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lundi 9 mars 2026
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15 candidats à l’immigration clandestine secourus au large de Boumerdès

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Des unités des garde-côtes ont procédé à une opération de sauvetage et d’évacuation, au nord-est de Cap Djennet (Boumerdes), de 15 candidats à l’immigration clandestine originaires de Somalie et du Soudan du Sud, indique vendredi un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

« Dans le cadre des missions humanitaires des unités des Garde-côtes du Commandement des Forces navales, relatives au sauvetage de vies humaines en mer et suite à la réception, le 06/02/2025 à 15h20, par le Centre régional des opérations de surveillance et de sauvetage en mer/1ère Région militaire, d’un signal de détresse indiquant la présence de migrants en danger à 27 miles marin au nord-est de Cap Djennet (Boumerdes), une opération de sauvetage et d’évacuation a été immédiatement déclenchée sous la supervision du Centre national des opérations de surveillance et de sauvetage en mer des Garde-côtes du Commandement des Forces navales », précise la même source.

« Deux vedettes des Garde-côtes relevant du groupement territorial des Garde-Côtes de Dellys sont intervenues et ont réussi à secourir 15 candidats à l’immigration clandestine, 14 de nationalité somalienne, dont deux mineurs, et un du Soudan du Sud », ajoute le communiqué, notant que « les rescapés ont été embarqués et dirigés vers le port de Dellys (Boumerdes) où ils ont été pris en charge et transférés vers l’hôpital de Dellys pour recevoir les soins nécessaires ».

APS

Le conservateur Joe Wilson qualifie Kaïs Saïd de « dictateur »

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Joe Wilson

Joe Wilson, un partisan du nouveau président, Donald Trump, qui représente la Caroline du Sud au Congrès des Etats-Unis, a pris pour cible le chef de l’Etat tunisien, Kaïs Saïd, le qualifiant de « dictateur ». 

Joe Wilson s’est lâché sur le réseau social X en s’en prenant au chef de l’Etat tunisien d’une manière particulièrement violente. Depuis plusieurs jours, cet élu républicain américain conservateur connaît à ce titre une improbable notoriété en Tunisie en raison de ses critiques contre le président Kaïs Saïed.

Joe Wilson (77 ans), un partisan du président conservateur Donald Trump, qui représente la Caroline du Sud au Congrès des Etats-Unis, a pris pour cible le chef de l’Etat tunisien, le qualifiant de « dictateur ». « Vos récents commentaires ont dépassé toutes les limites acceptables en matière de partialité et de diffamation, en particulier les menaces dirigées contre le président de la République tunisienne», répond la députée tunisienne Fatma Mseddi (proche du président tunisien) à Joe Wilson.

Le représentant du 2ᵉ district congressionnel de la Caroline du Sud à la Chambre des représentants des États-Unis, Joe Wilson, a réitéré, jeudi 6 février 2025, son appel à mettre fin à toute aide militaire américaine à la Tunisie.

S’exprimant sur France 24, il a souligné que la Tunisie, « autrefois perçue comme un modèle de transition démocratique après le Printemps arabe de 2011, a connu un recul démocratique depuis l’arrivée au pouvoir de Kaïs Saïed en 2019 ». Il a insisté sur le fait que le président tunisien a instauré « une dictature » et s’est allié avec des régimes autoritaires tels que « l’Iran, la Russie de Vladimir Poutine et la Chine ».

Joe Wilson a également évoqué le taux de participation à l’élection présidentielle de 2024, qu’il juge révélateur de la situation politique du pays. Il a estimé que le score de 90% remporté par Kaïs Saïed illustre « un système corrompu et non représentatif de la volonté populaire ».

Le représentant américain a affirmé que les États-Unis souhaitent le meilleur pour les Tunisiens, espérant notamment pour eux des élections libres, voire anticipées. Il a exprimé son optimisme quant à la capacité du peuple tunisien à défendre « ses droits démocratiques ».

La Tunisie s’est illustrée depuis plusieurs mois par un climat répressif inédit. Il y a quelques jours une douzaine d’opposants dont des dirigeants du parti islamiste Ennahdha ont été condamnés à de très lourdes peines de prison.

Avec agences

Mise en service fin février de la ligne ferroviaire El-Abadla-Béchar

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Chemins de fer

Le ministre des Transports, Saïd Sayoud, a annoncé ce mardi à Mascara que la nouvelle ligne ferroviaire reliant la région d’El-Abadla, à Béchar, à la ville de Béchar sera opérationnelle d’ici la fin février. Lors d’une visite d’inspection de divers projets de transport dans la wilaya de Mascara.

Cette ligne de 100 km, supervisée par l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires, permettra aux citoyens de voyager de la région d’El-Abadla à Béchar et jusqu’à la wilaya d’Oran dans de meilleures conditions. Sayoud a précisé que cet accomplissement est le résultat des efforts considérables des équipes du secteur ferroviaire, qui travaillent à la réalisation de plusieurs projets à travers le pays. Il a également assuré que l’État mobilise toutes les ressources nécessaires pour concrétiser ces projets dans un avenir proche.

Le ministre a également évoqué des études en cours pour réhabiliter la ligne ferroviaire reliant la région de Mohammadia à la wilaya de Saïda, en passant par la ville de Mascara. Lors de sa visite sur le chantier d’un tunnel à Mohammadia, il a souligné l’importance de ces projets pour faciliter le passage des trains et des véhicules dans une zone souffrant de congestion routière. Ce tunnel, d’une longueur d’environ 200 mètres, devrait être achevé en avril prochain, et le ministre a insisté sur la nécessité d’augmenter les effectifs sur le chantier. Le projet, dont les travaux ont commencé en 2022, a bénéficié d’un financement de 1,5 milliard de dinars.

En outre, Sayoud a inspecté les ateliers de maintenance de la Société Nationale des Transports Ferroviaires (SNTF) dans la même commune. Il a salué les efforts des travailleurs qualifiés dans la maintenance et la réparation des trains, tout en appelant à un meilleur suivi de la formation des stagiaires pour développer leurs compétences en matière de maintenance des locomotives et des wagons.

Enfin, à l’aéroport de Ghriss, le ministre a évoqué un projet d’extension de la piste d’atterrissage, qui passera de 1,7 km à 2,4 km, afin de permettre l’exploitation future de deux vols par semaine. Ces initiatives témoignent de l’engagement du gouvernement à améliorer les infrastructures de transport et à répondre aux besoins croissants des citoyens.

La rédaction

Ligue 1 Mobilis : le classico MCA-JSK fixé au jeudi 13 février

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Le Classico MC Alger-JS Kabylie, comptant pour la 16e journée de la Ligue 1 Mobilis de football, se jouera le jeudi 13 février au stade du 5-Juillet d’Alger (20h00), a annoncé la Ligue de football professionnel (LFP).

Cette 16e journée, marquant le début de la phase retour de la compétition, débutera le mardi 11 février, et s’étalera jusqu’au vendredi 14 février, au rythme de deux matchs par jour, selon le programme dévoilé par l’instance dirigeante de la compétition sur son site officiel.

Pour rappel, le MCA a remporté le titre honorifique de champion d’hiver avec 28 points, avec deux longueurs d’avance sur son dauphin le CR Belouizdad (26 pts), qui entamera la seconde partie de la saison, le mercredi 12 février, face à l’USM Khenchela, au stade du 5-Juillet (19h00).

Voici par ailleurs le programme de la 16e journée :

Mardi, 11 février 2025 :

– AOS Chlef – Paradou AC (15h – huis clos)

– MC El-Bayadh – ES Sétif (15h – huis clos)

Mercredi, 12 février 2025 :

– JS Saoura – MC Oran (15h00)

– CR Belouizdad – USM Khenchela (19h00)

Jeudi, 13 février 2025 :

– ES Mostaganem – CS Constantine (16h00 – Huis clos)

– MC Alger – JS Kabylie (20h00)

Vendredi, 14 février 2025 :

– NC Magra – Olympique Akbou (15h00)

– US Biskra –  USM Alger (17h00 – Huis clos)

APS

Syrie : dans la sinistre prison de Saidnaya

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Prison de Saidnaya
Prison de Saidnaya

Il y a deux mois, le 8 décembre 2024, le peuple syrien fêtait sa liberté recouvrée et la chute de plus d’un demi-siècle de régime criminel et despotique des Assad. Il découvrait aussi la réalité de la sinistre et célèbre prison de Saidnaya libérée, elle aussi, de trente-sept années de tortures et d’inhumanité.  

« Quand on arrivait, il y avait ici une “fête de bienvenue”, c’est-à-dire un interrogatoire musclé et les premiers actes de torture », explique Hadi Haroun au milieu d’une immense salle du hall d’entrée de la prison de Saidnaya. « Ensuite, on était mis pour quelques jours ou semaines dans cette minuscule pièce sans lumière, parfois jusqu’à cinq », poursuit celui qui a été libéré il y a cinq ans. Hadi est grand et est redevenu costaud, il faisait 100 kg en entrant en prison, la moitié moins en sortant. Droit comme un piquet, il marche dans les gravats où règne une odeur de mort. Contourne un énorme escalier en colimaçon, celui-là même qui permettait aux geôliers d’avoir une vision d’ensemble des trois branches de la prison. Aux étages, une enfilade de cellules.

Chacune fait environ 25m2 et pouvait contenir parfois jusqu’à 50 prisonniers, serrés les uns contre les autres. « Lorsque les geôliers ouvraient cette serrure, les prisonniers se préparaient à des heures de torture. Ce bruit de porte me hante encore, c’est le plus terrifiant de Saidnaya. »   

La prison est vide depuis le 8 décembre dernier, mais les stigmates de la terreur sont omniprésents : des piles de vêtements sales, des restes de prothèses, des tas de cheveux tondus… « Dans ces bassines, explique Hadi avec un détachement spectaculaire en ramassant des corbeilles en plastique déchirées, on nous jetait du riz, ou du pain. On mangeait tous dans la même bassine. » « Mais le pire c’est quand il fallait aller aux sanitaires, tout le monde avait peur, on devait se mettre à quatre pattes, les mains sur les yeux », dit-il en mimant la scène et en se rendant au bout du couloir où, dans un étroit réduit, sont situées en enfilade quatre douches minuscules, rouillées, sans porte. « On ne savait pas ce qu’il pouvait nous arriver. On était à trois sous une douche pour quelques minutes. On était frappés constamment. »  

La torture psychologique avant la torture physique   

Jusqu’à sa destruction par les jihadistes de l’EI en 2015, c’était la prison de Palmyre, dans le centre désertique de la Syrie, qui représentait la terreur du régime du clan Assad. Frères musulmans et communistes mais aussi tous les autres opposants politiques y étaient enfermés et torturés.

La prison de Saidnaya, érigée en 1987, récupère l’étiquette de cette terreur dès le début de la guerre en 2011. À la différence près que désormais toute personne soupçonnée d’avoir d’une manière ou d’une autre une once d’animosité envers le régime est incarcérée, femmes et enfants inclus. Le nombre de personnes diplômées y atteint les 75%. Durant la guerre, les murs de la Syrie ont encore plus d’oreilles et d’yeux qu’auparavant. La torture psychologique se pratique avant la torture physique. Et tout ce qui se passe à l’extérieur de Saidnaya a des répercussions sur le traitement des prisonniers dans un lieu où vengeance et représailles sont légion.    

« J’ai été enfermé parce que j’ai participé à des manifestations au début de la guerre, raconte Hadi Haroun. Puis j’ai été libéré, et de nouveau arrêté pour actes de terrorisme ! » Le terrorisme, une inculpation qui, dès le début des manifestations, fait foison auprès des autorités. En vigueur depuis quarante-huit ans, l’état d’urgence est levé en Syrie en 2011, officiellement pour répondre à l’une des principales revendications des protestataires qui réclamaient une libéralisation du régime. Mais il est aussitôt remplacé par des tribunaux anti-terroristes qui verront passer des milliers de Syriens emprisonnés dans l’une des douze geôles du régime durant treize ans.  

Hadi Haroun, lui, a du mal à compter le nombre de prisons par lesquelles il est passé durant huit ans. « Dès qu’il y avait des soupçons sur l’un d’entre nous, ou même sur notre famille, on nous changeait de prison, alors que normalement un prisonnier est incarcéré dans la prison du gouvernorat où il réside. »

Une manière de plus de briser tout lien social et d’exercer une autre forme de torture psychologique sur la population syrienne. Sous Bachar el-Assad, un slogan était omniprésent, et le peuple contraint de le clamer :« Assad ila al-abad », « Assad pour l’éternité ». Un signe de plus que le despote était le maître du temps politique mais aussi de la vie de son peuple.  

« La libération de Saidnaya a révélé la réalité des morts sous la torture »   

« À Saidnaya, j’ai passé deux ans avec mon frère jumeau », poursuit Hadi Haroun. Deux ans durant lesquels il a vu et vécu les pires atrocités dans ce complexe de la mort entouré de mines et de miradors à une trentaine de kilomètres au nord de Damas. Les hommes malades de la gale, de la diarrhée, de la tuberculose, entassés avec les autres prisonniers. La chaleur abrutissante de l’été syrien et le froid glacial et humide de l’hiver. Des cadavres laissés parmi ceux qui vivaient encore, parfois durant deux jours avant d’être empilés dans une chambre de sel. Ramassant une couverture marron sur le sol d’une cellule remplie de pénombre, Hadi explique : « Ça nous servait de lit, et le matin on devait la rouler. C’était interdit de s’allonger et de toute façon il n’y avait pas de place. »  

À Saidnaya, comme dans toutes les prisons sous l’ancien régime, tout s’apparente au pire de ce que l’humain peut imaginer. La totalité des prisonniers subit la torture, tabassage à coup de barres de fer, sévices sexuels, électrocution, etc. Même les moments au parloir se terminent dans la cruauté, par ce que Hadi Haroun nomme les « fêtes de la torture ». Les visiteurs deviennent alors des témoins auditifs de ce que le régime fait consciemment subir à leur frère, père ou enfant emprisonnés quand ils reçoivent des proches. Une manière de les faire culpabiliser et de les faire renoncer à toute autre visite.  

Dès le début de la guerre, ONG et associations alertent sur les conditions subies par les prisonniers. Elles sont directement illustrées en 2014, aussi, avec le rapport César, un document contenant 55 000 photos d’hommes et de femmes torturés à mort dans les prisons syriennes, toutes prises par un photographe militaire ayant fait défection.    

Le 8 décembre dernier, les images des 2 800 prisonniers décharnés, souvent devenus fous, sortant de Saidnaya lors de sa libération, ont permis au monde de se rendre compte d’une réalité souvent oubliée : ce lieu macabre était plus qu’une prison, c’était un centre de concentration et d’exécution. Une cruauté qui sévissait déjà bien avant la guerre civile, mais que cette dernière a décuplé.

Des salles de pendaison étaient présentes à Saidnaya, les bourreaux y emmenaient des prisonniers deux fois par semaine durant la nuit. Les corps étaient ensuite transportés dans des hôpitaux militaires où de faux certificats de décès étaient réalisés par les militaires, puis ensevelis dans des fosses communes autour de la capitale syrienne. À ce jour, les recherches se poursuivent pour trouver les corps. Combien sont-ils ? Le chiffre d’au moins 150 000 est avancé.   

Comprendre le système tortionnaire  

Depuis cinq ans, Hadi Haroun est un membre actif de l’Association des prisonniers et des personnes disparues de Saidnaya, fondée en 2017. « Lorsque la prison de Saidnaya a été libérée, ce n’était pas un moment de bonheur. C’était plutôt triste. Parce qu’elle a révélé la réalité des morts sous la torture. La première chose que nous avons faite a été d’essayer de rassembler les documents contenant la liste des prisonniers et des morts. Nous devons savoir combien de personnes sont entrées à Saidnaya entre 2011 et la libération, et combien en sont sorties, afin de calculer le nombre de personnes disparues. Nous commençons à avoir une idée de l’ampleur de la situation : entre 100 000 et 300 000. »  

L’objectif de l’association est d’aider les prisonniers à retrouver une vie normale, mais aussi de collecter des témoignages, des documents dont beaucoup ont été volés lors de l’ouverture des geôles, de les archiver, de protéger ce qui se trouve toujours dans la douzaine de prisons du pays. Prouver ce que le régime a réalisé durant toutes ces années, établir la vérité sur ce qui est arrivé aux milliers de disparus. Ces documents contiennent des informations cruciales sur la structure de l’appareil de sécurité et de renseignement syrien, mais aussi sur l’identité des détenus disparus.  

Pour ce faire, Hadi explique que les nouvelles autorités ont déjà reçu le soutien de gouvernements et d’organisations internationales. « Nous sommes l’une des organisations qui connaissent le mieux les prisons. Même si des équipes viennent de l’étranger, elles ne peuvent pas se passer de nous. Mais les institutions et organisations internationales disposent de ressources financières et techniques. Pour les fosses communes, par exemple, elles disposent du matériel nécessaire pour les analyses de sang et d’ADN. »  

L’ancien prisonnier de la terreur des Assad espère aussi que la prison de Saidnaya devienne un musée, un lieu de mémoire, de prise de conscience et de recueillement pour que nul n’oublie les centaines de milliers de torturés et de disparus. Et que plus jamais dans la « nouvelle Syrie » de telles atrocités méthodiques et programmées se reproduisent. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, au moins dix personnes sont mortes en détention dans les prisons des nouvelles autorités syriennes dans la province de Homs, entre le 28 janvier et le 1er février.

Avec RFI

Affaire des influenceurs algériens : Doualemn sort de rétention en France

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Doualemn
Doualemn

Doualemn a obtenu gain de cause ce jeudi auprès du tribunal administratif de Melun, qui a annulé l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai dont il faisait l’objet. Saisi en urgence, le juge a « enjoint à l’autorité préfectorale de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant le temps de ce réexamen », selon un communiqué du tribunal.

Cet influenceur avait appelé dans une vidéo «à faire souffrir» un opposant au régime d’Alger. Il a obtenu une autorisation provisoire de séjour en France, ainsi qu’une indemnité de 1200 euros.

Le ministère de l’Intérieur va « faire appel et continuer la procédure d’expulsion », a indiqué à l’AFP l’entourage du ministre Bruno Retailleau.

Beauvau compte également continuer la procédure d’expulsion, avec une saisie de la Commission départementale d’expulsion des étrangers (COMEX) prévue le 19 février prochain.

Avec AFP

Avec RFI

Projets d’extension des lignes de métro et de tramway d’Alger

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Tram

Le ministre des Transports, Saïd Sayoud, a fait état, jeudi à Alger, de projets prometteurs pour l’extension des lignes de métro et de tramway d’Alger, dont certains sont en cours de réalisation et d’autres prévus dans l’avenir, dans le but d’améliorer le service public et le cadre de vie des citoyens.

Lors d’une plénière consacrée aux questions orales à l’Assemblée populaire nationale (APN), présidée par M. Zerkani Souleyman, vice-président de l’APN, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Kaouter Krikou, et de plusieurs membres du Gouvernement, M. Sayoud a précisé que la « vision stratégique pour le développement et la modernisation d’Alger », présentée récemment au président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, ainsi qu’aux cadres de l’Etat, inclut les projets du plan blanc pour l’aménagement urbain et la réhabilitation des bâtiments, du plan jaune dédié aux transports et à la mobilité, et du plan bleu portant sur la modernisation de la façade maritime.

Répondant à une question sur l’extension du réseau du métro et du tramway d’Alger vers les communes de Larbaa, Sidi Moussa et Bougara, ainsi que vers certaines communes de la wilaya de Blida, à l’instar de Haouch Rih, le ministre a indiqué que le plan jaune englobe des projets prometteurs dont l’extension des lignes de métro et de tramway à l’avenir, certains étant déjà en cours et d’autres à venir, toujours dans l’optique d’améliorer le service public et les conditions de vie des citoyens.

Le ministre a également souligné que la proximité entre les wilayas d’Alger et de Blida, notamment avec l’expansion des nouvelles agglomérations permettrait une meilleure coordination entre les autorités locales d’Alger et de Blida, afin de faciliter les déplacements entre ces deux wilayas limitrophes. 

Par ailleurs, en réponse à une question liée au parachèvement du projet du Tramway de Ouargla sur un linéaire de 2,8 km, M. Sayoud a indiqué que ses services œuvreront, en coordination avec le ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base, à sa réalisation, à travers l’inscription de l’opération au titre des prochaines lois de finances, compte tenu de son importance majeure pour les citoyens.

Concernant l’extension de l’aéroport de Ouargla, le ministre a expliqué qu’une demande d’inscription de l’opération avait été formulée, mais n’a pas encore reçu le feu vert, affirmant que son secteur étudie actuellement avec l’Etablissement de gestion de services aéroportuaires d’Alger (EGSA) la possibilité de prendre en charge le financement de cette opération et de lancer les travaux, en attendant l’inscription d’une partie de l’opération dans les prochaines lois de finances.

Il a également rappelé que plusieurs projets avaient été réalisés et réceptionnés au niveau de cet aéroport, soulignant que ses services s’emploient actuellement à mobiliser les ressources financières nécessaires au parachèvement des travaux.

Avec APS

Ligue 1 Mobilis : l’USMA écrase l’USMK (3-0)

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USMK

L’USM Alger a terminé la première partie de la saison à la troisième place au tableau du championnat de Ligue 1 Mobilis de football, grâce à la large victoire obtenue face à l’USM Khenchela 3-0 (mi-temps : 1-0), mercredi au stade Nelson-Mandela de Baraki, en match comptant pour la mise à jour de la 13e journée du championnat.

Devant des gradins vides, huis clos oblige, l’USMA a ouvert le score sur un penalty, obtenu par Ghacha, et transformé par Belkacemi (34e). Après la pause, le club de Soustara a déroulé en dominant son adversaire de bout en bout. A l’origine du premier but, Ghacha s’est transformé en buteur, en ajoutant d’abord le deuxième but (71e), avant de signer le doublé (78e), mettant définitivement les siens à l’abri.

Après une série de trois matchs sans succès (1 défaite et deux nuls), les hommes de Nabil Maâloul renouent avec la victoire. 

Avec ce résultat, l’USMA rejoint la JS Kabylie à la troisième place au classement, avec 25 points chacun, alors que les « Siskaoua » stagnent à la 8e place avec 20 points, en compagnie de l’ASO Chlef. 

C’est le dernier match de mise à jour du calendrier de la phase aller, avant la reprise de la compétition (phase retour), les 11 et 12 février, avec le déroulement de la 16e journée.

L’USM Alger enchaînera, en recevant le NC Magra, le lundi 10 février au stade du 5-juillet d’Alger (19h00), en match comptant pour la mise à jour des 1/16es de finale de la Coupe d’Algérie.

Dans les autres matchs de mise à jour, disputés cette semaine, le MC Alger, détenteur du titre honorifique de champion d’hiver, a bouclé la phase aller, en ramenant un point en déplacement face à l’ES Mostaganem (1-1), et reste toujours invaincu depuis l’arrivée à la barre technique de l’entraîneur tunisien Khaled Benyahia en décembre dernier.

Le CR Belouizdad, a pris la position de dauphin, grâce à son succès à Oran face au MCO (2-1). Un doublé de l’attaquant Aymen Mahious, a permis au club de Laâqiba de se racheter, après la défaite concédée à la maison face au CS Constantine (0-2).

De son côté, le MCO, invaincu jusque-là à domicile, a concédé sa première défaite à la maison, depuis le début de la saison.

Avec APS

Couscous diplomatique : Algérie, un chef étoilé malgré elle ?

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Sahara occidental

Dans la grande cuisine de la géopolitique méditerranéenne, l’Algérie se retrouve aux fourneaux, bon gré malgré. Non pas par passion gastronomique, mais parce que, lorsque le gaz chauffe et que les tensions mijotent, tout le monde veut goûter au plat du voisin. D’autant plus quand ce voisin dispose d’ingrédients stratégiques qui attirent les plus grands chefs internationaux.

Entrée froide : Maroc, Sahara Occidental et querelle de recettes… Depuis des décennies, l’Algérie et le Maroc se disputent la paternité d’un ingrédient hautement inflammable : le Sahara Occidental. Rabat le considère comme un ingrédient incontournable de son couscous national, tandis qu’Alger refuse de le laisser mijoter en paix. Chaque sommet international se transforme en un dîner de famille où les assiettes volent plus que les poignées de main.

Les récents développements montrent que cette querelle reste bien vive. En octobre 2024, la Cour de justice de l’Union européenne a annulé les accords commerciaux entre le Maroc et l’UE impliquant le Sahara Occidental, confortant la position de l’Algérie et du Front Polisario. Dans le même temps, Rabat renforce ses alliances stratégiques avec Washington et Tel-Aviv, ce qui alimente la méfiance d’Alger.

L’Algérie, quant à elle, mise sur l’Union africaine et ses relations avec la Russie pour peser dans la balance. Cependant, la suspension par le Ghana de sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en janvier 2025 montre que la diplomatie marocaine gagne du terrain en Afrique.

Plat de résistance : France, colonisation et indigestion historiqueL’Algérie et la France, c’est une recette qui a trop marqué les palais pour être oubliée. Colonisation, guerre, mémoire, excuses à moitié servies…

Le menu franco-algérien est indémodable, mais souvent indigeste. Paris tente parfois de sucrer la sauce en parlant de « reconnaissance », mais Alger, elle, n’oublie rien. En cuisine, la France cherche encore à imposer son service, notamment au Sahel, où l’Algérie, lassée des plats préparés par l’ancien colonisateur, réaffirme son droit de cuisinière régionale.

Les tensions récentes le confirment. En novembre 2024, l’arrestation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal à l’aéroport d’Alger a provoqué un tollé diplomatique. En décembre, l’ambassadeur de France a été convoqué après des accusations algériennes de tentatives de déstabilisation.

Dans ce contexte, la France doit revoir ses stratégies si elle veut éviter de se voir définitivement écartée des prérogatives économiques et stratégiques en Algérie, notamment sur le terrain du gaz et de la coopération en Afrique.

Accompagnement relevé : merguez israéliennes et feu palestinien. Pendant que certains normalisent, d’autres carbonisent.

Si le Maroc a troqué sa neutralité pour un deal diplomatique bien huilé avec Israël, l’Algérie refuse catégoriquement d’ajouter la moindre merguez israélienne à son plat national. La cause palestinienne reste le piment qui enflamme toutes les discussions et transforme tout rapprochement avec Tel-Aviv en plat radioactif.

Alger campe sur ses positions et continue de militer pour la création d’un État palestinien. En octobre 2024, elle a accueilli une conférence internationale de soutien à la Palestine, affirmant ainsi son opposition à la normalisation croissante des relations israélo-arabes.

Cuisson lente : le gaz algérien, épicentre des convoitises. Si l’Algérie occupe une place de choix sur la carte des grands restaurants diplomatiques, c’est avant tout grâce à son or bleu : le gaz. En période de crise énergétique, les chefs européens défilent dans sa cuisine, espérant négocier une part plus généreuse du festin.

L’Italie, la France et l’Espagne redoublent d’efforts pour s’assurer un approvisionnement stable. Cependant, la Russie et la Chine, en fins stratèges, surveillent les fourneaux avec gourmandise. En 2024, la Chine a signé un accord de 36 milliards de dollars pour le développement d’infrastructures gazières en Algérie, signe d’une diversification des partenaires.

Par ailleurs, l’Algérie utilise son gaz comme un levier diplomatique. Elle a augmenté les tarifs pour l’Espagne après que Madrid a soutenu le plan marocain d’autonomie pour le Sahara Occidental, tout en réservant un traitement de faveur à l’Italie, devenue son principal client.

Dessert amer : Algérie, l’art de cuisiner seule. Mais au final, l’Algérie cuisine-t-elle pour elle-même ou pour les autres ? Entre alliances éphémères, tensions régionales et repositionnements stratégiques, elle tente de préserver son

autonomie sans se laisser dévorer par des appétits extérieurs.

Sa volonté de jouer un rôle régional indépendant est manifeste, mais son isolement diplomatique face à des alliances solides (Maroc-Israël, France-Maroc, Chine-Russie) pourrait la priver de marges de manœuvre. D’ici là, une chose est sûre : dans cette gastronomie géopolitique, mieux vaut tenir la louche que finir dans l’assiette.

Bon appétit !

Dr A. Boumezrag

Emmanuel Macron invite le nouveau dirigeant de la Syrie

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Ahmad al-Chareh

Le président français Emmanuel Macron a félicité Ahmad al-Chareh, le nouveau dirigeant syrien par intérim, à l’occasion d’un appel téléphonique, comme l’a précisé la présidence syrienne mercredi.

Selon cette source, le président Macron a exprimé ses vœux de réussite pour la prise de fonction de M. Chareh et l’a invité à se rendre en France. Cette conversation s’inscrit dans le cadre des préparatifs pour la conférence internationale sur la Syrie prévue pour le 13 février à Paris, où les ministres des Affaires étrangères se rencontreront pour discuter de l’avenir du pays.

L’Élysée a également souligné que l’appel du président français avait véhiculé un triple message : la nécessité d’un processus de transition qui respecte les « aspirations du peuple syrien », l’intégration complète des Kurdes syriens dans ce processus et l’importance de poursuivre la lutte contre le terrorisme. Selon l’Élysée, cet appel est le premier d’un dirigeant occidental depuis la prise de fonction de M. Chareh.

Le 8 décembre dernier, la coalition de groupes armés islamistes sunnites menée par M. Chareh a renversé l’ancien président Bachar al-Assad. Suite à cet événement, M. Chareh a été nommé président par intérim pour superviser la transition politique en Syrie.

Lors de leur conversation, M. Macron a réaffirmé le soutien de la France à cette phase de transition, insistant sur les efforts de son pays pour lever les sanctions imposées à la Syrie et permettre ainsi une relance économique du pays.

En réponse, M. Chareh a remercié son homologue français pour ses encouragements et pour l’aide apportée par la France au peuple syrien durant les quatorze dernières années. Il a également évoqué les difficultés actuelles auxquelles la Syrie fait face, notamment les sanctions économiques qui pèsent sur elle.

Le président français a souligné l’importance de répondre aux attentes du peuple syrien dans le cadre de la transition, ajoutant que la lutte contre le terrorisme doit se poursuivre pour le bien-être des Syriens, ainsi que pour la sécurité de la France. Cette dernière préoccupation trouve son origine dans la crainte d’une résurgence de l’État islamique (EI), notamment en raison de la présence de combattants français en Syrie.

Actuellement, environ 150 Français, anciennement membres de l’EI, sont détenus dans des prisons ou camps supervisés par les forces kurdes syriennes dans le nord-est du pays. Macron a exprimé la « fidélité de la France » envers les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), un groupe militaire kurde, et a insisté sur leur « pleine intégration » dans le processus de transition syrien.

Les FDS ont joué un rôle central dans la lutte contre l’EI et sont soutenues par la coalition internationale, dont la France fait partie. Toutefois, ces forces sont confrontées à des tensions avec la Turquie, qui les accuse de liens avec des groupes séparatistes kurdes actifs sur son propre territoire. Des combats entre les FDS et des groupes proturcs se poursuivent dans le nord de la Syrie, malgré les tentatives de médiation américaines pour instaurer une trêve.

Le climat diplomatique en Syrie s’est intensifié ces derniers mois avec plusieurs visites de délégations internationales à Damas, la capitale syrienne, suite à la chute du régime de Bachar al-Assad. En janvier, Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, accompagné de la ministre allemande Annalena Baerbock, s’était rendu en Syrie pour rencontrer M. Chareh. Barrot avait alors indiqué que certaines sanctions économiques imposées à la Syrie pourraient être levées dans un avenir proche, une annonce qui illustre l’évolution progressive de la position de la communauté internationale vis-à-vis de la situation en Syrie.

Ainsi, la Syrie traverse une période de transition complexe où les acteurs internationaux, tout en soutenant la stabilité du pays, s’efforcent de répondre aux préoccupations sécuritaires et politiques qui en découlent, notamment en ce qui concerne les Kurdes, les sanctions et la lutte contre le terrorisme.

La rédaction avec agence