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lundi 30 mars 2026
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Prospective pour la Tunisie 2019-2020, sombre

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Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par la Tunisie pour donner les premières perspectives 2019 que nous donnons chaque année à cette époque à un certain nombre de pays.

Pourquoi la Tunisie ?

Parce que c’est le pays qui me tient le plus à cœur, et qu’il y a urgence avec les nouveaux comportements de la classe politique tunisienne. Je suis très en colère et je vais essayer de ne pas qualifier ces personnages, et rester dans le cadre macro-économique. C’est aussi avec le cœur brisé, et des larmes aux yeux que je rends hommage aux quatre victimes des inondations d’hier, les deux sœurs Insaf et Thouraya à Bouargoub. Les autorités, les politiciens corrompus sont entièrement responsables, honte à vous !

La Tunisie aujourd’hui, et je le souligne régulièrement, se trouve dans une situation de quasi-faillite comme l’ont été l’Argentine des années 2000, le Portugal, ou la Grèce de 2010, à l’exception près que la Tunisie n’a aucune richesse comme ces pays.

Le pronostic vital de la Tunisie est engagé avec une inflation sauvage à plus de 7.8 % avec la hausse de base du transport, de la nourriture, de l’électricité, de l’habillement, et celle des loyers. Cela aggrave la situation des consommateurs. En rythme annualisé l’inflation ressentie est à 16 %. Une course incontrôlable, car les sources qui alimentent cette inflation sont intarissables avec le commerce parallèle, la fraude, la corruption et le détournement de fonds publics. Cela ne laisse aucune chance de relance économique, qui est inexistante.

La Tunisie est 8e dans le classement des pays arabes des plus bas taux de salaires, il n’y a aucune chance de relance économique. Le déficit courant à 10.6 % du PIB, le déficit commercial à 18.9 % du PIB et un taux de chômage à 15.8 % de la population active. La croissance molle est à 1.6 % seulement portée par le tourisme qui ne profite pas aux Tunisiens, et par des manipulations de comptes publics. Seule aussi l’agriculture dont l’huile d’olive et les dates apportent un plus à cette croissance.

L’autre critère aggravant pour la Tunisie, ce sont les augmentations de salaire dans le privé et le secteur public par des politiciens et l’UGTT qui ne connaissent rien à la macro-économie. Une politique de rigueur oblige à geler tous les salaires, car les caisses de l’État sont vides avec seulement 69 jours de réserve en devise, mais ces irresponsables font le contraire. Ils accélèrent l’inflation, et la chute du dinar dans le pays où les consommateurs veulent consommer. Donc la Banque centrale de Tunisie ne peut que faire tourner la planche à billets pour payer les salaires des fonctionnaires et les dépenses courantes de l’État.

L’autre chose aggravante est l’état de faillite dans lequel se trouvent toutes les entreprises publiques. Je dis bien faillite, car elles sont à ce stade seulement sous perfusion de de l’État. Par exemple les quatre premières banques tunisiennes qui affichent des comptes positifs en réalités sont des écritures bancaires frauduleuses, alimenté par des prêts de l’État qui lui-même qui emprunte de l’étranger.

La situation bancaire tunisienne est comparable à la situation des banques de Maltaises qui ont conduit le pays a faillite, ou encore la Grèce et son système bancaire qui était frauduleux. 3 dinars pour 1 euro, et ce n’est pas la fin de cette chute en 2019. Il n’y a aucun autre moyen que de baisser le dinar pour contenir l’inflation.

L’endettement est aussi le point critique avec 86 % du PIB et 81. 8 % à la fin de cette année. Ce qui veut dire que chaque Tunisien à une dette de 7800 dinars alors que sous Ben Ali en 2011 la dette par Tunisien était de 2600 dinars. La dette tunisienne gonfle de 21.9 % par an et aujourd’hui c’est la faillite d’État.

Les capacités de remboursement sont quasi nulles pour le pays avec 30 % de services de la dette par rapport aux recettes budgétaires.

Quelles sont les perspectives pour la Tunisie ?

Il n’y a pas de budget ambitieux de relance et de rigueur, pas de projets d’investissements de grands travaux et de modernisation. Perspectives très sombres pour 2019. Les hommes politiques qui disent lors de leurs sorties d’inaugurations d’usines ou d’hôtels que l’économie redémarre sont des menteurs comme des arracheurs de dents, des boulangers qui tournent le peuple dans la farine et autres magouilleurs. Personne ne veut restructurer les entreprises publiques, et l’administration publique, surtout pas l’UGTT. Restructurer c’est réduire de moitié les fonctionnaires et les salariés comme : Tunisair, Sonede, Steg, la poste, les ministères, les administrations… L’autre moitié des salariés qui restent doivent être formés pour un travail basé sur le résultat, les accompagner à la retraite et les remplacer par des jeunes plus aptes au travail productif. Mais personne ne veut le faire.

Autre chose, le commerce parallèle qui plombe les recettes publiques et la rentabilité des commerçants légaux ne va pas s’arrêter, car le commerce illégal est détenu par des politiciens, des députés de l’ARP, des fonctionnaires, des partis politiques, notamment par Ennardha qui se finance par ses marchands de rues, et qui sert aussi au financement du terrorisme.

Le système mafieux tunisien est six fois plus important que sous le régime Ben Ali, car aujourd’hui il est généralisé alors qu’avant il était détenu que par un clan bien déterminé.

Plusieurs solutions existent pour sortir le pays de ce rythme diabolique, mais c’est inutile de les proposer.

Premièrement, ils ne comprennent rien et ne veulent rien changer à la situation actuelle pour préserver la corruption. En novembre prochain à la conférence de Tunis en présence des experts français et européens, nous présenterons ces solutions, même que c’est trop tard et inutiles tant que ces voleurs comme Ennardha, une bonne majorité de députés, les partis politiques et l’UGTT seront aux commandes du pays.

Le temps où la Tunisie était le pays des hommes intègres et respectés comme sous le Père de la nation (que j’admire) Habib Bourguiba, Président d’un pays qui était une des toutes premières puissances dans le monde, reçu à Paris (photo 1) sur les Champs Élysées fermées pour l’occasion le 15 décembre 1973 ou encore à New-York (photo 2) le 11 mai 1961 par Kennedy au 5ème, avenue avec la foule en liesse et des tonnes de confettis. Aujourd’hui la Tunisie est la risée du monde, de Paris à Washington.

Habib Bourguiba aux champs Élysée
Habib Bourguiba à New York avec Kennedy

J’étais au symposium des banquiers mondiaux en août dernier à Jackson Hole dans le Wyoming, j’ai questionné le directeur des Affaires nord-africaines du FMI sur la Tunisie et il m’a répondu « oh ! Vous savez, la Tunisie c’est la même chose… » Inutile de raconter ses propos qui sont les mêmes que ceux du gouvernement français. Un avenir sombre, c’est la faillite.

Dommage pour cette jeunesse talentueuse qui veut travailler, mais peut-être vaut-il mieux cela pour nettoyer le pays de cette pourriture.

Je dédie cette prospective à Insaf et Thouraya, ces deux belles jeunes filles qui ont perdu la vie hier dans les inondations. Ce n’est pas l’eau qui les a noyés, mais les voleurs de toute la classe politique. Je n’oublierais jamais leurs beaux visages et pour elles, je vous hais au plus profond de moi, vous, les politiciens corrompus.

Alain Polomack

 

 

GUERRE D’ALGÉRIE : Le fichier secret du millier d’autres Maurice Audin

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GUERRE ALGÉRIE

Un document officiel sur les disparitions forcées durant la « bataille d’Alger » a été exhumé des Archives nationales d’outre-mer. À partir de ce fichier, un site Internet, 1000autres.org, a été lancé par des historiens et l’association Maurice Audin, en partenariat avec notre journal, pour contribuer à faire connaitre la vérité sur le sort de toutes les victimes.

« En cas de découverte, prévenir la famille »… Huit cent cinquante fiches de renseignements émises de mars à août 1957, en pleine « bataille d’Alger » : c’est un fichier d’une valeur inestimable qu’a exhumé l’historien Fabrice Riceputi des Archives nationales d’outre-mer. On y retrouve des noms familiers : celui d’Henri Salem, dit Alleg, d’Ali Boumendjel, ou de Maurice Audin, mais aussi de centaines d’autres anonymes portés disparus, dont les familles, soixante ans après, n’ont jamais retrouvé les corps.

Depuis sa mise en ligne, le 19 septembre, le site 1000autres.org, créé par l’Association Maurice-Audin et histoirecoloniale.net, a déjà permis à 35 victimes d’être identifiées par leurs proches. Certains ont déposé des messages : « Sadeg Rabah est mon père, explique Younes. Je me souviens du jour où il a été enlevé. J’avais 7 ans et demi… Il a été tué et enterré dans un endroit inconnu.» Un autre : «Je suis la petite-fille du martyr Mohammed Belkahla dont le nom se trouve dans la liste des disparus sur votre site… Des témoignages contradictoires nous sont parvenus sur son sort, le dernier disant qu’il avait été tué et jeté dans un trou avec des dizaines d’Algériens. Nous avons suivi cette piste mais nous n’avons aucun indice.»

Le site fait revivre une mémoire familiale encore vive

Ces témoignages démontrent combien les fantômes de la guerre d’Algérie continuent de hanter toutes les générations. «C’est très émouvant, explique Fabrice Riceputi. C’était le but de ce site, notamment de faire vivre une mémoire familiale que nous savons encore vive et contribuer à rendre justice à ces personnes.» Une manière, aussi, de prolonger le combat mené pour Maurice Audin, dont la famille a toujours souligné qu’il n’était qu’un des visages de la répression coloniale. «Combien de femmes algériennes, combien de mères algériennes, combien d’enfants algériens n’ont pas retrouvé leur mari, leur fils, leur père, “disparus” après être passés entre les mains des tortionnaires», s’indignait Josette Audin en 2000 dans les colonnes de l’Humanité. Pierre Mansat, président de l’Association Maurice Audin, explique que celle-ci «poursuivra son combat pour que tous ceux, Français et Algériens, qui furent comme lui victimes de ce système politique, torturés et assassinés, soient identifiés et reconnus et que leurs corps puissent être retrouvés».

 

 Ce fichier, Fabrice Riceputi l’a découvert à la faveur de ses recherches sur Paul Teitgen, ancien résistant torturé et déporté à Dachau, devenu en 1956 secrétaire général de la préfecture d’Alger, chargé de la police. Il en démissionnera le 24 mars 1957. «La France risque de perdre son âme, écrit-il alors au ministre Robert Lacoste. Je ne me permettrais jamais une telle affirmation si je n’avais reconnu sur certains assignés les traces profondes des sévices qu’il y a quatorze ans je subissais personnellement dans les caves de la Gestapo à Nancy.» C’est probablement lui qui signala l’existence de ce fichier. Devenue une archive publique accessible en 2017, ce document fournit des informations sur une partie conséquente de la masse d’anonymes tombés entre les mains de commandos de parachutistes français.

«Le but de l’élaboration de ce fichier était de répondre aux demandes de renseignements des familles, explique Fabrice Riceputi. On comprend fort bien aujourd’hui le refus de communiquer ce document. La préfecture d’Alger savait en effet qu’elle avait, en le constituant à d’autres fins, dangereusement documenté une pratique de répression visant à terroriser la population algérienne: l’arrestation par enlèvement de milliers de “suspects”, dont beaucoup avaient subi la torture et dont certains ne réapparaîtraient plus.»

Une angoisse inextinguible pour ceux qui restent

En effet, rien que sur ces huit mois de répression sanglante, de janvier à août 1957, Paul Teitgen évoquera le nombre de 3024 «disparus». Pour l’historien Pierre Vidal-Naquet, le nombre était certainement plus élevé. «En rendant invisibles les corps, on affecte dans le même mouvement la personne affectée et son entourage. Comme la torture, la disparition n’est efficace que si un tiers existe à côté, à l’extérieur de la relation entre le bourreau et sa victime, analyse l’historienne Raphaëlle Branche (1). Elle est, pour ceux qui restent, la souffrance assurée d’une angoisse inextinguible.» Qui ne s’est toujours pas éteinte soixante ans après les faits, comme en témoignent les messages des familles publiés sur le site. Alors, cette nouvelle initiative permettra-t-elle aux Algériens d’aller jusqu’au bout de ce travail de mémoire ? Si la presse, notamment le quotidien EL Watan, a beaucoup couvert l’affaire Audin récemment, les autorités politiques sont restées assez silencieuses. «Bien des informations et rumeurs circulent en Algérie sur des charniers et autres fosses communes, mais, à ce jour, rien n’a été entrepris pour parvenir à identifier les corps supposés s’y trouver, y compris celui de Maurice Audin, rappelle Fabrice Riceputi. À cet égard, on ne peut que constater l’inertie permanente depuis 1962 des autorités algériennes », regrette-t-il. Dans l’Art français de la guerre, Alexis Jenni écrit ceci : «J’appris que les morts qui ont été nommés et comptés ne sont pas perdus.»

MAUD VERGNOL

Source: L’humanité

(1) La Torture et l’armée pendant

La guerre d’Algérie, de Raphaëlle Branche. Gallimard, 2001.

 

 

 

 

 

 

Partir pour rester

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Ces derniers jours ça nettoie au karcher au sommet. FLEN est parti, FLEN aussi, même L’autre FLEN risque de partir à son tour. Attendez s’il vous plaît ! si, FLEN est parti, l’autre FLEN est parti, l’autre FLEN risque de partir, qui restera au sommet ?

Oui, mais vous oubliez que SI FLEN est toujours là ! Ah bon ? Si, si FLEN est toujours là ? Je ne vois pas pourquoi parle-t-on de nettoyage au karcher, pourquoi dit-on que nous ferons la grande lessive.

Personnellement, j’ai des doutes. Ceux dont on dit qu’ils sont partis en réalité, ils ne sont pas partis pour rester.

Oh, mon Dieu, je n’ai rien compris !

Ceux qui ne sont pas partis ne partiront jamais.

Ceux dont on dit qu’ils sont partis, ils ne sont jamais venus pour partir.

Maintenant, je sais que tu as tout compris. Tant que tu n’as rien compris, cela veut dire que tu as compris. Plus on avance, plus le jour fatidique approche. Tant qu’il s’agit de Flen et Flen qui part ou qui reste j’avoue que tout ce que j’ai compris, c’est que je n’ai rien compris et vous avec moi.

Des policiers marocains bientôt dans les rues françaises ?

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Les policiers marocains pourraient bientôt intervenir en France, et notamment à Rennes, où un député veut faire voter une loi pour identifier les jeunes mineurs marocains.

Mustapha Laabid veut déposer un projet de loi pour une expérimentation, déclare-t-il au journal Le Télégramme, à l’image de ce qui se fait actuellement dans quelques arrondissements de Paris où la police marocaine intervient aux côtés de la justice et de la police françaises pour identifier les jeunes originaires du Maroc et tenter de trouver une solution, voire les rapatrier dans leur pays.

« Je travaille sur une loi sur les mineurs non accompagnés. Une proposition de loi pour aborder différemment l’accueil de ces jeunes », explique le député d’Ille-et-Vilaine affilé à la République en Marche (LREM), selon lequel « la plus grande difficulté est de savoir d’où ils viennent… Maroc, Algérie… Pour beaucoup, on ne sait pas ».

Demain, il doit rencontrer le ministre de l’Intérieur pour le convaincre du bien-fondé de cette loi qui, selon lui, a déjà bien été accueillie au Maroc. « Le Maroc est opérationnel. Ils m’ont donné leur accord », assure celui qui est président du groupe d’amitié France-Maroc et affirme que sa proposition n’est pas que répressive car elle prévoit l’accueil de ces mineurs dans des familles rennaises. « Ce serait une façon aussi de mieux intégrer ces jeunes dans notre société, qu’ils apprennent le français, connaissent mieux notre culture… »

Source: bladi.net

Plus de deux heures d’écran par jour nuit aux capacités intellectuelles des enfants

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Paris – Les enfants qui passent plus de deux heures par jour sur les écrans ont de moins bonnes capacités cognitives que ceux dont l’exposition est plus limitée, constate une étude publiée jeudi dans la revue britannique Lancet Child and Adolescent Health.

L’étude conduite par des chercheurs canadiens (Institut CHEO / Université d’Ottawa / Carleton University) a porté sur 4.520 enfants de 8 à 11 ans sur 20 sites à travers les États-Unis.

En moyenne, ces enfants passaient 3,6 heures par jour scotchés sur un écran – téléphone portable, tablette, ordinateur, télévision – au-delà des recommandations canadiennes préconisant moins de 2 heures d’écran, 9 à 11 heures de sommeil et au moins une heure d’activité physique par jour.

Sur la totalité des enfants participant à l’enquête, seulement un petit Américain sur 20 (5%) coche les trois cases des recommandations canadiennes. Presque un sur trois (29%) n’en remplit aucune: sommeil suffisant, temps d’écran limité et activité physique.

La moitié seulement (51%) des enfants dorment suffisamment, 37% passent moins de 2 heures sur les écrans et 18% seulement pratiquent une heure d’activité physique par jour, selon les questionnaires remplis par les familles.

Après des tests cognitifs portant sur le langage, la mémoire, la réactivité, la concentration, etc., l’étude relève un lien très net entre le temps passé sur les écrans, le sommeil et les performances des enfants.

« Nous avons trouvé que plus de deux heures d’écran chez les enfants appauvrit leur développement cognitif », indique le Dr Jeremy Walsh de l’Institut CHEO du Canada, qui incite les pédiatres, parents, éducateurs et décideurs à limiter le temps d’exposition des enfants à l’écran et à faire du sommeil une question prioritaire.

Sur les trois critères -sommeil, écran et activité physique- le temps passé à dormir et l’exposition aux écrans sont les plus directement liés aux facultés intellectuelles des enfants, tandis que l’activité physique à elle seule n’avait pas d’impact sur la capacité cognitive, tout en étant le facteur le plus important pour une bonne santé physique de l’enfant.

Les recommandations sur le sommeil et l’activité physique du Canadian 24-Hour Movement, publiées en 2016, sont conformes à celles de l’Organisation mondiale pour la santé, mais cette dernière ne fait pas de recommandation spécifique sur les écrans, note l’étude.

Pédagogues et scientifiques mettent de plus en plus en garde contre les écrans à haute dose, pointant des effets qui vont des difficultés de concentration à l’addiction.

En France, le Conseil supérieur de l’audiovisuel conseille de ne pas mettre les enfants de moins de 3 ans devant un écran de télévision, car « elle peut freiner leur développement ».

Les pédiatres américains recommandent de ne pas placer un enfant devant la TV avant 18 mois.

AFP

Néji Bghouri : « aucune volonté politique pour appliquer le droit d’accès à l’information »

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Le droit d’accès à l’information a encore du chemin à faire en Tunisie selon Néji Bghouri, président du syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Dans une déclaration sur la Radio Nationale, il a déploré l’absence d’une volonté politique visant à appliquer la loi relative au droit d’accès à l’information.

Il a appelé, en marge d’un séminaire organisé à l’occasion de la Journée Nationale et Internationale du droit d’accès à l’information ce 26 septembre 2018, la présidence de la République et l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) à jouer leurs rôles afin d’obliger les institutions publiques à publier leurs informations. Ce sera dans l’objectif, selon le président du SNJT, d’assurer la transparence et de faire face à la corruption.

L’application d’une telle loi, poursuit-il, requiert l’existence d’un chargé de l’accès à l’information dans chaque institution publique bénéficiant du financement de l’Etat : ministères, gouvernorats, instances.
« Nous devons conjuguer nos efforts pour assurer l’entrée en vigueur de la loi relative au droit d’accès à l’information. Un tel texte permettra d’enraciner le processus démocratique en Tunisie », a-t-il déclaré.
De son côté, le président de l’Instance d’accès à l’information, Imed Hazgui, a mentionné l’existence de plusieurs entraves empêchant l’application du droit d’accès à l’information, à l’instar du cadre légal dont certains textes réglementaires prennent beaucoup de temps avant d’être appliqués.

Pas seulement : il a aussi déploré l’existence « d’une culture du camouflage de l’information », adoptée par certains responsables travaillant au sein des structures gouvernementales. L’autre obstacle est relatif aux faibles moyens humains et technologiques dont disposent les institutions publiques, ce qui les empêche d’appliquer le droit d’accès à l’information.

Source: REALITES online

Le cousin du roi Mohammed VI : Nous assistons à un déplacement de la protestation qui passe de la terre vers la mer ».

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Le cousin du roi Mohammed VI, le prince Moulay Hicham, vient de réagir sur Twitter suite à la mort d’une femme marocaine après des tirs de la Marine royale hier contre un Go-fast.

« L’incident qui a coûté la vie à une femme Marocaine qui se trouvait parmi les candidats à l’immigration clandestine au large de M’diq-Fnideq est une nouvelle preuve de la crise sociale , écrit Moulay Hicham. Nous assistons à un déplacement de la protestation qui passe de la terre vers la mer ».

Le prince se demande pourquoi la Marine royale a ouvert, pour la première fois, le feu sur une embarcation à bord de laquelle il y a des migrants. « La protection des frontières est un devoir national, et sans aucun doute, la Marine royale a respecté les lois en vigueur, mais (…) il n’y a jamais eu une telle intervention armée contre une embarcation clandestine ».

La jeune femme avait été grièvement blessée par des tirs d’une unité de la Marine royale avant de rendre l’âme lors de son transfert à l’hôpital. Âgée de 23 ans, Hayat était étudiante en droit et issue d’un milieu très modeste. Elle avait choisi de quitter le Maroc pour subvenir à ses besoins et ceux de sa famille.

Source : bladi.net

 

Kabylie : Le deuxième salon du livre pour enfants du village Afir

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Pour la seconde, fois le salon du livre pour enfants du village d’Afir commune de Boudjima wilaya de Tizi Ouzou, rassemblera éditeurs, écrivains, enseignants, animateurs et bien entendu les concernés (les enfants).

Beaucoup d’enfants et leurs familles attendent ce rendez-vous né de la volonté des jeunes et des moins jeunes du village qui ne veulent pas voir leur localité dépérir et sombrer dans la déliquescence sociétale ambiante.

Le président de l’association, Koceila Sersour, pour ne pas le citer, aidé de son aîné et néanmoins fondateur de l’association, Monsieur Idir Djenad, active et rame à contre-courant. Bien que la situation soit difficile et emprunte d’une morosité certaine. Du haut de ses dix-neuf ans avec ses camarades, le président de l’association Imnar, nous donne envie de rêver et d’espérer l’éclosion et la naissance de nouvelles ères culturelles jugulant les fléaux sociaux ambiants.

Rendez-vous les 5 et 6 octobre 2018, à l’école Belaïd Addar.

Chaque présence est un acte de résistance.

Résister à l’obscurantisme, combattre l’ignorance, prôner l’égalité et l’esprit de la loi est sans nul doute le chemin le plus sûr pour aller de la barbarie vers la culture.

Akli Drouaz

 

Un mort après des tirs de la marine marocaine sur une embarcation de migrants

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La marine royale marocaine a ouvert le feu, mardi 25 septembre, sur une embarcation de migrants en Méditerranée qui refusait de répondre à ses sommations, faisant un mort, une Marocaine de 22 ans, et trois blessés, dont un dans un état critique.

La Marine a été « contrainte » d’ouvrir le feu sur un « go fast » (puissante embarcation à moteur), piloté par un Espagnol qui « refusait d’obtempérer » dans les eaux marocaines au large M’diq-Fnideq (nord), ont annoncé les autorités locales dans un communiqué.

Quatre migrants qui se trouvaient à bord ont été blessés, dont une Marocaine qui a succombé à ses blessures à l’hôpital, a précisé un représentant des autorités locales joint par l’AFP.

Ils « voyageaient couchés et n’étaient pas visibles », selon la même source.

La personne décédée avait 22 ans et était originaire de Tétouan (nord), a déclaré à l’AFP le président de l’Observatoire du Nord pour les droits de l’homme Mohamed Benaïssa, basé à Fnideq.

Deux autres blessés sont originaires de la même ville, a-t-il précisé. Le troisième blessé vient d’Al-Hoceima, la capitale régionale du Rif (nord) et se trouve dans un « état critique, le bras amputé » et a été transféré à Rabat, a indiqué M. Benaïssa.

Au total, quelque « 25 personnes naviguaient à bord du bateau, dont les passeurs qui sont espagnols », a-t-il souligné.

Grandes inégalités sociales

Le pilote espagnol n’a pas été touché par les tirs et a été arrêté, a déclaré le représentant des autorités locales. Une enquête a été ouverte.

Depuis début 2018, l’Espagne a enregistré plus de 38 000 arrivées par voie maritime et terrestre, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les autorités marocaines ont pour leur part indiqué avoir fait avorter 54 000 tentatives de passage vers l’Union européenne depuis janvier.

Ces tentatives ont concerné 7 100 Marocains à fin août, selon des chiffres présentés jeudi dernier par le porte-parole du gouvernement marocain.

Depuis début septembre, les réseaux sociaux marocains sont inondés de vidéos montrant des jeunes Marocains en route vers l’Espagne à bord de bateaux pneumatiques.

Selon des statistiques officielles, le Maroc est marqué par de grandes inégalités sociales et territoriales, sur fond de chômage élevé chez les jeunes.

Ceux-ci, qui représentent le tiers de la population, sont particulièrement touchés par l’exclusion sociale, avec 27,5 % des 15-24 ans, soit près de 1,7 million de personnes, hors du système scolaire et sans emploi.

 

Source: LE Monde -Afrique

150 personnalités signent un « manifeste pour l’accueil des migrants »

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Josiane Balasko, Romane Bohringer ou encore l’économiste Thomas Piketty. Dans un manifeste publié mercredi, de nombreuses personnalités estiment « illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migratoires ».

150 personnalités ont signé « un manifeste pour l’accueil des migrants ». Publié mercredi dans Politis et Regards ainsi que sur le site Mediapart, ce texte a notamment été signé par les comédiennes Josiane Balasko et Romane Bohringer, l’humoriste Christophe Alévêque, l’économiste Thomas Piketty ou encore l’ancien international de football Lilian Thuram.

150 personnalités signent un "manifeste pour l'accueil des migrants"
Le manifeste a été signé par 150 personnes dont la comédienne Josiane Balasko ou encore l’humoriste Christophe Alévêque. @ JOEL SAGET / AFP

Renforcer les frontières mène à « la violence ». Alors que l’Aquarius, ce bateau de sauvetage qui oeuvre en mer Méditerranée, fait encore parler de lui, ce collectif estime « illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migratoires ». Sécuriser les frontières produirait en effet « de la violence ». Alors qu’à l’avenir les mouvements de population risquent d’empirer entre « les guerres » et « les catastrophes climatiques », les signataires trouvent « indigne moralement et stupide rationnellement » de laisser des pays pauvres accueillir les migrants.

Pour « la liberté de circulation » et « l’égalité des droits sociaux ». Face à ce défi, le collectif invite à ne pas céder aux « idées, que l’extrême droite a imposées » et qui font renaître « le temps des boucs émissaires » : « nous, intellectuels, créateurs, militants associatifs, syndicalistes et citoyens avant tout, affirmons que nous ne courberons pas la tête », est-il affirmé dans le texte. Les signataires demandent que « la liberté de circulation et l’égalité des droits sociaux pour les immigrés présents dans les pays d’accueil » soient « des droits fondamentaux de l’humanité ».