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dimanche 12 avril 2026
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Après des échanges avec le gouvernement, la CSA suspend son mouvement de protestation

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Dans un geste d’apaisement, la Confédération syndicale algérienne (CSA) a décidé de surseoir à son projet de rassemblement devant le ministère du Travail prévu pour la Fête des travailleurs. Cette décision intervient après une rencontre entre une délégation de la centrale syndicale autonome et le ministre du Travail et de la Sécurité sociale.

Selon un communiqué publié hier soir par la CSA, cette première prise de contact avec les autorités a permis d’aborder un ensemble de dossiers brûlants pour le mouvement syndical algérien. Parmi les sujets évoqués figuraient le dialogue social, la procédure d’agrément de la confédération qui peine à obtenir son enregistrement officiel, la révision du cadre légal régissant l’activité syndicale ou encore la question de la représentativité.

Si aucune précision n’a filtré sur les éventuels engagements pris lors de ces discussions, ce rapprochement semble toutefois avoir suffi à convaincre la CSA de geler temporairement son mouvement de protestation initialement programmé pour le 1er mai. Un geste de bonne volonté qui pourrait ouvrir la voie à une détente après des mois de tensions avec l’exécutif.

Dans la foulée, le ministère a également publié un bref communiqué confirmant la tenue d’une réunion avec des “représentants d’un groupe de syndicats”. Une formulation qui, bien que laconique, pourrait laisser entendre une ouverture des autorités au dialogue avec cette centrale syndicale indépendante en quête de reconnaissance officielle.

Kamel AIDOUNE

Affaire Ouali Sofiane : la cour d’appel de Béjaïa prononce la relaxe

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Dans l’affaire impliquant l’avocat Ouali Sofiane, la cour d’appel de Béjaïa a rendu son verdict ce mardi 30 avril en prononçant la relaxe du prévenu.

Pour rappel, en première instance, le procureur avait requis une peine d’un an de prison ferme à l’encontre de Maître Ouali. Le tribunal de Béjaïa avait finalement condamné l’avocat à une amende de 100 000 dinars.

Après l’appel interjeté, le parquet avait demandé l’aggravation de la peine devant la cour d’appel de Béjaïa. 

Cependant, la chambre pénale de cette Cour a décidé de relaxer totalement Maître Ouali Sofiane des charges retenues contre lui.

Ce verdict de relaxe met ainsi un terme à cette procédure judiciaire à l’encontre de l’avocat après les différentes étapes devant les juridictions.

Réduction de peine pour Lamine Medouarane et ses coprévenus

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Le tribunal criminel de deuxième instance près de la cour de Béjaia a statué sur le dossier du détenu d’opinion Lamine Medouarane. En appel, sa peine initiale de 5 ans d’emprisonnement a été réduite à une année de prison ferme. Par conséquent, Medouarane quittera la prison d’Oued Ghir, de Béjaïa, aujourd’hui, le 29 avril 2024.

Ses co-prévenus initialement en liberté, Fouad Gasmi, Mahieddine Kechacha, Massinissa Meziani et Lamine Ait Ouaret, ont également été condamnés à la même peine d’un an de prison ferme. Cependant, ces derniers ont déjà été libérés le 11 mars 2024, après avoir purgé la totalité de leurs peines.

Il convient de noter que Fouad Gasmi fait l’objet de poursuites judiciaires dans un autre dossier, à Khenchela et à Alger.

Pour rappel, lors du procès de Fouad Gasmi le 1er juin 2022, initialement programmé pour le 18 mai 2022 au tribunal de Dar El Beida (première instance), le verdict était tombé : une condamnation à 1 an de prison assortie d’une amende de 50 000 dinars algériens.

Auparavant, Fouad Gasmi avait été auditionné par le juge d’instruction du tribunal de Dar El Beida le 4 avril 2022, pour des chefs d’inculpation liés à la « discrimination et au discours de haine » en relation avec ses publications sur Facebook, qualifiés de délit.

La Rédaction

Le Hirak, une semence à cultiver (Contribution)

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Le Hirak, ce soulèvement populaire sans précédent qui a déferlé sur l’Algérie de 2019 à 2021, a marqué les esprits par son ampleur, sa longévité et son caractère résolument pacifique. Bien que certains aient pu le qualifier hâtivement d’échec au vu de ses objectifs initiaux inassouvis, Mokrane Gacem nous invite dans ce chapitre à une analyse plus nuancée.

Un mouvement de dissidence populaire sans précédent a embrasé l’Algérie durant trois années consécutives de février 2019 à mars 2021. Son ampleur, sa longévité et son caractère pacifique en ont fait un exploit et une exception historique. D’aucuns affirment d’une manière péremptoire sur un constat rudimentaire que ce mouvement a failli dans ses objectifs. Sceptiques, ils abandonnent tout espoir dans la force du peuple et se laissent gagner par un défaitisme stérile.

D’autres moins catégoriques tentent d’identifier les causes de son reflux et se posent la question de savoir si vraiment ce soulèvement citoyen a abouti à un échec, insinuant ainsi un doute qui invite à l’analyse.

L’opinion est partagée entre les « déçus » qui ont vu leurs rêves s’effondrer après la prise en main de la situation par le pouvoir et ceux moins romantiques qui pensent qu’à cette contestation, certes puissante, il manquait toutefois les qualités nécessaires pour accoucher d’une révolution.

En effet, dans la traduction de la volonté populaire, il s’agissait bien d’accomplir une révolution et non d’obtenir quelques réformes qui maintiendraient le système en place. Le pouvoir a tenté par maintes propositions, manipulations et purges internes d’imprimer cette orientation au mouvement, mais en vain. Le slogan « Yetnahaw gâa » repris en masse par la population traduit bien le désir de celle-ci d’en finir avec un régime qui sévit sur le pays depuis soixante ans! S’est-elle donné tous les moyens de son ambition? Rien n’est moins sûr. Si les couches populaires ont donné le maximum dans une mobilisation et une ténacité qui ont surpris le monde entier, les militants qui prétendaient les encadrer se sont fourvoyés dans un populisme dévastateur.

Une révolution suppose une démarche organisée pour une prise de pouvoir avec un programme clair, porté par une représentation nationale consciente des enjeux et des dangers, dotée d’une stratégie efficace, intelligemment élaborée par des compétences avérées. Ces attributs sont essentiels pour assurer un changement radical dans le pays. Ils se construisent et ne se décrètent pas. Ils ne peuvent être ni spontanés ni établis dans l’urgence. Ils ont besoin d’un temps pédagogique, d’une éducation politique soutenue et d’une décantation qualitative dans la militance pour se mettre en place et se consolider. Le processus était certes en gestation, mais les retards de la société et le populisme dominant contrariait son développement. La répression s’ajouta pour y mettre fin.

C’est une réalité que le Hirak n’avait pas la révolution à sa portée. Il n’était dans sa nature qu’un mouvement de masse, autrement dit, une colère, une révolte massive qu’il aurait fallu dans le contexte canaliser pour lui trouver un exutoire dans des acquis concrets en matière d’organisation, de clarification et de compréhension afin de lui assurer ultérieurement un saut qualitatif. Sinon, il était sans aucun doute condamné à s’effilocher et c’est ce qui est arrivé faute d’instruments révolutionnaires (humains, intellectuels et matériels) à même de le transformer en une révolution pacifique triomphante.

Cependant, doit-on conclure que le Hirak fut vraiment un échec ?

L’histoire nous enseigne que les mouvements de cette envergure éveillent les consciences et préludent aux grands bouleversements. Sans les leçons tirées de la révolution avortée de 1905, les révolutionnaires russes n’auraient pas pu accomplir avec succès celle d’octobre 1917. Il en est de même dans le cas de l’Algérie où les manifestations du 08 mai 1945 réprimées dans le sang ont annoncé novembre 1954 ou encore la révolution chinoise de 1949 qui fait suite au soulèvement de Nanchang de 1927 etc. Les exemples de cette nature jalonnent l’histoire humaine. (Il est évident que le caractère pacifique est une option à privilégier à notre époque)

Quelle que soit la puissance des tyrannies, elles finissent toujours par succomber devant le combat incessant des peuples. Les premiers sursauts populaires apportent toujours des éléments qui permettent de tisser la toile de fond des insurrections futures et décisives. Etant lui-même le fruit des nombreuses manifestations locales qui ont marqué les années précédentes, Le Hirak ne déroge pas à cette règle universelle. Il nous a apporté des semences à cultiver :

– Il a réunifié le peuple contre la dictature, même si cette union apparaît à certains fragilisée par les provocations du pouvoir qui recourt, en désespoir de cause, à répandre ouvertement le racisme et le régionalisme au sein de la population, une réaction qui démontre sa faillite politique et idéologique.

– Il a donné l’espoir d’un changement à des millions d’Algériens et éveillé d’autres aux luttes politiques par l’émergence de nombreux militants.

– Il a permis de vaincre la peur et d’ouvrir des milliers de débats par la libération de la parole jusqu’aux recoins les plus reculés de la société.

– Il a déstabilisé la nomenklatura et dévoilé la nature antipatriotique du pouvoir creusant ainsi entre lui et le peuple un fossé qu’aucun discours démagogique ne pourra désormais combler.

– Il a libéré un potentiel d’énergie qu’on croyait à jamais éteint qui nous permet enfin d’envisager l’avenir avec optimisme et détermination quelles que soient les épreuves à venir.

Ce sont là, quelques paramètres de base (la liste n’est pas exhaustive) qui promettent de poser un socle solide pour les prochaines luttes.

Loin d’avoir échoué, le Hirak nous a fait faire un grand pas en avant en nous révélant nos capacités du moment et en nous renseignant sur nos insuffisances et nos erreurs. C’est un éclairage indispensable pour évaluer le chemin à parcourir et nous y préparer.

Mokrane Gacem,

Journaliste

Réquisitoire sévère du parquet contre la militante Khadija Dahmani 

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Le parquet près de la cour de Chlef a requis aujourd’hui, 29 avril 2024, l’aggravation de la peine contre Khadija Dahmani, militante politique poursuivie pour diverses infractions dont « offense au président », « outrage à corps constitué » et « atteinte à l’unité nationale ». L’affaire est mise en délibéré au 6 mai prochain.

Condamnée le 21 février dernier à 18 mois de prison ferme et une amende par le tribunal de Chlef, le parquet avait alors réclamé une peine plus lourde de 3 ans de prison ferme assortie d’une amende.

Arrêtée une première fois en mai 2021 avant d’être placée sous contrôle judiciaire, elle avait dans un premier temps été relaxée en décembre de la même année avant que le parquet ne fasse appel, obtenant finalement sa condamnation en février 2024.

La rédaction

Béjaïa: l’acquittement de l’activiste Boualem Smaili confirmé en appel

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Boualem Smaïli à sa sortie de prison le 9 juin 2022
Boualem Smaïli à sa sortie de prison le 9 juin 2022

Le tribunal criminel de deuxième instance près de la cour de Béjaïa a confirmé ce lundi 29 avril l’acquittement de l’activiste Boualem Smaili, connu sous le nom de Karim Smaili. Ce dernier avait déjà été acquitté en première instance par le tribunal criminel de Béjaïa.

L’activiste, qui comparaissait libre, a ainsi définitivement échappé aux lourdes réquisitions du parquet qui avait réclamé 10 ans de prison ferme assortis d’une amende à son encontre, rappelle le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Cette décision met un point final à un feuilleton judiciaire qui aura duré plus de deux ans pour M. Smaili. Arrêté le 2 novembre 2021 à Tichi avant d’être placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction de Béjaïa six jours plus tard, il avait finalement recouvré la liberté le 9 juin 2022 à la suite de son acquittement en première instance.

La Rédaction

Tribunal de Sidi M’Hamed: Le procès de Sofiane Babaci renvoyé au 13 mai

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Le procès en appel de l’ex-détenu d’opinion Sofiane Babaci, initialement prévu ce 28 avril devant le tribunal de Sidi M’Hamed à Alger, a été renvoyé au 13 mai prochain. Un nouveau report dans cette affaire où M. Babaci fait face à une condamnation par contumace à 18 mois de prison ferme.

En décembre 2022, le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’Hamed avait placé Sofiane Babaci sous contrôle judiciaire, quelques mois après sa libération en septembre de la même année. Un soulagement de courte durée pour le jeune homme qui avait même pu passer son baccalauréat pendant sa détention provisoire.

Son cas prend racine en juin 2021, lorsqu’il avait écopé de 2 ans de prison ferme assortis d’une amende en appel, alors que le parquet avait requis 5 ans à son encontre. Cette condamnation faisait suite à son arrestation le 31 mai 2021 pour exécuter un jugement en première instance du 25 janvier, le condamnant déjà à 1 an ferme.

Cependant, en mai de la même année, la cour d’appel de Boumerdes l’avait condamné par contumace à 2 ans de prison ferme avec mandat d’arrêt, une décision à laquelle ses avocats s’étaient opposés dès le 2 juin.

Derrière ces multiples rebondissements judiciaires, les charges retenues contre Sofiane Babaci sont celles d' »atteinte à l’unité nationale ». Une accusation qui continue de soulever des inquiétudes quant au respect des libertés individuelles et d’expression en Algérie.

SAMIR L.

Le Front Polisario réaffirme la responsabilité du Conseil de sécurité dans l’application de l’accord de 1991

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Dans un communiqué publié vendredi, la Front Polisario a salué la clôture de la quatrième session ordinaire de son Secrétariat national. À cette occasion, le front indépendantiste sahraoui a réitéré la responsabilité incombant au Conseil de sécurité des Nations Unies dans l’application de l’accord de 1991 conclu entre les parties sahraouie et marocaine.

Selon le texte, cet accord est considéré comme « l’accord et la référence légale pour une solution consensuelle et pacifique », conformément à la légitimité internationale, aux résolutions onusiennes et aux principes du droit international. Le Front Polisario dénonce les « manœuvres du colonisateur marocain » visant à « imposer une réalité déformée et déformer la vérité ».

Le communiqué réaffirme l’attachement du Front au « droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, ainsi qu’à son droit à défendre son pays et ses richesses par tous les moyens légitimes de résistance ».

Dans ce contexte, le Front Polisario condamne les tentatives du Royaume du Maroc de « se soustraire à ses engagements » envers la partie sahraouie, en s’appuyant sur des soutiens au sein du Conseil de sécurité. Ces actions sont perçues comme « entravant les efforts de la communauté internationale » visant à mettre fin au « colonialisme au Sahara occidental ».

Le Secrétariat national appelle l’Union africaine à « poursuivre ses efforts » pour imposer le respect des principes fondamentaux, notamment le rejet de « l’annexion territoriale par la force » et le respect des « frontières internationalement reconnues après l’indépendance ».

De son côté, le président sahraoui et Secrétaire général du Front Polisario, M. Ibrahim Ghali, a exhorté le Conseil de sécurité à prendre des « mesures urgentes » pour permettre à la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) de mener à bien son mandat, afin de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance par le biais d’un référendum.

M. Ghali a précisé que « la République sahraouie est prête à mettre fin au conflit » avec le Maroc, dans le respect des objectifs et principes de l’Union africaine, notamment le principe du respect des frontières héritées de la colonisation.

La Rédaction

L’ambassadeur italien pris à partie par des militants pro-Palestine à Tunis

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Lors du Salon international du livre tenu samedi à Tunis, des militants de la Coordination “Action commune pour la Palestine” en Tunisie ont fait irruption pendant une conférence en présence de l’ambassadeur italien Alessandro Prunas.

Les militants ont scandé des slogans en soutien à la cause palestinienne et ont accusé l’Italie d’être complice des actions menées par Israël. En raison de cette irruption, l’ambassadeur italien a dû être évacué et la conférence a été interrompue.

Cette action fait suite à l’offensive militaire israélienne contre Gaza débutée le 7 octobre 2023. Selon les derniers bilans, celle-ci a fait 34 388 morts palestiniens et 77 437 blessés. Des milliers de personnes seraient encore portées disparues sous les décombres. 

Au-delà des victimes des bombardements, dont une majorité de femmes et d’enfants, cette offensive a provoqué d’importantes destructions et une grave insécurité alimentaire à Gaza selon l’ONU.

Malgré une résolution de l’ONU appelant à un cessez-le-feu immédiat et une plainte pour crime de génocide, Israël conserve le soutien de pays occidentaux comme l’Italie, ce qui alimente la colère des militants pro-palestiniens.

SAMIR L.

Louiza Hanoune se prononce sur les enjeux intérieurs et extérieurs avant la présidentielle

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S’exprimanant ce dimanche 28 avril, sur les ondes de la Chaîne 3, la secretaire générale  du Parti des Tarvailleurs, Louiza Hanoune, a abordé diverses questions relatives au contexte national et international en vue de l’élection présidentielle à venir.

Sur la scène internationale, Mme Hanoune a dénoncé fermement les actions d’Israël à Gaza, les qualifiant de « génocide ». Elle a appelé à la constitution d’un front international pour contrer « l’entité sioniste », critiquant l’administration américaine pour son soutien à Israël. Elle a salué la mobilisation des étudiants américains, français et d’autres pays européens en soutien au peuple palestinien.

Concernant les questions intérieures, la leader du PT a plaidé pour une « refondation politique, institutionnelle et constitutionnelle » en Algérie. Elle a notamment recommandé l’abrogation ou la réforme de l’article 87 bis du code pénal, qu’elle juge porteur de dérives en matière de libertés.

Mme Hanoune s’est également prononcée contre l’ingérence étrangère, ciblant particulièrement les Émirats arabes unis qu’elle accuse d’être des « sous-traitants directs » d’Israël. Elle a appelé à l’expropriation des intérêts émiratis en Algérie, les qualifiant de « pillage étranger ».

Évoquant son passé de détenue politique, elle a réitéré son souhait de voir libérer tous les prisonniers d’opinion, affirmant qu’elle ne se sentirait libre que lorsqu’il n’y aura « plus aucun détenu politique » en Algérie. Dans son discours, Mme Hanoune a insisté sur la nécessité pour les Algériens de se mobiliser pour relever les défis intérieurs et extérieurs, appelant à défendre la souveraineté, la justice sociale et les libertés à l’approche de l’élection présidentielle.

SAMIR L.