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jeudi 16 avril 2026
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Le général Abdel Fattah al-Burhan en visite d’État en Algérie

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Le président du Conseil de souveraineté transitoire de la République du Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhan Abderrahmane, est arrivé dimanche à Alger pour une visite officielle de deux jours.

À son arrivée à l’aéroport international Houari Boumediene, le général al-Burhan a été accueilli par le Premier ministre algérien, M. Nadir Larbaoui, représentant du président Abdelmadjid Tebboune.

Le général soudanais s’est ensuite recueilli au sanctuaire des martyrs, accompagné par le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, pour honorer la mémoire des héros de la Révolution algérienne.

Cette visite diplomatique de haut niveau marque le renforcement des relations entre l’Algérie et le Soudan. Les discussions entre le général al-Burhan et les autorités algériennes devraient porter sur le commerce, la coopération économique et la stabilité régionale.

L’Algérie est un partenaire stratégique du Soudan et soutient la transition démocratique dans ce pays depuis le renversement d’Omar el-Béchir en 2019. Le général al-Burhan joue un rôle clé dans ce processus en tant que chef du Conseil de souveraineté transitoire.

La Rédaction/APS

Algérie : la dérive autoritaire du régime met en péril les libertés fondamentales selon Riposte Internationale

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Trois ans après le début du mouvement populaire prodémocratie du Hirak, un rapport accablant publié par l’ONG Riposte internationale met en lumière la dégradation alarmante des droits fondamentaux en Algérie orchestrée par le régime en place.

Selon Riposte internationale, « la liberté d’expression est particulièrement menacée dans le pays ». L’Algérie ne cesse de dégringoler dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters Sans Frontières (RSF), pointant désormais à la peu glorieuse 134ème place sur 180.

Les médias indépendants subissent une répression de plus en plus féroce. Plusieurs d’entre eux, dont Berbère TV et Radio M, ont été arbitrairement fermés ou censurés pour avoir simplement couvert les manifestations pacifiques du Hirak. D’autres sites d’information réputés et critiques comme Maghreb Émergent ou Interlignes ont également été bloqués.

Parallèlement, les journalistes et militants de l’opposition sont la cible d’un « harcèlement policier et judiciaire constant ». Des figures emblématiques du Hirak comme Karim Tabbou, leader de l’UDS, ou Mohcine Bellabas, président du RCD, font l’objet de procès politiques récurrents visant à les intimider et réduire au silence. 

Pire, la nouvelle loi sur l’information en préparation ne ferait qu’accentuer le contrôle étatique sur le travail des journalistes algériens déjà soumis à une forte autocensure. Surtout, l’agence publique ANEP utilise son monopole sur la publicité d’État pour « punir financièrement les médias critiques et récompenser la presse docile ».

Répression violente des libertés et torture endémique

Outre la liberté d’expression, le rapport documente également de graves atteintes aux libertés publiques et des actes de torture endémiques. Au moins 6000 personnes se voient arbitrairement interdites de quitter le territoire algérien par le régime, en violation de leur droit fondamental à la libre circulation.

Des manifestants pacifiques et prisonniers politiques ont également dénoncé des violences policières, mauvais traitements et actes de torture pendant leur détention. Walid Nekkiche, étudiant emprisonné 14 mois pour avoir participé à une marche estudiantine, a notamment rapporté des sévices caractérisés. D’autres témoignages troublants ont émergé, évoquant même des viols et violences sexuelles particulièrement traumatisantes perpétrés en détention.

Impératif de pression internationale

Face à ces graves reculs des droits humains orchestrés par le régime algérien, l’ONG Riposte internationale appelle à une mobilisation urgente de la communauté internationale. Seule une pression extérieure ferme et concertée sur les autorités algériennes permettrait de mettre un terme à la répression généralisée à l’œuvre dans le pays et de garantir le respect des libertés et droits fondamentaux garantis par les conventions internationales ratifiées par l’Algérie.

Près de trois ans après le début des marches pacifiques du Hirak, la démocratie et l’État de droit restent plus que jamais en péril face à la dérive répressive du régime. Il est temps que cesse l’indifférence coupable de la communauté internationale avant qu’il ne soit trop tard, estime l’ONG.

La Rédaction

CAN 2023 de Handball : l’Algérie s’incline avec panache face à l’ogre égyptien

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La finale de la Coupe d’Afrique des Nations de handball a tenu toutes ses promesses. Samedi au Caire, l’Égypte a conservé son titre continental en dominant l’Algérie sur le score de 29 à 21, au terme d’une rencontre de haut vol entre les deux meilleures nations du handball africain.

Avec ce neuvième sacre, les Pharaons pérennisent leur hégémonie sur le handball continental. Ils n’ont plus quitté le toit de l’Afrique depuis 2016, enchaînant trois titres consécutifs. Portés par leur public, les coéquipiers de l’arrière droit Yahia Khaled Omar ont fait parler leur puissance offensive pour progressivement prendre le dessus sur le sept algérien.

Malgré la défaite, le handball algérien signe ce samedi son grand retour sur le devant de la scène continentale. Dix ans après sa dernière finale, perdue déjà face à l’Égypte, l’Algérie s’affirme comme la principale concurrente des Pharaons. Une renaissance confirmée par la qualification directe des Fennecs pour le prochain Mondial 2025, où ils auront leur mot à dire.

La Rédaction

Algérie : tensions autour du statut particulier des enseignants

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La préparation du nouveau statut particulier des enseignants du secteur public en Algérie sème la zizanie entre le ministère de l’Éducation nationale et les syndicats du corps enseignant. Ces derniers dénoncent une démarche opaque et non concertée de la part du ministre.

Dans un communiqué commun publié ce samedi, trois organisations syndicales majeures – le CNAPESTE, le SNAPEST et le CLA – ont fait part de leur « appréhension » vis-à-vis du futur texte, actuellement en cours d’élaboration. Elles reprochent au ministre de l’Éducation d’avancer en catimini, sans associer les partenaires sociaux à la rédaction, contrairement aux engagements pris.

Cette « méthode opaque » ne fait qu’attiser les craintes que le nouveau statut remette en cause certains acquis sociaux des enseignants, notamment sur le plan des tâches et des grilles de classification. Pourtant, les syndicats rappellent les instructions du président de la République lors du dernier Conseil des ministres, prônant l’enrichissement des statuts particuliers avant leur adoption.

Face à ce dialogue de sourds, les trois organisations en appellent à une intervention rapide du chef de l’État pour remettre le processus d’élaboration sur les rails. Elles réclament également une copie du projet en l’état, afin de pouvoir l’amender et l’enrichir.

Ce bras de fer autour du statut des enseignants n’est pas anodin : il conditionnera les futures rémunérations, carrières et conditions de travail des 900 000 enseignants que compte le secteur public en Algérie. Les syndicats veulent avoir leur mot à dire pour préserver les intérêts de leurs mandants. Affaire à suivre…

SAMIR L.

L’Arabie saoudite durcit le ton sur la question du Sahara occidental

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Le Bureau royal saoudien a publié une décision interdisant l’usage de l’appellation « Sahara occidental » et l’utilisation de toute carte du Maroc ne comprenant pas le Sahara. Cette décision s’inscrit dans la continuité du soutien indéfectible de Riyadh à la position de Rabat. Cependant, la radicalité du ton employé soulève des questions.

Si le fond du message n’est pas nouveau, la forme tranchée de cette directive souligne l’empressement saoudien à imposer la vision marocaine. En exigeant de la sorte un alignement total des discours, l’Arabie saoudite laisse peu de place au débat.

Par ailleurs, le spectre très large des entités visées, englobant le monde de l’éducation et de la culture, peut susciter des inquiétudes. La promotion d’une pensée unique est-elle compatible avec le développement d’un esprit critique nécessaire au progrès des sociétés ?

Enfin, cet activisme démontre que le dossier du Sahara occidental est plus que jamais au cœur de la relation privilégiée Maroc-Arabie Saoudite. Cependant, les implications géopolitiques complexes de ce partenariat stratégique méritent d’être questionnées au regard des intérêts de long terme des peuples de la région.

SAMIR L.

La CIJ ordonne à Israël d’empêcher tout «génocide» à Gaza

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La Cour internationale de justice (CIJ) a pris ce vendredi une décision historique, enjoignant Israël de prévenir tout acte pouvant s’apparenter à un « génocide » dans la bande de Gaza. Saisie par l’Afrique du Sud, la CIJ a également exigé qu’Israël garantisse l’accès humanitaire d’urgence dans l’enclave palestinienne assiégée.

Dans sa décision, la Cour s’est dite « pleinement consciente de l’ampleur de la tragédie humaine » à Gaza, se disant « profondément préoccupée par la poursuite des pertes de vies humaines ». Elle a enjoint Israël à prendre « toutes les mesures en son pouvoir pour prévenir et punir l’incitation directe et publique à commettre le génocide ».

Le gouvernement sud-africain, à l’origine de cette procédure lancée en décembre 2023, a salué une « victoire décisive », y voyant « une étape importante dans la quête de justice pour le peuple palestinien ».

Les mesures ordonnées par la CIJ sont juridiquement contraignantes. Cependant, nul moyen concret de les faire appliquer sur le terrain n’est prévu. Quoi qu’il en soit, cette décision marque une reconnaissance significative des violations des droits humains commises à Gaza.

L‘Algérie salue le « début de la fin de l’ère d’impunité » pour Israël

Dans un communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères a qualifié ce prononcé de « début de la fin de l’ère de l’impunité dont l’occupation israélienne a longtemps tiré bénéfice pour donner libre cours à son oppression du peuple palestinien et à la répression de l’ensemble de ses droits légitimes ».

L’Algérie a également salué les « mesures provisoires » ordonnées par la CIJ, enjoignant Israël à répondre sous un mois. Conformément aux instructions du président Abdelmadjid Tebboune, la mission algérienne auprès de l’ONU va demander la convocation du Conseil de sécurité pour donner un caractère exécutoire à la décision de la CIJ.

La Rédaction/Agences

L’Algérie exprime ses inquiétude après le retrait du Mali de l’accord de paix d’Alger

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Dans un communiqué publié vendredi, le ministère algérien des Affaires étrangères a réagi à la décision des autorités maliennes de dénoncer l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

L’Algérie affirme « prendre acte de cette décision dont elle tient à relever la gravité particulière pour le Mali lui-même, pour toute la région qui aspire à la paix et à la sécurité, et pour l’ensemble de la communauté internationale qui a mis tout son poids et beaucoup de moyens pour aider le Mali à renouer avec la stabilité par la réconciliation nationale ».

Selon le communiqué, « le peuple malien frère » doit savoir que « l’Algérie n’a jamais failli à travailler à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, avec sincérité, bonne foi et solidarité indéfectible ».

L’Algérie estime également que « la longue liste des raisons invoquées à l’appui de la dénonciation de l’Accord ne correspond absolument ni de près ni de loin à la vérité ou à la réalité ».

Le gouvernement algérien souligne que cette décision des autorités maliennes « a été préparée depuis longtemps », comme en témoignent selon lui « leur retrait quasi-total de la mise en œuvre de l’Accord, leur refus quasi-systématique de toute initiative tendant à relancer la mise en œuvre de cet Accord, leur contestation de l’intégrité de la médiation internationale ».

L’Algérie met aussi en garde contre « l’option militaire » choisie par les autorités maliennes, qui « a prouvé par le passé qu’elle est la première menace à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali, qu’elle porte en elle les germes d’une guerre civile au Mali, qu’elle diffère la réconciliation nationale au lieu de la rapprocher ».

En conclusion, le communiqué souligne que « le Mali a toujours besoin de paix et de réconciliation » et que « répéter les erreurs du passé, c’est prolonger indûment la tragédie et les malheurs pour le Mali et pour le peuple malien frère ».

La Rédaction

Béjaïa : l’ex-policier Zahir Moulaoui condamné en appel à un an de prison ferme

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La Cour d’appel de Béjaïa a confirmé mercredi la condamnation de Zahir Moulaoui. Cet ancien policier, devenu activiste, écope d’une peine d’un an de prison ferme et d’une amende de 150 000 dinars. En cause : une vidéo où il critiquait vivement les autorités pour leur gestion des incendies dévastateurs de l’été dernier.

Dans cette vidéo publiée en juillet 2023, Zouhir Moulaoui exprimait son indignation face à la situation catastrophique causée par les feux de forêt en Kabylie et dans tout le pays. Il appelait aussi les Algériens à se mobiliser pour aider les victimes.

Des propos qui ont déplu au pouvoir, lequel a décidé de poursuivre Moulaoui pour « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l’unité nationale ». Le procureur avait même réclamé une sanction plus lourde lors du procès la semaine passée.

Ce n’est pas la première fois que ce dissident est inquiété par la justice. Premier policier à avoir rejoint le Hirak en 2019, il était déjà passé près d’un an en détention en 2021. Accusé de liens avec la mouvance indépendantiste kabyle (MAK), il avait finalement été condamné à 6 mois ferme pour « atteinte à l’unité nationale ».

SAMIR L.

Naissance du Théâtre national sahraoui à Alger

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Samedi, le Théâtre national algérien projette « El khatwa el akhira », œuvre fondatrice du nouveau Théâtre national professionnel de la République arabe sahraouie démocratique.

Cette création théâtrale épique résulte d’ateliers de formation menés conjointement par le TNA algérien et la troupe naissante du Théâtre sahraoui, selon l’accord-cadre des ministères de la Culture visant à renforcer les liens artistiques.

Encadrés par des professeurs chevronnés, des comédiens sahraouis formés au Théâtre de Sidi Bel Abbès et à l’ISMAS porteront désormais sur scène la voix de leur peuple meurtri. La directrice Mouna Mohamed Salem indique que cette œuvre fondatrice témoigne des affres de l’occupation marocaine et retrace la lutte pour la liberté.

De nombreuses personnalités saluent cette collaboration extrêmement prometteuse. Elles réaffirment la volonté de l’Algérie de soutenir par tous moyens le développement culturel de ce jeune Etat, dont le théâtre national sera un porte-voix essentiel de l’autodétermination au Sahara Occidental.

Kamel AIDOUNE

L’Algérie déploie ses efforts diplomatiques à l’ONU

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En marge de sa participation à la 78e Assemblée générale des Nations unies à New York, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf a multiplié les rencontres bilatérales avec plusieurs de ses homologues.

Ahmed Attaf s’est entretenu avec les chefs de la diplomatie française, turque, autrichienne et suisse, ainsi qu’avec le ministre d’État britannique chargé du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord. Ces échanges ont porté sur le renforcement des relations bilatérales et la coordination au sein du Conseil de sécurité dont l’Algérie est membre non-permanent.

Avec son homologue français, le ministre a fait le point sur l’avancement des échéances bilatérales prévues dans le cadre de la normalisation des relations algéro-françaises. Les discussions avec la Turquie ont permis un tour d’horizon des questions régionales sensibles, notamment la situation en Palestine et au Sahel.

De leur côté, les entretiens avec la Suisse et le Royaume-Uni se sont concentrés sur la coordination future au Conseil de sécurité. L’Algérie entend y défendre activement le dossier palestinien et plaider pour le règlement pacifique des conflits, en particulier au Sahel où la situation sécuritaire reste très précaire.

Cette activité diplomatique intensive traduit la volonté de l’Algérie de jouer de nouveau un rôle pivot sur la scène internationale et de faire avancer les causes justes, fidèle en cela à sa tradition de puissance médiatrice et de fervent défenseur du droit des peuples à l’autodétermination.

La Rédaction/APS