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samedi 18 avril 2026
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crédibilisation des futurs choix politiques et scrutins.

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En dépit d’un moral en berne à cause tout à la fois du rebond de la pandémie, du couvre-feu,  des attentats terroristes et du temps pluvieux, deux événements politiques successifs ayant marqué ce début du mois de novembre redonnent un peu d’espoir. D’abord la défaite de Trump à l’élection présidentielle aux États-Unis et, ensuite, le fiasco électoral du régime algérien suite au taux historique du boycott du référendum constitutionnel.

Pour neutraliser le hirak, le régime a engagé méthodiquement deux opérations politiques majeures : l’élection présidentielle du 12 décembre 2019 et le référendum constitutionnel du 1er  novembre dernier. Les deux opérations, rondement menées, se sont soldées par un cuisant échec puisque les Algériens les ont massivement boycottées. Jamais des consultations électorales n’avaient connu d’aussi faibles taux de participation.

Pour des scrutins politiques de cette importance, les résultats officiels sont historiquement bas ; entre l’élection présidentielle ayant enregistré 5 millions de votants et le référendum 3 millions, le nombre de votants a chuté de 2 millions traduisant avec force le divorce consommé entre le peuple et ses dirigeants.

À s’en tenir au taux officiel de participation annoncé par le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), il est de 23,7% sur tout le territoire et de 04,4% dans l’immigration. Le rejet massif du scrutin présidentiel du 12 décembre 2019 est confirmé de façon remarquable par le boycott historique de ce référendum, pourtant voulu et pensé  comme le coup de grâce qui devait achever le hirak, affaibli, il est vrai, par sa décision sage de suspendre les marches hebdomadaires à cause de la pandémie de la convid et la répression sans relâche dont il est l’objet. Bien que l’espace médiatique et politique soit fermé aux animateurs du hirak, aux partis, associations et syndicats opposés au projet de révision de la constitution, l’esprit du hirak a plané sur cette consultation. Ce boycott massif est un acte de défiance aussi bien envers le chef de l’État qui a initié ce référendum qu’à l’égard de ceux qui ont voté pour ou contre cette constitution révisée.

Dès lors que le chef de l’État est souffrant se trouvant de surcroît à l’étranger, la question de la promulgation de la loi portant révision de la constitution se pose avec une acuité toute particulière, car lui seul dispose du droit de promulgation des lois qu’il exerce dans un délai d’un mois. La promulgation est l’acte juridique qui permet à une loi d’entrer en vigueur à condition qu’elle soit évidemment publiée au journal officiel.  Ce délai est toutefois suspendu si le Conseil constitutionnel en est saisi par les institutions habilitées, soit le président du Sénat, le président de l’Assemblée, le Premier ministre, cinquante députés ou trente sénateurs. La saisine en exception d’inconstitutionnalité reconnue aux citoyens sur renvoi de la Cour suprême ou du Conseil d’État est écartée dans ce cas de figure. non

Dans les situations d’urgence, cette échéance est réduite à 10 jours à la demande du président de la République, mais ce dernier est présentement dans l’incapacité d’agir. Pour l’instant l’on ignore si le Conseil constitutionnel est saisi, par conséquent le délai de 30 jours pour sa promulgation court toujours.

Encore une situation d’autant plus embarrassante pour le haut commandement de l’armée qu’un projet de loi relatif à la révision constitutionnelle rejeté aussi massivement par le peuple devient, en principe, caduque aux termes de l’article 209 de la constitution qui ne précise pas, cependant, le taux en dessous duquel les résultats d’un référendum sont invalidés. Il se contente d’énoncer que « La loi portant projet de révision constitutionnelle repoussée par le peuple, devient caduque ». Légalement, aucun texte ne précise le seuil minimal de participation pour valider ou invalider les résultats d’un référendum constitutionnel.

L’Algérie s’enfonce ainsi dans une situation pour le moins inquiétante avec un président malade et hospitalisé à l’étranger, une constitution largement rejetée, un Parlement plus que jamais discrédité et un gouvernement navigant à vue et une communication officielle défaillante. Le régime peine de plus en plus à convaincre les Algériens de ses choix politiques, et peine à renouveler sa base sociale alors que le présent et l’avenir proche du pays semble incertains, requérant des choix et décisions pertinentes à la hauteur des enjeux et des attentes.

Cette situation politique inédite soulève nombre d’interrogations : à l’issue des 30 jours, la constitution sera-t-elle promulguée ? et par qui si l’état de santé du président ne s’améliorerait pas ? Dans ce cas, le conseil constitutionnel sera-t-il saisi par les institutions habilitées ?  prononcera-t-il l’incapacité du chef de l’État à exercer ses attributions constitutionnelles ? Auquel cas sera-t-il remplacé par le président du Sénat dont l’âge avoisine les 90 ans ?  Autant de questions et bien d’autres sans réponses, car tout travail de mise en perspective est difficile à mettre en œuvre, et pour cause l’opacité est érigée en mode de gouvernance, c’est là une marque de fabrique des dirigeants.

Dans tous les cas, la solution faisant appel à une transition démocratique apaisée défendue par nombre d’Algériens, partis, associations, syndicats… est incontournable pour assainir d’abord tout le dispositif électoral et réunir ensuite les conditions politiques et techniques indispensables à une crédibilisation des futurs choix politiques et scrutins.

Auteur: T. Khalfoune

Hommage à Abederrahmane Mira

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57ème anniversaire de la disparition de Mira Abderrahmane (chef de l’ex Wilaya 3 historique) : Un héros sans sépulture.Plusieurs fois, l’itinéraire de Mira Abderrahmane a été relaté. Il est en grande partie connu. Son fils, Tarik, a décidé de lui rendre hommage en retraçant de façon poignante son dernier jour et soulève en même temps la disparition de sa dépouille mortelle. Que font les autorités algériennes pour réparer cette anomalie ? Une sourde explosion, tirée d’un lance-patates (onze grenades), puis des rafales nourries. Silence ! Le capitaine Alphonse Treguer, commandant de la 1ère compagnie du 2ème Rima (Régiment d’infanterie de marine aéroportée ou les Marsouins) (1), posté  au nord-ouest du lieu de l’accrochage, regarde sa montre et dit  « il est quatre moins dix ». Madjid, un jeune prisonnier Algérien, commis de force à la corvée pour porter le poste émetteur, se souvient comme si c’était aujourd’hui. Juste avant les détonations, le capitaine avait reçu un appel radio. Nous sommes le 06 novembre 1959, en pleine opération «  Jumelles », le chef de la Wilaya 3, Mira Abderrahmane et son escorte, le jeune Yata Bachir, dit Mouloud, du village d’Ait Anane, ont rendu l’âme.Le jour dernierAvant que ce jour advienne, l’opération « Jumelles », commencée le 22 juillet 1959, soit trois mois et demi déjà, a fait des dégâts considérables dans l’Aln de la Wilaya 3. Le plan Challe, dont est issue l’opération en question, a également réduit la capacité de frappe de l’ensemble de l’Aln intérieure  et bloqué le franchissement des frontières. Malgré l’affaiblissement militaire de l’Aln, l’espoir demeure d’un renversement du rapport de forces.  Il faut donc remonter le moral des troupes. Mira Abderrahmane n’a eu de cesse de le faire depuis qu’il est revenu de Tunisie. Les  quatre zones de la troisième Wilaya  ont reçu sa visite.Le 04 novembre, il est en région 4 de la zone 2, près de Toudja. Il démarre de là et passe la nuit avec son escorte réduite (Ziri Mohand Said, secrétaire particulier, Aziri Ali dit Half track, liaison de wilaya et quatre autres moudjahidines) près d’Azazga. Le 05, en début d’après-midi, ils arrivent à Ait Anane, près du Col de Chellata et se rendent au refuge tenu par Yata Rabah, le père de Mouloud (2). Nous sommes à vol d’oiseau à cinq cent mètres du poste de Tizi N’Slib et autant du Pc Artois, situé à Tizi Ouvloudh  (col du chêne) où siège le Général Challe, commandant la fameuse opération. Au refuge, Mira discute de la situation générale, prend des nouvelles de la région et se soucie de l’état de santé de Kaci N’ tfrith, très affaibli, démoralisé. Celui-ci est arrivé de la région 2, près de M’chedellah. Autrefois, il faisait partie du bataillon de choc de la Wilaya, commandé par le lieutenant Hocini Lahlou, tombé au champ d’honneur dans une célèbre bataille à Tikjda, l’année 1958.Mira veut redonner des forces au patient et ordonne qu’on lui achète  un peu de foie de mouton. Lui-même s’offre de nouveaux pataugas. Dans la nuit du 05 au 06, vers deux heures, la petite troupe se sépare pour se reposer. Mira dit à la liaison de wilaya : « rendez-vous demain à Ait Bessai, le premier arrivé attendra l’autre. Moi, je rendrai d’abord visite à mon fils ». Smaïl, son fils ainé est réfugié avec sa mère, dans le plus grand anonymat, au village d’â côté : Tazaghart. A l’abri situé au lieu-dit Tivhirine où il a passé la nuit, Mira refait son apparition vers 11h00 du matin. Sa petite escorte est située nettement plus au nord. Elle ne tardera pas à être coupée de son chef lorsque, vers midi, le capitaine Treguer sort de la caserne de Tizi N’Slib. Il a décidé d’effectuer, dira-t-il,  dans  son rapport, une opération de sous quartier.  Est-ce vrai ? (3).Toujours est-il que sa troupe se déploiera en suivant le chemin vicinal, au-dessus des villages Ait Mekkedem, Ait Hyani et Ait Anane. La retraite est coupée vers le village de Chellata et vers le versant nord du Djurdjura. Treguer se poste avec d’autres soldats à l’ouest, coupant le passage vers Tazaghart. Il ne reste plus que le sud où l’on ne voit pas de mouvement de troupe. Mais, le terrain en cet endroit est très accidenté.Les trois villages alignés sur une ligne de crête sont désormais encerclés et Mira y est. Ce dernier est  sûr de lui. Que dira le capitaine Treguer, devenu colonel, à qui  René Rouby, prisonnier de l’Aln libéré par Mira Abderrahmane, le mois de mai 1959, lorsqu’il a rencontré l’officier cinquante plus tard : « J’observais Mira à la jumelle, et il le savait. Il me fixait du regard à distance. Il me défiait en quelque sorte ». Abderrahmane Mira, connu dans l’Aln pour son intrépidité, en avait vu d’autres. Rien que lors de son périple de retour de Tunisie qui lui a demandé quarante jours de marche (du 16 février – franchissement de la frontière à Negrine –  au 27 mars 1959 – arrivée à Bounaamane, Pc de Wilaya), il a eu  treize accrochages avec les soldats français.  Le 22 mars, à Arefref, en région  1 de la zone 2, le combat fut acharné. Quatre-vingt moudjahidines sont malheureusement éliminés tandis que l’Aln avait, entre autres, abattu un avion. Mira resta au milieu de la mêlée jusqu’à la fin du combat. Il est connu pour ne jamais s’enfuir quel que soit le grade qu’il portât ou la fonction qu’il occupât. La mission qu’il entreprit l’été 1957 en Wilaya 6 (Sahara), durant trois mois, finit par l’élever au firmament de l’héroïsme. Mohammedi Said, ancien chef de la Wilaya 3 et chef de l’Etat-Major Est, dira du tempérament courageux  de Mira Abderrahmane : «  c’est l’homme qui fait danser sa carabine ».En ce début d’après-midi du 06 novembre 1959, il est  avec le jeune Yata Bachir ou Mouloud, au milieu de la souricière. Ils sont pourtant confiants.Les deux compagnons devisent entre-eux et se mettent en branle  vers le nord. C’est  dangereux puisque une partie des soldats est embusquée ouvertement à cet endroit. Chemin  faisant, les deux maquisards s’enfoncent brusquement dans un ravin très escarpé. Ils ne sont plus en vue de quiconque. Direction l’aval de la rivière, à quelques encablures du  village de M’liha, situé au sud. Les troupes postées en différents endroits ne bougent pas alors que les deux maquisards sont en train de  leur échapper. Arrivés en bas de l’embouchure de la rivière après un effort surhumain, les deux hommes alignés l’un derrière l’autre – Yata armé seulement d’un colt en premier – surgissent presque face-à-face avec une partie de la compagnie embusquée à cet endroit. Les deux hommes n’obtempérèrent pas aux ordres et décident de tirer mais, hélas, le lance-patate est déjà envoyé. Mouloud tombe le premier, tête presque entièrement coupée, tenue seulement par un dernier ligament. Mira est touché par des éclats au visage et a le bras droit brisé. Il est, selon le soldat Pierre Dufeu (4), encore conscient et fait passer sa Mat (5) vers la main gauche puis essaye de contourner un rocher. Il est poursuivi par des soldats qui ouvrent sur lui un  feu nourri. Il tombe. C’en est fini.Qu’est la dépouille mortelle de Mira devenue ?Un quart d’heure plus tard, le capitaine avait dévalé la descente. Il vérifie le contenu de la sacoche(6), y trouve des courriers adressés à Mira Abderrahmane, de l’argent. Il dira à sa troupe « c’est le chef de la Wilaya 3 que vous venez d’abattre. Il faut faire vite car il doit y avoir une katiba dans les parages ». Mais comment transporter le corps dans cette montagne extrêmement accidentée ? On voit un ânon paître pas loin. On met dessus le corps du chef de la Wilaya 3 et la tête de Yata Mouloud. Doucement la troupe remonte la pente. Les harkis sont les plus excités. L’un d’entre-eux met les pataugas de Mira autour de son coup, un autre improvise un discours au village d’Ait Mekkedem. Il dira que « la guerre est désormais terminée. Après Amirouche, on vient de tuer Mira. On a mis fin à la terreur. Que vous reste-t-il ? ».Puis le corps de Mira et la tête de Mouloud sont mises sur un Gmc (7), direction le centre de tri et de transition d’Akbou.  Un commerçant de Tazmalt, Letifi  Laïd, et un maquisard originaire de Bordj Bou Araridj, emprisonnés à Akbou,  lavent le corps qui a été formellement reconnu par  Mira Ahmed, capturé trois mois auparavant à Ait Hamdoune, Achiou Boudjemaa, originaire de Taghalat, lui aussi capturé blessé à Thala L’Bir, célèbre grotte près de Boudjellil,  et enfin par Mira Madjid, un autre cousin. Le lendemain, le 07 novembre 1959,  le corps de Mira sort du CTT d’Akbou et mis dans un hélicoptère, direction Taghalat où la population des Ait Mellikèche est conviée à voir pour la dernière fois Mira Abderrahmane. A Tazmalt, la population est aussi rassemblée à l’héliport. Pour une raison encore inconnue, cette dernière étape est éliminée. A Taghalat, c’est la consternation, la tristesse et l’incrédulité. Cette opération d’agitation et de propagande est certainement l’œuvre du 5ème Bureau français, dont le capitaine David, qui officiait à Tazmalt, avait prédit au maire de l’époque, le 22 juillet 1959, que Mira n’en aurait pas pour longtemps dès lors que l’opération « Jumelles » est déclenchée. Challe en personne voulait sa tête, disait-il.Après deux heures, le peuple  est dispersé. Le corps de Mira Abderrahmane est repris dans le même hélicoptère qui prend la direction du sud alors qu’il est venu de l’est. A Akbou, l’armée n’avait qu’un seul avion et pas de ce type. Celui-ci est certainement venu d’Ain Arnat, base de l’Alat (Aviation légère de l’armée de terre) au niveau de la Zec (Zone est du Constantinois), dont dépendait le secteur militaire d’Akbou. Qu’est devenu le corps de Mira Abderrahmane ? A-t-il fait un arrêt à Bougaa où la rumeur court  que le corps a été enseveli dans la caserne, enterré par des prisonniers ?Pour ma part, j’ai eu des autorités françaises quelques réponses :- Après le 06 novembre 1959, pas de trace dans le journal de marche du la première compagnie du 2ème Rima, – Pas de trace non plus au Ctt d’Akbou au-delà du 07 novembre 1959, à 10h00, qui signale la sortie du corps de Mira Abderrahmane. C’est ce que soutiendra également le Commandant Lablancherie, chef du 2ème Bureau d’Akbou, cinquante plus tard devant l’émissaire que je lui ai envoyé. Un autre prisonnier algérien, encore vivant, est formel. Il infirme cette assertion malgré les archives. Il soutient que le corps de mon père a été ramené une deuxième fois au Ctt, le 07 décembre (donc de retour de Taghalat) pour en ressortir le lendemain, le 08, pour une destination inconnue. Il me donne des informations troublantes, précises dans sa narration. Un évènement qu’il me rapporte ne pouvait pas avoir lieu si mon père n’était pas resté quarante- huit heures au Ctt d’Akbou.  Des pistes de recherche restent à exploiter, notamment du côté de du 5ème Bureau  ou dans les archives de l’Alat. 
Personnalité traitée à sa dimension par la presse française.Le traitement de la mort d’Abderrahmane Mira est à la mesure de ce que représentait le personnage du côté français. Le Monde, L’Aurore, La Croix, etc ont  signalé la mort de ce héros algérien, ce mort sans sépulture, à la une de la titraille ou en première page. La presse sonore – radio et tv – n’est pas en reste. La presse américaine signale la fin de Mira dans « Le New York Times », daté du 07 novembre 1959, en page une. Le titre est laconique « The Major Mira is died ». Dans la presse française, les titres sont variés. Celui de « l’Aurore » est significatif de l’état d’esprit nourri envers Mira, à droite de l’échiquier politique : « Le plus dur chef du Fln a été abattu par nos troupes ». En Algérie, c’est L’écho d’Alger qui traite abondamment l’évènement (Une, première et dernière pages). Dans l’édition du surlendemain, le 08, il signale également que le Général Faure, à Tizi Ouzou,  a été réveillé de nuit – le 06 décembre 1959 –  pour lui apprendre que Mira a été tué.Le 5ème Bureau, quant à lui, fait des lâchers de papillons au titre très simple : « Après Amirouche, Mira est mort ». Le jeune écolier, Hamiche Hacène d’Il Mathene, se souvient très bien de ce papier descendu du ciel  qu’il a gardé secrètement dans sa poche après l’avoir lu. Feu lieutenant Ourdani Mouloud me rapporta la même chose en me disant que les villages alentour de la forêt de l’Akfadou étaient inondés de ces documents, distribués par des pippers.ConclusionJ’ai, à mon humble rang, pu prendre contact avec les acteurs français directement ou indirectement impliqués dans le traitement du dossier ou ayant servi à Akbou ou à Tazmalt particulièrement. J’ai pu glaner quantité d’informations, aidé en cela par les archives du Shat (Service historique de l’armée de terre).  Force est de reconnaître que la pression d’un individu est moindre. D’où le rôle de l’Etat. Lui seul possède la capacité de dénouer l’énigme et de réparer cette injustice.  Il est du devoir de l’Etat algérien de réclamer les corps des disparus. En Wilaya 4, les corps de Bouguerra  M’hamed  et de Bounaama Mohamed, tous les deux chefs de Wilaya, connaissent le même sort. Qu’attend l’Etat national souverain, advenu grâce aux sacrifices des chouhada, pour agir ?
Tarik,Fils d’Abderrahmane Mira .


Une battante s’en va !

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À 89 ans, NNA Aldjia Matoub, déjà affaiblie depuis plusieurs mois, n’a pu supporter sa dernière hospitalisation. Dépêchée in extremis dans une clinique de la Région Parisienne, elle y contracte, selon Saliha B., ce maudit virus qui menace toute l’humanité. D’habitude résiliente, elle a fini par céder et s’éteindre ce jeudi 5 novembre 2020 vers 11h. NNa Aldjia Matoub née Mahari, était une grande artiste, une poétesse admirable qui a pu, consciemment ou inconsciemment, transmettre son talent à son fils, le rebelle. Son chant est une méditation des profondeurs qui plonge ses racines dans le souffle ancestrale du monde kabyle côté femmes. Sa poésie est l’expression d’une souffrance tissée dans un verbe qui émeut, captive et libère. Un verbe à la fois doux et ferme qui a nourri, dès sa tendre enfance, le fils tant aimé, le fils prodigieux, le fils trop tôt disparu. Quand NNa Aldjia entame un acewwiq (chant méditatif), il se déploie en frisson continu, il traverse l’auditoire de cœur en cœur. Il dévoile une vie attendrissante, généreuse et discrète qui a pris racine à Taourirt Moussa-Ouamer au pays d’At DDwala. Sur toutes les scènes artistiques, politiques, culturelles, la voix de NNa Aldjia a retenti avec tendresse et résistance pour défendre les siens, pour exiger que vérité soit dite. La vie de NNa Aldjia bascule en 1998 quand elle apprend, avec effroi, l’assassinat de son fils unique Lounès. Depuis cette tragédie familiale et nationale, elle n’a jamais cessé de pleurer celui sur qui elle avait toujours fondé les raisons de son existence. Malgré un courage hors normes, une force inébranlable qu’elle a mobilisés pour faire éclater la vérité sur le meurtre de son fils, NNa Aldjia n’a jamais pu surmonter l’épreuve épouvantable qui l’a frappée. La vie n’avait plus qu’un seul intérêt pour elle : retrouver les assassins, les faire condamner et voir aboutir, en même temps, les revendications de libertés et d’amazighité tant clamées par Lounès. Elle a harcelé, par principe et avec constance aussi bien Liamine Zeroual qu’Abdellaziz Bouteflika pour exiger d’eux le courage de « faire toute la lumière sur l’assassinat de son fils ». Cette lutte permanente, elle l’avait soulignée dans une lettre ouverte en mars 1999 et son combat pacifique a déteint considérablement sur la jeunesse kabyle en révolte. À chacune des dates anniversaires de ce drame, à chaque opportunité qui se présentait, NNa Aldjia prenait le temps de rendre hommage à Lounès, à tous ceux qui sont morts pour le même idéal que lui. Elle honorait leur mémoire et s’associait avec héroïsme à toutes les manifestations des printemps amazighs et printemps noirs ou toute autre occasion de lutte contre le « pouvoir assassin ». Va NNa Aldjia, c’est tout un peuple qui, un jour ou l’autre, te rendra justice. Que Malika, que Nadia, que toute la famille Matoub trouvent dans ce petit hommage, l’expression de mon entière solidarité et l’expression de mes condoléances les plus sincères. Le combat continue

Auteur: Hireche Hitrche

Vu par Ali Ait Djoudi à Jeudi 23:44

🔴 DÉCLARATION REJET DU REFERENDUM – JE NE VOTE PAS LE 1ER NOVEMBRE 2020

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Le 1er Novembre 1954, nos ainés avaient déclenché la lutte armée contre le colonialisme pour arracher l’Indépendance du pays, dans un esprit de sacrifice, en ayant foi en la justesse de leur combat. Cette date inscrite à jamais dans notre mémoire collective marquera le début d’une Guerre de Libération qui demeurera un symbole de lutte pour de nombreux peuples opprimés à travers le monde. Ce dimanche, nous commémorerons le soixante-sixième anniversaire de cette date décisive de notre Histoire commune et rendrons hommage aux initiateurs du soulèvement du 1er Novembre 1954 ainsi qu’à tous les martyrs qui se sont engagés dans le combat libérateur, dans la souffrance et au péril de leur vie, pour mettre fin à la nuit coloniale de 132 années. C’est pourtant le jour d’une célébration aussi prestigieuse que la mafia au Pouvoir a osé choisir, toute honte bue, pour organiser son simulacre de consultation pour une énième révision constitutionnelle. L’usurpation de cette date symbolique est une nouvelle insulte à la mémoire glorieuse des martyrs de la Guerre de Libération dont ne peut jamais se prévaloir le Pouvoir militaro-mafieux en mal de légitimité. Ceux qui ont fait main basse sur l’Etat et ses institutions depuis l’Indépendance, poursuivent ainsi leur entreprise de destruction et déroulent leur feuille de route dans un climat répressif d’une extrême virulence. Tous les moyens de répression sont mis en œuvre pour tenter de faire taire les oppositions et toute forme de contestation. Nous, militants de la Section FFS France-Nord, dénonçons les pressions multiples exercées sur la population et exprimons notre solidarité à toutes les victimes de la répression. Nous nous insurgeons énergiquement contre les arrestations et les condamnations prononcées par une justice inféodée au Pouvoir.Nous ne nous laisserons pas déposséder de notre Histoire commune et de ses symboles. Nous commémorerons cette date du 1er Novembre dans l’unité et l’action en affirmant vigoureusement notre refus de l’agenda du Pouvoir militaro-mafieux et notre rejet absolu d’une initiative référendaire émanant d’un Régime totalement déconnecté de son peuple et dépourvu de légitimité.Nous refusons d’aller entériner une nouvelle version d’un texte rédigé par les officines du Système pour le régénérer et à l’élaboration duquel nous ne nous sommes jamais associés. Nous appelons nos compatriotes installés en France à rejeter formellement ce référendum. Les tenants du Pouvoir réel organisent leur nouvelle mascarade électorale dans le déni total des revendications légitimes des Algérien-ne-s en faveur d’une transition démocratique. Mais l’espoir est grand de voir enfin s’enclencher le changement tant espéré. Le Régime agonisant vit en ce moment ses derniers soubresauts. Depuis février 2019, la peur a réellement changé de camp, malgré les arrestations et les condamnations qui se poursuivent mais n’entament en rien la détermination de tout un peuple épris de justice.En dépit de la répression qui continue à s’abattre sur la population, le rapport de force finira par s’inverser progressivement en sa faveur. L’exemple chilien est une parfaite illustration de ce que les peuples en lutte sont en capacité d’imposer aux Régimes autoritaires. La contestation généralisée conduite de façon pacifique a pu aboutir à la mise en route d’un processus constituant plébiscité par une très large majorité de Chiliens. Dans cette marche vers un changement radical, nous, militants de la Section FFS France-Nord, rappelons notre position de rupture totale avec le Régime militaro-mafieux et dénonçons toute tentative de compromission avec le Pouvoir corrompu et avec tous ses relais qui bradent le pays pour gagner le soutien de leurs alliés étrangers. Fidèles au socle de valeurs qui ont fondé le FFS et constants dans nos engagements, nous demeurons mobilisés aux côtés de nos compatriotes pour poursuivre la lutte et faire enfin aboutir leurs revendications légitimes :Pour :- Un changement radical et la fin du Système politique militaro-mafieux en place en Algérie,- La libération inconditionnelle des détenus politiques et d’opinion et l’arrêt de la répression,- Une transition démocratique indépendante du Pouvoir,- La mise en place d’un processus constituant et l’élection d’une Assemblée Constituante,- L’avènement d’une seconde République Algérienne démocratique et sociale,- L’instauration d’un Etat de droit. Non :- Au simulacre organisé ce 1er novembre 2020 par le Pouvoir militaro-mafieux,- A une révision constitutionnelle à la mode mafieuse,- A l’alternance clanique dont le seul but est de sauver le Régime.

Gloire à nos Martyrs,

vive l’Algérie, vive le FFS

Paris, le 28 octobre 2020

Bureau, section FFS France-Nord

Riposte internationale appelle le peuple algérien à boycotter la mascarade électorale du 1er novembre

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Appel au peuple Algérien

Algériennes, Algériens,

Depuis trois générations (66 ans), le premier novembre est resté une date symbolique pour le peuple algérien et pour tous les peuples qui ont considéré le soulèvement armé de 1954 contre l’ordre colonial comme un pas de géant de l’humanité vers son émancipation.

Jamais personne n’a osé profaner ce symbole qui, aux yeux du monde entier, représente le sacrifice, l’abnégation, la lutte de tout un peuple pour recouvrer sa liberté, sa dignité.

Pourtant, ce premier novembre 2020, le pouvoir algérien, incarné par Abdelmadjid Tebboune et l’État-major de l’armée qui l’a imposé, a décidé de souiller cet événement sacré, cette date mémorielle érigée depuis la décolonisation à la gloire des chouhadas !

Un pseudo-référendum est organisé ce jour, ce premier novembre 2020, dans l’intention de faire avaliser une constitution rédigée par les agents du système, pour pérenniser le système. Celui-ci n’en finit pas de martyriser les Algériens sous le talon de fer de l’humiliation, de la répression, de la fourberie.

Algériennes, Algériens, ce système mafieux et sa politique doivent être sévèrement sanctionnés comme l’a été la mascarade électorale du 12 décembre 2019. 90% des Algériens avaient refusé de voter, ont rejeté un suffrage dont les résultats étaient connus d’avance.

Aujourd’hui, Abdelmadjid Tebboune, l’État-major de l’armée, leurs clientèles veulent utiliser une date sacrée pour faire passer leur mensonge, pour poursuivre leur gabegie, pour se maintenir au pouvoir.

Le devoir de tout citoyen, lorsqu’une élection est un leurre, est d’utiliser son droit au rejet de la conspiration, au refus de jouer le jeu. Une abstention massive, une grande grève du vote est le meilleur moyen de délégitimer la démarche mortifère du pouvoir et mettre fin à un système vermoulu. Le principe même de nous imposer une constitution sans une assemblée constituante doit être récusé.

Algériennes, Algériens, les prérogatives que réserve cette constitution à l’armée et à la présidence sont des leviers par lesquels le pillage des richesses du pays sera étendu, la répression des Algériens sera encore poursuivie, la démocratie que le Hirak/Tanekar appelle de ses vœux sera définitivement enterrée.

Le boycott massif de ce premier novembre déshonorant pourra mettre un frein aux farces électorales que le pouvoir militaro-mafieux prépare encore pour consolider son assise. Nous ne pouvons plus laisser détruire, comme depuis 1962, la souveraineté populaire pour laquelle des millions d’Algériens sont sortis en février 2019.

Algériennes, Algériens, aucun référendum, aucun suffrage ne doit se tenir tant que perdure le système mafieux qui a démontré ses méthodes tyranniques et dictatoriales face à un peuple pacifique. Aune élection ne peut avoir lieu tant que les arrestations continuent, tant que les emprisonnements se multiplient, tant que le peuple n’est pas souverain.

Face à l’entreprise anti-démocratique en cours, face à des résultats au score brejnéviens qui se préparent, toute personne, toute force politique qui serait tentée de cautionner la mascarade de ce premier novembre souillerait immanquablement la mémoire de nos glorieux chouhadas et hypothéquerait l’avenir des jeunes générations. Les partis qui annoncent leur participation pour avoir des miettes seront condamnés par l’Histoire pour avoir cautionné un simulacre de suffrage qui n’a d’autre but que de bâillonner la société.


Algériennes, Algériens, l’enjeu de ce premier novembre 2020 est d’une importance capitale, il ne saurait être question de participer aux côtés d’un pouvoir mafieux qui nous tend un piège.

Le rejet total par un boycott massif et dans toutes les Wilayas est une exigence historique. Il sera un acte de dignité conforme aux luttes menées jusqu’ici par le Hirak / Tanekra.

Le combat continue, un peuple déterminé sera, tôt ou tard, le grand vainqueur !

Gloire aux martyrs de la lutte de libération,

Gloire aux martyrs de la lutte pour la démocratie.

Fait à Paris le 30 octobre 2020

Pour le bureau exécutif

Le président

Ali Aït Djoudi

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نداء إلى الشعب الجزائري

أيتها الجزائريات، أيها الجزائريون!

ستة عقود مضت وانقرضت، 66 سنة كاملة نفذت، وبقي تاريخ أول نوفمبر رمزا للشموخ والبطولة والعزة والكرامة للشعب الجزائري ولكافة الشعوب التي تعد ثورة 1954 المجيدة ضد الطغيان والاستعمار خطوة عملاقة لكافة البشرية نحو الحرية والتحرر من العبودية

طيلة هذه الفترة التي استعمل النظام القائم خلالها جميع وسائله الدنيئة للبقاء في الحكم، لم يتجرأ حد يوما المساس بسوء هذا التاريخ الذي في عين البشرية جمعاء رمز للتضحية وعناء شعب بأكمله من اجل استرجاع حريته وكرامته

لكن ما لم يتجرأ عليه السابقون تجرأ عليه اللاحقون، فالنظام المتعفن المتمثل في شخصية عبد المجيد تبون وقادة الجيش الذين فرضوه رئيسا للجزائر، قرر بكل وقاحة تدنيس هذا الرمز المقدس الذي ضحى من أجله مليون ونصف من خيرة أبناء هذا الوطن

دون أدنى احترام لمشاعر ومقدسات هذا الشعب الأبي، وبدون أي ضمير، قرر النظام القمعي الاستيلاء على هذا التاريخ بتنظيم ما سماه استفتاء شعبي على دستور أعد من طرف خادميه الراكعين له، وهذا يوم أول نوفمبر المجيد، متوهما بكل غباء دغدغة مشاعر هذا الشعب لجلبهم إلى صناديق الاستفتاء المرفوض مسبقا، وهذا بمساعدة من باعوا ضميرهم للشيطان بأبخس الثمن ليمكث أسيادهم وجلادي شعبهم أبديا على العرش

أيتها الجزائريات، أيها الجزائريون!

إن هذا النظام الشبيه بقطاع الطرق يجب تلقينه درسا لن ينساه أبدا كما حدث في المسخرة الانتخابية التي نظمها يوم 12/10/2019، حيث 90 % من الجزائريين قاطعوا ورفضوا هذا الانتخاب المعروفة نتائجه مسبقا

واليوم، يريد عبد المجيد تبون وقيادة الجيش وزبائنهم استغلال تاريخ اندلاع الثورة المجيدة لتمرير خدعهم وحيلهم وأكاذيبهم لمواصلة قمع الحريات ونهب خيرات الوطن وتركيع الأحرار

كلما كان الانتخاب حيلة وخدعة، فمن واجب المواطن الغيور على وطنه استعمال حقه في المقاطعة وعدم التواطؤ مع العصابة

إن المقاطعة الشاملة لهذه المسخرة الجديدة هي الوسيلة الفاعلة والناجعة لإبطال المخطط المميت المسطر من طرف النظام الحاكم. إن فرض أي دستور دن مجلس تأسيس يمثل حقا الشعب مرفوض جملة وتفصيلا

أيتها الجزائريات، أيها الجزائريون!

إن الصلاحيات التي يمنحها هذا الدستور للعسكر وللرئاسة، هي ركائز تضمن لهم نهب خيرات الوطن دون حساب وعقاب وسند لقمع الحريات الفردية والجماعية وهو قبر حفر على المقاس لدفن الديمقراطية التي يسعى إليها الشعب والتي يعبر عنها منذ أكثر من عام في سلم وسلام من خلال الحراك المبارك

إن المقاطعة الشاملة يوم أول نوفمبر سيضع حدا نهائيا لتلاعبات النظام العسكري المافياوي الذي يسعى لتقوية ركائزه للاستمرار في الحكم. لا يمكن ولا يجب أن نسمح مرة أخرى أن يرهن الوطن ويترك بين أيدي من يتلاعب بمستقبله وحتى وجوده، كما حدث عام 1962. يجب تحقيق الإرادة الشعبية التي يخرج من أجلها الشعب الجزائري منذ شهر فيفري 2019

أيتها الجزائريات، أيها الجزائريون!

لا، لأي انتخاب أو استفتاء ينظم تحت العصابة الحاكمة التي أظهرت دائما احتقارها للشعب وإرادته وقمعها لكل مطالبها حتى ولو كانت سلمية، لا يمكن قبول الاستفتاء هذا والحريات تقمع والأحرار يسجنون والشعب رهينة النظام الديكتاتوري

كل من يتواطآ ويزكي هذه المؤسسة القمعية بنتائجها البرجنيفية في كل انتخاب في هذه المسخرة القادمة، سواء كان شخصا أو حزبا يعتبر شريكا في المساس بمقدسات هذا الشعب عامة وبتاريخ الثورة المجيدة وبدماء الشهداء خاصة. أما الأحزاب التي تتبع الفتات ضد إرادة الشعب فالتاريخ لا يرحم

أيتها الجزائريات، أيها الجزائريون!

إن أول نوفمبر 2020 يعد تقرير مصير البلاد والأجيال القادمة، فلا تشاركوا في تدمير وطنكم ورهن مستقبل
.أولادكم، إياكم الوقوع في الفخ الشيطاني للنظام المافياوي

إن رفض ومقاطعة هذا الاستفتاء في جميع ولايات الوطن، سيعد حدثا تاريخيا في خدمة الجزائر والجزائريين وسيكون تتويجا للانتفاضة (الحراك) الشعبية التي بدأت في فيفري 2019، إلى يومنا هذا

. »النضال متواصل، « إذا الشعب يوما أراد الحياة فلا بد أن يستجيب القدر

.المجد والخلود لشهداء الثورة التحريرية

.المجد والخلود لشهداء الديمقراطية

باريس يوم 30 أكتوبر 2020

عن المكتب التنفيذي

الرئيس

علي أيت جوادي

Algérie : À la veille du référendum constitutionnel, il est urgent de cesser la répression des militants du Hirak

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Paris-Genève, le 30 octobre 2020 – Le peuple algérien est appelé aux urnes ce 1er novembre pour se prononcer par référendum sur l’adoption d’une nouvelle Constitution, dans un contexte de répression accrue contre les militants pacifiques du Hirak. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT) déplore une nouvelle fois la répression judiciaire généralisée à l’encontre des manifestants pacifiques, et appelle les autorités algériennes à cesser cet acharnement judiciaire.

La consultation référendaire du 1er novembre, proposée par le Président Abdelmadjid Tebboune, actuellement hospitalisé en Allemagne, en vue de l’adoption d’une nouvelle Constitution supposée répondre aux revendications du Hirak, intervient alors même que les militants du mouvement restent la cible de multiples arrestations et emprisonnements arbitraires et d’un harcèlement judiciaire continu de la part des autorités.

Cette réforme constitutionnelle, promesse électorale du Président Tebboune censée poser les bases d’une « nouvelle République », a été rédigée par un comité nommé par le pouvoir, et déjà adoptée par le Parlement algérien dont la légitimité est contestée, sans que les militants du Hirak n’y soient associés. Loin de répondre aux aspirations des manifestants, cette nouvelle Constitution renforce l’autorité du Président et de l’armée et ne garantit aucunement la séparation des pouvoirs, pourtant vivement réclamée par les militants.

« Si les autorités algériennes sont sérieuses quant à leur volonté de prendre en compte les revendications exprimées depuis de longs mois par le mouvement du Hirak, elles doivent commencer par cesser d’en harceler les militants et amorcer un vrai dialogue afin de construire, dans la concertation, l’Algérie de demain » a commenté Alice Mogwe, présidente de la FIDH.

Depuis le début du mouvement en février 2019, de nombreux militants du Hirak ont été arbitrairement arrêtés et détenus, condamnés à de lourdes peines de prison et à des amendes conséquentes ou encore harcelés judiciairement, notamment par le biais de reports incessants de procès, simplement pour avoir manifesté leur volonté de changement. Cet acharnement contre les manifestants pacifiques va à l’encontre de la volonté d’apaisement et de dialogue pourtant affichée par le pouvoir algérien.

A titre d’exemple, Khaled Drareni, arbitrairement détenu depuis le 29 mars 2020, a été condamné en appel le 15 septembre 2020 à deux ans de prison ferme par la Cour de Ruisseau pour avoir couvert les manifestations du Hirak en tant que journaliste. Dans le cadre de la même affaire, les militants Samir Belarbi et Slimane Hamitouche ont pour leur part écopé d’un an de prison dont quatre mois fermes. Le militant Abdallah Benaoum est quant à lui incarcéré en détention provisoire depuis 11 mois pour avoir publié sur Facebook des opinions critiques à l’égard des autorités et sa santé est aujourd’hui en danger. Récemment, le 15 octobre 2020, Fodil Boumala a été condamné à 50 000 dinars (environ 380 euros) d’amende pour « incitation à attroupement non armé » par le Tribunal de Dar el Beïda à cause d’une vidéo publiée sur Facebook dans laquelle il déclare sa solidarité avec tous les détenus du Hirak et d’opinion et est toujours poursuivi dans le cadre d’une autre affaire. Les autorités algériennes continuent également de harceler le militant de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) et syndicaliste Kaddour Chouicha, déjà emprisonné à plusieurs reprises depuis le début du mouvement, ainsi que son épouse, la journaliste et militante de la LADDH Jamila Loukil, tous deux étant appelés à comparaître, avec d’autres personnes, dans un procès qui se déroulera le 30 novembre 2020 pour des faits qui se sont déroulés en novembre 2019. Par ailleurs, de nombreux procès de militants qui devaient se tenir depuis le début de l’année 2020 sont sans cesse reportés.

« Nous appelons les autorités algériennes à répondre aux attentes légitimes des militants du Hirak et, plus largement, du peuple algérien, en commençant par mettre un terme au harcèlement systématique des militants pacifiques et en libérant tous ceux qui restent détenus à ce jour » a réagi Gerald Staberock, secrétaire général de l’OMCT.

Accéder à la page web recensant les poursuites et le harcèlement judiciaire contre 21 défenseurs des droits humains : https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/algerie-zoom-sur-le-hirak et https://www.omct.org/fr/human-rights-defenders/reports-and-publications/algeria/2020/09/d25821/

L’Observatoire, partenariat de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible. L’OMCT et la FIDH sont membres de ProtectDefenders.eu, le mécanisme de l’Union européenne pour les défenseurs des droits de l’Homme mis en œuvre par la société civile internationale.

l’Algérie face a une crise multilatérale – Politique et Socio-économique

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  • compétences, implique tout d’abord l’assainissement du climat des affaires, mais aussi la stabilité politique et institutionnelle. Avec la raréfaction des ressources financières, la commande publique ne peut plus jouer désormais son rôle moteur de l’économie. Par conséquent, il faudrait reconstruire ce marché autrement, c’est-à-dire sur les bases d’une nouvelle économie de production et d’innovation, et non plus sur une logique rentière et prédatrice sans avenir. Le défi démocratique La conviction que la démocratie favorise le développement économique, voire qu’elle constitue une condition sine qua non, est largement vérifiée et admise par les spécialistes du développement. Le pays figure encore parmi les plus faibles régimes politiques en termes de démocratie, il n’arrive qu’à la 126e place sur les 167 pays concernés par le classement annuel de l’organisme britannique The Economist (2018), loin dernière ses voisins, la Tunisie 63e place et le Maroc 100e rang. Contrairement à ce qui se passe dans les régimes autoritaires où les décisions politiques sont prises par l’Exécutif sans débats parlementaires, en démocratie les décisions politiques sont consultatives. Le Parlement est acteur et non spectateur. La crise du coronavirus et son lot d’incertitudes accentuent donc l’urgence de l’instauration d’une vraie démocratie, seul système politique capable de susciter l’adhésion des Algériens autour d’un projet d’une Algérie nouvelle. La marge de manœuvre du gouvernement se rétrécit davantage et l’on semble, dans ces conditions, se diriger tout droit vers une impasse S’appuyant sur des hypothèses réalistes pour 2020 et 2021, et tablant sur des importations annuelles de 32 milliards de dollars, des recettes d’exportation de 16 milliards, des services et revenus nets (9 milliards), des transferts (3 milliards) et autres flux au titre du compte capital (1 milliard), le solde global de la balance des paiements fera apparaître un déficit d’environ 20 milliards de dollars annuellement. Avec des réserves internationales de change s’élevant à environ 53,5 milliards de dollars à fin juin 2020, le financement des déficits de la balance des paiements projetés pour 2020 et 2021 devrait conduire à une baisse continue des réserves de change, qui passeraient ainsi de 63,8 milliards de dollars à fin 2019 à 43,8 milliards à fin 2020 et 23,8 milliards en 2021. Ces ordres de grandeur suggèrent un niveau de réserves inadéquat pour 2022, dont les besoins seront en moyenne de 35 milliards de dollars. Une crise de change qui risque de nous contraindre à demander l’appui des bailleurs de fonds. A la contrainte
  • macroéconomique et une crise de change possible, l’économie du pays souffre d’un manque significatif de flexibilité structurelle. De plus, pour 2021 et 2022, les perspectives économiques et financières continueront d’être défavorables en l’absence de politiques publiques correctives fortes, mises en œuvre immédiatement. La restructuration de l’économie pour édifier un système industriel performant est devenue désormais cruciale. Elle aurait pour principaux axes : simplifier au maximum les procédures de création d’entreprises, réformer d’urgence le système bancaire et financier ; solutionner la problématique du foncier industriel ; décentraliser la décision économique… L’Etat doit aussi rationaliser sa dépense publique et assainir ses comptes pour plus de visibilité et de stabilité. Le déficit budgétaire dépasse les 15 milliards de dollars en 2020, soit -10,4% du PIB, le déficit commercial de 1,5 milliard de dollars au premier trimestre 2020, soit une augmentation de 26% par rapport à la même période de 2019. Ces déficits récurrents sont désormais insoutenables et rédhibitoires à la croissance économique. En effet, la planche à billets et les financements non conventionnels ne peuvent constituer une solution durable. Le défi du numérique et écologique Il existe d’importants gisements d’économies dans la dématérialisation d’une partie du travail, grâce aux nouvelles technologies, permettrait de réduire les dépenses et de lutter contre les gaspillages. Le défi est donc de réussir à améliorer la gestion des administrations publiques et leurs services par la mise en place du reseau internet et de la digitalisation. Rapport du FMI sur les perspectives à travers le monde: Les économies émergentes et en développement dans le rouge De plus, le FMI n’exclut pas un scénario du pire avec une intensification des vagues d’infections combinée à un ralentissement des progrès sur les traitements et les vaccins, obligeant les autorités à des mesures plus draconiennes. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, le double choc de la pandémie et de l’effondrement des cours du pétrole a exacerbé les problèmes structurels sous-jacents des pays de la région MENA et touché tous les aspects de leurs économies. La crise sanitaire creuse les fossés entre riches et pauvres, entre employés des secteurs informel et formel, entre hommes et femmes, entre ceux qui peuvent s’endetter et les autres La pandémie de Covid-19 accroît les inégalités, pas seulement entre économies avancées et en développement. Elle creuse les fossés entre riches et pauvres, entre employés des secteurs informel et formel, entre hommes et femmes, entre ceux qui peuvent s’endetter et les autres. La crise va faire basculer 90 millions de personnes sous le seuil d’extrême pauvreté, selon le FMI, alors que celle-ci n’avait cessé de reculer au cours des deux dernières décennies. Ceux qui sont employés dans le secteur informel, sans contrat de travail, seront
  • proportionnellement les plus nombreux à perdre leur emploi et à tomber dans la pauvreté, faute d’épargne disponible. Le FMI prévoit une reprise économique mondiale « longue et difficile » Abdelmadjid Tebboune bientôt contraint de solliciter le FMI. Soucieux de preserver la souverainete nationale, jusque la, exclu tout financement exterieur du FMI. La croissance des deficits pourraient s’averer fatales pour un recours au FMI. Conclusion Une vision sociétale consiste a restaurer l’échelle des valeures (travail, mérite, solidarité…) et remettre l’Homme au cœur de notre société. Cela passe fondamentalement par l’éducation et par l’engagement de toutes les forces de la Nation algérienne. L’avènement d’une nouvelle République démocratique et sociale se mesure en la qualité de ses hommes, de ses competences, de l’efficacité des systemes financiers, la performance de l’école et de la formation professionnelle, l’amélioration des infrastructures de base (routes, réseaux de rails, ports, aéroports)… le renforcement de la compétitivité de l’entreprise algérienne, la production locale, ses hopitaux et la confiance en ses medecins et de toutes les classes de la societe. Le développement d’une économie compétitive exige aussi de combattre la corruption, le clientélisme. L’independence de la justice pour une justice sociale et du système économique par rapport au système politique avec une refonte du systeme financier (ouverture des banques au virement des retraites, changement de la monnaie pour decourager le marche parallel, toute transaction depassant 50,000.00 DA doit etre tracee sous forme de cheque), revision du budget de l’armee, des ministeres et services publics avec la rationalisation des depenses de sante. Un cadre institutionnel stable constitue un préalable à tout développement économique et social du pays. L’instauration d’une démocratie participative permettra de libérer les initiatives entrepreneuriales, de restaurer la confiance dans les dirigeants du pays et de susciter l’adhésion des Algériens à un nouveau projet qui ferait de l’Algérie une nation émergente.
  • Auteur: Hamid Ait-Mansour
  • Riposte Internationale

Colloque de Riposte Internationale, « l’apport de la diaspora »

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Colloque de Riposte Internationale samedi 24 octobre

« Le Hirak /Tanekra : l’apport de la diaspora »

D’abord un grand merci à Ali Aït Djoudi et à toute l’équipe de RI pour avoir tenu vaillamment leur pari : organiser une telle rencontre dans un contexte politiquement, psychologiquement et sanitairement difficile, éprouvant. À part trois ou quatre intervenants qui se sont désistés petitement à la dernière minute alors qu’ils ont confirmé leur présence, la majorité des conférenciers étaient là dès le matin et sont restés tout l’après-midi après un petit repas convivial préparé avec amour par Nna Ljjuher et offert par l’ONG RI.

Venons-en brièvement au colloque orchestré avec talent et intelligence par Idir Ounnoughene et Rafika Gherbi.

Ce qu’il faut souligner c’est la diversité des courants politiques, idéologiques représentés par les orateurs. Rare, en effet, de voir se succéder à la même tribune des islamistes, des conservateurs, des communistes et des berbéristes pour ne parler que des courants majeurs. Mais avec Riposte Internationale ce n’est pas une surprise, un tel spectre d’opinions répond à sa démarche d’ouverture, et de philosophie politique. Le succès est sans surprise, il a été confirmé par le débat qui s’en est suivi et qui a clarifié, avec beaucoup de bienveillance, les positionnements de chaque tendance et la volonté de chacun de forger une intelligence collective.

La journée a été à la hauteur des objectifs de rassemblement des forces qui luttent, à partir de la diaspora, contre le système mafieux en place à Alger. C’est un pas modeste, mais concret vers une convergence démocratique et en ce sens, il revêt un caractère hautement symbolique. Riposte Internationale compte poursuivre cet effort, ce travail d’échanges francs et sereins au sein de l’immigration. Ce fut un colloque démocratique, de réflexion, un samedi de fraternité et de camaraderie. C’est en même temps une grande défaite pour celles et ceux qui ne croient pas aux vertus du dialogue entre courants politiques divergents, pour celles et ceux qui pensent que le seul changement possible est celui qui viendrait de leur camp.

L’équipe de RI veut tisser des liens et rejette l’affrontement sacrificiel : « ad nerrez wala ad neknu ». Elle préfère « ur nettruzu ur nkennu », impulser de nouveaux thèmes, instaurer de nouvelles exigences, créer des espaces de rencontres. Ce colloque montre que notre société s’ouvre à des changements idéologiques et sociologiques sur lesquels il faut compter pour retrouver la souveraineté populaire à laquelle tous les intervenants ont appelé de leur vœu.

Riposte internationale semble nous dire que les rassemblements entre publics du même bord s’apparente souvent à des parties de plaisir, à des rencontres amicales. C’est bien parce que cela nous permet de nous défouler et de passer du bon moment. Mais dans les retrouvailles difficiles comme celle du samedi 24 octobre, il s’agit d’oser des transformations concrètes et de ramollir un peu nos ego pour faire bloc contre le pouvoir et sa police politique. Merci Riposte Internationale !

Hacène HIRECHE

Participants dans l’ordre alphabétique :

Modérateurs : Rafika GHERBI ; Idir OUNNOUGHENE

Intervenants : Atmane AGGOUNE ; Lynda AIT BACHIR ; Ali AIT DJOUDI ; Hamid AIT MANSOUR (1) ; Mohamed Lamine AMOKRANE ; Mohand BAKIR ; Rabia BERRAI ; Madjid BEN CHIKH (1) ; Abdou BENDJOUDI ; Boukhalfa BEN MAMAR ; Belkacem BENYAKOUB ; Hamid CHALLAL ; Lyes DJEBAILI ; Rafika GHERBI ; Youcef HADBI ; Elyas HAKEM ; Boualam HAMADACHE ; Ouahab HAMIDI ; Hacène HIRECHE ; Lila MANSOURI ; Faiza MOON ; Yous NASSROULAH ; Hassene OUMESSAOUD ; Tahar SI SERIR ; Ahcène TALEB ; Mohamed YAKOBI ; Mourad YEFSAH ; Brahim YOUNESSI

Artistes peintres exposants : Karim DRICI ; Samia GUIDJALI 

COMMUNIQUE

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RIPOSTE INTERNATIONALE condamne le verdict arbitraire rendu par le tribunal de sidi m’hamed à Alger en date du 20 Octobre 2020 à l’encontre de Monsieur LYES LAHAOUAZI membre actif en faveur du changement démocratique et membre du conseil national du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie RCD, RIPOSTE INTERNATIONALE considère ce jugement comme une déclaration de guerre contre la jeunesse qui s’inscrit dans le sens de l’histoire bien décidée à porter le souffle d’émancipation du peuple Algérien. LYES LAHOUAZI qui est aussi membre du comité pour la libération des détenus arbitrairement détenus par le régime Algérien , autant dire que son action a fait de lui une cible de choix pour l’exemple en direction des militant qui activent sur le terrain et vivant en dehors de l’Algerie. RIPOSTE INTERNATIONALE rappelle que cette condamnation intervient a moins d’une semaine sur un referendum portant sur la réforme de la constitution Algérienne, qui comme les dernière élections présidentielles du 12 Décembre 2019 qui ont été marquées par une large défiance populaire , qui sera reconduite le 01 Novembre prochain . RIPOSTE INTERNATIONALE dénonce cette chasse ouverte aux Algériens porteurs d’espoir et l’incarnent aussi à l’image de LYES LAHOUAZI RIPOSTE INTERNATIONALE tient à exprimer sa solidarité inconditionnelle , pleine et entière à LYES LAHOUAZI et l’assure de son soutien dans cette difficile épreuve .

Paris, le 21 Octobre 2020

Pour le Bureau exécutif, Le président ALI AIT DJOUD.

C O M M U N I Q U É

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 RIPOSTE INTERNATIONALE  condamne la décision de l’assemblée populaire Algérienne qui vient de voter la levée de l’imunité parlementaire de Monsieur BELABBAS MOHCINE Président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie  -RCD – .

  – RIPOSTE INTERNATIONALE considère que dans son entreprise de bâillonnement et d’étouffements de toute voie discordante  qui ne s’inscrit pas dans le discours imposé par le pouvoir , L’acharnement du pouvoir à déstabiliser le président du RCD et son parti ne témoigne que de la volonté de lui faire payer son engagement en faveur du changement démocratique depuis le 22 Février 2019.

 – RIPOSTE INTERNATIONALE rappelle  que cette démarche est un prélude à une suite que le régime a choisi comme réponse  à des revendications politiques légitimes,  

 – RIPOSTE INTERNATIONALE dénonce les prémices d’un simulacre de procès ou le verdict est rendu par le double mépris de la justice et du droit , et prend la communauté internationale à témoin de cette énième forfaiture du pouvoir Algérien qui persiste dans sa fuite en avant , hypothéquant de ce fait l’avenir de l’Algérie au profit de sa seule survie.  

 – RIPOSTE INTERNATIONALE tient à exprimer sa solidarité pleine et entière à MOHCINE BELABBAS et l’assure de son soutien dans cette difficile épreuve . 

Paris, le 20 Octobre  2020

Riposte Internationale

le président Ali Ait Djoudi 06.34.36.62.29