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jeudi 22 février 2024
DébatsLa risée et la nudité (Première partie)

La risée et la nudité (Première partie)

Ce jour que personne ne veut voir arriver est malheureusement là.

À présent, le peuple doit payer son silence, son indifférence et son « Beni-Oui-Ouisme ».

Aujourd’hui, les rhétoriques cultivées au nom de « la main étrangère ou Hizb França » sont mises à nue.

Un Etat composé de laborantins amateurs, bien souvent manipulateurs de produits incompatibles doit comprendre que ces combinaisons finiront un jour par leur exploser à la face. Ou encore cette Allégorie-label et adoucisseur des inconscients devenu un hymne « Heyini-el-Youm-ou-Guetelni-Ghedwa » (laisse-moi vivre aujourd’hui, peu importe, ce que sera demain).

Cette aisance financière devenue le sérum comme de cette paix sociale dont les dirigeants se sont fait de ce programme une règle, et une théorie payante pour maintenir le peuple sous perfusion. Cette politique, pratiquée depuis l’indépendance, sert le système avec ses multiples mensonges et inventions à travers ces piqûres de rappels. Stratégie récurrente qui mute en sursis.

Malgré les multiples convulsions, et soubresauts socio-régionaux, le pouvoir arrive toujours à calmer et étouffer ces vents de révolte soit pas ces tétées soit par la trique et la matraque.
Ce jour, tant redouté par cette minorité éveillée, est arrivé, pour passer à la caisse.
Face à la chute du prix du baril de pétrole, l’Algérie est comme ce lièvre hypnotisé au milieu de la route par les phares de voiture.

Non seulement les investissements durables et locaux sont quasi-nuls, ceux déjà existants ont été démantelés par ces tours de passe-passe et la chasse aux sorcières de nos meilleurs cadres bannis par l’exile après les multiples purges et hémorragies.

Ce tissu industriel comme ces terres agricoles qui subissent une spoliation quotidienne.
L’autosuffisance alimentaire cette terminologie tant galvaudée, n’est-elle pas cette forme de procréation par insémination et qui à tous les coups finissent par un avortement (fausse couche) ?
Cette manne pétrolière est une malédiction, en plus d’être une double punition avec ces personnages à la tête de l’État ?

Ce béton qui ne cesse de grignoter les terres agricoles, n’est pas à proprement dire une totale priorité, à côté de ce qui se devait d’être le souci et la règle absolus qui est l’indépendance alimentaire. Les spéculateurs et les affairistes nés des profits générés dans le détournement de ce foncier s’est vu réduire la SAU (surface Agricole Utile) du pays de manière dramatique. Toutes proportions gardées, c’est la disparition de l’équivalent de 8 terrains de Foot/minute dans la forêt Amazonienne.

Il n’est point étonnant quand l’Algérie est réduite à un simple tube digestif.
Est-il possible de croire à la survie sans douleur d’un pays qui s’accroche et qui dépend de sa seule exportation pétrolière et gazière ; alors que nous importons 95 % de nos besoins. Soient 2 calories sur 3.
Est-il possible de croire un seul instant que l’importation de certains légumes et fruits exotiques sont une urgence, avec des lignes de crédit qui frisent l’inimaginable.

Est-il possible de croire que 52 ans après l’indépendance, le pays peine à s’ouvrir au tourisme avec à peine 250 000 visiteurs/an ? Alors que des millions de nos concitoyens prennent la route vers les pays frères notamment la Tunisie.

Est-il possible de continuer à croire un ex-ministre qui promettait de repeupler les anciennes étables des ex DAS. (Je lui conseillerai plutôt de repeupler les cellules de Joinville ou d’Oued-Aissi avec son attelage gouvernemental).
Est-il possible qu’avec 1200 km de côtes avec les ses différentes ressources halieutiques et aquacoles ; la sardine coûte 600 Da en moyenne sur l’année ?
Est-il possible de croire en la fiabilité d’un ministre de « la pomme de terre » qui n’arrête pas de claironner à propos de cette « miraculeuse saison d’orge » ou plutôt l’année de l’orge (allusion à l’année de l’Algérie en France comme Tlemcen ou Constantine…). Malheureusement, un taux non-négligeable de cette production a connu une altération en raison des moyens de stockage qui ont fait défaut.

Je ne manquerai pas de paraphraser Mass Lounis Aït Menguellat par ceci : «Ettess, Ettess Mazal el Hal» (Dors, Dors, il n’est pas encore tôt).

 

Deuxième partie

 

Bihmane Belattaf

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