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mardi 31 mars 2026
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Le FLN traduit Saïd Bouhadja devant la commission de discipline

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Le bureau politique du FLN réuni aujourd’hui au siège du parti à Hydra a décidé de retirer “la couverture politique” au président de l’Assemblée Populaire Nationale Saïd Bouhadja et de le traduire devant une commission de discipline du parti, apprend-on de sources concordantes.

Cette décision, apprend-on de même source, est motivée par le refus de Saïd Bouhadja de quitter la présidence du l’APN. Une obstination jugée par le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbes comme une “insubordination” et attitude “indigne d’un homme d’Etat”.

Selon le site TSA, les députés du FLN avec leurs collègues du RND occuperont demain le 5e étage du bâtiment de l’APN pour empêcher le président d’accéder à ses bureaux.

Pour rappel, Djamel Ould Abbes avait menacé de dévoiler des informations compromettantes qu’il détiendrait sur Saïd Bouhadja. Des menaces qui n’ont pas eu leur effet sur le concerné qui s’obstine à garder encore son poste.

Ce bras de fer entre le président de l’APN et les députés du FLN et du RND entame la troisième semaine sans le moindre signe de fléchissement des deux parties. La chambre basse du parlement risque d’être totalement bloquée si les choses ne se dénouent pas.

A rappeler enfin que l’article 131 de la Constitution stipule que le président de l’APN est ”élu pour la durée de la législature”.

 

Source : HffPost Algérie

Tizi Ouzou: des lycéens boycottent l’enseignement de la langue arabe

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Une première dans les annales de l’éducation nationale. Les élèves du Lycée des At Zmenzer (Beni Zmenzer) sis au chef lieu de la commune homonyme, rattachée à la daira des At Douala (Beni Douala), située à 11 km de la ville de Tizi Ouzou en Kabylie, ont boycotté l’enseignement de la langue arabe.

Les élèves ont répondu, selon nos sources, à un appel anonyme lancé sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines en réaction à un sit-in tenu par des parents d’élèves contre l’enseignement de Tamazight dans la wilaya de Jijel. Les élèves revendiquent le «principe de réciprocité».

Rappelons le, un sit-in a été organisé, au mois de septembre passé, par les parents d’élèves de l’école primaire Benchouibe Rachid dans la wilaya de Jijel située au nord-est du pays à environ 314 km à l’est d’Alger, pour protester contre l’enseignement obligatoire de Tamazight à leurs enfants. Choisie comme une wilaya pilote pour la généralisation de l’enseignement de Tamazight, l’académie de Jijel a sélectionné l’école en question pour véhiculer l’expérience. Selon des parents d’élèves contestataires qui s’exprimaient devant les journalistes présents sur place: «l’enseignement obligatoire de Tamazight doit s’appliquer sur tous les élèves du territoire national» et non seulement sur la classe de leurs enfants. Ils dénoncent également un programme déjà chargé.

L’action menée par les lycéens des At Zmenzer a, selon des sources sur places, paralysé l’établissement scolaire classé deuxième meilleur lycée en matière de réussite à l’examen du baccalauréat 2018 dans la wilaya de Tizi Ouzou qui s’est maintenue à son tour, pour la dixième année consécutive à la première place du classement national.

Le boycott de l’enseignement de la langue arabe par les lycéens ouvre un nouvel épisode dans le combat identitaire mené depuis plusieurs dizaines d’années en Kabylie. Le dernier en date était une mobilisation des lycéens et étudiants dans les quatre coins de la région en contestation d’un vote des députés de la majorité contre un amendement proposé par une députée du parti des travailleurs (PT) afin d’engager des moyens financiers, matériels et humains pour le développement et la promotion de Tamazight. Le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika a décrété Yennayer, fête du nouvel an amazigh comme fête nationale, suite à cette mobilisation.

 

Par Khaled Bel

Source : observalgerie.com

Sixième édition du village le plus propre de Kabylie

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Le premier prix Rabah AISSAT de la sixième édition du village le plus propre de Kabylie a été décerné au village Azemmour-Oummeryem commune de Tirmitine.

Au total dix (10) villages sur les cent un (101) participants ont été primés par l’APW de Tizi Ouzou .

Les 9 autres villages primés sont classés respectivement :
2- Ait Said ( Bouzeguene)
3- Chevava ( Bounouh)
4- Megdoul (Tirmitine)
5- Tissegouine ( Boudjima)
6- Ath Amar ( Ath Bouadou)
7- Ichelliven ( Abi Youcef)
8- Bouighzen ( Frikat)
9- Ath Aissa Ouyahya ( Illilten)
10- Tamkadbout ( Ath Bouadou)

La Rédaction

Politique d’exclusion au FFS

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 « Si le terme d’« exclusion » frappe autant les esprits, c’est qu’il renvoie dans l’inconscient collectif à l’usage qu’en a fait le FFS  à partir des années 2007  sanctionnant ainsi toute dérogation à la ligne politique avec force mise en scène ». Le FFS nouvelle  version   a  entamé sa nouvelle politique de mise à l’écart à partir du 4 éme congrès  national de 2007 avec l’arrivée de Karim Tabou et de son équipe  adepte du centralisme démocratique, n’autorisait pas l’expression des divergences et réglait ainsi les désaccords internes à coup d’exclusions.
Certaines demeurent emblématiques,  Mustapha Bouhadef avec  150 cadres et   pas des moindres, ont fait les frais de ces agissements d’autres   hautes figures du FFS  ont fait l’objet antérieurement  d’exclusion et de radiation, le cas des tout premiers   militants issus du (MCB) Mouvement Culturel Berbère ont été méthodiquement écartés. Ils sont exclus du parti « pour éviter une opposition interne, selon des enjeux stricts de pouvoir et non des questions idéologiques ».
Un usage pas si fréquent dans le FFS.
Si la procédure s’impose dans ce PARTI  avec comme principe le fonctionnement vertical, elle demeure rare dans les formations qui reconnaissent une pluralité de courants. Un désaccord y débouche plus souvent sur une démission.
Le cas de Salima Ghezali est sans doute le premier cas d’exclusion à finalité politique au sein du  FFS  .  Après le groupe de Naït Djoudi , de Saïd Khelil, le groupe de  députés de Tizi-Ouzou de Abdeslam Ali Rachedi et bien d’autres ont été méthodiquement et progressivement écartés. » Une exclusion originelle qui éclaire la situation présente :
Une clarification politique
Toutefois, la recomposition politique en cours doit donner  un autre sens au raidissement actuel. Dans un contexte d’affaiblissement sans précédent, il devient urgent pour les militants du  FFS de reprendre la main et de se reconstruire  et de retrouver son authenticité comme locomotive de l’opposition.
– Slimane ALEM .

Les étoiles se souviennent de tout

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« Les étoiles se souviennent de tout » le nouveau roman de Youcef Zirem aux éditions Fauves. Comment un groupe de résistants kabyles ont sauvé des enfants juifs dans paris sous l’occupation. Une merveille de la littérature.
« Les étoiles se souviennent de tout » est le nouveau roman de l’écrivain Youcef Zirem.
Un rafraîchissement poétique du style dans cette nouvelle rentrée littéraire pour les amoureux et passionnés du livre. Une immersion éblouissante dans le Paris et la Kabylie des années 40.
Ce roman « Les étoiles se souviennent de tout » de mon ami Youcef ZIREM, est le bienvenu dans le paysage littéraire. Youcef Zirem vient une nouvelle fois nous surprendre pour notre plus grand bonheur avec une merveille de la littérature qui interpelle le coeur et l’esprit.
« Les étoiles se souviennent de tout  » parait chez Fauves Editions, c’est une plongée dans l’histoire, le roman se déroule dans les années 40 entre Paris et la Kabylie.
On retrouve des pans de l’histoire souvent méconnus, une histoire humaine poignante. Comme un magicien des mots Youcef Zirem sait si bien jongler entre le roman et l’histoire pour étancher la soif du lecteur. On se prend d’affection pour les personnages on évolue avec eux dans cette époque trouble écorchée des années 40.
Ce roman raconte une épopée vraie, comment des résistants kabyles aidés par la grande mosquée de paris et de son recteur le cheikh Si Kaddour Benghabrit ont redoublé d’efforts pour sauver des enfants juifs dans paris sous l’occupation. Des tracts sont rédigés en langue kabyle pour ne pas éveiller les soupesons des nazis et de la Gestapo appellent les kabyles à aider les enfants juifs pour les sauver de la déportation, d’une mort certaine.
Ce roman soulève des questions, apporte des réponses et nous aide à comprendre la complexité des situations humaines sous un regard philosophique pour dénouer les nœuds et enlever les brumes qui nous empêchent de voir certaines vérités et rendre hommage à certains engagements fraternels humains. Ce fabuleux livre de Youcef Zirem nous éclaire et nous rend plus humains.
Brahim SACI.

Mouwatana : Résolution politique

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L’Algérie vit une crise politique majeure. Le régime politique imposé aux Algériens est à bout de souffle et la rupture entre gouvernants et citoyens est définitivement consommée.

Ce régime fondé sur la force, l’appropriation des moyens de la nation par des groupes à des fins privatives, la corruption systématisée et programmée et la spoliation des biens matériels et moraux des Algériens par une caste devenue étrangère à son propre pays, ne peut en aucun cas offrir de nouvelles perspectives pour le pays.

L’Algérie aura à négocier, par la force des choses et dans un proche avenir, un nouveau système politique qui prenne en compte les aspirations et les besoins fondamentaux, matériels et moraux des citoyens. Une bonne gouvernance étant, par ailleurs,  tributaire d’une classe politique compétente et intègre.

Les élections présidentielles de 2019 peuvent être une opportunité pour un changement de régime sans violence et sans déstabilisation pour le pays. Le 5ème mandat pour l’actuel Président, illégal du point de vue constitutionnel et immoral au vu de l’état de santé de l’intéressé, ne peut que prolonger et complexifier la crise et n’être en aucun cas sa résolution. Le bilan pathétique des quatre mandats et le désastre général de l’état des lieux sont loin de plaider en faveur d’une quelconque
continuité.

Il n’y a aucune autre solution viable et raisonnable en dehors du départ de l’actuel Président et des hommes dont il s’est entouré avec lesquels il a édifié son régime. Le Président Bouteflika a déjà presque réussi son pari : celui de rester jusqu’à la fin de ses jours sur le trône même si en contrepartie l’Algérie devait être sacrifiée. Y a-t-il plus grande trahison pour son pays ?

Du point de vue de la Nation, l’interminable règne de cet homme aura été extrêmement couteux tant au plan de la gouvernance – erratique, médiocre et inefficace- mais plus encore au plan moral, la vertu ayant été remplacée par le vice comme principe de
fonctionnement de l’Etat ! Le changement est donc non seulement nécessaire mais aussi inéluctable. Nous le
souhaitons et nous le voulons au moindre coût possible.

Le meilleur scénario à espérer pour l’avenir est que toutes les parties qui ont un rôle dans la vie politique du pays acceptent une évolution notable, dès l’élection présidentielle de 2019. Malheureusement, telle ne semble pas être la voie choisie.
Pour le moment, seul le peuple est dans un état d’esprit de refus de la mascarade du 5 ème mandat. La pression de la situation économique et sociale est telle, qu’un refus du peuple s’exprimant dans la rue n’est plus une vue de l’esprit, avec les conséquences que l’on peut imaginer.

Au vu de ces éléments, Mouwatana fait les propositions suivantes pour sortir le pays de cette impasse historique et l’engager sur la voie de l’édification de l’Etat de droit :

1) Renoncement au 5ème mandat où à son prolongement, ou même à une succession de pure forme.
2) Élection présidentielle ouverte, avec des garanties politiques négociées, permettant l’émergence d’une personnalité proposant la refonte des institutions d’état.
3) Sous l’égide du Président élu, mise en place d’un gouvernement d’union nationale pour gérer le quotidien et préparer les conditions idoines pour une véritable relance socio-économique.
4) Mise en place d’un processus constituant avec l’ensemble des partenaires politiques et de la société civile pour aboutir à une Constitution répondant aux attentes du pays (une Constitution modèle sera proposée par Mouwatana). Cette Constitution devrait valider un régime semi-présidentiel plus équilibré, avec un gouvernement responsable face aux élus du peuple, un pouvoir judiciaire indépendant de l’exécutif et des contre-pouvoirs sérieux, avec une cour constitutionnelle indépendante. Elle devra être approuvée par le peuple lors d’un référendum.
5) Les lois touchant aux libertés publiques, aux médias, aux partis politiques, aux élections etc… devront être amendées en fonction des nouvelles données.
6) Les nouvelles institutions devront être élues sous l’égide d’une commission électorale indépendante de l’exécutif et ayant la haute main sur l’ensemble du processus.
7) La fin du mandat présidentiel laissera place à une véritable compétition politique concernant cette fois-ci les programmes et les visions politiques.

Document officiel : Résolution Politique

L’association UEAF organise une conférence sous le thème « Étudiants étrangers, quelles perspective ? » à l’université de la Sorbonne

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L’UEAF, Union des étudiants Algériens de France et l’UNEF, Union Nationale des étudiants de France organisent conjointement une conférence sur le thème « Etudiant-e-s Etranger-e-s, Quelles perspectives ? », elle aura lieu le 24 octobre 2018 à partir de 18h30 à l’université de la Sorbonne (Ex-upmc).

Cette conférence sera animée par des spécialistes des questions juridiques liées aux ressortissants étrangers en France ainsi que des universitaires :

Jean TAQUET, consultant en immigration – juriste français, membre honoraire d’un barreau américain.
Abderrahim MOUSSAOUER, Doctorant chercheur à l’Université Pari XIII
Samir OUGUERGOUZ, Juriste et fondateur de la plateforme defendresesdroits.com.
Ahcene ZAHRAOUI, Sociologue et chercheur au CNRS.

L’association « Union des étudiants Algériens de France » à l’initiative de cet évènement, est une organisation associative à caractère socioculturel créé en 1993. Elle se veut un espace d’information et d’orientation, en vue de réduire par ses actions, les difficultés administratives et juridiques rencontrées par la communauté estudiantine étrangère.
Par sa fonction d’échange interculturel, l’UEAF est un cadre permettant aux étudiants de tisser des liens de solidarité et de participer à l’animation de la vie universitaire.

L’UEAF s’est donné pour mission de défendre les droits des étudiants étrangers au sein même des structures universitaires et de les accompagner dans leurs démarches administratives et juridiques auprès de différentes institutions françaises. Elle organise des manifestations diverses pour la promotion de la culture méditerranéenne en général et algérienne en particulier (conférences, expositions, colloques, concerts…).
Lors de cette conférence les intervenants évoqueront de leurs points de vue, les difficultés juridiques et administratives rencontrées par les étudiants étrangers, Algériens en particulier, lors des procédures de changement de statut, cette procédure représente une étape cruciale pour un étudiant étranger en France.

En vue d’accéder dans les cadres fixés par la loi à des statuts permettant l’accès à une activité salariale ou libérale. La loi prévoit en effet l’intégration des étudiants dans le cadre des besoins de l’économie, ceux-ci sont clairement définis. Ils font face à une bureaucratie lourde et contraignante, à un système de gestion chaotique et opaque au sein des préfectures et à  l’indisponibilité voire l’inexistence de l’information. Jusqu’en 2016 (Année de l’adoption du projet de loi relatif aux droits des étrangers, dont la mesure phare, le titre pluriannuel de séjours, proposé par l’UNEF), les étudiants sont systématiquement obligés de monter d’énormes dossiers pour leurs demandes de renouvellement de titre de séjours à la fin de chaque année, ce qui représente un facteur de stress pour beaucoup d’entre eux.

Cette demande doit contenir entre autres, une justification de ressources suffisantes (6500 euros en 2017) et une inscription valable dans un établissement français reconnu par l’état, celle-ci est soumise à études par les services de la préfecture et peut dans certains cas essuyer des refus suivis d’une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) ; Depuis l’adoption du projet de loi relatif aux droits des étrangers, les étudiants étrangers ont acquis le droit au titre pluriannuel de séjours, il reçoivent de facto un titre valable pour toute la durée du cycle d’études dans lequel ils sont inscrit, mais voila que cette loi exclue les ressortissants algériens, qui eux sont toujours régis par les accords franco-algérien de 1968.

Tout ceci n’est qu’une infime partie des déboires juridiquo-administratif des étudiants étrangers en France, L’association UEAF à travers ses actions et sa présence sur le terrain et à l’intérieur même des structures universitaires, tente de répondre à un besoin d’information de plus en plus conséquent et met en exergue les défauts de gestion de l’administration française en étant une force de proposition.

Une liste assez précise de difficultés administratives rencontrées par les étudiants étrangers en France, est exposée sur le site de l’UNEF à cette adresse url:
http://unef.fr/2018/04/14/quelles-sont-les-difficultes-rencontrees-par-les-etudiant-e-s-etranger-ere-s/

Lien de l’événement :
https://www.facebook.com/events/177329406520240/

Adresse :

5 Place Jussieu, 75005 Paris.

Metro : lignes 7 et 10.

station : Jussieu

Bus : 67,89.

Par S.Denane

Chronique

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– J’apprends par Mohand, mon voisin pas le prof à la retraite, lui s’en fout, ses enfants sont grands mais le menuisier, il m’annonce non sans un brin de fierté, que pour la quinzième fois Tizi obtient les meilleurs résultats au bac. Tenté à la fois d’être fier de la Kabylie et je l’avoue, ça me fait quelque chose…pour qui s’en souvienne, je suis tiraillé, tout de même.  La raison de mon courroux? Le visa d’études. Après avoir été formés aux prix d’efforts et de sacrifices; les mômes se barrent, les parents se voient dessaisis de leur désir de continuité. C’est toujours bien de dire, je dois faire un tour voir les gosses à Paris ou ailleurs. Mesure-t-on vraiment les conséquences d’un tel drame? les jeunes qui partent n’écoutent pas Cix-el Hesnaoui, pourtant ils devraient, win iruhen ur d yettughal. C’est une saignée adisserr rebi tagura.
Ce n’est bien entendu pas un reproche aux jeunes en quête de liberté, ils ont leurs raisons, elles sont souvent justes, je dis juste…écoutez el hesnaoui, peut être que!
– Akli Drouaz .

Le témoignage bouleversant de Ramia, ancienne esclave sexuelle de Daech

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TÉMOIGNAGE – Alors que le prix Nobel de la Paix 2018 a été remis à Nadia Murad et Denis Mukwege pour leurs efforts dans la lutte contre « les violences sexuelles en tant qu’arme de guerre », Ramia Daoud Ilias, 16 ans, raconte dans un livre son année passée dans les griffes des plus hauts chefs de l’Etat islamique.

A 12 ans, elle a vécu l’enfer… et elle en est revenue. Ramia Daoud Ilias fait partie des plus de 3.000 femmes et jeunes filles yézidies capturées par l’Etat islamique en raison de leur foi – un monothéisme teinté d’Islam qui plonge ses racines dans l’Iran antique -, avant d’être réduites en esclave sexuelle.

Quelques jours après l’attribution du prix Nobel de la paix 2018 à Nadia Murad, ex-esclave de Daech, et Denis Mukwege, gynécologue au Congo, « pour leurs efforts pour mettre fin à l’emploi des violences sexuelles en tant qu’arme de guerre », Ramia Daoud Ilias a tenu à raconter, avec sa mère, son année de calvaire dans un livre : « Prisonnières ». Il en ressort un récit édifiant, un combat pour la survie, de l’Irak à l’Allemagne, de sa capture à sa nouvelle vie en passant par sa fuite. A 16 ans, elle témoigne pour ne pas qu’on oublie les milliers d’autres Yézidies capturées, et encore prisonnières.

Sa vie sous Daech

« Ma capture était un jour très difficile, ils nous ont mis chacun d’un côté, je n’oublierais jamais ce jour-là. [Ramia vivait alors dans un village du nord-est de l’Irak, dans la province du Sinjar, ndlr]. J’ai été vendue là où l’on vendait les esclaves sexuelles : des hommes prenaient les filles qui leur plaisaient. Ils ont choisi un groupe de filles, et on a été transférées à Kojo [un village au nord de l’Irak, ndlr]. J’ai été achetée par un homme du nom de Abou Hârith. On m’a emmené avec ma cousine dans la maison de cet homme, à Mossoul. Tous étaient des combattants de Daech. C’était très dure la vie avec eux. […]

J’ai été revendue plusieurs fois, la plupart du temps, je ne savais pas où j’étais. Et quand je demandais des nouvelles de ma famille, on me disait que c’était fini la famille, que mon père avait été décapité, que j’allais rester là, et qu’il fallait que je fasse mes prières. Ils me forçaient à réciter les prières de l’Islam, mais en cachette, je faisais toujours appel à ‘l’ange-paon’ [l’émanation de Dieu dans le yésidisme, ndlr] pour qu’il me vienne en aide et qu’il me libère ».

Sa fuite de Mossoul

« On voulait s’échapper de Mossoul et dans la maison où l’on était, on a eu la chance de trouver un téléphone portable, pour prévenir qu’on allait essayer de sortir. On était quatre filles, on a attaché toutes sortes de draps et de tissus ensemble et on est descendues par la fenêtre sans se faire voir. On a pris la fuite, on a marché, un taxi est venu, on a levé la main, il nous a pris et nous a déposé dans une maison. Ensuite, on a changé de maison et on pu manger, se laver, changer de vêtements. Mais aussi nous maquiller pour qu’on ne puisse pas être reconnues aux checkpoints.

Moi par exemple, j’ai les cheveux frisés et je me les suis lissés pour que l’on ne puisse pas me reconnaître : l’alerte avait été donnée et tous les checkpoints avaient notre signalement. Après plusieurs points de contrôle, on est sorti de Mossoul pour arriver dans la ville de Tall’Afar, à l’ouest du pays. Là-bas, on a marché deux nuits. La deuxième nuit, on est restées dans une maison parce qu’il y avait des bombardements aériens tout autour. Puis, on a repris la route vers un village où il y avait des Peshmergas kurdes. Ils nous ont logé, nous ont donné à manger et à boire. Les Peshmergas ont ensuite appelé directement mon oncle, et il est venu me retrouver […] ».

Sa vie après l’esclavage de l’Etat islamique

« Quand j’ai retrouvé ma tante Fazia, je lui ai raconté ce qu’ils m’avaient fait, qu’ils m’avaient violé. J’ai commencé à lui donner des détails, comment c’était arrivé… Elle m’a interrompu et m’a dit, ‘c’est fini ce temps-là, tu es en sécurité, il faut oublier’ […] Plus tard, quand j’ai retrouvé ma mère, je lui ai raconté aussi qu’ils m’avaient forcé, fait toute sorte de chose. Ça la rendait très triste, elle me disait aussi d’oublier, mais moi, je voulais me décharger : c’était un fardeau trop lourd à porter. […]

Ce que j’ai vécu était vraiment très dur, je continue à faire des cauchemars, je les vois me capturer à nouveau, je vois ces ennemis-là essayer de me violer encore et encore, je pleure dans mon sommeil. Et quand je me réveille, je pleure. […] J’ai décidé de raconter mon histoire dans ce livre, « Prisonnières », parce que ce n’est pas seulement la mienne : des milliers de filles yézidies ont été capturées, et des milliers sont encore prisonnières. Je veux qu’on puisse les aider et les libérer. […] Mon rêve c’est d’avoir toute ma famille réunie en Allemagne avec moi : mon père, ma mère, mes frères, mes sœurs. Sinon je suis mes cours au lycée et je rêve de devenir médecin, je fais une prépa pour ça en Allemagne ».

Pour l’heure, Ramia est toujours sans nouvelles de son père et de trois de ses frères, tous capturés et enrôlés de force par le groupe Etat islamique.

 

Source : Europe1

Le FFS en crise: Salima Ghezali radiée, Chafaâ Bouaïche “suspendu”, Ahmed Sili démissionne

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Selon les statuts, les sanctions doivent être notifiées sous huitaine par le président de la commission de discipline. Or ce dernier a lui-même démissionné.

Salima Ghezali, journaliste, ex-conseillère de Hocine Aït Ahmed, député d’Alger a été radiée du FFS par la  commission nationale de médiation et de règlement des conflits tandis que le député Chafaa Bouaïche est “suspendu” pour une durée de six mois.

Des décisions que le président de la commission, Ahmed Sili, a refusé de valider en présentant sa démission. Ahmed Sili qui aurait subi de fortes pressions dans une commission composée de partisans de Ali Laskri, crée une autre situation de crise car selon les statuts, les sanctions doivent être notifiées sous huitaine par le président lui-même.

Les sanctions se retrouvent ainsi suspendues au règlement de cette question statutaire. Ahmed Sili entend s’expliquer devant le Conseil national dont la réunion est prévue pour le 19 octobre 2018. Pour des sources proches du FFS, la volonté d’éliminer Salim Ghezali est le fruit d’un accord entre les deux membres de l’instance présidentielle, Ali Laskri et Amokrane Cherifi.

La journaliste qui jouit d’un grand respect parmi les militants était considérée comme une concurrente potentielle à la direction du parti. L’argument de sa radiation, un article interpellant le chef d’état-major de l’ANP paru sur TSA, est “un prétexte grossier” explique-t-on.

“Salima Ghezali est une journaliste connue, elle a dirigé l’hebdomadaire La Nation et aussi Libre Algérie, elle a exprimé un point de vue qui n’engage qu’elle même. Le problème de Laskri et Cherifi est que son écrit a été très apprécié par les militants”.

Chafaâ Bouaïche, député de Bejaïa, a écopé d’une “suspension” de six mois. Très présent dans sa wilaya, Chafaâ Bouaïche a mené une activité énergique contre les “mafias locales – et notamment celle du foncier” et n’hésitait pas à engager des batailles médiatiques frontales contre le Wali et autres responsables locaux.

La décision “modérée” contre Bouaïche témoigne de la gêne qu’inspire ce député actif. Elle montre aussi à quel point que la “radiation” de Salima Ghezali pour un simple article est excessive et “politiquement motivée par une volonté d’éliminer un concurrent” estime une source au FFS.

 

Malik Tahir

huffpostmaghreb.com