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jeudi 16 avril 2026
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Béjaïa: l’ex-détenu d’opinion Djamel Ikni condamné à une année de prison

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Le tribunal de Béjaïa a prononcé, ce week-end, une sentence d’une année de prison ferme à l’encontre de Djamel Ikni, ex-détenu d’opinion et militant de la cause amazighe.

Lors de l’audience, le parquet avait requis une peine plus lourde de trois ans de prison ferme. Cette récente comparution fait suite à une convocation de la police judiciaire de la wilaya de Béjaïa, plus précisément celle de la sûreté d’Aokas, où M. Ikni avait été auditionné avant d’être relâché, bien que son téléphone ait été confisqué.

Ce n’est pas la première fois que Djamel Ikni fait face à la justice. En décembre 2022, le tribunal de Sidi M’hamed à Alger l’avait condamné à 6 mois de prison ferme et 20 000 dinars d’amende.

Sommet du GECF à Alger : vers le renforcement de la coopération gazière

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Les travaux préparatoires du 7ème Sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) ont débuté ce jeudi 29 février au Centre International des Conférences d’Alger. Un groupe de haut niveau planche actuellement sur le projet de « Déclaration d’Alger », document final qui sera entériné samedi par les dirigeants des pays membres.

Cette réunion préparatoire permettra d’arrêter la mouture définitive du texte ainsi que des résolutions associées. Demain, les ministres de l’Énergie se pencheront à leur tour sur ces documents en vue de leur adoption formelle par les chefs d’État et de gouvernement présents au sommet. Celui-ci sera présidé par Abdelmadjid Tebboune.

Autre temps fort de cette séquence diplomatique : l’inauguration ce jeudi après-midi du siège de l’Institut de recherche sur le gaz du GECF, basé à la Tour B du ministère de l’Énergie et des Mines. Véritable pôle d’innovation dédié aux technologies gazières, il servira de laboratoire d’idées pour le Forum.

En parallèle, l’édition 2023 du rapport de prospective « Global Gas Outlook » sera présentée au CIC. Cette publication de référence pour le secteur réunit les projections et analyses des experts du GECF sur les perspectives mondiales du gaz.  

« Le sommet d’Alger sera celui des grands défis », a déclaré le ministre algérien de l’Énergie Mohamed Arkab. La convergence entre pays producteurs pour garantir la stabilité des marchés et répondre à la demande croissante en gaz naturel figurera en effet en bonne place des débats.

Rappelons que le GECF rassemble 12 membres permanents et 7 observateurs. L’Algérie, pays hôte, entend jouer un rôle moteur pour renforcer la sécurité énergétique mondiale et rappeler les atouts du gaz comme ressource de transition.

La Rédaction

Une conférence sur la justice transitionnelle interdite à Alger

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Une conférence sur la justice transitionnelle, prévue ce jeudi 29 février à Alger par l’association SOS Disparus et le Collectif des familles de disparus en Algérie, n’a pas pu avoir lieu.

En effet, un important déploiement policier autour du siège de l’association est venu entraver l’événement. De nombreux agents en civil et véhicules banalisés ont encerclé les lieux, empêchant l’accès aux familles de disparus et aux intervenants qui devaient participer à la conférence. Un dispositif surdimensionné qui a fait barrage à la tenue de cet événement axé sur un sujet visiblement encore très sensible en Algérie.

Les membres et le personnel de SOS Disparus présents sur place ont même été sommés de vider les locaux et de baisser rideau. Face à ces intimidations, l’avocate de l’association a dans un premier temps refusé de capituler, avant de devoir se résoudre à partir après avoir essuyé brimades et pressions.

Kamel AIDOUNE

Petkovic succède à Belmadi sur le banc des Fennecs

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La Fédération algérienne de football désigne le technicien bosnien Vladimir Petkovic pour diriger les destinées de la sélection nationale.

La Fédération algérienne de football (FAF) a annoncé ce jeudi la désignation du technicien bosnien Vladimir Petkovic comme nouveau sélectionneur des Fennecs, en remplacement de Djamel Belmadi. Âgé de 60 ans et possédant également les nationalités suisse et croate, Petkovic prendra officiellement ses fonctions ce dimanche, et tiendra une conférence de presse le lendemain afin de présenter ses objectifs à la tête de la sélection.

Sa mission sera de qualifier l’Algérie pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations en 2025 ainsi que pour la Coupe du Monde 2026. Autrefois à la tête de la Lazio Rome en Serie A ou encore de l’équipe de Suisse, Vladimir Petkovic est réputé pour ses qualités tactiques et sa grande expérience du haut niveau.

Cette nomination intervient après l’éviction de Djamel Belmadi, dont le bilan mitigé lors des deux dernières CAN ainsi que l’échec à se hisser au Mondial 2022 au Qatar ont précipité le départ. Pourtant, sous sa houlette, les Fennecs avaient remporté avec brio la CAN 2019 en Egypte.

Le bosnien effectuera ses grands débuts fin mars à l’occasion de matchs amicaux contre la Bolivie et l’Afrique du Sud. L’opportunité pour Vladimir Petkovic de démontrer ses capacités à redonner ses lettres de noblesse au football algérien, et ramener la sélection nationale vers les sommets du continent africain.

SAMIR L.

Procès en appel de Mira Moknache : le parquet réclame l’aggravation de sa condamnation

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L’universitaire et militante Mira Moknache était de nouveau jugée en appel mercredi par la cour de Béjaïa. Le parquet a requis contre elle une aggravation de la peine prononcée en première instance en décembre dernier.

Pour rappel, Mme Moknache avait été condamnée à 6 mois ferme et 50.000 dinars d’amende par le tribunal d’Amizour pour “atteinte à l’unité nationale”. Des poursuites qui s’inscrivent dans le cadre de la répression contre le mouvement de protestation populaire du Hirak en Algérie.

Le parquet de Béjaïa, qui avait initialement requis 2 ans ferme, fait donc appel de ce jugement. Le but est clair : alourdir la sanction contre cette figure de la contestation, déjà emprisonnée par le passé.

Car Mme Moknache concentre les foudres de la justice algérienne avec plusieurs procès en cours devant différents tribunaux, pour des accusations graves “d’actes terroristes”.

La cour de Béjaïa a mis sa décision en délibéré au 6 mars. Mais quel que soit son verdict, il ne fait aucun doute que Mme Moknache restera dans le collimateur de la justice algérienne. Avec ce nouveau procès, c’est tout le combat pour les libertés publiques qui se joue.

La Rédaction

“Double peine” et dysfonctionnements : la controverse judiciaire autour du lanceur d’alerte Tounsi

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Le parquet d’Alger a réclamé mercredi une peine de 5 ans de prison ferme à l’encontre de Noureddine Tounsi, lanceur d’alerte en Algérie. Cette demande d’aggravation marque un nouvel épisode controversé du feuilleton judiciaire contre ce détenu d’opinion.

Car l’affaire Tounsi, mise en délibéré au 6 mars prochain, présente de nombreuses zones d’ombre aux yeux des défenseurs des droits. Irrégularités de procédure, modifications discrètes de peine, reports répétés d’appel : autant d’”entorses” qui entretiennent le trouble.

Surtout, Noureddine Tounsi semble victime d’une inquiétante “double peine” pour des mêmes faits déjà jugés en 2021, dénoncent ses avocats dans une plainte disciplinaire. Une anomalie kafkaïenne qui en dit long sur les dysfonctionnements de ce dossier.

La controverse est aussi nourrie par le traitement différencié entre l’accusé principal, Samir Lounes, libéré en décembre 2023, et Tounsi qui attend désespérément une remise en liberté.

Ces zones d’ombre jettent une lumière crue sur l’épineuse situation de lanceurs d’alerte comme Tounsi en Algérie. S’il se pose en victime d’acharnement des autorités, son cas divise une société algérienne fracturée, entre la nécessaire liberté d’alerte et la protection des institutions étatiques.

SAMIR L.

Jijel: l’ancien détenu d’opinion Yasser Rouibah placé sous contrôle judiciaire

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Yasser Rouibah, ancien détenu d’opinion, vient d’être placé sous contrôle judiciaire par un juge d’instruction du tribunal de Jijel. Cette décision judiciaire lui octroie une libération, alors qu’il était détenu depuis le 27 février 2023.

Yasser Rouibah avait été arrêté la veille et gardé à vue au commissariat central de Jijel. Son arrestation était intervenue dans le cadre d’une audition en tant que témoin. Elle avait suscité l’inquiétude, Rouibah ayant déjà effectué par le passé plusieurs séjours en détention.

Finalement, le juge d’instruction a choisi de le laisser libre sous contrôle judiciaire strict. M. Rouibah avait comparu le 28 février devant le procureur de la République, qui a validé cette orientation. L’activiste échappe ainsi à un retour en prison, mais demeure sous surveillance de la justice.

Le procès en appel de Brahim Laalami et Said Riahi programmé pour le 14 mars

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Une nouvelle audience se profile dans le dossier des détenus d’opinion Saïd Riahi et Chameseddine Lalami.

Le tribunal de deuxième instance de Ain Temouchent se penchera le 14 mars prochain sur leur appel contre une condamnation en première instance pour “outrage présidentiel” et “atteinte à l’unité nationale”. En cause : des peines respectives d’un an et 18 mois de prison ferme rendues le 11 février dernier.

Pour rappel, ces deux activistes avaient initialement été poursuivis pour des chefs plus graves tels que “trafic d’êtres humains”. Des accusations finalement abandonnées lors du procès jugé polymorphe par leurs défenseurs, oscillant selon eux “entre déni de justice et instrumentalisation politique”.

Face aux magistrats, leurs avocats reviendront donc à la charge contre des poursuites qualifiées d' »arbitraires ». Avec l’espoir, cette fois, d’obtenir leur acquittement total des griefs retenus contre eux.

Un savoir-faire ancestral algérien distingué par l’UNESCO

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Le directeur du bureau régional de l’UNESCO, Eric Falt, a remis aux autorités algériennes l’attestation d’inscription des techniques de « gravure sur métal : or, argent et cuivre » au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Outre l’Algérie, neuf autres pays arabes sont associés à ce dossier porté conjointement devant le comité ad hoc de l’UNESCO. L’inscription a été actée en décembre 2023, reconnaissant la valeur universelle de ce savoir-faire séculaire.

Cette distinction vise à célébrer un artisanat profondément enraciné en Algérie, où ses techniques se transmettent localement depuis des générations. La gravure sur métaux précieux témoigne en effet d’un riche héritage culturel, par les symboles et motifs qu’elle exprime.

Au-delà de l’Algérie, cet artisanat reste bien vivace dans plusieurs pays arabes. Les experts ayant constitué le dossier auprès de l’UNESCO ont ainsi souligné les dimensions à la fois locales et régionales de ces pratiques ancestrales.

Grâce à ce label, les Etats concernés s’engagent à assurer la pérennité de la gravure sur métaux. L’Algérie peut en tout cas se prévaloir de voir un pan méconnu de ses traditions distinguées comme patrimoine de l’humanité.

Algérie : Appel pressant à l’ONU pour mettre fin à “l’arme de la faim” à Gaza

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Devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, la diplomatie algérienne a tiré mardi la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza. Le représentant permanent de l’Algérie à l’ONU, Amar Bendjama, a dénoncé “l’utilisation de la faim comme arme de guerre” par Israël dans ce territoire palestinien sous blocus.

Citant le président Abdelmadjid Tebboune, M. Bendjama a rappelé qu’ “quand on perd sa sécurité alimentaire, on perd sa dignité”. Or à Gaza, les populations “subissent un traitement inhumain” de la part de l’occupant israélien, dont les bombardements perdurent depuis le 7 octobre 2022.

D’après le diplomate algérien, “ tous les habitants de Gaza, soit 2,2 millions de personnes, seraient confrontés aux pires niveaux d’insécurité alimentaire aiguë dans le monde” d’ici fin février 2024. Une estimation du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) que les maigres aides humanitaires n’ont pu endiguer, faute de cessez-le-feu.

Face à ce “drame sans précédent”, Amar Bendjama déplore l’inaction et “l’impuissance” de la communauté internationale. Le flux actuel d’assistance est largement insuffisant, tandis que les activités commerciales sont à l’arrêt. Même l’acheminement de l’aide est compromis par l’agression militaire israélienne.

Une “punition collective” infligée au peuple palestinien, à laquelle “notre silence équivaut à une complicité”, assène le diplomate algérien. L’urgence commande donc que le Conseil de sécurité exige immédiatement un cessez-le-feu, “faute de quoi nous cautionnons la politique de famine et les massacres à Gaza”.

La Rédaction/APS