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jeudi 19 février 2026
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Gaïd Salah et Noureddine Bedoui accusent et menacent les opposants au 5e mandat

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Ennemis de l’intérieur», «ingrats» et «ceux qui se nourrissent de rêverie et d’illusions»… Ce sont les quelques qualificatifs utilisés, mercredi dernier, par le chef d’état-major de l’ANP et vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd Salah, qui s’implique ainsi dans le débat politique qui précède la précampagne pour la prochaine présidentielle.

Intervenant en marge de sa visite à la 5e Région militaire à Constantine, l’homme, qui ne cesse de susciter la colère des acteurs de l’opposition, depuis notamment 2014, en raison de son envahissement de la scène politique, adopte carrément un ton menaçant à l’égard des éventuels opposants au 5e mandat.

En tout cas, son intervention est interprétée ainsi par l’ensemble des observateurs de la scène nationale. Sur les réseaux sociaux et même publiquement, ces derniers affirment que le «discours du patron de l’ANP» est la «preuve» que l’armée «ne respecte pas le principe de la neutralité et qu’elle fait même de la politique». Certains acteurs y voient aussi un soutien franc d’Ahmed Gaïd Salah au 5e mandat du président Bouteflika.

C’est le cas de la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune : «Même le chef d’état-major, lui aussi, est rentré dans la campagne politique pour un nouveau mandat pour le président de la République», dénonce-t-elle, en rappelant l’engagement pris par le patron de l’armée il y a seulement quelques semaines. «Le chef d’état-major avait déclaré récemment que l’armée ne s’ingérera pas dans la politique et ne permettra à personne d’entraîner l’institution dans ce domaine, en rappelant ses missions constitutionnelles. Où est la neutralité de l’ANP après cette nouvelle intervention ?»s’interroge-t-elle, à l’ouverture, hier à Alger, de la réunion de son bureau politique.

Fabriquer des «menaces internes»

Le vocabulaire de Gaïd Salah est vite repris, cette fois-ci, par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui. Ce dernier met en garde sévèrement contre «toute tentative de sabordage de la présidentielle» et menace d’agir contre les «ennemis de l’Algérie» qui, selon lui, «parient sur le fiasco du rendez-vous électoral».

Ces réactions rappellent celles enregistrées à l’occasion de la présidentielle de 2014. Pour diaboliser et tenter de discréditer les opposants à leurs plans, les tenants du pouvoir n’hésitent pas à fabriquer des «menaces internes et externes». Déniant le statut de «partenaires politiques» à tous les partis de l’opposition, ces derniers les désignent comme «sources de danger».

Et ils mettent, ainsi, en branle la machine de propagande visant à les disqualifier, tout en rappelant «l’acquis de la stabilité». Même les candidats n’avaient pas échappé, rappelons-le, à cette entreprise. Ali Benflis avait fait les frais de cette machine de diabolisation.

Après un acharnement des médias pro-pouvoir contre sa personne, l’actuel président du parti Talaie El Houriyet – à l’époque, il était candidat indépendant – a été accusé même «de terrorisme» par le président sortant qui s’est plaint de lui devant un invité étranger. La séquence est diffusée largement par les médias publics. C’est dire que pour contrecarrer tout changement, les tenants du pouvoir mobilisent tous les moyens de… l’Etat. 

Madjid Makedhi 

Source : El Watan

Marches dans plusieurs villes contre le 5e mandat de Bouteflika

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Les marches contre le cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika se multiplient ces derniers jours à travers le territoire national. La dernière en date a eu lieu ce matin dans la ville de Kherrata, où des centaines de citoyens ont marché pacifiquement pour dire “non au 5e mandat” et scander “Pouvoir assassin”.

Les villes de Bordj Bou Arreridj, Tizi Ouzou, Jijel, Oran et Annaba ont également été le théâtre de marches de citoyens, des jeunes notamment, tantôt par quelques dizaines tantôt par plusieurs dizaines.

https://www.facebook.com/bejaiasoisobservateur/videos/433623780711556/?t=0

 

A Kherrata, à l’est de Béjaïa, la marche a débuté durant la matinée dans la banlieue et s’est dirigée vers le centre-ville. Des centaines de citoyens brandissaient des pancartes et des affiches sur lesquelles était écrit “Non au cinquième mandat”, scandant “Pouvoir assassin” et “Ulac smah Ulacé ».

 

Vendredi, plusieurs dizaines de jeunes algériens ont marché dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj. Les protestataires, qui brandissaient également des affiches contre le 5e mandat de Bouteflika, ont pointé du doigt plusieurs dirigeants et chefs de partis, dont Ahmed Ouyahia, Baha-Eddine Tliba, Benyounès et le Chef de l’Etat, appelant “au changement”.

Un citoyen, Ibrahim Laalami, a été arrêté à l’issue de cette marche par les forces de l’ordre. Dans une vidéo filmée et diffusée sur sa page, il a affirmé qu’il recevait des menaces après avoir partagé une photo de lui, tenant une pancarte contre le 5e mandat.

Il a rajouté que des policiers l’ont même suivi au centre-ville de Bordj Bou Arreridj.

La veille, c’est la ville de Annaba qui a été le théâtre d’un sit-in contre le 5e mandat, face au Théâtre régional Azzedine Medjoubi. Des dizaines de personnes, étudiants, syndicalistes, avocats et élus de partis se sont rassemblés, scandant des slogans contre le “mandat de la Honte”.

Un dispositif sécuritaire a “encadré” le sit-in sans toutefois procéder à des arrestations, selon El Watan.

https://youtu.be/MGBkzzAuQEc

A Jijel, le même jour, des dizaines de jeunes protestataires scandaient le même slogan. A Annaba, ce sont les supporteurs de l’USMA qui disaient non à un 5e mandat à la sortie du stade.

Les supporteurs du CR Belouizdad, à Alger, ont repris le même modèle de protestation.

https://youtu.be/Ll9Phm3KgEU

 

Source : HuffPost Algérie

Attaque à l’acide dans le métro parisien

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Un jeune homme se trouve entre la vie et la mort après avoir été aspergé d’acide dans une station du métro parisien, notamment au niveau du visage, par un individu qui a ensuite pris la fuite.

Une personne a été grièvement blessée ce 15 février au matin après avoir été aspergée d’acide par un individu dans le métro. Selon une source policière citée par franceinfo, le pronostic vital de la victime serait engagé.

L’attaque est survenue vers 7h du matin à la station Gare de Lyon, sur la ligne 1 du réseau parisien. Le voyageur, un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, a été brûlé aux mains et au visage et se trouve «en urgence absolue», selon Le Parisien.

Les pompiers sont rapidement intervenus afin de prendre la victime en charge. Ils l’ont ensuite évacuée sous escorte de motards de la police. L’auteur des faits, quant à lui, serait toujours en fuite. L’agression serait survenue lors d’une rixe entre les deux individus. Ses motivations restent floues. «Il s’agirait d’une rixe entre SDF», affirme une source proche du dossier, interrogée par franceinfo.

Le 13 février au soir, deux autres personnes avaient été brûlées par de l’acide à Paris. Une bouteille avait vraisemblablement été répandue sur un strapontin d’une rame de la ligne 11 du métro. Une enquête a été ouverte afin de savoir s’il s’agissait d’un acte malveillant ou non.

 

Source :RT France

 

L’UGTT s’engage dans la lutte contre l’exploitation des travailleurs étrangers

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Unionists wave flags of Tunisia and flags of the Tunisian General Labour Union (UGTT) as they attend the speech given by Noureddine Taboubi, the general secretary of the UGTT, during the celebrations of the 8th anniversary of the Tunisian revolution day, held outside the headquarter of the UGTT in the capital Tunis, Tunisia, on January 14, 2019. (Photo by Chedly Ben Ibrahim/NurPhoto via Getty Images)

La centrale syndicale a décidé de créer quatre points de contacts dans les villes de Tunis, de Sfax, de Sousse et de Medenine afin d’offrir aux travailleurs étrangers réguliers ou irréguliers une aide juridique.

L’UGTT a publié, mercredi, un communiqué de presse sur son site officiel, suite à la mort de deux travailleurs étrangers sur leur lieu de travail. Elle appelle à la régularisation de la situation des travailleurs dans une situation irrégulière et met à leur disposition un service juridique afin de défendre leurs droits. Explications…

Le 6 février, un travailleur agricole ivoirien est mort dans une ferme à Sidi Bouzid. Il y travaillait illégalement et séjournait de manière irrégulière sur le territoire tunisien. Le procureur de la République a été saisi et la société civile avait alors dénoncé l’exploitation des travailleurs étrangers et appelé à leur protection. En tête, l’Association Tunisienne de Soutien des Minorités, dans la personne de Yamina Thabet sa présidente, qui avait appelé le gouvernement à prendre ses responsabilités et à protéger les travailleurs immigrés.

Une semaine plus tard, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) se joint à l’appel. Dans son communiqué de presse, elle dénonce l’exploitation des ouvriers subsahariens dans les fermes et les usines et elle lie la mort de ce travailleur à une autre survenue plutôt dans l’année, dans la ville de Sfax.

“Les deux incidents tragiques révèlent les conditions lamentables dans lesquelles opèrent les travailleurs originaires des pays de l’Afrique subsaharienne, en Tunisie, plus particulièrement dans les secteurs du bâtiment, de l’agriculture, du tourisme, des restaurants, des stations-service ainsi que dans d’autres activités, notamment les aide-ménagères, qui constituent le maillon le plus faible, le plus vulnérable et le plus ciblé”, indique le la même source.

L’UGTT accuse le gouvernement de laxisme en mettant en exergue l’absence de volonté politique à remédier aux traitements dégradants que subissent les ouvriers étrangers et qu’elle assimile à de la traite d’êtres humains, appelant notamment à intensifier les contrôles de la part de l’inspection du travail et à régulariser les travailleurs en situation illégale.

L’UGTT offre son aide juridique

Face à ce phénomène, la centrale syndicale a décidé de créer quatre points de contacts dans les villes de Tunis, de Sfax, de Sousse et de Medenine afin d’offrir aux travailleurs étrangers réguliers ou irréguliers une aide juridique et un encadrement en cas d’abus pour détecter les violations et intervenir à temps afin de fournir une assistance aux travailleurs étrangers en Tunisie, soulignant l’attachement de la Centrale syndicale à défendre leurs droits au même titre que son souci de préserver les intérêts des Tunisiens à l’étranger.

L’UGTT a appelé, à cet égard, à développer l’arsenal juridique en Tunisie de manière à sauvegarder les droits des immigrés en Tunisie et garantir leur intégration dans le circuit économique, notamment, dans les secteurs souffrant d’une pénurie de la main-d’œuvre.

La centrale syndicale a, dans ce même contexte, appelé au respect de la législation nationale et internationale du travail afin de consacrer les principes du travail décent à travers la garantie de l’égalité des rémunérations et de la durée du travail ainsi qu’à travers le respect de la dignité des travailleurs, sans distinction de couleur, de sexe ou de religion, soulignant la nécessité d’accélérer la ratification des conventions internationales régissant le travail des étrangers.

 

Source : HuffPost Tunisie

Mohammed VI et Lalla salma « légalement divorcés »

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Le roi Mohammed VI et Lalla Salma ont bel et bien divorcé, selon le magazine espagnol Hola. Un divorce irrévocable… Le titre même de Hola le confirme : « Voilà la vie de la princesse Lalla Salma un an après son divorce du roi du Maroc ». L’ex-épouse du roi serait quand même encore très proche de ses enfants.

Les propos du magazine Hola ne souffrent d’aucune équivoque : « Maintenant, comme hola.com l’a appris de sources proches de Palais, onze mois après leur séparation, la décision (le divorce, NDLR) est définitive et irrévocable et la femme qui a été l’épouse du monarque pendant 16 ans restera en dehors de toute vie publique, par contre dans la sphère privée elle est toujours très présente dans la vie de ses enfants », le prince héritier Moulay Hassan, 15 ans, et Lalla Khadija, 11 ans.

Selon Hola, Lalla Salma vivrait toujours au Maroc et ne serait (comme le disaient les rumeurs) partie s’installer ni en France où elle a beaucoup d’amis ni en Grèce où elle possède une propriété. Rester proche de ses enfants serait pour elle une priorité, d’après Hola : « Pour Lalla Salma, il est essentiel d’être proche de ses enfants, avec lesquels elle a toujours été affectueuse et proche ». Par contre elle aurait quand même bien passé un peu de temps à l’étranger à en croire la même source.

Notons que cette information arrive alors que de nombreux observateurs avaient remarqué l’absence de Lalla Salma dans le programme officiel inhérent à la visite du roi Felipe VI d’Espagne et de son épouse au Maroc, ces 13 et 14 février 2019.

Source : bladi.net

Une nouvelle loi pour rattacher la gendarmerie à la Présidence

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d’après Algérie part, après le limogeage du colonel Mustapha Lahbhir de la DGSN, la Présidence de la République est en train de préparer un nouveau projet qui devra revoir l’ensemble du fonctionnement et de l’organisation des services de sécurité, ce projet consiste à rédiger une loi qui organise le rattachement de la gendarmerie nationale à la présidence de la République ou le ministère de l’Intérieur. 

Le Palais d’El-Mouradia veut, en clair, que la gendarmerie nationale ne fasse plus partie du ministère de la Défense nationale. L’objectif est de mettre en place un processus de rapprochement entre la police et la gendarmerie.  La Présidence s’inspire de l’exemple français où la gendarmerie a été rattachée au ministère de l’intérieur depuis 2008. Toutefois, comme en France, les gendarmes algériens vont conserver leur statut militaire.

L’idée est donc de travailler sur le placement à partir d’avril 2019, à savoir la fin des élections présidentielles, sur le placement « organique » de la gendarmerie sous l’autorité du ministre de l’Intérieur ou du cabinet de la Présidence de la République comme c’est le cas pour les services secrets, l’ex-DRS et dont le patron, le général-major Bachir Tartag, est nommé ministre conseiller du président chargé des Affaires de sécurité depuis janvier 2016.

Cependant, le statut militaire des gendarmes ne sera pas remis en cause. Jusqu’alors, dépendant de la Défense, la gendarmerie nationale devra s’adapter à cette métamorphose.  Il faut savoir que la gestion actuelle de la gendarmerie algérienne suscite une vive polémique notamment depuis l’arrivée du général de Ghali Belkecir à la tête du commandement de ce corps sécuritaire très sensible. Les dérapages ont été nombreux notamment lors des arrestations arbitraires et illégales des journalistes et artistes au mois d’octobre 2018. Au sein de la gendarmerie nationale, les fausses notes de Ghali Belkecir  ont causé un énorme malaise et plusieurs officiers exigent du changement pour que leur institution puisse retrouver sa crédibilité d’antan. Le projet sur lequel travaille en ce moment la Présidence de la République pourrait enfin apporter ce changement tant espéré par les officiers de la gendarmerie algérienne.

 

Source : Algérie Part

Contribution de Saïd Sadi : l’épreuve de vérité

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Cette contribution n’a d’autre objectif que de livrer une analyse aussi claire que possible de la situation algérienne avec, hélas, ses avatars présents et ses sombres présages. L’auteur de ces lignes n’est ni candidat à quelque poste que ce soit, ni partie prenante de l’une ou l’autre des mises en scènes qui se profilent sous nos yeux depuis maintenant plusieurs semaines.

Il est désormais superflu de rappeler un constat admis par tous : l’Algérie a manqué son départ d’après-guerre. Afin de justifier une candidature fantasque et humiliante, pour lui-même et la nation, le président à vie n’a rien trouvé de mieux que de proclamer son ralliement à l’idée de procéder aux réformes de fond préconisées par l’opposition démocratique qu’il a combattues pendant vingt ans d’un règne que paieront, dans le meilleur des cas, deux sinon trois générations.

Le déni

Ce qui peut donc faire débat et mériter réflexion pour envisager des alternatives, du reste de plus en plus hypothétiques, à notre drame, ce sont les raisons objectives et subjectives qui ont fait d’un pays de cocagne une réplique africaine du Venezuela dont un chef d’État, ivre de son pouvoir et ignorant la détresse de son peuple, a fini par provoquer la mise sous tutelle de son pays. Encore qu’à Caracas des millions de personnes défilent dans les rues depuis des mois pour signifier leur refus de la soumission pendant qu’Alger bruisse de rumeurs nourrissant les fantasmes du retour de l’imam el mahdi.

Dans ses repères symboliques, ses fondements institutionnels et son geste politique, avec leur cortège de régression culturelle, de délabrement social et de marasme économique, l’Algérie que nous avons connue a vécu.

Et devant ce problème existentiel, la plupart des acteurs politiques se réfugient dans le déni.

Il est, en effet, assez rare d’entendre dire que le naufrage qui arrive est la conséquence mécanique et prévisible d’un système oligarchique qui a confisqué, avant de les épuiser, les ressources morales, humaines et physiques du pays.

Les propositions les plus audacieuses assènent que le rejet d’un cinquième mandat, par ailleurs loufoque, suffirait à redonner crédibilité, stabilité et performance à l’État. Chaque clan assure que la machine qui a détourné le fleuve de l’espérance en 1962, broyant un destin promis à toutes les ambitions, serait un outil de progrès et une source de bonheur si les manettes lui en étaient confiées.

On touche là au fond de la problématique nationale. L’impasse algérienne n’est pas seulement angoissante par sa profondeur, sa complexité et ses implications, elle est aliénante par le fait que la domestication culturelle et politique des élites interdit la réflexion en dehors du périmètre conceptuel dessiné par des rapports de force historiquement régis par la violence et l’opacité. Et depuis 1988 que le pluralisme est toléré, une rengaine, confondant les causes et les effets, livre un verdict sans appel : l’Algérie ne souffrirait pas d’une conception politique qui, étouffant la vie publique, mène invariablement au désastre, mais de la gestion maléfique d’un dirigeant, dénoncé a posteriori, c’est-à-dire à sa fin annoncée ou après sa chute.

Au lieu d’explorer les issues, de plus en plus étroites, qui pourraient encore s’ouvrir devant les bonnes volontés, les différents intervenants prétendent qu’en usant des mêmes procédures et en agissant dans les mêmes instances, ils pourraient contenir sinon bloquer une tectonique des plaques dont le mouvement éloigne inexorablement le citoyen du dirigeant. L’affaire est pourtant sérieuse, car l’amplitude de la faille est désormais telle qu’elle menace l’ensemble du sous-continent nord-africain.

Et à voir les maigres annonces faites ici et là par les postulants à la magistrature suprême, force est de relever que la gravité du diagnostic de la lourde pathologie algérienne n’est ni vraiment perçue ni a fortiori assumée.

Le pays est déserté par la conviction et le dévouement. L’engagement n’est consenti que s’il est suivi par un retour sur investissement rapide et vénal. L’Histoire longue est abolie. Tout se passe comme si, tétanisé et fasciné par son bourreau, le client politique redoutant la responsabilité de la vie libre préfère la sécurité de son incarcération. Le positionnement politique est dicté par l’instinct de survie et l’esprit est bridé par l’instant sur lequel nul n’a la moindre prise. Chacun cherche le parrain qui préserverait ses intérêts et, si possible, assouvirait ses haines. Se sauver du présent quitte à hypothéquer l’avenir de ses propres enfants. Voir l’écume et ignorer la houle. Nous en sommes là.

Spasmes et calculs

Il y a seulement quinze jours, l’Algérie vivait une situation de lévitation constitutionnelle. Un chef d’État inaudible et invisible, un conseil de la nation sans président, une assemblée nationale cornaquée par un putschiste, une présidence du Conseil constitutionnel vacante et…un chef d’État-major qui jurait ne pas vouloir faire de politique constituaient l’invraisemblable virtualité politico-administrative du pays. Pour faire bonne mesure, un homme, parachuté à la tête de l’agglomérat qui se présente comme la colonne vertébrale de l’alliance présidentielle décide seul de dissoudre toutes les structures du parti.

Dans cet État sans âme ni visage, quatre gredins, dont les bases militantes effectives ne recouvriraient même pas leur propre famille, sont affectés aux tâches ménagères, le temps de permettre aux mentors de préparer le décor, colmater leurs différends et, autant que faire se peut, lustrer le poster candidat.

Deux partis de l’opposition, le RCD et le FFS – est-ce vraiment un hasard ? – ont opposé, chacun à sa façon, un rejet catégorique à un challenge électoral qu’ils disent n’être, dans les faits, que la reconduction d’un potentat.

Au-delà, la classe politique est animée par des bégaiements mimétiques où les tergiversations fébriles spéculent sur un renversement clanique de dernière minute qui autoriserait un reclassement dans un moule inamovible.

Exception qui confirme la règle : le parti islamiste MSP. Adepte résolu et assumé du mouvement des frères musulmans, il se place, comme tous ses congénères et par principe, au sein de systèmes dont ils connaissent parfaitement la faille originelle : l’illégitimité. Tactiquement, le frère musulman peut camper conjoncturellement une posture d’opposant, mais sa stratégie reste intangible : l’entrisme est une approche que rien ne viendra jamais démentir. La démarche a sa logique et sa méthode.

La logique postule que tôt ou tard la compétition autour du monopole de la religion tourne en faveur de celui qui s’en prévaut officiellement. La polémique sur la prière à l’école où le MSP et ses ouailles demandent l’application d’une constitution qui stipule en son article 2 que l’Islam est religion de l’État vient rappeler les limites des ruses de contorsionnistes quand on piège les valeurs et principes qui structurent les nations. Concrètement, la méthode consiste à occuper le moindre espace disponible pour avancer ses pions en attendant que le fruit tombe.

Pour le reste des prétendants, c’est le brouillard où l’improvisation le dispute à la précipitation. Paradoxalement, ce sont les dizaines de candidats folkloriques, trop vite brocardés, qui illustrent le mieux ce moment historique singulier.  Leur grouillante présence dans cette cabale est, au fond, l’expression la plus fidèle de la décomposition du maelström politique algérien. Pourquoi diable la candidature d’un prescripteur d’amulettes (il y en a au moins deux) serait-elle moins crédible que celle d’un poster ?

Quant à ceux qui se présentent en assurant la jouer sérieux, on est consterné par l’indigence des propositions qu’ils mettent sur la table. Quelques bons sentiments, des caresses en appelant au nif national et une ou deux idées aussitôt contredites par une confession contraire donnent la mesure de l’impréparation à l’exercice d’une fonction aussi éminente que celle dévolue à une présidence de la République.

La panne perpétuelle

Dans ce lot, un ancien officier supérieur, probablement estimable en tant que personne, assure détenir la solution aux tempêtes qui s’accumulent au-dessus de nos têtes. Comme il peine à donner du contenu à ses intentions ou avancer des méthodes à même d’esquisser une feuille de route lisible, des voix spéculent sur des soutiens massifs et actifs dont il bénéficierait dans les rangs de l’armée. Une fois de plus et faute d’être appelé à se déterminer sur des offres politiques, le citoyen est invité à déléguer son libre arbitre aux mystères des sectes qui lui garantiraient ses droits et sa liberté. La roulette russe continue.

Outre que rien ne vient corroborer ces allégations, il convient de redire, encore une fois, que les tractations occultes dans les officines militaires ne sont pas la solution, mais la cause du malheur national. Quand bien même ces supposés soutiens seraient-ils réels et vérifiables, celui qui en bénéficierait en serait obligatoirement leur obligé, ce qui, en Algérie, est la condition même du statu quo. On objecte déjà qu’une fois au pouvoir, l’heureux adoubé pourra toujours se libérer d’attaches encombrantes et orienter le pays vers des pratiques plus saines et plus transparentes. Si l’on s’en tient aux expériences passées, le pari est pour le moins risqué. Ni Ben Bella ni Chadli ni Zeroual n’ont pu s’émanciper des liaisons dangereuses qui les ont portés au pouvoir. Bouteflika a survécu à ses appuis parce qu’en bon artisan du clan d’Oujda, groupe militariste s’il en est, il a assumé et répondu à toutes les demandes des généraux quand il ne les a pas devancées. Concéder une allocation de 12 milliards de dollars au secteur militaire dans une conjoncture économique aussi atone que celle que vit l’Algérie est la preuve que le pouvoir est toujours régi par une doxa militaire hégémonique.

D’aucuns, habités par l’illusion des miracles immérités, se prennent à rêver d’un Atatürk algérien. Ce n’est faire injure à personne que de souligner les éléments qui distinguent à tous égards l’armée turque de celle de Boumediene, conçue et gérée de sorte qu’aucune tête pensante ne dépasse. Avec Atatürk, l’institution militaire a assumé la séquence consacrant la fin de l’Empire ottoman. L’armée algérienne, pour ce qui la concerne, a pris le pouvoir en 1962, pour imposer l’islamo-socialisme comme matrice doctrinale, marécage  dans lequel ont prospéré les malentendus les plus obscurs.

On aura observé que jusqu’à présent, tous ceux qui se sont exprimés sont restés vagues et sommaires sur des questions demeurées en suspens depuis l’indépendance et qui appellent, pourtant, des réponses aussi urgentes que précises.

Dans des sociétés aussi paralysées que la nôtre, la seule intervention de l’armée qui vaille eut été celle qui mit un terme à ses propres turpitudes. On voit mal l’avènement d’une révolution des œillets, qui a dissous le salazarisme au Portugal, advenir dans l’armée algérienne. Alors on tourne en boucle.

Les fausses pistes

Appelant à l’insurrection armée pour la libération nationale, la proclamation du premier novembre ne pouvait pas, et ne devait pas, être autre chose qu’un texte succinct, un passe-partout politique destiné à mobiliser dans l’urgence le maximum d’Algériens dans un moment historique où la question nationale était encore en gestation conflictuelle, y compris parmi les militants les plus radicaux. N’engageant à rien en terme programmatique et n’impliquant aucune contrainte dans l’exercice du pouvoir, sa finalité ou son contrôle, elle est invoquée par tous les prétendants qui ne veulent pas ou ne peuvent pas assumer des choix institutionnels, sociétaux ou géopolitiques qui sont la sève de toutes les nations modernes. En aparté, les anciens militants les plus vertueux déplorent cette confusion et les abus qu’elle charrie, mais ils sont rares à exprimer publiquement leur désenchantement et leur colère.

En la matière, chacun peut relever que la plateforme de la Soummam qui a transformé une révolte en révolution est totalement évacuée du débat actuel. Ce document, qu’il ne faut ni sacraliser ni diaboliser reste, pourtant, à ce jour, le seul acte politique qui ait clairement formulé avant l’indépendance les fondamentaux d’un projet de société sur lequel se sont engagés les Algériens. Ce sont les structures et les orientations du congrès d’août 1956, qui ont encadré et porté le combat algérien jusqu’à son ultime consécration. Il se trouve que ce compromis a été neutralisé par un coup d’État perpétré au Caire en août 1957. Et contrairement à ce qui se dit ou se suggère ici et là, les causes de ce putsch ne sauraient être réductibles à une question de tempéraments ou d’ambitions irréconciliables. On sait aujourd’hui que ces données qui ont pu jouer à la marge ont été exacerbées et manipulées par des puissances étrangères pour aspirer l’Algérie dans l’orbite de la pensée unique et de la gestion de la force brutale, déroutant ainsi un mouvement qui avait su fédérer et intégrer en pleine guerre des sensibilités nuancées et même franchement différentes.

S’il faut veiller à rester mesuré et disponible à l’écoute en ces temps d’évanouissement avancé de la conscience nationale algérienne, il convient aussi de ne pas chercher à entretenir des leurres alternatifs en cultivant des mœurs politiques qui sont à l’origine de la congélation actuelle.

Refuser, par ruse politique ou paresse intellectuelle, une mise à plat générale des faits et évènements qui ont conduit à notre déchéance, les refouler par peur ou culpabilité est la meilleure manière de précipiter une implosion nationale que tout annonce. Et les forces centrifuges sont déjà à l’œuvre.  C’est dire si la censure et les diversions sont vaines. L’époque, la révolution numérique et la démystification de la guerre ont libéré la parole. Les tabous peuvent empêcher le pays de se construire, mais ils sont inopérants dans la transmission des vérités vers de jeunes mémoires rétives à l’embrigadement.

Cette évidence n’a pas imprimé la pratique politique ambiante. Ce qui fait que par manque de courage ou incompétence, les bribes de programme énoncées ne sont que de mièvres déclinaisons des bouillies politiques de l’archéo FLN : vouloir s’immerger encore plus dans un monde arabe déliquescent, invoquer la dimension religieuse comme socle libérateur exclusif de la collectivité, s’empaler sur des revendications post-coloniales désuètes ou vanter les mérites de la peine de mort alors que toutes les études ont démontré la fatuité de son caractère dissuasif est emblématique d’un discours vaporeux, qui a de tout temps irrigué le système algérien. Ces idées qui ont parasité une scène nationale stérilisée par le dirigisme intellectuel sont maintenant toxiques en ce qu’elles véhiculent une charge irrationnelle qui préempte la raison et la liberté, seuls outils permettant d’appréhender la réalité politique.

Pérenniser l’audace

En plus de la néantisation de la question environnementale qui nous réserve un réveil aussi brutal que douloureux, l’autre grand absent du débat est le dossier, pourtant vital, de la relance de la construction démocratique nord-africaine. Alignés sur un bellicisme négateur de règles économiques les plus élémentaires, conditionnées par un terrorisme politique entretenu par des parrains couvant des intérêts maffieux, les postulants esquivent le principe même d’une mise à l’ordre du jour d’un chantier qui conditionne l’avenir d’une région dont nous sommes un des constituants majeurs auquel il revient, en premier, de dénouer les ligatures mortifères.

Dans ce climat délétère, la région qui fut jusque-là le meilleur laboratoire des initiatives et projections politiques innovantes du pays se voit assigner une mission à contre-emploi. Figurée par ses déchets, la Kabylie a servi de condiment folklorique à la tambouille politique du pouvoir et s’expose, présentement, comme le principe actif d’une spoliation éhontée de la ressource nationale, doublée d’une mission de pollution d’un combat démocratique qu’elle a si souvent amorcé. Boumediene a voulu museler la Kabylie, Bouteflika s’est donné comme objectif de la pervertir. À voir la vitalité des cafés littéraires ou la vigueur des comités de villages, il est aisé de déduire que malgré la mobilisation de moyens colossaux, les deux options ont fait long feu.

Plus généralement, les migrations de la jeunesse, asservie par un système éducatif archaïque, vers le Nord ou la permanence de ses contestations dans le grand sud signent un échec patent du modèle FLN.

Enfin, la diaspora algérienne affiche encore une disponibilité que n’ont pas découragé les stigmatisations revanchardes et des retours au pays peu stimulants.

Par quelque angle que l’on appréhende la situation, force est de constater que les promesses réformatrices lancées de l’intérieur du système se sont toutes avérées illusoires et qu’en la circonstance, elles ne figurent même pas dans l’agenda du pouvoir. Jusqu’à preuve du contraire, toutes les énergies positives naissent, s’organisent et s’expriment dans des espaces autogérés.

On entend déjà les avocats des causes perdues pointer du doigt la sévérité de la présente analyse.

Ce serait se méprendre sur la vraie nature des problématiques qui pèsent sur notre destin, l’intensité de leurs manifestations sous-terraines et les conséquences de leurs projections finales.

Avec d’autres patriotes, le rédacteur de cette contribution a participé à des actions et compétitions inscrites dans les cadres institutionnels en faisant preuve de la patience, certains ont dit naïveté, qu’appelaient les difficultés qui pouvaient accompagner la construction d’une jeune nation. Il a bien fallu constater que le système algérien est inamendable. Il a été récemment rappelé, à juste titre, que l’exigence et l’obtention des procès-verbaux lors des dépouillements n’ont pas empêché l’administration de transmettre d’autres documents lors de la consolidation des résultats. On se souvient que l’installation officielle et publique des commissions des réformes de l’école, de l’État et de la justice, mises comme autant de conditions à l’intégration au gouvernement, ne connurent aucune suite…et la liste des engagements reniés est longue.

Faut-il encore rappeler que la question du pluralisme politique, le dossier de l’identité nationale, celui des droits de l’homme, entre autres, ne sont endossés par le pouvoir, avec retard et malice, qu’au prix de longues et douloureuses luttes ? Comme tout ce qui est consenti de mauvaise foi, le traitement est généralement artisanal, voire, en certaines occasions, plus dommageable que la répression. Il n’empêche, grâce aux combats audacieux la nation évoque, vaille que vaille, ce qui touche à son intimité politique et sociétale. Ces avancées sont le fait d’une militance autonome et offensive qu’il faut savoir faire partager au plus grand nombre.

Dire aujourd’hui que la résurrection algérienne doit se concevoir en dehors des carcans officiels ne relève ni du dépit, ni de la surenchère, ni de la radicalité.

Face au destin

La mise en perspective d’un nouveau destin ne sera pas le fait du pouvoir. Il ne sait pas et ne voudra pas le faire. Il peut, dans le meilleur des cas, être associé à une sortie honorable consacrant sa fin de vie. Aucun des acquis qui viennent d’être rappelés n’a été le fruit d’une décision du régime. Il en sera de même pour la recherche d’une nouvelle configuration nationale à laquelle appellent depuis des années les opposants les plus raisonnables.  Sauf que si on attend de voir le pouvoir s’y résoudre, ce sera trop tard, car, cette fois, le sujet tient du one shot. On peut toujours rattraper un retard ou corriger une trajectoire sur un chantier, si lourd et si complexe soit-il, mais l’Histoire n’offre pas beaucoup d’exemples de nations ressuscitées quand elles ont sombré. Or c’est bien la survie de la nation qui se joue sous nos yeux.

L’inévitable menace islamiste qu’on ne manquera pas de brandir ne vaut que s’il y a une volonté du régime de l’instrumentaliser pour justifier un maintien que son bilan condamne. Imposer un cahier des charges où les principes démocratiques seraient des postulats auxquels doit souscrire tout compétiteur est une chose faisable et éprouvée avec succès chez nos voisins.

Face à l’enjeu du destin national, l’échéance du 18 avril est, au fond, un épiphénomène. Ceux qui, ignorant les enseignements du passé, ont, malgré tout, voulu s’y engager vérifient quotidiennement, et à leurs dépens, la vanité de disputer dans son antre la victoire à un spectre représenté par son image. Qu’ils se retirent au dernier moment ou qu’ils crient leur indignation le soir des résultats est, en vérité, anecdotique. L’essentiel et l’urgence sont ailleurs.

Maintenant que nous nous sommes soumis à des affronts que peu de peuples ont accepté de supporter, maintenant que le fard par lequel nous avons maquillé nos petitesses a fondu, maintenant que l’orgueil mâtiné de racisme que nous opposions à nos frères subsahariens nous est interdit, nous sommes obligés de nous regarder tels que nous sommes avant d’affronter le regard de nos enfants.

Nous n’avons d’autres choix que de nous repenser à travers de nouvelles valeurs et par des mécanismes opérationnels étrangers à la grammaire politique du système.

La bataille sera rude, ce qui ne veut pas dire qu’elle ne sera pas loyale si nous nous donnons les moyens de la préparer avec clarté et méthode. C’est bien connu, il n’y a de bataille perdue que celle qui n’a pas été livrée. À ceux qui seraient impressionnés par les menaces d’apparatchiks vantant la capacité du régime à contenir la rue, il faut rappeler cette vérité. Les Algériens n’ont pas gagné leur indépendance parce qu’ils disposaient d’une force supérieure à celle de l’armée française. Ils se sont libérés le jour où ils ont compris qu’il n’y avait rien à espérer de l’ordre colonial.

 

– Source :Actu’fil .

Doudja Taleb, la digne femme Kabyle

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Elle S’appelle, Doudja TALEB épouse BIBI. Du village Tizit (Illiten) du défunt TALEB Rabah.

Elle n’a jamais quitté ses montagnes, fut-il pour un court séjour.

Mariée très jeune, elle doit, aux côtés de son adorable mari instituteur, élever ses nombreux enfants, entretenir le foyer et les vastes champs dispersés à travers les collines, et exécuter les nombreux travaux qui changent au gré des saisons (potagers, cueillette d’olives ou de fruits, nourrir les animaux) … sans oublier les aides qu’elle apporte aux nombreux autres membres de la famille.

C’est une femme pleinement dévouée en tant qu’épouse, mère ou fille.

J’ai une chance inouïe d’être son cousin et à chacun de mes séjours en Kabylie, elle me fait don de son affection, de sa compagnie et de ses recettes succulentes dont elle a seule le secret.

Mais Seigneur ! comment elle trouve le temps pour préparer à l’âge adulte le bac en candidat libre, et faire des recherches pour créer dans sa modeste maison un musée de plantes médicinales kabyles et d’outils traditionnels.

Plus encore, elle vient d’accoucher de deux œuvres à la fois écrites en kabyle, de quoi rendre jaloux d’illustres écrivains, intellectuels, artistes…

Son travail est magique, étant le résultat, non pas de diplômes ou de hautes études, mais mieux encore, de l’intelligence du cœur, de la pureté de l’âme et de la vivacité de l’esprit… Bref, un produit authentiquement kabyle.

Je demande exceptionnellement à tous de partager pour faire connaître ses œuvres… non pas pour elle, mais pour la culture kabyle, c’est-à-dire pour nous tous.

Doudja, je t’admire ma sœur ! tu es un exemple d’espérance.

Ahcene Taleb 

 

Hommage à l’artiste révolutionnaire Farid Ali

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C’est à Bouira qu’un hommage sera rendu le lundi 18/02/2019, au chanteur de la Révolution algérienne, le regretté Farid Ali, auteur de la célèbre chanson « Ayema sebar ur ttru ».

Au programme : recueillement et dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du défunt au village Ikhlefounène à Bounouh. Pour la journée de samedi, une conférence sur la vie et le parcours de Farid Ali, ayant pour thème “La chanson révolutionnaire” présenté par Dda Boudjema Rabah.

– Un artiste révolutionnaire multidimensionnel.

Farid Ali, de son vrai nom Khelifi Ali est né le 9 janvier 1919, à Ikhelfounen, dans la commune de Bounouh. Après de brèves études chez les Pères blancs où il obtient le CEP, il quittera son village natal pour Alger, en 1935 et y gagnera sa vie à la sueur de son front en tant que cordonnier à la rue Randon.

Dans les années 40, déjà, il fréquentait assidûment les Ali Qadarite, Ahmed Oummeri nommé  » bandits d’honneur », mais qui ne faisaient que se rebeller contre le joug français.

En 1940, Farid Ali immigre à Paris. Ses rencontres avec les nationaux lui font découvrir les idées nationalistes auxquelles, il ouvrira son cœur. Encouragé par les différents chefs d’orchestres du moment, tels Mohamed El Kamal ou Mohamed Al Jamoussi et plus tard, Amraoui Missoum. Farid Ali se consacre à la musique. Il participe à deux récitals organisés par Mohand-Saïd Yala à la salle Pleyel (Paris), en compagnie de Mohamed El Kamal, Allaoua Zerrouki, Mohamed Al Jamoussi et les frères cubains Baretto, en 1949 ; il était programmé pour un numéro de claquettes dont lesquelles il était virtuose. À Boulogne, il nouera des amitiés avec les artistes qui venaient interpréter leur vie, chanter leurs amours et nostalgies.

En 1951, suite à un attentat contre un responsable de la radio française, Farid Ali soupçonné sera expulsé de France. De retour au pays natal, il activera au sein du PPA/MTLD, obligé de se déplacer fréquemment, il était obligé de se déguiser comme tous les militants de la légitime révolution. Arrêté par l’armée coloniale, en 1956 à Bounouh, il sera emprisonné à Draâ El Mizan, où il subira les pires tortures. Libéré en 1957, il s’engagea dans la guerre de Libération nationale.

À l’Indépendance, il enregistra quatre titres à la Maison Philips, il continue sa tournée à travers le pays et prend en gérance un restaurant à la rue des Coqs qui se transformera en un relais d’artistes et combattants de la cause nationale.

À l’époque, une attestation de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs, éditeurs et musiciens) était la carte administrative reconnue pour les artistes, mais son casier judiciaire n’étant pas vierge, suite à ses démêlés et à son arrestation par les Français, il sera obligé de demander à Cheikh Nourredine de le parrainer pour bénéficier de cette fameuse carte. Elle lui ouvrira les portes de la Radio d’Alger où il enregistrera plusieurs chansons avec feu Cheikh Nourredine dont Z’har ulac, Miss el ghorba, Anda telidh. …

Admis à l’hôpital de Boghni, le patriote et l’illustre Farid Ali rendra l’âme le 19 octobre 1981, à l’âge de 62 ans. Il est inhumé à Bounouh.

 

Amirouche Takerboust (Abdellaoui)

 

Mustapha Lahbiri remplacé à la tête de la DGSN

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Le président Abdelaziz Bouteflika a procédé à la nomination de M. Abdelkader Kara Bouhadba, en qualité de Directeur général de la sûreté nationale (DGSN), en remplacement de M. Lakhdar Lahbiri.

Un communiqué du ministère de l’Intérieur, des collectivités locales, et de l’aménagement du territoire a indiqué mercredi que,“Conformément aux dispositions de l’article 92 de la Constitution, (…) Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a procédé à la nomination de monsieur Bouhadba Abdelkader Kara, en qualité de Directeur général de la sûreté nationale, en remplacement de monsieur Lahbiri Lakhdar, appelé à exercer d’autres fonctions”.

Mustapha Lahbiri

Mustapha Lahbiri a été nommé à la tête de la DGSN durant l’été 2018, après le limogeage du général Abdelghani Hamel, quelques jours après la saisie de 701 Kg de cocaïnes au port d’Oran.

A son arrivée, Mustapha Lahbiri, ancien patron de la Protection civile, a mené des changements massifs. Plusieurs chefs de sûreté de wilaya et contrôleurs dans la PAF ont été remplacés.

Fin décembre, il a décidé de procéder à un vaste remaniement des chefs de plusieurs sûretés des wilayas. Toutefois, la décision avait été gelée par le ministère de l’Intérieur.

 

Source : HuffPost Algérie