La justice espagnole a décidé de relancer son enquête sur l’utilisation présumée du logiciel espion Pegasus pour pirater les téléphones du Premier ministre Pedro Sánchez et de membres de son gouvernement.
Cette décision intervient dans le cadre d’une instruction ouverte par la justice française sur des cas d’espionnage similaires visant notamment des personnalités hexagonales.
Dans un communiqué, le Tribunal de l’Audience nationale explique que le juge instructeur espère que la comparaison des éléments techniques français et espagnols « peut permettre de faire avancer l’enquête afin de remonter jusqu’à l’origine du piratage ». L’enquête espagnole avait été classée provisoirement en mai 2022 face au manque de coopération d’Israël, où est basée la société NSO Group à l’origine du logiciel Pegasus.
Les autorités judiciaires françaises et espagnoles coopèrent donc désormais sur cette affaire hautement sensible. En France, une information judiciaire a été ouverte en 2021 sur des cas d’espionnage visant notamment des journalistes, avocats et responsables politiques français avec le logiciel Pegasus.
La Rédaction

