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jeudi 2 avril 2026
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Rassemblement le 22 octobre pour Saïd Chitour en danger de mort

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“Le journalisme n’est pas un crime”. C’est sous mot d’ordre et pour éviter qu’il y ait un remake de la tragédie de Mohamed Tamalt avec Saïd Chitour que les journalistes et militants des droits de l’homme sont conviés à se rassembler le 22 octobre, à 10 heures, dans l’enceinte de la maison de la presse, Tahar Djaout, à Alger.

Dans un communiqué du comité de soutien à Saïd Chitour, souligne que cette initiative d’organiser un rassemblement à l’occasion de la 4eme année de la fête nationale de la presse, prise par la «seconde famille » du journaliste emprisonné, intervient dans un contexte de «dégradation de l’état de santé du journaliste emprisonné ».

Le communiqué relève l’acharnement injustifié à l’égard du journaliste dont la détention provisoire a dépassé les limites fixées par la loi. Selon le code de procédure loi, la détention provisoire ne dépasse pas 12 mois (4 mois renouvelables trois fois).

Saïd Chitour qui souffre d’un diabète sévère et d’une hypertension chronique est détenu depuis 16 mois sans procès. Son état de santé inspire les plus grandes inquiétudes à sa famille qui craint désormais pour sa vie.

“Mon frère Saïd est en train de lâcher prise. Son état est très alarmant. Il faut faire quelque chose. C’est urgent” a déclaré la sœur du journaliste, correspondant de plusieurs médias anglo-saxon (Washington Post, Bbc news) emprisonné depuis le 5 juin 2017.

Accusé en novembre 2017 par le parquet de Bir Mourad Rais d’avoir divulguer des “documents gouvernementaux sensibles” à des diplomates étrangers, le journaliste a constamment nié l’accusation en assurant ne pas «avoir aux documents décrits dans les accusations ».

Le comité de soutien à Saïd Chitour souligne par ailleurs la dégradation du contexte du travail des journalistes. “Nous ne pouvons, non plus, nous taire sur la dangereuse escalade contre les journalistes et leur travail sur le terrain”, indique le communiqué.

“Nous appelons les journalistes, de toutes tendances, à participer à ce rassemblement symbolique pacifique qui ne peut qu’un rendez-vous pour renouveler notre refus absolu de l’atteinte à la sécurité et à la vie des journalistes dans un contexte politique électrique”.

 

Source : huffpostmaghreb.com

L’Arabie saoudite confirme que le journaliste Jamal Khashoggi a été tué au consulat d’Istanbul

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Riyad se fonde sur les résultats préliminaires de son enquête interne. Les autorités ajoutent que 18 Saoudiens ont été arrêtés dans le cadre des investigations.

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi est bel et bien mort au consulat d’Istanbul (Turquie), estime l’Arabie saoudite, vendredi 19 octobre, en se basant sur les résultats préliminaires de son enquête interne. Cette prise de position attendue a été relayée par la télévision publique Ekhbaria. Le journaliste, qui s’opposait dans ses chroniques publiées dans le Washington Post au prince héritier Mohammed Ben Salmane, n’avait plus donné signe de vie après s’être rendu, mardi 2 octobre, au consulat de son pays à Istanbul.

Riyad défend la version d’une bagarre qui a mal tourné

Selon la version saoudienne, une bagarre a éclaté entre Jamal Khashoggi et les personnes qui l’ont rencontré au consulat. « Les discussions (…) ont débouché sur une rixe, ce qui a conduit à sa mort », écrit l’agence de presse officielle SPA, en citant le parquet. De son côté, la police turque avait reconstitué le trajet des quinze Saoudiens qui sont entrés dans le consulat en même temps que le journaliste et en sont ressortis peu de temps après. Ces hommes étaient arrivés quelques heures plus tôt de Riyad, la plupart par avion privé, ont précisé des responsables turcs.

Le média Middle East Eye, qui couvre l’actualité du Proche-Orient, affirme par ailleurs que le personnel du consulat était sorti une demi-heure avant le rendez-vous et qu’il lui avait été demandé de prendre congé l’après-midi.

Riyad annonce que 18 ressortissants saoudiens ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire et que les investigations se poursuivent. L’Arabie saoudite a également annoncé le limogeage du vice-président du service général de renseignement, Ahmad al-Assir, et d’un conseiller de haut rang à la cour royale. Avant cette annonce, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le roi Salmane d’Arabie Saoudite s’étaient entretenus pour la deuxième fois par téléphone.

 

Information AFP

Maroc : deux ans de prison ferme pour avoir appelé à manifester après la mort de Hayat

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C’est une peine sévère que vient de prononcer le tribunal de première instance de Tétouan à l’encontre d’un jeune qui avait appelé à manifester sur son compte Facebook après la mort de Hayat Belkacem, tuée par des balles de la Marine royale sur un go-fast.

Agé de 27 ans, Soufiane Al-Nguad était poursuivi entre autres pour « outrage aux symboles de la nation », « appel à l’insurrection civile » ou encore « propagation de la haine », indique son avocat à telquel.ma. « Des publications sur Facebook, dans lesquelles mon client a exprimé sa colère suite à la mort de Hayat Belkacem », explique-t-il.

« Mon client n’a ni fait l’apologie de la haine, ni insulté aucun symbole de la nation. Il a uniquement dénoncé la mort tragique de Hayat. La peine de deux ans ferme est extrêmement dure et exagérée », ajoute l’avocat dont le client avait relayé sur Facebook un appel à une manifestation des ultras de Tétouan suite à la mort de la jeune femme.

Durant le match, le drapeau espagnol avait été brandi et l’hymne national marocain avait été hué en direct à la télévision et après la rencontre, des biens publics et privés avaient été saccagés.

Près d’une vingtaine d’autres jeunes sont actuellement poursuivis par la justice pour les mêmes faits.

Soufiane Al-Nguad avait été arrêté le 1er octobre dernier. Deux jours auparavant, il avait diffusé sur Facebook la convocation de la police.

bladi.net

Algérie : «Saïd Bouhadja ne peut pas être révoqué»

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Mercredi 18 octobre, le Bureau de l’Assemblée populaire nationale (ANP) a constaté « la vacance de poste » de son président, Saïd Bouhadja. Fatiha Benabbou, constitutionnaliste, chercheuse et professeure de droit à l’université d’Alger, revient sur cette crise sans précédent depuis l’avènement du multipartisme en 1989.

Premier pas vers la destitution formelle de Saïd Bouhadja ? La commission juridique de l’Assemblée, saisie par le Bureau (un organe composé du président et de huit vice-présidents), a confirmé ce jeudi « la vacance de poste » du 3e personnage de l’État. Sauf énième retournement de situation, une élection aura lieu la semaine prochaine pour désigner le nouveau chef de l’APN.

Depuis le 27 septembre dernier, des députés de la majorité présidentielle (FLN, RND, TAJ et MPA) ont gelé leurs activités dans l’hémicycle et exigent le départ de Saïd Bouhadja. Dénonçant un acte anticonstitutionnel, ce dernier refuse d’abdiquer, répétant qu’il ne partira que si le président Bouteflika le lui demande.

Jeune Afrique : Le Bureau de l’Assemblée nationale a constaté, hier lors d’une réunion extraordinaire, la « vacance de poste » de son président. Cette décision a-t-elle un fondement légal ?

Fatiha Benabbou : Personne n’a besoin d’une formation de juriste pour y répondre. Évidemment que cette décision est inconstitutionnelle, puisque le statut du président de l’APN est reconnu par la loi fondamentale. Il y a une disposition expresse qui dit que son mandat est de cinq ans.

Saïd Bouhadja ne peut-il donc pas être révoqué ?

Non, impossible. Sinon ce serait une décision inconstitutionnelle. L’ancien président du Conseil de la nation (chambre haute du parlement algérien), Bachir Boumaza, avait bien été poussé à la porte en 2001, mais sa situation n’était pas la même. À l’époque, on avait pu jouer sur deux dispositions constitutionnelles contradictoires.

D’un côté, l’article 114 alinéa 1 de l’ancienne Constitution, qui stipulait que le président de la seconde chambre est élu pour une période de trois ans. De l’autre, il y avait une disposition transitoire, en l’occurrence l’article 181, qui disait clairement que le premier président du Conseil de la nation allait disposer d’un mandat de six ans. En droit, la disposition spéciale déroge à la disposition générale. Dans ce cas, l’article 181 dérogeait à l’article 114. Il y avait un doute, et on a joué sur ça pour évincer Bachir Boumaza.

Dans le cas du président de l’Assemblée, le Bureau a évoqué l’article 10 du règlement intérieur, selon lequel la vacance du pouvoir peut être prononcée en cas de décès, de démission, d’incompatibilité ou d’incapacité du président. Comment peut-on constater une incompatibilité ou une incapacité ?

L’incapacité, c’est l’état dans lequel se trouve une personne qui est incapable de se déplacer, qui se trouve dans un état de léthargie ou encore de paralysie grave. Il lui est donc physiquement impossible d’exercer ses fonctions. Ce n’est pas un bureau qui constate cette incapacité, mais des médecins assermentés.

Quid de l’incompatibilité ?

La loi organique de janvier 2012 codifie cette incompatibilité, qui se prononce juste après l’élection de l’Assemblée. On va demander au député de choisir entre son nouveau statut d’élu et la ou les fonctions antérieures qu’il occupait avec son élection. Ainsi, un parlementaire ne peut à la fois exercer son mandat d’élu et occuper des fonctions dans le privé ou au sein des institutions, administrations publiques et collectivités territoriales, en qualité de membre de leurs organes ou structures sociales.

La fonction d’un député est de défendre l’intérêt général, et non l’intérêt spécifique d’une corporation ou d’un secteur. Il y a des fonctions pour lesquelles il n’y a pas d’incompatibilité, comme par exemple enseignant ou chercheur, qui permettent de cumuler les deux statuts. C’est ce qu’on appelle le non-cumul des fonctions – totalement différent d’une incompatibilité d’humeur entre telle ou telle majorité politique. Par conséquent, dans le cas du président de l’Assemblée nationale, on ne peut évoquer ni l’incapacité ni l’incompatibilité.

Mardi 16 octobre, des députés de la majorité ont empêché Saïd Bouhadja de rejoindre l’hémicycle, qui a été fermé avec un cadenas. Les contestataires ont également évacué et changé les serrures de ses bureaux du cinquième étage. Est-ce une manière de précipiter cette vacance de poste ? Les actions de ces députés sont-elles légales ?

On ne peut pas créer une vacance de poste en empêchant le président de se rendre à ses bureaux. N’était-ce l’immunité parlementaire qui protège les députés, et qui englobe aussi l’enceinte du Parlement, nous serions devant une voie de fait.

 

Je ne comprends pas comment le président de l’Assemblée nationale, qui a toutes les forces de sécurité à l’intérieur du bâtiment sous sa responsabilité, ne les a pas fait intervenir. Il aurait pu leur dire : « Dégagez-moi tous ces gens-là ! », et faire enlever les cadenas.

Certes, les députés sont juridiquement protégés par l’immunité parlementaire, mais est-ce légal de cadenasser le portail d’une institution et de changer les serrures du bureau du président ?

Oui, sauf si on considère que nous sommes face à un flagrant délit. Si on arrive à démontrer le flagrant délit, l’immunité parlementaire tombe d’elle-même. Mais c’est au président de l’APN de le démontrer. Nul n’a le droit de pénétrer dans l’enceinte parlementaire sans l’autorisation du président, qui a sous son commandement les forces de sécurité. La loi lui donne le droit d’intervenir pour répondre à ces actions. Il est en droit de leur donner l’ordre de sécuriser le lieu et d’enlever les cadenas.

Que le président de l’Assemblée peut-il faire aujourd’hui pour invalider la décision du bureau de l’APN ?

Il ne peut pas annuler cette décision, car c’est un acte parlementaire et non administratif, donc ne peut pas être porté devant la justice. Les actes parlementaires ne sont pas susceptibles d’être portés devant le conseil d’État.

Selon vous, quelle peut être la suite de ce bras de fer entre les deux parties ?

Les adversaires du président de l’Assemblée nationale ont été très mal conseillés, car ils ont commis un coup de force qui ternit l’image de cette institution et de l’Algérie. C’est un rapport de forces politique qui ne peut être réglé que par une solution constitutionnelle. Si le droit ne peut rien, il donne une solution au président de la république de dissoudre l’Assemblée sans conditions. C’est une solution démocratique qui met l’Algérie à l’aise devant l’opinion publique nationale et internationale.

Tandis que là, nous sommes dans un coup de force qui peut faire plonger le pays dans une situation d’incertitude. Le droit, s’il n’est pas respecté par les personnes mêmes qui sont censés le mettre en œuvre, peut donner lieu à toutes les dérives. Quand ceux qui votent les textes ne les respectent pas, le citoyen peut se rebeller contre l’ordre et la loi.

 

Source : jeuneafrique.com

Karim Benzema soupçonné d’être mêlé à une tentative d’enlèvement

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Selon les informations de « Mediapart », les faits se seraient déroulés le 7 octobre à Paris, en marge du match PSG-Lyon.

FOOTBALL – Revoilà KB9 dans la rubrique faits-divers. Ce jeudi 18 octobre, Mediapart révèle que l’attaquant du Real Madrid, Karim Benzema, fait l’objet de soupçons à la suite d’un dépôt d’une plainte pour “tentative d’arrestation, d’enlèvement, séquestration ou détention arbitraire, violence n’ayant entraîné aucune incapacité de travail”.

Celle-ci a été déposée au commissariat de Nanterre par Léo D’Souza, un intermédiaire comme il en existe plein dans le monde du foot, et avec lequel l’ancien Lyonnais a plusieurs fois collaboré. Dans sa déposition, le plaignant fait le lien entre une agression dont il a été victime et un litige qui l’oppose à Karim Benzema. Le lendemain de ce dépôt, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour “tentative d’extorsion”.

Que s’est-il passé?

Selon le site d’investigation, les relations entre Léo D’Souza et la star du Real Madrid se sont récemment dégradées, à la suite d’un transfert d’argent en liquide qui s’est mal passé. Mandaté au mois de juillet par le footballeur pour aller récupérer au Maroc 50.000 euros obtenus via un sponsor, l’intermédiaire a été intercepté par la douane, laquelle a saisi le cash, qui s’est ensuite volatilisé.

Problème, “le clan Benzema a acquis la conviction, en récupérant notamment une quittance de paiement auprès des douanes marocaines, que ‘Léo a conservé l’argent’”, écrit Mediapart. Quelques semaines plus tard, le 7 octobre à l’occasion du match PSG-Lyon, Léo D’Souza a été invité par un ami qu’il a en commun avec Karim Benzema à se rendre à l’issue du match dans un bar à chichas du XIIIe arrondissement de Paris, quai François-Mauriac. Objectif de cette rencontre: un coup de fil via FaceTime à Karim Benzema.

Alors qu’il fumait une cigarette devant l’enseigne, le plaignant indique avoir vu un van noir se diriger vers lui. “Un piéton s’approche sur sa droite. Léo tourne la tête et reconnaît Smaïne Tabennehas, un ami d’enfance de Benzema”, poursuitMediapart. Ce dernier l’aurait sommé de rentrer dans le van. Conscient qu’il ne pouvait s’agir d’une coïncidence, Léo D’Souza refuse. Toujours selon sa déposition, il aurait alors reçu plusieurs coups, au visage et dans les côtes.

Alertés par le bruit, les employés du bar sortent, et demandent à l’entourage de Karim Benzema de quitter les lieux. Léo D’Souza a affirmé aux policiers avoir eu l’impression de reconnaître le footballeur dans le van, ce que les constations policières ont contredit. Il s’agissait en fait de Yamna Aghrib, autre ami du madrilène. Cette petite bande s’est ensuite rendue à l’hôtel Royal Monceau, où logeait ce soir-là Karim Benzema.

Interrogé par Mediapart, l’avocat du joueur affirme que “la plainte de Monsieur D’Souza est une tentative aussi mensongère que maladroite de couvrir ses turpitudes”. Pour l’heure, l’enquête a été confiée au 3e district de la police judiciaire de Paris.

 

Rédaction du HuffPost

EuroMed Rights : L’Algérie doit libérer de toute urgence le journaliste Said Chitour, dont l’état de santé est alarmant

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Alerte

Bruxelles, 18 octobre 2018

Le journaliste Said Chitour a été arrêté le 5 juin 2017 à l’aéroport international d’Alger par les services de renseignement, puis placé en détention dans la prison d’El Harrach. Il a été poursuivi en vertu de l’article 65 du code pénal, car il aurait livré des informations classées secrètes à des diplomates étrangers. Alors que ses avocats soulignent l’absence de preuves sur les faits qui lui ont été reprochés, Said Chitour risque la prison à vie.

Détenu sans jugement depuis 16 mois, l’état de santé de Said Chitour est alarmant et ne cesse de se dégrader. Il souffre notamment d’une tumeur à la base du crâne, et d’un diabète sévère qui mettent sa vie en danger.

Said Chitour n’est pas un cas isolé, Mohamed Tamalt, journaliste algérien a été arrêté le 27 juin 2016 et condamné à deux années de prison ferme pour offense au président de la République et des institutions de l’Etat. Depuis le début de sa détention, il avait entamé une grève de la faim, qui a conduit à la détérioration de son état de santé et son décès en prison, le 11 décembre 2016.

Bien que la Constitution algérienne garantisse certains droits comme celui à la liberté d’association, de réunion et d’expression, les textes de lois qui les encadrent sont particulièrement restrictifs et utilisent des termes vagues qui permettent de poursuivre des personnes pour l’exercice pacifique de leur droit à la liberté de réunion et d’expression, et portent atteinte à la liberté de la presse.

Euromed Droits condamne la mise en détention arbitraire de Said Chitour, malgré son état de santé critique, et appelle les autorités algériennes à le libérer de toute urgence.

Euromed Droits rappelle également aux autorités algériennes, les recommandations du Comité des droits de l’Homme de l’ONU publiées le 27 juillet 2018, et en particulier l’observation n°36 : « s’assurer de la libération inconditionnelle de toute personne détenue de manière arbitraire et ouvrir des enquêtes efficaces et indépendantes sur toute allégation d’arrestation arbitraire», garantie par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’Algérie (article 9).

EuroMed Rights

La saoudienne Rana Ahmad : « Il m’a fallu un an pour admettre que j’étais athée »

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La jeune femme de 32 ans raconte sa fuite d’Arabie saoudite et sa reconstruction, dans la crainte, en Allemagne. « Je sais que mon frère a fait le projet de venir me tuer ».

Pour sa liberté, Rana Ahmad a décidé de fuir son pays, l’Arabie saoudite, et sa religion, l’islam. Aujourd’hui âgée de 32 ans, la native de Ryiad relate son histoire dans un ouvrage, Ici, les femmes ne rêvent pas : Histoire d’une évasion (Editions Globe). Elle y raconte notamment qu’un jour, alors qu’elle est adolescente, son grand-père lui arrache son vélo pour lui imposer de porter la burqa. « C’est à partir de là que je deviens différente », confie-t-elle.

« J’essayais de trouver quelque chose qui donne raison à ma religion. » Cet événement lui a fait ressentir de « la souffrance ». « J’ai l’impression de ne pas être vivante. Je me sens comme morte. » Par la suite, Rana Ahmad est mariée de force. Son mari refuse qu’elle fasse des études, son beau-père tente d’abuser d’elle sexuellement, elle en parle et personne ne la croit. Elle décide finalement de divorcer et lorsqu’elle se retrouve seule, elle tombe sur un compte Twitter qui lui fait douter de sa religion et la pousse à partir.

« J’essayais de trouver quelque chose qui donne raison à ma religion », se souvient-elle. Finalement, en lisant « des choses sur les droits des femmes » ou « la manière dont vivaient les êtres humains dans d’autres pays », elle a « réalisé qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas dans (sa) religion et (sa) société ».

« Mon frère a fait le projet de venir me tuer en Allemagne. » Cette prise de conscience a été « extrêmement difficile » pour elle. « J’ai beaucoup pleuré, j’ai beaucoup lu parce que je voulais découvrir la vérité le plus vite possible. » « Il m’a fallu un an pour admettre que j’étais athée et que je ne croyais plus en Allah ni en d’autres dieux », au terme d’un long processus.

Elle a finalement rejoint l’Allemagne, où elle se trouve encore aujourd’hui. Pourtant, elle ne se sent pas totalement en sécurité : « Je me dis toujours qu’un jour, je risque d’être blessée ou tuée parce que je m’exprime en public. Je sais que mon frère a fait le projet de venir me tuer en Allemagne. »

« En tant que femmes, (…) nous pouvons être nous-mêmes. » « Avant de mourir, je veux dire pour toutes les femmes, dans tous les pays, que l’on peut changer nos vies. Nous sommes fortes en tant que femmes et nous pouvons faire quelque chose de fantastique avec nos vies. Nous pouvons être nous-mêmes », affirme Rana Ahmad.

Grégoire Duhourcau

Source : Europe 1

Pas de prolongation M. Bouhadja

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Après plus de vingt jours de silence, Said Bouhadja, président de l’assemblée populaire nationale sort enfin de sa réserve pour nous assener ses vérités.

Il nous apprend que son chef au FLN, Djamel Ould Abbès est illégitime et que son intronisation à la tête de l’ancien parti unique n’est que provisoire après la chute de son prédécesseur Saidani et que le bureau de ce parti ne s’est pas réuni depuis deux ans … en croyant faire un scoop avec ces déclarations.

Monsieur Bouhadja, pourquoi n’avez-vous pas soufflé un mot durant ces deux années ?

Pourquoi n’avez-vous pas dénoncé l’illégitimité de votre ex-ami Djamel Ould Abbès ?

Pourquoi n’avez-vous jamais signalé l’irrégularité de cette l’institution qui vous emploie ?

Pourquoi n’avez-vous à aucun moment dénoncé l’abreuvoir où vous apaisiez votre soif ?

Oui, Monsieur Bouhadja, vous ne nous apprenez rien. Tout est illégitime. Le peuple le savait depuis 1962, lorsqu’on l’a privé de son indépendance chèrement acquise. Et vous, ce n’est que maintenant que vous découvrez cette illégitimité ?

C’est trop tard Monsieur Bouhadja. Vous et vos semblables, vous avez perdu le match et vous et n’avez plus le droit aux prolongations.

Algérie : Matricide ou retour de conquête ?

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En Algérie, d’aucuns pensent que le pire est encore à venir. Comment leur donner tort quand on constate l’état de délabrement auquel est arrivé notre pays ? Un désordre culturel, économique,  social et juridique fait pendant au despotisme, la violence, la corruption, l’opportunisme, l’incivisme, le racisme et le racket, dans l’impunité totale et le sentiment général que tout est normal.

Dans ce pays où le droit et la loi empruntent des voies parallèles qui ne se rencontrent jamais, le devoir citoyen  et l’engagement patriotique deviennent objets de raillerie quand ils ne sont pas simplement combattus et réprimés. Il y a Certes, un drapeau national brandi ostensiblement à toutes les occasions, mais qu’en  est-il vraiment dans le fond ? Le nationalisme assourdissant, n’est-il pas en train de dissoudre dans les eaux troubles d’un reniement sournois, les derniers bastions patriotiques ?

Des décennies de conditionnement par les moyens d’une arabisation et d’une islamisation  abêtissantes et belliqueuses ont fini par produire des algériens qui se gargarisent de faux savoirs et de fausses valeurs, cherchant leurs modèles dans le panthéon obscur de l’Arabie bédouine.  Ils se saoulent à l’eau « bénite » d’un désert noire de pétrole et se pensent forts, intelligents, libres, heureux, et de surcroît titulaires pour le paradis.

Les islamistes sont partout,  ils investissent les institutions, les espaces publics et même  nos foyers. Ils pénètrent le corps de la société par tous ses pores avec la bénédiction des faiseurs de lois et de la force qui les inspire.  L’impunité leur est assurée. Alors, rien ne les arrête pour décerveler, contraindre et terroriser une population qui leur est livrée pieds et poings liés par un pouvoir que le moindre sentiment patriotique n’anime.

Point de lois pour mettre fin à leurs agissements néfastes ! Point de droits aux victimes pour s’en défendre !

Les hôpitaux manquent, l’équipement médical fait défaut, mais les mosquées poussent comme des champignons, elles  diffusent de leurs minarets insolents des prêches incendiaires, contre la vie, les libertés, les loisirs, la beauté et  les non musulmans. On y embrigade par milliers des adultes infantilisés, des femmes soumises et des enfants innocents. Dans ces temples où la parole insulte la sagesse, on  prétend guider les fidèles sur « le bon chemin », mais tout le monde observe qu’on en sort pervers, hypocrites, mercantiles, haineux voire criminels.

Leurs hauts parleurs inutiles et tonitruants  matraquent sans cesse les esprits libres restés hors de leurs enceintes,  avec une nuisance sonore qui ne respecte ni le sommeil du bébé, ni le repos du travailleur, ni la tranquillité du malade. Leurs harangues sont inaudibles à l’extérieur et personne n’est assez fou pour chercher dans ces conditions à en saisir la teneur.  Mais qu’importe ! Le but essentiel, n’est-il pas d’affirmer et de réaffirmer une domination absolue sur les consciences ? Comme un burin, on enfonce constamment le dogme exclusif dans les têtes, lesquelles par la force des choses, finissent par s’incliner et se vider de toute substance susceptible de les relever.  C’est ainsi qu’on perpétue la bêtise depuis des siècles. Goebbels n’a rien inventé.

Les  insoumis qui échappent à leur emprise,  eux, sont injuriés, menacés, épiés et souvent traqués puis  arrêtés au nom de la loi pour avoir été surpris dans leur intimité en train de manger au mois de Ramadhan, en possession d’un livre professant une autre confession,  ou simplement pour avoir exprimé une opinion qui ne convient pas aux gourous du pays. Parfois, au nom d’Allah, ils reçoivent une balle dans la tête pour éteindre la lumière qui en émane.

Ces  constructions effrénées aux coûts faramineux,  s’érigent sur les deniers de l’Etat, associés aux fortunes mal acquises des riches  malandrins que le système politique engendre à profusion. L’honorabilité se vend et s’achète  sur le marché de la bigoterie comme une vulgaire denrée. Tout le monde y fait ses emplettes sans remord ni pudeur.  Les jeunes femmes portent le hidjab pour trouver un mari sans se soucier de ce qui les attend. Etre vues par tous les déphasés de leur temps, comme des filles de « bonnes mœurs » vaut bien le guêpier dans lequel elles se jettent. Les hommes s’accoutrent  d’un habit moyenâgeux pour fuir leur siècle dont ils apprécient pourtant le bon gîte, la bonne pitance et les joujoux de luxe. Il est vrai que pour eux, la modernité n’est qu’un moyen de consommation matérielle et non un levier d’émancipation. Des enfants encore immaculés, de plus en plus nombreux, sont impitoyablement traînés par la main et conduits pour un avenir déjà sur le retour. On leur apprend à mourir mais non à vivre.

Il n’y a plus un seul lieu où la mosquée ne s’impose,  on en voit sur les routes, dans les institutions, à l’intérieur et à  l’entrée des écoles, dans les stations de services, dans les parcs etc.  A ce rythme, ils finiront par nous les imposer dans nos maisons.

« Les gens  s’assènent des coups de haches sur la tête  sans s’en rendre compte », cette expression populaire, résume bien la profondeur de l’aliénation d’un peuple qui perd tous ses repères.

Le danger islamiste ne réside pas seulement dans son action armée, mais aussi et surtout dans la violence qu’il exerce sur les consciences et les libertés.  Le pouvoir le sait et s’en délecte. De vieux militants sur la touche et des opposants de façade qui se bousculent au portillon des dépendances du Palais, veulent nous faire  croire que ce danger est désormais écarté. Les uns capitulent, les autres composent. Les premiers veulent fixer toute l’attention publique sur leur passé, attendant des hommages souvent immérités.  Ils font diversion. Les seconds, tels des détrousseurs de cadavres, redoublent de combines afin de tirer quelque profit de cette effroyable situation.

Dans le système scolaire où l’on devrait investir tous les moyens pour  enseigner le savoir et fournir aux jeunes une éducation épanouie et universelle, on mobilise  toutes les ressources pour engager les élèves et les étudiants dans la voie de l’obscurantisme. Si l’histoire témoigne avec certitude que la période d’avant l’Islam ne fut point celle de «  la djahilia », pour notre part, nous affirmons  sans risque de nous tromper que cette « djahilia » est bien répandue à notre époque par ceux la mêmes qui nous répètent inlassablement qu’avant « la révélation », régnait l’ignorance. Du cycle primaire à la fin du cycle universitaire, l’enseignement officiel  assume la promotion de la médiocrité par l’impéritie de son encadrement islamiste et baathiste. IL alimente les médias, les mosquées et tous les corps de métiers en charge de former ou de protéger le citoyen, d’un éblouissant crétinisme qui fait tache d’huile sur un pays qui a tant sacrifié pour se  sortir des ténèbres de l’ignorance. Si les blessures sont encore grandes ouvertes, leurs cris sont étouffés dans le vacarme d’une dévotion simulée et tapageuse, d’un arabisme prétentieux et criard et d’une curée fiévreuse autour du butin d’un pays qui se meurt. Du moins le croit-on.

La nuisance civique est devenue un sport national,  c’est au degré de sa gravité que le mâle algérien évalue sa virilité. Il insulte, agresse et détruit sans le moindre doute sur la finalité de ses actions. Il sera  grand ! Même l’assassinat est considéré dans certains milieux comme un honorable exploit. Le crime et la destruction sont banalisés. Ils n’indignent plus personne.

On défigure  nature et villes sans que cela dérange ni les pouvoirs publics ni la population.  Des tonnes de déchets polluent notre environnement devenu une poubelle à ciel ouvert. Divers produits en plastique, des tessons de bouteilles, des canettes de soda et de bière sont jetés nonchalamment  sous nos fenêtres, dans nos rues, dans nos parcs, sur nos routes, dans nos champs et au bord de nos plages. Des pots de vin imposent une urbanisation anarchique avec une architecture déprimante qui démultiplie nos stress et nos angoisses.

Pour illustrer ces comportements normalisés, on raconte dans les cercles marginalisés cette anecdote qui n’est pas loin de la réalité d’aujourd’hui : un jour,  un ouvrier agricole est venu se plaindre auprès du FLN pour avoir été bastonné par le colon qui l’a surpris en train de déféquer dans sa vigne. On lui répondit  «  Ne t’inquiète pas trop, quand nous aurons notre indépendance tu pourras déféquer partout en toute liberté !».

L’audace des vils s’affiche partout sans vergogne.

Larbins, Ripoux, Batalguias, parkingueurs-indicateurs, dealers, escrocs, voleurs, politiciens véreux, commerçants malhonnêtes, fonctionnaires vénaux, faux entrepreneurs et trafiquants en tous genres  se pavanent comme des paons avec une arrogance qui n’a d’égale que celle des princes qui les protègent et nous gouvernent.

Rares sont les voix qui s’élèvent contre ces fléaux. La lâcheté  est devenue une règle de conduite pour qui pense que ces maux ne l’atteignent pas. De toutes les  manières, un jour il partira loin, très loin sans jamais se retourner. Pour l’heure, il doit tirer ses marrons du feu en  se mêlant aux loups qui dévorent son pays. La boîte de pandore est ouverte, les mauvais instincts sont libérés. Aucun scrupule, aucune limite,   ne freine les appétits voraces de pouvoir et de fortune. La pagaille nationale autorise tous les excès pourvu que la tranquillité des dirigeants soit assurée.  Le vice trône sur la vertu et se couvre d’orgueil et de gloire.

Le Pouvoir politique  est certainement responsable de cette situation.   mais force nous est d’admettre que celui-ci a réussi à gagner le soutien  d’une bonne partie de la population pour perpétuer son règne calamiteux et dévoyer  la société. Excepté quelques réfractaires noyées dans la multitude, aucune catégorie sociale ne se détache de la moutonnière. Ouvriers, paysans, jeunes, intellectuels, étudiants, cadres, patrons, commerçants,  femmes et militants de tous bords sont pris dans les rets d’une idéologie sournoise qui les entraîne dans de vaines illusions pour mieux les broyer.

Par intérêt ou par inconscience, les forces actives de la société participent à l’œuvre funeste quand ce n’est pas l’inertie de l’indifférence,  cédant toute volonté à la fatalité, qui les rend indubitablement complices de ce désastre. Ils se taisent et laissent voguer la galère qui les embarque avec  leurs progénitures sur les flots de l’enfer obscurantiste.

Ceux qui n’arrivent pas à trouver leur place dans ce monde de jungle,  s’en vont par milliers, parfois au risque de leurs vies, tenter l’aventure dans des contrées lointaines,  pourtant peu hospitalières. Ils emboîtent le pas à ceux qui sucent leur pays, transfèrent ses richesses en Occident ou en Orient et changent de patrie.

La construction d’une nation  nécessite l’intérêt et la mobilisation de ses forces vives  mais, visiblement, peu d’algériens semblent être aujourd’hui en phase avec ce projet.  Il n’y a plus qu’Allah et l’appât de l’appât du gain facile qui captive les passions. L’un sert de paravent à toutes sortes de  manigances, l’autre à préparer une place au soleil sous d’autres cieux.  Il n’est pas aisé de recenser  tous les maux dont souffre l’Algérie.  Ils sont si nombreux et si graves qu’on se surprend parfois à penser que c’est fini,  l’idéologie arabo-musulmane  a eu raison de ce pays, surtout qu’après des décennies de tâtonnements, ses partisans au pouvoir sont  arrivés à lui trouver son modèle économique adéquat : Le bazar et la rapine.  Boumédienne et Chadli ont essayé de l’atteler pour l’un au socialisme et pour l’autre au libéralisme, mais La vision archaïque et despotique qu’elle sous-tend ne peut s’accommoder  avec ces options modernes. Alors, l’emporte l’option du chaos plutôt que de céder sur l’étendard des ténèbres.  On exacerbe le régionalisme, on suscite le racisme arabes/noirs/ amazighs /kabyles pour miner toute cohésion sociale. De grands médias, des écoles et des mosquées sont mis à contribution. Nous y reviendrons.

Mokrane Gacem

Instruction ou éducation à l’école ?

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Le choix entre l’instruction et l’éducation à l’école est un débat difficile et complexe.

Pour les tenants de l’instruction, dont je fais partie, l’école doit transmettre les savoirs universels. Condorcet pour les pédagogues est le premier à avoir pensé l’école de la République à travers ses cinq mémoires sur l’instruction publique.

À l’époque, on parlait bien d’instruction et non d’éducation, cette dernière revenant aux familles. Certes, l’école transmettait aussi des valeurs, mais celles-ci passaient par l’histoire, la littérature, les textes. Et c’est en cela qu’elles étaient émancipatrices puisqu’elles étaient le fruit d’un savoir.

Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, cet équilibre a été bouleversé. Les savoirs ont peu à peu été abandonnés au profit de ce que nous appelons le «savoir-être». Dans le socle commun de connaissances et de compétences définies par l’Éducation nationale, les grands textes officiels du savoir sont mis sur le même plan que certaines «compétences» qui relèvent de l’éducation des familles, tels que «le savoir-vivre ensemble» ou «le savoir respecter autrui». La polémique autour de la théorie du genre, bien qu’elle ait été instrumentalisée par certains extrémistes, illustre la propension de l’école à vouloir concurrencer la vision du monde transmise aux enfants par leurs parents.

Il me paraît plus urgent d’apprendre aux élèves à lire, écrire et compter et s’ouvrir sur les langues du savoir.  Il faut miser beaucoup plus sur l’intelligence pour élever les esprits. C’est par là que passe le combat pour l’émancipation et non par la politique obscurantiste.  Ce combat pour s’émanciper de la tutelle des traditions, de l’obscurantisme est de mené de manière originale parfois ou par tâtonnements tout en essayant d’échanger et de tirer profit des expériences pédagogiques à travers le diagnostic sectoriel de son système éducatif, avec pour objectif principal d’identifier et de relever les défis majeurs qui se posaient au système. Les résultats de ce diagnostic doivent être utilisés pour définir un certain nombre de réformes dans le secteur, ayant comme objectif d’engager le système éducatif du pays sur la voie d’un développement harmonieux et équitable, favorisant l’accès à une éducation inclusive et de qualité pour tous les enfants, et une croissance économique soutenable et profitable à tous.

La décennie noire a cependant engendré des dégâts considérables, un retard important dans le processus de mise en œuvre des différentes réformes alors définies. Depuis le retour à la stabilité, le pays à travers la nouvelle ministre Mme Benghebrit, s’est de nouveau engagé dans d’ambitieuses réformes éducatives, ayant de fortes implications stratégiques et financières. Dans ce contexte, la conduite d’un nouveau diagnostic sectoriel de l’éducation nationale est particulièrement opportune, et indispensable pour disposer d’une analyse fine de l’état d’avancement des réformes engagées sur la base du diagnostic précédent, et identifier les besoins émergents.

 

Slimane Alem