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mercredi 18 février 2026
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La déchéance de la nationalité française

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C’est le serpent de mer de la politique antiterroriste française, invoque après chaque attentat, et jamais mise en œuvre : la déchéance de nationalité est pourtant, en plus d’être souhaitable, possible. Et bien plus loin qu’on l’imagine.

Souvenez-vous : trois jours après la tuerie de masse du Bataclan, le président Hollande annonçait vouloir étendre la déchéance de la nationalité française aux binationaux nés français, sanction déjà prévue, dans des circonstances d’une particulière gravité, par l’article 25 du Code civil pour les binationaux naturalisés français. Les belles âmes s’indignaient : la citoyenneté est indivisible, faire le tri entre les Français sous-entend que certains le sont moins que d’autres, nous ramenant aux heures les plus sombres de notre histoire. Il est exact que le régime de Vichy avait allègrement retire en moins de quatre ans la nationalité française a plus de 15 000 des nôtres ! Or, dans l’état du droit positif il existe déjà, s’agissant des modalités de retrait de la nationalité, non pas deux mais six sous-catégories de Français :

La loi opère donc déjà ces distinctions entre Français, non pour stigmatiser les naturalisés mais au contraire pour les protéger de l’apatridie. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’apatridie a été proscrite des pratiques internationales. Dans un arrêt de 1958, la Cour suprême des États-Unis consacre le droit à la nationalité comme un droit de l’homme, considérant qu’il s’agit « d’une forme de punition encore plus primitive que la torture » dans la mesure où l’intéressé « perd le droit d’avoir des droits », ce qui relève du raccourci puisque, même privé de nationalité, une personne humaine conserve ses droits fondamentaux. La sévérité de la Cour s’explique par le cas d’espèce qui lui était soumis : l’individu menacé d’apatridie était un soldat ayant déserté en 1944. Qu’aurait jugé cette même Cour suprême, confrontée au cas de Youssouf Fofana qui a torturé pendant des semaines un Français parce qu’il était juif, de tortures réelles qui n’étaient pas, elles, des figures de style ?

Retranché de la communauté

Certes, la déclaration universelle des droits de l’homme affirme dans son article 15 que « tout individu a droit à une nationalité ». La convention de New York de 1961 interdit aux États signataires de créer des apatrides. Ces évolutions étaient légitimes à l’époque après les abus évidents commis en la matière par un certain nombre de régimes totalitaires au premier rang desquels l’Allemagne nazie.

Mais la France est confrontée aujourd’hui à des citoyens à ce point en rupture avec elle qu’ils se livrent à des actes de guerre sur son sol.

Exclure

Sauf à nous demander de tendre docilement la jugulaire, il n’y a aucune raison valable de conserver sa nationalité à un terroriste à qui il est venu l’idée d’égorger ses compatriotes. Le retrait de nationalité vient alors prendre acte de ce que l’individu en question s’est lui-même retranché de la communauté des Français. Peu importe alors qu’il soit français de naissance ou d’acquisition, bi- ou mono-national, car en effet on est français, ou on ne l’est pas. Outre le fait que le système actuel est illisible, il n’y a aucune raison d’être plus laxiste avec certains au prétexte qu’ils sont des Français de naissance.

En vertu d’un sophisme répandu, enfin, la déchéance serait une mesure inutile car non dissuasive pour les intéressés.  Il est bien évident qu’aucun tueur ne retiendra son geste par crainte de perdre la nationalité française.  C’est bien pour cela qu’il faut la leur retirer ! Il ne s’agit pas de décourager le terroriste mais de montrer à tous nos compatriotes  (nouveaux,  anciens,  bi-  ou mono-nationaux) que la nationalité française est suffisamment prise au sérieux pour que l’État n’hésite pas à exclure de la manière la plus définitive qui soit ceux qui ont fait le choix de la piétiner.

◆ Julie Graziani

Source : L’incorrect

 

 

 

Festivités de Yennayer à Oran: participation de 23 wilayas

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ORAN- Les festivités marquant le nouvel an amazigh « Yennayer » dans la wilaya d’Oran verront la participation de 23 wilayas, durant la période allant du 7 au 12 janvier courant, ont indiqué les organisateurs de l’évènement.

Organisée par la direction locale de la Culture et l’association culturelle « Numidia », avec la participation des directions locales de la Jeunesse et des Sports, de l’Education, du Tourisme, en plus de l’APC d’Oran, cette « semaine de la culture amazighe » propose un riche programme d’activités.

Les festivités seront lancées, lundi, au niveau de la médiathèque d’Oran, a annoncé le directeur de la Culture, Bouziane Kouider, lors d’une conférence de presse, organisée dimanche pour présenter l’évènement.

L’évènement phare de cette semaine culturelle sera le carnaval « Ayred », qui sera organisé en collaboration avec une association de Beni Senous, région de Tlemcen considérée comme le berceau du carnaval, a indiqué, pour sa part, le président de l’association Numédia, Saïd Zemmouche.

Les préparatifs du carnaval ont débuté depuis des semaines, avec la confection de masques et de déguisements ainsi que la préparation des chorégraphies. Ces tâches se font en partenariat avec l’association « Art-actif », a-t-on ajouté.

Les organisateurs ont appelé à ce propos les familles oranaises à venir nombreuses, vêtues de tenues traditionnelles, pour participer au carnaval.

Par ailleurs, des ateliers d’initiation à la confection de masques et à la pratique théâtrale, des séances d’initiation à l’utilisation d’une nouvelle application développée par l’association « Numidia » pour l’apprentissage de tamazight figurent au programme, qui prévoit par ailleurs des conférences,  animées par des chercheurs spécialisés dans la culture amazighe.

Parmi thèmes retenus figurent « La Numidie occidentale » de l’universitaire Messaoud Babadji, « La culture amazighe en question » de Nabil Kouaki, « Tamazight dans la communication » de Samia Bourmana, « Yennayer, symbole de la civilisation amazighe » par Djamel Benaouf.

Le Musée des arts modernes d’Oran (Mamo) accueillera une exposition d’artisanat. Des sorties à des sites historiques, des projections de films, des après-midi poétiques, des ateliers d’enseignement de la langue amazigh sont également prévus par les organisateurs.

S’agissant l’enseignement de tamazight au niveau de la wilaya d’Oran, Saïd Zemmouche a indiqué que trois nouvelles classes ont été ouvertes portant ainsi le nombre global à 9 classes, en plus de six classes d’alphabétisation.

APS

 

Les individus refoulés sont-il migrants ou jihadistes ?

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Une polémique sur un groupe d’individus refoulés au sud de l’Algérie. Des « migrants » selon la LADDH, des « jihadistes de l’armée syrienne libre » selon le ministère de l’Intérieur.

Les individus refoulés aux frontières de l’Algérie avec le Niger ne seraient pas des migrants mais des “jihadistes” de l’armée syrienne libre (ASL). C’est en tout cas ce qu’a affirmé jeudi 3 janvier Hassan Kacimi, directeur au ministère de l’Intérieur chargé du centre opérationnel du ministère et du dossier de la migration.

La ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH) avait rapporté, dans un communiqué publié le 31 décembre, que plus d’une cinquantaine de migrants, en majorité de nationalité syrienne, ont été refoulées vers le Niger entre le 25 et le 26 du même mois.

Le groupe, qui a passé plus de deux mois dans un centre d’accueil à Tamanrasset selon la même source, comprenait également des ressortissants palestiniens et yéménites. Des femmes et des enfants seraient parmi le groupe, dont une femme enceinte à son neuvième mois, a ajouté la LADDH.

C’est au centre de Tamanrasset que “leur origine et leur parcours ont été confirmés”, selon le responsable du ministère de l’Intérieur.

Les propos de M. Kacimi, rapportés par l’agence APS, qualifient de “fallacieux” et d’“erronés” ces informations relayées notamment par la LADDH.

“Pourquoi ne sont-ils pas des migrants ? Tout simplement ce sont des membres de l’armée syrienne libre qui étaient à Alep”, a affirmé le responsable qui a également démenti que l’Algérie aurait refusé que ces personnes demandent l’asile.

N’y allant pas du dos de la cuillère, M. Kacimi a également lancé de graves accusations à l’encontre de ces individus: “Ces djihadistes, quand ils sont arrivés en Turquie, si vraiment ils étaient menacés dans leur vie, pourquoi n’ont-ils pas demandé le droit d’asile en Turquie?”.

Ils auraient bénéficié de “faux passeports” selon lui et auraient été transférés par avion vers le Soudan et ensuite vers la Mauritanie.

Une opération trop “coûteuse” selon M. Kacimi qui se demande “qui finance l’organisation, l’encadrement et la protection de ces djihadistes ?”. Il a également affirmé que ces individus sont entrés depuis la Mauritanie au nord du Mali où ils ont été protégés par des groupes terroristes jusqu’à leur entrée en Algérie.

“Si c’étaient vraiment des migrants en détresse et qu’ils avaient besoin de la protection des autorités algériennes, pourquoi, quand ils sont arrivés aux frontières algériennes, ils ne se sont pas adressés aux autorités algériennes qu’ils ont évitées pour échapper au contrôle des autorités publiques”, a-t-il encore martelé.

La LADDH affirme de son côté que ces ressortissants syriens “se sont présentés aux services de sécurité algériens dans le but de trouver protection”.

Ils ont été placés dans le centre de rétention, poursuit le communiqué de la LADDH, “après avoir été condamnés par un tribunal à trois mois de prison avec sursis pour entrée illégale sur le territoire national”.

“Cet acte est une violation délibérée de la Convention de Genève sur les réfugiés ratifiée par l’Algérie”, a notamment dénoncé l’organisation.

M. Kacimi n’en est pas à ses premiers propos polémiques sur les migrants. En novembre dernier, dans des propos largement critiqués sur le web, il avait accusé les migrants subsahariens d’avoir apporté différentes maladies et épidémies en Algérie.

https://youtu.be/q4qIWHuHhNk?t=27

Source : HuffPost Algérie

L’ex-boxeur qui a frappé un gendarme à Paris toujours recherché

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L’ancien champion de France de boxe Christophe Dettinger était toujours recherché ce dimanche soir dans l’enquête sur deux gendarmes frappés lors de l’Acte 8 des Gilets jaunes.

La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. On y aperçoit un grand gaillard, manteau noir et bonnet vissé sur le crâne, s’en prendre à mains nues à un gendarme mobile sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, samedi à Paris en marge de l’acte 8 des gilets jaunes. L’homme fait preuve d’une certaine assurance et les coups sont précis. Et pour cause, ce manifestant violent a été identifié comme un ancien boxeur professionnel, Christophe Dettinger. Sur une autre vidéo, on l’aperçoit en train d’asséner un coup de pied dans la tête d’un autre gendarme au sol. En dépit des recherches dont il fait l’objet, cet homme de 37 ans n’avait pas été interpellé ce dimanche soir.

Le suspect a été identifié par les services de la Direction opérationnelle des services techniques et logistiques de la préfecture de police de Paris. Mais son identité n’a pas été officiellement communiquée. C’est un tweet, samedi soir, du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), accompagné d’une photo de Christophe Dettinger en tenue de boxeur qui a mis les internautes sur sa piste. « On a été prudent, on n’a pas donné son identité », se défend David Le Bars, le secrétaire général du syndicat. La diffusion de sa photo était cependant de nature à permettre son identification rapide. Toujours sur Twitter, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a ensuite repris l’information du SCPN, la validant ainsi implicitement…

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire. Les deux gendarmes attaqués ont porté plainte dimanche. L’homme violenté alors qu’il se trouvait à terre s’est vu prescrire 15 jours d’ITT. Son collègue boxé présente, lui, deux jours d’ITT. Samedi soir, les enquêteurs venus interpeller ce suspect ne l’ont pas trouvé à son domicile.

Son ex-entraîneur « chagriné »

Malgré la violence des coups portés, notamment sur le gendarme au sol, l’homme au bonnet est devenu la coqueluche de certains Gilets jaunes. Sur son profil Facebook, Christophe Dettinger ne cachait pas son adhésion au mouvement.

Ancien boxeur professionnel, il avait été sacré champion de France des lourds-légers en 2007 et 2008. Jacky Trompesauce, son premier entraîneur au Ring de Massy (Essonne), le décrit comme « un bon garçon ». « Je suis chagriné par ce qu’on va dire sur lui. Il ne supporte pas l’injustice », nous indiquait-il samedi soir. Dans un communiqué, la Fédération française de boxe a condamné le « comportement inacceptable et honteux » de son ancien licencié. Christophe Dettinger avait raccroché les gants en 2013. Sans manifestement perdre tous ses acquis.

 

El Tarf : six cas de peste des petits ruminants

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El TARF – Au total Six (6) cas de peste des petits ruminants (PPR) ont été découverts et confirmés, durant la semaine écoulée, dans la localité de Ain Kheyar (wilaya d’El Tarf), a -t-on appris, vendredi du directeur des services agricoles (DSA).

Les résultats des analyses des prélèvements effectués sur des ovins de Ain Kheyar, dés l’alerte donnée, ont confirmé que six têtes ovines sont atteintes de la PPR, a précisé M. Kameleddine Benseghir.

Il a dans ce même contexte ajouté qu’une suspicion d’un foyer de PPR dans la commune de Chihani a été signalée, détaillant que 25 têtes ovines de cette région ont subi les analyses d’usage en pareil cas pour confirmer ou infirmer l’existance cette pathologie.

Un « dispositif spécial » a été aussitôt enclenché, a encore ajouté M. Benseghir précisant que les mesures décidées ont trait notamment à la fermeture des marchés hebdomadaires à bétail situés à Bouhadjar, Ain Assel et Drean, pendant un mois en sus de l’interdiction de déplacement inter wilaya et l’obligation de la délivrance d’une autorisation des services concernés pour tout transport de bétail vers l’abattoir.

Le même responsable a également fait état de la mobilisation d’une brigade de suivi au niveau des daïras de la wilaya dans le souci de préserver le cheptel. S’agissant de la fièvre aphteuse, enregistrée récemment dans la région, la même source a indiqué que ce virus a touché trois (3) bovins au niveau du lieu dit Bensebti et 5 autres à Guergour, relevant du chef lieu de wilaya.

En plus du dispositif de lutte et de prévention bio-securité pour faire face à la maladie (quarantaine, contrôle, interdiction de déplacement des animaux, vaccination …), la même source a expliqué que la campagne de vaccination anti aphteuse a touché à ce jour, 35.126 bêtes.

La peste des petits ruminants et la fièvre aphteuse sont des maladies virales et contagieuses menaçant le cheptel et « ne présentant aucun risque de contamination pour l’homme », a t-on tenu à rassurer. La wilaya d’El Tarf compte 80.000 bovins dont 40.000 vaches laitières ainsi que 120.000 ovins.

APS

Mahrez : “J’aurais pu choisir la France »

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lier international algérien de Manchester City (Premier League anglaise de football) Riyad Mahrez a indiqué qu’il aurait pu choisir l’équipe de France, mais son choix de porter les couleurs de la sélection nationale était “naturel”.

“Mes parents sont Algériens. J’avais l’habitude d’aller en Algérie pendant deux mois en été, je suis très attaché à mon pays. On a fait appel à moi quand j’avais 21 ans pour le Mondial et ce fut un choix naturel. J’aurais aussi pu choisir l’équipe de France, mais en raison de mon attachement au pays et en mémoire à mon père, j’ai décidé d’opter pour l’Algérie”, a affirmé Mahrez dans un entretien accordé au site officiel de Manchester City.

Mahrez (43 sélections/ 10 buts) avait signé sa première sélection avec l’EN le 31 mai 2014 en amical face à l’Arménie (victoire 3-1) sous la conduite de l’ancien coach national le Bosnien Vahid Halilhodzic.

Ayant rejoint le champion d’Angleterre en titre l’été dernier, pour un contrat de cinq ans, en provenance de Leicester City, Mahrez (27 ans) n’a pas tari d’éloges sur son entraîneur l’Espagnol Pep Guardiola.

“C’est un très bon manager et il travaille très dur. Il travaille très dur pour nous, pour être prêt et avoir tous les détails nécessaires pour jouer les matches”.

Loin d’arracher une place de titulaire à part entière au sein d’une équipe constellée de joueurs vedettes, le natif de Sarcelles (France) a estimé que la concurrence régnante au sein du groupe était positive : “C’est bien, ça permet d’améliorer le football, on s’améliore les uns les autres et le plus important, on améliore l’équipe. Logiquement, le niveau de l’équipe s’améliore aussi, alors c’est bien.”

Sur un plan personnel, le N.7 de l’EN enchaîne : “En football, vous devez aider vos coéquipiers en défense dans l’intérêt de l’équipe. J’aime être efficace dans les 30 derniers mètres, mais je ne dois pas oublier ma tâche défensive”.

Manchester City, qui reste sur une victoire à domicile face au leader Liverpool (2-1) en Premier League, sera au rendez-vous cet après-midi (15h00) avec la réception de Rotherham United (division 2) en 32es de finale de la Coupe d’Angleterre.

 

Source : TSA

Meurtres d’Imlil : le récit du directeur du BCIJ

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C’est l’histoire tragique d’une radicalisation discrète, sans faire partie d’une organisation internationale, à la manière des “loups solitaires“. 4 individus ont pris la décision de commettre des actes dans le crédo jihadiste. Deux touristes scandinaves en ont payé le prix. Voici le récit de Abdelhak Khiame, directeur du BCIJ.

Les deux crimes terroristes d’Imlil commis dans la nuit du 16 au 17 décembre 2018, sont atypiques. Ils portent certes la marque de Daech au niveau du mode opératoire. La propagande de Daech a été l’élément déclencheur. Hormis cela, nous sommes bien en présence d’une affaire inédite où il n’y avait ni organisation, ni planification, ni conceptualisation, le tout par des exécutants dont le profil est celui de criminels de droit commun plutôt que de terroristes.

C’est ce qui ressort des interrogatoires menés par le BCIJ. Toute la reconstitution ci-dessous a pour source les déclarations de Abdelhak Khiame, elles-mêmes basées sur les interrogatoires.

En 2014, un certain A. J., habitant Marrakech, est arrêté par la BNPJ (le BCIJ n’existait pas encore), pour apologie du terrorisme et enrôlement d’individus en vue de leur acheminement vers des zones de conflits (Syrie et Irak) pour y commettre des entreprises terroristes.

Présenté à la Justice, il écope de 4 ans d’emprisonnement. Une année plus tard, en 2015, il est libéré après un pourvoi en cassation.

A sa sortie de prison, A. J. n’a pas changé. Il est toujours imprégné des mêmes idées jihadistes. Il poursuivra son activité mais d’une manière plus discrète que par le passé. De fait, il arrive à passer entre les gouttes et n’attire pas l’attention. Il reste dans les radars, il est fiché, mais rien ne montre qu’il poursuit une activité d’embrigadement ni qu’il prépare un éventuel passage à l’acte.

Un ressortissant suisse entre en scène

En cette année 2015, son chemin va croiser celui d’un ressortissant hispano-suisse, de passage au Maroc et qui finira par devenir résident à Marrakech.

Entre 2013 et 2015, ce genevois né d’un père suisse d’origine colombienne et d’une mère espagnole, a des démêlées avec la justice helvétique pour des faits de droit commun tels que trafic de stupéfiants, vol, cambriolage, dommages à la propriété, agression et violence conjugale.

Pour une raison non-identifiée à ce stade, il se convertit à l’Islam à la mosquée de Genève dans le quartier du Petit-Saconnex. Cette mosquée avait attiré l’attention en raison de la présence de deux imams français convertis qui avaient été en contact avec Mohamed Merah et qui avaient finalement été expulsés de Suisse. Ces deux imams ont été à l’origine de plusieurs radicalisations et recrutements de candidats jihadistes envoyés vers le Moyen-Orient.

Ce ressortissant suisse croise donc un Marocain radicalisé qui lui recommande d’effectuer sa “hijra“ en s’inscrivant en se rendant au Maroc et en s’inscrivant dans une école coranique. Il se rend donc dans la localité de Tikiouine et ne trouve pas l’école coranique recherchée. Il reprend un autocar pour Marrakech d’où il compte reprendre l’avion pour Genève.

A la gare routière de Marrakech, il croise par hasard, un Marocain. Ce dernier, croyant faire une bonne action, l’incite à rester dans cette ville et lui présente un imam qui officie dans une mosquée anarchique dans les environs de la ville rouge. C’est cet imam, qui fait partie des 22 personnes présentées à la Justice dans le cadre de l’affaire d’Imlil, qui lui présentera A. J., futur émir de la cellule.

Ce ressortissant suisse jouera un rôle comme on va le voir. Déjà radicalisé, il sera une sorte de mentor pour la cellule: arrêté le 29 décembre 2018, il reconnaîtra avoir entraîné les membres de la cellule au tir, leur avoir fourni l’application Telegram utilisée par les terroristes et d’avoir embrigadé ou tenté d’embrigader des Marocains et des ressortissants subsahariens, en vue de commettre des actes terroristes dans le royaume.

A travers Telegram, les personnes enrôlées sont exposées à la propagande de Daech. En 2018, c’est un groupe de 22 personnes qui tient des réunions, parfois à la campagne dans les environs de Marrakech, parfois par petits groupes dans des domiciles. Les échanges sont faits de haine et de désir de vengeance contre les “croisés“ et les ennemis de Daech.

Le passage à l’acte

Au mois de décembre 2018, un noyau composé de 4 d’entre eux décide de passer à l’acte. L’objectif est de “faire quelque chose“ : tuer des touristes ou des membres des forces de sécurité. Mais aucun “objectif“ précis n’est identifié.

Le mercredi 12 décembre, ils enregistrent une vidéo d’allégeance à Daech au domicile de l’un d’entre eux, A. K., qui apparaît à l’extrême droite sur les images. Un tissu noir fait office d’arrière-plan, avec une inscription censée représenter la bannière de Daech. Le texte d’allégeance est ânonné d’une voix hésitante. Il est lu par A.J., l’émir de la cellule.

Après l’enregistrement fait par téléphone portable, les quatre se rasent la barbe. Le vendredi 14 ils prennent la route d’Imlil. Ils ont apparemment renoncé à commettre leurs actes dans la ville de Marrakech, trop surveillée et fréquentée.

Les voici dans un taxi collectif sur la route d’Imlil. Ils ont emporté avec eux, dans des sacs à provisions, des couteux de boucherie. A mi-chemin, le taxi est arrêté par un barrage de deux gendarmes. Ils se concertent silencieusement : si les gendarmes les fouillent, ils les tueront. Mes ces derniers leur demandent leurs papiers et les laissent poursuivre leur chemin. C’est un contrôle de routine.

A Imlil, il y a trop de monde. Ils se rendent à Sidi Chamharouch. Sur leur chemin, ils croisent deux cyclistes étrangers. Ainsi qu’un groupe de touristes accompagnés de guides. Ils ne passent pas à l’acte, trop de monde.

Plus tard, ils tombent sur un touriste anglophone. Ils pensent qu’il est anglais. Ils décident de le tuer, et avant de commettre leur forfait, l’interrogent sur sa religion. Il répond: “muslim“. Ils le relâchent.

Pour une raison non élucidée, A. K., le quatrième de la bande, au domicile duquel la vidéo d’allégeance a été enregistrée, décide de repartir à Marrakech. Il dit à ses trois complices : “je suis fatigué, mais je suis engagé avec vous. Je vais redescendre à Marrakech et je vais vous préparer une planque pour votre repli“. Il quitte la bande. Ils ne sont plus que trois.

Dimanche 16 décembre, alors que la nuit tombe, vers 19H, ils aperçoivent les deux jeunes scandinaves. Ils installent leur propre tente à 150 mètres environ de celle des deux touristes isolées. Ils s’endorment tout en ayant remonté les réveils de leurs téléphones à minuit.

A minuit, ils se réveillent, ils commettent les deux crimes. Les deux victimes sont décapitées. A 1 heure du matin, ils quittent les lieux dans une certaine panique, abandonnant leur tente et… la carte d’identité nationale de leur émir A. J. C’est ce dernier qui a décapité les deux pauvres femmes.

Ils marchent alors pendant 5 heures, jusqu’à Asni et reprennent la route de Marrakech. En route, ils envoient la vidéo d’allégeance à leurs 18 autres complices, en utilisant l’application Telegram. Et en leur demandant de passer à l’acte eux aussi.

Contrairement à ce qui a été dit et écrit, aucune caméra de surveillance à Imlil ni dans les environs, ne les a filmés.

L’enquête

Lundi matin, les autorités locales sont prévenues. Le BCIJ est sur le pont, la gendarmerie royale et la police judiciaire de Marrakech. C’est le BCIJ qui a la main, c’est lui qui prend les décisions, tel est le choix du procureur général de Rabat, chargé des affaires de terrorisme. Le modus operandi suggère en effet des crimes terroristes.

Khiame envoie plusieurs équipes différentes sur place. On en sait pas comment ni quand, les services marocains ont intercepté la vidéo d’allégeance envoyée sur Telegram. Ils identifient immédiatement les quatre sbires. La carte d’identité de l’émir retrouvée sur les lieux confirme leurs soupçons.

A.K., celui qui était redescendu, est cueilli chez lui le mardi 18 décembre. Il est interrogé sur place à Marrakech. Il avoue et apporte des détails, fournit les noms d’autres complices, raconte l’équipée criminelle.

Les trois autres terroristes ne rentrent pas à leurs domiciles. Ils restent groupés. Ce que l’on sait, c’est qu’ils ont passé deux nuits à la belle étoile, près d’un terrain de sport.

Toutes les entrées et sorties de Marrakech sont surveillées par des éléments du BCIJ. Le Bureau central estime (ou sait), qu’ils sont en ville et qu’ils vont chercher à la quitter. Jeudi matin vers 07H, il fait encore nuit sur la ville. A la gare routière de Bab Doukkala, des éléments du BICJ les reconnaissent. Ne sachant pas s’ils portent des ceintures explosives, on décide d’arrêter l’autocar lorsqu’il aura quitté la gare routière. Quelques centaines de mètres plus loin, un barrage arrête l’autocar et des éléments du BCIJ, en civil, montent et les arrêtent. Ils n’opposent aucune résistance. Ils sont d’ailleurs photographiés dans cet autocar, hagards. Ils n’ont pour bagages que les sacs contenant leurs couteaux.

Les trois compères sont acheminés directement au siège du BCIJ à Salé. Tous les noms cités par eux dans leurs déclarations font l’objet d’une surveillance discrète. 18 autres individus seront arrêtés et présentés à la justice.

Khiame participe à des interrogatoires. Il a interrogé par le passé au moins un millier de personnes impliquées dans des crimes terroristes et autant de criminels de droit commun. Son opinion personnelle, c’est que le profil des quatre individus est celui de criminels de droit commun plutôt que de terroristes.

L’affaire est maintenant entre les mains de la Justice. Elle est la première (et espérons, la dernière) manifestation publique au Maroc du phénomène de terrorisme et de radicalisation endogène ou essentiellement endogène.  Certes, le crédo jihadiste venait de Daech. Mais les deux crimes n’ont pas spécialement validés ou commandés. Il n’y a pas eu de revendication de la part de Daech.

Le terrorisme sans leader, c’est de cela qu’il s’agit. Il y avait les filiales, il y a maintenant les franchises. Ces passages à l’acte sauvages, non planifiés, effectués parfois par un seul individu, sont diffus, très difficiles à prévoir.

 

Par Samir El Ouardighi & Naceureddine Elafrite

Source : MÉDIAS 24

Egypte : les coptes sont encore ciblés

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un policier tué lors du démantèlement d’un engin explosif devant une église.

DRAME – Un officier de police a été tué ce samedi 5 janvier, dans l’explosion d’un engin explosif que les forces de sécurité tentaient de désamorcer devant une église copte au Caire. Il s’appelait Moustafa Abid et était spécialiste du déminage.

“Deux autres policiers ont également été blessés dans l’explosion survenue devant l’église al-Azraa Wa Abou Sifin (la Vierge et Mercure de Césarée), à Nasr City en périphérie du Caire”, précise l’AFP. L’engin était placé à l’intérieur d’un sac que les policiers ont inspecté.

Cette attaque intervient à deux jours du Noël chrétien copte orthodoxe, célébré le 7 janvier en Egypte.

 

HuffPost Maroc

Messieurs d’en haut, le lac noir meurt, sauvez-le

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Appel citoyens aux autorités locales de Adekar wilaya de Bejaia pour la protection du lac noir

 

Nous avons cru pouvoir dominer la nature et exploiter ses ressources à l’infini. Nous pesons sur les autres formes de vie sur terre plus qu’aucune espèce ne l’a jamais fait, et nous atteignons la limite de ce que la planète peut supporter.

La disparition des espèces et des milieux naturels ne peut plus continuer au rythme actuel. Notre capacité à aborder le futur dans de bonnes conditions en dépend.

Si nous le décidons, nous avons le pouvoir d’agir pour changer les choses et construire l’avenir.

Reprenons conscience que nous faisons partie de la biodiversité et que nous en dépendons. Que ce soit en matière d’alimentation, de consommation, de production, de loisirs ou de déplacements, chacun d’entre nous, individuellement et collectivement, doit faire le lien entre ses actes quotidiens et leurs impacts sur la nature. Le lac noir dans la commune de Adekar risque à long terme de disparaître, si les autorités de cette région ne prennent pas les dispositions pour réguler les visiteurs et protéger cet environnement. La sur fréquentation de ce site et la violation des lieux naturels avec des engins roulants sera très préjudiciable à l’environnement et à la biodiversité.

 

La beauté d’Adrar et le racisme algérien

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Quel comportement répugnant et nauséabond !

Cette belle jeune fille d’Adrar dans le Sud algérien a été élue Miss Algérie et c’est un torrent d’insultes et de propos racistes qui a déferlé sur la toile, car elle a la peau très brune, Kahloucha comme ils disent.

Je vais reprendre les propos d’un ami Franco-Algérien qui a fait la comparaison entre ses deux pays.

En France, me disait-il, nous avons élu plusieurs Miss originaires des DOM-TOM et nul ne s’était aperçu qu’elles avaient la peau foncée… et on accuse les Français d’être racistes.

Si tu pousses la comparaison mon frère, répliquai-je, tu relèveras que les Algériens qui crient à l’atteinte des droits de l’homme quand l’Europe accueille mal les Harragas migrants ne pipent mot quand les autorités de leur pays rejettent les migrants subsahariens dans le désert.

Il n’y a pas lieu de comparer une Algérie qui ne tolère guère la pratique d’autres cultes autres que l’islam avec l’hexagone où les mosquées poussent comme des champignons dans presque chaque quartier.

Comment admettre qu’il soit interdit en Algérie à un étranger d’acheter un terrain, un immeuble ou même d’avoir une majorité d’actions dans une société et qu’en France même si vous êtes un étranger non résident, il vous est permis d’être propriétaire de tout ce que vous désirez.

Arrêtons là les comparaisons et félicitons Miss Algérie pour son titre, ses beaux cheveux déployés, sa beauté et sa culture générale…

Et comme on disait en Amérique :

Black is beautiful !

 

Saïd Yahia Chérif