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lundi 6 avril 2026
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Le coordinateur de Mouwatana condamné à 2 mois de prison

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Le coordinateur du mouvement Mouwatana à Constantine, Abdelkrim Zeghilèche, responsable de la webradio Sarbacane, a été condamné ce mardi 27 novembre 2018 à deux mois de prison avec sursis et une amende de 50.000 Da par le tribunal de Constantine pour diffamation.

Il a toutefois maintenu sous mandat de dépôt dans une seconde affaire sur décision du juge d’instruction, où il est accusé “d”atteinte au président de la république” et “l’exercice d’une activité sans autorisation”, a-t-on appris auprès de Me. Zoubida Assoul.

La même source, membre du mouvement Mouwatana, a expliqué que cette affaire de diffamation ne concernait aucunement le patron du groupe Ennahar, Anis Rahmani et le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, comme rapporté par plusieurs médias.

La plainte a été déposée par un particulier, un ex-membre de la webradio Sarbacane.

Les autres plaintes, “atteinte à la privée” et “outrage à un fonctionnaire public” ont été abandonnées par le juge, a-t-elle rajouté.

Abdelkrim Zeghileche a été arrêté le 31 octobre à Constantine et placé en mandat de dépôt.

 

Source : HuffPost Algérie

La journée internationale contre la violence à l’égard de la femme

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Par Dr Lakhdar AMOKRANE

25 NOVEMBRE : JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE À L’ÉGARD DES FEMMES

 

ORANGER LE MONDE, POUR TOUJOURS…

 

En cette journée du 25 novembre 2018, date anniversaire de sa proclamation, il y a 19 ans par l’assemblée générale de l’ONU, comme journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’on ne peut que se révolter à l’écoute du chiffre effarant de millions de femmes dans le monde, et de plus de 100.000 femmes déclarées « violentées » en Algérie !

À partir d’aujourd’hui, l’ONU initie une campagne de prévention « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes » pour une durée de 16 jours jusqu’au 10 décembre 2018 date de la journée internationale des droits humains. Ainsi, à cette occasion, l’ONU invite les États et les sociétés civiles à « ORANGER LE MONDE » en utilisant la couleur orange qui symbolise « UN AVENIR MEILLEUR OU LA VIOLENCE N’A PLUS SA PLACE ».

Dans notre pays, le gel par le Sénat de la loi criminalisant les violences faites aux femmes, toujours congelée dans ses tiroirs depuis des mois, démontre que les « tabous » et « freins sociétaux » cachent une réalité des plus terribles. Plus que les violences physiques et morales subites par les femmes, la première des « violences » à dénoncer est l’exclusion de celle-ci de la vie politique «réelle », car on la fait exister artificiellement !. Un déni de ses droits sociopolitiques les plus élémentaires.

Alors, la femme, un problème ? Oui, si on se fie à la réalité d’aujourd’hui, que ce soit dans la société ou dans les partis politiques.  Il faut le dire : le problème de la femme chez nous est avant tout : L’HOMME, et à travers lui la famille ! L’homme (père, frère, mari, militant, collègue…) n’arrive toujours pas à s’adapter aux réalités universelles ni à se débarrasser de ses archaïsmes, malgré qu’il se revendique citoyen du monde ou militant de la démocratie ! Une dichotomie incompréhensible qui s’apparenterait à un dédoublement de la personnalité non assumé !

Depuis, l’indépendance, et jusqu’à ce jour, il faudrait bien admettre l’échec de toutes les politiques d’intégration des femmes dans les différents segments de la vie. Échec de toute la société, dirions-nous !

À cette occasion, les femmes algériennes doivent tirer les leçons des expériences passées, car il est impératif que ce soient elles-mêmes qui prennent l’initiative de la réflexion, du débat politique et de l’action, avant que les uns et les autres n’agitent la question de leur situation, de leurs droits à des fins politiciennes. Les femmes ne peuvent plus, et ne veulent plus être ces « pots aux fleurs » qu’on exhibe à l’occasion, pour faire bon usage face à la galerie !

Il faut le dire et le répéter aujourd’hui : tout le monde (surtout les hommes et la famille, et ce n’est pas de la provocation !) doit comprendre que les femmes refusent la démagogie et la manipulation, et si l’exploitation de la « question femme » est révélatrice de la reconnaissance de leurs luttes, elle ne doit pas leur masquer le risque d’être encore une fois « utilisées ».

Les femmes doivent refuser de servir de « MASSE DE MANOEUVRE », et doivent aussi choisir, en « SUJETS AGISSANTS » les voies et moyens à même de répondre à leurs interrogations, préoccupations et revendications.

Nombreux sont ceux, aujourd’hui, qui se réclament de la démocratie, mais certains omettent de rappeler que l’égalité DES DROITS est un principe fondamental de la démocratie, qui sous-entend ceux de souveraineté, de liberté et de justice.

En Algérie, les exemples d’inégalités peuvent être multipliés à loisir. Il suffit de regarder autour de nous pour constater, par exemple, que l’édifice législatif est un « VÉRITABLE MAQUIS » qui combine généralité de la loi et le statut spécifique le contrecarrant. Et si les femmes continuent de dénoncer la partialité des « lois algériennes », c’est parce qu’elles ne diminuent en rien la vulnérabilité des femmes sur le plan juridique !

Aussi, il est primordial que l’opposition nationale s’engage pour l’avènement et la favorisation d’une plus grande participation de la femme dans la vie politique, et dans les institutions de l’état de droit que nous voulons instaurer une fois la transition démocratique réussie.  Elle démontrera, ainsi, un esprit ouvert à tous les citoyens développera sa base sociale et démontrera également à la communauté nationale, son engagement vers l’égalité et le respect des conventions internationales ratifiées par l’Algérie. Impliquer les femmes dans l’arène politique garantira que toutes les politiques initiées soient basées sur des PERSPECTIVES INCLUSIVES, car renforcer et pérenniser la participation féminine dans la société, les institutions de l’État est une question de VOLONTÉ POLITIQUE.

Le problème des mentalités envers les femmes (de modernité contre l’archaïsme) n’a pas évolué dans notre pays, malgré la mondialisation. Cela est vrai, mais, il n’empêche  que l’opposition nationale a les capacités de transcender tous les clivages qui se posent à la société (économiques, sociaux, culturels, psychologiques et religieux) et affirmer sa modernité et sa volonté politique de travailler à la construction d’une société plus juste et solidaire.

À méditer : c’est dans tous les pays où il y a le taux le plus élevé de la participation des femmes à des postes de responsabilités, ou les femmes participent au processus de prise de décision, c’est dans ces pays-là où il y a moins de pauvreté, moins de corruptions et des systèmes plus démocratiques!

 

 DR AMOKRANE LAKHDAR

 

Jil Jadid appelle à la fin du régime

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Dans son communique du 23/11/2018, le parti Jil Jadid a mis à nu le pouvoir algérien par l’absence totale du président de la République, sur la décomposition des institutions de l’État et sur ses pratiques répressives vis-à-vis des journalistes, des artistes, des sportifs et tous ceux qui osent exprimer leurs opinions qui ne flattent pas les décideurs.

Le parti de Sofiane Djilali dénonce l’acharnement des teneurs du pouvoir contre cette jeunesse désemparée et désespérée en lâchant sur eux les forces de l’ordre comme seule réponse à leurs revendications.

Il a qualifié aussi de mensonge la neutralité de l’armée algérienne dans les grandes décisions comme la nomination des présidents et il invite la grande muette non pas à prendre le pouvoir, mais à agir en faveur d’une transition démocratique qui sauverait son honneur et surtout l’avenir de l’Algérie.

Sans oublier que Jil Jadid est pour le boycott des élections prochaines si le 5e mandat est maintenu.

 

La rédaction

Le texte du communiqué

 

Communiqué du Conseil Politique de Jil Jadid du 23/11/201

Le Conseil Politique relève avec inquiétude le délitement de l’État en l’absence totale du Président de la République.

En cette interminable fin de règne d’un régime prédateur, les institutions se décomposent et l’autorité de l’État se dissous devant la montée de l’exaspération générale.

Après les blogueurs, les journalistes, les artistes, les sportifs et les militants qu’il emprisonne à tour de bras, le pouvoir s’en prend à une jeunesse qu’il avait abandonnée à son triste sort, en lâchant sur elle des policiers, eux-mêmes surexploités, pour maintenir coûte que coûte l’ordre établi.

Que la fin de ce régime soit actée lors de ces futures présidentielles ou pour plus tard, celle-ci promet non seulement l’humiliation des tenants du système, mais surtout l’effondrement général du pays si une réaction salutaire des véritables décideurs n’est pas engagée.

D’ores et déjà, il est inutile de s’attendre à des élections présidentielles conformes aux normes démocratiques ; les conditions n’ayant pas été réunies pour un véritable scrutin.

À moins de deux mois de la convocation du corps électoral, le climat politique est loin d’inciter à une quelconque participation à une compétition électorale qui n’en sera pas une.

Le futur Président de la République sera installé par ceux qui détiennent les clefs de la « maison ».

Malgré tous les efforts qu’elle a fournis et les multiples initiatives qu’elle a prises, l’opposition n’a pas réussi à s’unifier ni à provoquer une véritable mobilisation populaire. Les manœuvres du pouvoir et les calculs trop étroits de certaines parties auront eu raison, pour le moment en tous les cas, de ses ambitions. Elle aura donc naturellement à subir la suite des événements.

Dans le cas d’un ubuesque cinquième mandat ou d’une simple passation de relais à un homme lige de l’actuel clan au pouvoir, Jil Jadid appellera les Algériens à refuser d’être utilisés comme caution. Le boycott actif aura un sens moral à défaut de peser lourdement sur les résultats de l’opération d’usurpation électorale.

À moins que, dans une réaction constructive, les cercles influents décident de mettre leur poids en faveur d’un homme qui aurait pour mission d’ouvrir une véritable période de transition avec un programme de réformes politiques, constitutionnelles et économiques à la hauteur des enjeux, destinés à engager le pays dans la voie de l’État de droit. Dans ce cas, Jil Jadid, prendra en toute transparence, comme toujours, ses responsabilités.

L’armée, qui a toujours été la colonne vertébrale de l’État algérien, a un large pouvoir d’influence et ne peut se dérober à ses responsabilités devant les Algériens en expliquant qu’elle est soumise à l’ordre constitutionnel, qui est déjà transgressé, et qu’elle ne s’immisce pas dans la vie politique, ce qui serait à l’évidence un mensonge d’État. Elle a toujours eu le dernier mot sur les questions stratégiques et c’est elle qui a mis en place le système « Bouteflika » en lui remettant entre les mains le destin du pays et en fermant les yeux sur ses lubies d’apprenti dictateur.

Moralement, elle est interpellée, non pas pour prendre le pouvoir, mais pour agir en faveur d’une transition démocratique qui sauverait son honneur et surtout l’avenir de nos enfants.

A l’évidence, le maintien de son soutien actif à la famille régnante pourrait ouvrir la porte à l’effondrement de l’État avec perte de souveraineté.

Les élections présidentielles de 2019 seront soit une comédie bouffonne d’une démocratie avilie soit un moment de prise de conscience pour aller vers une solution médiane qui puisse assurer l’essentiel : maintenir l’espoir d’un véritable renouveau.

Quoi qu’il en soit, Jil Jadid restera engagé en faveur du changement pacifique. Il poursuivra ses actions en synergie avec la société civile et ses partenaires politiques en faveur de l’établissement de l’État de droit et de la démocratie.

Pour le Conseil Politique

Soufiane Djilali

La LADDH dénonce la visite du prince saoudien en Algérie

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La ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) s’est insurgée hier par son bureau de la section d’Oran contre la visite du prince héritier d’Arabie Saoudite Mohamed Ben Salmane, connu sous le nom (MBS), programmée pour le mois de décembre prochain en Algérie.

La ligue a justifié cette dénonciation par le nom respect des droits de l’homme de ce prince héritier notamment par la guerre sans merci qu’il a déclarée au Yémen dont sont victimes, femmes, vieillards et enfants. Et l’abandon du royaume wahhabite aux populations palestiniennes depuis l’arrivée de Trump à la tête des USA. Et enfin sur l’assassinat du journaliste Djamel Khashoggi en Turquie.

La LADDH n’a pas épargné le régime algérien qui a toujours soutenu cette monarchie notamment en demandant des excuses au royaume wahhabite après que des jeunes Algériens ont scandé des slogans contre la politique saoudienne.

La rédaction

 

Le texte de la déclaration :

 

Ligue algérienne pour la défense

des droits de l’homme

 DÉCLARATION

 Le Bureau de la section d’Oran de la LADDH a abordé ce jour la question de la venue du prince héritier d’Arabie Saoudite Mohamed Ben Selmane en Algérie vers le début du mois de décembre.

-Vu la guerre horrible menée contre la population yéménite et l’embargo qui en découle, qui a fait et continue de faire des victimes parmi les populations les plus démunies et les moins protégées (enfants, femmes, vieillards, etc.)

-Vu le rôle assumé par l’Arabie Saoudite, maintenant au grand jour depuis l’arrivée de Trump à la tête de l’administration des États-Unis, quant à la protection de l’entité sioniste et parallèlement l’abandon des populations et des terres palestiniennes.

– Vu l’assassinat cruel du journaliste Djamel Khashoggi au sein même du consulat de l’Arabie Saoudite à Istanbul.

Le bureau d’Oran ne peut que dénoncer cette venue qui du point de vue politique est lourde de sens, car elle montre que les autorités algériennes acceptent d’entretenir des relations avec un pays dont les objectifs sont à l’opposé même des principes de pays qui a donné tant de chahids pour recouvrir la liberté et qui s’est donné comme principe de base la défense des populations.

Cette visite reste dans la continuité de l’attitude des autorités quand elles ont décidé de s’excuser auprès des autorités saoudiennes après la prise de position des supporters de l’équipe de football du club de l’A S Ain Mlila qui disaient à travers une banderole, ce que dit Trump ou quand les mêmes autorités ont pris parti pour l’Arabie saoudite dans son différend avec le Canada.

Le bureau d’Oran appelle les citoyens à montrer leur refus de cette visite et interpelle les avocats d’Algérie pour déposer une plainte contre cette venue (à l’instar des avocats tunisiens) quelles que soient les limites de cette action. La section d’Oran de la LADDH se joindra à toute initiative.

De même le bureau d’Oran a été contacté par les familles des jeunes actuellement emprisonnés dans le cadre des évènements lors du match de football MCAlger- USM Bel Abbes.  Les familles demandent aux avocats de les aider, car les dossiers sont vides, l’arrestation ayant pour but de dire qu’on a des coupables comme elle a pour but de terroriser la jeunesse algérienne.

Oran le 24-11-2018

P/ Bureau LADDH Oran

Kaddour CHOUICHA

 

La Tunisie sur la voie de l’égalité dans l’héritage

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Le Conseil des Ministres tunisien vient d’adopter, vendredi 23 novembre, un projet de loi visant à consacrer l’égalité successorale en Tunisie. Il faudra encore attendre plusieurs mois pour savoir si le parlement tunisien acceptera de suivre l’exécutif et de légiférer sur la question. C’est la première fois qu’un tel projet de loi voit le jour dans le monde arabe, où dans l’extrême majorité des pays les hommes continuent d’hériter le double de la part des femmes.

La lutte sans relâche des organisations féministes et de défense des droits humains tunisiennes depuis plus de trois décennies a permis la désacralisation de la question, ainsi que l’ouverture d’un débat public en faveur de l’égalité successorale et sa prise en charge au plus haut niveau politique.

Si le contenu précis du projet de loi n’est pas encore connu, il devrait faire de l’égalité successorale un principe général, mais pourrait introduire certaines exceptions, incitant nos organisations à maintenir leur vigilance.

Le projet de loi a été présenté au Conseil des Ministres à l’initiative du président de la République tunisienne. Cette initiative fait suite aux recommandations de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (COLIBE) de juin 2018, ayant ouvert la voie à des réformes substantielles de l’ensemble de l’arsenal législatif régissant la question de l’égalité entre les sexes et des libertés individuelles en Tunisie. Ces réformes, longtemps revendiquées par la société civile tunisienne, constituent un préalable nécessaire favorisant le changement sociétal et la remise en cause du système patriarcal fondé sur l’exclusion, la domination et la subordination des femmes.

La question de l’héritage est une question centrale car elle touche au pouvoir matériel et à l’autonomie des femmes, et contribue à maintenir des rapports sociaux inégaux.

L’initiative du président tunisien intervient dans un contexte de débat virulent autour de cette question dans la plupart des sociétés de la région. Nos organisations appellent à l’adoption d’un projet de réforme conforme à la Constitution de 2014 et aux engagements internationaux de la Tunisie en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Source : fidh.org

Gilets jaunes : scènes de violence sur les Champs-Elysées

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Alors qu’a lieu ce 24 novembre le deuxième acte de la mobilisation des Gilets jaunes, notamment à Paris, plusieurs violences ont émaillé le rassemblement non-autorisé sur les Champs-Elysées.

Environ 8 000 Gilets jaunes étaient recensés à Paris samedi à 11h, et 23 000 en France, selon le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui en a profité pour dénoncer les heurts sur les Champs-Elysés, menés selon lui par des «séditieux» d’ultradroite qui «ont répondu à l’appel de Marine Le Pen».

La plupart des tensions étaient concentrées sur les Champs-Elysées, où la tension était déjà vive dès le matin.

Des heurts avec les forces de l’ordre ont eu lieu.

Les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes et utilisé un camion lanceur d’eau pour éloigner des Gilets jaunes qui tentaient de forcer un barrage installé au rond-point des Champs-Elysées à Paris.

Des manifestants ont arraché des pavés pour s’en servir de projectiles, ou encore dégradé du mobilier urbain.

Quelques arrestations ont eu lieu, mais ces violences semblaient circonscrites.
RT France

Dans l’enfer du Yémen, un enfant meurt toutes les 10 minutes

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Au Yémen, où 70% de la population a besoin d’une aide humanitaire, l’état de santé des enfants n’a jamais été aussi catastrophique qu’aujourd’hui. La malnutrition atteint un niveau record, 1000 enfants par semaine meurent de maladies évitables, d’autres sont victimes des attaques sur les zones civiles, enrôlés de force, privés d’école… L’UNICEF continue tant bien que mal ses actions mais les fonds manquent.

Plus de 10 millions. Ils sont plus de 10 millions d’enfants à avoir besoin d’une aide humanitaire d’urgence au Yémen.

Avant l’escalade du conflit en mars 2015, le pays faisait déjà face à des difficultés en raison de la pauvreté largement répandue, de l’insécurité alimentaire et d’une pénurie dans les services de santé.
Aujourd’hui, la situation est sans précédent. Les organisations humanitaires sont présentes mais doivent lutter pour acheminer dans le pays des fournitures essentielles à la survie de ces enfants et leurs familles, en raison de l’impasse politique qui existe entre les parties au conflit.

2,2 millions d’enfants souffrent de malnutrition aigüe

La malnutrition chez les enfants atteint un niveau record : près de 2,2 millions d’entre eux souffrent de malnutrition aiguë et ont besoin de soins de toute urgence. Parmi eux, au moins 462 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère, la forme la plus extrême de malnutrition (une augmentation considérable de presque 200% depuis 2014) tandis que 1,7 million souffrent de malnutrition aiguë modérée.

Dans certains gouvernorats du pays (Hodeida, Saada, Taizz, Hajjah et Lahej) la situation des enfants gravement dénutris est des plus critiques. Ces gouvernorats affichent le nombre le plus élevé de cas de malnutrition sévère aiguë de tout le pays. Saada présente en outre le taux le plus élevé du monde en matière de retard de croissance : 8 enfants sur 10 souffrent de malnutrition chronique dans certaines régions, ce qui constitue un nombre sans précédent.

L’état de santé des enfants n’a jamais été aussi catastrophique

Au moins 1 enfant meurt toutes les 10 minutes de maladies qui peuvent être évitées, comme la diarrhée, la malnutrition et les infections respiratoires.

Aujourd’hui, le système de santé de ce pays est sur le point de s’effondrer : moins d’un tiers de la population yéménite a accès à des soins médicaux, moins de la moitié des établissements de santé sont opérationnels, et les travailleuses et les travailleurs de la santé n’ont pas touché leur salaire depuis des mois.

La violence et le conflit ont inversé les importants progrès réalisés au cours de la dernière décennie dans la santé et l’alimentation des enfants yéménites. Des maladies, comme le choléra et la rougeole, se sont propagées et, compte tenu du nombre peu élevé d’établissements de santé opérationnels, ces épidémies frappent durement les enfants.

Les enfants, premières victimes du conflit

Les attaques sur les zones civiles continuent de tuer et de blesser un grand nombre d’enfants dans le pays. Depuis l’escalade du conflit en mars 2015, les Nations Unies ont pu vérifier que près de 1 400 enfants ont été tués et plus de 2 140 ont été blessés. Les chiffres actuels sont probablement beaucoup plus élevés.

Près de 2 000 écoles au Yémen ne peuvent plus être utilisées car elles ont été détruites, endommagées, servent d’abris pour les familles déplacées ou sont utilisées à des fins militaires. On dénombre également 1 363 enfants enrôlés par les parties au conflit.

La présence de mines antipersonnelles et d’engins non explosés est confirmée ou suspectée dans au moins 15 gouvernorats et il n’y a pas d’activités de déminage en cours. L’éducation aux dangers des mines est donc la seule mesure préventive mise en place.

L’action de l’UNICEF au Yémen

En 2016, l’UNICEF a financé le traitement de 215 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère au Yémen, et a procuré des vitamines et des suppléments nutritionnels à plus de 4 millions d’enfants âgés de moins de 5 ans afin de renforcer leur système immunitaire.

Mais ce travail essentiel à la survie est entravé par le manque de fonds et l’accès limité aux régions touchées par les combats. L’UNICEF demande à avoir un accès sans entrave aux enfants dans le besoin d’un bout à l’autre du pays, afin de pouvoir continuer à travailler, à traiter les enfants dénutris et à appuyer les services de santé dans le pays.

L’UNICEF a également apporté une assistance médicale à plus d’un million d’enfants de moins de cinq ans, ainsi qu’à plus de 550 000 mères enceintes ou qui allaitent. Notre organisation a par ailleurs contribué à une campagne de vaccination contre la polio qui a bénéficié à près de 5 millions d’enfants.

L’UNICEF, avec ses partenaires, dispense des formations aux travailleurs humanitaires et à des volontaires locaux pour sensibiliser les communautés aux dangers des mines et des engins non explosés.

Comment aider ?

Le financement constitue toujours un problème. Pour agir en 2017, l’UNICEF a besoin de 70 millions de dollars US pour procurer des services vitaux aux mères et aux enfants dans tout le pays.

L’UNICEF lance un appel à la générosité : pour nous aider à continuer nos actions d’urgence auprès des enfants, vous pouvez dès maintenant faire un don en ligne en cliquant ici. Merci de votre soutien !


Vu sur: https://www.unicef.fr/article/dans-l-enfer-du-yemen-un-enfant-meurt-toutes-les-10-minutes?fbclid=IwAR1Oo3FDmhKMvRS1-6CTlHb77bx7w81s2QRkLHHzn2LN6JNdnFek7aw5wMU

 

Chérif Mella : « Nous sommes ciblés par une mafia de Medouar »

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https://youtu.be/R4d7tsnqVl8?t=348

Chérif Mellal n’a pas hésité ce vendredi 23 novembre à tirer à boulets rouges sur l’arbitrage et sur le président de la Ligue de football professionnel (LFP) Abdelkrim Medouar, à l’issue de la défaite concédée par la JSK en déplacement face au CABB Arreridj (1-0), en clôture de la 15e journée du championnat de Ligue 1 de football.

« Ces arbitres devront tous être radiés à vie. Il faudra laisser la place aux jeunes. Ceux qui ont suspendu (la CAF, NDLR) Abid Charef ne se sont pas trompés. Il a fauté, il doit payer. On ne doit pas protéger ces arbitres », a affirmé le président de la JSK lors d’un point de presse.

Mellal est suspendu pour une année, dont six mois avec sursis, de toute activité liée au football, infligée par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP).

« Aujourd’hui, j’ai constaté des choses bizarres au stade. Nous avons été mal accueillis. C’est inadmissible. À Tizi-Ouzou, on ne fait jamais ce genre de pratique. Au contraire, les visiteurs sont toujours accueillis comme il se doit. Jusqu’à quand ? », a-t-il ajouté.

« On m’a interdit l’accès au stade du 20-Août 1955 de Bordj, c’est antiréglementaire. Je n’ai pas reçu la notification de ma suspension. C’est une dictature. J’appelle les autorités à intervenir. Je vais déposer un dossier au niveau de la Fifa pour faire valoir mes droits. Si la situation reste la même, nous allons nous retirer du championnat. Medouar est l’ennemi de la JSK, il est illégal à la LFP. Nous sommes ciblés par cette mafia de monsieur (Médouar) – il n’est même pas un monsieur -. On ne va pas se taire. La JSK est plus grande que lui », a-t-il ajouté.

« Si d’ici le début de la phase retour, il n y a pas d’agrément (pour la LFP) et si la convention (entre la LFP et la FAF) n’est pas signée, la JSK va se retirer du championnat. Je vais me charger personnellement de déposer un dossier au niveau de la Fifa pour la mettre au courant de tout ce qui se passe dans le football algérien. Il y a certaines personnes qui ne veulent pas du bien à notre football. Laisser le football se jouer uniquement dans le rectangle vert. Le combat a commencé », a-t-il menacé.

Chérif Mellal a été suspendu pour « violation de l’obligation de réserve, outrage et atteinte à la dignité et à l’honneur d’un membre de la ligue ». Cette sanction fait suite aux déclarations fracassantes prononcées par Mellal après les modifications apportées par la LFP au calendrier de la compétition, notamment le décalage de 24 heures du match de son équipe en déplacement face à l’USM Alger (défaite, 1-0).

Mourad Adoud

Source : TSA

Djezzy lance une promotion « HAAARBA » et offre 75 go pour seulement 1500 DA

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Djezzy, leader des technologies de communications numériques, continue d’innover et annonce le lancement de la promotion « INTERNET X3 » permettant à ses clients postpayés présents et futurs de profiter d’un Méga volume internet avec l’avantage de communiquer sur un réseau performant.

La promotion est valable pour les clients postpayés « HAAARBA » qui verront leur bonus internet tripler pour une durée de 30 jours.

Avec Djezzy HAAARBA, le client bénéficie de 75 Go au lieu de 25 Go pour seulement 1500 DA avec un numéro postpayé en mode libre ou control.

Le client peut également profiter des autres avantages de la HAAARBA à savoir les appels et SMS illimités de Djezzy à Djezzy et 2000 DA de crédit valable vers tous les réseaux.

L’offre HAAARBA est disponible dans les boutiques et les points de vente agréés de Djezzy à travers le territoire national.

Avec son livre « Khalil », Yasmina Khadra s’est mis dans la tête d’un jeune terroriste

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Didier van Cauwelaert

Se mettre dans la tête d’un terroriste, entrer dans la banalité du mal sans porter du jugement – cela est réservé aux autres personnages -, telle est l’ambition réussie de Yasmina Khadra dans son dernier roman, Khalil.

Contrairement à d’autres écrivains qui traitent de l’islamisme en reprenant confortablement les discours essentialistes ou islamophobes, Yasmina Khadra prend des risques: celui de faire accuser, à tort, de faire preuve de neutralité voire d’empathie à l’égard de ce jeune terroriste belge d’origine marocaine, venu de Molenbeek qui devait mener une opération kamikaze dans le RER parisien, le 13 novembre 2015.

De sang froid

De Morituri à Khalil, en passant par La Dernière Nuit du raïs où il sondait la tête de Kadhafi, Yasmina Khadra continue son chemin en côtoyant le mal. Avec du métier et beaucoup d’inspiration, l’écrivain construit des fictions inspirées de la réalité en procédant une fouille, quasi-clinique, de ses personnages. On songe, à la lecture de Khalil, au best-seller de Truman Capote, “De sang froid”.

C’est effectivement de sang froid qu’il plonge dans la tête d’un kamikaze made in Europe, un jeune paumé qui devait s’exploser et commettre un carnage. Mais pour une raison purement technique, l’attentat n’a pas eu lieu : le système d’actionnement des explosifs était défaillant et n’a pas explosé. De ce hasard où la mort ne vient pas au rendez-vous, Khalil entame une remise en question.  Pas de ses propres convictions mais de celles de ceux  qui sont censés partager les siennes.

Khalil – et c’est une prise de risque qui honore l’écrivain- n’est pas vraiment un roman “classique” voire cliché opposant l’Orient à l’Occident. Il est plutôt sur le terrain – peu abordé – du pourquoi on en est là. Il lui sera probablement reproché, ce qui fait la sincérité du romain, ce rejet de tous les extrémistes, ceux qui font exploser des innocents aux quatre coins du globe mais également les systèmes qui les mettent en ban des sociétés et ne leur laissent que la voie des radicalisations.

Khalil, ce jeune paumé originaire de Molenbeek devenu terroriste car il pensait “avoir trouvé sa voie” a vu tous ses projets réduits à rien. Il se voyait en martyr, il craint d’être assimilé à un lâche. Il veut comprendre et s’expliquer avec les membres de son groupe.

Yasmina Khadra plonge dans les pensées de Khalil et le met face à ses contradictions. L’auteur s’éloigne du terroriste “bête et méchant” dans Mortuti, pour toucher un peu plus le drame de ces jeunes banlieusards piégés entre la délinquance et la religion sensée leur offrir une autre voie.

La force de la nuance

Khadra dessine des profils différents de terroristes ou de supposés “guerriers de Dieu”.  “Il y a ceux qui font la guerre et ceux qui font les affaires”, fait-il dire à un des personnages de son roman. Meurtri dans sa propre chair, ayant perdu sa sœur jumelle dans l’attentat du métro de Bruxelles, Khalil, celui qui est censé faire la guerre aux impies choisi “de laisser vivre” sur la terre de ses ancêtres, le Maroc où il devait commettre un attentat. Au détriment de son propre devenir Khalil choisi une troisième voie. Il aurait pu s’épargner tout ce chemin”?

Pas si sûr. On ne nait pas terroriste. On le devient par le concours d’un certain nombre de circonstances. Les cheminements des personnages du roman de Khalil ne font que conforter cette idée.

Tantôt glaçant et parfois poignant, Khalil de Yasmina Khadra est un livre à lire. Sa force est d’être dans la nuance, loin de la colère que suscitée par  les dernières lignes de L’Attentat chez ses lecteurs de la rive sud de la méditerranée.

Khalil décrit bien ces banlieues européennes, des ghettos où s’entassent des communautés afro-maghrébines auxquelles dont la “nationalité” reste purement administrative.  Ces banlieues où se côtoient des jeunes rejetés par le “système” et en quête de revanches personnelles sur la vie.  Selon leurs bagages intellectuels et leurs capitaux affectifs, chacun emprunte sa voie. Une voie salvatrice ou pernicieuse au grand bonheur ou au grand malheur des leurs.

Khadra dit, avec courage et loin de tout essentialisme, que ce qui se joue en Europe est un drame européen et qu’il ne sert à rien de l’imputer aux “origines”.

Par Ghada Hamrouche

Source : huffpostmaghreb