15.9 C
Alger
lundi 9 mars 2026
Accueil Blog Page 20

Le nord du Maroc frappé par un séisme de magnitude 5,2

0
Séisme au Maroc

Ce séisme de 5,2 sur l’échelle de Richter n’a pas fait de dégâts, selon les autorités locales. Toutefois, la peur de répliques plus fortes a poussé les habitants de plusieurs villes, dont Rabat la capitale, à sortir dans la rue.

Le séisme a réveillé les traumatismes. Un tremblement de terre de magnitude 5,2 a frappé le nord du Maroc dans la nuit de lundi à mardi. Il n’a pas fait de dégâts, mais il a provoqué la frayeur de la population, deux ans après un séisme meurtrier dans la région de Marrakech.

La secousse s’est produite à 23h48 (heure locale) dans la province de Ouezzane, au nord du pays, a indiqué l’Institut national de géophysique cité par l’agence officielle MAP.

Son épicentre a été localisé dans la commune de Brikcha, à 200 km au nord-est de la capitale Rabat où la secousse a été ressentie. Les habitants d’autres villes du nord et du centre du Maroc, notamment Tanger, Nador, Fès et Casablanca, l’ont également sentie.

Ce tremblement de terre a fait écho au puissant séisme de magnitude 6,8 qui a frappé le 8 septembre 2023 le Moyen-Atlas faisant près de 3 000 morts et 5 600 blessés. Les autorités restent en alerte face aux possibles répliques.

ADN new/AFP

Gaza : le cessez-le-feu «prendra fin» le 15 février si les otages ne sont pas libérés, menace Netanyahu

0
Netanyahu

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a menacé mardi 11 février de reprendre « des combats intenses » dans la bande de Gaza « jusqu’à ce que le Hamas soit définitivement vaincu » si l’organisation ne libère pas les otages d’ici au samedi 15 février à midi.

Au lendemain de l’annonce du Hamas, qui a décidé de reporter jusqu’à nouvel ordre » la prochaine libération d’otages israéliens captifs à Gaza, prévue samedi 15 février selon les termes de l’accord de cessez-le-feu, le ton monte encore davantage côté israélien. Après le ministre de la Défense Israel Katz, qui a ordonné à l’armée israélienne de « se préparer à tous les scénarios » hier, le Premier ministre a pris position de façon claire ce mardi 11 février.

« Si le Hamas ne libère pas nos otages d’ici à samedi midi, le cessez-le-feu prendra fin et [l’armée israélienne] reprendra des combats intenses jusqu’à ce que le Hamas soit définitivement battu », prévient Benyamin Netanyahu dans un communiqué, sans préciser s’il parle de tous les otages captifs à Gaza ou du petit groupe d’otages censé être libéré samedi dans le cadre d’un échange avec des Palestiniens détenus par Israël dans le cadre de l’accord de trêve en vigueur depuis le 19 janvier.

Après ce communiqué du chef du gouvernement, l’armée israélienne a annoncé des renforts supplémentaires autour de Gaza, « conformément à l’évaluation de la situation et à la décision d’augmenter le niveau d’alerte dans la région militaire Sud ». Des réservistes sont compris dans ces renforts supplémentaires.

Le ministre des Finances israélien Bezalel Smotrich, allié clef d’extrême droite de Benyamin Netanyahu, a appelé le Premier ministre à suivre l’avis du président américain Donald Trump et à exiger du Hamas la libération de tous les otages sous peine de s’exposer à l’« enfer ».

De son côté, Donald Trump a maintenu la date limite qu’il a fixée à samedi 15 février pour la libération des otages israéliens détenus à Gaza. Il a aussi affirmé qu’il ne croyait pas que le Hamas respectera cette date limite de samedi pour libérer des otages israéliens de la bande de Gaza. Lundi, le président états-unien a promis « un véritable enfer » si les otages ne sont pas libérés.

Avec RFI

Sénatoriales : euphémisme et mots couverts, l’ANIE met en garde contre la corruption

0
Sénat

Dans un communiqué publié ce lundi, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) algérienne a rappelé que les candidats aux élections de renouvellement par moitié des membres élus du Conseil de la nation, exerçant actuellement leurs fonctions de manière permanente au sein des Assemblées populaires locales, sont appelés à respecter l’éthique et la déontologie des pratiques politiques et électorales.

« Dans le cadre de la garantie du bon déroulement et de la régularité des élections de renouvellement par moitié des membres élus du Conseil de la nation, prévues le 9 mars 2025, et dans le respect des principes, de l’éthique et de la déontologie des pratiques politiques et électorales, notamment la concurrence loyale entre les candidats, l’ANIE rappelle aux candidats dont les dossiers de candidature ont été validés, et qui exercent actuellement leurs fonctions de manière permanente au sein des assemblées populaires locales, la nécessité de se conformer aux dispositions de l’ordonnance n 21-01 portant loi organique relative au régime électoral », précise le communiqué.

Ce  rappel à l’ordre de l’autorité de régulation des élections en dit long sur les craintes de l’institution quant à d’éventuels détournements et autres pratiques illégales.

L’ANIE rappelle aux candidats, dont les dossiers ont été validés, qu’ils se doivent de « se conformer aux dispositions de l’ordonnance n 21-01 portant loi organique relative au régime électoral ». En d’autres termes, les candidats ne doivent pas céder aux sirènes de la corruption et de l’achat de voix.

Si l’ANIE n’a pas explicitement mentionné la corruption dans son communiqué, il est clair que cette mise en garde en filigrane vise à prévenir ce type de dérive.

 L’institution craint que certains candidats n’utilisent l’argent  ou leur position d’élus notamment les P/APW qui sont dépositaires de l’autorité qui leur permet  d’octroyer des avantages à leurs collègues grands électeurs pour s’adjuger des sièges de sénateur.

L’utilisation de fonds illégaux ou des privilèges  

La corruption qui peut prendre différentes formes (achat de voix, distribution de cadeaux)  pour financer des campagnes électorales est une pratique courante en Algérie.

Ce type de pratiques est une menace pour la démocratie, car il fausse le jeu électoral et empêche l’émergence de candidats méritants et crédibles. 

Il est important de saluer la vigilance de l’ANIE et son appel au respect de la déontologie politique pour que les les élections sénatoriales se déroulent dans un climat de transparence et d’intégrité. Mais le gendarme national des élections pourra-t-il mettre fin à un phénomène qui a façonné les mœurs politiques dans le pays ? Difficile de le croire quand on sait le lien qu’elle a avec le pouvoir. 

La rédaction

L’Egypte appelle à un sommet arabe pour répondre à Trump

0
Ligue arabe

Le 27 février, l’Égypte accueillera un sommet extraordinaire des pays arabes pour discuter des récentes déclarations de Donald Trump concernant Gaza, qui ont suscité une onde de choc à travers le monde.

Le président américain a proposé un plan controversé visant à placer la bande de Gaza sous contrôle américain, une initiative qui a été largement critiquée et rejetée par de nombreux pays arabes.

Le président Donald Trump a déclaré ce lundi que les Palestiniens de Gaza n’auraient pas le droit de revenir dans le cadre de son plan de « propriété » américaine du territoire déchiré par la guerre, rapporte Associated Press. Il contredit ainsi d’autres responsables de son administration qui ont cherché à affirmer que Trump ne demandait qu’une relocalisation temporaire de sa population.

Donald Trump a suggéré la semaine dernière que les habitants de Gaza pourraient être déplacés vers l’Égypte et la Jordanie, une proposition qui a été perçue comme une tentative de délocaliser le problème palestinien plutôt que de le résoudre. Voire une déportation d’une population en violation de toutes les lois internationales.

Cette annonce a provoqué une réaction immédiate de la part des dirigeants arabes, qui se sont réunis pour exprimer leur opposition à toute forme de déplacement forcé des Palestiniens.

Le ministre des Affaires étrangères égyptien, Badr Abdelatty, a souligné l’importance d’une position unie parmi les pays arabes pour contrer cette proposition. Des consultations ont eu lieu avec des nations clés, notamment la Jordanie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, afin de formuler une réponse collective. Ces discussions ont été motivées par la nécessité de défendre les droits des Palestiniens et de promouvoir une solution durable au conflit israélo-palestinien.

Le sommet, convoqué à la demande des Palestiniens, vise à aborder les « derniers développements graves » concernant la cause palestinienne. Les pays arabes, en particulier ceux de la Ligue arabe, ont réaffirmé leur engagement envers une solution à deux États, qui garantirait la coexistence pacifique d’Israël et d’un État palestinien souverain. Cette position est largement soutenue par la communauté internationale, qui considère que la paix dans la région ne peut être atteinte qu’à travers des négociations directes entre les parties concernées.

Les déclarations de Trump ont également suscité un concert de protestations à l’échelle mondiale. De nombreux manifestants ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils perçoivent comme une ingérence inacceptable dans les affaires palestiniennes. Les critiques soulignent que le plan de Trump ne fait qu’aggraver les tensions et ne tient pas compte des aspirations légitimes du peuple palestinien à l’autodétermination et à la dignité.

Le sommet du 27 février représente une occasion cruciale pour les pays arabes de se rassembler et de discuter des terribles conséquences du plan de Trump pour Gaza. Alors que la situation sur le terrain reste toujours particulièrement problématique, il est essentiel que les dirigeants arabes unissent leurs voix pour défendre les droits des Palestiniens et promouvoir une solution juste et durable au conflit.

Les événements à venir pourraient avoir des répercussions significatives sur la dynamique régionale et sur les efforts pour parvenir à une paix durable au Moyen-Orient. Enfin, si Donald Trump arrive à réaliser son plan, cela constituera une seconde Nakba pour les Palestiniens et un énième camouflet pour les pays arabes, mais capables de parler d’une seule voix pour imposer le respect des droits du peuple palestinien.

Il est toutefois peu probable que ce sommet se termine par une décision courageuse qui pourrait influer sur le cours de l’histoire. Autrement pourquoi la Ligue arabe n’a rien pu faire quand l’armée israélienne massacrait les Palesniens ?

La rédaction

Le groupe israélien Elbit Systems équipe l’armée marocaine

0
Le groupe israélien Elbit Systems équipe l'armée marocaine

Le Maroc a décidé de se tourner vers le groupe israélien Elbit Systems pour équiper ses Forces armées royales (FAR) de 36 pièces d’artillerie autotractées Atmos 2000, selon le journal français La Tribune.

Cette acquisition marque un tournant stratégique, mettant fin à la coopération avec KNDS France, fabricant du célèbre canon Caesar, en raison de tensions persistantes sur la qualité et la maintenance des équipements livrés.

En vrai, la coopération militaire entre le Maroc et Israël s’est considérablement renforcée depuis la normalisation de leurs relations en décembre 2020 dans le cadre des accords d’Abraham. Ce partenariat stratégique couvre plusieurs domaines, allant de l’acquisition d’équipements militaires à la collaboration technologique et industrielle.

En 2021, une loi marocaine a permis la création de coentreprises dans l’industrie de défense, facilitant l’installation d’usines israéliennes au Maroc 5 .

Un contrat d’un milliard de dollars a été signé en 2023 avec Israel Aerospace Industries (IAI) pour développer des projets industriels communs 

Un choix stratégique après des défaillances du Caesar français

Le Caesar, initialement commandé en 2020, avait pourtant constitué un symbole du rapprochement militaire entre Rabat et Paris. Rabat a donc opté pour une alternative plus fiable, proposée par Elbit Systems. Ce choix marque également un revers pour Arquus, qui espérait fournir des véhicules d’accompagnement aux FAR dans le cadre d’un partenariat élargi avec la France.

Atmos 2000 : Une artillerie moderne et performante

L’Atmos 2000, monté sur un camion tchèque Tatra, se distingue par ses capacités de déploiement rapide, son système de tir automatisé, et sa grande mobilité sur terrains difficiles. Il est conçu pour être opérationnel avec un équipage réduit, grâce à son système de chargement semi-automatique, réduisant ainsi l’effort des artilleurs.

Ce système moderne permet une grande réactivité sur le terrain, notamment grâce à sa technologie “shoot-and-scoot”, qui lui permet de tirer et se repositionner rapidement afin d’éviter toute riposte ennemie. Israël, un acteur majeur de l’armement marocain

Avec cette acquisition, Israël consolide sa position en tant que troisième fournisseur d’armes du Maroc, représentant 11 % des importations militaires du pays, selon les données du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute).

Ce renforcement de la coopération militaire entre Rabat et Tel-Aviv s’inscrit dans une dynamique plus large, notamment depuis la normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays en 2020 dans le cadre des Accords d’Abraham.

Avec ce contrat, Elbit Systems marque un point décisif sur le marché de l’armement en Afrique du Nord, tandis que KNDS France essuie un revers stratégique majeur, qui pourrait influencer les futures décisions d’achat du Maroc en matière de défense.

Israël, un acteur majeur de l’armement marocain

Avec cette acquisition, Israël consolide sa position en tant que troisième fournisseur d’armes du Maroc, représentant 11 % des importations militaires du pays, selon les données du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute).

Ce renforcement de la coopération militaire entre Rabat et Tel-Aviv s’inscrit dans une dynamique plus large, notamment depuis la normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays en 2020 dans le cadre des Accords d’Abraham.

Avec ce contrat, Elbit Systems marque un point décisif sur le marché de l’armement en Afrique du Nord, tandis que KNDS France essuie un revers stratégique majeur, qui pourrait influencer les futures décisions d’achat du Maroc en matière de défense.

Synthèse de la rédaction

Immigration : « Un demi-million d’entrées par an, c’est trop », estime Retailleau

0
Retailleau

Dans un entretien paru dimanche dans le JDD, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a estimé que « un demi-million d’entrées par an, c’est trop » en additionnant le nombre de premiers titres de séjours et celui des demandes d’asile.

« Un demi-million d’entrées par an, c’est trop. La question migratoire est d’abord une question de nombre. Comme l’a dit le Premier ministre, tout est une question de proportion : dans un village des Pyrénées ou de Vendée, une famille de plus, ce n’est pas un problème. Trente personnes de plus, c’est un bouleversement. Aujourd’hui, nous ne maîtrisons plus les flux », a-t-il commenté dans une interview au JDD.

Selon les chiffres dévoilés cette semaine par le ministère de l’Intérieur, la France a délivré 336 700 premiers titres de séjour l’an dernier, soit une hausse de 1,8 % par rapport à 2023.

Concernant la demande d’asile, le ministère a fait état d’une baisse de 5,5 % du total, avec 157 947 dossiers.

Tenant d’une ligne dure sur l’immigration, M. Retailleau estime que « le sujet migratoire, c’est la capacité à réduire les entrées et à accélérer les sorties. Mais la priorité, ce sont d’abord les entrées ».

« Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des normes juridiques qui entravent notre action et à la réticence de certains États à coopérer sur les expulsions. L’exécution des OQTF ne dépend pas seulement de nous, mais aussi des pays d’origine, qui doivent délivrer des laissez-passer consulaires. Avant même d’accélérer les expulsions, il faut donc réduire les flux migratoires. Cela passe notamment par une politique de visas plus restrictive », a-t-il expliqué.

Le ministre a encouragé les parlementaires à avancer sur des sujets comme la durée de rétention en centres de rétention administrative (CRA), le délit de séjour irrégulier et le pouvoir des préfets, qui devraient être en mesure de suspendre une décision de remise en liberté prise par un juge des libertés lorsqu’elle concerne une personne dangereuse.

« Il faut aussi revoir la question des prestations sociales », a-t-il ajouté.

Concernant le cas de l’influenceur algérien « Doualemn » dont l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) a été annulée et au cœur d’un bras de fer entre Alger et Paris, M. Retailleau a considéré que « l’État de droit a été dévoyé au point que la règle de droit ne protège plus la société française, mais désarme l’État régalien. Quand une règle ne protège plus les Français, il faut la changer. »

Avec AFP

  

 

Mali : des dizaines de morts dans l’attaque d’un convoi entre Gao et Ansongo

0
Fama Gao

Au Mali, un convoi civil escorté par des militaires et des mercenaires russes du groupe Wagner a été visé par des hommes armés sur la route qui relie Gao à Ansongo, dans le nord du pays, vendredi 7 février. L’attaque a fait au moins 32 morts, selon un bilan provisoire communiqué par des sources locales. 

Composé de 22 minibus, six gros bus, huit camions et escorté par une dizaine de véhicules des Forces armées maliennes (FAMA) et des mercenaires du groupe russe Wagner, selon une source locale, le convoi qui a quitté Gao à destination d’Ansongo, dans le nord du Mali, vendredi 7 février, était d’importance.

L’attaque dont il a été victime s’est produite près du village de Kobe, à 35 kilomètres de Gao, sur une barrière gardée par des membres d’un groupe local d’autodéfense. Des hommes armés ont surgi des deux côtés de la route, ouvrant le feu sur le convoi sans faire de distinction. Alors que les combats ont fait de nombreuses victimes civiles et militaires, cinq camions ont également été détruits, rapporte un transporteur. Les autres véhicules ont pu rebrousser chemin.

Selon plusieurs sources, plus de 30 corps sans vie ainsi que de nombreux blessés – tous civils – ont été ramenés à l’hôpital de Gao. Les soldats et les mercenaires ont, quant à eux, été transportés vers Sévaré, où l’armée disposent d’un centre médical dédié.

« Des véhicules de l’armée calcinés » 

Un témoin qui s’est rendu sur les lieux de l’attaque une fois les combats terminés confirme qu’« une embuscade a été tendue aux militaires maliens ». « Les deux camps se sont violemment affrontés : ils se sont rendu coup pour coup pendant plusieurs heures et il y a eu plusieurs morts des deux côtés, poursuit-il. […] Pendant que les combats étaient en cours, nous avons été contraints de nous enfermer dans nos maisons d’où l’on n’entendait que le bruit des armes. […] Quand nous nous sommes rendus sur les lieux après l’attaque, nous avons découvert des véhicules de l’armée calcinés. Les militaires ont, eux, poursuivi les assaillants afin de les neutraliser […]. »

Selon un responsable local, les passagers du convoi étaient principalement des orpailleurs – dont certains étaient étrangers – qui se rendaient sur un site proche de la mine d’or artisanale d’Intahaka, proche du Niger. Située dans la région dite des Trois frontières, Ansongo se trouve dans une zone fréquemment endeuillée par des attaques de groupes jihadistes, en particulier de l’organisation État islamique au Grand Sahara, qui y est très présente, même si certains voyageurs se font également régulièrement dépouiller par des groupes de bandits armés. À ce stade, aucune organisation n’a cependant revendiqué l’attaque. 

Dans un communiqué publié samedi soir, l’état-major général des armées l’attribue, de son côté, à « un groupe de plusieurs terroristes ». « Pendant les combats, les terroristes repoussés dans leur repli ont délibérément ciblé des passagers civils », poursuit le texte, ajoutant que trois véhicules seulement ont été atteints « causant la mort de 25 civils » et en blessant 13 autres, « majoritairement des jeunes orpailleurs étrangers ». Les FAMA « poursuivent les terroristes, auteurs de l’attaque contre l’escorte ». Des opérations de ratissage ont déjà permis de retrouver « 19 corps de terroristes abandonnés » ainsi que des armes, toujours selon cette source.

RFI

Affaire « Instalingo » en Tunisie : une instrumentalisation de la justice et un verdict à l’emporte-pièce

0
Tunisie
L'arbitraire sévit en Tunisie

La deuxième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a prononcé, le 5 février 2025, des peines cumulées totalisant plus 700 ans de prison à l’encontre des prévenus de l’affaire « Instalingo », une véritable saga judiciaire marquée par des grotesques rebondissements.

Ce procès, semble préfigurer une série de procès de « complot contre la sureté de l’Etat », fabriqués de toutes pièces visant à réprimer l’opposition pacifique, aujourd’hui massivement embastillée. Juste après l’annonce de ce verdict expéditif, Kaïs Saïed a diffusé une longue vidéo dans laquelle il parade au sein des ministères, multipliant les diatribes enflammées contre des « traîtres » qu’il accuse de comploter contre lui.
Un verdit signifiant de fait la mort des prisonniers politiques

Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha et ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple, a été condamné à 22 ans de prison et à une amende de 80 000 dinars.

Cette condamnation, qui s’ajoute aux peines déjà prononcées, revient pratiquement à une mort lente pour cette figure politique âgé de 83 ans, privé de soins médicaux appropriés et soumis à des conditions de détention éprouvantes. Il devient de plus en plus évident que cette décision n’est pas simplement punitive, mais relève d’une stratégie d’élimination progressive, loin des projecteurs et de soutiens internationaux. Cette condamnation illustre de manière flagrante la volonté de Kaïs Saïed de mener un acte calculé visant à achever politiquement et physiquement l’ancien leader d’Ennahdha.

Les peines infligées aux autres accusés :

Achraf Khadhraoui : 17 ans ; Achraf Barbouch : 6 ans ; Achraf Omar : 6 ans ; Bachir Youssefi : 27 ans ; Taoufik Sebaï : 8 ans ; Habib Seboui : 6 ans ; Hamdi Boumiza : 18 ans ; Haykel Khili : 38 ans : Rami Ben Afia : 25 ans ; Rafiq Abdessalem : 35 ans : Riadh Bettaieb : 8 ans : Salem Khili : 48 ans : Samia Sbabti : 10 ans : Slim Jebali : 12 ans : Soumaya Kheriji : 25 ans : Saïd Ferjani : 13 ans : Chadha Haj Mbarek : 5 ans ; Sabrine Atiri : 25 ans et 1 mois : Safinaz Ben Ali : 6 ans ; Adel Daâdaâ : 38 ans : Abdelkrim Arnous : 32 ans ; Abdelkrim Slimane : 15 ans ; Lotfi Hidouri : 27 ans : Lotfi Zitoun : 35 ans ; Lamia Daâdaâ : 6 ans ; Majoul Ben Ali : 25 ans ; Mohamed Hachfi : 25 ans ; Meriam Daâdaâ : 6 ans ; Moadh Kheriji : 35 ans ; Mehdi Jmal : 6 ans ; Haythem Khili : 38 ans ; Hilel Korchi : 38 ans *Yahia Khili 18 ans

Parmi la quarantaine de condamnations prononcées, on trouve des anciens ministres et des hauts responsables du mouvement Ennahdha et de jeunes blogueurs et influenceurs. Y figure aussi Hichem Mechichi, ancien chef de gouvernement condamné à 35 ans, Chahrazade Akacha, journaliste condamnée à 27 ans , Ouadhah Khenfar , journaliste de la Chaine TV El Jazeera condamné à 32 ans, Mohamed Ali Al-Aroui, ancien porte-parole du ministère de l’Intérieur, condamné à 13 ans de prison, tandis que Lazhar Longo, ancien directeur général des services spéciaux, a écopé de 15 ans de prison, accompagné d’une amende de 300 000 dinars et de la confiscation d’un bien immobilier lié à l’affaire.

Instrumentalisation de la justice

L’affaire Instalingo concerne une société de médias créée en 2015 et basée à Sousse (centre de la Tunisie), spécialisée dans la création de contenu de communication numérique et dans la gestion de pages et la production de contenu pour les réseaux sociaux. Ses dirigeants ont été accusés de complot contre la sécurité de l’État en lien avec des accusations de déstabilisation des institutions tunisiennes via des campagnes numériques.

Initialement lancée en 2020, cette enquête ne faisait alors aucune référence à Rached Ghannouchi ni au mouvement Ennahdha. Cependant, après le coup de force de Kaïs Saïed le 25 juillet 2021, un procureur de la région de Sousse a réouvert le dossier sous les mêmes chefs d’accusation, mais cette fois en y ajoutant Rached Ghannouchi ainsi que plusieurs hommes politiques et hommes d’affaires opposés au coup d’état du 25 juillet 2021 de Kaïs Saïed.

Le 11 novembre 2022, le juge d’instruction du Tribunal de première instance de Sousse 2 interroge Rached Ghannouchi pendant 12 heures. Au regard de l’acharnement et de l’irrégularité des procédures, celui-ci refuse de quitter son lieu de détention et ne se présente pas à l’audience du 9 mai 2023. En son absence, le juge d’instruction décide de l’inculper et de le maintenir en détention.

Les accusés sont poursuivis pour blanchiment d’argent, complot contre la sûreté de l’Etat ayant pour but de changer la forme du gouvernement. Ils sont accusés d’avoir utilisé les prérogatives de leur fonction ou profession pour inciter au désordre, déstabiliser l’État ainsi que de pour de blanchir l’argent.

En mars 2022, un juge d’instruction décide de se saisir de l’affaire pour le compte du pôle judiciaire antiterroriste en raison des soupçons de financement d’activités subversives via des campagnes numériques.

Les autorités ont étendu les poursuites à plusieurs figures politiques et hommes d’affaires. Adel Daâdaâ, un homme d’affaires jugé essentiel, est accusé d’avoir coordonné les financements vers Ennahdha.

Chadha Haj Mbarek, doublement victime de la répression et de l’instrumentalisation de la justice

La journaliste Chadha Haj Mbarek a été arrêtée début octobre 2021 dans le cadre de l’affaire dite de la société Instalingo. Simple employée à la société, elle a été accusée de complot contre la sûreté de l’État, d’atteinte à l’ordre public et d’outrage au président de la République. Ces accusations sont devenues courantes contre les journalistes et les militants depuis que Kaïs Saïed a imposé l’état d’exception le 25 juillet 2021.
La famille de Chadha Haj Mbarek a été harcelée : son père et ses deux frères ont été arrêtés puis relâchés.
Elle-même a été libérée après l’abandon des charges en été 2022, mais le Ministère public a fait appel et la ministre de la Justice a nommée trois juges d’instruction successifs dans le but de la maintenir en détention.
Souffrant de maladies rénales et d’une perte auditive aggravée par les traitements infligés en prison, son cas a alarmé ses avocats et le Syndicat des journalistes tunisiens.

Des charges infondées dans un contexte de répression

Les condamnations prononcées dans l’affaire Instalingo témoignent d’un jugement à l’emporte-pièce, caractérisé par des décisions expéditives, sans fondements ou basées sur des éléments factuels ou de preuves :
1.Les accusations de complot et de blanchiment d’argent reposent sur des soupçons de flux financiers étrangers sans que la chambre ne se soit pas donné la peine d’argumenter ou de spécifier les éléments qui lui ont permis de caractériser les allégations abstraites des témoins d’accusations dans un processus contradictoire et dans une logique intelligible et conforme à la loi.
2.Le ciblage explicite de figures opposées à Kaïs Saïed, telles que Rached Ghannouchi, illustre une volonté politique de neutraliser l’opposition sous couvert de procédures judiciaires.
3.Les recours judiciaires ont été limités et les juges d’instruction ont souvent agi de façon expéditive pour prolonger les détentions sans garantir un examen équitable des dossiers.
4.Des peines disproportionnées de prison allant jusqu’à 35 ans ont été prononcées contre des journalistes, hommes politiques et militants sans relation de cause à effet suggérant un objectif de répression plutôt que de justice.
5.L’affaire s’inscrit dans une campagne systématique de répression visant à museler les voix critiques et à instaurer un climat de terreur propice à l’autocensure et à la complicité avec les crimes du régime en place depuis le coup d’état de juillet 2021, ce qui corrobore la conclusion de condamnations arbitraires.

Ces éléments montrent que les condamnations sont plus le résultat de d’instructions politiques que de procédures judiciaires conformes aux normes constitutionnelles nationales et internationales en vigueur.

Paris, le 8 février 2025
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Algérie : On imprime des dinars, on brûle des pétrodollars !

0
Dinars

Parfois, l’économie d’un pays se résume en une simple formule. Pour l’Algérie, celle-ci tient en dix mots : « On imprime des dinars, on brûle des pétrodollars ». Une recette vieille comme la rente, appliquée avec une rigueur quasi scientifique par une bureaucratie qui a fait du surplace une discipline olympique.

Dans ce pays où la planche à billets tourne plus vite que la diversification économique, les dinars sortent des imprimeries à la pelle, comme s’ils avaient une valeur intrinsèque. Entre 2019 et 2022, la Banque d’Algérie a massivement eu recours à la planche à billets, injectant près de 65 milliards de dollars en monnaie locale, provoquant une dépréciation massive et une inflation galopante.

Pendant ce temps, les pétrodollars, eux, s’évaporent, dilapidés entre subventions aveugles (30 milliards de dollars annuels), importations massives (45 milliards de dollars en 2023) et grands projets fantômes qui finissent souvent en terrains vagues. L’argent coule à flot, mais comme une eau fuyante qui n’arrose jamais les bonnes récoltes.

La logique est implacable : lorsque l’État n’a plus assez de devises, il imprime plus de dinars, dévaluant au passage la monnaie locale, histoire que chacun se retrouve plus pauvre sans vraiment comprendre pourquoi. Inflation ? Coûts de la vie en hausse ? Pas grave, on en imprimera encore ! Le taux d’inflation officiel frôle les 10 % en 2023, mais en réalité, les prix des produits de base ont explosé, rendant la vie quotidienne de plus en plus difficile.

Que dire des réformes structurelles tant promises ? Elles sont comme le mirage du désert : visibles de loin, mais jamais atteignables. Pendant que le monde investit dans la technologie, l’innovation et les industries d’avenir, nous perfectionnons l’art d’attendre la prochaine montée du baril. Le Fonds de régulation des recettes (FRR), censé être une réserve de stabilisation, a été vidé dès 2017, laissant l’État vulnérable aux chocs pétroliers.

Les jeunes fuient ? Normal, un pays qui fabrique du papier-monnaie plutôt que de la richesse ne fait rêver personne. Plus de 300 000 Algériens quittent chaque année leur pays en quête d’opportunités à l’étranger. L’investissement est au point mort ? Difficile de croire en un système économique où le calcul de rentabilité se résume à espérer que le prix du Brent sauve encore la mise.

Mais pourquoi s’inquiéter ? On trouvera toujours un moyen de colmater les fissures. Plus de taxes ici, une dévaluation discrète là, quelques promesses vides enrobées d’un discours officiel bien huilé. Pendant ce temps, les dinars coulent à flots et les pétrodollars s’envolent… jusqu’au jour où l’un des deux viendra à manquer. Devinez lequel en premier ?

Une économie à la croisée des cheminsL’Algérie se trouve à un tournant crucial. Soit elle prend conscience de la nécessité d’une transformation profonde, soit elle continue à s’enfoncer dans une gestion de crise perpétuelle. Des secteurs comme l’agriculture, les technologies de l’information et les énergies renouvelables restent sous-exploités, alors qu’ils pourraient offrir une véritable alternative à la rente pétrolière.

Des pays autrefois aussi dépendants que l’Algérie du pétrole, comme les Émirats arabes unis ou la Norvège, ont su amorcer un tournant stratégique. La Norvège, par exemple, a constitué un fonds souverain qui gère près de 1 500 milliards de dollars, garantissant ainsi la stabilité à long terme. L’Algérie, en revanche, continue à compter sur des fluctuations du marché qu’elle ne contrôle pas.

Alors, combien de temps encore avant que le réveil ne soit brutal ? L’histoire nous a appris que les pays qui persistent dans l’immobilisme finissent toujours par en payer le prix fort. Il est temps que l’Algérie choisisse entre la réforme courageuse ou la banqueroute annoncée. L’horloge tourne.

L’Algérie se trouve à un moment charnière de son histoire économique. Continuer à imprimer des dinars tout en brûlant des pétrodollars ne fera que précipiter le pays dans une impasse. L’heure n’est plus aux demi-mesures ni aux discours creux, mais à une transformation radicale du modèle économique.

La rente ne pourra éternellement masquer l’absence de production réelle ni empêcher la dévaluation continue du dinar. Seule une diversification audacieuse, un assainissement de la gestion publique et une rupture avec la logique rentière permettront d’éviter une crise irréversible.

Si l’Algérie ne saisit pas cette opportunité, elle risque de se réveiller un jour avec une planche à billets qui tourne à vide et un Trésor public en faillite . La rente est une illusion de prospérité : elle donne l’illusion d’une richesse infinie, mais elle finit toujours par s’épuiser.

«  Un pays qui vit de sa rente est un pays qui a choisi d’acheter du temps plutôt que de construire son avenir. Mais tôt ou tard, l’horloge s’arrête. »

Dr A. Boumezrag

Coupe d’Algérie (1/8es de finale) : héroïques CR Témouchent et USM El Harrach

0

L’USM Harrach a réalisé l’exploit de se qualifier aux quarts de finale de la Coupe d’Algérie, en battant en déplacement le MC Oran (1-0), emboitant le pas au MO Béjaia et au CR Témouchent, également qualifiés, à l’occasion de la première partie des 1/8es de finale, disputée jeudi et vendredi.

Moins d’un mois après sa qualification sensationnelle aux 1/16es de finale, à Tizi-Ouzou aux dépens de la JS Kabylie (1-0), les Harrachis ont récidivé en damant le pion à un autre club de l’élite.

L’ailier gauche de l’USMH Berrabah, a transpercé la défense oranaise pour inscrire le but de la qualification à la 55e minute de jeu. Le MCO a jeté toutes ses forces en attaque dans l’espoir d’égaliser, mais l’inusable portier Faouzi Chaouchi, a été un bon dernier rempart.

Le nouvel entraîneur du MCO Abdelkader Amrani, engagé en remplacement du Franco-malien Eric Sékou Chelle, échoue dans ses débuts sur le banc des « Hamraoua ».

L’USMH, dauphin du groupe Centre-Est de la Ligue 2 amateur, affrontera au prochain tour l’ES Mostaganem (Ligue 1), sur terrain neutre.

De son côté, le MO Béjaia (inter-régions), s’est qualifié à domicile, en battant avec maîtrise la JS Haï Djabel (2-0), également issu de la division inter-régions, grâce à deux buts d’Isaâd (15e) et Yaya (30e).

Ayant réalisé l’exploit d’éliminer au tour précédent le Paradou AC (2-2, aux t.a.b : 4-3), la JSHD s’est heurtée cette fois-ci à une solide formation bougiote, qui signe son retour en quarts de finale, après six

Les « Crabes » attendront avant de connaître leur adversaire au prochain tour, qui se jouera contre le MC Alger, le CR Belouizdad, ou l’US Chaouia.

Le CR Témouchent, actuel 9e au classement du groupe Centre-Ouest de la Ligue 2 amateur, s’en est remis à son défenseur Abderrahmane Mohammedi, qui a délivré les siens en seconde période (57e), offrant au CRT une qualification historique aux 1/4 de finale de l’épreuve populaire.

Les hommes de l’entraîneur Driss Bentayeb, seront fixés sur leur adversaire aux quarts de finale, à l’issue des matchs de la mise à jour de l’épreuve. Le CRT sera opposé à l’USM Alger, au NC Magra, ou au RC Kouba.

Jeudi, l’ES Mostaganem et l’ES Sétif, sont les deux premiers clubs à valider leur billet aux quarts de finale de « Dame Coupe », en venant à bout respectivement en déplacement, de l’US Biskra (2-1, a.p) et de l’Amel El-Eulma (1-0).

L’Espérance s’est qualifiée grâce à un doublé de Belkhadem (12e, 115e). L’unique réalisation de l’USB a été inscrite par Dadache (42e).

De son côté, l’ES Sétif est allée arracher sa qualification, au stade Messaoud Zougar, face à l’Amel El-Eulma, pensionnaire de la division inter-régions (1-0). La nouvelle recrue hivernale sétifienne l’attaquant Mohamed Karim Bouhmidi, a offert la qualification à l’Aigle Noir, en inscrivant l’unique but du match peu avant la pause (42e).

A l’instar du CRT, l’Entente, la deuxième équipe la plus titrée en « Dame Coupe » avec 8 trophées, en compagnie du MC Alger et de l’USM Alger, sera fixée sur son adversaire au prochain tour, à l’issue des matchs de la mise à jour.

Les résultats partiels des 8es de finale, disputés jeudi et vendredi :

Jeudi, 6 février 2025 :

– US Biskra – ES Mostaganem (1-2 – a.p)

– Amel El-Eulma – ES Sétif (0-1)          

Vendredi, 7 février 2025 :

– CR Ain Témouchent – CR Béni Tamou (1-0)

– MO Bejaïa – JS Haï Djebel (2-0)

– MC Oran – USM El Harrach (0-1)

APS