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jeudi 16 avril 2026
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Élection présidentielle : pas de report en vue, prévient l’APS

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Face aux rumeurs de report de la présidentielle algérienne de décembre 2024, l’agence APS oppose un démenti ferme. Dans une dépêche au ton politique, elle vise implicitement “Messieurs du Makhzen”, expression désignant les responsables politiques marocains.

L’APS rappelle ainsi que le scrutin se tiendra comme prévu dans les délais constitutionnels, par “respect pour la Loi Fondamentale” et la “souveraineté du peuple algérien”.

Cette mise au point fait suite aux déclarations ambiguës d’Abdelkader Bengrina, chef du parti El Bina. Evoquant le report de la présidentielle sénégalaise, celui-ci avait semé le doute sur la tenue des élections algériennes.

Réputé proche du pouvoir en place, Bengrina aurait glissé cette hypothèse afin de jauger les réactions ou de préparer les esprits. Son rétropédalage ultérieur confirme le caractère calculé de la manœuvre.

SAMIR L.

Hausse de 30% des actes antimusulmans en France depuis le début du conflit à Gaza

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Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé lundi une augmentation de 30% des actes antimusulmans en France depuis le déclenchement des affrontements à Gaza début octobre.

Dans une vidéo publiée après le 2ème Forum de l’Islam de France, le ministre a déclaré que ces actes antimusulmans sont en hausse “du fait du conflit au Proche-Orient”. Il a jugé cette situation “extrêmement grave pour [nos] compatriotes musulmans”.

Pour lutter contre ce phénomène, Gérald Darmanin a indiqué que le budget du ministère de l’Intérieur dédié à la protection des mosquées et des lieux de culte musulman serait doublé, pour atteindre un million d’euros.

Cette annonce intervient dans un contexte de tensions accrues envers la communauté musulmane en France. Le gouvernement affirme sa volonté de garantir la sécurité des citoyens et de combattre les actes intolérants visant une partie de la population en raison de sa religion.

La Rédaction

Détournement présumé de subventions à M’sila: deux responsables de coopérative derrière les barreaux

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Une enquête pour abus de pouvoir, négligence et détournement de fonds publics vise quatre responsables d’une coopérative de céréales et de légumes secs (CCLS) dans la wilaya de M’sila. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire.

Selon un communiqué, l’affaire remonte à un important déficit constaté dans les stocks de la CCLS, évalué à plus de 1500 quintaux d’orge subventionnée importée. Alertée, la section de recherche de la gendarmerie nationale a alors ouvert une enquête.

Celle-ci aurait permis de révéler des malversations de la part de quatre responsables de la coopérative : le directeur de la CCLS, le chef du service exploitation ainsi que deux employés de l’entrepôt. Ils sont soupçonnés d’“abus de pouvoir”, de “négligence” et de “détournement de deniers publics”.

Présentés au parquet de M’sila, deux des mis en cause – le directeur et son subordonné – ont été placés en détention provisoire par le juge d’instruction en charge du dossier. Les deux autres employés écopent pour l’heure de contrôles judiciaires. L’instruction suit son cours pour déterminer précisément les responsabilités de chacun.

SAMIR L.

Algérie : obscénités verbales, le projet de loi qui inquiète

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Sous ce titre alambiqué se cache en réalité un projet de loi pour le moins inquiétant. Face aux propos obscènes de plus en plus fréquents dans les rues du pays, la commission des affaires juridiques de l’Assemblée algérienne veut sévir. Mais l’arsenal répressif n’est-il pas disproportionné ?

De nouvelles infractions floues verraient donc le jour : toute “atteinte à la pudeur” ou “parole portant atteinte à la morale publique” serait punissable de plusieurs mois d’emprisonnement. Au motif de rétablir la décence dans l’espace public, les députés usent ainsi de formules élastiques qui ouvrent la porte à tous les excès.

Car où fixer les limites de ce qui heurte ou non la morale commune ? Suffira-t-il de critiquer les autorités de manière véhémente pour être taxé d’outrage public à la pudeur ? Voilà qui fait craindre une grave entrave à la liberté d’expression, au motif de préserver la tranquillité publique.

Certes les débordements verbaux devaient être contenus. Mais fallait-il pour autant donner à l’État les moyens de sa propre censure ? Cette initiative législative témoigne surtout du durcissement autoritaire d’un régime qui, à l’approche des élections, redoute par-dessus tout le débat public et la contestation populaire sous toutes leurs formes.

Kamel AIDOUNE

Critiques d’un imam contre le wali d’Oran : le procureur requiert 18 mois ferme

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L’affaire de l’imam de la mosquée Ali ibn Abi Talib à Oran, arrêté pour avoir critiqué les autorités locales, a connu un rebondissement significatif lorsque le procureur a requis 18 mois de prison ferme à son encontre. Ce réquisitoire sévère pour des propos jugés outrageants soulève des questions sur la liberté d’expression et le traitement des critiques du pouvoir en Algérie.

Les faits reprochés à l’imam sont ses déclarations véhémentes lors d’un prêche contre le gouverneur d’Oran, accusé de gaspiller l’argent public. L’imam s’en était également pris aux cortèges officiels qui gênent la circulation dans la ville.

Compte tenu du contexte politique et social, marqué par des tensions autour des questions religieuses, ce type d’accusations publiques par un religieux est susceptible de provoquer une vive controverse.

Pour autant, la sévérité des réquisitions du procureur, allant jusqu’à requérir une peine de prison ferme, est perçue par certains comme révélatrice d’une faible tolérance de la contestation par les autorités. D’autres y voient au contraire une réaction légitime face à des paroles diffamatoires et attentatoires à l’ordre public.

SAMIR L.

Tunisie : Amnesty International demande la libération de l’opposant politique Jaouhar Ben Mbarek

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Dans un communiqué publié le 25 février 2024, l’ONG Amnesty International a appelé les autorités tunisiennes à libérer l’opposant Jaouhar Ben Mbarek, récemment condamné à 6 mois de prison.

M. Ben Mbarek a été reconnu coupable à la suite d’une plainte déposée par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE). Amnesty International demande l’abandon des charges retenues contre lui.

L’organisation de défense des droits humains s’inquiète de façon plus générale d’une possible instrumentalisation du système judiciaire tunisien pour réduire au silence des voix dissidentes et dissuader l’expression d’opinions politiques opposées au gouvernement.

La condamnation de Ben Mbarek serait un symptôme selon Amnesty International des difficultés rencontrées par l’opposition politique en Tunisie.

L’ONG appelle ainsi dans son communiqué les autorités tunisiennes à garantir le respect des droits fondamentaux et des libertés publiques pour tous les citoyens.

Haithem M.

La Grande Mosquée d’Alger enfin inaugurée après maints reports

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Ce dimanche 25 février, la monumentale Grande Mosquée d’Alger, troisième plus grande mosquée au monde, a été officiellement inaugurée par le président de la République Abdelmadjid Tebboune, en présence de sommités religieuses et intellectuelles du monde musulman.

Édifiée sur d’immenses travaux débutés en 2012, cette mosquée majestueuse domine la baie d’Alger de son minaret vertigineux de 267 mètres, le plus haut existant à l’heure actuelle. Sa vaste salle de prière de 20 000 m2 peut accueillir jusqu’à 120 000 croyants, faisant d’elle un des plus grands lieux de culte islamique sur terre.

Ce bijou architectural, conçu par des bureaux d’études allemands et construit par le groupe public chinois CSCEC pour un coût faramineux d’un milliard d’euros, aurait dû être inauguré depuis 2019 déjà. Mais l’échéance a été maintes fois repoussée pour des « réserves techniques », leitmotiv opaque masquant peut-être d’autres contingences.

La Rédaction

L’activiste Lyes Sellidj à nouveau face à la justice : 8 ans de prison requis

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L’activiste du Hirak Lyes Sellidj, déjà emprisonné par le passé, comparaissait à nouveau ce dimanche 25 février devant le tribunal de Sidi M’Hamed à Alger. Le parquet a requis à son encontre une lourde peine de 8 ans de prison ferme ainsi qu’une amende de 100 000 dinars.

Pour rappel, Lyes Sellidj est un ex-détenu d’opinion qui était sorti de prison le 4 juillet 2023 après avoir purgé une peine de 6 mois. Dans un autre dossier, son acquittement avait été confirmé début juillet par la cour d’Alger, même s’il avait été condamné à une amende.

Cependant, l’opposant avait été arrêté à nouveau en octobre 2023 et placé en détention provisoire. Il était notamment poursuivi pour des faits relatifs à des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien.

Son passage devant la justice ce dimanche, qui s’est soldé par de lourdes réquisitions, démontre une fois de plus les démêlés récurrents de Lyes Sellidj avec les autorités algériennes. Le verdict de cette nouvelle affaire sera rendu le 3 mars prochain.

L’union sacrée selon Ghozali : l’appel d’un dinosaure politique déconnecté de la réalité algérienne

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L’ancien Premier ministre Sid Ahmed Ghozali, 86 ans, a une nouvelle fois plaidé pour “l’union sacrée” du peuple algérien, lors de son intervention au forum du journal El Moudjahid la semaine dernière. Selon lui, seule cette union permettrait à l’Algérie de faire face aux défis actuels, dans un monde perturbé.

Nostalgique, Ghozali estime que “l’esprit” de la nationalisation des hydrocarbures en 1971 doit perdurer. Pourtant, le contexte a bien changé depuis et de nouvelles approches sont nécessaires. S’accrocher au passé semble relever d’une certaine forme d’immobilisme.

Ghozali appelle également à une plus grande ouverture en direction de la société civile, qui doit être “éclairée” sur les enjeux. Cet appel intervient bien tard de la part d’un homme qui a occupé les plus hautes fonctions de l’État pendant des décennies, sans jamais œuvrer pour cette ouverture démocratique.

Par ailleurs, l’ancien candidat à la présidentielle semble ignorer que la société algérienne ne peut plus se contenter de suivre docilement les dirigeants. Les aspirations à plus de libertés et de justice sociale se sont exprimées avec force lors du Hirak.

Sur le plan extérieur, Ghozali minimise les menaces en affirmant qu’aucune puissance ne peut vaincre “un peuple uni derrière son armée”. Cette posture patriotique ne doit pas occulter la réalité des interférences étrangères dans la politique algérienne.

En conclusion, l’appel à l’union de Sid Ahmed Ghozali arrive trop tard et ne semble pas tenir compte du contexte politique et social actuel en Algérie. Plutôt qu’un sursaut patriotique, les citoyens aspirent avant tout à un véritable État de droit et à une gouvernance rénovée, comme le reconnaît d’ailleurs l’ancien Premier ministre.

Kamel AIDOUNE

Kaylia Nemour s’offre l’or en Coupe du monde et rêve des Jeux de Paris 2024

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La jeune prodige algérienne Kaylia Nemour continue d’impressionner dans le monde de la gymnastique artistique. Ce samedi, elle a décroché la médaille d’or en finale de la Coupe du monde de Cottbus en Allemagne aux barres asymétriques, son agrès de prédilection. À seulement 17 ans, Kaylia fait déjà figure de future star de la discipline.

Partie favorite pour le titre, Kaylia n’a pas tremblé sous la pression. Avec un magnifique exercice noté 15,433, identique à sa performance en qualification, la gymnaste originaire d’Avoine-Beaumont a dominé la concurrence. Selon son entraîneur Marc Chirilcenco, elle a réalisé “l’une de ses meilleures prestations, un cran au-dessus des Mondiaux ou des championnats d’Afrique”, a-t-il confié à la Nouvelle République.

Plus mature et affirmée dans ses gestes, Kaylia impressionne par sa fluidité et sa grâce aux barres asymétriques. Après ce nouveau titre prestigieux, la pépite algérienne confirme son immense potentiel. Elle compte bien continuer sur sa brillante lancée et visera une médaille olympique aux Jeux de Paris 2024, dans deux ans sur ses terres d’adoption. Le rêve de tout sportif.

SAMIR L.