9.4 C
Alger
lundi 16 février 2026
Accueil Blog Page 245

La communication, le point faible des partis politiques algériens

0

Le rôle essentiel de la communication politique est d’éviter le renfermement du débat politique sur lui-même en intégrant les thèmes de toute nature qui deviennent un enjeu politique et en facilitant ce processus permanent de sélection, hiérarchisation, élimination, elle apporte la souplesse nécessaire au système politique.

Ce va-et-vient entre les thèmes de la communication politique qui entrent et ceux qui sortent se fait sans rationalité et de manière inévitablement arbitraire, dépendant en réalité des rapports de force au jour le jour. Si le rêve de tous les hommes politiques est de clore la communication politique sur les thèmes connus pour éviter qu’elle ne s’ouvre à d’autres, le rôle de la communication politique est au contraire d’empêcher cette fermeture qui risque de découpler le milieu politique du reste de la société…

La communication politique permet, par exemple, de prendre en compte le discours des mouvements sociaux qui immanquablement surgissent entre deux élections et qui à l’occasion de certains conflits peuvent parfaitement remettre en cause l’autorité, parfois la légitimité et la représentativité, de ceux qui gouvernent. La communication politique sert à gérer la contradiction principale du système politique démocratique : faire alterner un système d’ouverture aux problèmes nouveaux et un système de fermeture destinée à éviter que tout soit en débat permanent sur la place publique.

Slimane Alem

 

Panique bien ordonnée

0

Coup, contrecoup, tordus, organisés, fuités ou toxiques, tout concourt à semer le doute. La panique par ici, ce n’est plus notre rayon. Les Algériens vivent d’habitude, rarement de surprises, en tout cas de bonnes. En ces périodes de soins intensifs pour les uns, de courants pour les autres, les Algériens restent accrochés à leurs questionnements, choléra, partira, rempilera, ira-t-il à trépas ? Allahou Aelem.

Croire que c’est là, la plus grande préoccupation des Algériens, c’est méconnaître ce peuple. Axti rassi ; lâche-moi la grappe, c’est le crédo dominant. La saison estivale si courte plie bagage. La côte kabyle s’en sort avec un assassinat, des commerçants qui pleurent et quelques gastroentérites. Les plagistes remballent leurs espoirs d’une belle saison. Ils retourneront à leurs rêves d’autres rives. On rêve de Berlin, on désigne Marseille, Paris fait peur. Bien avant l’heure, la Kabylie comme le reste du pays, sombre déjà dans l’avant automne.

L’hiver sera doux. Il y’aura moins d’enterrements que l’année dernière, il faut dire que je n’y étais pas. Septembre s’ennuie. L’arrivée des têtes enturbannées, de belles jambes dissimulées et de restrictions budgétaires favoriseront le bourdonnement des mouches par milliards.

 Akli derouaz

Guerre d’Algérie, l’impossible commémoration (Rémi Dalisson)

0

COMPTE RENDU DE LECTURE

Rémi DALISSON, Guerre d’Algérie, l’impossible commémoration, Armand Colin, janvier 2018, 320 p.

Spécialiste des rapports entre mémoire et histoire, professeur à l’Université de Rouen, Rémi Dalisson livre une synthèse remarquable de l’impossible commémoration d’une guerre perdue, celle d’Algérie, côté français. Très documenté (bibliographie-modèle), complété d’un index, de notes et de précieuses annexes dont la distinction entre dates polémiques et militantes (ex. 17 octobre 1961 à Paris) et dates « d’apparence » neutres (ex.  juillet 1962, transfert de souveraineté en Algérie), cet ouvrage traite d’un démon qui ne cesse de hanter le « roman national » : l’impasse de la commémoration du conflit algérien en raison du conflit non abouti entre mémoire et histoire.

L’introduction rappelle les rebondissements des guerres de mémoire, dès que le pouvoir fait un geste dans le sens de la commémoration globale, soulevant immédiatement l’ire des populistes-nationalistes de l’extrême-droite qui y voient une voie ouverte à la « repentance ». Le temps ne fait qu’attiser les polémiques, particularité de la guerre d’Algérie. Et de constater qu’après une longue période de mémoires refoulées ou privées, depuis les années 1990-2000, dès qu’il est question par exemple des harkis, du 19 mars 1962 ou des « rapatriés », l’invective l’emporte souvent sur le débat d’idées, tandis que les porteurs de mémoires vindicatives ignorent les travaux des historiens des deux côtés de la Méditerranée.

La première partie traite des racines du mal, du 8 mai 1945, début du conflit, à la loi reconnaissant enfin comme telle la guerre d’Algérie en 1999. Le tout via le strabisme divergent de mémoires opposées aux antipodes de l’unanimité de la Grande Guerre. Rémi Dalisson souligne que le conflit a été vécu sur le long terme de façon fort différente par les divers acteurs ou victimes et que les séquelles en sont d’autant plus douloureuses. De mai 45, côté français, derrière le silence de l’État et le black-out sur les massacres à l’encontre des Algériens, n’est retenu par l’opinion que la diabolisation du révolté « indigène » capable des pires atrocités. Analyse qu’engagés et supplétifs de la répression partagent et qui fait ensuite florès dans le milieu militaire. Rentrant d’Indochine, les professionnels considèrent que garder l’Algérie à la France est une mission sacrée. En découle une mémoire biaisée, partisane, celle d’une guerre gagnée sur le terrain, mais trahie par les politiques ayant bradé des départements français. Il s’agit avant tout de préserver « l’honneur de l’armée » et de nier ou minimiser toute exaction ou torture. Les diverses familles militaires sont bien analysées. Les officiers d’active se méfient des harkis, dont 3 000 « rebelles ralliés », dont la fidélité est sujette à caution. Ce que contestent les commandants de harkas par ailleurs. Les harkis eux-mêmes, distingués des tirailleurs algériens et des spahis, ont un fort ressentiment envers le FLN qui s’en prend à leur famille, mais juge la France ingrate envers leur choix douloureux. La guerre est pour eux un déchirement permanent et intime. Entre amertume, effroi devant les massacres de l’été 62 et sentiment d’abandon ressassé dans des camps ignominieux en France, la mémoire des harkis est enfouie, refoulée, celle d’apatrides dont les enfants se révoltent à compter de 1974. Par le biais des associations et d’actions spectaculaires, elle devient alors revendicative et structurée. Astreints au devoir de défense de 24 à 33 mois, les 1 343 000 appelés et rappelés (pour 407 000 hommes des troupes professionnelles) découvrent un pays inconnu et une guerre ignorée de la métropole. L’auteur résume avec brio toutes les études relatives à la mémoire enfouie et blessée des appelés et comment, dès septembre 1958, la puissante FNACA, avec d’autres associations, structure la mémoire collective de la 3e génération du feu. Le débat devient public à partir de 1992. La parole se libère peu à peu à l’âge de la retraite. Pour les Français d’Algérie, il s’agit d’une guerre « en » Algérie qui met à mal leur paradis rêvé et bientôt perdu. Cette conception d’une Algérie mythique est au cœur de leur mémoire douloureuse après l’arrachement de l’exil. Et ce, d’autant qu’ils sont rejetés par les métropolitains qui les assimilent à partir de 1961 à l’OAS. Mémoire traumatique donc qui pratique l’invective ; mémoire porteuse de mythes et de « l’associationnisme » des groupes de pression et de tous les « nostalgériques ». Le dernier chapitre de cette riche partie traite de la valse-hésitation du pouvoir et ses circonvolutions de langage avant la loi de 1999 reconnaissant la guerre d’Algérie. Outre les questions relatives à la carte du combattant, aux décorations et aux premiers mémoriaux, les querelles autour de la date du 19 mars et la fièvre de « commémorite » aiguë et autres guerres des mémoires qui perdurent jusqu’à nos jours, à noter l’analyse d’une reconnaissance « semi-officielle » dans certains départements. Depuis 2003, il s’agit de la date du 12 mai 1962 retenue comme « Jour de l’abandon des harkis » par le pouvoir gaulliste.

Tout aussi dense, la seconde partie traite des enjeux de la commémoration après 1999. Votée à l’unanimité, la loi de 1999 relance le débat, notamment sur la torture, et débouche sur la notion politique de la « repentance ». Ce mot d’origine religieuse est ignoré, à juste titre, des historiens. Il est absurde de demander à des descendants de faire acte de contrition pour des exactions commises par des ascendants. Rémi Dalisson souligne qu’il s’agit d’un réflexe de peur face au travail des historiens des deux côtés de la Méditerranée dont la recherche peut ébranler des croyances, contredire des mémoires exclusives ou biaisées. En bref, le repentir n’a aucun sens, surtout pour une République laïque, car la reconnaissance des faits est essentielle, y compris les crimes de l’armée française, sans oublier ceux perpétrés par l’OAS et des membres du FLN à l’encontre de civils algériens. Commémorer, c’est-à-dire se souvenir ensemble, passe aussi par l’enseignement. Mais en classes de 3e, 1re et terminale la guerre d’Algérie en est réduite à la portion congrue. Cette mémoire didactique est elle-même concurrencée par les discours familiaux, le n’importe quoi des réseaux sociaux et des mémoires subversives et antirépublicaines qui, à coup de stèles et de monuments commémorant le 26 mars 1962 (rue d’Isly) ou le 5 juillet  1962 à Oran, continuent d’entretenir une guerre mémorielle qui va jusqu’à honorer, à Nice par exemple, le souvenir d’assassins de l’OAS tel Roger Degueltre. Pour tenter d’y mettre fin et promouvoir plus le « devoir d’histoire » que le « devoir de mémoire » qui divise, à partir de la présidence de Jacques Chirac l’État se lance dans une ambitieuse politique commémorative illustrée par le Mémorial du quai Branly à Paris. Inauguré en 2002, la date retenue pour la fin du conflit est le 2 juillet 1962. Ce qui relance le débat à propos d’autres dates et l’instrumentalisation du 26 mars (rue d’Isly) par les ultras, qui oublient que les violations du cessez-le-feu sont en majorité dues à l’OAS prenant pour cible les forces de l’ordre et le FLN. Très embarrassé, l’État en vient à repousser d’autres commémorations, telle celle de la violente répression de la manifestation du 17 octobre 1961 par la police de Maurice Papon à Paris. La fin de l’ouvrage est ensuite consacrée à l’interminable question de la commémoration, devenue officielle sous le président François Hollande, du 19 mars, ses modalités, sa place dans les débats identitaires, tout comme ceux illustrant les journées « aux morts pour la France » ou celle consacrée aux « harkis et supplétifs » le 25 septembre. En bref, un des ouvrages les plus importants commis depuis ces dix dernières années sur la guerre d’Algérie. A quand un tel travail scientifique du côté algérien ?

Jean-Charles Jauffret

Proposé par Tahar Khalfoune

 

Indonésie: plus de 1.000 détenus profitent du séisme pour s’évader

0

Jusqu’à 1.200 détenus se sont évadés de trois prisons différentes en Indonésie, profitant du séisme qui a frappé l’île des Célèbres, a annoncé lundi le gouvernement.

Une responsable du ministère de la Justice, Sri Puguh Utami, a précisé que ces détenus avaient trouvé le moyen de s’enfuir de prisons surchargées à Palu et Donggala.

Un centre de détention à Palu, construit pour héberger 120 personnes, a vu la plupart de ses 581 détenus franchir les murs abattus par le séisme.

« Au début, les choses allaient bien mais peu après le tremblement de terre, de l’eau est remontée à la surface dans la prison, provoquant la panique chez les prisonniers et les poussant à fuir », a ajouté Sri Puguh Utami, précisant que l’eau ne provenait pas du tsunami engendré par le séisme.

« Je suis sûr qu’ils se sont évadés parce qu’ils craignaient d’être touchés par le tremblement de terre. C’est évidemment une question de vie et de mort pour les prisonniers », a-t-elle déclaré à l’AFP.

Un peu plus de cent personnes restaient incarcérés dans les deux prisons de Palu, mais les gardiens étaient confrontés à une pénurie de nourriture pour les alimenter et tentaient d’acheter des denrées dans les magasins alentours encore ouverts, selon elle.

La prison de Donggala a elle été incendiée et ses 343 détenus sont en fuite, a-t-elle ajouté. Le feu semble avoir été allumé par les prisonniers, inquiets pour leurs familles.

« Ils ont paniqué en apprenant que Donggala a été durement frappée par le tremblement de terre », selon la responsable. « Les responsables de la prison ont négocié avec les prisonniers pour leur permettre d’aller prendre des nouvelles de leurs familles. Mais certains détenus n’ont visiblement pas été assez patients et ont mis le feu ».

La plupart d’entre eux étaient incarcérés pour corruption ou des délits liés à la drogue.

Cinq personnes détenues pour des crimes à caractère terroriste avaient été transférées hors de cette prison quelques jours auparavant.

Le dernier bilan de ce séisme, suivi d’un tsunami, est d’au moins 832 morts. Les autorités redoutent qu’il soit encore plus lourd, certaines zones n’ayant pas encore été atteintes par les secours.

AFP

Algérie : Honte et hantise (les femmes du marché)

0

Ces images qui nous hantent et qui nous font honte, je les retrouve chaque jour que Dieu fait à la clôture du marché hebdomadaire dans la frustration faite de scènes insoutenables. Au moment où le marché commence à se vider une nouvelle clientèle arrive… Cette autre catégorie que la société a reniée fait son entrée discrètement.

Il s’agit de ces femmes de tout âge, seules, parfois accompagnées de leur progéniture, qui s’affairent à dénicher, dans ces tas d’invendus et rebus des vendeurs, un légume dont une partie moins endommagée est toujours consommable ou ce fruit-dessert venu d’Outre-mer.

Oh combien il est dur et pesant de regarder ces femmes voilées se pencher dans un silence de mort, avec leurs yeux baissés, au regard portant leur culpabilité alors que dans leur innocence, je lis cette douleur née de la bêtise humaine ! Dans ce qui est cette course à la survie, les gamins dans « une ambiance bonne enfant » sautillent et courent dans tous les sens, pour mettre la main sur un « filon gastrique » et du coup arracher un sourire à leurs mamans et leur faire oublier pendant quelques secondes ce mauvais rôle que le destin les astreint à jouer.

Ces femmes voilées me renvoient 40 ans en arrière, et, à travers quelques-unes, au « nngav » blanc qui a été la fierté, le protecteur, le témoin de l’honorabilité dans le charisme de nos mères et de nos femmes. Revoilà ce même «nngav» porté par ces femmes par peur de se faire reconnaitre et par l’indignation des hommes, lâcheté des uns et indifférence des autres. Ce voile devenu le cache-misère, le symbole de la honte, de la pudeur et de l’humiliation de la femme.

Hier, ce voile était porté par la femme avec honneur et fierté comme instrument révolutionnaire (celui de nos sœurs martyres notamment). Aujourd’hui il est imposé à celle que la société ne cesse de broyer avant de la laisser mourir en silence dans l’anonymat.

Que n’a-t-on fait « un geste » pour aider ces femmes, souvent mères seules avec des enfants en bas âge, à vivre plus dignement ! Que n’a-t-on pensé au moins à ces enfants, futurs citoyens de ce pays, avant qu’ils ne tombent entre de mauvaises mains et ne suivent les chemins de la perdition ! Ah ingrats que sont ces hommes, ces mâles qui, sans scrupule aucun, jettent à la rue celles qui leur sont pourtant vitales et irremplaçables !

 

PS/ Ce texte écrit à partir de ma ville natale, BEJAIA avec mes tripes sur la table, comme j’aurai pu le faire à partir de n’importe quelle parcelle du pays, tout en ayant conscience qu’il y a bien pire et tout en étant persuadé qu’aucune région n’est épargnée.

 Bihmane Belattaf

Espace euro-méditerranéen : Espoirs et désillusions

0

Au milieu des années 90, l’Europe et ses voisins de la rive sud de la Méditerranée se sont lancées dans un ambitieux projet de mise en place d’une zone commune de coopération et de développement. Un espace que l’on voulait alors de paix, de liberté et de prospérité partagée. L’adhésion était massive et les espoirs réels.

Près de 25 ans après la tenue de la conférence de Barcelone, il est inutile de se hasarder à faire un bilan de ce processus. Ni paix ni prospérité. Pis encore, cette Méditerranée que l’on voulait de liberté s’est, au grès des événements, transformée en carrefour de l’horreur et de la barbarie. Plus de 1200 migrants sont depuis le début de l’année en tentant de joindre l’Europe depuis la Libye. Les régimes autoritaires qui devaient disparaître pour laisser s’installer la démocratie et l’État de droit sans plus que jamais renforcés par une conjoncture difficile marquée par la menace terroriste.

Le 11 septembre 2001, l’Union Pour la Méditerranée (UPM) et le printemps dit «arabe» ont eu raison de la volonté affichée dans le cadre du processus de Barcelone et des espoirs que celui-ci a suscités. Force est de constater qu’aujourd’hui, tous les débats concernant l’espace euro-méditerranéen s’articulent autour de deux sujets majeurs : le terrorisme et l’immigration illégale. Et ce ne sont pas les derniers sommets européens ou les échanges entre les pays des deux rives de la Méditerranée qui vont apporter une quelconque contradiction.

Tout récemment, les 27 + 1 dirigeants de l’Europe et de la Grande-Bretagne se sont réunis à Salzbourg (Autriche) pour parler des migrants, de la sécurité intérieure et du Brexit. La veille, le 17 septembre courant, la Chancelière allemande Angela Merkel s’est rendue à Alger pour évoquer le cas des ressortissants algériens en situation irrégulière en Allemagne. Ce qui illustre parfaitement la mise en veille, voire l’abondant du projet euro-méditerranéen au profit de dossiers qui, sur le plan interne à chaque pays, sont politiquement plus porteurs tels que la lutte contre le terrorisme et la gestion des flux migratoires.

Des sujets, brûlants pour les uns et porteurs pour les autres, et sur lesquels des accords sont rapidement conclus entre les dirigeants européens et ceux de leurs partenaires méditerranéens, en particulier des pays d’Afrique du Nord. Ces ententes sont souvent faites au détriment des libertés et des droits de l’Homme comme l’atteste l’accord conclu entre l’UE et le Maroc où l’argent est échangé contre une certaine façon de gérer ou de stopper l’arrivée des migrants subsahariens et de les empêcher, par des méthodes inhumaines, de se rendre en Europe. Ceci, sans oublier les cautions de l’UE pour les politiques autoritaires et liberticides qu’exercent certains régimes comme en Algérie ou en Turquie.

Hakim Taibi

APN : des présidents de groupes décident le gel des activités jusqu’à ce que M. Bouhadja démissionne

0

ALGER – Les présidents de cinq groupes parlementaires à l’Assemblée populaire nationale (APN), signataires d’une motion appelant le président de l’APN, Said Bouhadja, à démissionner, ont décidé dimanche de « geler toutes les activités des structures de l’APN jusqu’à satisfaction de leur revendication ».

Les présidents des groupes parlementaires des parti du Front de Libération nationale (FLN), du Rassemblement national démocratique (RND), de Tajamoue Amel El Djazair (TAJ), du Mouvement populaire algérien (MPA) et des Indépendants ont rendu public, dans un communiqué, le contenu de la motion transmise aujourd’hui au président de l’APN et portant la signature de 351 députés.

La motion comprend « la décision de retrait de confiance au président de l’APN, appelé à démissionner de son poste avec gel de toutes les activités des structures de l’APN jusqu’à satisfaction de la revendication des groupes parlementaires, signataires du communiqué, et des députés revendiquant la démission » de M. Bouhdja.

Les députés ont dénoncé dans une requête de retrait de confiance les « dépassements et violations » enregistrées au sein de l’institution législative, à savoir « marginalisation éhontée, report intentionnel de l’adoption du règlement intérieur de l’APN, marginalisation des membres de la Commission des affaires juridiques, mauvaise gestion des affaires de l’APN, frais exagérées déboursées illicitement, recrutement douteux, …« .

APS

Maroc : Akhannouch remet sur le devant de la scène le débat sur Tamazight

0

Le président du RNI a appelé à l’accélération de l’adoption de la loi relative à la langue amazighe, officielle depuis 2011

Face au retard de l’adoption de la loi relative à la langue amazighe, le RNI s’impatiente. Dans ce sens, le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, a appelé à l’accélération de l’adoption de la loi relative à cette langue officielle depuis 2011, date de l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution du pays.

Le numéro un du parti de la colombe a ainsi profité de son passage devant des milliers de jeunes venus assister à l’université d’été de la jeunesse du parti à Marrakech pour remettre sur le devant de la scène le débat sur l’amazigh tout en insistant sur le caractère urgent de l’adoption par le Parlement de ce texte au cours de la prochaine session législative. «Il est aujourd’hui grand temps que la langue amazighe retrouve sa place de vraie langue officielle comme il est aussi grand temps pour la mise en œuvre du projet de loi organique relatif à la mise en œuvre du caractère officiel de l’amazigh. Nous devons intensifier les plaidoyers pour que ce texte puisse être adopté rapidement sachant qu’il est bloqué car certains veulent revenir sur les acquis de la Constitution de 2011», a-t-il dit. Et de poursuivre : «Il est inadmissible que les tribunaux mettent à la disposition des étrangers des traducteurs et oublient de faire de même avec les Amazighs qui ne maîtrisent pas la langue arabe. Il est tout aussi inadmissible que les habitants d’Azilal ne puissent pas accéder aux soins en raison de difficultés liées à la langue et que les Amazighs du monde rural et les zones montagneuses ne puissent pas suivre les débats au Parlement».

Le président du RNI a ainsi rappelé que «cela fait des années que l’ancienne parlementaire du RNI, Fatima Tabaâmrant, avait posé une question orale en amazigh pour la première fois de l’histoire de l’institution législative»«Depuis cette date nous patientons en attendant la résolution d’un problème logistique», a indiqué M. Akhannouch expliquant que «la langue amazighe est une langue officielle comme prévu par la Constitution du pays et grâce à la clairvoyance de Sa Majesté le Roi ainsi que le militantisme des femmes et hommes du mouvement culturel amazigh»«La langue amazighe doit occuper la place qui lui échoit», a-t-il conclu. Ce n’est pas la première fois que le RNI soulève la question.

En plus d’être à l’origine de la première question orale posée en langue amazighe, le groupe parlementaire du RNI a formulé plusieurs questions orales et écrites sur ce dossier.

De même, le parti avait organisé l’année dernière une table ronde présidée par le député RNI de la circonscription de Tiznit, Abdellah Ghazi, sur la question de la langue amazighe avant de formuler une série de conclusions importantes dans la perspective d’élargir le débat au sein de l’institution législative. Il faut préciser que le RNI avait été le premier à adopter les propositions d’une association active dans le champ de la langue amazighe via le dépôt d’une proposition de loi relative à la mise en œuvre du caractère officiel de l’amazigh à la Chambre des représentants. Le parti considère justement que la mise en œuvre du caractère officiel de l’amazigh suppose avoir déjà des outils argumentaires et une vision plus claire qui prend en compte toutes les considérations et les dimensions liées à ce dossier important afin de prendre part au débat sur les meilleurs moyens qui sont à même de concrétiser les dispositions de l’article 5 de la Constitution.

Ce dernier stipule notamment que «l’amazigh constitue une langue officielle de l’Etat, en tant que patrimoine commun à tous les Marocains sans exception. Une loi organique définit le processus de mise en œuvre du caractère officiel de cette langue, ainsi que les modalités de son intégration dans l’enseignement et aux domaines prioritaires de la vie publique, et ce afin de lui permettre de remplir à terme sa fonction de langue officielle». A noter que le projet de loi relatif à la mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe se trouve toujours en commission à la Chambre des représentants. Le texte comprend des dispositions relatives aux principes généraux concernant cette mise en œuvre du caractère officiel de la langue ainsi que les modalités de son intégration dans l’enseignement, la législation et l’action parlementaire, l’information et la communication.

Les dispositions du texte portent également sur les différents domaines de la création culturelle et artistique, l’administration et les services et établissements publics, les collectivités territoriales et les espaces et services publics en plus de la justice. Des dispositions en rapport avec les étapes et les mécanismes de suivi de la mise en œuvre du caractère officiel de l’amazigh sont également prévues.

Source: Aujourd’hui le Maroc

Tunisie : la police se transforme en brigade des mœurs (Vidéo)

0

Il semble que la chasse aux couples se poursuit en Tunisie. Un homme et une femme ont été arrêtés par la police parce qu’ils étaient en train de discuter devant une maison.

Dans une séquence vidéo filmée par l’équipe de l’émission Sans Masque de la chaîne M Tunisia, on voit le jeune couple subir un long interrogatoire qui a viré à l’inquisition. « Il n’y a rien, nous sommes dans son [le jeune homme] quartier, devant la maison de ses parents », a déclaré la jeune femme, apeurée, aux policiers qui l’interrogeaient. Ces derniers n’ont visiblement pas été convaincus par les explications du jeune couple.
Un autre agent est par la suite arrivé. Les deux jeunes ont été fouillés, pour ensuite être embarqués dans la voiture de police.

Source : Réalités.com

https://www.facebook.com/motez.bellakoud/videos/2008929752463595/?t=0

Djamy Kerdja, la talentueuse

0

Elle incarne le mérite, Djamy kerdja. J’ai écouté pour vous, trois de ses reprises, trois chansons cultes. Parce que Djamy kerdja a repris Nora, Nouara, Lounès Kheloui, Rabah ouferhat et bien d’autres encore.

Issue d’une famille de lettrés, Djamy Kerdja a grandi en haute Kabylie, à Larbaa Nath Irathen. Petite, elle chantait beaucoup.

La robe colorée, les yeux un peu embués, la démarche décidée, elle arrive en avance à tous les rendez-vous qu’elle a fixés. Plus motivée que jamais, elle prend des cours de guitare, travaille sa voix, enchaîne les répétitions. C’est normal puisqu’elle se fixe comme objectif la recherche perpétuelle du meilleur. Puisqu’elle veut nous réveiller pour se révéler.

Quand je l’ai écouté pour la première fois, douce et romantique, sa voix m’a subjuguée. C’est comme une ode à la vie, à l’éveil, à la chance, à la renaissance et la reconnaissance.

Djamy KERDJA, c’est cette voix montante, émouvante, ce talent certain qui veut faire honneur pas seulement à elle, mais à toutes les femmes qui luttent pour vaincre les blocages et les préjugés sociaux.

Une femme plurielle, au parcours atypique. Enseignante, intendante, mère de famille puis chanteuse. Pendant un temps, Djamy kerdja s’est engagée dans le social auprès de personnes vulnérables.

Elle n’en est qu’à ses débuts Djamy Kerdja. Mais déjà un capital sympathie considérable, un talent musical non négligeable dû à une prédisposition authentique, naturelle, presque charnelle.

Djamy Kerdja a animé plusieurs galas. Elle a enflammé un public jeune, un public averti.

Elle ne vend rien, Djamy Kerdja. Mais elle nous imprègne de son ressenti et de sa volonté de donner un nouvel élan, un nouveau punch à toutes nos éloquences, nos fougues, nos grandeurs du passé. C’est aussi une invitation à remodeler notre vision de l’avenir.

Moi, j’aime ces femmes qui se lancent des défis, qui expriment la confiance absolue en leurs possibilités, ces femmes qui se choisissent et qui choisissent de donner chaque jour à leur vie, à notre monde, de nouvelles raisons d’espérer et d’exister. Ces femmes qui écoutent leurs coeurs, leurs instincts, pour s’engager dans des voies qui les libèrent des chaines séculaires. Le monde serait si accablant sans elles.

Sur la route de la réussite et de reconnaissance, Djamy KERDJA a déjà eu tout un parcours avec beaucoup de rencontres. Des professionnels de la chanson lui ont ouvert leur porte et l’ont de suite adoptée : Taleb Tahar, Ferhat Rabah Ouferhat et beaucoup d’autres encore. Son duo avec Malika Domrane finit par marquer sa notoriété.

Amis de la culture, amis de la chanson, amis de l’engagement, imprégnez-vous de sa musique. Ecoutez-la, likez, commentez, partagez l’émotion qu’elle vous transmet, le bonheur qu’elle vous donne. Soyez à la hauteur de ses attentes. Follow her.

Katia Bouaziz

Djamy Kerdj