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lundi 16 février 2026
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France : des élèves refusent d’avoir cours dans des classes au mobilier rouge, jugé haram

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France : C’est en urgence que le ministre de l’Éducation a joué, jeudi, les pompiers de la laïcité. Deux jours auparavant, une note des renseignements généraux, dévoilée par Europe 1, avait mis le feu aux poudres, l’article mentionnant d’inquiétantes atteintes à la laïcité dans les établissements scolaires. De leur côté, tient à faire savoir Jean-Michel Blanquer, les services académiques dédiés à cette problématique ont traité 404 cas graves, pour la plupart liés à la religion musulmane. Refus de manger de la nourriture non halal ou d’aller à la piscine, rejet de certains enseignements liés à la littérature des Lumières ou au darwinisme, paroles inappropriées lors de commémorations, refus pour un enfant de donner la main à une fille et pour un parent de serrer la main à une enseignante… Autant de situations que le ministre ne veut « ni dramatiser, ni minimiser », a-t-il dit.

« La liberté de conscience, c’est vivre sans subir aucune des croyances d’autrui », a-t-il martelé jeudi lors de l’ouverture du séminaire national des « coordonnateurs des équipes laïcité et fait religieux », dont il était l’invité surprise. La veille, les journalistes avaient tardivement été conviés à cette séquence communication. Objectif : démontrer que tout est sous contrôle, et que le ministre, suivant une expression qu’il affectionne, « ne met pas la poussière sous le tapis ». « C’est la fin de la naïveté. J’espère qu’elle est actée pour tous », a-t-il lancé dans son discours d’ouverture du séminaire, qui réunissait une cinquantaine de référents autour du sujet laïc, de l’antisémitisme au sexisme en passant par l’homophobie et l’organisation du culte musulman en France.

Pour appuyer son propos, les chiffres des signalements : entre avril et juin 2018, un millier de faits d’atteintes au principe de laïcité ont été signalés par les équipes académiques « laïcité et fait religieux », ainsi que par les personnels de l’Éducation nationale via la plateforme mail d’alerte mise en place en mai par le ministère. Entre les situations réglées au niveau de l’établissement et celles relevant finalement davantage du climat scolaire ou de cas de harcèlement, 404 faits graves ont été traités par les équipes académiques dédiées, dont 60 ont fait l’objet d’une intervention sur le terrain. Plus de 70 % de ces faits se concentrent sur dix académies. Ils concernent avant tout les collèges (44 %), suivis des écoles primaires (36 %) et des lycées (20 %). « Les cas augmentent davantage dans le premier degré », a relevé le ministre, preuve que l’environnement familial et les habitudes culturelles jouent un rôle déterminant. Si ces faits de contestation des valeurs laïques émanent majoritairement des élèves (à 57 %), ils viennent aussi des parents (24 %) et des personnels de l’Éducation nationale (8 %).

Ces signalements augmentent-ils ? Le ministère ne saurait le dire, expliquant qu’une nouvelle méthodologie dans la remontée des incidents a été mise en place en mai. Impossible, poursuit-il, de faire une comparaison avec le dispositif mis en place par Najat Vallaud-Belkacem, sous le quinquennat Hollande, dans la foulée des attentats. En mai 2015, devant la commission des affaires culturelles du Sénat, la ministre avait fait état de 816 signalements en neuf mois.

Radicalisation des pratiques

De l’avis du ministère et des professeurs sur le terrain, le nombre des atteintes à la laïcité n’explose pas. En revanche, certains cas révèlent une radicalisation des pratiques. « La couleur rouge, je n’avais jamais vu cela », a observé le ministre au sujet de ces élèves, mentionnés dans la note des renseignements généraux, refusant d’avoir cours dans une classe comportant du mobilier rouge, jugé haram, autrement dit interdit par le Coran. Face à cette «inventivité de contestation», le ministre entend opposer « l’esprit de logique » et « l’esprit de concorde civile ». À l’expression rebattue de « vivre ensemble », Jean-Michel Blanquer explique préférer celle de « bien vivre ensemble ». « Ce qui suppose une capacité à écouter et comprendre », ajoute-t-il.

CAROLINE BEYER

Source : LE FIGARO

Des chercheurs confirment la découverte d’une deuxième Terre

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Des chercheurs ont confirmé l’existence d’une deuxième Terre dans le système stellaire Alpha Centauri. Cette planète aurait des océans comme la planète bleue et pourrait même héberger la vie. Par le passé, des milliers d’exoplanètes ont déjà été découvertes mais aucune comme Proxima B.

Proxima Centauri b, comme elle a été baptisée, offre des “caractéristiques prometteuses” : probablement rocailleuse, 1,3 fois plus grosse que notre Terre et dans la zone où l’eau liquide pourrait exister en surface. Cette planète est située à 4,2 années lumière de la Terre. Autrement dit, pour imaginer aller la visiter, il faudra concevoir de nouveaux moyens de propulsion super-rapides.

Selon les chercheurs, la température à la surface pourrait osciller entre -90° et 30°C. Proxima Centauri b représenterait donc une très bonne option pour une future colonisation humaine et pour une preuve directe de l’existence de formes de vie extraterrestre en dehors de notre système solaire.

Si la distance qui nous sépare de cette exoplanète semble vraiment énorme, elle est la plus courte parmi toutes les autres découvertes à ce genre. Proxima Centauri b pourrait devenir notre premier objectif pour un futur voyage interstellaire.

Proxima Centauri, quant à elle, est une naine rouge de la constellation du Centaure. Elle est trop faible pour être observée à l’oeil nu mais elle intéresse énormément les scientifiques ces derniers mois. Le spectrographe HARPS, installé sur le télescope de l’Observatoire Européen Austral à La Silla, notamment, l’a très régulièrement observée durant les six premiers mois de l’année.

De futures observations, par exemple avec le télescope de l’ESO E-ELT actuellement en construction, permettront d’en apprendre davantage sur Proxima Centauri b et qui sait, peut-être de déterminer la présence d’une atmosphère épaisse et d’un réservoir d’eau liquide…

https://www.msn.com/fr-ca/actualites/sciences/des-chercheurs-confirment-la-d%C3%A9couverte-d-une-deuxi%C3%A8me-terre/ar-BBOfwEB?ocid=ob-fb-frca-918

40 rifains demandent l’asile en Espagne

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Les migrants sont arrivés par bateau dans le port de Motril [commune de la province de Grenade] et ont été relâchés dans l’attente de la décision du gouvernement.

Environ 40 migrants marocains sont arrivés lundi dans le port de Motril ont demandé l’asile en Espagne. Des sources de la police nationale confirment qu’ils fondé leur demande sur le fait d’être persécutée pour leurs activités dans les manifestations qui se déroulent dans le du Rif. Là-bas, notamment dans la ville d’Al Hoceima, et depuis octobre 2016, les rifains protestent continuellement contre le gouvernement marocain et demandent des améliorations sociales.

La conséquence immédiate de cette demande est que le retour presque automatique des Marocains dans leur pays a été paralysé et leur a été accordé jusqu’à un mois de séjour dans le pays jusqu’à ce qu’ils aient achevé les procédures initiales de leur demande. José Carlos Cabrera, du Comité espagnol d’aide aux réfugiés en Andalousie, confirme qu’ils reçoivent des convocations pour interroger les demandeurs d’asile d’ici le milieu de l’année prochaine.

De manière générale, les Marocains – et les Algériens – qui arrivent illégalement en Espagne sont immédiatement renvoyés dans leurs pays, en vertu des accords bilatéraux avec le Maroc et l’Algérie. Il n’en va pas de même pour les migrants des pays d’Afrique subsaharienne, qui sont traités selon un processus de retour difficile à respecter et qui finissent par être libérés.

Avec la demande d’asile dans le port d’arrivée, le processus ne fait que commencer. Maintenant, les 40 Marocains ont reçu un document indiquant qu’ils sont des demandeurs d’asile et qu’ils ont un mois pour poursuivre leur demande dans n’importe quel poste de police du pays. Suite à cette procédure, les 40 Nord-Africains ont quitté Motril et sont libres d’aller où ils veulent.

La réponse que ces demandes d’asile vont enfin recevoir semble claire, à en juger par les déclarations de Consuelo Rumí, secrétaire d’État aux Migrations, il y a quelques jours à peine. Ses mots indiquent déjà que tout le monde recevra un non retentissant à leur demande. Le 3 octobre, Rumí s’est rendu au Maroc et a rencontré trois ministres, dont Mohamed Yatim, Le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle. Lors de cette visite, Rumí a confirmé   la réception de plus en plus de demandes d’asile en Espagne par des citoyens marocains au cours des dernières semaines, avant d’ajouter que « le Maroc n’est pas un pays dont les habitants se voient accorder l’asile ou le refuge. Nous savons que la plupart font ces demandes pour retarder leurs expulsions. Mais nous allons les résoudre expressément, avec toutes les garanties, mais expressément.  »

Des sources du ministère de l’Intérieur ont confirmé à ce journal que, devant les 531 demandes d’asile reçues par les citoyens marocains en 2017, cette année et jusqu’au 31 août, ce nombre est déjà de 765 demandes. Cela signifie huit mois avec une augmentation de 44% des demandes par rapport à l’année précédente.

À ce jour, seul un militant des manifestations du Rif a obtenu le statut de réfugié politique. Comme rapporté par Europa Press en juillet de cette année, le bureau du ministère de l’intérieur chargé des réfugiés et des réfugiés a reconnu le statut de réfugié les premiers jours de ce mois et accordé le droit d’asile à un militant rifain âgé de 33 ans qui avait fui Al Hoceima et Il est arrivé à Ceuta il y a un an maintenant. Selon l’activiste, il s’est enfui à Ceuta lorsque les forces de sécurité marocaines l’ont exhorté à se présenter aux postes de police en tant que l’un des responsables des manifestations.

Dans le syndicat de la police unifiée, on se demande si tous sont persécutés politiquement. Des sources du syndicat des policiers ont expliqué qu' »il s’agit d’une procédure qui est beaucoup utilisée, ou plutôt plus qu’avant, à Motril au cours de l’été. Les immigrés sont mieux informés par leurs avocats, par ceux qui les aident à traverser la mer d’Alboran ou par qui que ce soit. Ils savent que, de cette façon, ils paralysent leur retour immédiat et qu’ils restent dans la rue.  »

Les raisons de la demande

Au ministère de l’Intérieur on indique qu’ils ne peuvent pas détailler les raisons de la demande d’asile ou les données de leurs décisions. Toutefois, selon le rapport annuel 2017 du Comité espagnol pour l’aide aux réfugiés (CEAR) en 2017, les demandes étaient fondées uniquement sur deux raisons : être considérées comme persécutées en raison de leur activité dans les émeutes pour réclamer des revendications sociales dans le Rif et appartenir au collectif LGTB. Au Maroc, est punissable de prison. Ce que le code pénal définit comme « des actes indécents et non naturels commis avec des personnes du même sexe »

 

https://elpais.com/politica/2018/10/11/actualidad/1539266059_452180.html?id_externo_rsoc=FB_CC

 

Communiqué du mouvement Mouwatana

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Algérie

Communiqué Mouwatana 
 Le Ministère de l’Intérieur n’a pas daigné répondre à la demande d’autorisation pour tenir la «Conférence Nationale de la Citoyenneté» que devait organiser le Mouvement Mouwatana.
 La demande officielle qui avait été déposée par Jil Jadid, le 13 Septembre auprès des services de la wilaya d’Alger est restée sans réponse.
 Le « ni oui, ni non » de l’administration révèle la lâcheté du pouvoir qui ne peut ni ne veut assumer ces actes de déni du droit.
Les partis d’opposition sont ainsi mis en « résidence surveillée ».
Après la matraque et les menottes, le pouvoir passe à l’interdiction de toute activité partisane par voie administrative.
Mouwatana informe ses invités et ses adhérents que la conférence est annulée.
L’Instance de Coordination tiendra une réunion le samedi matin, qui sera suivie d’une conférence de presse à 12 h, au siège de Jil Jadid à Zéralda.
 La presse est aimablement conviée.
  La Porte-Parole
  Mme Zoubida Assoul .

Crise à l’APN

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La situation à l’APN devient-elle ingérable ? Les députés et leur président n’arrivent-ils plus à partager le pognon entre eux, équitablement ?
356 voix sur 480, face à trois candidats, Saïd Bouhadja l’emporte au vote de mai 2017. Défendu par Ould Abbès, soutenu par le RND, le TAJ, le MPA et les députés indépendants, Saïd Bouhadja était passé, haut la tête, président de l’assemblée populaire nationale au titre de la 8ème législature.
Combattant de la guerre de libération, ancien collaborateur d’Ali Kafi, il avait été, après l’indépendance,  l’un des dirigeants de l’organisation de la jeunesse FLN.  De même qu’il avait contribué, en 1975,  à la création de l’UNJA – union nationale de la jeunesse algérienne.
Il avait occupé, entre 1970 et 1980, un poste de Mouhafedh au FLN à Skikda.
En haut du palmarès, son soutien, en 1999,  au « candidat du consensus », Abdellaziz Bouteflika, dont il avait dirigé la campagne pour les présidentielles.
Pour le système, il avait tout d’un « boy-scout », Saïd Bouhadja.
Et qu’est-ce qui, aujourd’hui, fait tourner la tête aux députés pour décider de lui retirer leur confiance ?  Bien que la loi soit là : la vacance ne survient qu’en cas de décès, de démission, d’incapacité ou d’incompatibilité- ou ne soit pas là, comme le souligne Bouhadja lui-même :  » il n’y a pas une loi qui peut m’obliger à démissionner ».
A quatre vingt ans, Bouhadja se dit un homme jeune et moderne… Il veut nous faire croire qu’il agit différemment, qu’il a donné un coup de pied dans la fourmilière (dont il fait partie ), qu’il avait cassé le moule ( dont il a pris la forme ), bousculé les vieilles habitudes,  coupé avec la corruption,  les détournements,  les privilèges, l’interventionnisme…
– j’ai trouvé des députés qui avaient cinq voitures, d’autres trois et j’ai mis un terme à cette anarchie. J’ai aussi interdit les recrutements, les interventions, les passe-droits…  Au mandat précédent, un vice président a recruté à lui seul 87 employés ».
Bouhadja clame haut à qui veut l’entendre qu’il a refusé de céder à Mahjoub Bedda qui voulait « intercéder au profit d’un administrateur. »
Contrairement à son discours, les députés lui reprochent la mauvaise gestion, les recrutements douteux, des dépenses exagérées, les  missions à l’étranger…
Mais Bouhadja refuse que le début ait une fin et regarde le pouvoir comme une éternité.
En dépit des fortes pressions exercées sur lui, Bouhadja ne veut pas rendre le tablier. Du haut de son perchoir, il nous parle avec dédain:
–  » …Moi, je suis propre.  » qu’il a dit.
Mais ça veut dire quoi  « être propre »  pour un député? Tous les politiciens savent que cela n’a aucun sens. Parce qu’ils sont tous drapés dans le même intérêt, parce qu’ils ont tous été formés à la même école, parce qu’ils ont tous fait la classe unique, parce qu’ils connaissent tous cet instrument formidable qu’est le pouvoir où se côtoient, mensonges, fanfaronnades et filouteries, parce que, très jeunes, ils avaient appris les coups bas et les coups de pouce, le piston et les renvois d’ascenseur… Et surtout parce qu’ils savent tous faire  un grand bras d’honneur au peuple.
Bouhadja et les députés, c’est du vent ! Ils ont ridiculisé la fonction.  Mais Bouhadja est le meilleur en ce moment : Dans le mépris envers le titre, il dépasse tous  les autres en hauteur.
Il ne veut pas partir  car le pouvoir, c’est comme une drogue. C’est fort ! C’est enivrant ! C’est euphorique ! Cela modifie la perception des choses et du temps. ça donne des hallucinations et des bouffées délirantes. Pour les usagers chroniques, le risque est la « baisse du seuil de contentement ».
Alors qui peut tirer l’échelle  pour tous ces députés et y placer des gens, des jeunes qui sont honnêtes, qui ont fait des études, ont des diplômes et de l’énergie ? Qui peut sauver l’Algérie, lui réciter la  prière de purification pour annuler son mauvais sort et supprimer la malédiction qui la frappe?

 

Katia Bouaziz

Conférence Débat

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Le Cercle des Lumières pour la Pensée Libre (CLPL)

organise sa 50ème conférence

le Samedi 20 octobre 2018 à 14 h

 

L’invité d’honneur est Monsieur Halim Feddal, secrétaire général

de l’association national de lutte contre la corruption.

 

– Thème de la Conférence :
Comment lutter efficacement contre la corruption , mécanismes et lois.
Lieu de la rencontre
—————————-
67 Boulevard Krim Belkacem (Ex Telemly)
à côté du Lycée Zeyneb (Ex St Elisabeth) Siège National du MDS. Alger.
 Entrée est Libre .

Faute de laissez-passer consulaire, la France peine à expulser les clandestins

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Même pas cent laissez-passer consulaires obtenus mensuellement par les services de l’Intérieur pour expulser de France les clandestins sans papier… Du 1er janvier au 31 juillet, l’Intérieur en a récupéré seulement 790 pour près de 4 000 demandés. « Les laissez-passer consulaires ? C’est le sujet majeur », concède un officiel à Beauvau.

Interrogez les agents de préfecture ou de la police aux frontières (PAF) sur les expulsions d’étrangers en situation illégale en France et tous vous diront combien l’obtention de ces documents indispensables aux éloignements forcés peut laisser de souvenirs amers. Car les laissez-passer consulaires (LPC dans le jargon administratif) sont effectivement délivrés au compte-gouttes par les pays sources d’immigration. Ils concernent principalement les clandestins qui ont détruit leurs papiers et dont il faut établir la nationalité. Sans la coopération du pays d’origine supposé, aucun retour n’est envisageable.

Gérard Collomb avait mis le sujet sur la table dès son arrivée à Beauvau. Il affirmait que le dossier était totalement embourbé et que les préfets n’osaient quasiment plus consulter les consulats étrangers tant le taux de réponse était faible. « Ce n’est pas tout à fait exact, réagit un grand commis de l’État. Des préfets qui renoncent, j’en connais peu, mais des consuls étrangers qui passent les bornes, il y en a beaucoup ! » « Il nous faut là encore persévérer »,

disait Gérard Collomb, le 4 septembre dernier. Ce jour-là, il s’exprimait devant les attachés de sécurité intérieure placés auprès des ambassadeurs français un peu partout dans le monde. Et les chiffres qu’il égrainait étaient inédits : « Depuis le début de l’année, […] le nombre de laissez-passer consulaires demandés a été de 3 857, soit + 66 % par rapport à la même période l’an passé. Le nombre de LPC instruits a été de 2 095, soit + 32 %. Et le nombre de LPC obtenus a été de 790. » En pourcentage, c’est 43 % de mieux que l’année d’avant.

Mais le ministère part de si bas. « Nous agissons, malgré les difficultés, sur le plan européen, à la fois pour renforcer l’agence Frontex, qui est en train de monter en puissance, et pour trouver les voies de coordination et d’une solidarité européennes efficaces en la matière », assurait alors le ministre, qui a démissionné depuis, dans les circonstances que l’on sait…

La nomination d’un ambassadeur ad hoc à sa demande pour débloquer la situation avec certains pays rétifs à toute coopération n’a pas été inutile. La France ne ménage pas ses efforts pour convaincre ses interlocuteurs étrangers, quitte à laisser entendre qu’elle conditionnera ses aides financières ou matérielles aux États concernés à leur capacité à augmenter le taux de réadmission de leurs ressortissants indésirables en France.

Avec l’Albanie, cette politique bilatérale a permis de faire baisser significativement la demande d’asile pour ses ressortissants dans l’Hexagone (- 40 % environ depuis janvier) et les reconduites ont été nombreuses. Mais l’Albanie, candidate à l’intégration dans l’UE, bénéficie d’un régime d’exemption de visas qu’elle ne souhaiterait pas perdre si Paris devait hausser le ton. Tirana a donc un intérêt direct à négocier. « Le problème, ce sont tous ces pays qui ne jouent pas le jeu », déplore un haut fonctionnaire du ministère en charge de ce dossier. Lesquels ? Le directeur d’un service dédié dans une préfecture n’hésite pas à nommer ceux qui lui posent des difficultés : « La Russie, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie principalement. » Mais il y a aussi le Mali, le Sénégal, l’Afghanistan ou la Chine.

Pourquoi ces pays restent-ils sourds aux demandes ? « On ne va pas se raconter d’histoire, déclare un commissaire de la PAF. Beaucoup des jeunes migrants concernés sont des sans-emploi que leur pays encourage à partir. Il y a même des délinquants dans le lot, indésirables chez eux. » « La Chine, pour sa part, met un point d’honneur à ne pas reprendre ceux qui ont quitté la mère patrie », assure un juge administratif.

L’an dernier, en Tunisie, une amnistie avait profité à près de 3 000 prisonniers des prisons de Mournaguia, Borj Amri et Siliana, dont les cellules sont combles. Ces « droits communs » se sont mêlés aux jeunes migrants tunisiens frappés par le chômage qui les pousse à émigrer. « Il y a beaucoup d’hypocrisie dans la gestion des éloignements, déplore un cadre de préfecture. L’une des techniques employées par les consulats de certains pays consiste à délivrer les laissez-passer consulaires après le délai maximal de rétention. Si bien que le clandestin est déjà dehors quand le document nous parvient. Par ce stratagème, le pays émetteur se soustrait à un retour qui le dérange, mais il peut prétendre officiellement avoir honoré notre demande.»

C’est pour contourner ce genre de difficultés que la loi Collomb sur l’immigration a porté le délai de rétention de 45 à 90 jours. Mais un préfet l’affirme : « Cet allongement du délai, astucieux sur le principe, nous pose d’autres problèmes : nous avons encore plus de cas à gérer que de places disponibles en centre de rétention administrative (CRA) pour préparer l’éloignement. » « Absolument exact ! confirme le sénateur LR François-Noël Buffet, spécialiste de ces sujets à la commission des lois de la Haute Assemblée. Le taux d’occupation des CRA est actuellement de 98 %. » L’Intérieur dispose de 2 000 places tout au plus dans toute la France pour gérer les sans-papiers mais aussi tous ceux qui possédaient des documents d’identité et qui doivent partir.

« Il faudrait doubler le nombre de places en CRA », estime un agent de préfecture. Ce qui n’est pas au programme du gouvernement. Un vrai sujet pour le futur ministre de l’Intérieur.

 

JEAN-MARC LECLERC

Source : Le FIGARO

Béji Caïd Essebsi : « La francophonie n’est pas une création française, elle est africaine »

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“Ce qu’a dit Macron à propos de la Tunisie est vrai”, a martelé le président de la République Béji Caïd Essebsi en réaction au vibrant hommage formulé par le président français en sa faveur. “C’était un discours spontané,” se réjouit-il dans une interview accordée à la chaîne télévisée France 24 en langue arabe.

 Les mots de Macron saluant les efforts déployés par le pays pour défendre les droits des femmes tunisiennes et le combat acharné contre l’obscurantisme reflètent, en effet, “le fond de sa pensée”, confie Caïd Essebsi en tenant à remercier le chef d’Etat français.

Contrairement aux préjugés, la Tunisie est en train de tracer son sillon malgré les embûches, assure-t-il en disant: “la Tunisie va vers l’avant, vers le progrès, même si tout ne va pas dans le bon sens.”

Pour le président de la République, la Tunisie est prête à présider le sommet de la francophonie en 2020. Il a mis en relief, à cet effet, la profondeur de l’enracinement de la langue française en Tunisie. “La langue de Molière perce en Tunisie depuis plus de 70 ans” note-t-il.

Entre le sommet de la ligue arabe qui se tiendra en mars 2019 et le sommet de la francophonie en 2020, la Tunisie semble bien en selle pour accueillir ces deux manifestations majeures. “La Tunisie est un Etat africain, arabe, islamique et méditerranéen” souligne Caïd Essebsi en ajoutant que le pays réussira dans toutes ces diverses appartenances.

Il a rappelé que le pays a réussi, par ailleurs, à faire face à l’extrémisme grâce à son ouverture sur le monde qui ,selon lui, ne date pas d’aujourd’hui.  “Nous avons rayonné sur l’Afrique ainsi que sur l’Europe, et nous continuons à préserver cet héritage” réplique-t-il.

Même si le président de la République a préféré ne pas aborder les dossiers nationaux notamment ceux relatifs à la crise économique et politique du pays, il a toutefois fait un petit clin d’oeil au gouvernement d’union nationale. Il a indiqué que ce projet qui a donné ses fruits à un moment donné est arrivé à son terme. “C’était un choix judicieux. Nous ne le regrettons pas. Mais ce n’est pas valable pour tous les temps et et tous les lieux”, dit-il.

Encore en marge des travaux  du 17ème sommet de la francophonie qui se tient les 11 et 12 octobre 2018 à Erevan en Arménie, le président de la République a accordée une autre interview à la même chaine, mais cette fois-ci en langue de Molière.

Béji Caïd Essebsi a rappelé que la “francophonie n’est pas une création française, c’est une création africaine.” Son véritable départ, d’après ses dires, est le continent africain. Il a noté que c’est en effet l’oeuvre en grande parti de trois chefs d’Etat africain à savoir le tunisien Habib Bourguiba, le sénégalais Léopold Sédar Senghor et le nigérien, Hamani Diori. “Ils sont les véritable pères de la francophonie, parmi d’autres bien sur”, lance-t-il

Il a insisté, encore une fois, sur la place des femmes en Tunisie et l’importance de défendre leurs droits. “Les femmes sont la clé de voûte de la démocratie,” précise-t-il.

D’ailleurs, il a révélé dans une déclaration accordée à Mosaique Fm que la Tunisie n’a pas attendu le reste du monde pour accorder les droits aux femmes.

 

Wafa Samoud

Source : huffpostmaghreb.com

Egypte : 17 condamnés à mort pour des attentats contre des églises

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Au total, 46 personnes ont été condamnées pour des attentats ayant visé des églises coptes en 2016 et 2017.

Dix-sept personnes ont été condamnées à mort jeudi par un tribunal militaire en Egypte, pour des attentats contre des églises en 2016 et 2017 ayant fait 74 morts au total, a-t-on appris de sources judiciaire et sécuritaire.

19 peines à perpétuité. Par ailleurs, selon les mêmes sources, 19 personnes ont été condamnées à la prison à perpétuité et 10 autres à des peines de 10 à 15 ans d’emprisonnement, dans ce dossier concernant les attentats du Caire, en décembre 2016, et de Tanta et Alexandrie, en avril 2017. Ces attaques avaient été revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).

Ces 46 accusés ont été reconnus coupable du meurtre de 74 personnes et de tentative de meurtre de 152 autres, présentes sur les lieux au moment des attentats, ont ajouté ces sources. Les poursuites ont été abandonnées contre deux personnes, décédées pendant la procédure.

Des attentats qui avaient entraîné l’état d’urgence. Le 11 décembre 2016, un attentat suicide contre l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul au Caire avait fait 29 morts. Le 9 avril 2017, en pleine célébration du dimanche des Rameaux, des kamikazes de l’EI avaient pris pour cible deux églises du nord de l’Egypte, à Tanta et à Alexandrie, faisant 45 morts. Le président Abdel Fattah al-Sissi avait alors instauré l’état d’urgence, prolongé depuis à plusieurs reprises.

Les Coptes, une minorité qui se plaint de discriminations. Les Coptes forment la plus importante communauté chrétienne d’Egypte, laquelle est estimée à environ 10% de la population. Ils se plaignent de discriminations et sont victimes d’attaques régulières d’extrémistes. Depuis fin 2016, les attentats de l’EI ont tué plus d’une centaine de chrétiens. Depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, les autorités affrontent plusieurs groupes extrémistes, notamment dans le nord du Sinaï, théâtre d’une insurrection de l’EI.

 

Source : Europe1