19.4 C
Alger
jeudi 9 avril 2026
Accueil Blog Page 191

Mourad Medelci est décédé très tôt ce matin

0
Mourad Medelci, ministro de Relaciones Exteriores de Argelia, habla durante una entrevista con The Associated Press, en el marco de la 43era reunión anual del Foro Económico Mundial, en Davos, Suiza, el viernes 25 de enero de 2013. (Foto AP/Anja Niedringhaus)

Le président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci est décédé lundi à 1h30 du matin à Alger, à l’âge de 76 ans, suite à une longue maladie, a-t-on appris auprès de ses proches.

Né le 30 avril 1943 à Tlemcen, M. Medelci a occupé plusieurs portefeuilles ministériels avant d’être désigné, en septembre 2013, par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à la tête du Conseil constitutionnel.

Le défunt a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères (4 juin 2007-11 septembre 20013), ministre des Finances (2005-2007) et celui de ministre du Commerce (9 novembre 1988-9 septembre 1989) ainsi que conseiller auprès de la présidence de la République (2002-2005).

Licencié en sciences économiques de l’université d’Alger en 1966, M. Medelci a également occupé des postes de direction dans plusieurs groupes publics avant de devenir directeur général de la SNTA.

L’enterrement aura lieu lundi après la prière du dohr au cimetière de Ben Aknoun.

APS

Conférence de Sofiane Djilali à Paris

0

Le président du Djil Al Jadid Sofiane Djilali a organisé ce samedi à Paris une conférence sous le titre : Algérie 2019, quelle alternative face à l’impasse du régime ?

On s’attendait à un débat sur l’actualité politique marquée essentiellement par l’élection présidentielle d’avril 2019, mais Sofiane Djilali en a voulu autrement en abordant les voies qui pourront sortir l’Algérie de cette crise économique politique et sociale.

Pour Sofiane Djilali, le premier axe de son programme est la société algérienne qui est en période de transition entre la tradition et la modernité, ce qui a donné des comportements sociaux inadéquats aux développements et un pouvoir politique qui émane selon Sofiane Djilali de cette société en crise.

Cette problématique a suscité un débat en particulier avec l’intervention de Hacene Hireche qui a expliqué que le pouvoir installé par la force militaire, en 1962 et ses politiques d’arabisation et d’islamisation de la société sont la cause des crises dont vit la société algérienne. Pour Hirech, le pouvoir influence le cours de la société.

En réponse Sofiane Djilali a mis en exergue les résistances du peuple algérien pour défendre ses droits et sa citoyenneté malgré les contraintes imposées par les pouvoirs politiques.

De son côté, Malika Baraka du mouvement pour la Kabylie a interpellé le conférencier sur l’incapacité de la mouvance démocratique à s’ancrer dans la société et elle l’interroge : quel État à construire et quelle nation ?

En réponse, Soufiane Djilali a répondu :  la nation algérienne n’est pas encore finalisée, elle est une nation en construction et il définit la nation comme une volonté de vivre ensemble sans répondre aux questionnements de madame Baraka.

Dans le second axe, Le président de Djil Djadid a posé la problématique de la construction d’un système étatique en synergie avec les forces sociales capables de faire développer la société en un État de droit garant et protecteur de chaque citoyen et la séparation des pouvoirs.

Le troisième axe est la prise en considération des contraintes extérieures, telles que le problème climatique et démographique, la raréfaction des ressources hydriques et énergétiques, le développement technologique et la globalisation financière et mondialisation commerciale.

Concernant les élections présidentielles, Sofiane Djilali a réitéré la position du mouvement Mouwatana qui boycotte les élections en cas de la candidature de Bouteflika au 5e mandat et décidera d’une participation ou non en cas du désistement de Bouteflika au 5e mandat.

Mamart Arezki

L’APW de Tizi Ouzou Réhabilite Mohammed Arkoun

1

 La Kabylie n’a jamais cessé d’engendrer des géants dans tous les domaines. Si nous nous limitons juste à l’histoire récente, nous trouverons ceux qui ont défendu la patrie au prix de leur sang tel que Amirouche, le lion du Djurdjura, Abane, l’architecte de la révolution, Krim, le lion du djebel et signataire des accords d’Évian…
Dans la littérature, nous trouverons des plumes en or comme Mammeri, Feraoun, Djaout…
Dans l’art, c’est M’hamed Issiakhem, Matoub, Cherif Kheddam Idir, Aït Menguellet, Atmani, l’hadj M’hamed El Anka…
Dans les nouvelles technologies Madjid Boutemeur qui a raté de peu le prix noble en physique nucléaire.

Citer tous les noms des colosses, que notre région a donnés à la patrie, il nous faut des bibliothèques. Mais, malheureusement les teneurs du destin de cette patrie ont toujours muselé, humilié, marginalisé expatrié ou assassiné ces hommes qui pouvaient faire relever l’Algérie au rang des nations civilisées.

L’élite de cette Kabylie glorieuse sait que les œuvres et les noms de ces gens illuminés s’ils ne sont pas dépoussiérés et réabilités par les leurs, personne ne le fera à leur place.

C’est dans cette logique que l’initiative salutaire que vient de prendre l’APW de Tizi Ouzou est née en organisant à l’hémicycle Rabah Aïssat un colloque international sur l’œuvre de Mohammed ARKOUN du 26 au 27 de ce mois.

Cet intellectuel, philosophe et historien de l’islam à la pensée universelle en quête d’un islam des lumières est natif du même village que Mouloud Mammeri, Taourirt-Mimoun, le 01/02/1928.
Il a rejoint le ciel le 14/09/2010 en exil à Paris, car il n’a pas trouvé sa place sous un pouvoir qui encourage l’obscurantisme, le fanatisme et l’islam des ténèbres et non l’islam des lumières qu’il défendait.

Cet agrégé en langue et en littérature arabe, en 1956, docteur en philosophie, en 1968 et qui obtient la renommée dans les milieux universitaires, en 1969 et auteur de nombreux ouvrages, en français, anglais et arabe de sociologie religieuse consacrée à l’islam a été interdit, en 1985 de prendre parole sur sa terre mère par un égyptien frère musulman qui n’est autre qu’Al Ghazali. Au fait, qui est ce fanatique qui a osé faire taire notre philosophe devant le sinistre responsable politique de l’époque et organisateur de ces rencontres Mouloud Kacem Naït Belkacem sans qu’une autorité du pays n’a réagi ?

C’est bien le petit cornichon qui a justifié l’assassinat de l’écrivain Faraj Fouda par les intégristes islamistes du Caire et qui n’a pas condamné la tentative d’assassinat du prix Nobel de la littérature Naguib Mahfouz.

Mais l’adage dit : « on ne peut pas couvrir la lumière du soleil par un tamis ». Ni les magouilles politiques, ni les ennemis du savoir, ni la haine raciale ne peuvent perdurer devant la vérité et la lumière.

L’initiative de l’APW de Tizi Ouzou d’organiser ce colloque mérite salutation et encouragement dans l’espoir qu’elle touchera dans l’avenir toutes les femmes et tous les hommes marginalisés pour le pouvoir en place.

 Ali Aït Djoudi 

Illusion démocratique et cynisme capitaliste

0

Pendant que des dirigeants de plus en plus populistes se partagent l’essentiel de la planète, et que, dans les lieux de plus en plus rares où ils ne sont pas au pouvoir, des citoyens se bercent de l’illusion qu’il leur serait possible de regagner la maîtrise de leur destin dans chaque petit canton de l’univers, quelques-uns des vrais maîtres du monde, (qui ne sont ni des politiques ni, contrairement aux thèses à la mode, des géants des nouvelles technologies, mais bien des financiers, comme depuis des millénaires) continuent d’orienter la planète à leur guise.

Beaucoup d’entre eux travaillent pour le bien ; en plaçant l’épargne qui leur a été confiée par ceux qui ne savent pas comment l’utiliser au mieux eux-mêmes, entre les mains de ceux qui ont des projets socialement et écologiquement positifs. En cela, la finance est utile au meilleur du monde.

D’autres, beaucoup moins scrupuleux et infiniment inutiles, voire nuisibles, utilisent cette épargne pour leur compte personnel, dans des opérations spéculatives, d’autant plus dangereuses qu’on n’aura pas su mettre en place des mécanismes de contrôle.

On a connu cela à de nombreuses reprises dans l’Histoire. Et quand ce genre de situation atteint son paroxysme, cela finit toujours par une crise, dont les victimes finales ne sont pas ceux qui les ont provoquées, mais les salariés pauvres, qui auront fait confiance à ces intermédiaires douteux, institutions financières follement cyniques. Cyniquement folles.

Et voilà que cela recommence : Qui croirait qu’on pourrait un jour recommencer les erreurs de 1929 et celles de 2007 ? C’est bien pourtant ce qui est en train d’arriver.

En 2007, des banquiers américains peu scrupuleux avaient convaincu des salariés pauvres et peu informés qu’il n’était pas nécessaire de demander des augmentations de salaires, puisqu’il suffisait d’emprunter beaucoup pour acheter une maison et de gagner ainsi de quoi rembourser le prêt, et plus encore, grâce à la plus-value, certaine disaient-ils, de cette maison. On connait la suite : ces prêts, dit subprimes, ont été regroupés, découpés, titrisés sous le nom de CDO et revendus à tout le système financier mondial, qui mit plusieurs années à comprendre que la plus-value immobilière ne viendrait pas et que tout cela ne ferait que la fortune des prêteurs et la ruine des emprunteurs.

Aujourd’hui, tout recommence à l’identique. Sinon que ce ne sont plus seulement les salariés pauvres qui s’endettent (cette fois-ci pour acheter une automobile ou financer les études de leurs enfants), mais aussi les entreprises non cotées américaines : celles-ci empruntent, pour couvrir leurs pertes et en espérant des rentabilités folles, un argent qu’elles ne pourraient rembourser que si leur valeur augmentait bien au-delà de ce qui est imaginable. Des banques et des institutions financières américaines leur consentent ces prêts, puis, sachant qu’ils sont fort risqués, s’en débarrassent en les découpant, les titrisant et les revendant à tout le système financier mondial, cette fois sous le nom de CLO (Collateralized Loan Obligations). Et comme il y a dix ans, les agences de notation bénissent ces prêts qu’elles prétendent sans risque, ce qu’ils ne sont pas.
Mêmes causes, mêmes effets ; une nouvelle crise nous attend : ces prêts ne seront pas remboursés, car la hausse attendue des Bourses ne sera pas au rendez-vous.

Quelques chiffres : La moitié de ces prêts sont accordés avec des multiples supérieurs à 5 et avec des taux d’intérêt variables, ce qui les rend particulièrement dangereux ; le montant total de ces prêts était déjà de 1.300 milliards en septembre 2018, (dernière statistique disponible), soit le double du montant des subprimes au moment du déclenchement de la crise précédente. Plus de la moitié de ces prêts sont déjà titrisés et revendus dans le monde entier. 61% de ces prêts sont de mauvaise qualité, contre seulement 55% en 2007. La protection des prêteurs est bien moindre qu’il y a dix ans. Enfin, si le secteur bancaire est mieux contrôlé qu’il y a dix ans, il n’en va pas de même du « secteur bancaire fantôme », où tout se passe aujourd’hui.

On ne pourra donc éviter la catastrophe que si les banques centrales, comme la fois précédente mais sans doute plus massivement encore, rachètent toutes ses dettes, qui viendront gonfler leurs bilans, préparant un effondrement total de la confiance dans le système financier planétaire.

Folie, cynisme, spéculation. Les vieilles recettes du pire sont là. Il serait aussi illusoire de croire qu’on pourrait s’en protéger en fermant les frontières que de penser qu’on pourrait échapper au réchauffement climatique en ne comptant que sur soi-même.

Pour régler ces problèmes, il faudrait que les entreprises, comme leurs actionnaires et leurs banquiers, acceptent de ne pas rechercher une rentabilité folle, et de se contenter de vivre au même rythme que les autres humains. On objectera que cette rentabilité est justifiée par l’ampleur des innovations qu’ils mettent en œuvre ; c’est faux : le profit n’est pas le moteur de l’innovation ; il en est la conséquence.

Etrange moment, où les citoyens les plus vulnérables demandent, à juste titre, qu’on traite de leurs problèmes les plus immédiats et de leurs soucis les plus locaux, alors que rien ne serait plus important, dans leur intérêt, que de s’occuper des enjeux du long terme et des risques planétaires.

Ceux qui sauront concilier ces défis seront des hommes d’Etat. Ils manquent cruellement aujourd’hui.

 

Jacques Attali

Source : l’express

Le quotidien l’Humanité est en danger

0

Vendredi 25 janvier le quotidien L’Humanité a été placé « sous la protection du tribunal de commerce de Bobigny » (Patrick Le Hyaric, son directeur »

« Depuis des mois  » le journal connaît de lourdes difficultés financières. Une audience aura lieu « le 30 janvier prochain sur l’avenir de l’entreprise ».

Le journal emploie 200 salariés qui ont été « pris de cours », mais « combatifs ».

Comment soutenir ? Un meeting de soutien est annoncé le 22 février et une souscription a été ouverte.

Un plan de continuation a été présenté par la direction du quotidien, selon « Marianne » qui avance deux hypothèses. Si le plan devait être rejeté, le quotidien « serait placé en liquidation judiciaire et fermerait », mais « dans le cas le plus probable, c’est un redressement judiciaire qui sera prononcé, afin de lui laisser une chance de poursuivre son activité », poursuit l’hebdomadaire. « Le journal de Jean Jaurès n’est pas encore mort », poursuit un journaliste de L’Humanité. Un meeting de soutien est annoncé le 22 février à la Bellevilloise dans le 20e arrondissement de Paris et une souscription a été ouverte pour permettre au journal de Jaurès de continuer à paraître.

 

Rachid Oufkir

 

Salon du livre Franco-Berbère de Bobigny

1

Le salon de livre du monde Franco-Berbère 02 février 2019 à Bobigny-Salon d’honneur de l’hôtel de ville

Dans le cadre de son programme d’activités, le Centre Culturel Franco-berbère organise dans le Salon d’Honneur de l’Hôtel de Ville de Bobigny, le Salon du livre du Monde Franco-Berbère, le 2 février 2019 de 11h 00 à 20h 00.

Le Salon du livre a pour objectif de développer l’envie et le plaisir de lire. Il cherche à encourager l’accès d’un public le plus large possible au livre et à la lecture. Un effort tout particulier est fait pour le grand public ainsi qu’en faveur des lectrices et lecteurs potentiels, mais éloignés du livre ou empêchés de lire.

Il s’agit également d’inciter chaque famille à acheter un livre pour mieux connaître sa culture d’origine ou pour apprendre à écrire et à lire dans sa langue d’origine (le Berbère) ou dans la langue française qui lui permettra de mieux s’intégrer.

Le but de cette action est de découvrir aussi l’utilité des documents écrits et du coup, redonner le goût de la lecture surtout aux adultes confrontés à un monde de plus en plus codé (administration, Internet …)

Plus largement, il s’agit de renforcer les liens entre les acteurs du livre (auteurs, éditeurs, bibliothèques et libraires) et les lecteurs potentiels (les écoles, les universités, les associations locales, les jeunes, les adultes).

Par cette action, nous comptons contribuer à rendre plus familière la fréquentation de ces lieux de vie et de culture de proximité.

La facilitation de l’accès au livre pour tous est une nécessité impérieuse. Elle contribue grandement à la culture des esprits donc à une ouverture vitale sur l’autre. Le livre a une mission salvatrice, car il permet de construire une société de dialogue et de partage de valeurs communes.

Pour rappel, 25 auteurs dont trois éditeurs ont confirmé leur participation.

Djamal AREZKI, Paris.

 

Gaïd Salah et son plan pour succéder à Bouteflika

0

Le chef d’état-major des armées algériennes par ailleurs vice-ministre de la Défense nationale, Gaïd Salah, aurait exprimé son ambition de succéder au Président Abdelaziz Bouteflika.

Terribles révélations qui pourraient secouer l’Algérie, à seulement 3 mois de la Présidentielle. Le chef d’état-major des armées algériennes par ailleurs vice-ministre de la Défense nationale, Gaïd Salah notamment, aurait exprimé son ambition de succéder au Président Abdelaziz Bouteflika. C’est ce qu’a révélé le livre intitulé Où va l’Algérie ? dont l’auteur n’est autre que Mohamed Sifaoui.

Gaïd Salah aurait, selon la presse algérienne, qui précise que l’auteur du livre, Mohamed Sifaou, est écrivain et journaliste algérien exilé en France. Ce livre révèle un plan bien mûri pour succéder à Abdelaziz Bouteflika, en passant un deal avec le président du Parti d’obédience islamiste proche de la mouvance des frères musulmans, le Mouvement pour la Société de la Paix (MSP), en l’occurrence, dirigé par Abderrazak Makri.

Selon les termes du deal, une fois que Gaïd Salah est désigné à la magistrature suprême, il reviendrait de facto à Abderrazak Makr d’occuper le poste de Premier ministre. Sauf que Saïd Bouteflika, informé de ce deal, a plutôt fait une offre à Gaid Salah. Ce dernier, sentant ses intérêts menacés, a préféré se ranger derrière Saïd Bouteflika.

Par Malick Hamid
Source : Afric.com

Colloque Lounès Matoub : Comment on force la main d’un mort 

0

Madame, Monsieur,

Quelques amis s’étonnent de mon silence alors que la figure de Lounès Matoub subit une énième profanation de la part de personnalités qui, par leur parcours, les incidents de leur vie devraient défendre le héros du combat et de la civilisation amazighes contre toutes les démarches de dévitalisation. On trouvera ci-après la dernière réponse que j’ai donnée dans un entretien accordé au journal Liberté le 24 janvier 2019.  Mon attitude ne dérive évidemment pas de l’indifférence, encore moins d’un consentement, mais plutôt d’une impuissance silencieuse. Je ne peux me prévaloir d’aucune légitimité biologique, d’aucune autorité universitaire ou policière pour mettre fin, de façon effective, au sort qui vingt-ans après son assassinat, sous couvert d’honorer, vient humilier le cadavre sans repos de Lounès Matoub. En revanche, je peux, bien sûr, pour ne pas donner l’impression d’une approbation tacite des outrages que l’on fait subir à la mémoire de Lounès Matoub, m’autoriser de la confiance répétée de celui-ci pour la confection de quatre livrets de disque réalisés de son vivant et avec son soutien, de son accord pour un livre devenu « Mon nom est combat » (Paris, La Découverte, 2003), des discussions que j’eus le plaisir de mener avec lui. Enfin, je peux m’autoriser de l’expression de sa confiance et de son amitié pour moi quelques jours avant sa mort. Cette recommandation en vaut bien une autre comme dit un personnage dans Les Trois Mousquetaires.

Question du journaliste de Liberté : Un colloque sur l’œuvre du Rebelle se tient depuis hier, à l’université de Tizi-Ouzou, un mot sur cette initiative ? 

Réponse de Yalla Seddiki : Malgré mes réticences à me livrer à des polémiques qui participent à la division des Kabyles, force m’est d’exprimer ici une protestation sereine, assurément et malheureusement sans effet, par rapport à ce colloque. Que – en contraste avec la génération des années quatre-vingt qui a tenu le poète-chanteur dans le plus grand dédain, que, avec le renouvellement des générations, des universitaires kabyles portent leur intérêt sur le parcours de Lounès Matoub, sur une œuvre aussi profonde et complexe que la sienne, ce n’est que justice. Et il n’est lettré, chercheur, amateur, sans parler des défenseurs des libertés publiques et de tamazight qui ne se réjouisse que des jeunes chercheurs nous fassent connaître la lecture qu’ils font d’un accomplissement et d’un héritage historique, poétique et musical comme celui de Matoub. Ces précisions préalables étant énoncées, il me semble que le devoir premier des chercheurs et des organisateurs d’un colloque comme celui organisé à Tizi-Ouzou est la fidélité à la vérité. Or, la vérité historique impose ce fait : jamais Lounès Matoub n’a accepté ni n’aurait accepté d’être honoré par des autorités étatiques dont il a sans trêve désavoué les orientations qui, toutes, ont visé l’anéantissement de ce pour quoi il a combattu au prix de sa vie. Tout peuple a besoin de sacré. Le rôle de ceux qui prétendent honorer la mémoire de Lounès Matoub devrait être, à défaut de respecter le caractère désormais sacré de la figure du poète-chanteur, au moins de ne pas la profaner par la corruption de la vérité. Quels intérêts sert-on quand on force la main d’un mort ?  Pourquoi donner à un rebelle, à titre posthume, un prix appelé « prix de la mémoire » ou de « mémoire », et ce sous l’égide d’un représentant de l’ordre ? Si vous me permettez cette plaisanterie, ils devraient plutôt appeler ce prix le « prix Alzheimer ». Je comprends que l’université subisse des pressions, mais, dans ce cas, il ne faut pas faire de colloque autour de Lounès Matoub. J’ai, en France, à la Sorbonne, avec le soutien du professeur Pierre Brunel et avec Le Centre de recherche en littérature comparée, organisé le premier colloque autour de Lounès Matoub. Si le Préfet de Paris avait voulu s’immiscer d’une façon ou d’une autre dans mon organisation, j’aurais annulé cette rencontre. L’événement de Tizi-Ouzou ne peut avoir lieu que parce que Lounès Matoub est mort. Du temps que taqvaylit pouvait encore répandre son aura, nous restions fidèles aux morts et à leur sacrifice.

Yalla Seddiki

 

MCB , un certain 25 janvier 1990

0
25 Janvier 1990 – 25 Janvier 2019, la majorité des étudiants des départements de langue et de culture Amazighes ne savent pas que cet acquis est le résultat du rassemblement historique du MCB devant le siège de l’APN à Alger.
Un rassemblement qui avait drainé plus de 700 000 personnes dans une discipline et un civisme exemplaires.
Militant du mouvement, Lounes Matoub a été chargé de présider la délégation qui devait déposer le rapport de synthèse du 2 séminaire sur la table du bureau de l’assemblée. Une autre délégation s’est dirigée vers le siège du gouvernement lorsque la délégation presse à animée un point de presse à la place Sofia.
C’est suite à cette action mémorable que le gouvernement de Mouloud Hamrouche a décidé de l’ouverture de l’Institut de Tizi Ouzou pour être suivi par celui de Bgayet et les autres, transformés malheureusement, avec la réforme, en départements.
C’est dire que les avancées sont les produits d’une lutte sans répit, des luttes à inscrire dans l’histoire pour éviter les manipulations et les dévouements .
Tamazight un facteur de renforcement des libertés et de la stabilité de l’Afrique du Nord.
Signataires de la lettre d’information déposé au niveau de la wilaya d’Alger, portant la responsabilité juridique du rassemblement :
– Sadek Akrour,
– Nacer Arbane,
– Nadir Djermoune,
– Said Khellil,
– Brahim Tazaghart.
A la tête des délégations :
– APN : Lounès Matoub.
– Gouvernement : Mouloud Lounaouci.
– Presse : Djamal Zenati.
Par Brahim Tazagharth

Trois quintaux de cocaïne retrouvés par l’armée à Skikda

0

Trois quintaux de cocaïne ont été récupérés par l’ANP ce vendredi après-midi en mer près du port de Skikda, a-t-on appris de sources locales.

La drogue a été jetée dans la mer par des inconnus, selon nos sources. L’ANP a agi suite à une alerte donnée par des marins qui ont signalé la présence de la marchandise.

L’enquête sur cette affaire a été confiée à la gendarmerie nationale.

C’est la deuxième saisie importante de cocaïne dans le pays en moins de sept mois. Fin mai 2018, une tentative d’introduction de 701 kilogrammes de cocaïne a été mise en échec au port d’Oran.

L’affaire a provoqué un véritable séisme politique dans le pays, avec des limogeages en série dans les services de sécurité et parmi les hauts gradés de l’armée nationale.

 

Source : TSA