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lundi 30 mars 2026
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Terroir / mouroir !

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Tambouille, culture du déboire, politique ou l’anéantissement d’un peuple.

Hussards d’establishment politiques à la solde d’un projet de destruction sociétale, localement, l’action de nos hommes politiques n’a d’objectifs, que la destruction de la cohésion sociale.

Le politique pollue la sève, s’attaque à la création et s’attelle à la destruction des filets humains. Pas une municipalité dans laquelle, les tenants du pourvoir chevillent la notion de responsabilité et du bien collectif. Pour avoir été militant et tiré les conséquences et les limites de certains engagements, de mémoire, la situation actuelle nous ramène aux plus sombres souvenirs des pouvoirs successifs.

La société civile activiste est aux ordres, opposition de facette, controverses politiques, les hommes se confondent dans un misérable, douteux et crasseux amalgame de connivence. L’ex-militant du FLN affichant ouvertement des sympathies FFS, se retrouve informateur de telle ou autre formation politique.

À l’image du pays les rapports comme les hommes, sont fourbes, étriqués et corrompus. En reste et à la marge des espoirs, les jeunes, hommes et femmes, las de cette gabegie, tentent bien que mal, de garder la tête hors de l’eau. Le marasme généralisé touche les couches les plus résistantes. Les étudiants, les jeunes travailleurs et les passionnés de l’action culturelle comptent les jours.

Je ne veux pas me perdre en conjecture, je ne suis pas analyste, je ne suis pas, ou plus politique, mais, à ma place, retiré de toutes joutes, j’observe, le cœur serré mon pays mourir. Mon cortège est organisé, il y a de la place dans les cimetières, mais ma douleur de citoyen, de Kabyle et de villageois, décuple. Chaque jour, la lassitude de l’autre me contamine. Dois-je pour autant geindre, me plaindre ou participer au suicide collectif ?

Non ! Il est du devoir d’un chacun, y compris des vieux dont je fais partie de rosser l’insolente action de destruction du lien social…

Bonjour de Kabylie .

 Akli Derouaz

 

Tizi-Ouzou : le journaliste Youcef Bettache inhumé au cimetière de M’douha

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TIZI-OUZOU – Le journaliste Abderrahmane Bettache, dit Youcef, décédé vendredi, a été inhumé samedi au cimetière de M’douha, dans la commune de Tizi-Ouzou, en présence d’une foule nombreuse de confrères, d’amis et de proches

Présent à l’enterrement, le ministre de la communication, Djamel Kaouane, a considéré que la presse algérienne vient de perdre en la personne de Youcef Bettache une « valeur sûre« , ajoutant que le défunt était « un homme pétri de valeurs morales et professionnelles » qui ont fait de lui un journaliste « émérite et reconnu de tous« . Le secrétaire générale de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, également présent sur les lieux, a évoqué, pour sa part, une vieille relation de militantisme avec le défunt, qui remonterait aux années 1990, au plus fort de la crise sécuritaire qu’avait connue le pays. »Je dois témoigner qu’il avait rendu d’énormes service au pays et qu’il était un homme de métier plein d’aspirations et un ami des travailleurs« , a-t-il souligné.

Évoquant un « frère » et un « compagnon de route de plus de 22 ans« , Kamel Amarni, journaliste au Soir d’Algérie et secrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ), a regretté la perte d’une personne qui lui laissera un « grand vide« . « C’était quelqu’un qui avait le sens du contact, très sociable et estimé par tout le monde. Des qualités qui ont contribué à son parcours professionnel qui n’est pas à présenter« , a-t-il poursuivi. Mohand Aziri, journaliste au quotidien El Watan, a témoigné, quant à lui, de « la disponibilité permanente » du défunt qui a consacré de son temps et de son expérience pour aider les jeunes générations de journalistes.

Décédé vendredi suite à un malaise cardiaque, Abderrahmane Bettache, dit Youcef, (53 ans), marié et père de trois (03) enfants, a exercé à Algérie Sport avant de rejoindre le quotidien L’Opinion, et depuis 1995, il exerçait au Soir d’Algérie. Il avait également animé une émission politique sur la chaîne TV privée Ennahar.

APS

Walid al-Moualem : « Les États-Unis, la Turquie et la France doivent quitter immédiatement la Syrie »

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Nations unies (Etats-Unis) – Les forces militaires des Etats-Unis, de la Turquie et de la France doivent quitter « immédiatement » la Syrie, a réclamé samedi à l’ONU le chef de la diplomatie syrienne, Walid al-Moualem, en appelant aussi les réfugiés syriens à regagner leurs lieux d’origine dans le pays.

« Elles doivent se retirer immédiatement et sans aucune condition », a-t-il affirmé devant l’Assemblée générale annuelle des Nations unies, en dénonçant une « coalition internationale illégitime dirigée par les Etats-Unis », déployée en Syrie « sous prétexte de combattre le terrorisme ».

« La bataille contre le terrorisme est presque terminée », a d’autre part déclaré le ministre syrien, en précisant que Damas n’en aura vraiment fini qu’après avoir « purgé (la Syrie) des terroristes et des présences étrangères illégales ».

Pour Damas, « la situation aujourd’hui sur le terrain est plus stable et sûre » et « toutes les conditions sont réunies pour permettre le retour volontaire des réfugiés », a poursuivi Walid al-Moualem.

« La porte leur est grande ouverte » et « tous les Syriens à l’étranger peuvent revenir », a insisté le ministre, en affirmant que « des milliers de réfugiés syriens à l’étranger avaient déjà entrepris ce retour ».

« Le gouvernement syrien fera tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter ce retour. Un comité spécial a été récemment créé pour les aider à revenir dans leurs lieux d’origine », a-t-il dit.

La Syrie a demandé « une aide internationale » pour ce retour, mais « certains pays propagent des peurs irrationnelles, politisent une question qui ne devrait être qu’humanitaire », a déploré Walid al-Moualem, sans donner de noms.

Pour la reconstruction du pays, « la priorité sera accordée à nos amis ». Les autres « ne sont ni conviés ni les bienvenus », a-t-il martelé, alors que la Russie avait réclamé la veille à la même tribune de l’ONU une aide internationale pour contribuer à cette reconstruction.

Les Occidentaux, Etats-Unis, France et Allemagne notamment, refusent toutefois toute aide notamment de l’Union européenne sans visibilité et réel engagement sur une solution politique.

AFP 

Harkis d’hier, Harkis d’aujourd’hui

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Le pouvoir arrogant en place a osé amnistier les terroristes qui étaient derrière la mort et la disparition de plus de 200 000 personnes entre 1991 et 2004. Ces sanguinaires qui ont exécuté des femmes, des vieux, des jeunes et des enfants sans pitié et sans remords ont été lavés de leurs crimes et de leurs atrocités sans même qu’ils ne demandent pardon aux familles déchirées et endeuillées par leurs odieux crimes.

Ces barbares qui ont éventré les femmes enceintes, qui ont massacré au couteau et à la hache qui ont incinéré vivants les bébés et les enfants, aujourd’hui, ils circulent têtes hautes en toute impunité dans nos villes et nos villages. Leurs émirs terroristes sont reçus comme des princes par les hautes sphères de l’état en tant que personnalités nationales.

Ces sadiques qui vivent parmi leurs victimes sont protégés par la fameuse loi de réconciliation nationale dont sont fiers ses concepteurs.

Ô combien cette loi ressemble à celle qui a protégé les harkis d’hier qui ont pris les armes contre le peuple pour défendre l’ennemi.

Y a-t-il une différence entre ces harkis de l’ère coloniale et ces monstres de la décennie noire ?

Erdogan à Cologne pour l’inauguration d’une grande mosquée controversée

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan va présider samedi à Cologne l’inauguration d’une des plus grandes mosquées d’Europe, un déplacement marqué par des manifestations sous haute protection policière.

Il s’agit de l’ultime étape de la visite d’Etat du président turc, qui tente de tourner la page de deux années de tension avec l’Allemagne.

Vendredi, il s’est entretenu avec Angela Merkel, avant d’être l’invité d’un banquet boudé par une partie de la classe politique allemande, dont la chancelière. Les deux dirigeants se sont toutefois retrouvés samedi matin pour un petit-déjeuner, avant que M. Erdogan gagne Cologne.

Le très croyant dirigeant turc, doté de pouvoirs accrus depuis le début de son nouveau mandat en juillet, doit y inaugurer cette mosquée, financée par l’Union des affaires turco-islamiques (Ditib), étroitement liée au pouvoir turc.

Plusieurs centaines de personnes étaient déjà rassemblées samedi matin à Cologne derrière une banderole « Erdogan n’est pas le bienvenu », mot d’ordre des manifestations. « Je peux comprendre qu’il aille à Berlin. Mais qu’il vienne à Cologne est une provocation », s’insurge un manifestant, Thomas, un Allemand de 22 ans venu manifester pour défendre la liberté de la presse.

« Je veux être la voix des gens qui ne peuvent pas descendre dans la rue en Turquie », explique un autre manifestant, Cansu, venu de Suisse pour ce rassemblement. « Erdogan pense que tout ce qui diffère de son opinion est du terrorisme. Je suis ici pour montrer ma solidarité » avec les opposants.

– 4.500 m2 –

La mosquée centrale de Cologne, en Allemagne, financée par l’Union des affaires turco-islamiques (Ditib), le 28 septembre 2018 avant son inauguration présidée par le président turc Recep Tayyip Erdogan / © AFP / Patrik STOLLARZ

Le chantier avait débuté en 2009 et, malgré de nombreuses oppositions et controverses locales, de premiers fidèles ont pu aller y prier dès 2017, avant l’inauguration officielle par M. Erdogan samedi.

Avec ses minarets de 55 mètres de haut et une grande coupole de 36 mètres, cet édifice de béton et de verre, censé incarner l’ouverture, selon son architecte Paul Böhm, est une des plus imposantes mosquées d’Europe. Sa superficie atteint 4.500 m2.

Située dans le quartier d’Ehrenfeld, non loin de la tour de télévision de Cologne, elle est susceptible d’accueillir des milliers de fidèles. La police veut limiter l’accès samedi à 5.000 personnes mais Ditib en attend beaucoup plus.

Comme le banquet offert vendredi soir par le président Frank-Walter Steinmeier, l’inauguration sera boudée par une partie des dirigeants politiques du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, dont la maire de la ville, Henriette Recker, et le chef du gouvernement régional.

L’édile de Cologne reproche à Ditib l’opacité qui a entouré le déroulement du chantier et le fonctionnement de la mosquée.

– « Pratiques nazies » –

 

Manifestation contre la politique du président turc Recep Tayyip Erdogan à Berlin, au moment de sa visite en Allemagne le 28 septembre 2018 / © AFP / John MACDOUGALL

Des élus accusent aussi cet organisme d’être un bras du régime de M. Erdogan car elle gère 900 lieux de cultes en Allemagne avec des imams venant de Turquie. L’organisation est aussi accusée par ses détracteurs d’espionner les opposants au président turc.

Les opposants à la mosquée, en particulier l’extrême droite, craignant un afflux de musulmans qui aurait fait de Cologne une réplique du « Londonistan », avaient intenté des recours contre la construction qui ont finalement échoué.

Après Berlin vendredi, où ont manifesté quelques milliers de Kurdes, M. Erdogan est attendu de pied ferme à Cologne: au moins deux manifestations sont prévues dans la cité rhénane.

Plusieurs milliers de policiers seront mobilisés pour ce que le chef de la police locale, Uwe Jacob, présente comme un des plus grands déploiements policiers dans l’histoire de la ville.

Avec cette visite d’Etat, la Turquie, minée par une crise économique aigüe et en froid avec les Etats-Unis de Donald Trump, tente un rapprochement avec l’Allemagne, où vivent 3 millions de personnes de nationalité ou d’origine turque.

Le gouvernement allemand, dont M. Erdogan dénonçait en 2017 les supposées « pratiques nazies », se montre ouvert à ce réchauffement, malgré les « différences profondes » qui subsistent, selon les termes de Mme Merkel.

Elle a ainsi rejeté la demande de classer comme « terroriste » l’organisation de M. Güllen qui vit en exil aux Etats-Unis et mis en avant les atteintes aux libertés en Turquie.

AFP

Bouteflika procède à un mouvement partiel dans le corps des walis

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ALGER – Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a procédé à un mouvement partiel dans le corps des walis et walis délégués, annonce jeudi un communique de la présidence dont voici le texte intégral:

« Conformément aux dispositions de l’article 92 de la Constitution, Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika , président de la République a procédé ce jour à un mouvement partiel des walis et des walis délégués.

A ce titre, sont nommés wali messieurs:

– Saddek Mostefa, Wali de Chlef.

– Hadjadj Messaoud, Wali d’Oum El Bouaghi.

– Maabed Ahmed, Wali de Béjaia.

– Mebarki Ahmed, Wali de Béchar.

– Cherfa Youcef, Wali de Blida.

– Chater Abdelhakim, Wali de Tizi Ouzou.

– Dif Taoufik, Wali de Djelfa.

– Saci Ahmed Abdelhafid, Wali de Sidi Belabbes.

– Mezhoud Toufik, Wali d’Annaba.

– Abla Kamel, Wali de Guelma.

– Badaoui Abbas, Wali de Médéa.

– Baiche Hamid, Wali de Mascara.

– Bekkouche Benamar, Wali de Bordj Bou Arreridj.

– Salamani Mohamed, Wali de Boumerdes.

– El Afani Salah, Wali de Tissimsilt.

– Mohamedi Farid, Wali de Souk Ahras.

– Bouchemma Mohamed, Wali de Tipaza.

– Amieur Mohammed, Wali de Mila.

 

Par ailleurs, sont nommés Wali délégué madame et messieurs:

– Dahimi Abderrahmane, Wali délégué d’Ouled Djellel.

– Amarani Farida, Wali délégué de Bouzaréah.

– Harfouche Benarar, Wali délégué de Dar El Beida.

– Smail Mohamed, Wali délégué de Chéraga.

– Yahiatene Yahia, Wali délégué de Touggourt.

– Guedjiba Abdellah, Wali délégué de Djanet.

– Mahmoudi Ahmed, Wali délégué d’El Meghaier ».

APS

Elections 2019 : Ennahdha en tête des intentions de vote

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Leader and founder of Ennahdha Islamist movement, Rached Ghannouchi (C), flanked by his general secretary Hamadi Jebali (R) and Ennahdha Assembly President Ali Laaraiedh (L), gives a press conference on October 19, 2011 in Ariana near Tunis. Tunisia's first post-revolution polls risk being rigged, the Islamist party leading opinion polls warned Wednesday, vowing a fresh uprising if vote was marred by fraud. "There is a risk of the election results being manipulated," Ennahda leader Rached Ghannouchi told a press conference in Tunis, warning: "If there is manipulation, we will rejoin the forces and the guardians of the revolution which ousted Ben Ali and the first (interim) government. We are ready to oust up to ten governments if needed." AFP PHOTO / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

En dépit de toutes les accusations et des critiques qui pèsent sur Ennahdha, il parait qu’une bonne partie des Tunisiens ont l’intention de renouveler leur confiance au parti islamiste. C’est ce qu’a estimé Emrhod consulting dans son dernier baromètre politique pour le mois de septembre 2018.

Selon la même source, 13,7% des interrogés  ont l’intention de voter pour le parti islamiste contre 11.8% souhaitant voter pour Nidaa Tounes et 3.3% pour le Courant démocratique.
Il est à noter que 67.9% des interrogés ne savent pas encore à qui ils souhaitent voter.

Rappelons que, toujours selon la baromètre précité, la popularité du président de la République Béji Caid Essebsi est au plus bas avec seulement 18% des personnes sondées satisfaites de son travail.
Quant au  chef du gouvernement Youssef Chahed, sa popularité connait une certaine  stabilité soit 33% des personnes sondées se disent satisfaites de son travail.

 

Source: realites.com

La France durcit l’obtention des visas pour les Marocains

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Il sera plus difficile pour les Marocains d’obtenir un visa Schengen pour la France, même pour ceux qui ont l’habitude de s’y rendre.

Depuis quelques semaines, les consulats de France au royaume sont plus strictes concernant les dossiers déposés, rapporte le journal Al Massae, selon lequel les dossiers incomplets sont automatiquement rejetés même pour ceux qui ont l’habitude de se rendre dans l’hexagone.

Des sources citées par le journal indiquent que la France déploie actuellement un nouveau système, le même en cours en Algérie et qui devrait être identique dans tous les consulats français à l’étranger. Ce nouveau système prévoit les mêmes exigences pour n’importe quel demandeur et dans n’importe quel pays.

Qui dit nouveau dispositif, dit allongement des délais pour l’obtention du visa et actuellement il faudra compter plusieurs mois avant d’obtenir un rendez-vous dans les consulats français à travers le pays.

bladi.net

Un tsunami frappe l’Indonésie suite à un violent séisme (vidéo)

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Un fort séisme de 7,5  a frappé ce vendredi l’île de Sulawesi en Indonésie, provoquant un tsunami dont les vagues ont atteint 2 mètres de hauteur, rapporte l’Agence nationale indonésienne pour la prévention des catastrophes.

Un tsunami, dont les vagues ont atteint 2 mètres de hauteur, a frappé l’île de Sulawesi, suite à un séisme, relatent des responsables locaux. L’Agence nationale indonésienne pour la prévention des catastrophes a rapporté que le tsunami avait notamment frappé les villes de Palu et de Donnggala, balayant des immeubles. De nombreuses familles sont portées disparues.

Source: Sputnik Fra

La mort absurde du bébé Yacine racontée par ses parents

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Il s’appelait Yacine, il avait 11 mois et 4 jours. Samedi dernier, ce bébé atteint d’une simple bronchiolite est resté, dans les bras de sa mère, dix longues heures dans la salle d’attente des urgences pédiatrique du Centre hospitalier universitaire Nafissa-Hammoud (ex-Parnet), à Hussein Dey, avant d’être enfin hospitalisé. Lorsque le petit Yacine est admis, le personnel semble “débordé” et “peu impliqué” pour remédier à sa détresse respiratoire. Son état s’aggrave et le seul respirateur dont dispose le service est indisponible. Faute de soins, Yacine a rendu son dernier souffle, dimanche à 15h10, soit un peu plus de 24 heures après son arrivée. Depuis, ses parents, Nadia Boukhalfa et Samy Amarouche, sont pris dans un tourbillon de révolte et de tristesse. Ils pointent sévèrement du doigt un système de soins défaillant et même dangereux.

“Yacine détestait monter dans le siège auto, il aimait regarder par la fenêtre pendant que la voiture roulait”, se souvient Nadia, nostalgique. “Quand je conduisais, je ne m’étonnais pas quand des gens regardaient vers nous en souriant, je comprenais que c’était Yacine qui les interpellait par la fenêtre”, raconte encore le père.

Nadia Boukhalfa et Samy Amarouche font partie de “ces bons citoyens” conscients des limites du système, dépités par la mauvaise gouvernance sévissant un peu partout dans le pays mais qui, résignés, ont admis ne pas pouvoir agir sur cette réalité. Ils ont tous deux fait des études supérieures à l’USTHB de Bab Ezzouar, l’une pour devenir biologiste et l’autre pour être ingénieur en électronique. Ils se sont connus il y a presque dix ans. Ils ont eu le temps d’arrondir les angles de leurs quêtes, de réviser leurs idéaux et ont décidé de s’unir pour la vie. Ils se sont mariés en 2012 à Alger, leur ville natale. Le 22 octobre 2013 naît leur premier enfant, Anis, aujourd’hui âgé de 5 ans. Les jeunes parents louent un appartement dans un quartier du Golf, en attendant que leur logement LSP à Bordj El-Bahri puisse être prêt à les accueillir. “Il restait beaucoup de finitions pour que notre appartement soit habitable”, confie Samy. Quatre ans plus tard, arrive Yacine, le petit frère de Anis. Le bonheur des jeunes parents redouble malgré la pesanteur des responsabilités et la dureté du quotidien dans un pays où la qualité de vie est loin d’être remarquable. Comme beaucoup d’autres «bons citoyens», ils arrachent leurs joies et font leur vie en regardant de loin les défaillances d’un système en espérant ne pas le subir de plein fouet. Puis un jour arrive, où toutes les incohérences de ce même système semblent se liguer pour les détruite et emporter leur bébé. Aujourd’hui, ils sont en rupture avec le système. Cinq jours après le décès de Yacine, ils ressentent une colère indicible. “Tout a commencé jeudi dernier, par une toux”, raconte Nadia, la trentaine à peine entamée. Elle est jeune, mais son visage semble avoir vieilli de plusieurs années. Nadia Boukhalfa est accablée. Elle a encore le teint livide et le regard vague. Elle n’a pas avalé grand-chose depuis qu’une voix lui a annoncé, dimanche dernier à 15h10, au service de réanimation de l’hôpital Parnet : “Madame, zad 3lih el hal, allah yerahmou (l’état de votre fils s’est aggravé, toutes mes condoléances”). Elle ne se rappelle plus de rien à partir de ce moment précis, mais elle assure pouvoir raconter “le cauchemar” vécu durant les 24 heures ayant précédé ce moment “avec rigueur et dans le moindre détail”, dit-elle, sur un ton ferme, le regard chargé de peine et de dignité.

Scénario kafkaïen à l’hôpital Parnet
“Le vendredi matin, je l’ai emmené chez son pédiatre. Il m’a dit que c’était un début de bronchiolite. Il lui a fait une séance d’aérosol et lui a prescrit des corticoïdes.” Une fois à la maison, Yacine semble mieux se sentir, il s’amuse même au ballon avec son grand frère, Anis. “Il arrêtait pas de dire ‘baon’, l’un de ses tout premiers mots”, précise la mère, submergée par l’émotion. La nuit tombée, l’état de Yacine s’aggrave. “J’étais en déplacement à Aïn Témouchent pour le travail, mon épouse l’a emmené à la première heure chez le pédiatre samedi matin”, poursuit Samy, le père. Son médecin traitant lui annonce que Yacine souffre d’une détresse respiratoire et qu’il faut l’emmener de toute urgence à l’hôpital Parnet pour un téléthorax. La jeune femme s’exécute. Arrivée aux services des urgences, la situation devient vite surréaliste : “J’arrive à 9h du matin, on m’annonce que la radio est en panne et que je dois emmener mon fils à Kouba pour lui faire une radio et revenir”, raconte Nadia. L’enfant étant en détresse respiratoire, la mère refuse de quitter l’hôpital et exige à ce que son enfant soit soulagé. “Ils lui ont fait des séances d’aérosol.” À 13h, l’enfant a enfin droit à une radiographie. “On ne comprend pas pourquoi à notre arrivée, on nous a dit qu’elle était en panne et qu’à 13h, après l’insistance de ma femme, la radio se remet miraculeusement à fonctionner”, s’étonne le père. Sur les images, on décèle une infection et quelques complications.
“Mais le personnel était comme démissionnaire, c’était juste horrible de tenir mon fils dans mes bras tout ce temps, d’être totalement impuissante et d’avoir face à moi des personnes pour qui rien ne semble se jouer”, lâche Nadia. Deux heures après ce diagnostic, une médecin-résidente demande à la mère d’aller acheter des antibiotiques. “Mon frère est allé en chercher bien que je n’étais pas convaincue. Yacine n’était pas allaité depuis des heures, il était à jeun et souffrant, comment et pourquoi lui administrer des antibiotiques par voie orale alors que par intraveineuse c’est plus rapide et plus efficace !”, se révolte la mère. Après dix longues heures dans la salle d’attente des urgences pédiatriques, le personnel lui annonce que son fils pouvait être admis car une place venait de se libérer, à condition qu’elle aille remplir les formulaires d’admission. “J’ai dû sortir des urgences et parcourir tout l’hôpital à pied, mon bébé en détresse respiratoire dans mes bras et sous la pluie, pour aller au bureau des admissions”, lâche-t-elle. Face à la froideur du personnel, aux tournures absurdes et cruelles que prennent les choses, Nadia ravale ses larmes, contient sa panique, se concentre sur son enfant et s’exécute dans l’espoir que Yacine soit enfin pris en charge. Dans ce désarroi, elle se rappelle d’un homme croisé par hasard lorsqu’elle courrait sous la pluie pour atteindre le bureau des admissions. “Il a eu la gentillesse de me prêter son parapluie.”

La recherche d’un respirateur, l’autre cauchemar   
Il est 18h, Yacine est enfin hospitalisé. “L’infirmier m’a tendu une seringue, m’a demandée de lui administrer moi-même ses doses de médicaments toutes les quatre heures, puis il s’est volatilisé”, raconte Nadia, scandalisée. La nuit a été longue. “Plus le temps passait, plus sa respiration se faisait courte et saccadée.” À 4h, la jeune maman explose de colère et se met à crier pour que l’équipe de garde vienne voir l’état de son enfant. “Son cœur battait à 240 et il commençait à être fébrile.” L’équipe de garde se réveille et l’achemine vers le service de réanimation. Malgré la gravité de la situation, Nadia se sent étrangement soulagée, pour la première fois, près de 24 heures après son arrivée à l’hôpital, il lui semble que son enfant est enfin pris sérieusement en charge. “Après une heure d’attente, je demande de ses nouvelles, un médecin sorti de nulle part m’a même crié dessus… C’était juste incroyable.” Il est 8h, le mari profite d’un moment de calme pour entrer dans la salle de réanimation. “J’ai vu une femme de ménage entrer dans la salle pour essuyer le sol, je l’ai suivie et j’ai enfin vu mon fils. Il avait les yeux hagards, le regard perdu dans le vide ; il était attaché des mains et des pieds. La bouche ouverte et les pupilles dilatées.” Lorsque le père s’adresse au médecin pour avoir des explications, on lui annonce que le cas de son fils est critique, qu’il a besoin d’être mis sous respirateur. “Ils ont été clairs, ici, le respirateur est indisponible. Nous avons appelé l’hôpital Maillot, il n’est pas disponible non plus. Il reste Mustapha et Beni Messous, nous n’arrivons pas à les joindre. C’est à vous d’aller vers eux.” L’homme démarre en trombe. Arrivé à l’hôpital Mustapha, on lui explique que le CHU ne dispose pas de service de réanimation pédiatrique, ni de respirateur. À Beni Messous, on lui explique que deux respirateurs sont en panne et que le seul fonctionnel est déjà utilisé. À midi, la crise atteint son paroxysme, toute la famille se mobilise pour trouver une solution. “Mon père est retraité de l’armée ; il a emmené la lettre à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja où un respirateur était disponible, mais Yacine n’y ouvrait pas droit parce que je ne suis pas militaire.” Dans le même temps, la sœur de Samy poste un appel sur Facebook. “Des gens nous ont indiqué qu’il était possible de louer ces appareils chez des opérateurs privés.” La famille finit par trouver une structure privée à Bab-Ezzouar, prête à acheminer le respirateur jusqu’à l’hôpital. À 14h, Samy appelle son épouse et demande à parler avec le personnel de soins pour avoir des détails techniques. “La résidente qui s’occupait de Yacine a formellement refusé de lui parler au téléphone, elle n’arrivait pas à me confirmer que c’était le bon appareil”, raconte Nadia. Dans le doute, Samy démarre vers l’hôpital, des prospectus en main. Il y arrive à 15h et apprend que le respirateur en question était celui qu’il fallait. À 15h10, une personne qu’il n’avait jamais vue lui demande s’il est le père de Yacine, puis l’invite à s’asseoir. Le père comprend que sa course folle contre la montre était finie, que son fils n’était déjà plus. “J’ai vu mon fils, sa tête était encore chaude, je l’ai embrassé… longtemps”, raconte Nadia, effondrée. Quelques jours après les faits, le couple est sidéré par “le manque de considération, la manière inhumaine et l’absence de professionnalisme” auxquels il a fait face. “Les déclarations de la chef de service dans la presse nous ont révoltés. Le professeur Arada a déclaré que mon bébé était mourant et quand il est arrivé à l’hôpital et qu’avec ou sans respirateur, il serait décédé, ce qui est totalement faux. Sinon, pourquoi nous a-t-on orientés vers les autres hôpitaux de la capitale pour chercher des respirateurs ? Et pourquoi les bilans sanguins faits à son admission indiquaient le contraire ?”, s’énerve la maman. “J’ai toujours été timide et réservée, je ne sais pas élever la voix, mais comme je l’ai dit au directeur de l’hôpital que j’ai eu à rencontrer après la mort de mon fils : dans ce pays, plus rien ne va et on est condamnés à faire des scandales pour se défendre !” Ils écartent la possibilité de déposer une plainte : “Nous ne pouvons pas faire ça à notre bébé, nous refusons l’autopsie d’autant que nous ne croyons pas que justice puisse être faite dans un tribunal de ce pays.” Mais les jeunes parents sont décidés à faire entendre leur voix. “Dénoncer ces agissements pour qu’ils cessent, c’est la moindre des choses.” En attendant, le plus dur reste à venir : “En quittant l’hôpital pour aller déclarer le décès, mon fils de cinq ans m’a appelé au téléphone”, raconte le père, conscient du travail laborieux de deuil qui s’annonce. “Il m’a dit : tu sais papa, quand tu rentreras à la maison, Titine (c’est comme ça qu’il appelait son petit frère Yacine), ne sera plus là.”

Source Journal Liberté

Par : FELLA BOUREDJI