour contextualiser cette décision judiciaire, il convient de rappeler les faits. Le 27 février 2024, aux alentours de son domicile familial sis Chorfa, Moussa Haddadi a été appréhendé en fin d’après-midi par les forces de l’ordre de la police judiciaire de M’Chedallah. Suite à cette arrestation, une perquisition a été menée à son lieu de résidence, et le militant a été placé en garde à vue pendant deux nuits avant d’être relâché.

Initialement, Moussa Haddadi devait comparaître dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate, mais son procès a finalement été reporté au 6 mars 2024.

Il est à noter que ce militant avait précédemment rencontré Clément Nyaletsossi Voule, le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association, lors de la mission que ce dernier a effectuée en Algérie du 15 au 26 septembre 2023.

SAMIR L.

Tunisie : le SNJT sonne la charge contre la répression des voix médiatiques

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C’est une véritable charge à laquelle s’est livré le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) suite à la condamnation du rédacteur en chef Ghassen Ben Khelifa. Frappé de 6 mois de détention pour de simples publications sur les réseaux sociaux, ce dernier est la nouvelle victime d’une dérive autoritaire ciblant la profession.

Dans un réquisitoire cinglant, le syndicat dénonce « un processus de ciblage des journalistes » ayant culminé en 2023. Des poursuites judiciaires se sont multipliées, certains professionnels se voyant même accuser de terrorisme, tels Zied El Heni récemment ou Chadha Hadj Mbarek maintenue en détention.

Un climat sécuritaire anxiogène qui, pour le SNJT, sert de prétexte pour réduire au silence les voix discordantes. L’organisation exprime ainsi un soutien indéfectible à Ben Khelifa, jugeant abusive cette condamnation et dénuant de fondement les chefs d’accusation retenus contre lui.

Fustigeant l’exploitation de dispositifs juridiques répressifs, le syndicat rappelle avec force son attachement à la liberté d’expression, « acquis auquel on ne saurait renoncer ». Un appel solennel est lancé aux défenseurs des libertés individuelles et d’une justice indépendante pour se mobiliser face à ces atteintes intolérables.

Une contre-offensive ferme qui en dit long sur l’anxiété d’une frange des corps intermédiaires, déterminée à lutter contre ce qu’elle perçoit comme une offensive autoritaire remettant en cause les fondamentaux démocratiques durement acquis.

Haythem M.

Josep Borrell dénonce une “famine” et un “cimetière à ciel ouvert” à Gaza

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Gaza
Josep Borell, Vice-président de la Commission européenne Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

Le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a dressé un tableau alarmant de la situation humanitaire à Gaza lundi.

Avant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, il a déclaré que Gaza est passée du statut de “plus grande prison à ciel ouvert” à celui de “plus grand cimetière à ciel ouvert pour des dizaines de milliers de personnes”.

M. Borrell a ajouté que de nombreux principes du droit humanitaire international sont également bafoués dans la bande de Gaza. Plus tôt dans la journée, lors d’un discours sur l’aide humanitaire, il avait averti que « nous ne sommes plus au bord de la famine, nous sommes face à une famine qui affecte des milliers de personnes » à Gaza.

Le chef de la diplomatie européenne a déploré que des centaines de camions transportant des stocks de nourriture et d’aide humanitaire n’aient pas été autorisés à entrer dans la bande de Gaza. Il a qualifié cette situation d’“inacceptable” et dénoncé l’utilisation de “la famine comme une arme de guerre”.

Lors de leur réunion à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères ont discuté de la situation à Gaza, même si aucune décision d’envergure n’était attendue selon le chef de la diplomatie lituanienne. Cependant, l’annonce de sanctions contre des colons israéliens accusés d’exactions en Cisjordanie devrait être faite.

La Rédaction

Le détenu d’opinion Mohamed Tadjadit agressé à la prison d’El Harrach ?

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Une affaire des plus préoccupantes vient entacher le fonctionnement de l’établissement pénitentiaire d’El Harrach. Mohamed Tadjadit, détenu d’opinion en attente de jugement, affirme avoir été violemment agressé par un gardien le 14 mars dernier. 

C’est lors de la visite de ses proches vendredi dernier que le jeune homme a relaté les faits. Entre 9h et midi, il aurait été passé à tabac par un agent pénitentiaire selon le témoignage de son frère sur les réseaux sociaux. 

Une version que conteste fermement l’administration carcérale. Trois gardiens, dont l’accusé, ont en effet rapporté une version divergente, accusant à leur tour Tadjadit d’avoir été l’agresseur.

Le détenu a été auditionné sur procès-verbal, mis en cause, sans que les enregistrements vidéos ne soient consultés selon la famille. Une procédure pour le moins opaque qui soulève des interrogations.

Kamel AIDOUNE