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lundi 13 avril 2026
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Le sens politique d’une présidentielle anticipée (Contribution)

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La décision du chef de l’État, A. Tebboune d’écourter son mandat de quelques mois est intrigante à plus d’un titre, notamment que nous ne sommes pas dans le secret des dieux. Un non-sens du point de vue extérieur, car il aurait pu terminer son mandat et ne pas appeler à des élections anticipées pour le 07 septembre 2024.

Nous n’avons pas de boule de cristal, mais telles que les choses se présentent, A. Tebboune ne sera pas candidat. Déjà il y a quelques semaines, des rumeurs disaient que ces élections présidentielles seraient reportées et il y a eu d’autres rumeurs qui disaient qu’une partie influente de l’appareil de l’État n’est pas en faveur d’un deuxième mandat de A. Tebboune. Là, on en est au stade des rumeurs politiques.

Décider d’écourter un mandat est alors de ce point de vue l’expression d’exacerbation des conflits et des contradictions au sein du sommet du régime algérien, car écourter son mandat à 4 mois de la tenue des élections est un non-sens.

Quelle est la nature de ces conflits ? Je ne pense pas qu’elle soit d’ordre purement politique, car un consensus existe sur la nature autoritaire de l’Algérie post-Hirak populaire. Ils sont aussi d’accord sur le caractère libéral de l’économie nationale. Mais une chose est sûre, le régime sous la direction formelle d’A. Tebboune, apparemment, ne fait pas consensus sur les grands équilibres au sein du bloc social au pouvoir.

L’actuel président, en quatre ans, a été incapable d’impulser une dynamique politique interne pour renouveler la base sociale du régime comme l’ont fait Bouteflika, Zeroual et Boudiaf avant lui. Ou sommes-nous dans un scénario de velléité d’autonomie relative de Tebboune ? Car pendant le mandat de Tebboune, tout le personnel politique gouvernemental et ses alliés partisans se sont effacés de la scène politico-médiatique.

La décision d’organiser des élections le 07 septembre 2024 est aussi intrigante. Car les futurs candidats sont dans l’obligation de collecter les signatures et de faire campagne en pleine période estivale et de grandes chaleurs insupportables. Dans un pays connu par ses traditions de boycott et de non-participation aux élections, le choix de cette saison pour organiser des élections n’est pas vraiment le bon sens. Comme si l’on faisait en sorte que personne ne participe.

Pour le moment, le sens qui se dégage du choix de la campagne de collecte de signatures et de la campagne électorale, c’est-à-dire en plein été qui s’annonce déjà très chaud, s’apparente à une volonté de plus de fermeture du jeu politique à l’occasion de ces présidentielles. La fermeture ne concerne pas uniquement l’opposition fragilisée, mais aussi les partis alliés au régime. Ils ne veulent pas reproduire le scénario du 12/12/2019, avec un Mihoubi (RND) qui a failli être président et la direction du FLN qui n’a pas soutenu Tebboune.

Fermer le jeu au profit d’un candidat issu du régime et incapable de s’autonomiser à l’avenir. Le choix du nom du candidat est-il déjà prêt ? On ne sait pas pour le moment. L’été algérien s’annonce déjà doublement chaud et le peuple doublement en vacances.

Par Samir Larabi

Calvaire d’un cinéaste : Hocine Redjala bloqué en Algérie loin de sa famille

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L’origine de ce calvaire réside dans une décision administrative dépourvue de fondement légal.

Le réalisateur et journaliste engagé Hocine Redjala se trouve dans une situation pour le moins ubuesque. Depuis près de 8 mois, ce citoyen franco-algérien est privé du droit élémentaire de rentrer en France, où résident ses deux enfants scolarisés, sans qu’aucun motif valable ne lui soit communiqué. Confronté à “l’implacable froideur et cynisme d’une machine administrative qui agit sous couvert d’anonymat”, pour reprendre les termes d’un communiqué, le réalisateur d’une vingtaine de films est maintenu dans un état d’“incompréhension” et de “précarité sociale insoutenable”.

L’origine de ce calvaire réside dans une décision administrative dépourvue de fondement légal. Comme le souligne le texte, “l’interdiction n’est pas motivée par une décision de justice. Donc en dehors de toute base légale, elle est le fait d’une décision administrative et dont on ne connaît l’origine et les motivations”.

Après son arrivée en Algérie en août 2023, Hocine Redjala a été auditionné puis contraint de céder son passeport, sans explication aucune : “Aucun responsable ne lui a fourni la moindre raison de cette interdiction de quitter le territoire nationale imaginaire”.

Face à ce déni de justice flagrant, le cinéaste se retrouve dans l’incapacité d’assurer son rôle paternel, “assistant, à des milliers de kilomètres, à la solitude de ses enfants sans pouvoir rien faire”. Une situation d’autant plus préoccupante que Redjala avait déjà été brièvement arrêté en mars 2019, toujours sans justification. “La police des frontières au niveau de l’aéroport d’Alger qui m’a retenu comme un vulgaire malfrat m’a laissé partir uniquement parce que mes enfants en bas âge m’attendaient”, avait-il témoigné à l’époque.

Si le réalisateur a choisi la voie de la transparence, de nombreuses autres victimes de cette pratique opaque d’“interdiction de quitter le territoire national” préfèrent le silence, par résignation face à l’arbitraire. Une situation alarmante qui soulève des interrogations quant aux motivations réelles des autorités algériennes à l’encontre d’Hocine Redjala, artiste reconnu pour ses œuvres engagées telles que “L’encre de la liberté” et “Les bandits d’honneur”.

Kamel AIDOUNE

Élections anticipées en Algérie : Une décision à double tranchant

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L’annonce par le président Abdelmadjid Tebboune d’avancer la prochaine élection présidentielle à septembre 2024 a été présentée par l’agence officielle APS comme un signe de retour à la “normalité”. Mais sitôt annoncée, cette décision, qui suscite divers commentaires sur la Toile, a été saluée par de nombreux partis politiques.

Le parti El Moustakbel estime que c’est “une preuve évidente du statut distingué et des relations entre les institutions constitutionnelles et de la sincérité et de la sagesse des nouvelles orientations de l’Algérie”. Ce parti soutient qu’il s’emploie “à approfondir le processus démocratique et préserver les acquis de la nation”. “Les élections présidentielles sont une étape essentielle où le peuple décide et renforce les institutions”, écrit-il.

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) voit dans ces élections une “nouvelle transformation démocratique” permettant “l’avènement d’une Algérie développée”. Une décision “importante” à traiter “conformément aux mécanismes” internes des partis, probable allusion aux velléités de l’ex-président du MSP Makri. 

Qualifiant la décision de “souveraine”, le FLN y voit “le respect de la volonté du peuple” d’élire son dirigeant “dans un climat démocratique”. Un « rendez-vous majeur” pour “une Algérie victorieuse, forte de ses institutions”.

Le RND considère qu’il s’agit d’une “réponse aux sceptiques”, après les rumeurs de report démenties. Ce scrutin garantira la “continuité de l’État” et la “poursuite des réformes” engagées.

Du côté de l’opposition, les réactions sont plus mitigées. L’UCP a dénoncé un “revirement” par rapport à l’engagement initial de respecter l’échéance légale de décembre 2024. Le FFS s’est montré évasif, annonçant seulement qu’il entendait “jouer un rôle” lors de ce scrutin. Quant au RCD, il s’est interrogé sur “les motivations profondes” ayant conduit à cette décision d’avancer le scrutin présidentiel.

Mais au-delà du discours lisse de l’APS, cette décision du président Tebboune d’écourter son mandat soulève de nombreuses interrogations quant à ses réelles motivations. Simple marque de confiance dans le peuple comme suggéré, ou pari risqué pour un président affaibli cherchant à reprendre l’avantage ?

L’argument géopolitique avancé par l’APS, avec les “menaces extérieures” pesant sur l’Algérie, paraît relever davantage de la justification a posteriori. Le pouvoir traverse en réalité de fortes turbulences, avec les défis énergétiques, les tensions régionales au Mali et en Libye, ou avec le Maroc voisin. 

En avançant le scrutin, M. Tebboune peut vouloir afficher unité et stabilité. Mais rien ne garantit la pérennité de ce pari sur le long terme. L’APS défend la ligne officielle, vantant le “calme” présidentiel. Mais certains arguments, comme la revalorisation citoyenne, sonnent creux au vu des attentes encore insatisfaites du Hirak.

Bien loin d’éclairer véritablement les tenants et aboutissants de cette annonce électorale, le discours officiel laisse ainsi planer de nombreuses zones d’ombre. Un scrutin à hauts risques, dont les dessous restent à analyser.

Kamel AIDOUNE

Attentat meurtrier à Moscou : plus de 115 morts selon un bilan provisoire

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Moscou a été frappée vendredi par l’un des attentats les plus meurtriers de son histoire récente. Selon les dernières informations du comité d’enquête russe, il y aurait au moins 115 morts à déplorer dans cette attaque d’une extrême violence.

Les faits se sont déroulés dans la soirée au Crocus City Hall, une grande salle de concerts de la capitale russe où avait lieu un spectacle du groupe de rock Picnic. Alors que la foule de 6200 spectateurs était rassemblée, plusieurs hommes armés et vêtus de tenues de combat ont fait irruption en ouvrant le feu à l’arme automatique.

Des vidéos insoutenables montrent des scènes de panique absolue, avec des rafales de tirs visant directement le public. Certaines personnes ont été piétinées dans la cohue alors que d’autres tentaient désespérément de fuir les assaillants. On peut également voir ces derniers mettre le feu à des parties de la salle. 

Les forces de sécurité de la salle, non armées, ont été parmi les premières victimes selon les médias russes. Il a fallu l’intervention des forces spéciales et de la police anti-émeute pour tenter de maîtriser les attaquants, qui auraient néanmoins réussi à prendre la fuite dans un premier temps.

L’organisation Etat islamique a revendiqué l’opération par la voix de sa branche afghane, qui selon les renseignements américains, préparait cet attentat depuis un moment. Onze personnes ont été arrêtées dans la foulée, dont quatre assaillants présumés d’après le comité d’enquête.

Ce bilan de plus de 115 morts fait de cet attentat l’un des plus sanglants vécus par la Russie depuis les années 2000 et les affrontements avec les séparatistes tchétchènes. Une tragédie d’une ampleur rarissime qui a ébranlé le pays et risque d’avoir des répercussions majeures.

Nouvelle arrestation de l’ancien détenu d’opinion Mustapha Radjouh à Oran

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Le 21 mars 2024, les forces de l’ordre d’Oran ont procédé à l’interpellation de Mustapha Radjouh, anciennement incarcéré pour délit d’opinion. Le mis en cause a été placé en garde à vue dans l’attente de sa comparution devant le procureur de la République.

Il convient de rappeler que M. Radjouh avait recouvré sa liberté le 12 mai 2022, à l’issue d’une condamnation de 10 mois d’emprisonnement ferme prononcée par la juridiction compétente. Lors des réquisitions du parquet à l’audience du 12 mai 2022, 5 années de détention avaient été initialement requises à son encontre.

Les premières démêlées judiciaires de M. Radjouh remontent au 10 juin 2021, date à laquelle il avait été appréhendé par des fonctionnaires en civil. Suite à cette arrestation, un mandat de dépôt avait été décerné à son encontre le 14 juin 2021 par le juge d’instruction près le tribunal de Yaghmourassene, après sa présentation devant le parquet d’Athmania, juridiction de la wilaya d’Oran.

Ihsane El Kadi, le journaliste qui a refusé de se prosterner

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Campagne nationale pour la libération de 228 prisonniers d’opinion.

Ihsane El Kadi est né le 27 avril 1959 à Tripoli, en Libye, où son père, Bachir El Kadi, a été impliqué dans le transport d’armes en Algérie au nom du Front national de libération (FLN) pendant la guerre de 1954-1962. La famille El Kadi est revenue à Alger et Ihsane a commencé à étudier l’économie à l’université d’Alger. Il était actif au sein du Groupe Communiste Révolutionnaire (GCR), un mouvement trotskiste clandestin fondé par des syndicalistes et des étudiants. En 1981, âgé de 22 ans, Ihsane a été arrêté à la suite de la répression du Printemps berbère et détenu pendant neuf mois à la prison d’El Harrach, où il est incarcéré 42 ans plus tard. Ihsane a commencé sa carrière de journaliste sportif à la station de radio publique Chaîne 3. Il a ensuite rejoint le personnel du quotidien Horizons, où il a été nommé représentant syndical au nom des travailleurs du journal. Dans les années 1990, il devient rédacteur en chef du quotidien La Tribune.

Durant cette période sanglante et répressive (années 90), il a défendu une ligne éditoriale professionnelle et exemplaire, une position trop difficile à maintenir. Cela l’a forcé à quitter le journal en 1996. Dès lors, Ihsane s’est lancé dans une longue carrière de journaliste freelance. En juillet 2007, il a contribué à la création du magazine financier international Les Afriques. Deux ans plus tard, il lance avec un groupe de journalistes algériens, Maghreb Émergent, un journal économique électronique, suivi de la web radio indépendante, Radio M. Ihsane El Kadi est une figure clé du paysage médiatique algérien, réputé pour son courage et son travail acharné. Pendant le Hirak, Radio M est devenu un forum où toutes les voix algériennes, y compris les marginalisées, étaient invitées à s’exprimer publiquement et librement. Radio M a produit des centaines d’émissions sur divers sujets, dont le Hirak, l’état de liberté et le potentiel démocratique de l’Algérie.

De 2020 à 2022, Ihsane El Kadi a subi une pression constante de la part des services de sécurité. On lui a demandé de réduire le ton de ses médias, articles et tweets. Ihsane a résisté et ne s’est pas penché. Dans la nuit du 24 décembre 2022, les agents de sécurité se sont rendus à son domicile et l’ont emmené à la caserne « Antar », un centre de renseignement notoire, où il a été arbitrairement détenu pendant cinq jours.

Le 29 décembre, Ihsane a été placé en garde à vue et accusé, entre autres, de « recevoir des fonds et des avantages étrangers » sans aucune preuve. En réalité, la transaction financière était une contribution de sa fille, qui vit à Londres et est actionnaire d’Interface Media. L’accusation a transformé cela en une accusation contre lui. En avril 2023, il a été condamné en première instance à cinq ans d’emprisonnement dont trois avec sursis. La peine a été portée en appel à sept ans (cinq ans ferme).

La Cour suprême a rejeté l’appel en octobre 2023, fermant la porte aux recours judiciaires. Le 27 avril 2024, Ihsane fêtera ses 65 ans à la prison d’El Harrach.

Tebboune annonce des élections présidentielles pour le 7 septembre 2024

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Le chef de l’État algérien, M. Abdelmadjid Tebboune, a décrété la tenue d’un scrutin présidentiel en avance de calendrier, fixé au 7 septembre 2024.

Cette annonce fait suite à une réunion de haut niveau qu’il a lui-même conduite, étudiant les dispositions à prendre pour l’organisation de ce prochain rendez-vous électoral. 

Le corps électoral est convoqué dès le 8 juin 2024 pour ce scrutin présidentiel avancé.

Tragédie routière à Béjaïa : 8 morts dans un carambolage meurtrier

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Huit personnes ont perdu la vie dans un grave accident de la route survenu ce matin à 10 heures sur l’échangeur autoroutier La Pénétrante, dans la section relevant de la commune d’Amalou, wilaya de Béjaïa.

L’accident s’est produit suite à une collision entre un taxi collectif et un camion stationné sur le bas-côté de la voie d’urgence. Le taxi a percuté l’arrière du camion.

Parmi les huit victimes décédées sur le coup figurait une femme. Les corps ont été transférés par les services de la protection civile à la morgue de l’hôpital de Sidi Aïch.

L’accident impliquait donc un taxi collectif qui a heurté par l’arrière un camion immobilisé sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute. Cela a causé le décès de huit occupants du taxi, dont une femme.

Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes pour déterminer les circonstances exactes et les éventuelles responsabilités dans cet accident mortel.

La Rédaction

Maroc : Une marée humaine se soulève contre l’oppression à Gaza

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Une vague de manifestations de solidarité avec la cause palestinienne a déferlé sur le Royaume chérifien. Des cohortes citoyennes insurgées ont convergé dans les artères de plusieurs municipalités marocaines, brandissant des étendards de protestation contre l’oppression que subit l’enclave assiégée de Gaza sous l’égide de l’entité sioniste.

Ce rassemblement, orchestré par le Front marocain de soutien à la Palestine, véritable épine dorsale de la contestation, a mobilisé des masses compactes dans les principaux centres urbains du pays, tels que Rabat, la capitale, ainsi que les métropoles économiques de Casablanca et Marrakech.

Selon les observateurs sur le terrain, les manifestants ont entonné des slogans vindicatifs, exigeant une protection accrue des civils palestiniens et s’insurgeant contre les velléités de déportation massive fomentées par les forces d’occupation israéliennes.

Les pancartes arborées par les protestataires véhiculaient des messages percutants, tels que « Le peuple veut libérer la Palestine », « Avec notre âme et notre sang, nous nous sacrifierons pour toi, ô Al-Aqsa », et « Non à la normalisation avec l’entité sioniste », démontrant ainsi l’inébranlable solidarité du peuple marocain envers la cause palestinienne.

Cette démonstration de force succède à une vague de mobilisations populaires qui a déferlé sur le Royaume depuis le déclenchement de l’agression israélienne contre la bande de Gaza le 7 octobre 2023, un conflit meurtrier qui a déjà engendré un bilan de 31.988 martyrs et 74.188 blessés, en grande partie des enfants et des femmes.

Introduction réussie du Crédit Populaire d’Algérie en Bourse

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Environ 70% des actions souscrites l’ont été par des personnes physiques, démontrant ainsi l’émergence d’une véritable culture d’investissement boursier en Algérie.

L’opération d’ouverture du capital du Crédit Populaire d’Algérie (CPA) à la Bourse d’Alger a rencontré un vif succès auprès des investisseurs. Selon Youcef Bouzenada, président de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de la Bourse (COSOB), près de 80% des actions mises en vente lors de la première phase ont été souscrites, dépassant ainsi les attentes.

Lors de son intervention à la radio nationale, M. Bouzenada a révélé que cette première phase, clôturée le 14 mars dernier, a permis de lever 112 milliards de dinars algériens. Un résultat remarquable qui témoigne de l’engouement des investisseurs pour cette opération de grande envergure.

L’un des aspects les plus encourageants de cette introduction en Bourse réside dans la participation massive des particuliers. Environ 70% des actions souscrites l’ont été par des personnes physiques, démontrant ainsi l’émergence d’une véritable culture d’investissement boursier en Algérie. Selon M. Bouzenada, plus de 42 000 investisseurs individuels, issus de 58 wilayas différentes, ont pris part à cette opération, reflétant un intérêt grandissant pour les placements boursiers à travers le pays.

Cependant, les sociétés, notamment les compagnies d’assurance, n’ont pas été en reste, représentant environ 30% des souscriptions enregistrées.

Initialement, le CPA avait mis en vente 22 millions d’actions ordinaires au prix unitaire de 2 300 dinars algériens lors de cette première phase. Deux opérations ultérieures étaient prévues pour atteindre une cession totale de 30% du capital de la banque, soit 60 millions d’actions.

Néanmoins, face à la forte demande observée durant cette première phase, les deuxième et troisième phases ont été annulées. Les 20% d’actions restantes, soit une valeur de 138 milliards de dinars algériens, seront désormais vendues directement sur le marché secondaire.

L’introduction officielle du CPA à la Bourse d’Alger devrait avoir lieu dans les prochains jours, après obtention du feu vert de la COSOB. Cette opération devrait porter la capitalisation boursière de la place algéroise à environ 1 milliard de dollars, contre 500 millions de dollars actuellement.

Le succès de l’introduction du CPA en Bourse ouvre la voie à d’autres opérations similaires dans le secteur bancaire algérien. M. Bouzenada a annoncé que les préparatifs sont en cours pour l’introduction en Bourse de la Banque de développement local (BDL) à hauteur de 30% de son capital, prévue pour cette année. Une troisième banque devrait suivre en 2024 ou 2025, sans toutefois en préciser le nom.

Ces introductions successives devraient contribuer à dynamiser davantage le marché boursier algérien et à renforcer son attractivité auprès des investisseurs, tant nationaux qu’étrangers.

Kamel AIDOUNE